C.RYMOPHYLE. ois. y. Phai.arope
CRYOL1THE. xi*. V. Alcxixe flcatée alcaiixe.
CRYPilfÎE. Cryphcea. bot. Genre de Mousses, qui fait partie de la famille des Dryacées; il a été institué par Rridel qui lui donne |>our caractères : coiffe en forme de mitre et presque entière à sa base; urne ou sporange latérale, égale à sa base; opercule conique, aigu; péristome double : l’extérieur à seize dents linéaires et dressées, l'intérieur garni d'une semblable quantité de cils filiformes, libres, alternant avec les dents de la partie extérieure du périslome. Les Cryphées sont assez nombreuses et toutes les espèces se trouvent entre les tropiques, dans le nouveau inonde où, fort souvent, elles s'attachent aux Ëpidendres et autres plantes parasites de la famille des Orchidées.
CRYPHÊE. Cryphcea. bot. Genre de la famille des Pipéi;acées, Diandrie Trigynie, établi par ilamillon (Kdiiib.jou.rn. of Sc., vol. il, p. 9} pour une plante de l'Inde qu'il nomme Cryphcea trecta* et qui ne parait pas différer essentiellement des autres espèces du genre 4 Poivrier. Du reste, en admettant que ce genre dût prendre rang dans la méthode, il faudrait absolument, vu l’article qui précède, que sa dénomination fût changée.
CRYPH1É. Cryphia* Bot. Genre de la famille des Labiées, Didytiainie Gymnospermie, fondé par Brown.
Caractères : calice fermé, à deux lèvres entières et * égales, muni de deux bractées; corolle renfermée dans ! le calice; la lèvre supérieure en forme de casque et très-courte, l'inférieure ayant le lobe du milieu plus | grand; anthères muliques. Ce genre sc compose de deux es|>èces trouvées par Brown sur les côtes méridionales de la Noiivelle-IIoilande. Ce sont deux petites | plantes frutescentes, pleines de glandes qui sécrètent une huile volatile d’une odeur pénétrante. Leurs feuilles I sont entières et petites comme celles du Serpolet, d'où ( le nom de Cryphia se rpylli folia, donné à la principale , espère; cor pour la Cryphia microphylla, de l’aveu même de l’auteur, elle pourrait mieux n’étre considérée I que comme une variété de la précédente/ Leurs fleurs ^ sont solitaires et portées sur des pédoncules axillaires, j CIîYPHIOSPER.ME. Cryphioxpcrmum . bot. Dans sa 1 Flore d’Owarc et de Renin. Bcauvois a décrit et figuré, ; sous le nom de Ciyphiospermum repent, une plante
de [^famille des Synanthérées, qu’il rapportait aux |
Chicorncées, et que plus lard Brown a reconnue être le Cœsutia radicans , de Willdenow, qui appartient à la section des Corymbifères et à la tribu des Hélianlhées de Gassini. Depuis, ce dernier a fait dé la. plante de Willdenow, un genre distinct qu’il a nommé Envdre. V. ce mot.
CRYPHÛE. Cryphæus. ixs. Ce genre de Coléoptères hétéromères, de la famille des Mélasomcs, établi par Klug, dans le muséum de Berlin, parait n'étre autre chose que le genre Totticutn de Latreille. Le Cryphæus aries, que Klug donne comme type de son genre, a été apporté de Madagascar par Goudot.
CRYPIIYON. Cryphyum. bot. y. Caltipêres.
CRYPSANTHA. bot. Synonyme d'Hedwigie.
CRYPSIDE. Crypsis. bot. Genre de la famille des Graminées, Triandrie Digynie, L. Caractères : calice ou lépicène à deux valves linéaires , uniflorc ; corolle bivalve et mutique; deux écailles hypogyucs; d'une à trois étamines; deux styles; stigma tespluraeux; caryopse libre. Les fleurs sont en épis simples, disposées sur un axe formant un capitule rond ou allongé, et cosnmtr involticrécs par la gaine des feuilles supérieures. Beauvois ( dgrostograph . iVor. p. 22) a distrait des Crypsides quelques espèces qu'on y aVail rapportées, et en a formé le nouveau genre /Jeleochloa. Celui-ci n’est cour sidéré par la plupart des auteurs, que comme une section du premier, et, en effet , les différences tirées de la structure des paillettes, lesquelles sont entières et courtes dans le premier genre, bifides et enveloppant le fruit dans le second, ainsi que celles fournies par les ovaires munis, dans les Crypsis, d’un bec épais et émarginé, et simplement aigus d^ps les Heleochloa , paraissent trop légères pour en autoriser la distinction. Panzer (Idem, p. 24 et 20, t. 8) a néanmoins admis ces deux genres, en réformant toutefois leurs caractères. Le genre Crypsis a reçu deux synonymes qu'il est utile de mentionner, savoir : le Pallasia de Scopoli et P Antilragus de Gœrtner (de Fruct. 2, p. 7, t. 80). Si à l'exemple de Kuntli et de Rœiner et Schultes, l’on admet la réuuion des Hcleocbloa aux Crypsldes, on comptera dans ce dernier genre une dizaine d’espèces dont deux, Crypsis acuicata et Crypsis alopecuroides, sont d'Europe. La première croit sur le littoral de la Méditerranée, dans les terrains sablonneux. La structure des gaines supérieures de ses feuilles lui donne un aspect tellement particulier, qu’on ne peut la comparer â aucune autre Graminée. C'est sans doute ce qui a causé l'étrange méprise de Linné, lorsqu'il l'a nommée Schœnus aculeatus. La synonymies! embrouillée des espèces de ce genre, transportées au gré des auteurs dans plus de six genres différents, prouve la nécessité d'une revue de ces Graminées. Trois espèces nouvelles ont été rapportées de l’Amérique méridionale par Hum* boldt et Bonpland, et décrites sous les noms de Crypsis tnacrura, Cripsys phleoides et Crypsis stricto (Nov. Gener. et Spec. Plant. /Equin. 1, p. 141).
CRYPSIR1NA. ois. Synonyme de Temia. y. ce mot.
CRYPTANDRE. Crypta ndra. bot. Genre établi par Smith (7 Vans. Soc. Linn v. 4, p. 217), appartenant à la l'entandrie Monogynie, L., et rapporté avec doute à la famille des Rbodoracées de Jussieu. Caractères :
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calice à cinq divisions très-profondes , ressemblant à des bractées; corolle tubuleuse, soyeuse extérieurement, à limbe partagé en cinq segments entre lesquels se trouvent cinq écailles en forme de cornets; cinq élamincsinséréesimmédialemenlau-dessous de ces écailles; stigmate trifide; capsule supérieure à trois valves qui, par leur introflexion, constituent trois loges, chacune renfermant une semence solitaire et comprimée. A l’espèce ( Crypfis australis) sur laquelle Smith a établi ce genre, cet auteur en a depuis ajouté deux autres : l’une qu’il a nommée Crypta tulra erici folia, et l'autre Cryptamfra a inara; elles sont de la Nouvelle -Hollande. Rudge les a figurées toutes deux dans le dixième volume des Transactions de la Société Linnéenne de l.ondres, table 18, p. 204. Il serait à désirer qu'il eût pu faire connaître l’organisation du fruit de ces plantes comme celle de leurs fleurs, qui y est très-bien dessinée.
CttYPTAKGITB. bot. (Du Pelit-Thoiiars.) Petite plante des iles de France et de Mascareigne; à feuilles rapprochées, lancéolées, aiguès, et à petites fleurs blanches pédonculées. C’est V A ngrafeum inapcrtum.
CRYPTARRHÈNE. Criptarrhena . bot. Genre de la famille des Orchidées, Gynandrie Monandrie, établi par Brown pour une plante de la Jamaïque, qui lui a présenté les caractères suivants: labellc plan, bifide; sépales ouverts; quatre masses polliniques d’apparence cireuse; colonne imitant un bec. Le Cryptarrtiena lunata , seule espèce du genre , est une plante parasite peu élevée, ;ï feuilles radicales nombreuses, lancéolées, nervurées, épaisses ; la hampe supporte un épi de fleurs jaunes.
CRYPTE. Cryptes, ins. Genre d'Hyménoplères, établi par Jurine (Classif. des Hymén.,p. 40), et fondé antérieurement par l.alreille, sous le nom d'Hylotomc. Fabricius avait déjà employé le nom de Crypte, pour désigner un autre genre d'Hyménoplères. Celui cl est fondé ailx dépens des Ichneumons. Les caractères du genre Crypte sont loin d'étre constants, et ne peuvent souvent être applicables qu'à l’un des sexes ; il est donc difficile de savoir exactement ce qui le constitue ; La treille pense que d'après la forme générale des espèces, Fabricius a voulu séparer on un groupe particulier, celles qui, ayant l'abdomen porté sur un filet très-distinct, ovale, ou presque cylindrique, voûté, sont pourvues en outre d'une tarière saillante, ordinairement courte ou peu allongée. On a établi quelques divisions fondées sur la couleur blanche de l’écusson , ou l'existence d’une bande de même couleur aux antennes; elles comprennent un assez grand nombre d'espèces, telles sont: Crypte armateur, Cryptus armatorius, Crypte boruE, Cryptus marginalorius , Crypte dissipateur, Cryptus profligator, etc. .
Graveuhorsl ( Monogr . Jchncnmonum peüeslrium) a fait connaître plusieurs femelles qui sont aplères. Ce sont les Cryptes Uéiuiptèrc, Pulicaire, agile et Coureur.
Le Crypte des oeufs, Cryptus ovulorum , vit à l’état de larve, dans l'intérieur des œufs de certains Lépidoptères.
Le Crypte des Pucerons, Cryptus Aphidium , se nourrit, pendant son premier âge, aux dépens du corps d'un Puceron. Dans plusieurs espèces, le» larves se
! filent des coques soyeuses , entourées d’une enveloppe commune ( Cryptus global us), ou dépourvues de celte enveloppe ( Cryptus gloineratus) , mais adossées ce- ' pendant les unes aux autres.
Les larves du Crypte alvéolaire, Cryptus alrearius,
. sont remarquables par l'habitude qu'elles ont de construire leur coque sur un même plan, de manière que lorsque celles ci sont vides, elles représentent en petit les alvéoles d'un gâteau d’Abeilles.
CRYPTE. Crypta . but. Nutlal. dans ses genres de l’Amérique du Nord, propose d’étabhr un genre distinct pour le Peplis A me ri eu na de Pursli, auquel il donne le nom de Crypta, et qu’il caractérise de la manière suivante : calice composé de deux sépales ; corolle de deux ou trois pétales rapprochés; ovaire surmonté de deux ou trois stigmates très-petits, sessiles; capsule à deux ou trois loges, s’ouvrant en autant de valves; chaque loge contient quatre ou cinq graines presque cylindriques et striées.
CRYPTELLE. Cryptelta. loui. On doit la formation de ce genre à Webb et Berthelot qui en observèrent les | espèces aux îles Canaries. Ces Mollusques font partie de la division des Hélices, et ont beaucoup d’analogie avec le genre Purmacellc. Ils offrent pour caractères 1 principaux : un corps allongé, demi-cylindrique, pres- I que télragonc antérieurement, et marqué de trois sillons dont l’intermédiaire plus grand ; il est trigone ; postérieurement; un manteau ovoïde, formé d'une peau épaisse, recouvre la moitié du corps ; trois lignes parlent de dessous ce manteau, et vont aboutir, celle du milieu entre les deux tentacules, et les deux autres, moins marquées, vers les deux côtés du cou qui est comprimé. La coquille présente deux parties hieii distinctes : l’une que l'on doit considérer comme de première formation', ne fait qu’un seul tour de spire, en bonnet phrygien , et l’autre qui se développe ensuite comme une concrétion secondaire en sc dilatant sous la forme d’une lame concave. La première partie est pour ainsi dire une coquille à part, ovale, luisante, presque transparente; la seconde, qu'on dirait comme i soudée sur la première, n’a ni la couleur ni le lustre de l'autre; elle est au contraire d'un blanc mat, un peu épaisse, ondulée ou parfois irrégulière sur les bords.
Les Cryplelles habitent en grand nombre les iles Canaries, et pendant huit ou neuf mois de l’année, leur activité vitale semble suspendue; elles se tiennent cachées sous les grands blocs de lave dont ces îles sont couvertes. Fendant la saison des pluies elles couvrent les plantes des jardins où elles occasionnent les plus grands dégâts. La Crypteilc des Canaries, parvenue à | toute sa croissance, a comme nos Limaces de trois â trois pouces et demi de longueur.
CRYPTERONIE. Crypteronia. bot. Genre de la famille des Rhamnées, établi par Blunic (bydrag. Fl. ind. 1151) qui lui donne pour caractères : fleurs monoïques; calice infère, petit, à cinq dents; corolle nulle; cinq étamines très-courtes, alternant avec les divisions du calice; ovaire biloculaire, entouré d'un rebord membraneux; un style; un stigmate obtus; capsule presque I globuleuse, couronnée parle slylebiloculaire, bivalve,
1 polysperme. La Crypterome panicui.ee. seule espèce
connue, est un arbre élevé, à feuilles opposées, oblonnues, entières ; à fleurs petites, disposées en grappes ou panicules latérales. Oc Java.
CRYPTERPIS. bot. C’est ainsi que Du Pctit-Tbouars désigne une Orchidée des iles de France cUle Mascarcigne, appartenant à la section des lJelléMnncs et à son genre t'rporchis, qui est le même que le Goodicra de Brown. Sous le nom de Goodiera occulta ( Erpor chis Crfptcrpis). est figurée (Histoire des Orchidées des Iles australes d’Afrique, t. 28) une plante qui parait être la même que celle appelée Goodiera bractcata dans le texte du premier tableau. Ses fleurs sont petites et purpurines, ses feuilles ovales, longues d’un décimètre. Cette plante a environ dix -huit pouces de hauteur. La planche 50 de l’ouvrage cité plus haut, représente, sous le nom de Crypterpis, celle plante en entier, mais diminuée ai! moins des deux tiers.
CRYPTIQUE. Crypticus. iss. Genre de Coléoptères liéléitomères, établi parLalreille, aux dépens des Pédines dont il formait originairement une division; il appartient à la famille des Mélasomes, et offre pour caractères : labre transversal, entièrement à découvert, et non reçu dans, une échancrure du chaperon; palpes maxillaires terminées par un fort article en forme de hache; antennes presque de la même grosseur, formées, en majeure partie, d’articles en cône renversé, avec le dernier ovoïde ou presque globuleux. Les Cryptiques sont des Insectes ailés, qui, outre la différence résultant de la réception du labre dans une échancrure du chaperon, s'éloignent des Pédines par les articles de leurs antennes, qui sont plus allongés; parleurs palpes maxillaires plus saillantes et terminées plus directement en forme de hache; enfin par leurs jambes antérieures étroites. — Cryptique glabre, Crypticus glaber, Ténébrion noir lisse, Geoffroy; lilaps glabra, Fab. On le trouve dans les endroits secs et sablonneux en Europe; d’autres espèces sont originaires de l’Espagne, du cap de Bonne-Kspérancc, etc.
CRYPTOBATE. Cryptobatis. ixs. Coléoptères pentamères, famille des Carnassiers, tribu des Carabiques. Eschschollz a établi ce genre aux dépens des Lébies dont il diffère par la forme du dernier article des palpes labiales, qui est triangulaire. Le Cryptobate à élytres bleues, Cryptobatis cyanoptera, est encore la seule espèce connue; c'est un joli Insecte dont les élytres sont d’un bleu violet très brillant, tandis que Je reste du corps est d'un jaune pâle, à l'exception des antennes et des pattes qui sont noires. Du Brésil. Taille, 5 à i lignes.
CRYPTOBIE. Cryptobius. ins. Coléoptères létramères; genre de la famille des Longicornes, institué par Dupont qui le caractérise ainsi : palpes à articles très-courts, cylindriques et presque cachés; menton étroit, faiblement creusé transversalement; mandibules petites, assez grêles, peu arquées dans les deux sexes; tète petite, oblongue, avec un petit sillon entre les antennes; celles-ci grêles, presque sétacées, glabres, une fois au moins plus longues que le corps, avec le premier et le troisième articles ponctués; corselet d daté latéralement, bituberculé de chaque côté, moins long que large, gibbeux, son disque ayant des tubercules, et au milieu une élévation longitudinale, assez saillante;
présternuin avancé, sans échancrure, mais portant entre l'insertion des deux premières cuisses, une pointe cunéiforme, très-saillante; inésoslernum éloigné du présternum, muni d'une pointe aigue ; élytres longues^ parallèles, arrondies au bout et portant chacune deux petites épines à leur extrémité; pattes assez grêles, graduellement plus longues, avec deux épines très-courtes à l'extrémité des cuisses postérieures. Le Cryptobius coccineuSj seule espèce du genre, est originaire du Brésil ; la partie supérieure de la tête, la moitié postérieure des élytres et l’abdomen sont noirs, le reste est d'un jaune orangé. Taille, dix lignes.
CRYPTOBIER. Cryptobium . ixs. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Clavicornes, tribu des Staphyliniens, établi par le comte de Mannci'heyn qui le distingue du genre Staphylin, aux dépens duquel il l’a établi, par la forme, tout à fait pointue du dernier article des palpes labiales ; cet article se termine en alêne et rentre quelquefois dans le précédent, de manière à disparaître entièrement ; mais dans ce cas même sa présence est décelée par l'amplitude de l’article qui le reçoit, et qui se termine en massue brusquement tronquée; antennes coudées après le premier article, très rapprochées à leur hase et plus grosses à l’extrémité. Ce genre ne présente encore qu'une seule espèce : le Cryptobium fracticornc. C’est un petit Insecte noir, avec les pattes et les antennes rousses; la tète trèspoinlillée et même presque rugueuse; le corselet et les élytres pointillés aussi, mais à points plus écartés; il a trois ligues de longueur et se trouve dans presque toute l'Europe. La similitude des noms Cryplobier et Crvplobie, dans la grande division des Insectes, rend imminent le changement de l'une ou l'autre de ces deux dénominations.
CRYPTOBOLE. Cryptobot Ut. bot. Genre de la famille des Légumineuses, établi par Sprcngel, et dont les caractères consistent en des fleurs polygames, les hermaphrodites stériles, accompagnées de deux bractées, et fleurissant hors de terre. Elles ont un calice campanulé, une corolle papilionacée à ailes horizontales, des étamines diadelphcs, un style courbé et velu. Les fleurs femelles fleurissent sous terre et sont fertiles; elles manquent de pétales et d’étamines; leur ovaire, h deux ovules, est surmonté d'un style court et d’un stigmate crochu; la gousse est charnue, arrondie et ne renferme i (fli’uue graine. Ce genre avait été nommé primitivement par Du Petit -Thovars f'oandseia , parce que la saule espèce qui le constituait portail à Madagascar, sa patrie, le nom de f'oandzou ; Linné en avait fait sa Glycine subteraneu} et Burman son A rachis africana. C’est une herbe rampante à feuilles longuement péliolées, trifoliée et glabre; sa graine est comestible comme celle de VA rachis hypogœa. On la cultive à
I île Maurice.
CKYPTOBRASCHES. rots. C’est-à-dire à branchies cachées. Ordre établi par Duméril paruii la classe des Poissons osseux , qui correspond à celui des C.bismopnes, parmi les Cartilagineux. Ses caractères consistent dans les branchies sans opercules, mais à membrane. Cet ordre ne renferme que les deux genres Styléphore et Mormyre.
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CRYPTOCAMPE. Cryptocampua. iïm. Hyménoptères; l'une des divisions du genre Néinate de liartig, qui comprend les Nemates anguatua, mue rouât us populi et medullariu». F. N ê m ate.
CRYPTOCARPE. Cryptocarpus. bot. Genre de la famille des Cliénopodées , Têtrandrie Monogynie, L., établi par C. Kunlh ( in Humboldt et Bonpl. Soc. Gênera et Spec. PL Æquin v. 2, p. 187). Caractères : périanthe campanulé, à quatre ou cinq divisions courtes; quatre étamines saillantes, à anthères didyincs; style simple; akène lisse, renfermé dans le calice persistant. Ce genre se compose de plantes herbacées, à feuilles alternes très-entières, à Heurs pédiccllées ou presque sessiles , disposées en épis dichotomes ou en panicjilcs terminales et axillaires. Les deux espèces connues sont figurées (loc. cit. tab. 123 et 124) sous les noms de Cryptocarpua globosua et Cryptocarpua pyriformiê. Willdenow, abusé par quelques ressemblances extérieures de la première avec les plantes du genre Bocrrhaaria , l’avait placée dans celui-ci, et l’avait nommée Bocrrhaaria rhomboidea . Cette erreur a été reproduite par Link ( Jahrb . der Gctcœchakunde, 1, 3, p. 6G). Ces plantes croissent en Amérique, la première à la Havane, l'autre au Pérou.
CRYPTOCARPUK. Cryptoearpha. bot. H. Cassini, voulant rectifier les caractères assignés par lui au genre Jcicarpha de la famille des Calycérées, a reproduit ce genre sous le nom de Cryptoearpha. V. Acicabpha.
CRYPTOCARYE. Cryptocarya. bot. Genre de la famille des Laurinées, Dodécandrie Monogynie, fondé par Brown ( Prodr . FL Nov.-HoU.t p. 402) et caractérisé de la manière suivante : Heurs hermaphrodites; périanthe à six divisions égales, à limbe caduc; douze étamines disposées sur deux rangs, dont trois stériles, intérieures, opposées aux découpures intérieures du périanthe ; anthères biloculaires ; six glandules alternes avec les filets intérieurs; fruit renfermé dans le tube du périanthe, qui, accru pendant la maturation. s’est fermé et converti en une sorte de baie. Ce genre, voisin du Cassyta , U, et de YFndiandra, Brown, se distingue du premier, outre la diversité de son port et de son inflorescence, par la singulière structure de son tube floral fructifère, et du second également par ce caractère et par l'hermaphroditisme de neuf de scs étamines , taudis que dans l’ F nd faudra, neuf au contraire sont stériles. Les trois espèces que Brown a découvertes au port Jackson et sur le littoral iutratropical de la Nouvelle-Hollande, portent les noms de Cryptocarya glauccsccns , Cryptocarya tri pli ne r ris et Cryptocarya oborata. Ce sont des arbres qui ont tout à fait le port cl l'inflorescence du Cannellier , mais qui en diffèrent génériquement et par leurs anthères biloculaires, et par leur fruit que recouvre le tube du périanthe. C. Kunth (A'ora Généra et Spec. Plant . wquinoct. T. h, p. 107) a décrit une nouvello espèce, sous le nom de Cryptocarya dubia, rapportée par Humboldt et Boupiand des environs de Santa-Fé de Bogota; mais il ajoute qu’elle constituera probablement un genre distinct.
CRYPTOCÊPifALE. mai. F. Acéphale.
CRYPTOCEPHALUS. ms. /'. GnutocM.
CRYPTOCÈRE. Cryptocerua. ms. Genre d’Uyménoplères, établi par Latreille qui le place dans la famille des Hétérogynes. Caractères : des individus neutres, aptères, pourvus d’un aiguillon ; pédicule de l’abdomen formé deVux nœuds; tète grande, aplatie, avec uuc rainure de chaque côté pour loger une partie des antennes; dans tous les individus, une cellule radiale, grande et appendiculée, et deux cellules cubitales dont la seconde atteint le bout de l’aile ; antennes coudées et plus grosses vers le bout; mandibules triangulaires cl dentées; palpes maxillaires courtes, filiformes et de cinq articles; les deux premiers anneaux de l’abdomen petits, noueux, le troisième fort grand, renf^finanl ceux qui suivent. Les Cryptocères appartiennent lotis à l’Amérique méridionale. Fabricius en décrit cinq espèces dont la plus connue et celle qui peut être considérée comme type du genre, est le Cbyptocébe tbés-xoib, Cryptocerua atratua , Latr., Fabr., Formica quadridens t Degéer.
CRYPTOCHILE. Cryptochilua. bot. Ce genre, de la famille des Orchidées, Gynandrie Monandric, L., a été formé par Wallicli qui lui assigne pourra raclères : pé* rigone tubuleux, avec la gorge resserrée et la base renflée antérieurement ; sépales soudés , à peine fiistincts vers le sommet, un peu plus longs que les pétales qui sont libres; lahellc libre, entier, adhérent en forme de prolongement, à la base du gynostème; celui-ci demicylindrique, avec le clinandrc quadrideiité; anthère biloculaire; huit masses polliniqucs adhérentes deux par deux, à une glandulc commune. Le type de ce genre qui n’est point encore plus nombreux, est une plante terrestre, à pseudobulbes aggrégés, à feuilles striées, lin peu coriaces, h fleurs d’un beau rouge sanguin, pubesclntes. groupées en épi.
CRYPTOCORYNE. Cryptocoryne. bot. Genre de la famille des Aroïdées, établi par Fischer qui lui assigne pour caractères,: spalhe en tube court à sa base, avec son limbe allongé; spadice inclus, androgyne et nu dans son milieu; anthères sessiles, assez nombreuses, planes, biporeuses au revers et groupées au sommet du spadice; carpidiers an nombre de cinq ou plus, vertieillés à la base du spadice et réunis dans l’ovaire; ovules disposés dans l’angle central des loges; styles en nombre égal à celui des loges, distincts et divergents en rayons; stigmates discoïdes, étalés sur les côtés et eu dehors. Le fruit est une baie à plusieurs loges, et ombiliquée, renfermant plusieurs semences attachées par un cordon très court à l’ombilic. L \4rum apiratiter est le type de ce genre qui ne renferme jusqu’ici que des piaules de l’Inde, toutes herbacées, marécageuses, glabres, à rhizome tuberculeux, stolonifires et vivaces ; les feuilles sont pétiolées, oblongucs, très-entières et nervurées.
CRYPTOCOTYLÉDONES. bot. Plantes dont les cotylédons sont cachés ou peu apparenLs; elles forment dans les Aphorismes botaniques publiés par te professeur Agardh. une classe qui correspond presque totalement à celle des plantes Monocolylédones.
CRYPTOD1BRANCHES. moll. F. Céphalopodes.
CRYPTOGAMIE. Cryptogumiu. dot. Linné a désigné
Lit
sous ce nom, qui signifie noces cachées, b vingt-quatrième classe de son système sexuel . dans laquelle il a placé tous les végétaux qui ne lui ont pas présenté des organes distincts pour les deux sexes, ou dans lesquels du moius ces organes revêtent des formes très-différentes de celles des étamines et des pistils des autres végétaux : depuis, ce nom a été assez généralement adopté pour désigner ce vaste groupe de végétaux aussi singuliers par leur mode de végétation que par la structure de leurs organes reproductifs. Quelques auteurs cependant ne voulant pas même admettre dans ces êtres un mode de fécondation insolite et caché, et pensant que leurs germes ou corpuscules reproducteurs se développent sans fécondation, leur ont donné le nom d'AGAji £9- 1'- ce mot. D’autres, comme Palisot de Beauvois, changeant le nom , mais conservant l’idée de Linné, ont imposé à cette classe le nom d'ÆTBéocAxiE (noces inusitées); Jussieu, fondant ses premières divisions sur la structure de l’embryon etadraettant l'absence des cotylédons dans tous ces végétaux, leur a donné le nom d 'si cotylédons , que De Candolle et R. Brown ont limité à une partie seulement de ces plantes. Ceux-ci admettent l'absence des cotylédons seulement dans celles qui ne sont composées que de tissu cellulaire, et rangent les autres parmi les Monocotylédones, sous le nom de Monocotylcdones Cryptogames. Enfin, Richard, pensant que ces végétaux sont dépourvus de toute espèce de fécondation et qu’il ne peut exister de véritable embryon sans une fécondation préalable, leur a donné le nom de Végétaux inem bryonès. La diversité des opinions à l'égard de ces êtres singuliers suffit pour faire sentir la difficulté de leur étude, et la différence qui existe entre eux et les autres végétaux. Quelques naturalistes n'apercevant que ces différences, sans saisir les points de rapprochement, ont été jusqu'à proposer d’en former un règne à part entre les animaux et les végétaux. Sans admettre ces idées que repousse l'analogie d’organisation intérieure, on peut considérer ces végétaux comme présentant un ensemble de caractères assez important pour en former dans le règne végétal une grande division tout à fait séparée des plantes phanérogames, et beaucoup plus différente de ces dernières qu'aucune des familles qui les composent ne le sont entre elles. Ainsi, il existe certainement plus d’analogie entre la dernière famille des plantes dicotylédones et la première des plantes monocotylédones, entre les deux extrémités de la chaîne des végétaux phanérogames, qu'entre une plante quelconque de ces derniers et le végétal cryplogamo le plus parfait. La grande différence qui existe entre l’organisation de ces deux séries de végétaux, a fait adopter, pour la Cryptogamie, une terminologie entièrement différente de celle employée pour les plantes phanérogames; les modifications nombreuses que présentent les diverses familles de Cryptogames ont même fait souvent employer dans chaque famille des termes particuliers; ces termes en outre ont beaucoup varié suivant les au- ! leurs. On ne pourra donc faire connaître que ceux qui s'appliquent à la Cryptogamie en général , et qui sont le plus communément employés; les autres seront expliqués à leur ordre alphabétique, ou en traitant de
la famille à laquelle on les a spécialement appliqués.
Le nombre des organes des plantes cryptogames est en général moins considérable que celui des plantes phanérogames ; mais leurs formes variant beaucoup plus d'une famille à l'autre, ils ont souvent reçu des noms différents dans chaque famille; et l'un des objets les plus importants de recherches, sera de fixer les rapports de ces organes dans les divers ordres de la Cryptogamie. Presque tous les végétaux cryptogames présentent, commelçs plantes phanérogames, deux systèmes d'organes. Les uns sont les organes de la reproduction : dans quelques familles, telle que celle des Crèdinécs, la plante entière est limitée à ces organes; les autres sont des organes végétatifs ou destinés à produire, à supporter et à protéger les premiers : ils varient extrêmement depuis les Fougères, les Lycopodes , etc., où l'on trouve les mêmes organes de la végétation que dans les plantes les plus parfaites, jusqu'aux llypoxylées, aux Chaodinées, ou aux Urédipées où ils sont bornés à tin simple conceptacle ligneux, ou à une masse muqueuse, ou bien enfin dans lesquels ils paraissent manquer entièrement.
Les organes reproducteurs consistent en sétuinulrs diversement situées et enveloppées , et en organes fécondants, qu’on n'a observés d'une manière satisfaisante que dans un petit nombre de familles. Les sémi* nules, ou sporules ( sporuli , se minuta , gongyla ), sont de petits corps arrondis, dont la ténuité n'a pas permis de bien étudier la structure, et qui présentent probablement des modifications importantes suivant les diverses familles. Dans les Cryptogames celluleuses (Champignons, Lichens, Algues, etc.), ces séminules ne paraissent formées que d'une masse homogène, celluleuse, ou quelquefois presque fluide à I intérieur, dépourvue de toute sorte de tégument propre. 11 n'est pas encore certain si les séminules des Cryptogames plus parfaites (Mousses, Fougères, Lycopodes, etc. ), présentent un épisperme ou tégument propre, et par conséquent si, dans la germination, il n'y a qu'extension de toutes les parties de la graine, ou s’il y a rupture de ce tégument pour laisser développer la partie interne ou l'embryon de ces séminules. Le premier cas est évident pour les Cryptogames celluleuses; leurs séminules, placées dans des circonstances propres à leur développement, s'étendent et s'allongent dans diverses directions, sans percer aucune enveloppe : ce sont, pour ainsi dire, des embryons nus, dépourvus de tout tégument.
Ces séminules sont en général réunies plusieurs dans une même capsule (theca, sporùlium). Lorsque leur nombre est peu considérable, il est en général fixe dans une même espèce, quelquefois même dans toutes les espèces d'un genre. Ainsi toutes les Pezizes paraissent présenter huit sporules dans uue même capsule; le (ieoglossum r iscosum en a trois, Y Erysiphe biocel lata, deux; elles sont plus nombreuses dans les capsules des Urédinées, dans celles des Mucors, et elles paraîtraient au contraire réduites à une seule, dans celles de la plupart des Mucédinées et des Lycoperdacées. En effet, si on donne le nom de sporules ou de séminules aux points opaques renfermés daus les capsulas des
vrais Champignons à membrane fructifère, dans celles i des Fucoldées, dans les (uhes des Conferves, on ne doit ' pas désigner par le même nom les grains qui cornpo- ! sent la poussière des Lycoperdacées ou des Mucédinées : et celle des Lichens; les premiers se développent toujours dans l'intérieur d’une enveloppe membraneuse. ' dans laquelle ils sont libres comme un embryon dans la graine, et non adhérents aux parois comme une graine dans sa capsule; les secondes, au contraire, sont fixées à des filaments, et sont évidemment analogues aux capsules ( tliecie y tpotïdium, sporangia) des Champignons hyménothèques, si ce n’est qu’elles ne contiennent qu’une seule sporule au lieu d’en renfermer plusieurs. Le caractère des sportiles est donc de se développer librement , nageant au milieu du fluide qui remplit les capsules; celui des capsules est d’étre insérées par un de ses points aux filaments ou à la substance charnue ou ligneuse, enfin aux organes végétatifs du végétal cryptogame. Cette distinction est très-importante pour i ne pas confondre les divers organes de ces plantes; les sporules diffèrent des graines par ce caractère essentiel, qu’à aucune époque elles n'adhèrent aux parois de la capsule, sur lesquelles on n’observe pas de placentas; aussi ne voit on sur ces sporules aucune trace de points d'insertion. Si on ouvre une capsule de plante cryptogame longtemps avant la maturation des séminules, on ne la trouve remplie que par un fluide inucilagincux; ainsi nous regardons comme du même ordre, c'est-à-dire , comme enveloppant immédiatement de vraies sporules qui se sont développée» librement dans leur intérieur, les capsules de» Fougères, des Lycoperdacées, des Mar- j siléacées, des Charognes, les grains arrondis des Prèles qui sont probablement des ca|tsules nioiiospermcs ; l’urne des Mousses, la capsule des Mépalhiques, les capsules composant les apothécics des Lichens, figurées à tort par Acharius comme des grains pulvérulents et qui paraissent plus analogues aux capsules des vrais Champignons , les capsule» qui couvrent la membrane de ces Champignons, celle» qui remplissent le péridium des Hypoxylées, celles qui composent entièrement les L’rédinées, enfin la |>oussière des Lycoperdacées et des Mucédinées, et les capsules des Fucoldées. Malgré leur aualogie. on a donné à ces organes des noms différents suivant les familles, dénominations que nous indique- j rons en traitant chacune de ces familles.
Il est cependant avantageux de limiter le nombre de ] ces noms, afin qu’on sente mieux les rapports déstructuré des piaules de familles différentes. Dans les Cryptogames vasculaires, dans les Mousseset dans les Hépatiques. on désigne généralement cette enveloppe immédiate des spnrules par le nom de Capsule (Capsula). { Parmi le» Cryptogames celluleuses, apliy lies, on devrait | donner le nom de Thèque ( J'hecu ) aux capsules membraneuses ohlongues, fixées par une de leurs extrémités ! et renfermant plusieurs sporules, comme on l'observe ‘ daus les Champignons et les Hypoxylous, et celui de Spondies ou mieux de Sporanges ( Sporidia , Sporanÿifl), aux capsules opaques de formes variables, libres ou renfermées dans des conceplaclcs, souvent cloisonnés et renfermant plusieurs sporules : telles sont celles des i l'rédinées et des Fucacées. On réserverait le nom de i
Spores (Spora) aux sporules fixéesàdes lilamenls et probablement enveloppées dans un tégument membraneux, confondu avec elles, et qui par conséquent seraient de» capsules monospermeg : telles sont celles de» Lycoperdacées. des l'rédinées , des Lichens, des Ulvacécs. Au contraire, les téguments des Fougères, les involurres des Marsiléacées, les disques et les cornets membraneux des Prèles, la coiffe des Mousses, le péridium des Lycoperdacées et de» Hypoxylées. la volva des Champignons, les conceptacles des Fucoldées, ne sont que de vrais involucres dépendants des organes de la végétation.
Les organes de la fructification des plantes cryptogames, dansle sens le plus général, se réduisent donc à des capsules uniloculaires ou très- rarement multiloculaires, renfermant une ou plus souvent plusieurs sporules, tantôt isolées sur quelque partie des organes de la végétation (Mousses, Hépatiques, Cbaragncs), tantôt réunies plusieurs sur une même membrane (Champignons, Lichens), ou enveloppées dans un involucre commun (Marsiléacées. Équisélacées, Hypoxyles, Lycoperdacées. Fucacées).
Huant aux organes fécondateurs, il existe encore plus de doute à leur égard que sur aucun point de la structure des plantes cryptogames ; quelques auteurs ont entièrement rejeté leur existence; d’autres ont voulu en trouver dans toutes les Cryptogames, et les ont pour ainsi dire créés, lorsqu'ils n’ont pas pu les découvrir. Une seule famille de Cryptogames en paraît évidemment pourvue, ce sont les Marsiléacées; leur organisation annonçait l’existence de ces organes, et des expériences directes ont prouvé leur présence dans le Salrinia. Dans les Characées-, les Équisélacées , les Mousses et les Hépatiques, leur existence est encore très-douteuse, quoique les observations d’Hedwig et de quelques autres auteurs puissent faire présumer leur existence. On n'a rien observé, dans les autres familles, qui puisse représenter des organes mâles, et la fécondation, si elle existe dans ces plantes, est un mystère qui, probablement, ne pourra pas de loogtem|>s être dévoilé. Les Conjuguées de Vaucher (Zj gnema d'Agardh) présentent seules des phénomènes qui paraissent indiquer une sorte de fécondation. V . Abthbodié ks.
Les organes de la végétation varient encore plus dans leur forme et leur structure; ils manquent complètement dans un grand nombre d’Urédinées qui ne sont formées que par une réuuiou de sporidies libres. Dans d’autres ils ne forment qu’une petite base filamenteuse, qui supporte ces sporidies; dans les familles formées aux dépens des Confervesde Linné, les Artbrodiées, les Chandiuées, les Coufervées. les Cératniaires, dans plusieurs Ulvacécs, dans les Mucédinées, ils se présentent sous la forme de filaments tubuleux, continus ou articulés, simples ou rameux.qui supportent ou renferment les organes reproducteurs; dans les Ulvacées et dans plusieurs Champignons, ce lie sont que des membranes diversement repliées. Dans d’autres champignons, au contraire, ils présentent une réunion d’organes assea différents; on distingue un pédicule qui supporte une expansion charnue, de forme variable, dont la surface est couverte de thèques; dans les Lycoperdacées, ils
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sont formés d'un pédicule terminé par un péridium, sorte d'involucre charnu ou filamenteux, qui renferme les spores. Enfin, dans les Fucacées et dans les Lichens, on distingue une véritable fronde, une expansion membraneuse ou foliacée, qui porte dans certains points les organes de la fructification. On arrive ainsi aux Hépatiques et aux Mousses qui, quoique dépourvues de vrais vaisseaux, présentent cependant une lige distincte et des expansions vertes Unit à fait seintilables à des feuilles; les autres familles de Cryptogames n’offrent, sous le rapport de leur végétatioo, presqu’aucune différence avec les plantes phanérogames, et surtout avec les Monocotylédones , parmi lesquelles De Candolle et Brown les avaient placées; elles sont, comme elles, pourvues de vaisseaux, de feuilles et de tiges quelquefois arborescentes.
Les divers caractères réunis de la végétation et delà fructification permettent de diviser la Cryptogamie en (rois classes et en vingt familles bien distinctes.
Irc Classe. — Végétaux cryptogames dépourvus de vaisseaux et d’appendices foliacés; aucune trace d'organes sexuels; sporules contenues dans des capsules indéhiscentes ou se rompant irrégulièrement, dépourvues de toute espèce de tégument propre. Arturodiées; Cbaodixées; Coxfervêes; Cêraxiairks ; Ulvacees; Fucacées; Irêdikeis; Mucêbixées; Lycoperdac&es CuAiriGisoxs ; Uypoxyloxs; Licuexs.
Ua Classe. — Végétaux cryptogames dépourvus de vaisseaux, mais garnis de frondes ou appendices foliacés; organes sexuels douteux; sporqjes renfermées en grand nombre dans des capsules régulièrement déhiscentes, pourvues d’un tégument propre. Hépatiques; Mousses.
III* Classe. — Végétaux cryptogames pourvus de vaisseaux et de frondes foliacées ; organes sexuels exis- , tant d'une manière certaine dans quelques-uns d’entre eux; sporules contenues dans des capsules polyspermes et déhiscentes, ou monospermes et indéhiscentes. Équisétacêes ; Fougères ; Lycopobiacées ; Marsiléacées ; CNAEACEES.
CRYPTOGÈNES. Cryptogena. int. Animaux qui vivent dans l'intérieur du corps d'autres animaux, comme les Animalcules spermatiques, les Acéphalocystes, etc.
CRYPTOGLOSSE. Cryploglossa'. nxs. Coléoptères béléromères ; genre de la famille des Mélasomea de Lalreille, institué par Sollier pour un insecte récemment apporté du Mexique. Le genre Cryploglosse offre pour caractères : tète suborbicutaire, avec l'épistome arrondi, nullement échancré; yeux très-courts, transverses et déprimés; menton réniforme, échancré antérieurement ; pédoncule saillant et sinueux; palpes labiales grossissant à peine vers l'extrémité qui est saillante ; deuxième article des palpes maxillaires beaucoup plus long que les autres, le terminal comprimé, légèrement sécuriforme; labre transverse, peu saillant, échancré en arc antérieurement; tergum du prolhorax légèrement échancré antérieurement, rétréci à sa base qui est tronquée, avec les angles postérieurs prolongés en arriére; bords latéraux carénés et finement rebordés; élytres à peine rétrécies à leur base qui est subtronquée; un bourrelet transversal, d'un angle huméral
A l’autre, contre lequel le prolborax peut s’appliquer; deuxième article des antennes très- petit, noduleux; le troisième couique, les suivants moins allongés; pattes antérieures robustes, h tibias épais. Le genre Cryptoglosse ne se compose encore que d’une seule espèce, el se distingue de tous ceux de la même famille par la forme particulière de son menton, de sa tète et de son épistome; la poitrine sc fait aussi remarquer en ce qu'elle est un peu renfiée en mentonnière antérieurement, el prolongée postérieurement en une saillie longue, en fer de lance, et s'appuyant dans une fossette bidentée du mésoslernum. Le Cryploglossa bicostata est noir, oblong, avec de gros points enfoncés sur la tète; les élytres ont dix stries ponctuées entre leurs flancs el la suture; les intervalles entre ces stries, à l'exception du premier et de la moitié du second, qui sont lisses, ont une rangée de gros tubercules coniques et pointus; ceux du cinquième sont réunis en une côte saillante el lisse dans les deux tiers de sa longueur. Taille, 12 à H lignes.
CRYPTOGLOTTIDE. Cryptoglotti s. bot. Genre de la famille des Orchidées, Gynandrie Monandrie, institué par Blume (Bydrag. F). Ind., n° 7, 29G) qui le caractérise ainsi : périanlhe de cinq sépales conniveiils : les extérieurs conués à leur base, les latéraux unis par un onglet au gynostèrae; labelle petit, rétréci, inclus, bifide à sa base, avec son limbe ovale, entier; gynoslème atténué au sommet; anthère dorsale, biloculaire, avec quatre masses polliniques inégales, unies par un pédicelle commun. Le Cryptoglottis êcrpillifolia est une piaule parasite, petite, un peu rameuse, à feuilles linéaires, aiguës; les fleurs sont petites, blanches, pédonculées, terminales et bracléolées.
CRYPTOGRAMME. Cryptogramme, bot. Brown, dans l'Appendice au voyage de Franklin au Pôle arctique, décrit sous ce nom un nouveau genre de Fougères, caractérisé par ses capsules péüicellées, disposées en groupes linéaires ou ovales, le long des nervures secondaires et obliques des pinnules, el recouvertes par un tégument commun, formé par le bord de la fronde qui se replie jusqu’au milieu de la pinmile. Le type de ce genre est le Cryptogramme acrostichoides, petite Fougère à frondes bipinnalifldes, dont les pinnules des feuilles stériles sont ovales et crénelées; les groupes des capsules sont linéaires et finissent par couvrir toute la surface inférieure des pinnules. Celle espèce croit dans l’Amérique boréale, entre le 50° et le 60° de latitude. Brown pense que le Pteris crispa de Linné doit se ranger dans ce même genre, quoique celle Fougère diffère de l'espèce précédente par ses groupes de capsules presque ronds.
CRYPTOGYÏUA. bot. k'. Ceratopteris.
CRYPTOHYPNE. Cryptohypne. ixs. Coléoptères pentamères ; genre de la famille des Serricornes, établi aux dépens des Elater de Fab.. par EscbelscholU qui le caractérise ainsi : dessus de la tête terminé immédiatement avant le labre, en manière de chaperon plan, arrondi el souvent un peu rebordé; les second et troisième articles des antennes identiques avec les suivants, seulement un peu plus petits qu’eux; cloison extérieure de la cavité des deux hanches postérieures brus-
quement élargie^ bord inférieur de la partie dilatée arrondi. Ce genre se compose des Etaler riparius, 4-pustulatus . pulchellus, etc., de Fab.
CRYPTOLËPIDE. Cryptolepi s. bot. Genre de la famille des Apocinés, Penlaudrie Monogynie, que Brown n caractérisé ainsi : corolle infundibuliforme ; le tube garni cl’ écailles obtuses, alternant avec les divisions du limbe; étamines incluses; anthères sagiltées, adhérentes au stigmate par leur partie moyenne ; cinq écailles staininaleH. hypogynes. Le Cryptolepis Huchanani est un arbrisseau grimpant de l'Inde; ses feuilles sont discolorcs et ses tiges garnies de corymbes axillaires , trèscourts, presque sessiles.
CRYPTOLOBE. Ctyplolobus. bot. Sprengel a proposé d'établir, sous ce nom, un genre nouveau pour le Gfjrcine subterranea.
CRYPTOMONADINES. wrns. L'une des familles de l'ordre des Infusoires Gymniques cuirassés, selon la méthode publiée par Ehrenberg. Cette famille se partage en deux sections, selon que les Animalcules qui la composent, sont ou simples ou composés et se reproduisant par des divisions internes.
CRYPTOMONAS. îsrcs. Dans sa nouvelle méthode de classification des Infusoires, Ehrenberg a établi, sous ce nom, un genre qui est devenu le type de sa famille des Cryploinonadines, l'une de l'ordre des Gymniques cuirassés. Caractères : enveloppe membraneuse, subglobuleuse et ovale ; animaux simples ; point d’yeux; bouche ciliée.
CRYPTONIX. Cryplonix. ois. Genre de l’ordre des Gallinacés. Caractères : bec gros, fort, comprimé; les deux mandibules égales en longueur; la supérieure droite, un peu courbée à la pointe ; narines longitudinales, placées vers le milieu de chaque cùlé du bec, et recouvertes par une membrane nue; trois doigts en avant réunis à leur base par une petite membrane; un derrière, dépourvu d’ongles cl ne posant pointé terre; tarse long; ailes courtes; la première rémige trèscourte, les quatrième, cinquième et sixième les plus longues. Ce genre ne renferme, à proprement parler, qu'une seule espèce donL on a, pendant longtemps, séparé le mâle d'avec la femelle, faute de les avoir bien observés, et placé isolément chacun d'eux dans des genres différents. Du reste, le Cryplonix est encore fort peu connu, et il ne nous est même rien parvenu de certain relativement à scs mœurs et û ses habitudes.
Cryptorixcocboxnê. Columba crislala, Gincl., Houtout de Malacca, Sonnerai; Liponix crislala , Yieill. Parties supérieures d’un vert foncé; six brins noirs et roides, s’élevant en panache sur le front; sommet de la tète blanc, garni de longues plumes d'un rouge mordoré, formant une huppe assez roide qui s'incline sur l'occiput ; joues el cou noirs ; lectrices alaires d'un brun plus ou moins clair, varié de roussâlrc et de noir; parties inférieures d'un violet noirâtre ; bec grisâtre, fauve en dessous; iris jaune ; pieds fauves. Taille, dix pouces. Des lies de la Sonde. La femelle a les parties supérieures vertes, la télé d'un vert brun, le tour des yeux et les tempes rougeâtres ; les rémiges et les roctrices d'un brun noirâtre; tes tectrices alaires variées de brun, de rouge et de noir; les parties inférieures d'un brun noi-
râtre; le bec et les pieds rouges. C’est le Perdix viridisf Lalh.; Telrao riridis, Gmel.
Cryftohix deGizcrat. Perdix Cambaiensis. Lath. Elle n'a que cinq pouces et demi de longueur; le bec robuste, court; le plumage d’un roux jaunâtre rayé transversalement de roux foncé. Celte espèce n’existe, dit-on, qu'au Muséum britannique.
Cryptovix oeillê. Cryplonix oceUatvë,Vig.; 7’elrao occllalus, Radies. Tête et partie inférieure du corps d'un roux vif, avec une bande transverse, noire sur la poitrine ; nuque et parties supérieures noires, avec de petites bandes blanches sur la première, et des taches rousses sur les autres; ailes et queue brunâtres, arec des taches ocellées, noires. Taille, six pouces. De l'archipel de l'Inde.
Cryptonix 5oir. Cryplonix niyer,V ig. Tout le plumage noir à l'exception desrémiges qui sont brunâtres; région circumoculaire nue; bec noir; pieds rougeâtres. Taille, dix pouces.
Cryptorix ferrtgi vet x , Cryplonix ferrugineu* , Vig. Parties supérieures brunes, rayées finement et transversalement de noirâtre; parties inférieures brunâtres, ondulées de noir; bec brun ; pieds rougeâtres ; gorge blanchâtre. Taille, dix pouces.
CRY'PTOPE. Cryptopus. bot. Lindley a tiré du genre Jngrœiutn , une espèce dont les caractères lui ont paru nécessiter la création d’un genre nouveau, que les botanistes ont confirmé ; il appartient à la famille des Orchidées, Gynandrie. Il a le labelle éperonné; les sépales libres, ouverts, onguiculés, irrégulièrement lobés ; les masses polliiiiques au nombre de deux, avec les rélinaclcs et les glandes bien distincts. Le Crvptope El evê est une plante parasite, traçante, à feuilles alternes, réluses; la hampe est rameuse, les fleura tachetées de rouge; il est originaire de Bourbon.
CRYPTOPÉTALE. Cryplopetmlum. bot. Genre établi par Cassini pour une petite plante annuelle originaire du Pérou, et qu'il nomme Cryplopetalon ciliare.
Sa tige est rameuse, diffuse, garnie de deux rangées de poils opposés; ses feuilles sont sessiles, confiées, linéai- • res, lancéolées, bordées de très-longs cils, charnues et glanduleuses à leur face inférieure; les capitules sont solitaires au sommet des ramifications de la tige, radiés et formés de*fleurs jaunes. Les fleurons du dfsquc sont réguliers, hermaphrodites et. fertiles. Les demifleurons de la circonférence sont courts et femelles. L'involucrc est cylindrique, formé de cinq écailles.
Le réceptacle est garni de soies; les fruits sont hérissés et portent une aigrette squammense. Ce genre fait partie de la famille des Synanthérées. Dans son Prodrome,
De Caiidolle a supprimé le genre Cryptopétale et en a fait une section de son genre Lorenlea.
CRYPTOPETRA. échus* Mercali donne ce nom à des Oursins fossiles appartenant aux Spatangues de Lamarck. V. Spataxgce.
CRYPTOPHAGE. Cryptophagns. ms. Genre de Coléoptères pentamères, établi par Paykull , d'après Herbst, et qui se place dans la famille des Clavlcornes.
Ce sont de très-petits Insectes, de forme ovale, plus ou moins allongée, assez convexe; le corselet est large, t ronqué postérieurement; l'écusson est également large.
^transversal, court et tronqué. Les palpes sont au nombre ^de quatre; la lèvre est membraneuse, très courte; les antennes sont dirigées en avant, aussi longues que le* corselet, un peu épaisses, avec les trois derniers articles plus grands que les autres, plus forts, distants et en forme de massue; Wcrstcrhauser, qui a fait la monographie de ce genre, le divise selon que les bords du corselet sont dentés ou lisses; il admet dans la première division les Dermoates lycoperdi, celions, cremitus, etc. ^ de Fab.; son D. fimetarius et quelques autres doivent faire partie de la seconde division.
CRYPTOPHRAGNIER. Cryptophragmium . bot ai Genre de la famille des Acantbacées, Diandrie Monogynie, établi par Nees d'Esemhcck qui lui assigne les caractères suivants : calice à cinq divisions égales; corolle bilabiée, ayant le tube droit; les deux étamines insérées sur le côté inférieur du tube; anthères rappro- * chées, à deux loges, s'ouvrant antérieurement par une fente simple : la cloison>qui sépare les deux loges est divisée en deux lamelles cachées dans le fond de la cavité; capsule télragone, biloculaire et pnlysperme. Ce genre qui, comme on le voit, ne diffère du genre Justicia que par la forme particulière des anthères dont la cloison inlerloculairc n'est point visible, ce qui lui a valu le nom quePiees a fait dériver de xpn t&», je cache, et de ^ayjuof, séparations, ne renferme encore , qu'une seule espèce que Wailicli a découverte aux Indes, et qu'il a placée d'abord dans le genre Justicia, c’est le Cryptopkragmier EiIgant, Ciyptophraijmium renustutn , Nees; Justicia renusta, Wallich, arbuste de médiocre élévation, à tige divisée, à feuilles opposées deux à deux eu sautoir, ovales, pointues à la base où elles sont très-brièvement (^étiolées, à panicule terminale, large, composée de fleurs pourprées si brillantes que le Dr Wallich dit n'en avoir jamais vu de plus belles.
CRYPTOPlITHALME.Co7J/o^/i//ifl/wus.cRCST.Genre de Décapodes Salicoques, établi par Raffinesque, et ayant pour caractères : antennes antérieures de trois ^ filets ; pieds antérieurs chiliformes : ceux de la seconde paire moins gros, didactyles. formés de onze articles, les autres simples; écailles des antennes extérieures dentelées ; yeux cachés sous deux prolongements de la carapace. Ce genre, sur lequel il serait bon d'avoir de nouveaux détails, afin de fixer définitivement la place qu’il occupe, ne contient encore qu'une espèce, le Cryptopüthalme rouge, Cryptophthalmus ruber, Raf. Il est glabre, rougeâtre; sa carapace est entière; son rostre consiste en une simple épine; les mains des pattes sont déprimées et hérissées latéralement Ja plus grande est à trois angles en dessous; l'extrémité de la queue est quadridentée et ciliée. Celle espèce n’a encore été trouvée que dans les mers de Sicile.
CRYPTOPHYL1S. bot. Orchidée de la section des Épidendres, figurée par Du Petit-Tbouars, t. 92 et 93, sous les noms de Bulbophyllum occutium et Phyüorchis Cryptophylis ; elleest remarquable par les énormes bractées qui sont imbriquées sur l'épi, et par les bourgeons bu Ibiforiqes qui naissent sur sa souche, et dont sortent les feuilles qui sont binées, ovales et terminées par deux lobes arrondis. Elle a de petites fleurs d'un rouge obscur; elle croit dans les Iles Maurice et de Mascareignc.
CRYPTOPÜYTES. Cryptophyta. bot. Llnk range, sous ce nom, toutes les ptuntes dont l'orgariisalion est la moins évidente, dont le mode de reproduction est encore entièrement caché, telles sont les Algues, les Lichens, les Champignons, etc.
CRYPTOPLAX. MOLt. (Blainville.) Même chose que ©scabrelle. tr. ce mot.
CRYPTOPOPES» Cryptopoda. crcst. Groupe formé par Latreillc (Règn. Anim.deCuv.) dans la famille des Rrachyures. ordre des Décapodes, et ayant, suivant lui, pour caractères test demi circulaire, en voûte . avec les angles postérieurs dilatés de chaque côté, et recouvrant les quatre dernières paires de pieds dans leur contraction. Cette division comprend les deux genres Migrane ou Calappe, et Ælhrc. Mais comme Meyer a établi, sous le même nom, une famille de reptiles Ophidiens, comprenant ceux qui ont des rudiments de pieds, mais non visibles au dehors, la même dénomination ne peut exister dans ces deux grandes divisions de la zoologie.
CRYPTOPODIER. Cryptopodium, bot. Le genre que llridel avait proposé, sous ce nom , dans la famille des Mousses, pour une plante Cryptogame de la Nouvelle- Zélande, n'a point été adopté par les botanistes qui ont réuni cette plante au genre Btj'utn, sous le nom spécifique de Bartramioidcs.
CRYPTOPORE. Cry’ptoporus. C'est-à-dire qui a des pores peu apparents.
CRYPTOPROCTE. Cryptoprocta. m a*. Dans un mémoire présenté à la société zoologique de Londres, le Dr Bennet a propose la création d’un genre nouveau sous le nom de Cryptoprocta , pour un quadrupède carnassier, de la tribu des Digitigrades, qui a beaucoup de rapport avec les Paradoxures; mais dont les caractères n'ont point paru suffisamment limités |>our que les méthodistes aient adopté d'emblée le genre nouveau. Le Cryptoprocta ferox habite la grande lie de Madagascar.
CRYPTOPS. Cryptops. iss. Genre de Myriapodes, famille des chilopodes, établi par Leach, et qui ne diffère des Scolopendres proprement dites, que par l'oblitération des yeux, un corps plus étroit, et par l'absence des dentelures au bord supérieur de la seconde lèvre. Leach ne cite que deux espèces, Hortensia et Savignii. L’une et l'autre ont été trouvées en Angleterre. Un autre genre Cryptops avait été établi par Schoouhcrr, parmi les Coléo|>lèrestélramères,delafamiIledesRhyncliopliores, et avait pour caractères : museau-trompe court, épais et un peu fléchi; antennes courtes, grêles, arquées, composées de douze articles dont les quatre derniers en massue; corselet profondément sillonné, pour recevoir la (rompe; écusson nul; articles des tarses rapprochés et velus. Dans sa révision monographique des Curculionides, Schoonherr s’étant aperçu que son nom générique avait déjà été employé en entomologie, a jugé convenable de le changer, et il a adopté celui de Byrsops.
CRYPTORHINIENS. Cryptorhinii. ois. Blainville nomme ainsi une famille d'Oiseaux aquatiques, comprenant tous ceux qui ont des narines linéaires, presque entièrement cachées.
CRYPTORHYNQUE. Cryptorhynchus. ms. Genre de Coléoptères tétramères , famille des Rhinchophores. Caractères : antennes de onze articles, insérées près du milieu de la trompe; massue plus ou moins ovale, et formée brusquement de trois articles; trompe appliquée contre la poitrine. Le Wiynchœnus Pericarpius, Fabr., en est le type.
CRYPTOSPERME. Cryptospennmn. bot. Persoon établit, sous ce nom, un genre distinct pour VOpercularia patenta , décrit et figuré par Thomas Young, dans le troisième volume des Actes de la Société Linnéenuc de Londres. F. Opkkcolaire.
CRYPTOSPIIÊRIF.. Cryptosphœria. -bot. Ce genre de plantes Cryptogames, que Greville avait établi dans la famille des Hypoxylées, a été réuni depuis au genre Sphœria. Les cinq espèces qu’il comprenait étaient les Cryptosphœria àurantiaca, rnillepunctata, pulchclla, tamariscinis, qui sont toutes quatre des Sphéries, et Cryptosphœria nititla, qui a pris place dans le genre Rhytisma de Fries. Cette dernière a le périthèque simple, presque dimidié, distinct du noyau, d'abord fermé, puis éclatant en morceaux, par des fentes transversales et fiexueuses ; noyau composé, presque multiloculaire, hémisphérique, d'un noir brillant. On trouve cette Cryptogame sur les Géraniers.
CR1PTOSPOR1ER. Cryptosporium. bot. Genre établi par Kunze {Myc. hefle. t, p. 1 ) près des genres Fusidium et Fusarium de Link; il en diffère en ce qu’il se développe sous l'épiderme des plantes qu'il ne déchire même pas, et qu’il est dépourvu de toute base distincte. Kunze le caractérise ainsi : sporidies fusiformes, réunies en groupe sous l'épiderme. La seule espèce qu'il ait décrite, porte le nom de Cryptosporium atrum ; elle croit sur les feuilles cl les tiges des Graminées.
CRYPTOSTÉGIE. Cryptostegia. bot. Genre de la famille des Asclépiadées, Pcntandric Digynie, formé par Brown pour une plante de l'Inde. Caractères : corolle infundibuliforme, le tube formé par cinq écailles subulées, réunies à sa base; étamines incluses, à filaments distincts ; anthères accolées parle sommet; masses polliniques simples. Le Cryptostegia grandiftora, espèce unique, est un arbrisseau grimpant, à feuilles glabres, ovalaires; à fleurs en corymbes terminaux, d’un rouge de lilas.
CRYPTOSTEMME. Cryptostemma. bot. Genre de la famille des Synanthérérs, établi par Brown pour les Arctotis catendufaeca et hypochondriaca , qui diffèrent du genre Arctotis par leur réceptacle creusé d’alvéoles, leur aigrette paléacée, cachée par les poils lanugineux, qui couvrent le fruit. L'involucre est formé d'écailles imbriquées; les fleurons du centre sont réguliers et hermaphrodites; les demi fleurons sont neutres et beaucoup plus grands. Ces deux espèces croissent en Afrique.
CRYPTOSTOME. Cryptostoma. îxs. Genre de Coléoptères tétramères, établi par Dejean aux dépens des Taupins. Caractères : troisième article des antennes allongé, un peu courbe, unirameux à sa base interne; les suivants jusqu'au dixième inclusivement, un peu avancés eti manière de dent, à l'angle apical interne, presque obtrigoncs; le quatrième plus court que les
I suivants, le onzième et dernier linéaire, rélréci brusj quement vers son extrémité; mandibules unidenlées au •côté interne ; mâchoires membraneuses, à un seul lobe ;
I tous les articles des tarses allongés, simples, avec les crochets du dernier sans dentelures. Ce nouveau genre ne renferme qu'une seule espèce, l’ Elatcr dcnticornis de Fabricius; elle est originaire de Cayenne.
CRYPTOSTOME. Cryptostoma. aracox. bans le I tome III des Annales des sciences d'observation, Raspail I décrit un animal parasite, pour lequel il propose la j création d'un genre nouveau dans la classe des Arach- ! nides, famille des Acaridies. Il donne à ce genre les | caractères suivants : corps aplati, circulaire, coriace;
I yeux situés dans le bord antérieur du corps; bouche I inférieure, pourvue de deux palpes adossées et courbées en crochet vers le sommet, et munie de très-petites laines qu'on ne peut distinguer nettement; huit pattes, dont les deux antérieures, plus allongées, font l’office ' de palpes et ont le premier article det tarses plus gros : ces deux pattes et les deux suivantes, dirigées en avant: les deux pattes postérieures dirigées en arrière. Le Cryp- ■ tostoma tarsale , le seul décrit jusqu’ici, parmi ces Acari- I dics nouvelles, a été observé sur plusieurs quadrupèdes.
CRYPTOSTOME. Cryptostoma. xoll. Ce genre, que Blainville a établi pour des Mollusques d'une forme très-singulière, et qui ont les rapports les plus évidents avec les Sigarets, doit venir se ranger près d’eux, dans les méthodes de classification. C’est à l’article Mollusque de l'Encyclopédie d'Edimbourg qu'il a été décrit pour | la première fois. Il est caractérisé par un animal linguiforme. aplati, un peu plus convexe postérieurement J qu'antérieurcmcnt, ayant la bouche cachée sous le rc- 1 bord antérieur du manteau; il se reconnaît surtout par la grandeur du pied qui est énorme proportionnellement au reste du corps dont il a quatre à cinq fois les dimensions; les yeux sont placés ù la base et à la partie externe des tentacules. A la partie postérieure et la plus élevée de l'animal, on remarque une coquille qui est intérieure, et qui, comme dans les Sigarets, est destinée * à protéger les organes de la respiration. Blainville, aux articles cités ci dessus, donne sur la structure de l'animal des détails très-étendus. La coquille ressemble tellement à celle des Sigarets, que l'on serait porté à la placer avec eux, si on ne connaissait pas l'animal qui la porte. Il n’y a encore que deux espèces connues.
Cryitostose de Leacr. Cryptostoma Leachi, Blainville. Cette espèce est ovale , oblongue ; tentacules petits, coniques, étroits et distants; partie antérieure du corçjs plus longue que la postérieure.
Crvetostovk raccocrci. Cryptostoma brericutum, Blainv. {toc. cit.) Celui-ci est large, plus arrondi, avec la partie antérieure presque égale à la postérieure; les tentacules sont grands, larges et déprimés; les appendices de leur base y sont proportionnés, et conséquent- I ment plus grands que dans la première espèce; quoique la coquille du Cryptostome raccourci ne soit point ! connue, Blainville pense qu’elle doit présenter des différences au moins dans le volume.
CRYPTOSTOME. Cryptostomum . bot. F. Mottabée
CRYPTOSTYLE ou CRYPTOSTYL1DE. Cryptostylis. bot. Famille de* Orchidées, Gynandrie biandrie, L.
Ce genre, que Labillardièrc a confondu avec le Malaxis, en est très-distinct, selon Brown qui l'a constitué (Protir. p. 317) et lui a assigné les caractères suivants: périanlhe à cinq folioles linéaires et étalées; labelle postérieur entier, srssile, large, recouvrant une colonne très-courte, dont la base est concave; anthère parallèle au stigmate, stipitée de chaque côté de la colonne. Les trois espèces, que Brow n a nommées Crypiostylis longi folia, Cryptostylis orata et Cryplostylis crccta , habitent la Nouvelle-Hollande. La première a été décrite et figurée par Lnbillardière ( Sov. Hollatul ., 2. p. G2, t. 212) sous le nom de Malaxis subulata. Les bulbes de ces Orchidées sont fasciculées; leurs feuilles radicales sont planes, pétiolées et en petit nombre; leur# fleftrs, terminales au sommet d'une hampe vaginale, sont disposées en épi, inodores et d’une couleur sale et roussâlre.
CRYPTOTf.NlE. Cryptolœnia. bot. Genre de la famille des Ombellifères. établi par De Candollc pour deux espèces placées un peu légèrement dans le genre Sison. Caractères: bords du calice irréguliers; pétales ovalaires, presque entiers, rétrécis vers le sommet en lanière recourbée; ovaire contracté latéralement, linéaire, ohlong et couronné par des styles droits; vittœ tellement cachés sous l'écorce du fruit qu’on ne les voit que par la coupe transversale. La Cryptoténie du Canada. Sison Canadense,L., et la Cryptoténie deThomas, Sison Thomasii, sont jusqu’ici les seules espèces que De Candolle compte dans ce genre nouveau.
CRYPTOTilÈOUE. Cryptotheca. bot. Genre de la famille des Lithraires, établi par Blume, qui le caractérise ainsi : calice infundihuliforme, quadrifide; quatre pétales très petits; deux étamines opposées et insérées | au fond du calice; anthères arrondies ; un style latéral obtus; capsnle enveloppée du calice persistant, monoloculaire, s'ouvrant irrégulièrement par le sommet. Les deux espèces décrites par Blume, Cryptotheca dichotoma et apelata , sont des plantes sufrutescentes, rameuses, à tiges angulaires, à feuilles opposées, à pédoncules axillaires, multifiores. Elles sont originaires de Java.
CRYPTURÜS. ois.’f'.TmAiou.
CRYSOM1TÊRES. ois. Syn. grec de Gros-Bec Chardonneret.
CRYSOPHTIIALME. bot. Espèce du genre Borrera.
CRYSTALINE. bot. Syn. vulg. de Ficoïde Glaciale.
CRYTALION. bot. Synonyme ancien de Ptantago Psylium.
CRYSTANE. bot. Synonyme ancien de Chélidoine.
CTEISIER. Cteisium. bot. Michaux a proposé l'établissement de ce genre, dans la famille des Fougères, .|>oiir une espèce de l'Amérique septentrionale que Willdenow a placée provisoirement parmi les Lygodiers , sous le nom de Lygodium pahnalum .
CTÈNE. ('tenus. aracüx. Genre de Pulmonaires, famille des Fileuses, établi par Walckenear. Caractères : huit yeux inégaux entre eux, occupant le devant et les côtés du corselet, placés sur trois lignes transverses, s'allongeant de plus en. plus, et disposés de manière à former un groupe de quatre au centre, et de deux de chaque côté et en avant; lèvre carrée, plus haute que I
large, rétrécie à sa hase; mâchoires droites , écartées, plus hautes que larges, coupées obliquement et légèrement échancrées à leur côté interne; pattes allongées, étendues latéralement; cuisses renflées; la première paire plus longue que la seconde, et la seconde plus que la troisième. Ce genre parait très-naturel ; mais il a besoin d’une révision, les caractères que Walckenaer lui assigne ayant été pris sur une seule espèce exotique envoyée de Cayenne à la Société d'Hist. nat. de Paris, mais qui manquait de la quatrième paire de pattes et de l'abdomen, l'ne seconde espèce des environs de Paris, figurée par Oudinol dans un dessin inédit, pa- I mît at’ssi. à cause de la disposition de ses yeux , appar- 1 tenir au genre Clêne; enfin on y rapporterait une troisième espèce représentée dans Albin (pi. 34, fig. 107).
CTENICÈRE. Ctenicera. tïis. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Serricornes . tribu des Ëlalérides . créé par l.alreille qui lui reconnaît pour caractères : corps étroit, linéaire; corselet prolongé de chaque côté, en pointe aigué; stylet postérieur de l’avantsternum s’enfonçant dans une cavité de la poitrine; premier article des antennes allongé, le» cinq suivants en cône renversé, égaux, les cinq derniers plus épais, presque perfoliés, celui du sommet ovoïde et tous fort allongés dans un sens de manière à former une sorte de peigne ; dans les mâles , labre et mandibules découverts. Les Elater pectinicoruis, cupreux, hematodes, de Fabricius, font partie de ce genre.
CTEN1KR. Ctenium. bot. Panzer a décrit, sous le ! nom de Ctenium Carolinianum , le Chloris monoslachya de Michaux, qui forme le genre Campulosus de \ Desvaux.
CTENISTE. Clenistes. ms. Genre de Coléoptères trimères. Dans sa monographie des Pselaplies, Aubé présente, sous ce nom, un genre nouveau dont la formation parait due à Reichenbach. Ce genre diffère de tous ceux de cette famille, en ce que le» trois derniers articles des palpes maxillaires ont, au côté extérieur, i une pointe ou une dent terminée par une soie; le second est très-long, arqué, renflé et arrondi à son extrémité; les deux suivants sont presque globuleux. Le dernier article des antennes est ovalaire, plus grand que les précédents ; ces organes égalent en longueur la moitié du corps de l’insecte. Le corselet est conico-cylindrique; on observe deux stries sur les élytres; l'abdomen est large, obtus, avec les bords réfléchis. Les pieds sont j longiuscules ; les cuisses épaisses; les jambes arquées | et les tarses bi-onguiculés. Ce genre comprend deux I espèces, Clenistes palpalis et Clenistes Dejeani, que | Tou trouve sous les mousses, en Allemagne et dans le > midi de la France.
CTËN1TE. moll. Synonyme ancien de Peclinilc.
CTÉNIZE. Clenisa. abacux. Genre de l'ordre des Pulmonaires, famille des Aranéides, institué par Latreille, aux dépens des Mygales, et caractérisé ainsi qu'il suit ; huit yeux, les deux intermédiaires de la ligne antérieure plus en arrière que les deux latéraux de celle ligne, et de moindre grandeur; mandibules | horizontales; crochet terminal fléchi en ifessou6; palpes insérées à l'extrémité des mâchoires; deux filières plus grandes que les deux autres; jambes et premier