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article des tarses, garnis de piquants ; les deux onglets supérieurs du bout des pattes dérouverts et plus ou moins dentelés en dessous. La Clénizc sicilienne est le type de ce genre; elle est longue de huit lignes environ, entièrement d'un brun foncé; l'organe copulateurdu mâle, dilaté et ventru à sa base antérieure, se termine en une pointe droite et simple; les deux plus grandes filières sont médiocrement saillantes, cylindrico-coniques. avec le premier article plus grand et le dernier plus court; les dents du rateau sont petites et au nombre de dix-sepl environ. Avec les Cténizes encore doit être rangée la Mygale recluse de Walkenaer ou YAranea nidulan s de Linné, décrite et figurée par Browne; llist. nat. de la Jamaïque, t. 2, p. 44, fig. 3.
CTËNOD ACT Y L H . Ctenodactyla. iss. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Carnassiers, tribu des Carahiques, institué par Dejean, avec les caractères suivants : antennes filiformes, plus courtes que le corps ; palpes peu allongées , avec le dernier article ovalaire, presque en pointe; tête arrondie, rétrécie brusquement à sa partie postérieure , qui forme une sorte de cou cylindrique ; corselet presque plan, plus long que large; élytres allongées, du double plus large que le corselet , un peu convexes, allant en s'élargissant veij l’extrémité qui est arrondie; les trois premiers articles des tarses, larges, triangulaires ou cord i formes , le quatrième très-fortement bilobé.lc dernier terminé par deux crochets dentelés en dedans ; on ne connail encore de ce genre que quatre espèces toutes originaires de Cayenne. Le Ctenodactyla chevrolatfi a le dessus du corps d'un bleu noirâtre et le dessous brun, le corselet roux, les pattes, comme les antennes. leslacées. les élytres striées et ponctuées.
CTÉNODACTYLE. Ctenodactylus. M\x. Cray a donné ce nom, qui fait double emploi de synonymie, ù un genre de quadrupèdes Rongeurs, très-voisin des Campagnols; l’espère décrite dans les actes de la Société de Zoologie, ne parait pas différer essentiellement du Cténodaclyle Lcmiug, dont on a déjà voulu faire un genre distinct. Le Cténodactyle de Mas»on est originaire du cap de Bonne-Espérance.
CTÉN’ODE. Clenodes. lis. Genre de Coléoptères (étramères, fondé par Olivier. Caractères : antennes pectinécs. plus longues que le corselet; lèvre supérieure coriace, légèrement échancrée; mandibules cornées , comprimées . arquées, intérieurement ciliées; mâchoires cornées, bifides; division extérieure plus grande, velue à l’extrémité, l’intérieure aiguë, ciliée; lèvre inférieure grande, bifide, à divisions distantes, arrondies; quatre palpes courtes, filiformes, les antérieures quadriarticulées, avec le premier article trèscourt, les suivants coniques, ledernier ovaleoblong; les palpes postérieures Inarticulées, avec le premier article très-court , le second conique, le dernier ovale oblong. Olivier avait placé ce nouveau genre, qui tire son nom J de la forme de ses antennes en peigne, à côté des Mis pes; mais Lalreille pense qu’il appartient à la famille des Longicorues, et qu’il fait le passage des Prioncs aux Capricornes ou aux Lamies. Olivier n’en décrit et représente (n« 95) qu'une seule espèce, CtExode a dix taches. Clenodes decemmaculata. Il est originaire de i
l’Amérique méridionale. Lalreille a reçu de Mac Leay une autre espèce trouvée au Brésil, et qui parait voisine de la précédente.
CTENOIDE. Ctenoides. aoLL. Ce genre, institué par Klein, correspond à une partie du genre Lime de Bruguière. y. Lias.
CTÉNOPIIORE. Clenophora. ns. Genre de Diptères, établi par Meigen aux dépens des Tipules de Linné et rangé par Lalreille dans la famille des Némocères. Caractères : point d'yeux lisses ; palpes allongées, courbées . de cinq articles, dont le dernier noueux ou paraissant divisé en plusieurs petits articles; ailes réticulées , écartées ; antennes filiformes , en peigne dans les mâles. en scie dans les femelles. Ce genre, que Lalreille réunit aux Tipules proprement diles.peut en être distingué sous plusieurs rapports. Il se compose d'espèces très grandes et dont le corps est bariolé de jaune et de noir. Les larves de ces Insectes se trou vent dans le terreau des arbres pourris; elles ont le corps formé de douze anneaux, allongé, cylindrique, armé à sa partie antérieure d'une tète écailleuse comme les Chenilles; elles diffèrent beaucoup de celles-ci par la position des stigmates, dont les plus apparents sont au nombre de deux, et se trouvent situés sur l'anneau terminal. Leur circonférence est hérissée de petits tentacules; les nymphes sont nues, immobiles, et présentent sur le corselet deux appendices qui sont des organes respiratoires correspondant à ceux* qu'on observe sur le thorax des larves de Cousins; le bord des anneaux de l'abdo- . men est garni de petites épines.' Les espèces propres à ce genre sont peu nombreuses, mais assez bien connues. Parmi celles qu’on trouve en France, nous citerons : CtExophore pf.ctixicorxe. Clenophora pectinicornis, Meig. Elle a été représentée par Schæffer (lion . Insect.f lab. 100, fig. 5 et 0) cl décrile^par Degéer ( il/cm. Ins. T. iv, p. 400 et pt. 25, fig. 3). Lalreille y rapporte, ou du moins regarde tomme en étant trèsvoisine la Tipule variée de brun, de jaune.et de noir, de Geoffroy (llist. des Ins. T. il, pl. 19, fig. 1). Elle n'est pas rare aux environs de Paris. Ctêxopbore bloxdixe, Clenophora (larcolata , Meig. (Dipt., part. 1, lab. 4, fig. 18. in-4"), représentée par Réaumur ( l/e»i. Ins. T. v, tab. 1, fig. 14-10). CrExomyRE roircik, Clenophora atrala, Meig., Tipula ichneumonea de Degéer (loc. cil., pl. 19, fig. 10).
CTEISOSAURA. rept. Nom proposé par Wiegman pour un genre nouveau de Sauriens, qui doit prendre place entre les genres Iguana of Aromaslix, dont il ne diffère que par la présence de dents palatines. L’cs|>èce décrite par Wiegman dans l'Isis, vol. 21, p. 304, sous le nom de Clenosaura cycluroides, est originaire du Mexique.
CTÉNOSCÈLE. Clenosreles. îxs. Coléoptères télramères, genre de la famille des Longicornes. dû à Audillet-Serville qui lui donne pour caractères : antennes filiformes , de la longueur du corps dans les mâles, plus courtes que lui dans les femelles, de onze articles cylindriques; palpes maxillaires [dus longues que les labiales, avec le dernier apitoie comprimé, presque triangulaire; mandibules fortes, pointues, assez longues, dentées intérieurement; une ligne longitudinale enfoncée sur le
milieu de la fêle; corselet presque carré, dilaté et fortement crénelé aux bords latéraux, mais sans épines notables; élytres presque ovales, se rétrécissant vers l'extrémité, arrondies au bout et terminées à l'angle suturai, par une petite épine droite; écusson arrondi postérieurement; pattes longues, égales; premier article des tarses triangulaire, le dernier très-grand. Trois espèces américaines constituent jusqu'ici le genre Cténoscèle; selon Lacordaire, qui a pu les observer ou les trouver sous les écorces , ou courant â terre sur les bords des chemins, ils volent à l'entrée de la nuit et produisent un bruit assez fort en frottaul leurs jattes postérieures contre le bout des élytres.
CTÉNOSTOiME. Ctcnosloma. ms. Genre de Coléoptères pentamères, établi par Klug et adopté par Latreille qui le place parmi ses Cicindelètcs. Caractères : troisième article des deux tarses antérieurs des mâles dilaté près de son origine, en devant et obliquement, en manière de lobe ovoïde, ou formant un demi cœur. Les Cténostome8 ont le corps étroit et allongé, avec le corselet en forme de nœud globuleux, et l'abdomen f ovoïde, allongé, rétréci en devant; les antennes sont sétacées, longues et menues; les six palpes sont trèssaillantes, les quatre extérieures fort allongées, avec le dernier article un peu plus gros, presque ovoïde; les labiales un peu plus longues que les maxillaires externes, avec les deux premiers articles fort courts; l'onglet des mâchoires est nul ou très-petit, et se confond avec les cils internes ; il n'existe point d'ailes. Les Clénostomes diffèrent des Tricondyles et des Colliures parle pénultième article de leurs palpes labiales qui est long et presque cylindrique ; ils se rapprochent sous ce rapport des Tbérates dont ils s'éloignent cependant par la présence d’une dent au milieu du bord supérieur du menton dans son échancrure, et par des palpes maxillaires internes très-distinctes des deux articles, recouvrant comme de coutume ■l'extrémité supérieure des mâchoires. Ces divers caractères appartiennent également aux genres Manticore, Mégacéphale et Cicindèle ; mais les Clénostomes en sont suffisamment distingués parla forme particulière de leurs tarses et quelques autres signes qui ont été indiqués. Fischer ( Généra 1ns. Syst. exposita. p. D8) a établi, sous le nom de Caris, un genre qui parait correspondre au genre Ctenostoma de Klug. Les parties sur lesquelles Fiscber base ses caractères sont représentées au trait ; en les comparant à celles figurées par Klug, on aperçoit des différences i telles qu'il est permis de douter que l’espèce de Fischer soit identique avec celle décrite par Klug. Quoi qu'il en soit, les caractères que celui-ci assigne à son nouveau genre sont très développés et paraissent avoir été observés avec scrupule. On les trouvera consignés en entier dans les Annales des Sciences naturelles, T. i, 1821. Klug décrit une seule espèce, le Ctcnosloma Formicarum, ou le Collyris formicaria , Fabr. (Syst. Fient h. T. i, p. 226, n® 3). Fiscber assigne à celle espèce le nom de Caris trinotata , et au-dessus de la figure qu’il en donné (foc. cit., tab. i), il change le nom spécifique, soit avec intention, soit par oubli, en celui de fasciata. Lulreilleet Dejean (Ilisl. nat. desColéopl., lr* livr., p. 35, tab. 2, fig. 1) représentent le mâle de
cette espèce sous le nom de Ctenostoma formicaria. Elle est originaire de Para au Brésil ; on l'a trouvée à Rio-Janeiro.
CTÈSIER. Ctesium. bot. Genre établi par Persoon dans la famille des Algues, avec les caractères suivants : lirelles simples , entourées d'abord d'un épiderme qui , bientôt, se déchire et ne laisse plus qu’une couche farineuse. Les espèces de ce genre semblent avoir, par la nature et la forme de leurs fruits, ainsi que par leur manière de croître, plus d'alfinilé avec le genre Hysteriurn, parmi les Champignons sdérocarpéens, qu'avec les autres Grapliidées ; mais elles se propagent sur des arbres vivants, et elles ont aussi une sorte de thallus qui , dans quelques-unes , concourt à la formation des lirelles : ces dernières se développent sous l'écorce; mais à la maturité, elles paraissent au jour, à l'exception de celles qui restent entourées de l'épiderme perforé. Dans la partie botanique de la relation du voyage du capitaine Frécinet, commandant l'expédition de l'Uranie, Gaudichaud a décrit quatre Clêsiers qu’il a observés, l'un au Brésil, deux aux Iles Marianncs et un aux Moluques.
CU ATI. «si. Même chose que Coati.
CLiBA it CL'BÆA. bot V . Tacbigali.
Cl BAI OS. ois. Synonyme de Gros-Bec de Gambie.
CUBÈBE. Cubeba. bot. On appelle ainsi les fruits d'une espèce de Poivrier ( Piper Cubeba ) originaire de l'Inde, et qu'on connaît, dans les Pharmacies, sous les noms de Poivre â queue, Piper cauilatum. Ces fruits sont globuleux, pisiformes, â surface brunâtre et ridée; leur saveur est âcre, aromatique et poivrée.
CUBEBliV. bot. Alcaloïde obtenu du Poivre cubèbe , et qui ne parait pas différer essentiellement du Piperin; il en a toutes les formes cristallines.
CUBÉE, bot. JF. Cuba.
Cl BOITE, «lit. L’un des synonymes de Chabasie. f'. ce mot.
CUBITAL. Cubitalis. ns. Dans sa méthode de classification des Hyménoptères et des Diptères, Junne appelle Cellule cubital»: un espace membraneux, formé, dans l’aile supérieure des insectes Hyménoptères, par le bord postérieur de la nervure radiale, et par une autre nervure qui, née de l'extrémité du cubitus, près du carpe, se dirige vers le bout de l'aile, et qu'il nomme nervure Cubitale.
CUB1CITE ol CUBIZITE. UK. Même ebose qu'Analcime.
CIBLA, ois. Espèce du genre Pie-Grièche.
CUBOSPERME. Cubospcrmum. bot. Le genre décrit sous ce nom, par Loureiro (Flore de la Cocliinchine), est une espèce du Jussiœa angustifoliu , Laink.