CI .'CAME LE. BOT. y. COULEBELl.E
CUCI st CUC1FÈRE. Cucifcra. bot. On trouve dans Théophraste la description détaillée d’un Palmier d’Égypte, qu'il nomme Cua fera. Ce Palmier est connu des Arabes sous le nom de Doum. Gærtner l'a placé dans le genré Hyphœne , sous le nom A'Hyphœne crinita. Mais cet arbre n'avait encore été que fort imparfaitement observé , lorsque Delile a donné une description très-détaillée de ses Heurs et de ses fruits, dans le grand ouvrage d'Egypte (Botanique, pl. 1,2). Il lui a conservé le nom de Cad fera, le premier qu'il a porté, et
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sous lequel ou en trouve la description dans Théophraste. Le CccirtRE Doc*, Cucifera Thebaica ( Délite, loc. cit.), croit dans les plaines sablonneuses, auprès des antiques monuments de Phitac, de Thèbes et de Denderah. Son tronc, qui s'élève à une hauteur de vingt-cinq à trente pieds, offre à sa base, qui est simple, une circonférence de trois pieds environ. Sa surface est marquée d'anneaux superposés, mais faiblement marqués. Peu au-dessus du sol, il se partage en deux branches à peu près égales, qui chacune se bifurquent en deux autres rameaux souvent divisés de nouveau. Les rameaux sont couronnés de faisceaux de feuilles palmées, longues de six à sept pieds, portées sur des pétioles de trois à quatre pieds de longueur, deini-cylindriques, creusés en gouttière, engainant à leur base et garnis d’épines sur leurs bords ; la lame de la feuille est plissée en éventail, et les folioles qui la composent sont soudées dans la moitié inférieure de leur hauteur. Les fleurs sont diotques, disposées en grappes lâches, renfermées dans des spathes qui naissent à l’aisselle des feuilles. Les fleurs mâles ont un calice à six divisions, dont trois extérieures, étroites, sont redressées contre un pédicelle qui porte les trois intérieures plus larges et étalées. Les étamines sont au nombre de six. Le calice des fleurs femelles est plus grand que celui des fleurs mâles, et ses six divisions sont presque égales. L'ovaire est libre, placé au centre du calice, à trois lobes et à trois loges dont une seule est généralement fertile, tandis que les deu* autres avortent. Le fruit est une drupe sèche, tantôt simple, quelquefois bilobée ou même -à trois lobes très-marqués. Son écorce est fine, d'un brun clair, recouvrant un tissu fibreux, abreuvé d’un suc pulpeux , douceâtre et un peu aromatique : intérieurement ce tissu fibreux recouvre un noyau osseux, qui contient une amande de forme conique , ou irrégulièrement ovoïde. Il se compose d'un endosperme corné, creux â son centre , renfermant un petit embryon placé dans une cavité creusée vers le sommet. Ces fruits ne sont d'aucun usage. Le bois du Doutn est plus dur que celui du Dattier. On s'en sert pour former des planches cl des solives. Le Palmier-Dotim a de l'affinité avec le genre Chamarops , dit Delile, dont les feuilles ont presque la même forme; mais l’embryon, placé au côté de la graine dans le Chainærops , et au sommet dans le Doum, établit entre ces deux genres une distinction importante et facile à saisir.
Cl’CKEEL. ois. Même chose que Couckeel. ce mot.
CUC-TANGO. bot. Syn. cochinchinois de Buphlhaltnutn oc race utn.
CUCUBALE. Cucubalus. bot. Vulgairement Camille!. Ce genre, de la famille des Caryophyllées, Décandric Trigynie, I.., était autrefois composé d’un grand nombre d’espèces qui, n’étaul unies entre elles que par des caractères absolument semblables à ceux du genre Silène, ont été rapportées à ce dernier. Si l’on compare, en effet, les Cucubales de Linné avec ses Silènes, on n’y trouvera ni diversité d'organisation dans les parties de la fleur, ni changement bien notable dans le faciès. Gœrlner {de Fruct., I, p. 570. t. 77) a le premier restreint le genre Cucubale au seul Cucubalus bacci fer us, L., et son opinion a été adoptée par Smith et De Can-
dolle. Voici Ica caractères assignés à ce genre ; "calice campanule, nu et à cinq dents; cinq pétales onguiculés, à limbe bifide; fruit uniloculaire, charnu, et par conséquent indéhiscent. Celle consistance du fruit, si extraordinaire dans les Caryophyllées, est la seule différence qui sépare ce genre des Silènes. Gradin (Acl. Pe/rop ., 1759, vol. 14, p. 225, t. 17) avait déjà pressenti la distinction de cette plante comme genre particulier, et lui avait donné le nom de Lychnanthos, qui n'a pas été conservé à cause de son impropriété, et parce que celui de Cucubalus restait sans emploi. Le Cucubale Portebaie,' Cucubalus bacci férus, est une plante herbacée que l'on trouve çà et là dans les baies de l'Europe, dont ; les feuilles sont ovales, le calice campanulé, les pétales écartés, et les rameaux divariqués. Millier l’a I figurée ( Icônes , t. 112).
CUCUFA oc CUCUPHA. ois. Synonyme û'Upupa Epops. y. lltIFPE.
CUCÛJE. Cucujua. ms. Genre de Coléoptères télraraères, établi par Fabricius, et rangé par Latreille dans ! la famille des Plalysomes. Caractères : corps oblong,
I de la même largeur partout, allongé et déprimé; téle^ | triangulaire ou en cœur; yeux arrondis; antennes de | la même grosseur, plus courtes que le corps, composées I de onze articles presque en forme de toupie ; labre exté- | rieur avancé entre les mandibules, arrondi; mandibules fortes, saillantes, dentelées; mâchoires et languette bifides; palpes courtes, presque filiformes; corselet presque carré ou en forme de cône tronqué et ordi- | nairemcnl sillonné ; pieds courts, avec les cuisses presi que en massue; articles des tarses entiers. Les Cucqjcs' s'éloignent des Parandres par l'avancement du labre | entre les mandibules, la languette bifide, le corps aplati et par des tarses beaucoup plus courts; ils se distinguent des Uleïoles et des Broutes par la petitesse des antennes qui ont la forme de chapelet. Ces Insectes vivent dans les végétaux desséchés ou sous les écorces des arbres morts. Parmi les espèces européennes, ou I remarque :
Le CrccjE déprimé , Cucujus depressus , Fabr. ,
1 figuré par Olivier (Ins., Coléopl. T. iv, n° 74 bis, pl. 1, fig. 2). On le trouve en Allemagne et en Suède où il est très-rare.
Le Ccccje BIIACLLÊ, Cucujus bimaculatus , Oliv. (/oc. Cit., pl. 1, fig. 4), Cucujus monilis, Fabricius, se trouve en Allemagne cl aux environs de Paris.
CUCUJIPES. Cucujipes. ins. Famille de l'ordre des Coléoptères, section des Télramèrrs, fondée par Latreille (Considér. génér., p. 152), et ayant, suivant lui, pour caractères distinctifs : corps oblong et Irès-aplati; tète non globuleuse; palpes filiformes ou plus grosses au Itoul; antennes de la même grosseur (toujours de onze articles). Celte famille comprenait les genres Parandre,
; CucujcelUlelole; elle correspond, dans le Règne animal, à celle des Plalysomes.
CUCUJUS. ms. Nom vulgaire sous lequel Néremberg, Marcgraaff et Uerrera ont désigné des Coléoptères phosphorescents de l'Amérique méridionale, cl qui paraissent être des Taupins. Geoffroy (liist. des Ins.) s’est servi du mol Cucujus pour l'appliquer au genre Bui preslis de Linné ; mais celle dénomination n'a pas pré-
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valu, cl le nom de Cucujutf en français Cucuje, a été employé par Fabricius pour désigner un genre trèsdifférent. t'. Ct’CCJK.
CUCULIDES. Cuculidœ. ois. Nom que donne Vigors à une petite famille qu'il a établie dans l'ordre des Zygodactyles, et en tète de laquelle il place le genre Cuculus.
CUCtILIFOBME. Cuculiformis. bot. On désigne sous cette épithète, toute feuille ou autre organe roulé en cornet; telles sont, parexemple, les feuilles du Planlago maxima, les pétales «les Aquilcgia , etc.
CUCCLINES. m. /'. Api.ures.
Cl'CULLAIKK. Cucullaria. bot. Schrcher, qui s'est très-légèrement arrogé le droit de changer les noms des genres fondés par Aubtct. appelle ainsi le i'ochjrsia de cet auteur. C. Vocbt. Ce nom a aussi été donné spécifiquement par divers botanistes au C ulantia cruciata ainsi qu'à une Fumelerrc dont Raflinesque a fait son genre Cucullaria, autrefois établi par B. Jussieu ( Act . Paris., 1743).
CUCULLAN. Cucullanus. ixtest. Genre de Nématoïdes. établi par Muller; caractères : corps cylindrique, élastique, atténué en arrière; bouche orbiculaire; capuchon strié; organe génital mâle double. Il renferme un petit nombre de Vers qui se rencontrent dans le canal intestinal de quelques Poissons. Les Cucullans sont très-petits ; ils se reconnaisse ni facilement à une ampoule striée qui commence l'intestin, et que Muller a comparée à un capuchon, parce qu’ils sont trèsalténués en arrière. Il n'est pas aussi facile de bien distinguer les espèces entre elles; plusieurs paraissent avoir des rapports tels, qu'on sera probablement forcé de les réunir. La peau des Cucullans est striée transversalement comme celle des Ascarides. Sa ténuité ne permet pas d’en distinguer l'organisation. La tète est arrondie, souvent distincte du corps par une dépression large, peu profonde; la bouche est grande, circulaire, quelquefois garnie de papilles; le corps, d'abord égal, ou plus gros que la tète, s'atténue vers son extrémité postérieure que l'on nomme la queue; elle est droite dans la femelle, presque toujours infléchie dans le mâle, et assez souvent garnie sur les côtés de prolongements membraneux, que l'on nomme ailes. L'intérieur de la tète est muni d'une sorte d'ampoule ou de capuchon qui se continue avec la bouche en avant, et qui. en arrière, donne naissance à l'intestin. Ce capuchon est globuleux ou ovalaire et coloré; les stries longitudinales qui le parcourent, sont de la même couleur, mais plus foncées, cl tranchent agréablement sur le fond de cet organe singulier. Il est augmenté en arrière, par un prolongement transversal, uni, se partageant sur les côtés en deux appendices assez longs, dirigés en arrière. On les a regardés comme des crochets. Rudolphi pense, avec plus de vraisemblance, que ccpourraieut être des vaisseaux. Le capuchon est susceptible de se contracter; Rudolphi l'a vu resserré au point de ressembler à une tache au centre de la tète. C'est sans doute au moyen de ce capuchon que les Cucullans se fixent avec tant de force aux villosités des intestins; ils s'en servent comme dune ventouse. En naissant de ce capuchon, l'intestin est très-étroit et libre dans un espace 3 dict. nt* sciences jiat.
égal à peu près à deux fois la longueur de la tète, et dans lequel il exécute des mouvements très-marqués; il est bientôt environné par les organes génitaux; il grossit un peu, fait quelques flexuosités, et se termine à l'anus voisin du bout de la queue. L’intestin est presque toujours de couleur de sang. Dans le mâle les vaisseaux spermatiques entourent l'intestin; les verges, au nombre de deux, sortent près du bout de la queue (du côté de sa concavité) d’un petit tubercule en forme de gaine. On ne peut quelquefois distinguer qu'une verge; dans quelques espèces, elles soûl aplaties; les ovaires des femelles, très-longs et très-grands, entourent l'intestin. La petitesse des Cucullans ne permet pas d'avoir des notions précises sur la structure de leurs organes génitaux internes, l/analogic porte ù croire qu'il» sont disposés comme la plupart de ceux des autres Néinatoldes, c’est-à-dire que les ovaires sont doubles et le conduit séminifère unique. Dans les espèces vivipares, les ovaires (pendant la vie de l'animal) éprouvent un mouvement d'oscillation très-remarquable, et l’on peut voir même les petits s'agiter dans leurs enveloppes. La vulve est placée en arrière du milieu du corps. Elle ressemble à un tubercule hilobé, très-saillant dans les femelles fécondées, peu apparent dans celles qui n'ont ni petits ni œufs dans leurs ovaires. Quelques espèces sont ovipares et d'autres vivipares. Les petits Cucullans sont transparents; leur capuchon n'est point visible; ils ont la queue très -aigue, et tiennent fortement par cette partie, aux membranes de l'œuf. Ceux-ci sont grands et marqués d'une tache obscure.
Le genre Cucullan est, jusqu'à présent, composé de dix -sept espèces. Les huit dernières sont douteuses; en voici la nomenclature d*après Rudolphi : le Cucullan élégant habite les intestins de l’Anguille, du Turbot, etc. — Le Cucullan tronqué habile l’intestin du Silure. — Le Cucullan ailé, l'intestin du Turbot. — Le Cucullan globuleux, l'intestin de la Truite saumonée. — Le Cucullan Téle-Noire, l'intestin du petit Maquereau et de la Bonite. — Le Cucullan favéolé. l'intestin des Gades, du Mole, du Congre.— Le Cucullan accourci, l'intestin du Perça cirrosa. — Le Cucullan ÎSain. l'intestin du Moineau de mer, du Picaud. — Le Cucullan Hétérocbromc , l'intestin du Picaud. Restent les Cucullans de la Tortue orbiculaire, de la Vipère commune, de l'Esturgeon, de la Plie, de la Sole, de la Perche de Norvège, de la Mendole et de la Tanche.
Cl'CULLANGIS. bot. Dans la nouvelle nomenclature de Du Petil-Thouars (liisl. des Orchidées des Iles australes d'Afrique), c’est le nom proposé pour YAngrœcum cucul/alum, Orchidée de la section des Épidendres, et caractérisée par sa fleur ouverte, ayant un labclle en capuchon. Cette plante, que Fauteur cité place dans son groupe des Angorchis, croit sur les troncs d'arbres, aux îles de France et de Mascarcigne. Ses feuilles sont rapprochées, rubanées et bi lobées ; «es fleurs ont une couleur blanchâtre. Elle est figurée dans l’ouvrage mentionné, t. 48.
Cl’CULLARIA. dot. Même chose que Leontia. Buxbatim (Ant. p. 13) avait aussi donné ce nom à un genre de Rubiacées qui avait été nommé par Slcvcn, Callipeltis. ce mol. F.n outre, quelques Cucullaria de
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Schrcber, île Willdenow, de Meyer, Schultz el autres, sont devenu» de» Vochysies.
CUCULLATA. bot. Synonyme de Pinguiculc vulgaire.
Grassf.tte.
Cl'CL’LLE. ixs. V. Notoxe.
CUCl'I.LKE. Cucullœa. mou.. Les Cuculléos, les Pétoncles el les Nucules ont élé séparées du genre Arche de Linné, dans lequel on les avait longtemps rangées. Cette utile réforme ne permettra plus de confusion dans des objets qui, quoique présentant des rapports, oui pourtant entre eux des différences assez grandes. Caractères : coquille équivalve, inéquilalérale, trapézi forme. ventrue, à crochets écartés, séparés par la facette du ligament; impression musculaire antérieure formant une saillie à bord anguleux ou auriculé; charnière linéaire, droite, munie de petites dents transverses, el ayant à ses extrémités deux à cinq côtes qui lui sont parallèles; ligament tout à fait extérieur. Les Coquilles qui appartiennent à ce genre sont généralement très-renflée», grosses et épaisses, surtout dans les espèces fossiles; le côté antérieur est séparé du reste par une sorte d'angle obtus, qui coupe la Coquille, ce qui rend le corselet fort large; les impressions musculaires qui. dans la plupart des autres Conchifères, sont enfoncées, présentent ici des élévations, des saillies plus ou moins considérables, surtout pour l'impression antérieure qui prend quelquefois la forme d’une languette auriculiforme. Ce genre se compose d'un trèspetit nombre d'espèces; une seule vivante ou à l'état frais, quelques autres fossiles, généralement dans des terrains anciens. Ménard de la Groye dit en avoir trouvé des moules et des impressions dans un calcaire oolitique des environs du Mans. Basterol en a trouvé également, mais aussi peu reconnaissables que les premières, à Sauces, près Retbel, dans le sable vert. Celles des environs de Paris paraissent même devoir appartenir aux plus anciens dépôts qui se sont formés surla Craie.
CtcoLLÊF. Ai'Rtr.i LiFtRE. Cucullœa auriculifera , Lamk. (Anim. sans vert. T. vi, part. lr®, p. 31, na I); Area cucullala , L.. Chemnitz (Conch. 7, tab. 53, fig. 52G et 527); Area convaincra , Encycl. (pl. 504, fig. 1, a, b. c). Elle se distingue facilement, comme espèce, par les attaches musculaires, par les stries fines, qui se croisent sur sa surface, par sa couleur fauve cannelle en dehors, et violâtre en dedans, surtout vers le côté antérieur, ainsi que par sa charnière qui ne présente qu'une ou deux côtes transverses. Celle Coquille, nommée vulgairement le Coqueluchon, vient de la mer des Indes. Elle acquiert quelquefois jusqu'à (rois pouces huit ligues de largeur.
CccolléeCrassatine. Cucullœa Crassalina , Lamk. (/oc. cil. et Ann. du Mus. T. vi, p. 538), figurée dans Knorr (p. 11 , 1. 25, fig. 12). Celle-ci présente quelquefois plus de longueur que la précédente et atteint jusqu'à quatre pouces de large; elle se distingue en outre par les impressions musculaires qui, quoique saillantes à l'intérieur, ne présentent point un appendice auriforme; les côtés de la charnière, plus larges, sont munis de quatre à cinq côtes transverses. Ce qui est surtout remarquable dans cette espèce, c'est que, par la disposition des stries, on pourrait en faire deux ;
car l'une des valves a les stries transverses très-fortes, tandis que sur l’autre ce sont les longitudinales qui sont le mieux marquées. Il faut avoir eu souvent occasion de les voir encore réunies par le sable qu'elles renferment, pour s*en faire une plus juste idée. On la trouve fossile aux environs de Beauvais, à Bracheux et à Ahhecourt, où elle est très-commune, mais aussi trèsfriable.
CDCGLLIE. CncuUia. ms. Genre de Lépidoptères nocturnes, établi par Ochsenheimer aux dépens du genre Noctuelle de Lntreille. Il a pour caractères : dernier article des palpes très-court, cylindrique, tronqué et presque nu; antennes très-longues et filiformes dans les deux sexes ; avant-corselet Tonnant une sorte de capuchon qui cache en partie la tète; ailes supérieures étroites et lancéolées; abdomen long et effilé. On observe dans les chenilles, qui sont glabres et monoliforines , seize pattes. La chrysalide a l'enveloppe de la trompe, des pattes cl des ailes prolongée en une sorte de gpine séparée de l’abdomen. Ces Lépidoptères sc distinguent aisément des autres Noctuélites par leur port qui rappelle celui des Sphinx et surtout par la forme de leur avant-corselet qui s'avance au-dessus de la létc eu la cachant, ce qui leur a valu le nom de Cucullie. Toutes les espèces connues jusqu'à ce jour sont d'Europe; leur nombre s’élève à dix -neuf; elles ne volent que le soir el se tiennent appliquées, pendant le jour, contre les tiges des plantes el les troncs des arbres. U Ctcm.ir. ombrageuse, N. umbratica, L., a les ailes supérieures grises en dessus, avec une teinte bleuâtre et le centre un peu roussàlre; des nervures blanches cl élégantes vers l'extrémité ; des lignes noirâtres entre elles; deux raies anguleuses, d’un gris foncé el un liséré noir près du bord terminal. Les Cucullia rcrbasci , acrophulariœ , a sic ris , sautonici , laclucœ y chamomillœ, artvmisiœ , argent iiut , etc., sont les autres espèces principales.
CUCULLIFÈRE. Cuculli férus. bot. Épithète que donne Mirhel â l'androphore, quand il est chargé d'appendices en forme de cornets, comme on le voit dans quelques Asclépiadées.
Cl’CULL) FORME, bot. C'est-à-dire roulé en cornet. Tels sont les pétales de Y Aquilcgia tulgaris, etc.
CGGULUS. ois. V . Cou cor.
CICU.MIS. moi l. Klein sépara sous cette dénomination générique, des Volutes de Linné, des Coquilles qui appartiennent presque toutes au genre Marginelle de Lamarck.
CICLMIS. BOT. V. Coxcombre.
CIJCUPICUS. ois. Synonyme de Coucoupic.
CCCURBITA. bot. V. Courge.
CUCURHITACÉES. Cucurbilaccœ. bot. Famille naturelle que Jussieu avait placée dans sa quinzième classe, c'est-à-dire parmi les plantes Diclines. En effet, toutes IcsCucurbitacéesonl des fleurs unisexuées, généralement monoïques. La classe des Diclines ayant été justement supprimée, la famille des Cucurhitacées vient prendre rang parmi les familles polypélales, à ovaire infère. Les Cucurhitacées sont toutes des plantes herbacées. Leur racine est grêle dans les espèces annuelles, fréquemment é|>aisse, charnue el tuhérifonne dans le
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pelil nombre de celles qui sont vivaces. Les tige* sont on étalées sur le sol, ou volubiles au moyeu des vrilles nombreuses qu'elles présentent. Ces tiges sont tantôt cylindriques, tantôt anguleuses, fréquemment creuses intérieurement. Leur surface externe, ainsi que celle de toutes les autres parties herbacées de ces végétaux, est souvent hérissée de poils très rudes. Les feuilles sont alternes, pétiolécs, plus ou moins profondément lobées. Les vrilles naissent un peu sur la partie latérale des pétioles. Elles sont simples ou rameuses. Les fleurs sont presque constamment unisexuées et monoïques; très-rarement elles sont hermaphrodites. Elles offrent un calice et une corolle; le premier est tubuleux à sa base et adhérent avec l’ovaire infère, dans Tes fleurs femelles ou hermaphrodites ; cette partie inférieure et tubuleuse manque dans les fleurs môles. En général, lesdeux enveloppes florales sont tellement soudées et confondues entre elles par leur partie inférieure, qu’un grand nombre d’auteurs les considèrent comme un périanthe simple. Le limbe du calice est à cinq divisions plus ou moins profondes et qui, fréquemment, paraissent naître de la face externe de la corolle. Celleci est formée de cinq pétales, rareinent distincls les uns des autres, le plus souvent soudés entre eux, de manière à constituer une corolle monopélale. à cinq lobes plus ou moins profonds. Dans les fleurs môles, l’ovaire et le tube du calice qui adhèrent avec lui manquent totalement. Les étamines sont au nombre de cinq ; leurs lilets sont réunis et soudés, tantôt en une colonne simple et centrale, ou en trois faisceaux inégaux, dont deux sont formés chacun de deux lilets réuni;, le troisième étant simple, c’est-à-dire qu'elles sont monadelphes ou polyadelphes. Les anthères ont une organisation extrêmement singulière et la même dans tous les genres de la famille, à l'exception du Grottovia. Elles sont linéaires, à une seule loge s'ouvrant par toute la longueur d’un sillon longitudinal. Chaque anthère, placée au sommet d’un des filaments qui s'élargit vers sa partie supérieure, est recourbée trois fois sur elle-même, de manière à représenter irrégulièrement une placée horizontalement et dont les branches seraient très-rapprnehées les unes des autres; et comme dans le plus grand nombre des genres, les étamines sont disposées en trois faisceaux, les anthères sont également réunies, savoir : quatre deux à deux, la cinquième restant simple. Le centre de la Heur est occupé par un disque ou bourrelet concave et glanduleux, qui semble être le vestige de l’organe sexuel femelle avorté. Dans les fleurs femelles, on trouve sur le sommet de l'ovaire un rebord circulaire, saillant et glanduleux, qui forme un véritable disque épigyne. Le style est ordinairement simple, épais et charnu, quelquefois un peu tribolé à son sommet qui se termine par trois stigmates épais, glanduleux, souvent bilobés. La structure de l'ovaire est encore aujourd'hui un sujet de contestation parmi les botanistes. 11 est toujours à une seule loge; dans deux genres seulement il ne contient qu'un seul ovule attaché immédiatement au sommet (Sicyo» et Gronociu). Dans tous les autres genres, il renferme un nombre plus ou moins considérable d'ovules attachés horizontalement à trois trophospermes pariétaux, très épais,
triangulaires, contigus les uns aux autres par leurs côtés, et remplissant totalement la cavité de l’ovaire. Le fruit varie beaucoup dans sa grosseur . sa forme, et inéine ses caractères intérieurs. En général , il est charnu intérieurement, et reste en cet élaljusqu'ô parfaite maturité; d'autres fois il se dessèche après avoir été manifestement charnu. La partie externe du péricarpe est assez souvent épaisse, dure et presque ligneuse. Coupé en travers , le fruit des Cucurbitacées présente, dans le plus grand nombre de cas. une cavité irrégulière aux parois de laquelle sont attachées les graines, au milieu d’un tissu cellulaire et filamenteux très-épais. Dans la Bryone. où le fruit est très-petit en comparaison des graines, dont le nombre varie de trois à six. on n'aperçoit pas cette cavité; tout l'intérieur du péricarpe parait eu quelque sorte rempli par les graines. Dans l'espèce de Courge, connue sous le noiu de Pastèque ou Melon d'eau ( Cucurbita Citrullus , L.), l’intérieur du fruit, au lieu d'offrir une cavité interne, est plein et charnu, et les graines sont placées chacune dans autant de petites cavités, dans le voisinage des parois du péricarpe. Ce fruit reste constamment indéhiscent. Cependant dans le genre Eeballimn , Rich., les graines, à l’époque de leur maturité, ne restent pas dans le péricarpe; au moment où, par une cause quelconque, on détache le fruit du pédoncule qui le supportait, clics sont lancées avec force et rapidité, par l'ouverture qui se forme ô la base du fruit.
Les graines, ainsi qu'on vient de le voir, sont placées au milieu d’un tissu cellulaire filamenteux, quelquefois abreuvé d'une très-grande quantité de sucs aqueux. Elles sont en général ovoïdes et très-comprimées, entières ou échancrées ô leur sommet, planes sur leurs bords ou relevées d’un petit bourrelet saillant. Chaque graine est entièrement recouverte par ce tissu, et y adhère par tous les points de sa surface externe. Son tégument propre est assez épais, coriace, fréquemment composé de deux feuillets superposés. L’embryon, dépourvu d’eiidosperme , a la même direction que la graine, c'est-à-dire que sa radicule, qui est courte et conique, est tournée vers le hile. Ses deux cotylédons sont assez épais et charnus. La gemmule est extrêmement petite et à peine développée.
Tels sont les caractères généraux que présentent les genres qui constituent la famille des Cucurbitacées. Quelques points de leur organisation sont dignes d’élre brièvement discutés, étant encore l’objet d’upiaions diverses entre les botanistes.
b* Du périanthe. On a vu que les Cucurbitacées étaient pourvues d'un périanthe double, c'est-à-dire d'un calice et d’uue corolle. Cependant un grand nombre d’auteurs les considèrent comme monopérianthées. Cette opinion est-elle très exacte? Ces plantes ont réellement un calice et une corolle, mais ces deux organes sont confluents et soudés par leur hase. Cependant celle soudure n’est jamais telle qu'on ne puisse facilement les distinguer l'un de l'autre, et les lobes qui constituent le liinhe du calice sont distincts de l'enveloppe florale intérieure, qui forme la corolle. Il est d'ailleurs un genre de celte famille qui en présente l'organisation réduite à son état de simplicité, et qui établit en quel-
que sorte le passade entre la famille naturelle des Oucurbilacécs cl celles qui l'avoisinent; c'est le Retire Gronorii l. Dans ce genre, le calice et la corolle sont complètement distincts l'un de l'autre. Le premier, adhérent par ton tube avec l'ovaire infère, offre un limbe cainpamilé, à cinq divisions grandes et aigues. La corolle se compose de cinq pétales très- petits, allongés, spalhulés, alternes avec les lobes du calice, et insérés, ainsi que les étamines , à la base des incisions calicinales. Les étamines sont libres et distinctes, et non soudées entre elles comme dans les autres genres de Cucurbilacées. On trouve également au fond de la fleur, sur le sommet de l’ovaire, un disque concave, environnant la base du style, etc. Il résulte de là, non-seulement que lepérianthe est double, mais encore que ta corolle est composée de cinq pétales, et en outre que, dans le plus grand nombre des cas, la même cause qui tend à souder ensemble la corolle et le calice , réunit également les cinq pétales entre eux. Celte structure de la corolle est également confirmée par l'anatomie et par l'étude des rapports qui existent entre les Cucurbitacées et les autres familles qui sont polypélales.
2° De forai re. L’ovaire est constamment uniloculaire dans lesCucurbitacées et offre trois trophospermes pariétaux , très-épais et triangulaires , qui sont contigus entre eux par leurs deux bords libres; ces bords libres se recourbent à leur base, c’est-à-dire du côlé externe ou pariétal, rentrent en quelque sorte dans l'intérieur des trophospermes, et c'est à la convexité de la saillie qu’ils forment que sont attachés les ovules. Entre les faces latérales par lesquelles ces trois corps triangulaires sont contigus, il s'épanche une substance aqueuse et légèrement charnue, qui , sur la coupe transversale d’un ovaire, se montre sous l'apparence de trois lignes divergentes, bifurquées à leur extrémité externe, et portant les graines en cel endroit. Cel ovaire est donc réellement uniloculaire, à (rois trophospermes longitudinaux attachés à sa paroi interne. Cependant les anciens botanistes ont décrit l'ovaire des Cucurbitacées comme à trois ou même à un plus grand nombre de loges , prenant pour des cjoisons les trois lignes divergentes dont il vient d'être parlé. Sainl-llilaire considère autrement ces trois lignes. Pour lui, ce sont trois branches ou trois laines d’un trophosperme axillaire, pendant du sommet de la cavité unique de l'ovaire à la manière d'un lustre, et portant le.» graines à chacune des deux branches de leur extrémité externe. Mais celte ingénieuse opinion ne parait pas plus fondée que celle qui attribue plusieurs loges aux Cucurbitacées. Dans l'une et dans l'autre on a méconnu la véritable nature des trois lignes qu'on aperçoit sur la coupe transversale de l'ovaire , et qu'on a prises tantôt pour des cloisons, tantôt pour des trophospermes, tandis que, dans la réalité, elles résultent du rapprochement des bords latéraux des trophospermes, le plus souvent soudés par l'intermède d'une substance charnue, d’abord fluide.
Le nombre des genres composant cette famille n’est pas considérable. On peut les diviser en deux sections suivant que le fruit contient une seule ou plusieurs graines.
I» Section. — Fruits monospermes
Sicyoi, L.; Gronocia, L., Sechium.
IIe Section. — Fruits polyspermes :
Soient i, Loureiro; Dry onia , L. ; Elalcrium , Jacq.j Mu rida, Loureiro; Melolhria, L ; Anguria , Plum.: Momordica f L. ; Ecballium , Rich.; Luffa , Cavan.; Cticnmia, L.; Cucurbita, L., auquel il faut joindre lo Pepo de Richard; Trichosanlhes , L.; Ceratosanthes, Rurm.; Myrianthus , Beau vois.
Plusieurs autres genres avaient d’abord été rapportés aux Cucurbitacées; mais ils en ont été successivement retirés pour former des ordres naturels distincts. Ainsi les Passi/Iora , Tacsonia, etc., constituent la nouvelle famille des PASSirioatES, dans laquelle doit entrer le genre Carica. Les genres f 'evillea et Zanonia forment un petit groupe qu'Auguite Saint -Hilaire a nommé Naniuhrobels et qui établit en quelque sorte la transition entre la famille des Passiflorées et celle des Myrtacées.
Jussieu avait placé les Cucurbitacées dans sa quinzième et dernière classe, c'est à-dire celle des Diclines. Mais les observations des botanistes modernes ont prouvé que cette classe, composée d'éléments hétérogènes, devait être supprimée, et que les familles qui y avaient été réunies, devaient rentrer dans les autres classes de la mél b ode Les Cucurbitacées se rapprochent d'un grand nombre d'autres familles par quelques points de leur organisation ; mais elles n'onl avec aucune des rapports tellement marqués que l'on puisse bien rigoureusement déterminer leur place dans la série naturelle. Ainsi elles ont, par la forme de leur périanllie, par leur ovaire infère, quelque analogie avec les Campnnulacées. Mais, ainsi que l’a fort bien établi A. Saint -Hilaire, c’est parmi les familles de piaules à corolles polypélales qu'il faut chercher tes rapports de ce groupe. Or, parmi ces familles, les Onagraires sont sans contredit celles qui offrent le plus, d’affinités avec les Cucurbitacées. Par le genre Gronoria cl par plusieurs autres, celte famille a quelque analogie avec les Rihesiées; dans l'une et dans l'autre l'ovaire est infère, uniloculaire, et les trophospermes pariétaux. Quant aux Passiflorées, il est facile de sentir les points de contact qu'elles présentent avec la famille des Courges dont elles diffèrent par leur ovaire libre cl pédicetlé, la forme de leurs enveloppes florales, leurs graines arillées et munies d'un endosperme.
CUCURBITAINS. intest. Synonyme ancien de Taenia.
CUCURBITA IRE. Cucurbilaria. bot. Nom proposé parGreville, ( Scot. Crypt .) pour un démembrement du grand genre Sphérie. qui comprendrait les S.cinnabarina, pinaatri, beibcridia et autres.
CUCURBITES. échu». Mercati a donné ce nom au Clypeastcr altua. E. Clypeastre.
CUCURI. rois. Syn. vulgaire de Squale Panlouflier.
Cl’ DON. 019. L’un des syuon. vulgaires de Ramier, Culumba palumbus. V. Pigeon.
CUDOR. ois. Espèce du genre Merle.
CUE1LLER. ois. Synonyme de Spatule.
CUKLLAIRE. Cueüaria. bot. te genre, fondé par Ruiz et Pavon , doit être réuni, selon C. Kunth, au Clclhra. Le Clcthra fagi folia, une des deux espèces qu’a
publiées ce savant botaniste (A'ora Généra et Spccies Pt. coquin. T. m, p. 289), est en effet si semblable au Cuelleria oborata delà Flore du Pérou, qu’il est difficile de ne pas admettre la fusion des deux genres.
COEPI - BOT. y. Codefi .
CCERN1F.R. bot. Syn. vulgaire de Cornouiller, Corn us vin sc u Ki . L.
CUILLER et CUILLER- A-POT. aou.. Nom vulgaire de quelques espèces du genre Céritlie. Les marchands nomment grande Cuiller-à-Pot le Ceriihium palustre , et petite Cuiller-à-Pol le Cerithium sulcatum.
CUILLER DES ARBRES, bot. Paulet (2, p. 1 10, t. 52, f. 1 , 2, 3) décrit et figure sous ce nom. plusieurs espèces d’Agaries, presque sessiles et dont le chapeau a la forme d'une cuiller. Ces Champignons, qui croissent sur le Chêne et l'Hippocastane, paraissent se rapporter & Vjgaricus dimidiatus de Schœffer.
CUILLER D'ÉBÈNE, moll. Nom vulgaire du Cerithium ebenicum.
CUILLER D'IVOIRE, moll. Syn. vulgaire de Pholade Dactyle.
CU1LLERON. ms. On a désigné sous ce nom une portion de l’aile existant généralement chez les Diptères et qu'on retrouve aussi dans certains Coléoptères.