CUL
4. Cuivre arséniaté hexagonal lamelliforme (IlaUy), Kupforglimmer, \V. Cristaux hexaèdre» dont les pans sont alternalivemeul inclinés en sens contraire, t'orinc primitive, suivant Bournon, prisme hexaèdre régulier; suivant Leonhard. prisme oblique rhomhoVdal. Pesanteur spécifique, 2,5. Couleur d'un beau vert d’émeraude. Analyse par Chenevix : Oxide de Cuivre, 58; Acide arsénique, 21; Eau. 21.
5. Cuivre arséniaté prismatique triangulaire; Cuivre arséniaté en prisme trièdre de Bournon. Suivant ce miralogisle, la forme primitive de cette espèce serait le prisme triangulaire équilatéral. Pesanteur spécif., 1.28. Couleur, le vert bleuâtre, qui , par l’action de Pair, passe au vert noirâtre. Analyse par Chenevix • Oxide de Cuivre, 5-1; Acide arsénique, 30; Eau, IG. Le Cuivre arséniaté se rencontre, ordinairement, dans des terrains granitiques dont la roche s’est altérée par la conversion d’une partie du Feldspath en Kaolin. On le trouve principalement dans le comté de Cornouailles, en Angleterre ; à Altenkirken , dans la principauté de Nassau, et aux environs de Limoges, en France.
Cl' ivre sulfaté. Vitriol bleu, Couperouse bleue; Kupfor-yitriol , W. Combinaison d’un atome de bisulfure de Cuivre et d’uu atome d’Eau. Eu poids elle contient : Oxide noir de Cuivre, 31,80; Acide sulfurique, 32,14; Eau, 30, 00, conformément à l’analyse de Proust. Substance d’un bleu céleste, translucide lorsqu’elle est pure; cassure conchoïde; saveur sliplique. La forme primitive de ses Cristaux est un parallélépipède obliquangle. dont les anglesdièdrcs sont de 124° 2', 128® 27' et 109° 32*. Elle est plus ou moins modifiée sur scs arêtes, et ses angles opposés, de manière que les formes secondaires portent toujours l’empreinte visible de ce type irrégulier. Le Cuivre sulfaté est soluble dans l’eau ; exposé au feu, il se fond très-vite, et devient d’un blanc bleuâtre. Si l’on plonge dans une solution de ce Sel un morceau de Fer poli, la surface du Fer se couvre bientôt d’uu dépôt cuivreux. On trouve le Cuivre sulfaté, sous la forme de concrétions, à Saint-Bel. près de Lyon, et il est presque toujours à l étal de dissolution dans les eaux voisines des mines de Cuivre.
Cuivre hépatique. y. Cuivre pyriteux.
Cuivre scoriacé- y . Cuivre hydro-siliceux.
Cuivre vitreux, y. Cuivre oxiiiulé.
Cuivre vitriolé, y. Cuivre sulfaté.
CIJA. m ah. Molina seul a mentionné jusqu’ici cet animal du Chili, que sur la légère description qu’il en fait on ne peut classer. Voici ce qu’il en dit pour que l’on puisse le reconnaître, si quelque naturaliste a occasion de le rencontrer. Il ressemble au Furet pour la grandeur, la forme du corps et la manière de vivre; ses yeux sont noirs; son museau est moyen, relevé à l'extrémité comme le grouiu d'un Cochon; le poil tout noir est touffu, mais fort doux; la queue bien fournie est aussi longue que le corps. Il vil de Souris. La femelle produit deux fois l’an , et fait quatre ou cinq petits à chaque portée.
CUJAV1LLUS et CUJAVUS. bot. Syn. de Psidium pumilum et de Psidium py ri forum , L. Goyavier.
CMJELIER. ois. Même chose que Pipit Farlouse , Alnuda moscltanu, Gmel. y. Pipit.
CUJÈTE. Cujeta. bot. Espèce du genre Crescenlic. j y. ce mot.
CCL- BLANC, ois. Syn. vulgaire de Traquct Molteux, Mol ad lia Ænanthe. Ce nom a été encore donné à d’autres petits Oiseaux de l’ordre des Grades.
CULCAS1A. bot. Pallsot de Beauvois ayant observé aux environs de Chaîna, en Afrique, une Arofdée portant ses fleurs au sommet du spadice, lequel est nu dans les vrais Gouels. reconnut que celte plante devait former un genre nouveau pour lequel il adopta le nom de Culcasia, pris dans Gaspard Baiihiii; à la même époque Ventenat faisait une revue générale desAroïdées et créait le genre Caladium dans lequel il a compris la plante de Beauvois qui a donc pris le nom de Caladium | scande n s.
I CGLCITE. Culcita. échu. Genre établi dans In famille des Stellérides, classe des animaux Badiaires ou Echi- ; nodermes, par Agassiz qui lui assigne pour caractères : corps pentagonal, fendu aux angles; orifice du canal intestinal unique, dépourvu de dents, entouré de su- ! coirs; un tubercule lamelleux entre les deux rayons postérieurs de la face dorsale; plusieurs rangées de pédicules depuis la bouche jusqu'à l'extrémité des rayons. Le type de ce genre nouveau est le Culcila discoidea que Lainarck a placé parmi ses Astéries.
CULCIT1ER. Culcilium. bot. Genre de la famille des Synantbérées, Syngénésie égale. Lin., établi par liumboldt et Bonpland qui Font ainsi caractérisé : iiivolucre composé de plusieurs folioles égales, réunies par leur base, dépourvu de calicule; réceptacle garni de poils; tous les fleurons tubuleux et hermaphrodites; anthères nues à leur base; aigrette poilue et sessilc. Ce genre a, selon K nul h . une grande affinité avec le Cacalia} et devra peut-être lui être réuni; il ne s’en distingue en effet que par le port et l’absence du calicule. Les Culciliers sont des plantes herbacées, laineuses, à tige simple, unillorc. quelquefois, mais rarement, rameuse et piuriflore. Leurs feuilles sont alternes et entières; leurs fleurs, de couleur jaune, sont le plus souvent pen- ; chées.
Outre les deux espèces sur lesquelles le genre a été fondé, et qui ont été décrites sous les noms de Culcitium rufosccns et canescens , C. Knnlli en a publié trois autres qu’il a nommées Culcilium lcd i fol tum , relies u m et nivale. Ces deux dernières sont figurées | (üYop. Gen. et Spec. PI. (équin. T. iv, t. 3G2 cl 305).
! La lige du Culcilium re/tesum , couverte de feuilles 1 courtes, larges et réfléchies, lui imprime une ressemblance avec certains Gnapbales ; aussi Lainarck et Willdenow l'avaient ils antérieurement placé dans ce genre en le nommant Gnaphalium unifiant ut. Toutes ces espèces sont indigènes des Andes du l’éruu. cl principalement des liantes chaînes qui avoisinent Quito.
CUL-DE-LAMPE. MOLL. Toutes les Coquilles lurbinées qui ont line spire arrondie cl un peu courte, sont dites eu forme de Cul de-lampe. C'est surtout parmi les espèce du genre Sabot, J'urbo, que l’on a trouvé le plus souvent à faire l'application de cette dénomination vulgaire.
CUL-DE-SINGE. ioll. Nom vulgaire du Buccinum i persicum, L. y. Pourpre.
CULEN oc CULLEN. bot. Syn. de Psoralée glanduleuse.
CULEX. ms. F. Cousin.
CULHAMIE. Culhamia. bot. Synon. de Slerculie à feuilles de platane.
CULIC1VORE. Culicitora. ois. Swainson propose la formation de ce genre, dans l’ordre des Insectivores, pour un Gobe-Mouche nouveau décrit par Teinmiuck sous le nom de Muscicapa slenura, et figuré pl. 107 de ses Ois- col. Les caractères sur lesquels Swainson établit ce genre sont : un bec court; des ailes très-courtes, arrondies; première «(deuxième rémiges étagées, troisième, quatrième, cinquième, sixième et septième presque égales; queue grêle, allongée, étagée; pieds faibles, longs; tarses recouverts sur les côtés par de nombreuses squamclles.
CUÜCOIDF.. Culicoides. ms. Genre de Diptères, établi par Lalreitle, et ayant pour caractères : des ailes en toit; un bec conique, plus long que la tète; les antennes de quatorze articles, velues, le second et les six suivants cylindriro-ovoldes , Ie6 quatre ou cinq venant après plus allongés, presque cylindriques, le dernier plus grand, cylindrico- ovoïde. Ce genre appartient à la famille des Némocèrcs et ne diffère des Psychodes que par la bouche formant un bec plus long et par les antennes plus allongées, garnies de poils, mais point disposées en verticillei. On ne connaît encore que la Ci LicoÏDE ponctuée, Culicoides punctata, Lalr. ; elle s'applique souvent contre les vitres des fenêtres. Meigen ( Descript. sysl. des Dipt. d’Europe, T. i, p. 68) rapporte celle espèce au genre Cératopogon, et ne la distingue pas du Cul ex pulicaris de Fabricius et de Linné.
Cl'LI-HAN. bot. Arbre de l’Inde, que l’on regarde comme une espèce du genre Laurier.
CULILAWAK. bot. Écorce aromatique usitée dans l'Inde, pour son parfum qui lient à la fois de celui du Girolle et de la Muscade. Linné, d’après l'indication de Rumph, a placé l’arbuste qui produit cette écorce dans son genre Laurier.
CULLAY. bot. F. Qcilleja.
Cl'LLE. moll. Synonyme vulgaire de Solen.
CUL-LUISANT oc CU-LU1SANT. ms. Syn. vulgaire de Lampyre luisant.
CULLUMIE. Cullumia. bot. Genre établi par Brown, dans la famille des Synanthérées Corymbifères; il y réunit les Berckheya ci lia ris . sclosa et squarrosa de Willdenow, et lui assigne les caractères suivants: involucrc formé d’écailles imbriquées, soudées ensemble par leur base, souvent surmontées d'un appendice foliacé; réceptacle plan, profondément alvéolé, portant des écailles suhulées; les demi-fleurons de la circonférence sont neutres; les fieurons du disque sont égaux, réguliers et hermaphrodites; les fruits sont dépourvus d’aigrette et enchâssés en partie dans les alvéoles du réceptacle. Ce genre a beaucoup d’analogie avec Y Arc totheca ; mais il en diffère surtout par son involucre dont les folioles sont soudées.
CULMIFÈRE. Culmifere. bot. On désigne quelquefois par cette épithète, les végétaux dont la lige constitue un chaume.
CULMITES. ross. Nom que donne Brongniard dans son
J histoire des végétaux Fossiles, à certaines tiges con- ) servées en empreintes ou incrustées dans les roches qui sont pour la génération actuelle les archives de la ' haute antiquité du règne végétal.
CULON. BOT. F. l’SORALF.A GLANDTLOSA.
CULOT, sis. Nom que l’on donne au globule métal- ; lique, qui reste au fond d’un creuset, lorsqu’on fait l’essai d’un minerai, pour connaître les proportions | exactes du métal qu’il renferme à l’état d’alliage ou de I combinaison.
CULOTTE DE SUISSE, moll. Synonyme vulgaire de Rocher Flambeau et de Volute Turbinelle.
Cl'LPEU. mam. Cet animal du Chili, mentionné par Molina, parait être le Chien de ces contrées.
CULTB1DENDRIS. bot. Nom proposé par Du Pelil- Thouars (Histoire des Orchidées des lies australes d’Afrique) pour une Orchidée de la section des Épideudres, et qui répond au Dendrobium cuit ri forme deSwartz. Cette plante ne possède qu’une seule feuille radicale; et ses fleurs, de couleur blanchâtre, sont disposées en une panicule simple. Elle croit dans Ulle-de- ; France où elle fleurit au mois de septembre. Du Petit- 1 Thouars l’a figurée lab. 80 de son ouvrage.
CULTRIFORME. Cultriformi». bot. C’est-à-dire aminci en manière de lame de couteau; telles sont les . feuilles d’une espèce de Mesembryanthemum.
CULTRIROSTRES. ots. C’est-à-dire Bec en Couteau. Nom donné par Cuvier à une famille d’Échassiers qui comprend les genres Grue, Héron et Cigogne.
CUMARCENA. bot. Synon. de Coumarou. F. ce mol.
CUMARUMA. bot. F. Coi 'Maroc.
CUMÊTE. bot. Espèce du genre Eugenia.
CUMIN. Cuminum. bot. Genre de la famille des Ombellifèros, Penlandric Digynie, que Tournefort a ! confondu avec le Fœniculum. Caractères . involucre I et involucelles composés d’un petit nombre de folioles;
pétales preiqu’égaux, infléchis et légèrement échancrés; ; akènes ellipsoïdes, striés. Une seule plante, indigène 1 de l’Égypte et de l’Éthiopie, compose ce genre. C’est I le Cumin officinal, Cuminum Çyminum , L.; tige de quinze pouces et plus, rameuse, dicholouie, glabre inférieurement, et légèrement velue à sa partie supé- ; rieure. Feuilles Internées et composées de folioles glabres, ovales, lancéolées, découpées en lanières presque capillaires. Fleurs, tantôt blanches, tantôt purpurines, disposées en ombelles terminales, à rayons peu nombreux. On cultive cette Ombellifère assez abondamment en Europe et surtout en Allemagne à cause de ses fruits qui sont quelquefois velus, mais le plus souvent glabres. Ces fruits, improprement appelés graines, ont une saveur aromatique, très-agréable aux peuples du Nord,
! qui les mélangent dans leur pain. On dit aussi que les Hollandais en parfument quelques uns de leurs fromages. Leurs propriétés médicales sont absolument analogues à celles de l’Anis, du Fenouil et d’autres Ombellifères très-odorantes, c’est-à-dire que le Cumin est un stimulant assez énergique; elles y sont seulement plus exaltées . car l’huile volatile, qui est le principe actif de ces propriétés, y est aussi abondante et beaucoup plus : pénétrante que dans ces plantes aromatiques. C’est sur- 1 tout la médecine vétérinaire qui en fait un grand usage.
CÜN
eux
en l'associant, sous forme de poudre ou d'élecluaire, à i d’autres médicaments toniques.
On appelle vulgairement Cumin bâtard le Lagœcia i Cuminoides; Cumin cornu VHypeeoum procumbens; Cumin des prés le Carutn Carti ; Cumin noir le AVtjclla sut ira; Cumin indien le Myrtus Cumini, L., qui appartient aujourd'hui au genre Calyptranthe.
CUMINOIDES. bot. Le genre Lagœcie, L., était appelé j Cuminoides par Tournefort. y. Lagoecie.
CUMMING1E. Cummingia. bot. Genre de la famille J des Asphodclées. Hexandrie Monogynie, établi par Don, en faveur d'une plante rapportée par llooker au genre Conanthère. Caractères : périanlhe presque supère, ! campanule, à six division», décidu; anthères couni- ; ventes, échancrées à leur base et insérées sur des fila- > ment s très-court s et dilatés ; ovaire triloculaire ; capsule à trois loges oligospermes. La seule espèce connue jus- ; qu'ici, Cummingia campanulala (Exot. fi. 3. t. 214), I est originaire du Chili.
CUMM1NGT0NITK. min. Substance encore peu exami- | née, nue qui parait se rapprocher de rAclinole, d’après l'analyse qu’en a faite Thompson. Elle est amorphe ou | légèrement fibreuse, d'un vert sale, disséminée avec le 1 Quartz et le Grenat brun, dans une roche de Cumin ington, dans le Massacliusset.
Cl'.MIi Ail. MAN. V . KlMRAII.
CUMU.NA. Synonyme de Chou vert.
CUN'CÉE. Cuncea. bot. Uamilton avait formé, sous ce nom, dans la famille des Ruhiacées, Télraudrie Tri- J gynie. un genre qui a été réuni au genre Ernodée. La seule espère qui le constituait, Cuncea trifida, est J devenue Y Ernodta nepalensis de Sprengel et de la I plupart des botanistes, excepté de De Candolle qui a | conservé le genre Cuncée tel que Uamilton l'a établi.
CUN ÉIFORME. Cuneiformis. bot. Qui a la figure d’un ' coin. Celle épithète s’applique à tous les organes des végétaux, qui vont en s’élargissant dans leur partie supé- ! rieure. laquelle est tronquée : ainsi les feuilles de YHy- ! drocotyte tritoba, du Saxifraga trilobataf\e% foliolesdc j I* 'Adianihum capilius Eeneri», etc., sont Cunéiformes. !
CUNÉIROSTRE. ois. Terme employé pour désigner j les Oiseaux dont la forme du bec approche de celle d'un coin.
CUNEUS. moll. y. Cytqlrêe et Mëhêtrix.
CUMCl'LUS. sm m r. Lapin.
CINILE. Cunila. bot. Vulgairement Conièle. Genre | de la famille des Labiées, Didynamie Gymnospermie. J Caractères . calice cylindrique, marqué de dix stries , à cinq dents, et velu à l'entrée du tube; corolle bilabiée : j la lèvre supérieure droite, plane et écliancrée, l’infé- J rieure trilobée; deux étamines stériles (et* qui devrait faire placer ce genre dans la Diandrie, avec les Sauges et autres Labiées à deux étamines fertiles). Ce genre n'offre qu'une très-légère différence, dans la forme de 6a corolle, d'avec celui des Ziziphora , L. Aussi La- j toarck. ainsi que d’autres botanistes, Jes ont-ils réunis, i Le Ziziphora ctinopodioides , Lamk. (Illusl., I. p. 03), | est le Cunila capitula de Linné. Les espèces de ces deux j genres, encore très-peu nombreuses, sont de petites plantes herbacée*, à fleurs en corymbes ou vcrticillées, | axillaires et terminales. I
CL’NINQ. pois. Espèce du genre Spare.
CUNNINGHAMIF.. Cunninghamia. bot. Ce nom avait d'abord été donné par Schrcber, au genre Manalia d'Auhlcl; mais le changement arbitraire, opéré par le botaniste allemand, doit être considéré comme non avenu, et le genre Manalia conservera son nom. Richard a proposé le nom primitif de Cunninghamia pour un genre de la famille des Conifères, que Salishury avait nommé Bclis, nom qui se confond trop avec celui de Bellis donné à un genre de la famille des Corymbifères. Voici les caractères du genre Cunninghamia de ftichard, qui ne compte que l'espèce suivante :
la CCNNISGIIAMIE DE LA CHINE, Cu HUI IKjha III ia Si-
nensis, Ricli., Conif., t. 18, f. 3; Pinus lanceolala, Lambert (Pin., t. 54); Bclis jaculi folia, Salisb. (7V. Lin., 8). C'est un grand arbre à rameaux cylindriques, striés, chargés de feuilles très- rapprochées, sessiles, lancéolées, étroites, très-aigues, entières, ou légèrement deuliculées sur leurs bords, roides et coriaces, d’un vert clair, glauques à leur face inférieure. Les fleurs sont monoïques; les chatons mâles sont ovoïdes, formés d'écailles minces, deuliculées et imbriquées; chaque écaille qui est onguiculée à sa base y porte sur le côté externe, trois anthères oblongues, pendantes, attachées seulement par leur sommet, contiguës latéralement. Les chatons femelles sont ovoïdes, arrondis, composés d'écailles imbriquées et aigues, portant à leur face interne une très petite écaille à laquelle sont attachées trois fleurs renversées. Le chaton fructifère est ovoïde, un peu aigu à sou sommet, assez analogue pour la forme et la grosseur au fruit du Sagus. il est formé d'écailles imbriquées, aigues, finement deuliculées, portant chacune au dessous de la petite écaille dont nous avons parlé précédemment trois fruits. Quelques unes cependant sont stériles. Les fruits offrent la structure suivante : ils sont ovoïdes. lrès-cou>priinés . minces et membraneux sur leurs bords, attachés par leur base, à la partie supérieure de l'onglet qui termine l’écaille; le péricarpe, qui n'est autre que le calice, recouvre immédiatement la graine sur laquelle il est intimement appliqué; il est membraneux latéralement, légèrement ombiliqué dans son sommet qui est renversé; la graine offre exactement la môme forme que le péricarpe auquel elle n'adhère que par sa base ; son épisperme ou tégument propre est membraneux, mince, adhérent à l'amande par son sommet. L'endosperme est charnu, et contient dans son centre un embryon cylindrique renversé, c’est-à-dire ayant la radicule opposée au bile et adhérente avec lYndosperine ; les cotylédons sont au nombre de deux seulement. Cet arbre commence à se répandre dans les jardins des amateurs. Ou te rentre dans la serre tempérée pendant l'hiver; mais il est probable que, si l'un parvient à le multiplier davantage, il finira par s'acclimater en pleine terre.
CLNOLITES. po lt P. ross. y. Ctclolite et Hystêrolithe- Le nom de Cunolile a été plus particulièrement donné au Cyclolites elliptica de Lamarck.
CUNONE. bot. P". Ccnonie.
CUN0N1ACÉKS. Cunoniaceœ. bot. Jussieu a placé à la suite des Saxifragérs, plusieurs genres qui s’en distinguent surtout par leur port, leur tige arborescente.
CCP
leurs feuilles opposées : tels sont ICeinmannia et Cunonia. Brown a fait de ces genres, auxquels il en a joint quelques autres, une petite famille qu'il a nommée CcxoxiacEes. Ce sont des arbres ou des arbustes portant des feuilles opposées, avec des stipules intermédiaires ou des feuilles verlicillées, le plus souvent simples. quelquefois composées. I.curs fleurs offrent divers modes d'inflorescence; elles sont quelquefois solitaires et' axillaires ; quelquefois réunies en capitules pédonculés. ou enfin elles forment des grappes ou panicules rameuses. Le calice est monosépale, à quatre ou cinq lobes profonds. La corolle sc compose de cinq pétales insérés à la base du calice, en dehors des étamines. Dans quelques genre* la corolle manque entièrement ; les étamines sont généralement nombreuses, attachées au pourtour de l'ovaire, sur un disque périgyne, qui manque dans plusieurs genres. Le pistil est libre et se compose de deux ovaires accolés et soudés à leur base par leur côté interne, terminés chacun par un style assez long, au sommet duquel est un très-petit stigmate. Chacun de ces ovaires est à une seule loge, et contient un nombre assez considérable d’ovules attachés à un tropfaosperme placé sur le côté interne, qui forme la cloison. Le fruit est une capsule biloculaire, s'ouvrant en général par une fente longitudinale ou restant close. Les graines se composent d'un embryon axile, dressé au milieu d'un endosperme charnu.
Brown rapporte à cette famille les genres Cunonia, L., Lamk., lllust., t. 371 ; tf'cinmannia , L.; Cerato • petalum , Smith; Callicoma, Brown; Codia, Forsl.j Jteo, L.,et Douera , Brown.
CCNONIE. Cunonia. bot. L'n arbrisseau originaire du Cap, forme ce genre qui est devenu le type de la famille des Cunoniacécs. Ses rameaux sont ornés de feuilles opposées, péliolées, imparipinnées, composées de deux à trois paires de folioles lancéolées, terminées en pointe à leurs deux extrémités, dentées en scie latéralement, glabres des deux cdtés. On trouve une stipule de chaque côté de la tige entre les feuilles. Les fleurs sont petites et forment des grappes allongées, cylindriques, dressées, plus courtes que les feuilles. Le calice est monosépale , à cinq divisions très-profondes et persistantes; la corolle se compose de cinq pétales égaux, dressés. Les étamines sont au nombre de dix, plus longues que la corolle, insérées ainsi que les pétales à la base du calice. L'ovaire est profondément bilobé, chaque lobe se termine à son sommet par un long style. Le fruit est une capsule bilobée, à deux loges polyspermes.
CUNTCR. ois. Synonyme de Calharte Condor.
CBP&NENl. bot. Rhécde nomme ainsi une espèce d’Acalypha, et Adansnn. dans ses familles naturelles, adopta ce nom pour désigner le genre.
CUPANIE. Cu/ania. bot. Genre de la famille des Sapindacées. Oclandrie Monogynie, établi par Plumier, adopté par Linné, puis enfin caractérisé de la manière suivante par De Candolle : calice à quatre sépales; cinq pétales intérieurement glabres et en forme de cornets; huit étamines; style trifide; capsule à trois valves septifères sur leur milieu, à trois loges contenant chacune une ou deux graines droites et munies d'un arille. Le
genre Cupania ainsi défini, se compose d'arbres A feuilles piunécs sans impaire, à fleurs souvent mâles par avortement; il se partage en trois sections. La première (Trignnis) est distinguée par ses pétales roulés en cornets au sommet; elle renferme huit espèces, toutes américaines, parmi lesquelles on remarque la plante décrite par Jacquin sous le nom de Trigonis ioincntosu t ainsique trois nouvelles espèces publiées par Kuulh (in HumboUU et Bonpl . iVoro Gênera et Sjtec. Haut, (vquin. 5, p. 123, 120 et 1 -*7 ). La seconde section, constituée avec le Motinœa , Jussieu et Lamk., comprend quatre espères, toutes indigènes des Indes- Orientales et des lies de France et de Bourbon. Elle est caractérisée par ses pétales planiuscules un peu plus grands que le calice, et ses filets courts et velus. La troisième a des pétales ohlusémcnl dentés au sommet, irfsérés sur un disque hypogyne, à cinq divisions ou à cinq tubercules. Elle porte le nom d 'CUlontaria et ne contient qu’une seule espèce, Cupania dentatu, du Mexique. La quatrième section, formée du genre Gnioa, a aussi reçu ce dernier nom. De Candolle incline à penser qu’elle doit continuer d’étre considérée comme genre distinct : des pétales plans, plus pelils que le calice, des filets glabres, une capsule à (rois appendices en forme d’ailes , ou peul-élre à trois carpelles distincts, caractérisent suffisamment cette section. Elle ne renferme qu’une seule espèce, Cupania ientiscifotia , Pers., ou Guioa tentiscifotia , Cavau. { Icônes , 4. p. 43, t. 373), arbre qui croit à Iiahao, l'une les Iles des Amis.
CÜPAR1. bot. V . Fautel.
CüPÈS.Cwpes.ins. Genre de Coléoptères penlamères, établi par Fabriciuset adopté par Lalreille qui le classe dans la famille des Serricornes. Caractères : palpes égales, terminées par un article tronqué; antennes cylindriques. A l’aide de ces signes, on peut distinguer facilement ce genre de celui des Lymexylons et de celui des Alraclocères, auxquels il ressemble par une télé entièrement dégagée et séparée du corselet, par la forme linéaire de leur corps, par leur sternum antérieur, ne faisant pas saillie; parleurs mandibules courtes, épaisses, échancrées ou terminées par deux dentelures; par leur mâchoire offrant deux petits lobes dont l’extérieur est allongé ; enfin, par une languette bifide et des pieds courts. On ne connaît qu'une espèce propre à ce genre : le Cdpès a tète jaune. Cupea capitata, Fab. Il a été figuré par Coquebert (Illustr. feon. Insect., fasc. 3, tal». 50, fig. 1), et rapporté par Bosc.de la Caroline du Sud.
CGPHÉE. Cvphca. bot. Genre de la famille des Sali cariées. Dodécandric Monogynie, L., qui se compose de vingt -cinq à trente espèces dont plus de la moitié ont été découvertes par Ilumboldt et Bonpland, et viennent d'étre récemment décrites d’une manière si exacte par Kunth (in Ilumb. Nova Gcner. et Sjtec.t 6). Toutes ces espèces, qui sont des arbustes ou des herbes généralement très-visqueuses, sont originaires des contrées chaudes de l'Amérique. Leurs feuilles sont opposées, plus rarement vertlci liées par Irois ou par quatre, toujours très-entières et dépourvues de stipules. Les fleurs sont solitaires, portées sur des pédoncules extra-
axillaires, alternes, accompagnés de bractées, et se i réunissant pour former des épis ou des grappes termi- ! nales. Elles sont ordinairement penchées, en général violettes, mais jamais blanches. Leur calice est tubuleux, présentant supérieurement A sa partie postérieure une gibbosité ou une sorte d'éperon obtus; son limbe est à douze, rarement b six dents peu profondes ; il est coloré et pélaloVde. La corolle est irrégulière, et se compose de six pétales inégaux, insérés entre les dents «lu calice. Les étamines, au nombre de onze à douze, ! rarement moins nombreuses, sont inégales, dressées, 1 attachées à la gorge du calice; leurs anthères sont biloculaires. s'ouvrant par leur côté interne. L’ovaire est sessile. libre, accompagné à sa base d'une glande placée du côté de l’éperon; coupé transversalement, il offre une. très - rarement deux loges contenant de trois ?» un nombre très-considérable d'ovules dressés, attachés à un trophosperme central. Quand l'ovaire est uniloculaire, ce «pii est plus général, le trophosperme se continue supérieurement avec la base du style par le moyen «le deux prolongements filiformes. Le style est simple, terminé par un stigmate également simple ou légèrement bilohé. Le fruit est membraneux , à une, et trèsrarement à deux loges renfermant une ou plusieurs graines lenticulaires. Ce fruit est enveloppé dans le calice «pii persiste; il reste indéhiscent ou s'ouvre seulement d’un côté. Les graines, qui ne sont jamais membraneuses et en forme d’aile* latéralement, se composent d’un tégument mince et coriace, recouvrant immédiatement un embryon dressé, dont la radicule est inférieure, les deux cotylédons arrondis cl foliacés.
Brown a réuni à ce genre le Parsonia de Browne, «pii n'en diffère que par ses étamines, au nombre de | six, au lieu de onze à douze. Le genre Cuphea est extrêmement voisin du genre Salicaire, dont il ne diffère que par son calice gihbeux et éperonné à sa base, et par son disque latéral et non circulaire.
CurnÉE visqueuse. Cuphea viscosissitna, Jacq. Find. 2. t. 177, Lamk., III., t. 407. On cultive communément celte espèce dans les jardins de botanique. Elle est originaire du Brésil. Sa tige, qui est droite et très-visqueuse, s'élève à plus d'un pied, et porte des feuilles opposées. ovales, oblongues. très entières, d'environ un pouce de longueur, rétrécies à leur base en une sorte de pétiole. Les fleurs sont rougeâtres, solitaires et pédonctilées. Le calice, qui est rétréci vers son orifice, offre six dents. La capsule est oblongue et uniloculaire.
Ccpoêe ex épi. Cuphea spicata, Cavan., Icon. rar.f 4, t. 381. Sa tige est herbacée, dressée; ses rameaux sont rudes; ses feuilles oblongues, glabres, un peu rudes sur leurs bords, terminées en pointe h leurs deux extrémités; leurs grappes sont allongées, terminales ou axillaires, composées de Heurs opposées, dont les calmes sont velus, les pétales inégaux cl l'ovaire polyspernie. Elle croit au Pérou et sur les bords du fleuve de la Magdeleine où elle a été observée par llumboldl et Bonpland.
CiPHfcE vERTiciLLtE. Cuphea rcrlicillala, Kunth {in Ifutnb. iVop. Gén., 0, p. 207, t. 552). .Elle vient dans les lieux les plus chauds du Pérou. Sa tige est herbacée, rameuse ; ses rameaux et scs calices sont velus et
visqueux; ses feuilles sont vcrlicillées par trois ou quatre, oblongues, aiguès à leur sommet, arrondies à leur base, rudes et visqueuses à leur face supérieure, velues inférieurement; les fleurs sont ex Ira -axillaires, solitaires ou géminées. alternes; les pétales sont inégaux.
CtPIlfcE A PETITES FLEURS. Cuphea tnicropelala , Kunth ( loc . eit., p. 209. t. 551 ). Cette espèce se distingue des précédentes par sa lige frutescente, très-rameuse, avant ses jeunes rameaux et ses calices un peu rudes; ses feuilles oblongues. lancéolées, roules et scabres, terminées en pointe à leurs deux extrémités; les fleurs sont alternes, tournées d'un seul côté, quelquefois opposées; leurs pétales sont f«»rt petits et leur ovaire est à deux loge* polysperme*, etc.
CCPI oi: CUPIE. Cupia. dot. Genre de la famille des Piiibiacées, établi par le professeur De Candolle, pour plusieurs plantes dont on avait fait jusque-là des genres bien différents. Caractères : tube du calice turbiné, avec le limbe dressé, divisé en cinq lobes aigus et persistants; corolle infuridihulaire dont le tube, plus long <|ue le calice, est cylindrique, sensiblement renflé vers l’orifice; le limbe est partagé en cinq lobes ovalesoblongs et recourbés; filaments des étamines très-courts, surmontés «Panthères oblongues, déhiscentes par le côté supérieur «hrs loges; style en massue . à dix angles ou bien hilohé; baie globuleuse, biloculaire. couronnée par le calice persistant; placentas fongueux et centraux; semences anguleuses , rugueuses vers le bile; albumen caséeux; embryon centripète. Ces plantes, qui appartiennent à l'Asie, présentent des arbrisseaux glabres, à feuilles oblongues, lancéolées; les stipules, placées entre les feuilles, sont larges, et brusquement acuininées; les fleurs, réunies en coryinbes ou panicules triehotoines, sont blanches; elles exhalent une odeur fort agréable.
CUPIDONE. Calananehe. dot. Genre de la famille des Synantbérées, Syngénésie égale, constitué par Tournefort et Linné. Caractères : involucre composé d’écaillcs nombreuses imbriquées, scarieuses, luisantes, qui augmcnhml en grandeur de la circonférence au centre, et dont les intérieures, entremêlées avec les demi-fleurons sont insérées sur le réceptacle; akènes couronnés par une aigrette sessile, f»rinc<! «le cinq écailles élargies à la base et acérées au sommet; réceptacle garni de paillettes. Les espèces qui composent ce genre sont en très-petit nombre; car, en retranchant le Ca tananehe grœea de Linné, qui appartient au genre Scorzonera , il n'y en a guère que trois décrites par les auteurs. Ces plantes croissent dans les lieux stériles, soit «les contrées d'Europe et d'Afrique, baignées par la Méditerranée, soit des Iles de l'Archipel.
CcpiûoxE bleue. Calananehe cærulea, L. Elle est remarquable par ses belles et grandes fleurs d'une couleur azu rée, et solitaires au sommet de longs pédoncules.
Dcsfonlaines a décrit et figuré une nouvelle espèce sous le nom de Calananehe eæspi/osa ( Flora atlantica , il, p. 238, tab. 217). Cette belle plante croit en gazons épais, sur le mont Allas, et contribue, par ses longues racines tortueuses, à fixer les sables mobiles de cette chaîne.
CITRESSOCBIN. Cupressocrinus. échiix. Goldfuss a établi ce genre dans la famille des Crinoïdes, appar-
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