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tenant à sa division des Inarticulés, parmi les animaux Rndiaires, pour (|iiel<|iies espèces fossiles, qu'il a observées dans les terrains de Grauwaclte, et qui lui ont offert pour caractères : lige arrondie, percée d’un canal en forme de croix; cinq pièces renflées au sommet de la litre, entre lesquelles sont articulées les deux premières pièces de la base des rayons, qui sont les plus petites, et sur lesquelles sont placées de larges plaques disposées en pyramides, dont les bords portent de petits appendices mobiles. Goldftiss a nommée Cupressocrintts cratsHê, l’espèce qu’il considère comme le type du genre nouveau.
ClipRESSOS. BOT. r. Cyprès.
CtWLAlRE, CUPUL1FORME. Cupulari», Cupulif or mi s. bot. En forme de coupe ou de cupule. Celte expression s'emploie pour les calices, les corolles, etc., qui sont plans ou simplement un peu concaves.
COPULE. Cupula. bot. Assemblage de bractées ou de petites folioles unies par leur base, environnant une ou plusieurs fleurs femelles qu’elles recouvrent en partie ou en totalité, et qu'elles accompagnent jusqu'à leur état de fruit parfait. Cet organe, qui n'est qu'une modification de l’involucre , ne se rencontre jamais que dans des végétaux à fleurs unisexiiées, ayant l’ovaire infère. La Cupule présente trois modifications principales; ainsi elle est sqiiammacée ou écailleuse, c'est-àdire formée de petites écailles imbriquées, comme dans les diverses espèces de Chêne; elle est foliacée ou formée de petites feuilles plus ou moins libres et distinctes , comme dans le Noisetier; enfin elle peut être péricarpolde, c'est-à-dire composée d’une seule pièce, recouvrant entièrement les fruits et s'ouvrant quelquefois d'une manière plus ou moins régulière, pour les laisser s'échapper à l'époque de leur maturité. Le Châtaignier et le Hêtre offrent des exemples de ccttc sorte de Cupule. Ce que quelques ltolanisles considèrent comme une Cupule dans le Pin, le Sapin et en général dans toutes les Conifères, est bien plus certainement un véritable calice.
COPULE DE GLAND, bot. Paulet nomme ainsi une espèce de Pezize, figurée par Vaillant (liolauivon Parisienne, t. 1 1, f. 1, 2, 5), et que Linné appelle Peziza Capulan's. Bulliard, Persoon et De Candolle pensent que l’espèce figurée par Vaillant est différente de celle de Linné; ils la nomment Peziza crenata .
CLPOLÉE (fi El K), bot. Se dit des fleurs qui sont accompagnées d’une cupule, comme les fleurs femelles du Noisetier, du Hêtre, etc. *
CUPULI FERMES. Cupulifereœ. bot. Famille naturelle de plantes Dicotylédones monopérianthées inférovariées, établie par Richard avec une partie des genres réunis aux Amentacées. Les Cupuliférées , dont le Chêne , le Noisetier, etc. . peuvent être considérés comme les types, se composent d’arbres quelquefois très-élevés, répandus presque également dans toutes les contrées du globe. Leurs feuilles sont simples, alternes, munies chacune à leur base de deux stipules caduques. Leurs fleurs sont constamment unisexuées et presque toujours monoïques ; les fleurs inàlcs forment des chiions longs et grêles, composés d'écailles d'abord imbriquées, puis écartées les unes des autres. Chaque
fleur offre une écaille simple, trilobée ou caliciforme, sur la face supérieure de laquelle sont attachées de six à un très grand nombre d'étamines, sans aucun vestige de pistil. Les fleurs femelles sont généralement placées à l’aisselle des feuilles; elles sont tantôt solitaires, tantôt réunies plusieurs ensemble, de manière à former une sorte de capitule ou de chaton. Toujours elles sont renfermées dans une cupule qui les recouvre presque en totalité; quelquefois chaque cupule ne contient qu'une seule fleur, comine dans le Chêne, le Noisetier; d’au- I res fois la même cupule est commune à plusieurs fleurs, comme dans le Châtaignier, le Charme et le Hélrc. Chaque fleur, étudiée isolément, offre l'organisation suivante : son ovaire est constamment infère et adhérent avec le calice; son limbe est peu saillant; il forme un petit rebord irrégulièrement dcntirulé; du sommet de l’ovaire liait un style court, qui se termine ordinairement par deux stigmates suhulés, rarement par trois qui sont plans, comme dans le Chêne par exemple. L’ovaire offre deux ou trois loges, très-rarement un nombre plus grand, comme dans le Châtaignier commun, notamment, qui en a de quatre à sept. Il est important de remarquer que le nombre des stigmates correspond exactement au nombre des loges du fruit, et que dans les espèces de Châtaignier, qui ont six ou sept loges, on trouve un égal nombre de stigmates. Chaque loge contient un ou deux ovules seulement; dans le premier cas, ces ovules sont suspendus, c’est-àdire attachés au sommet de la loge, niais latéralement; dans le second cas, les ovules sont attachés vers le milieu ou même vers la base de la cloison. Le fruit est constamment un gland, c’est-à-dire un fruit à péricarpe sec, indéhiscent, provenant d'un ovaire infère, marqué d'un petit ombilic à sou sommet, le plus souvent à une seule loge et à une seule graine, par suite d’avortement, quelquefois cependant à deux loges et à deux graines. Ces glands sont enveloppés en tout nu en partie, dans une cupule dont la nature varie. Ainsi celte cupule peut ne contenir qu’une seule fleur ou en envelopper plusieurs. Elle peut élrc formée de petites écailles imbriquées et soudées ensemble dans leur partie inférieure, comme dans le Chêne; elle peut être composée de folioles plus ou moins longues, comine dans le Noisetier, le Charme; enfin elle peut être analogue à une sorte de péricarpe hérissé de pointes roides et s'ouvrir en plusieurs pièces régulières ou irrégulières, comme dans le Hêtre et le Châtaignier. Les graines, dans tous les genres qui forment cette famille, sont constamment d'une grosseur proportionnelle au volume général du fruit. Elles se composent d'un tégument propre, d’une couleur brune extérieurement, pulvérulent ou même soyeux. L’embryon est immédiatement placé sous le tégument propre. Il est renversé, ainsi que la graine, et formé de deux cotylédons extrêmement gros et épais, fréquemment soudés entre eux par leur face interne. La radicule est courte et conique. La famille des Cupuliférées se compose des genres : Chêne, Qncrcus; Coudrier, Corylus; Charme, Car pin us , Châtaignier, Caslança ; et Hêtre, Fagus. Ces genres faisaient partie du groupe des Amentacées, ainsi que nous l’avons dit précédemment. Elle se rapproche des Conifères, qui
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s'en distinguent surtout par leur endosperme. el leur ovaire, constamment à une seule loge et à un seul ovule. Elle a aussi beaucoup tle rapports avec les autres familles qui ont été formées aux dépens des Atnenlaeées, mais elle en diffère par des caractères particuliers. Ainsi elle s’éloigne des l'imaeées. des Salicinées et des Myricécs par son ovaire constamment infère, tandis qu'il est supère dans ces trois familles. On la distingue des Bélulacëes par la structure de ses fruits qui sont simples, environnés d’une cupule; tandis que dans cette dernière famille, les fruits sont minces, réunis à l'aisselle d'écailles épaisses, persistantes, qui constituent de véritables cônes.
CU PL' LITE Cupulila. acal. Genre d'Acalèphes libres, établi par Quoy el Gaymard ( Voyaj;e autour du Monde, p. 85. pl. 11 cl 15), et caractérisé ainsi qu'il suit : animaux mous, transparents, réunis deux à deux par leur base et entre eux par les côtés, à la file les uns des autres, formant des chaînes flottantes, dont une des extrémités est terminée par une queue rougeâtre. rétractile, probablement formée par les ovaires; chaque animal ayant la forme d'une petite outre, à une seule ouverture communiquant à un canal trèsévasé au dedans.
Les auteurs de ce genre ont adopté le nom de Cupulile, parce que ces animaux, pris isolément, ont quelques rapports de forme avec la cupule d'un Gland. Chacun d’eux est uni par sa base à un de ses congénères, el par les côtés à un autre, de manière à former une chaine plus ou moins longue, comme celles des liiphores. De même qu'eux, ils n'adhèrent que faiblement les uns aux autres, el peuvent vivre séparés. C'est du moins ce qui eut lieu pour lin grand individu qui fut trouvé désuni. Cependant il existe une difficulté â cet égard; si les Cupulites peuvent se séparer impunément, à quoi sert celte queue rouge, qu'on voit à l'une des extrémités de la réunion, et qui semble être un chapelet d’ovaires? Elle est contractile et imprime des mouvements à la masse entière. Appartientelle à tous . ou seulement â quelques-uns? et en cas de désagrégation complète, que devient-elle ? Voilà des questions que de nouvelles observations pourront seules résoudre. Quoi qu'il en soit, chaque animal, pris séparément, est arrondi sur les côtés, aplati à son fond, et présente à l'autre extrémité un petit col renflé, terminé par une ouverture étroite et arrondie; c’est la bouche qui s'élargit aussitôt des deux côtés pour former une ample cavité, dans laquelle on ne voit aucune trace de viscères. Les bords de celte cavité servent à la progression de l'individu ; et lorsqu'il y en a plusieurs réunis, elle agit de concert, avec la queue générale, pour les mouvements de la masse.
CUKAGF.. but. Synonyme vulgaire de Polygonuin hydropiper. P. Rcxocêe.
CURAGUA. bot. Nolina, dans son Histoire du Chili, mentionne sous ce nom. une petite espèce de Maïs, qui serait très- remarquable en ce qu’elle aurait scs feuilles dentées.
CURANGUE. Curanga. bot. Genre établi par A.-L. Jussieu sur une plante rapportée de Java par Commerson et qui ressemble parfaitement au Serrahila amara
j de Rumph (Uerb. Amboin., v. 5. p. 450, t. 170). Linné l'avait citée comme synonyme de son Scuiellaria in- I dira, nonobstant ses deux étamines et son fruit capsulaire. rempli de graines très-menues, qui l'éloignent de la famille des Labiées. Ce genre semble donc absolument distinct et offre les caractères suivants, qui résultent de ceux donnés par Rutnpli pour la fleur, et de l'examen du fruit par Jussieu : calice à quatre divisions, dont deux extérieures, beaucoup plus grandes; corolle plus courte que le calice, inonopélale, hypogyne. à deux lèvres, dont la supérieure est trilobée, et l'inférieure à un seul lobe beaucoup plus large; deux étamines attachées sous la lèvre supérieure; ovaire libre, surmonté d'un style persistant , el se changeant en une capsule pointue et recouverte par les divisions ! agrandies du calice, à deux valves el à deux loges plei*
: nés de petites graines séparées par une cloison parallèle aux valves, qui porte vers son milieu deux placentas légèrement saillants. 'D'après ces caractères, Jussieu assigne à ce genre une place parmi les Scrophularinées. non loin des Pœderota et des Gçaliola; il a fait dériver le nom de Curanga de celui de Daun Cucurang, qui désigne en malais l'unique espèce dont le genre se compose. Vahl , qui l'avait adopté dans son Enumeratio Plantant nt, p. 100, avait mal orthographié ce mol en l’écrivant Caranga. Une seconde erreur typographique s’est glissée dans un ouvrage important : lîœmcret Schultes ( Syat . Pegct., 1. p. 158) ont à tort écrit Curania, et déjà quelques botanistes ont copié : celle nouvelle faute. Le Curanga amaru croit à Java et dans les antres Iles de l'archipel Indien. Sa tige est herbacée, traçante ; ses fleurs sont peu nombreuses el portées sur des pédoncules axillaires.
CURAMA. bot. E. Cl’MXGA.
CURARE. Célèbre poison végétal, en grand usage parmi les habitants de l'Orénoque, pour empoisonner leurs flèches, el provenant d'une Liane qui appartient probablement à un genre voisin du Strychnos. Les jeunes rameaux de cette plante sont presque cylindriques, velus, marqués entre les pétioles, d’un rang de poils plus roides . terminés par une pointe filiforme, alternes par l'avortement d’un autre rameau opposé; les feuilles sont opposées , ovales -oblongues , très - aiguës , trèsentières . marquées de trois nervures qui s'anastomosent diversement entre elles, membraneuses, presque glabres, bordées de cils, d’un vert tendre, plus pâles en dessous; les fleurs el les fruits sont encore inconnus.
' D'après ces caractères , le Curare ne peut être une | espèce du genre Phyllanthus, parce que les feuilles, dans celui-ci. sont alternes et pourvues de deux stipules. tandis que dans le Curare les feuilles sont opposées et sans traces de stipules. L'idée de Willdeoow, que le Curare appartient au genre Coriaria dont les baies seules sont vénéneuses, est tout aussi peu admissible. Les feuilles de la Coriaire sont un peu charnues et quelquefois alternes; dans le Curare elles sont membraneuses et constamment opposées entre elles Les pétioles, dans la Coriaire, sont sensiblement articulés avec les rameaux, el tombent facilement dans les échantillons desséchés; le Curare, au contraire, n'offre point d'articulation. Les petites gemmules dont Jussieu fait
mention à l'occasion de la Corîaire ne se rencontrent point dans le Curare. Enfin les jeunes rameaux sout anguleux dans la Corinire, cylindriques dans le Curare. Ils ont, dans celui-ci, line tendance à se prolonger en vrille comme dans le Rouhamon d'Auhlet. C'est à ce dernier genre qu’il faut rapporter le Curare, car les véritables. Strychnos paraissent appartenir exclusivement aux Indes-Orientales. Dans le Curare on trouve un rang de petits poils entre chaque paire de pétioles, et ce caractère, observé depuis longtemps dans les Slrychnées qui sont connues par leurs propriétés délé- ? (ères . est d’un grand poids dans le rapprochement que ! nous croyons être en droit de faire entre des plantes si vénéneuses.
C'est à Humboldt que l'on doit la première et seule connaissance du Curare; c'est de lui que sont empruntés les renseignements suivants, relatifs à la préparation de cette substance, et à son action sur l'économie animale (Voyage aux régions équinoxiales du nouveau continent, par Al. de Humboldt et A. Bonpland, t. u, p. 547-5CT>). « Lorsque nous arrivâmes à l'Esmernlda, dit Humboldt, la plupart des Indiens revenaient d'une excursion qu'ils avaient faite à l’est,, au delà du Rio- Padamo, pour recueillir \esJoutias ou fruits du Bertholletia, et la Liane qui donne le Curare. Ce retour était célébré par une féto qu’on appelle dans la mission la fiesta de las Joun'as , et qui ressemble à nos fêtes des moissons et des vendanges.... On donne à la Liane (Bejuco) dont on se sert à l'Esmeralda pour la préparation du poison, le même nom que dans les forêts de Javila. C’est le Bejuco de Mavacure, que l’on recueille abondamment â l'est de la mission, sur la rive gauche de l'Orénoquc, au delà du Rio-Amaguaca , dans les terrains montueii* et granitiques de Guanaya et de
Yumariquin On emploie indifféremment le Mava-
curc frais ou desséché depuis plusieurs semaines. Le sue de la Liane récemment cueillie, n’est pas regardé comme vénéneux ; peut-être n'agit il d'une manière sensible que lorsqu'il est fortement concentré. C'est l’écorce et une partie de l’aubier qui renferment ce terrible poison. On racle avec un couteau des branches de Mavacure de quatre à cinq lignes de diamètre; l'écorce enlevée est écrasée et réduite en filaments très-minces sur une pierre à broyer de la farine de Manioc. Le suc vénéneux étant jaune, toute celte masse filandreuse prend la même couleur. On la jette dans un entonnoir de neuf pouces de haut et de quatre pouces d'ouverture. Cet entonnoir est, de tous les ustensiles du laboratoire indien , celui que le maître du poison (c’est le titre que l’on donne au vieux Indien qui est chargé de la préparation du Curare), amo del Curare,
nous vantait le plus C'était une feuille de Bananier
roulée en cornet sur elle-même, et placée dans un autre cornet plus fort de feuilles de Palmier. Tout cet appareil était soutenu par un échafaudage léger de pétioles et de rachis de Palmier. On commence à faire une infusion à froid en versant de l'eau sur la matière filandreuse, qui est l’écorce broyée du Mavacure. Une eau jaunâtre filtre pendant plusieurs heures, goutte par goutte, à travers Yembudo ou entonnoir de feuillage. Cette eau filtrée est la liqueur vénéneuse, mais clic n'ac-