‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 3)Chapitre 64 sur 116 · DICT. DI.S SCIENCES HAT · texte numérisé non relu

DICT. DI.S SCIENCES HAT

quiert de la force que lorsqu'elle est concentrée, par évaporation, à la manière des mélasses , dans un grand vase d’argile. L’Indien nous engageait de temps en temps à goûter le liquide. On juge d'après le goût plus ou moins amer si la concentration par le feu a été poussée assez loin. Il n'y a aucun danger à celte opération, le Curare n'étant délétère que lorsqu'il entre immédiatement en contact avec le sang. Aussi les vapeurs qui se dégagent de la chaudière ne sont-elles pas nuisibles , quoi qu'en aient dit les missionnaires de l'Orénoqiie.

• Le suc le plus concentré du Mavacure n'est pas assez épais pour s'attacher aux flèches. Ce n'est donc que pour donner du corps au poison que l'on verse, dans l'infusion concentrée, un autre suc végétal extrêmement gluant et tiré d’un arbre à larges feuilles, appelé Kiracaguero. Comme cet arbre croit à un très-grand éloignement de l'Esmeralda, et qu'à cette époque il était tout aussi dépourvu de fleurs et de fruits que le Bejuco de Mavacure, je ne suis pas en état de le déterminer botaniquement.... Au moment où le suc gluant del'arbre Kiracaguero est versé dans la liqueur vénéneuse bien concentrée, et tenue en ébullition, celle-ci se noircit et se coagule en une masse de la consistance du goudron ou d'un sirop épais. C’est cette masse qui est le Ctirarc du commerce.... On vend le Curare dans des fruits de Crescenlia ; mais comme sa préparation est entre les mains d’un petit nombre de familles, cl que la quantité de poison, qui est attachée à chaque flèche, est infiniment petite, le Curare de première qualité, celui de l’Esmeralda et de Mandavaca, se vend à un prix extrêmement élevé. J’en ai vu payer deux onces cinq à six francs. Desséchée, cette substance ressemble à de l'Opium, mais elle attire fortement l'humidité lorsqu'elle est exposée à l'air. Son goût est d'une amertume très-agréable, et nous en avons souvent avalé de petites portions, Bonpland et moi. Le danger est nul si l’on est bien sûr que l'on ne saigne pas des lèvres ou

des gencives Les Indiens regardent le Curare, pris

intérieurement, comme un excellent stomachique. Le même poison préparé par les Indiens Piraous et Salivas, quoique assez célèbre, n'est pas aussi recherché que celui de l'Esmeralda. Les procédés de la fabrication paraissent partout à peu près les mêmes, mais il n'y a aucune preuve que les différents poisons vendus sous le même nom à l'Orénoque et à l'Amazone soient identiques et tirés des mêmes plantes. A l'Orénoque, on distingue le Curare de Kaiz (de racine) du Curare de Bejuco (de Lianes ou d'écorces de branches). Je n’ai vu préparer que le second : le premier est faible et beaucoup moins recherché

• Je n'entrerai ici dans aucun détail sur les propriétés physiologiques de ces poisons du nouveau monde (le Woorara. le Curare, le Ticuna), qui tuent avec la même promptitude que les Strychnées de l’Asie (la Noix vomique. l’UpasTieulé et la Fève de Saint-Ignace), mais sans provoquer des vomissements lorsqu'ils sont introduits dans l’esloinac, et sans annoncer l'approche de la mort, par l'excitation violente de la moelle épinière.... Sur les rivesde l'Orénoque, on ne mange guère

. de Poule qui n'ait été luée par la piqûre d’une flèche

empoisonnée. Les missionnaires prétendent <|tic la chair des animaux n'est lionne qu'aulant que l'on emploie ce moyen. Des grands Oiseaux , par exemple un Guan ( Para de monte) ou un Hocco {/Hector) piqué â la cuisse, meurent en deux A (rois minutes ; il en faut souvent plus de dix à douze pour faire périr un Cochon ou un Pécari. Ronpland trouvait que le même poison, acheté dans différents villages, présentait de grandes

différences J’ai mis en contact le Curare le plus

actif avec les nerfs cruraux d'une Grenouille, sans apercevoir aucun changement sensible, en mesurant le degré d'irritabilité des organes au moyen d’un arc formé par des métaux hétérogènes. Mais les expériences galvaniques ont à peine réussi sur les Oiseaux, quelques minutes après que je les avais tués par une flèche empoisonnée. Ces observations offrent de l'intérêt, si l'on sc rappelle que la solution de l’Cpas-îieuté, versé sur le nerf sciatique, ou insinué dans le tissu du nerf, ne produit aucun effet sensible sur l'irritabilité des organes par le contact immédiat avec la substance médullaire. Dans le Curare, commedansla plupart des autres Strychnécs, le danger ne résulte que de l'action du

poison sur le système vasculaire C'est une opinion

très-générale dans les missions qu'il n'y a pas de guérison possible si le Curare est frais, bien concentré, et qu'il ail.séjourné longtemps dans la plaie, de sorte qu'il soit entré abondamment dans la circulation. De tous les spécifiques qu'on emploie sur les bords de l’Orénoque, et, selon LescbeuauU, dans l'archipel de l'Inde, le plus célèbre est le mu riale de Soude. Ou frotte la plaie avec ce sel, et on le prend intérieurement. Je n'ai eu par moi-même aucune preuve directe et suffisamment convaincante de l'action de ce spécifique, et les expériences de Delile et Magendif prouvent plutôt contre rutililé de son emploi. Sur les bords de l’Amazone, on donne parmi les antidotes la préférence au sucre, et comme le muriate de Soude est une substance à peu près inconnue aux Indiens des forêts, il est probable que le miel d'Abeilleset ce sucre farineux que transsudent les Bananes séchées au soleil, ont été anciennement employés dans toute la Guiane. C'est en vain qu'on a tenté l'Ammoniaque et l'eau de Lucc contre le Curare On peut impunément blesser des animaux avec

des flèches empoisonnées lorsque la plaie est bien ouverte, et que l’on relire la pointe enduite de poison immédiatement après la blessure. En appliquant dans ce cas le Sel ou le Sucre , on est tenté de les prendre pour d’excellents spécifiques. Les Indiens qui ont été blessés à la guerre par des armes trempées dans du Curare, nous ont décrit les symptômes de l'empoisonnement comme entièrement semblables à ceux que l'on observe dans la morsure des Serpents. L'individu blessé sent des congestions vers la tète; des vertiges le forcent de s'asseoir parterre; il a des nausées; il vomit à plusieurs reprises; et, tourmenté par une soif dévorante, il éprouve un engourdissement dans les parties voisines de la plaie. «

CURARINE. bot. Nom donné à l'Alcaloïde obtenu de l'analyse chimique du Curare qui fait l’objet de l'article précédent. Cet Alcaloïde, tel qu'il a été observé jusqu’à ce jour, est en petites masses amorphes, cornées,

jaunâtres, amères, déliquescentes, solubles en loutes proportions dans l'eau et dans l’alcool, insolubles dans Pél lier et dans l’essence de térébenthine. De tous les réactifs que l'on a mis en contact avec la Curarine le tannin est le seul qui l'ait précipitée; elle neutralise les Acides, et forme avec eux des Sels que tout porte à regarder comme incrislallis.ibles. Pour l'obtenir on traite par l'alcool le Curare ou poison des Indiens, préalablement pulvérisé. La liqueur alcoolique évaporée après addition d'eau, filtrée, décolorée par le charbon animal, est mêlée avec une infusion de Noix de galle. Le précipité est dissous dans de l'eau chargée d'acide oxalique, et la dissolution , mise en contact avec un excès de Magné- «* sie, est filtrée et évaporée. La Curarine reste isolée.

CCRASSO. ois. Synonyme vulgaire de Uocco.

CURATARI. bot. Même chose que Couralari.

CURATELLE. Curatclla. bot. Genre de la famille des Dilléniacées de De Candollc. Les caractères de ce genre établi par Linné, sont : un calice persistant, composé de quatre à cinq sépales arrondis; étamines fort nombreuses et hypogynes; pistils au nombre de deux; ovaires arrondis, soudés ensemble par leur côté interne et inférieur; chacun d'eux est surmonté d'un style filiforme, que termine un stigmate petit et capilé; fruit composé de deux capsules uniloculaires, contenant chacune une ou deux graines ovoïdes et lisses; elles s'ouvrent en deux valves par leur côté Interne.

Ce genre ne présente jusqu'ici que deux espèces, Cmratelta Amcricana , L., Aubl. Guian. I, p. 579, t. 532, et Curaiella alata, Yenlenal, Choix de PI., p. 49, 1.49; elles sont originaires des forêts de la Guiane et constituent des arbustes à feuilles alternes, à pétioles ailés, et à fleurs disposées en grappes ou en panicules.

Curatelle d'Amérique. Curatclla Americana f L. Arbrisseau de sept à huit pieds d'élévation; son tronc est tortueux; ses feuilles alternes courlcment péliolécs, ovales, sinueuses sur les bords, extrêmement rudes des deux côtés. Aussi dans le pays s’en sert-on pour polir les vases de Métal.

Curatelle ailée. Curatclla alata, Vent. Choix de PL, tab. 49. Vulgairement Acajou bâtard. Arbre de moyenne élévation; feuilles grandes, alternes, rapprochées. ovales, arrondies à leurs deux extrémités, rudes, plissées, sinuées à leurs bords, puhescenteset ronssûtres en dessous; pétioles munis de chaque côté d'une aile coriace. distinguée de la feuille; fleurs disposées en une paniculc terminale, droite, peu étalée. De Cayenne.

CURCAS. bot. C'est le nom spécifique du Médicinier cathartique, Jatropha de Linné. Comme cette espèce, ainsi que plusieurs autres, offre deux enveloppes, dont l'une intérieure pélaloïde, quelques auteurs ont proposé d'en faire un genre distinct , auquel Adanson donne le nom de Curcas, qui se trouve ainsi synonyme de Custiglionia de Ruiz et Pavon. Celui de Jatropha serait alors réservé aux espèces dépourvues de corolle.

CURCUL1G1NE. bot. V. Circilico-

CURCUL1G0. bot. Ce genre a été établi par Gærfner (de F l'uct., vol. I, p. 03) sur une plante que Itiimpb avait figurée dans l'Herbier d'Amhoine, vol. 5, t. 54, fig. 1. Brown a ainsi exposé ses caractères : pcrianlhe

persistant . supèrc, dont le tube est soudé avec le style; limbe à six divisions planes et caduques; six étamines; ovaire triloculaire,â loges polyspermes, surmonté d'un seul style et de trois stigmates adnés aux angles du style ou rarement séparés. Le fruit est une sorte de baie oblonguc, couronnée par le tube du périanthe, renfermant des graines distinctes de la pulpe, remarquables par leur ombilic latéral et en forme de petit bec. C'est ce véritable ombilic que Gærlner appelle Processus corneus la te ra lis, cl qui, en raison de sa ressemblance avec une mandibule de Cliaranson (Curculio), a servi d’étymologie nu nom générique. Ce genre, voisin de V Hypoxis et non du Gcthyllis , ainsi que semblerait l’indiquer la synonymie d'une espèce de ce dernier, a été placé par Brown, dans un groupe qui lient le milieu entre les Amaryllidées et les Asphodélécs; il appartient d’ailleurs à l’ilcxandric Monogynie. L. Malgré les observations de Robert Brown ( loc.cit p. 290), qui établissent positivement que les genres Curculigo et Campynema , Labill., sont essentiellement distincts, Sprengel lésa crus identiques. Les espèces de ce genre, au nombre de cinq, sont toutes indigènes du Bengale et des autres grandes contrées du continent de l’Inde. Le Curculigo orchioides, Gært., Orchis .i mboinica , Ruinph, a été figuré de nouveau dans la belle Flore de Coromandel, lab. 13, par Roxhourg. On cultive celle plante en Angleterre , ou du moins elle est mentionnée dans YHorlus kewensis , ainsi que les Curculigo brcci folia, Curculigo latifolia , Curculigo recurvata et Curculigo plicata; mais quelques auteurs ont rapporté cette dernière au genre Gethyllis. L'espèce de la Nouvelle-Hollande, décrite par Brown, est le Curculigo ensi folia.

Cl'RCl'LIO. ns. C. Cuaraxsox.

Cl'RCl MA. dot. Genre de la famille des Cannées de Jussieu ou des Scitaminées de Brown. Monandrie Monogynie, établi par Linné, avec les caractères suivants: périanthe double : l'extérieur à trois divisions courtes; l'intérieur campanulé, trifide; Libelle trilobé; anthère double, portant deux sortes d'éperons; filet de l'étamine pétalorde et trilobé; stigmate crochu. Les Heurs sont disposées en épi très dense, sur une sorte de hampe qui s'élève de la racine. Celle-ci est charnue et tubéreuse. Deux espèces indigènes des Indes-Orientales composaient originairement ce genre; et, parce que leurs racines ont une forme générale fort différente, Linné avait nommé ces plantes Curcuma lotiga et Curcuma rotuiula; mais, selon Roscoe (J'rans. Linn. Soc., vol. vin. p. 351), cette dernière doit être rapportée au genre Kœmpfcria ; et comme il existait déjà un Kœmpfcria rot u rida , L.. le nom de Kœmpfcria orala lui a été substitué. Le déplacement de cette plante explique les différences du caractère générique, donné par Linné; car Roscoe et Drvander pensent qu’il a été établi sur le Curcuma rotuiula. Quant aux vrais Curcuma, leur nombre s'est accru depuis quelques années de toutes les espèces nouvelles, décrites par Roxbourg. dans la Flore de Coromandel. Roscoe n’en avait mentionné que trois, savoir : les Curcuma longa, Curcuma Zedoaria et Curcuma montana.

Le Curcima lo>c, Curcuma longa, a des feuilles

lancéolées, longues de plus de trois décimètres, glabres, â nervures latérales obliques et engainantes à la base. Du milieu de ces feuilles naît un épi court, gros, sessile et imbriqué d’écailles qui soutiennent chacune deux fleurs environnées de spallics à leur base. Rliéede ( llort . Malabar. 2, t. 10) et Jacquin ( Uist ., vol. 3, t. -1) ont figuré celle plante. Sa racine a une saveur âcre, un peu ainèrc; son odeur est pénétrante; en un inol elle est très-analogue aux autres racines des plantes de la même famille, telles que le Gingembre, la Xédoaire, leGalanga, et jouit comme elles, mais â un plus faible degré, de propriétés stimulantes. Mais considérée comme substance tinctoriale, cette racine devient très- précieuse. Le principe colorant qu’elle contient, est le jaune orangé le plus éclatant qu'on connaisse, mais qui malheureusement n'a point de fixité. Cependant on l'emploie quelquefois pour dorer les jaunes de gaude, et donner plus de feu à l’écarlate. Comme ce principe est soluble dans les corps gras, les pharmaciens en font usage pour colorer leurs huiles, pommades et cérats. F.llc sert aussi à préparer le papier de Curcuma , réactif extrêmement sensible, et qui décèle la présence des alcalis, par la nuance rouge qu’il prend à l’instant même. Pelletier et Vogcl ont fait l’analyse de celle racine connue dans le commerce sous le nom de Terra Mérita. Ils y ont trouvé, en outre de la matière colorante qu'ils regardent comme d’une nature particulière et présentant quelque analogie avec les Résines : 1° une substance ligneuse, 2° de la fécule amilacée, ô» une matière brune extractive, 4° une petite quantité de Gomme, 5° une huile volatile très-âcre, et G‘* un peu d'IIydrochlorate de Chaux.

De Candolle, dans son Essai sur les propriétés des végétaux, fait remarquerquela plupart des piaules exotiques, riches en matière colorante jaune, ont été nommées improprement Safran parles voyageurs, et Cur curna par les Arabes, de même que les uns et les autres ont confondu, sous les noms de Gingembre et de Galanga, les Cannées âcres et amères, ce qui a fort embrouillé la nomenclature de cette famille.

CURCCMACÊES. Curcumaceœ. bot. Celle famille de plantes Phanérogames monocotylédonécs. établie par Dumortier, correspond à la famille des Scytaminécs de Robert Brown ou à celle des Amomées zingibéracées de Richard.

CURCURITO. bot. Nom d’un Palmier qui croit sur les bords de l'Orénoque.

Cl'REDENT D’ESPAGNE, bot. Nom vulgaire du Dau eus Visnaga, L. K. Visxace.

CL'RE OREILLE, ins. et bot. L'un des noms vulgaires des Forfkules, étendu à une espèce de Champignon du genre Hydne, Hydnum attrisca/pium.

CCRET. bot. On donne ce nom, dans quelques provinces de la France, aux Laiches,aux Perles ainsi qu’aux Charognes dont on se sert pour nettoyer ou récurer les casseroles à cause de leur rudesse.

CIRI.UATE. Curimata. (IcimnoL.) Genre de Poissons de la famille des Dermoplères, établi récemment par Cuvier, aux dépens de celui des Salmones des autres ichlhyologistes. Il le place dans la première famille de ses Poissons malaeoptérygiens

abdominaux. Il présente les caractères généraux «les Corégokks ( F. ce mol ) , et est reconnaissable aux signes suivants : bouche petite; première dorsale au dessus des en topes; dents milles ou variables aux mâchoires, toujours nulles sur la langue; quatre ou cinq rayons seulement aux ou'ies; vessie natatoire divisée par un étranglement ; cæcums nombreux. On distinguera aisément les Ci! mixtes des Conf-cnnEs. des Truites et des Osmères. par le nombre de# rayons branchiaux, qui s'élève chez ces trois genres, de sept à onze; des àrostoxes, d'après la position de la bouche; des Serra-Salmes, qui ont le ventre tranchant et dentelé en scie, etc. [F. ces mots et DEKRorTfcREs).

Le Cl1 ri r ate EdkxtE , Curimata edentulus ; Characinus cyprinoides , Lacépède ; Mal moue carpeau , Daubent., Bonnaterre; Salmo cyprinoides, Lin.; Va/* moue édenté, Bloch, 580. Nageoire caudale fourchue; mâchoires sans dents; dos élevé et arrondi; dorsale trèshaute; tète comprimée et dénuée de petites écailles; museau arrondi; lèvres charnues; langue douce; deux orifices â chaque narine; trois pièces à chaque opercule; ligne latérale droite; écailles molles; dos brunâtre; ventre et côtés argentés; nageoires rougeâtres. Taille de huit à dix pouces. Ce poisson, dont la chair est fort estimée, habile Surinam. Bloch a fait deux espèces distinctes du Salmo edentulus cl du Salmo cyprinoides. Il parait que c’est à tort.

Le Ce ris ata , Cu ri mata unimaculatus , Salmo unimaculatus, Bloch, 581, fig. 3; Characinus curimata, Lacépède; Curimata, Marcgrave, 150. Nageoire caudale fourchue; mâchoire supérieure un peu avancée; un seul orifice â chaque nariue; une tache noire sur la ligne latérale, très-près des catopes; dents supérieures petites, tranchantes et denliculées; dos brunâtre; ventre argenté; nageoires grises. Taille, de quatre à cinq pouces. Ce Poisson vit dans les eaux douces, cl spécialement dans les lacs de l'Amérique méridionale. Sa chair est blanche, feuilletée et très-délicate.

Le Cirixate Frédéric, Curimata Fridcrici; Characinus Friderici , Lacép.; Salmo F rider ici, Bloch,

378. Nageoire caudale fourchue; de petites écailles â la base de l'anale; trois taches noirâtres de chaque côté entre l’anus et la caudale; tète petite, sans écailles; lèvres grosses; mâchoires égales; six dents allongées, inégales, tranchantes, dirigées obliquement en avant, comme dans les Batistes, à la mâchoire inférieure; huit dents petites et poiutues à celle d'en haut, et placées au-devant d'une petite verrue; un double orifice à chaque narine; la partie antérieure du dos élevée; la ligne latérale courbe; un appendice à chaque catope; écailles grandes; teinte générale d'un jaune argentin; dos nuancé de violet; nageoires jaunes et bleues. De Surinam.

Le Ci kir aie a baxdes , Curimata fasciutus; Characinus fasciatus, Lacépède; Salmo fasciutus, Bloch,

379. Nageoire caudale en croissant; mâchoires égales; deux orifices à chaque narine; dos caréné; un appendice près de chaque catope; lèvres fortement plissées à leur face interne; hase des nageoires dorsale et caudale écailleuse; dents aigues; les deux antérieures de la mâchoire inférieure plus longues. Taille, «l'un pied environ. De Surinam.

CURIMLE. Curunfla. rot. La plante décrite et figurée sous ce nom dans Rhéede, parait appartenir à In famille des Apncinéei; on voit seulement que c’est un arbrisseau à tige flexible et presque grimpante, dont les feuilles sont simples cl opposée* , les pédoncules axillaires et multiflores; les fleurs ont cinq pétales, cinq étamines et un ovaire libre, qui devient un fruit ohlong, contenant une seule noifc.

CURIT1S. dot. Synonyme ancien de Verveine.

CL'RLIJ. ois. L’un des noms vulgaires du Courli. F. ce mot.

CURMA. dot. F. Chvmar.

CIHMAS1. dot. Synonyme de Cerisier Laurier-Cerise.

CUROl’GR. ois. Syn. vulg. de Merle huppé, Turdus Cafer, L. F. Merle.

lL’RRADA PALA. bot. Syn. de Nerium antklyssentcricum. L. F. Wriciitie-

Cl'RRECOU. ois. Synonyme vulgaire de Hocco.

CUIt RL'C A. dot. Espèce du genre Sylvie. F. Sylvie dauii.larde.

Cl1 R R L'S. pois. Synonyme ancien de Picard.

Cl1 RSA. ois. L'un des noms vulgaires du Proyer,

: Embcriza miliaria. F. Bruant.

CURSOKES. ois. F. Coureirs.

CURSORIPÈDES. ois. On désigne quelquefois sous ce nom, les Oiseaux donl le pied façonné pour la course n'est, comme celui de l'Autruche, composé que de doigts antérieurs, cl au nombre de deux ou de trois. Ils sont peu nombreux.

CURSORIUS. ois. F. Cor re- Vite.

CUItTIE. Cttrlia. bot. Genre de la famille des Schropliularinées. auquel Chainisso assigne pour caractères : calice persistant, à cinq découpures profondes, égales cl pointues; corolle hypogyne, régulière, catnpanulée, déeiduc , avec son limbe divisé en cinq lobes; cinq étamines presque égales, incluses, insérées vers la hase de la corolle; capsule cylindrique, comprimée, aiguè, marquée dechaquecôlé d'un sillon longitudinal, biloculaire, bivalve au sommet, renfermant une multitude de trèspetites graines. La Ccrtik Gextiaroide, l'unique du genre, Curtia gentianoides , Schl., Sa bat lia rerticil lala, Spr., est originaire du Brésil; c’est line plante de moyenne élévation; à tige très-simple, â feuilles verlicillées, scssiles, réfléchies, oblongues; à fleurs réunies en corymbe terminal.

CURTISIE. Curiisia. bot. Deux genres ont été établis presque à la même époque, sous le nom de Curtisia, l'un par Schrebcr dans son Généra Planlarum, publié en 1790; l'autre par Alton dans Y Mort. Kew. Le genre fondé, par Schrebcr fut reconnu pour une espèce de Zanthosylum, auquel on donna le nom de Zanthoxylum simplici folium; en sorte qu'il ne resta plus que le genre Curtisia établi par Alton. Ce genre avait été créé pour lin arbre originaire du cap de Bonne - Espérance, que Burmann avait décrit et figuré dans ses Décades Plant. A fric. , p. 2*5, t. 82, sous le nom de Sideroxylon. On va voir combien on avait mal décrit ce genre, et combien sa structure était imparfaitement connue : aussi avait-il été impossible d'assigner rigoureusement sa place dans la série des ordres naturels.

C U fl

Cin tisia faginea , Lamk., III. gcn. p. 295, 1. 71, ou Sideroxylon , Durm., Dec. Plant . Afr., p. 235, l. 82. C'est un grand arbre à rameaux opposé», à feuilles simples, pétiolées. coriaces, déniées, glabres en dessus, légèrement puhescentes en dessous, surtout dans les feuilles qui garnissent les jeunes rameaux. Les fleurs sont extrêmement petites, disposées en panlcule rameuse et terminale, dont les ramiflcalions sont toinenteuses. f.e calice est turbiné à sa base qui adhère avec l'ovaire infère; son limbe est à quatre segments semi-ovales, aigus, pubesccnts en dehors, ainsi que le tube qui est strié longitudinalement. Les pétales, au nombre de quatre, sont ovales, aigus, sessiles, un peu plus longs que les segments du calice; les quatre étamines, alternant avec les pétales et un peu plus courts qu'eux, ont leurs fllets subulés et glabres, leurs anthères introrses, globuleuses, didymes, à deux loges, s'ouvrant par un sillon longitudinal ; le style est court, glabre, se terminant par un très petit stigmate quadrilobé; le sommet de l'ovaire, qui en est la seule partie saillante au fond de la fleur, est hérissé de poils laineux. Coupé en travers, cet ovaire offre quatre loge» contenant chacune un seul ovule attaché à son sommet. Le fruit est une drupe ou mieux un nuculainc ovoïde, allongé, strié longitudinalement, offrant, vers son sommet, un petit rebord formé par les quatre dents du limbe calicinal ; il contient dans son intérieur, un seul noyau osseux, à quatre loges monospermes. La différence essentielle et de la plus haute importance, qui existe entre cette description et celle de tous les auteurs, c’est que tous, d'après Lamarck. décrivent le calice comme Inférieur, et par conséquent l'ovaire libre, tandis que réellement il est infère. Il devient dès lors assez facile d'assigner la place de ce genre dans la série des ordres naturels. Il a la plus grande affinité avec le genre Cornus, et vient se placer dans le groupe désigné par itichard, sous le nom d'Uédéracées (P. Botanique médicale, 2» partie, p. 449). En effet, le caractère essentiel de cette petite famille, qui semble former le passage entre les Caprifoliacées et les Araliacée*. consiste dans son ovaire infère, à plusieurs loges uniovulées, dans sa corolle polypélale, et dans son fruit charnu , contenant un ou plusieurs noyaux. Or, ces caractères existent tous dans le genre Curtisia.

CURTOGYNE. Curtogyne. bot. Haworth , dans son ouvrage intitulé : Révision des Plantes grasses, etc., forme un genre distinct des Crassula undata et Crassula undulata , auquel il donne le nom de Curtogyne. Ce genre, de la famille des Crassulacées, a pour caractères ; calice à cinq divisions, beaucoup plus court que la corolle, celle-ci concrète à sa base, et partagée en cinq pétales; cinq étamines; cinq petites écailles; cinq ovaires cyliudriquement ohlongs, gibheux au sommet. On voit que ces caractères sont peu expressifs et qu'ils conviendraient beaucoup mieux à une simple section du genre Crassula. Néanmoins l)e Candolle les a adoptés comme génériques.

CURTOftEVRE. Curlonerra. ms. Diptères; Macquart a établi ce genre dans la famille des Muscides, en lui donnant pour caractères : épislome peu saillant ; antennes n'atteignant pas l'épistome; troisième article

- au moins triple du deuxième; style plumeux; cellule médiastine des ailes dépassant un peu la base de la première postérieure; celle-ci ordinairement assez ouverte à l'extrémité de l'aile, à nervure externo-médiaire, convexe en dedans. L'auteur a formé ce genre des Mouches de Meigen , dont la première cellule postérieure des ailes est peu rétrécie postérieurement, et à nervure externo-médiaire convexe; il en décrit douze espèces qu'il a observées soit dans les habitations, soit dans les jardins.

ClRTOSEVRR DES RATURAGES. CUrtOtietra JHlbulO-

i um. Cendrée; face et côtés du front argentés; bande frontale noire; palpes ferrugineuses; antennes noires; base du troisième article ferrugineuse; thorax à lignes noires; extrémité de l'écusson ferrugineuse; abdomen marqueté de noir; pieds noirs; ailerons blancs; ailes presque hyalines. Taille, quatre lignes.

CURTONOTE. Curlonolu*. lus. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Carnassiers, proposé par Stephens, mais qui correspond au genre I.cirus, déjà établi par Zimmerman. P. Leire.

CURTOPOGON. dot. P. Aristide.

CL'RTURADA. ois. Syn.de Perdix Colin Tocro.

CURUPITA. bot. Même chose que Couroupita. P.

COUROUPITK.

CUlUTtl1. dot. Synonyme de Paullinie.

Cl’RVANGIS. bot. C'est ainsi que Du Pelit-Thouars (Ilist. des Orchidées des lies australes d'Afrique, t. 50) désigne YAngrœcum recurtutn, plante qu'il place dans le groupe des Angorchis, et qu'il caractérise par l'éperon du Libelle plus long que le pédoncule et coudé. KUe fleurit au mois de février, dans les îles de France et de Mascareigne. où Du Petit-Thouars l'a découverte. Ses feuilles sont rapprochées, rubanées et bilobécs.

CURVATIF. Curcaticus. bot. De Candolle nomme Curratices les feuilles roulées, mais d'une manière assez peu sensible à cause du peu de largeur qu'ont ces feuilles.

CURVF.MBR1Ë. bot. Se dit de l'embryon quand les cotylédons sont appliqués contre la radicule.

CLRVINERVE. bot. On dit les feuilles Cunrinerves quand les nervures sont courbées dès leur base et se dirigent uniformément jusqu'au sommet.

CO RV1ROSTRE. Curci rosira. ois. P. Loxie.

CUSAKDUS. ois. Syn. ancien d'Alouclle Cochevis.

CI SCO, ois. Synonyme de Hocco.

CUSCUS. mai. P. Ccsos.

CUSCCTACF.ES. Cuscutaccœ. bot. Famille établie parDuinorlier, pour le genre G'u scuta'} usqu'alors confondu parmi les Convolvulacées, cl qui en diffère par sa corolle marcescente, son ovaire garni d'appendices frangés, cl son embryon acotylédone. Elle offre les caractères suivants : calice monosépalc, à quatre ou cinq divisions; corolle monopélalc, régulière, insérée sur le réceptacle et marcescente, à limbe 4-5-fide; étamines isomères ; ovaire hiloculaire, dont les loges renferment deux ovules dressés; semences albumineuses; embryon acotylédone. spirale, périphérique.

CUSCUTE. Cuscuta. bot. Genre de la famille des ! Convolvulacées, Pentandrie Digynie, L. Caractères I calice monosépale, A cinq, très-rarement à quatre lobes

eus

eus

profonds; corolle monopélale, subcampnnulée ou globuleuse, à cinq lobe* iltalii, garnie intérieurement, et vers sa base, de cinq appendices découpés en forme de feuilles d' Acanthe, et recourbés sur le pistil; les étamines. ail nombre de cinq, sont insérées à la base de chacune des incisions qui partagent le limbe de la corolle; leurs filets sont dressés, à peu près de la longueur des divisions de la corolle; les anthères sont inlrorses, à deux loge»; l’ovaire est globuleux, déprimé, légèrement stipité à sa base; il est à deux loges qui contiennent chacune deux ovules ascendants; supérieurement il est hilobé et se termine par deux styles qui se changent bientôt en deux stigmates cylindriques, l.e fruit est une capsule globuleuse ou déprimée, à deux loges et à deux g'raines, et qui s’ouvre par une scissure circulaire et transversale. Cette capsule ou pyxide est entourée des enveloppes florales, qui sont persistantes. Les graines sont globuleuses, à surface luberculée; elles contiennent, dans l’intérieur d’un endosperme charnu , un embryon roulé plusieurs fois sur lui-même en spirale. Cet embryon présente un caractère fort remarquable : son extrémité colylédonaire est parfaitement indivise, en sorte que l’embryon est monocolylédoné et non acotvlédoné, comme on le dit généralement. A l'époque de la germination, celte extrémité supérieure s’allonge en un filet grêle, qui forme la gemmule. Les fleurs, dans toutes les espèces, sont petites. blanchâtres, formant des sortes de petits fascicules à l'aisselle d’une très-petite écaille qui lient lieu de feuille.

La Cuscute commue, Cuscuia Europœa, L., se trouve dans les pressées, dans les bois taillis, dans les prairies artificielles, et surtout dans celles de Luzerne. Elle vit en parasite sur ces végétaux qu’elle finit par étouffer et faire périr. Ses tiges sont grêles, filiformes, tout à fait dépourvues de feuilles; elles sont voluhitcs de droite à gauche; les fleurs sont blanches, réunies au nombre de douze à quinze à l’aisselle d’une écaille fort petite. Le premier développement de celle plante parasite est fort remarquable : ses graines germent sur la tem?; leur radicule s’y enfonce; leur gemmule, sous la forme d’un petit filament, s'élève; et aussitôt qu'elle a rencontré une autre plante, elle s'enroule autour d’elle, s'y cramponne au moyeu de petits suçoirs. Dès lors elle ne lire plus aucune nourriture de la terre; elle vit entièrement aux dépens du végétal sur lequel elle est implantée, et bientôt sa tige se sépare de sa racine et ne conserve aucune communication avec le sol.

La CrsctJTE dl Thym, Cuscuia Epiihym u m , que Linné ne considérait que comme une simple variété de la précédente, avait été distinguée par les anciens. Dioscoridc et Pline l'ont mentionnée sous le nom A'Epithymnm. Elle est plus petile que la première, et s’en distingue surtout par scs fleurs entièrement sessiles, tandis que, dans ta Cuscute commune, elles sont légèrement pédonculées, et par ses corolles à quatre divisions seulement. Elle vient sur le Thym, le Serpolet, la Bruyère . le Chanvre , etc. Elle est, ainsi que la précédente, fort dangereuse pour les champs de Luzerne, de Chanvre, de Lin, etc., lorsque ses plantes viennent A

les attaquer En effet, elles s’y répandent avec une effrayante rapidité, et font périr tous les pieds qu'elles enroulent. Le seul moyen de s'opposer aux progrès du mal. c’est de faucher ras de terre les places infestées, ou d’arracher les plans lorsqu'ils sont annuels. Par ce procédé simple, on s'oppose à la multiplication de la plante par le moyeu de ses graines.

Un grand nombre d’espèces de Cuscutes croissent dans l'Amérique méridionale. Outre le Cuscuia A me ricana décrit par Linné, Ruiz et Pavon en ont fait connaître deux espèces, Cuscutacory mbosu et Cuscuia odorata. Dans leur magnifique ouvrage {Nota Gênera et Specie8 Am.), Ilumboldt, Bonplaml et Kunth ont fait connaître sept espèces nouvelles, savoir : Cuscuia florib uiula , Cu scuta fœlida, Cuscuia grandiflora , Cuscuia grareo/ens, Cuscuia ohlusiflora , Cuscuia Popayensis, et Cuscuia Umbcllata ; enfin B. Brown, dans son Prodrome, a décrit deux nouvelles espèces observées par lui à la Nouvelle-Hollande, ce sont les Cuscuia australis et Cuscuia carinata.

CUSOS ou CüSCl'S. Mxi. On a désigné sous ces noms, de petits animaux des Moluques dont on n’a donné que de très-vagues descriptions, et qui paraissent être des Phalangcrs. Ils ont la taille de jeunes Lapins, vivent sur les arbres où ils se nourrissent de fruits; leur poil est épais, crépu, rude, grisâtre, et leur odeur désagréable.

CLSPA. bot. Ilumboldt avait établi sous ce nom, un genre qui est devenu ensuite une espèce du genre Alsodée.

CL'SPAIRE ou CGSPARIE. C us paria, bot. C’est ainsi qu’on appelle, selon Ilumboldt, l’arbre qui fournit l’écorce d’Aiiguslurc vraie, et que cet illustre voyageur nomme Cusparia febrifuga . Willdenow avait mentionné cet arbre sous le nom de /ionplandiu trifotiata, et Richard en a donné une description et une figure extrêmement exactes et détaillées dans les Mémoires de l’Institut (Scienc. phys., année 1811, p. 82, L. 10), sous le nom de /ionplandia angostora ; mais comme Cavanilles avait antérieurement donné le nom de Donplandia à un genre de la famille des Poléinoniacées, Humboldt lui a depuis substitué le nom de Cusparia , qui rappelle celui que l’arbre à l’Anguslure porte dans le pays où il croit. Auguste de Saint-Hilaire (Mém. Mus., vol. 10), dans son Mémoire sur le Gynobase. a fait voir que le genre Cusparia de Ilumboldt ne différait eu aucune manière du Galipca d’Aublel.

CUSPIDE. Cuspis. bot. Petite pointe acérée, allongée et un peu roide.

Cl'SPIDK. Cuspidalus. bot. Se dit d’un organe dont le sommet se rétrécit insensiblement, et se termine par une pointe aigu# et dure.

Cl'SPIDIE. Cuspidia. bot. Genre de la famille des Synanthérées , Syngénésie frustranée, L. , établi aux dépens des Gorteria par Gartner (de Fruclib. T. if, p. 454) qui le caractérise ainsi . involucre ventru, composé d’écailles aigues et piquantes : les inférieures plus courtes et étalées, les supérieures aciculaires et dressées; réceptacle alvéolé cl couvert de paillettes; fleurons du disque hermaphrodites; demi-fleurons de la circonférence femelles et fertiles; akènes lisses, sur-

montés d'algrcllc9 élégamment plumeuses, un peu plus courtes que le corps du fruit. Dans ce genre, l’involucrc dont les folioles sont hérissées d'aiguillons courts cl coniques, ù peu prés comme les fruits de certaines Luzernes; l’involucre, disons nous, tombe spontanément à la maturité. Après avoir donné comme type du genre, le Gorteria cernua de Thunhcrg et Linné fils, dont l'organisation du fruit est figurée sous le nom û'Aspidaiis araneosa (que l’on ne doit pas conserver, puisque celui de Cuspidia accompagne la description), Gnrtner indique avec doute et comme congénère le Gorteria spinosa ; mais cette dernière plante appartient au genre Berckhcya de Willdenow. II. Cassini a fait aussi entrer dans ce genre le Gorteria ec/tinala d'Aiton ou Ayriphytlum échina tu m de Desfontaines, sous la nouvelle dénomination de Cuspidia caslrata.

CUSSAMblUM. bot. Synonyme de Pistachia oleosa de Lourciro. F. Pistacuilh. Rumphius a figuré (Ilerb. vol. 1, p. 154, t. 57), sous le nom de Cussamhium, un arbre d’Amboine, dont Gærlner (de Frucl. 2, p. 480) parait avoir décrit le fruit dans son genre Koon. l.e i)r llamilton.dans scs Commentaires sur Y Herbarium Amboinense (Trans. soc.. Lin., vol. 15 et 10), rétablit le genre Cussambium de Rumphius, et en décrit trois espèces qu'il nomme spinosum, glabrutn et pubesccns.

CUSSAREA. bot. F. Coussarèb.

CUSSO. bot. F. Hagéxie.

CUSSON, pois. Synon. vulgaire de Squale-Acanlhle.

CUSSON ou COSSON. iss. Syn. vulgaire de Calandre du Blé.

CUSSONIE. Cussonia. bot. Genre de la famille des Araliacées, Pentandrie Digynie, établi par Linné fils. Caractères . bords du calice distants du réceptacle, à cinq dents; cinq pétales trigones, aigus et sessilcs; cinq étamines et deux styles, d'abord dressés, puis écartés, <’i stigmates simples; fruit presqu’arrondi, à deux coques, à deux loges, couronné par un rebord. Les Gussonics sont des arbustes ô feuilles digitées , à fleurs disposées en épis ou en ombelles, à rayons peu nombreux et sans collerette. Le nombre de leurs espèces est encore réduit à deux seulement, savoir : la Cussonie à fleurs en thyrse, Cussonia thyrsiflora, L. fils, et la Cussonie à fleurs en épi, Cussonia spicata, L. fils. Toutes les deux habitent le cap de Bonne-Espérance.

CUSSU. sam. Même chose que Cusos. F. ce mol.

CUSSUTA. bot. Synon. de Cassylha. F. Cassythb.

CUSTIGL10MA. bot. F. Curcas.

CUSTINIE. Custinia. bot. Necker appelle ainsi le Tontelea d'Aublet, ou Tonsella de Schreber. F. Tojt-

TBLftE.

CUTERÈBRE. Cutercbra. ixs. Genre de l’ordre des J Diptères, fondé par Clarck, et rangé par Lalreille dans la famille des Atbéricères. Caractères : soie des antennes plumeuse; une trompe, sans palpes apparentes, reçue dans une cavité triangulaire, étroite, prolongée jusque près de la fossette située sous le front ; dernier article des antennes le plus grand de tous, presqu’ovoïde; articles des tarses et pelotes du dernier propor- . lionncllemcnt plus larges que dans les autres espèces j de la même famille. Les Cuterèbres diffèrent des Cépha !

lémyies et des Œstres par une cavité buccale apparente, par l'écartement des ailes dont les deux nervures longitudinales qui viennent immédiatement après celles du bord extérieur sont fermées par une autre nervure transverse, près du limbe postérieur; ils diffèrent encore par des cuillerons toujours grands, recouvrant les balanciers, et par un corps très-velu; leurs larves, dépourvues de crochets écailleux à la bouche, vivent sous la peau de divers Quadrupèdes herbivores. La plupart de ces caractères leur sont communs avec les Céphénémyies; mais ils s’en éloignent par la soie plumeuse des antennes, par une trompe sans palpes apparentes, et par tous les autres signes qui sont propres au genre Cuterèbre. Les espèces qui appartiennent à ce genre sont peu nombreuses, et ont été observées dans l'Amérique septentrionale. Les mieux connues sont : Cuterèbre jouflde, Cutcrebra buccata ; OEstrus buccatus de Fabricius et d'Olivier. Bosc l'a recueillie h la Caroline ; sa larve vil sous la peau d'une espèce de Lièvre du pays. Cuterèbre Épihpimer. Cutercbra Ephippium de Latreille et Leach. Cette belle espèce, qui ressemble à un gros Taon, est originaire de Cayenne. Cuterèbre du Lièvre, Cutercbra Cuniculi, de Clark ; elle a la grosseur du Bourdon terrestre de notre pays. On rencontre 6a larve sous la peau du dos dés Lièvres et des Lapins. Clarck fait encore connaître deux autres espèces, également de l’Amérique septentrionale.

CUTICULE. Cuticula. bot. F. Epiderme.

CUTSCHULA. bot. Synonyme de Noix vomique.

CUTTERA. bot. Genre proposé par Raffincsque, aux dépens des Gentianes, et qui doit renfermer, selon cet auteur, les Gcntiana saponaria et ochiolcuca.

CUVE DE VÉNUS, bot. Syn. vulgaire des Dipsaeus vulijat is et fuUomnn. F. Cardère.

CUVIÈRE. Cuciera. bot. La botanique aussi a rendu son hommage au nom illustre de Cuvier, en l'appliquant à l'un des genres de la famille des Ruhiacées. De Candolle est le créateur de ce genre, et il lui assigne pour caractères : calice à tube court, adhérent à l'ovaire; son limbe est divisé en cinq parties linéaires, aigues, foliacées, étalées et trois fois plus longues que le tube; corolle campanulée, quinquéfide.à lobes linéaires, trèsacuininés, à sommet assez dur et semblable à une épine; cinq anthères renfermées dans la gorge du tube cl portées sur des filaments très courts; ovaire non ombiliqué supérieurement , mais surmonté d’un style filiforme, et d’un grand stigmate en forme d’éteignolr pelté ou plutôt d’une cloche renversée et soutenue au centre par un pivot; péricarpe à cinq loges, chacune de celles-ci inonosperme. L'auteur de ce genre le place entre le Fatujuiera et le Sonatelia. Ses caractères sont tellement tranchés qu’on ne peut le confondre avec I aucun autre genre; sa corolle, formée de pétales épineux, est peut-être le premier exemple qu’on ait observé d’une pareille dégénérescence dans ces organes. La forme si particulière de son stigmate, et le nombre quinaire de toutes les parties du système floral sont encore des signes distinctifs très- faciles à saisir au premier coup d’œil. Le nom de Cutiera a été proposé par De Candolle, malgré l’existence antérieure d'un genre de même nom , établi par Koeler dans la famille des

Graminées, mais qui ne diffère en aucune manière de r YEtymus. On ne connaît encore qu'une seule espèce de ce genre ; c'est un arbuste indigène de Sierra -Léona, | rapporté par Smealhinan, et que De Candollc a nommé I Cuviera aculiflora ; il en a donné une figure (Annal, du Mus., Torn. ix, pl. 15), et l'a accompagnée d’une description de laquelle il résulte que cet arbuste a des branches divariquées et dures, des feuilles portées sur de courts pétioles, ovales, ohlongues, acuminées et coriaces, des fleurs nombreuses, disposées en panicules terminales.

CUY1KRIE. Cucieria. moll. Rang a proposé, sous ce nom, l'établissement d'un genre nouveau dans la classe des Ptéropodcs, dont les caractères seraient : animal allongé, formé de deux parties distinctes : l'antérieure comprenant la tête, les deux nageoires et un lobe intermédiaire, et la postérieure toujours enveloppée d'un test renfermant toute la masse allongée des viscères; les branchies extérieures, situées à la partie ventrale, à la base du lobe intermédiaire; la bouche munie de pièces propres à la mastication. Coquille en forme d'étui cylindrique, un peu aplatie près de son ouverture et dont les bords sont tranchants, arrondie postérieurement où elle porte une cavité opposée à celle qu'occupe l'animal, solide, vitrée, brillante et polie du moins dans la Cucieria columclla, la seule espèce connue jusqu'ici et qui a été trouvée dans la mer des Indes.

CUVIËKIE. C ucieria. acal. Péron et Lesueur ont donné ce nom à un petit groupe de Méduses, qu'ils ont considéré comme un genre particulier de la classe des Échinoderuies ou Iladiaires, et auquel le Dr Agassiz a donné pour caractères : corps mou, contractile, muni de tentacules semblables à ceux des ambulacres des Oursins; face inférieure plate et molle, garnie d’une infinité de pieds; face supérieure bombée, soutenue même par des écailles osseuses . percées sur l'avant, d'un orifice étoilé qui est la bouche , et d'où sortent les tentacules; sur l'arrière on aperçoit un trou rond, qui est l'anus. Le type de ce genre est le Cucieria squammala ; lluiolhuria nq un mm ata , Muller; Cucieria Cucieri, Jœg. Lamarck n'a point adopté ce genre et en a réuni les espèces à son genre Équorée.

CU Y Ü ETE. bot. Syn. ancien d'Œillel des Chartreux, bianlhu s cartliusianorum. V. Œillet.

CYAME. Cyamus. crlst. Genre établi |>ar Latreille, et classé par lui dans l'ordre des Isopodes, section des Cystibranchcs. Caractères : quatre antennes dont les deux supérieures plus longues, de quatre articles, le dernier simple ou sans divisions; deux yeux lisses, outre les yeux composés; corps ovale, formé de segments transversaux , dont le second et le troisième n'ayant que des pieds rudimentaires; cinq paires de pieds à crochets, courts ou de longueur moyenne et robustes. Les Cyames ont quelque analogie avec les Leplomères, les ; Protons et les Chevrolles; mais ils diffèrent essentiellement de ces trois genres, par la forme de leur corps, par la longueur moyenne de leurs pattes, par le dernier article des antennes supérieurement simple, enfin par la présence de deux yeux lisses sur le sommet de la tête, indépendamment des yeux composés. Ce genre se compose de deux espèces dont une est inédite. L'es-

pèce connue, et qui a été rangée par Linné dans le genre Oniscus, par Degéer dans celui des Squilles, et par Fabriciusavcc les Pycnogonons, porte le nom de Cyaine de la baleine, Cyamus Ceti de Latreille; elle est la même que le Panope Ceti de Leach (Edinh. Kncycl.

T. vu, p. -104) qui la désigne aussi {Trans. of the Lin u. Societ. T. xi, p. 5(14) sous le nom de Lantnda Ceti. Un grand nombre d'auteurs . parmi lesquels on distingue Pallas (Spic. Zool., fasc. 0, t. 4, f. 14) et Muller {Zool. Dan., t. 119, f. 13-17), en ont donné d'assez bonnes figures; mais, parmi les entomologistes qui ont le mieux fait connaître ce singulier Ciustacé, on doit surtout distinguer Savigny (Mém. sur les Anim. sans vert.. 1« partie, prem. fasc., p. 54), Latreille (F. ses divers ouvrages) et Treviranus (f'enn. schrift. s/nat. unit Phys, inhalts , 7e Mém., p. 1, f. 1).

Le corps des Cyames est large, orbiculaire, déprimé, solide et coriace; on peut le diviser en tète, en thorax et en alMlotneu; la tête est petite, allongée, en forme de cône tronqué; elle supporte des yeux composés, peu saillants, placés sur les côtés de la tète, et en outre deux petits yeux lisses, qui occupent son sommet et sont situés sur une ligne transversale. Entre la paire d'yeux composés on remarque quatre antennes placées les unes au-dcssiisdes autres, et |>ouvanl par cela même être dis tinguées en supérieures et en inférieures; celles-ci sont très petites et formées de quatre articles; les autres présentent un nombre égal de divisions, et ont la longueur de la télé et dti premier segment du thorax réunis; en dessous et en arriére des antennes on observe la l>ouche composée de parties très-petites, mais dans laquelle Savigny a distingué un labre assez grand, émargiué, deux mandibules à sommet bifide et dont les divisions sonldenliculées; on voit ensuite trois pièces en forme de lèvres, disposées sur trois plans, ou qui se succèdent graduellement. Savigny et Latreille les ont ubservées avec soin; ce dernier entomologiste les décrit de la manière suivante : la première pièce ou la supérieure, celte qui est immédiatement en arrière des mandibules, forme un feuillet presque demi-circulaire, et composé de trois parties: une intermédiaire presque triangulaire, profondément bifide à son sommet, et s'élargissant sur les côtés de sa base, pour servir de support aux deux autres pièces qui, sous la figure d'un demi -croissant formé par chacune d'elles, constituent par leur réunion, un cintre au-dessus de la précédeule. Savigny représente ectte pièce {loc. cit.t pl. v, f. 1, e), cl la considère comme une langue. La pièce qui vient ensuite ou l’intermédiaire ressemble, sous plusieurs rapports, à la précédente, et peut être également divisée en trois parties (/oc. cil., pl. v, f. 1, u). La pièce simple ou celle du milieu présente à son extrémité, deux languettes pointues, ayant chacune près du côlé extérieur de la saillie qu'elles forment, un petit corps conique de deux articles, et semblable à une palpe. Les deux languettes, soudées entre elles, sur la ligne moyenne du corps, et laissant encore une trace de leur division première, sont articulées à l'extrémité d'une sorte de support qui se divise « à sa base en deux branches lesquelles, eu se contournant de dedans en dehors et d’arrière en avant , se prolongent jusqu’au-dessous de» deux pièces latérales.

Celles-ci ont, indépendamment d'une articulation qui se soude avec la partie moyenne du support et avec ses branches, une autre pièce en forme de lame, supportant près de son extrémité dorsale un petit appendice semblable à une palpe. Lalreille a cru distinguer à cet appendice deux articulations qui ne sont pas indiquées dans la figure de Savigoy. Ce dernier observateur admet que les pièces latérales représentent la première paire de mâchoires des Crustacés, et que la pièce moyenne est l'analogue de la seconde paire. Enfin la troisième et dernière partie de la bouche du Cyame est formée de deux petits pieds ou palpes terminés par un onglet, et coin|tosés de six articles dont le premier, très grand et soudé à celui du côté opposé, Constitue une sorte de base en carré transversal, évasé en angle au milieu du bord antérieur, et simule la lèvre proprement dite. Savigny représente cette partie (loc. cit., pl. v, f. l,b), et reconnaît en elle la première paire de mâchoires auxiliaires ou de pieds - mâchoires des Crustacés. En arrière de la (èle on remarque une paire d'appendices qui, à proprement parler, est Intermédiaire à la tête et ail thorax ; elle s'articule à un segment rudimentaire, qui n'est pas visible en dessus, et qu'un pourrait considérer comme l'ébauche du premier auneau du thorax. Ces deux pieds sont eux-mêmes plus courts et plus grêles que les suivants, de six articles dont le premier, ou la hanche, est cylindrique et proportionnellement plus long que ue l'est le même article aux pieds qui sont placés en arrière; l'avant-dernier article est plus grand, en forme de main, avec un sinus et une dent obtuse en dessous; le dernier consiste, ainsi que dans les autres pieds, en une griffe très-dure, crochue et très-pointue; celte paire de pieds correspond aux seconds pieds-mâchoires. Le thorax est composé de six anneaux séparés par de profondes incisions; les côtés prolongés de ces anneaux donnent naissance latéralement à six membres articulés que la variété de leur forme et du nombre de leurs articles a fait distinguer en pattes proprement dites et en (Milles fausses. Fabricius a même considéré comme des palpes la paire de pattes antérieures que nous venons de décrire. La première paire de pieds, celle qui lient au segment antérieur du thorax, est courte, mais robuste, comprimée et large; on compte six articles illégaux dont le radical, ou la hanche, est gros, arrondi, presque en forme de rotule, et dont le I*énultième, plus grand et ovoïde, compose, avec le dernier, une serre terminée par une griffe mobile ou monodaclylc. Deux dents assez fortes se remarquent dans une échancrure de ravanl-dernierarlicie;les second et troisième anneaux du thorax supportent , au lieu de pattes, des appendices grêles dont un très-long et l'autre forL court , cachés à la partie inférieure du corps; à leur hase sont, dans les deux sexes, les vésicules branchiales, et. dans la femelle, des écailles valvulaires dis- ! posées par paires, et destinées â recouvrir les œufs. Le troisième, le quatrième et le cinquième segment du thorax donnent insertion à de véritables pattes assez semblables à la première paire. L'abdomen consiste en une sorte de petit tulierculc ou mamelon qui porte l'anus. Selon Treviranu6, le canal intestinal des Cyames ' a droit de la bouche à l’anus en s'élargissant au milieu.

Le cerveau se compose de quatre masses dont deux supérieures et deux inférieures; il donne des nerfs aux yeux, aux antennes, à la bouche; le cordon nerveux qui en part, est composé de sept ganglions fort distincts ; on ne voit ni trachées, ni trous respiratoires; les pattes de la troisième et de la quatrième paires si singulières par leur forme, et les plaques ventrales chez la femelle, ont, suivant lui, pour fonctions, de servir à la respiration. Les ovaires ont une forme irrégulière, les organes mâles se composent de deux tubes ou appendices, se rendant à la vorge qui est accompagnée de deux petits organes copulaleurs, et se trouve située entre la dernière paire de pattes.

Le Cyame de la baleine, connu vulgairement sous le nom de Pou de Baleine t se trouve sur le corps des Baleines, il s'y accroche à l’aide de scs pattes; on en trouve aussi, mais plus rarement, sur le corps des Scoinbres et des Maquereaux.

CYAME. Cyamus. bot. Synonyme de Nelumbo.

CYAMÉE, CYAMITE. mm. Pline parait désigner sous ce nom la Pierre d'Algle, (JEU te, dont le Caliimus était le noyau.

CYAMOPSIDE. Cyamopsi». bot. Genre de la famille des Légumineuses, Monadelphie Décandric, institué par De Candotle qui lui donne pour caractères : calice lurhinalo-luhuletix , quiuquéfide, à lobes Inncéolalositbulés, aigus : les deux supérieurs uu peu écartés; pétales presque égaux; l'étendard arrondi, les ailes ohlongues, la carène dressée, aiguë; ovaire cylindricolinéairc, style droit; stigmate en tète; légume comprimé. bivalve, linéaire, âvcc les vestiges du style qui forment line sorte de bec pointu qui prolonge la suture supérieure; sept à huit semences ovalaires, comprimées et tronquées sur un de leurs côtés. La Cyamopsidl sroRALoiDE est une plante herbacée, droite, à stipules subulées, à feuilles pinnato-trifoliées, dont les folioles sont ovales, dentelées et glauques. Les fleurs sont rougeâtres, petites, dressées et réunies en grappes axillaires très-courtes. La plante est originaire de l'Inde.

CYAMOS et CYANl'S. P. Cyame.

CYANASTIIE. Cyanastrum. bot. Même chose que Cyanopside. V. ce mot.

CYANEE. Cyanea. acal. Genre établi par Péron et Lesueur, dans la famille des Méduses, adopté et classé par Lamarck, dans scs lladiaires Médusaires, et parmi les Acalèphes libres, par Cuvier. Il offre pour caractères : un corps orhiculaire transparent ayant en dessous un pédoncule à son centre; quatre bras plus ou moins distincts et plus ou moins chevelus; une ou plusieurs cavités aériennes et centrales; quatre estomacs et quatre bouches au moins ou disque inférieur. Lamarck a réuni les Chrysaores de Péron aux Cyanées. Cuvier a ajouté à ce genre les Callirhoés, les Obélies, les Océanics et les Évagorts. — Les Cyanées présentent un assez grand nombre d'espèces, presque toutes originaires des mers tempérées; elles sont rares dans les mers polaires. Les auteurs n'en indiquent aucune des iners équatoriales. La plus grande partie de celles que l’on connaît se trouvent dans les mers d'Europe; leur grandeur est moyenne; leur largeur ne parvient jamais à plus de trois décimètres.

Cyanée dk Lamarck. Cyanea Lamarck! f Lamk. Aniin. sans vert., 2, p. 518, n° 1 . — Dicquemare a décrit et figuré celte espèce sous le nom d’Orlie de mer dans le Journal de Physique du mois de décembre 1784, p. 451. Klle est commune sur les côtes qui bordent la Mauclie. Son ombrelle est aplatie, avec le bord garni de seize échancrures, dont huit superficielles; elle a de plus, huit faisceaux de tentacules, huit auriculcs marginales, des vésicules aériennes au centre de l’ombrelle, avec un orbicule intérieur à seize pointes; sa couleur est le plus beau bleu d'oulre-mer.

Cy.\m:f. UK Lesueir. Cyanea Le su eu ri , Lamk. 2, p. 519, n° 7. Son ombrelle est entièrement rousse, avec un cercle blanc au centre; trente-deux lignes blanches, très-étroites, forment seize angles aigus à sommet dirigé vers Panneau central. Elle habite les côtes du Calvados et de la Seine-Inférieure.

CyaxCb poiatillée. Cyanea punvtulata , Lamk. 2, p. 520, n° 10. — Chrysaora SpUhœmigona et Chrysaora SpHogoua, Péron et Lesueur, Ann. 14, p. 305, n°* 115 et 114. Lamarck a réuni ces deux espèces de Péron, malgré les différences qu'elles présentent. Dans la première, de moitié plus petite que la seconde, l'on observe trente-deux lignes rousses, formant au pourtour de l'ombrelle seize angles aigus, à sommet brun très- ! foncé. Dans la Cyanée Spilogone, de moitié plus grande, I les lignes sont remplacées par seize grandes taches fau- J ves, triangulaires, situées au pourtour de l'ombrelle. L'âge plus ou moius avancé de ces animaux peut produire ces différences. Ils habitent la Manche.

Cyanée de la M Editera axée, cyanea Medilerranca , Lamk. 2, p. 520, n« 12 . — Puimo marinas, Delon, Aqual. lib. 2, p. 438. — Son ombrelle est hémisphérique, glabre, blanche, marquée de stries fauves, rayonnantes, avec quatre bras disposés en forme de croix ou d’étoile, d’une belle couleur de vermillon. Elle habile la Méditerranée.

A ces espèces, Lamarck ajoute la Cyanéebrilannique; — Cyanée lusilanique; — Cyanée Aspilonate, Chrysaora Aspilonata , Péron et Les.; delà Manche.— Cyanée Cyclonate, Chrysaora Cyclonata . Pér. et Les.; même lieu. — Cyanécdc la Baltique, Médusa capil/ata,

L. ;— Cyanée Boréale, Médusa ca/n'Hata , Daster; de la mer du Nord.— Cyanée Arctique, Mcdusa capillata , Fabr.; des mers du Groenland. — Cyanée Pleurophore, Chrysaora Pleurophora , Pér. cl Les.; des côtes de Normandie. — Cyanée Pentnslome, Chrj'saora Pentasloma, Pér. et Les.; de la Nouvelle-Hollande. — Cyanée astier; Cyanea rosca ; Gaymard et Quoy; de la mer du Sud.— Cyanea hexasloma ; de la terre de Diémcn. — Cyanée lleptamènc; des mers du Nord— Cyanée Macrogène; d’Angleterre. Ces trois dernières sont regardées comme douteuses et pouvant appartenir au genre Chrysaore.

CYANÉE. Cyanœa. bot. ilencauline avait établi, sous ce nom, aux dépens des Gentianes, un genre qui n’a pas été adopté, et dont le type était le Gentiana Pneutno uatxthe ; Adanson avait aussi formé le même genre, sous le nom de Cintinalis. Plus récemment encore Gaudichaud, dans la partie botanique de la relation du j voyage de l'Uranie, a rétabli le genre Cyanée, pour une

i plante qu’U a observée dans la Polynésie, et qui appartient à la famille des Lohcliacées. Caractères : calice i adhérent à l’ovaire , marqué de dix sillons, avec son I limbe foliacé, fort allongé et divisé en cinq segments : ohlongs, dont les bords sont crispés, ondulés, et réflé- ; cliis ; corolle lubuloso-cylindrique, arquée, ayant son limbe partagé comme celui du calice,el presque bilabié;

I cinq étamines formant, par l'uuion des filaments, un ! tube libre; anthères conuées et barbues; capsule en | forme de baie, avec dix sillons et dix côtes élevées, indéhiscente, à deux loges, couronnée par les vestiges du calice persistant ; graines à surface criblée. Le Cyanœa Grimesiana est un arbre lactescent, à rameaux armés de tubercules et d'aiguillons, à feuilles alternes, pinnaliparûtes et dentées; les grappes sont axillaires et les fleurs qui les forment, sont bleues, portées sur des pédicelles garnis de bractées à leur base.

CYANÉE. « ix. Syn-de Lazulite eide Pierre d'Arménie.

CYANELLE. Cyanclla . dot. Genre de la famille des Asphodélées. Caractères : un calice pétaloïde, â six divisions profondes et inégales; six étamines rapprochées, connivenles et monadelphcs par leurs filets; ces étamines sont un peu déclinées ainsi que les fleurs; leurs anthères sont disposées de la manière suivante : trois supérieures sont recourbées, rapprochées les unes contre les autres latéralement, égales et semblables entre elles; deux placées sur les côtés sont semblables aux précédentes; enfin la troisième est plus large et pendante;, toutes sont introrses, allongées, obtuses, à deux loges s'ouvrant à leur sommet, par un petit trou commun pour les deux loges, dans les cinq anthères supérieures, tandis que l’inférieure offre une petite ouverture pour chacune de ses deux loges; l’ovaire est globuleux, à trois côtes arrondies et très-obtuses, déprimé à son centre, pour l'insertion du style qui est un peu plus long que les étamines, décliné et recourbé en S, terminé par un très petit stigmate h trois divisions aigues; le fruit est une capsule globuleuse, déprimée à son centre, ù trois côtes arrondies, obtuses, à trois loges contenant de six à dix graines chacune, et s'ouvrant en trois valves à l'époque de sa maturité. Les caractères de ce | genre n'avaient point encore été donnés d’une manière complète et exacte ; en effet aucun auteur n’a fait mention de la soudure des étamines par leurs filets, ni de la manière dont les anthères s'ouvrent par le moyen d'un trou qui se pratique à leur sommet.

On ne connaît que quatre espèces qui toutes sont originaires du cap de Bonne-Espérance. Leur racine est surmontée d'un bulbe arrondi, d’où naissent des feuilles radicales étroites, et une hampe simple, qui se termine par des fleurs d’un aspect agréable, disposées en épis ou en grappes; les fleurs, qui sont en général munies ^ de petites bractées sur les pédoncules qui les suppor- I lent, sont plus ou moins penchées.

C y ax elle un Cap. CyanelUt Capensis, L., Lamk., III. 259. Sun bulbe, que mangent les Hottentots après i l’avoir fait griller, est arrondi, déprimé; ses feuilles étroites, linéaires, lancéolées, aigues, d'un vert clair; la hampe se termine par une grappe ou panicule de fleurs violacées, portées sur des pédoncules presque horizontaux ; leurs étamines sont monadelphes par toute la

longueur de leurs filets, (.es autres espaces sont les Çyanella alba, Tliunb., et Çyanella lutea , Thunb. , Çyanella orchidiflora, Jacq.

CYAN1TE. MW. F. DisthExe.

CYANOGÈNE. Principe particulier, contenu, à l’état de combinaison , dans quelques-unes des productions des règnes végétal et animal. Sa découverte est assez . récente; on la doit à Gay-Lussac qui a obtenu ce corps | en examinant les propriétés du l'russialc de mercure, lequel, après la découverte de Gay-Lussac, a dû pren- j dre le nom de Cyanure de mercure. Le Cyanogène est un fluide élastique, permanent, inflammable; son odeur est extrêmement vive et pénétrante ; sa densité est de 1,81 ; il rougit sensiblement la teinture de tournesol, niais en faisant chauffer la dissolution, le gaz se dégage uni à un peu d'acide carbonique, et la couleur bleue réparait. Soumis à une forte pression ou à un abaissement convenable de température, il se convertit en un liquide incolore; il récupère sa fluidité élastique, dès que la compression cesse. Il résiste à un très-haut degré de chaleur; son affinité pour l'oxigène est très-faible; si l'on fait un mélange de ces deux corps gazeux, à la température de l'atmosphère, ils ne réagissent pas, i mais si l'on y plonge une bougie allumée, ils détonent, | brûlent avec une flamme bleue, produisent du gaz acide carbonique, et de l’azote est mis en liberté. Le Cyanogène est formé de deux volumes de vapeur de Carbone, et d’un volume d’Azole condensés en un seul.

CYANOPIDE. Cyanopis. bot. Le professeur De Can- ! dolle a substitué ce nom à celui de Cyanthillium , qu'a ! donné primitivement au genre le docteur Blume qui en est le créateur; jusqu'à ce que les motifs de De Candolle nous soient connus, nous croyons devoir laisser au genre son nom primitif, et nous renvoyons au mot CTAKTMllLItR.

CYANOPSIDE. Cyanopsis. bot. La Centaurea pubigera de Persoon est devenue pour II. Cassini le type d’un genre nouveau, qui se distingue du Folutaretla par- l'appendice des squames, qui est subulé, spinifonne ; par la corolle ohringenle ; par l’ovaire glabriuscule, muni de dix à douze côtes régulières, sépa- ! rées par des sillons ridés transversalement. De Candolle, j dans le sixième volume, p. 558, de son Prodrotnus, ; en a fait le type d'une section de son genre .-fmberboa. I

CY.ANORCHIS. bot. Dénomination employée par Du Pelil-Thouars (Histoire des Orchidées des lies australes < d’Afrique) pour un genre d'Orchidées de la section des j llelléborines. Ce genre ne se compose que d’une seule j espèce, VEpidendrum tetragonum des auteurs, ou le Tetragocyani » de Du Pctit-Thouars; plante indi- j gène des lies de France et de Mascareigne, ayant une tige carrée, haute de six à sept décimètres, portant des feuilles ovales, aigues, très-grandes, et des fleurs pour- \ prées, disposées en épi, le long d'un axe latéral. Elle fleurit dans sa patrie, au mois d'avril. Du Pelil-Thouars en a fait graver une figure (toc. ci/., t. 54) qui donne une idée exacte de l'espèce.

CYANOSE, mw. Beudant appelle ainsi le Cuivre sulfuré. dans sa méthode de classification des minéraux.

CYANOT1DE. Cyanolis. bot. Genre de la famille des Commelinacées. institué par Don qui lui assigne pour

caractères ; périgone ou périanlhe formé de six folioles dont les trois externes, tenant lieu de sépales, sont soudées à leur hase, persistantes, et même eonni ventes; les trois internes sont pélaloïdes, caduques, avec leurs onglets soudés en forme de tube; à l’intérieur sont fixées les six étamines; leurs filaments sont barbus, dilatés et arrondis en forme de rein à leur sommet; tontes les anthères sont fertiles, à loges divariquées et unies par leurs bords; J'ovaire est triloculairc, avec deux ovules dans chaque loge : l'un dressé et l’autre pendant, tous deux insérés collatéralemenl; le style est plus épais à la partie antérieure et pileux; le stigmate est creusé ou évasé; la capsule est à trois loges, à trois valves seplifèresau milieu. Il y a dans chaque loge deux graines dont une avorte assez fréquemment ; elles sont anguleuses, presque pcltéos. Les plantes de ce genre, voisines du genre Tradescautie, sont herbacées, ordinairement pubescenles, rarement velues ou laineuses; les liges , d'abord couchées, se redressent ensuite et se terminent par une inflorescence bracléifère ; elles sont entourées à leur hase, de feuilles ovales-iancéolées, munies de gaines assez amples. Ces plantes habitent l'Asie tropicale.

CYANOTR1DE. Cyanotris. bot. Genre de la famille des l.iliacées, Hexandrie Monogynic, institué par Raffinesque qui lui donne pour caractères : périanlhe corolloïde , à six divisions égales, dont cinq ascendantes et la sixième fléchissante; six étamines hypogynes, égales, à filaments minces et droits; ovaire à (rois loges renfermant plusieurs ovules; style filiforme, décliné; stigmate faiblement tridenté; capsule membraneuse, triloculaire, trivalveet polysperme; semences suhglobuleuses. La seule espèce connue appartient à l'Amérique septentrionale; c'est une plante bulbeuse, herbacée, à feuilles linéaires, aigues, à hampe dressée , terminée par une grappe de fleurs d'un bleu pourpré.

CYANTIIILI.IER. CyanlhiUium. bot. Genre de la famille des Synanthérées, Syngénésie Polygamie, formé par Blume ( Bydr . Flor. ind. 889) qui lui donne pour caractères : involucre hémisphérique, polyphylle, imbriqué, écailleux, à folioles terminées par une soie; réceplacle alvéolé; fleurons tubuleux, qtiinquéfides; akènes anguleux; aigrettes poilues, décidues. Ce genre se compose de plantes herbacées, à tiges peu élevées, à feuilles pétiolées, oblongues, velues; ses fleurs sont bleuâtres et les capitules réunis en corymbes au sommet des rameaux. Trois espèces, Cyanthillium cillosa , C. puhescene et C. Moluccensis , sont décrites par Blume qui les a observées dans l'Archipel de l'Inde ; une quatrième a été envoyée de Madagascar par le professeur Rojer.

C Y ANUS. bot. F. Bu et.

CYATIIA et CYATHE. bot. F. Njdi laire.

CYATH ANTHÈRE. Cy al haut liera, bot. Genre de la famille des Mélastomacées de Jussieu. Décandrie Moiiogvnie, Linn., institué par Pohl pour un petit arbuste qu’il a découvert dans la province de MinasGeraes.au Brésil, et qu'il a tenté inutilement de placer dans le genre Mélastome, dont il s'éloigne particulièrement à cause de la forme des anthères. Le calice est persistant, à cinq dents ou divisions; les pétales, au nombre de cinq, sont insérés sur l’orifice du calice; ils sont obo-

valus, presque cordés et tronqués à leur base; les élaluiues ont leurs filaments à peine plus longs que les pétales, dressés et dilatés â leur base; les anthères sont biforées, obovales, bitubuleiises, avec les tubes ou cylindres tronqués et atténués â leur base; elles s'élèvent au-dessus des pétales. Cette conformation singulière donne à la fleur, quoique très petite, un aspect remarquable. La Cyalhanllièrc lancéolée a les tiges partagées dans toute leur longueur, en rameaux opposés et relevés, garnis de feuilles décidues, membraneuses, opposées, simples, lancéolées, pétiulées, planes et Innervées. L'inflorescence présente des tliyrses paniculés, composés de fleurs brunâtres et brillantes.

CYATHEA. bot. Ce genre, fondé par Smith, dans sa Révision de la famille des Fougères, a subi depuis plusieurs divisions; et si on adopte les nouveaux genres formés aux dépens du genre Cyathea de Smith, on devra un jour les réunir en un petit groupe particulier dans celle belle famille; Les Cyatbées de Sinilh étaient caractérisées par leurs capsules semblables à celles de toutes les Polypodiacées, insérées sur une partie saillante de la fronde, et enveloppées de toutes paris, d'un tégument sphérique, naissant de la base du réceptacle qui les supporte. La plupart des espèces qui composaient ce genre, sont remarquables par leur tige j arborescente; mais elles varient assez par la forme de leur» frondes plus ou moins divisées. A son tour Brown a introduit plusieurs divisions nouvelles dans ce genre. Les caractères déduits de la fructification s'accordent assez bien avec ceux que fournit le port des différentes ! espèces qu'on y range; ces genres sont fondés particulièrement sur la position des groupes de capsules, par rapport aux nervures, et sur le mode de déhiscence du | tégument qui les enveloppe. Ces caractères ont donné i lieu aux trois genres Cyathea, AlsophUa et Hcmitelia | de Brown. Le premier se reconnaît à ses groupes de j capsules inséréesà l’angle de division des nervures, et entourées par un tégument qui se divise transversalement comme une sorte d'opercule. Les espèces qui , appartiennent à ce genre, et par conséquent les véritables Cyathea, sont les Cyathea arborea ( Poly podium arborcum, L.), Cyathea dealbata , Cyathea mcitullaris et Cyathea a/finis.

Gaudichaud a rapporté des lies de la mer du Sud une nouvelle espèce voisine des Cyathea, qui devra former un genre de plus dans celte division des Fougères si l'on adopte les genres précédents proposés par R. Brown. Le genre Sphœropleris de Rernhardi, et probablement le Denmlaedtia du même auteur sc rapportent aux Cyatbées; mais la description du dernier est trop imparfaite pour qu'on puisse l'affirmer. Toutes les espèces I qui composent le genre Cyathea et les autres genres formés à ses dépens, sont remarquables par leur tige I arborescente, simple, droite, marquée d'impressions ; très-régulières, formées par la chute des feuilles, et i surmontée d’un chapiteau de larges feuilles, profou- ! dément découpées, qui réunissent au port majestueux i des Palmiers l'élégance des formes des autres Fotigè- ! rcs; aussi ces plantes, qui sont particulières aux par- : lies humides des régions tropicales, sont elles, d’après i tous les voyageurs, un des principaux ornements de I

ces pays. Leurs troncs cl ceux de quelques autres Fougères arborescentes, sont les seuls, parmi les plantes vivantes que l'on connaît, dont l'organisation soit comparable à celle de quelques-unes de ces liges si nombreuses dans les formations houillères, et dont l’écorce présente des impressions d’une régularité admirable, qu’on ne retrouve dans aucune tige de plantes Dicotylédones, ni même parmi les Monocotylédones phanérogames. On doit remarquer cependant à cet égard que les espèces fossiles paraissent toutes différer beaucoup, du moins spécifiquement, des espèces vivantes.

CYATHIDIER Cyalhidiatn. bot. Ce genre, de la famille des Synanlhérées, institué par Roylc, est le même cjue le genre Sa usait rea de De Candolle. C. S.tussi n£i.

CYAXUIFOR.ME. Cyathiformiê. bot. Oui a la forme d’un gobelet ; par exemple, la corolle du Symphylum tuberosHin, etc. Plusieurs Lichens et des Champignons sont Cyathiformes.

CYATUOCLINE. bot. Genre de la famille des Svnantliérées, tribu des Inulées -Buphtalmées, établi récemment par H. Cassini qui lui donne pour caractères : calathidc subglobuleuse, discoïde : disque masctiliflore; couronne multisériée , feminiflore; clinanthe élevé t large, très concave , évasé, cyalhiforme, nu, portant les fleurs du disque au centre, et celles de la couronne extérieurement. Fleurs du disque ou mâles, privées de faux ovaire qui est peut être confondu avec la base de la corolle qui est infundibulée, à cinq divisions; anthères demi-exsertes; style inclus. Fleurs de la couronne ou femelles, munies d’un ovaire ou fruit très -petit, ovoïde obloiig, â peine comprimé, glabre, lisse; corolle articulée sur l’ovaire, longue, grêle, tubuleuse, ayant la base très-renflée, globuleuse et le sommet (ridenlé. La seule espèce connue, Cyuthovline Lyrata, est une petite plante herbacée, annuelle, à feuilles alternes, lycées, à calalhides petites, d’une ligue de diamètre, peu nombreuses, rapprochées au sommet de la tige qui est à peine ramifiée. Celle plante a été rapportée de Pégu, par AI. Keynaud.

CYATHOCRIN ou CYATHOCRIMTE. Cyathocrinus ou Çyathocrinite». ecuix. Genre de la famille desCrinoïdesou Encrines, établi par Muller, dans son Uisloire de ces animaux appartenant à la division des Inarticulés. Caractères : animal Crinoïde, avec une colonne cylindrique ou pentagonale , composée de nombreuses articulations ayant des bras qui partent irrégulièrement des côtés. Au sommet adhère un bassin composé de cinq pièces , sur lequel sont placées à la suite les unes des autres, cinq plaques costales et cinq bossus, avec une écaille intermédiaire; de chaque bosse part un bras armé de deux mains. Ce genre est composé de quatre espèces : le Cyathocrin plan, MUll., IJist. Crinoid., p. 85, pl. 2. — Le Cyathocrin tuberculeux, Mull., p. 88, pl. 3. — Le Cyathocrin rugueux, Mull., p. 8U, pl. 4; et le Cyathocrin à cinq angles, Mull., p. 1)2, pl. 5. Tous ces Fossiles se trouvent en Angleterre

CYATHODE. Cyathodes. bot. Genre de la famille des Èpacridées, et de la Pentnndric Monogynie, établi par Lahillardièrc ( Nov.-Holl ., 1, p. 57) sur deux plantes qui présentent entre elles assez de différences dans leurs organes reproducteurs, pour qu’on ne doive pas les cou

sidérer comme absolument congénères. C'était d'ailleur* l'avis de Labillardière lui-même , qui , malgré la différence de leurs fruits, ne les a réunis que pour ne pas multiplier les genres plus qu’il n'est convenable. Celle considération n’a pas arrêté Brown; il sépare de ce genre les plantes de Labillardière et assigne au genre Cyathode les caractères suivants : calice soutenu par plusieurs bractées écailleuses çt imbriquées; corolle infundihuliforme. dont le tube, à peine plus long que le calice, est intérieurement glanduleux, le limbe étalé, un peu ou nullement barbu; cinq étamines, dont les anthères seulement sont saillantes; ovaire à cinq ou dix loges, se changeant en un drupe pulpeux ou une sorte de baie polysperme; le disque bypogynecya (Informe et à cinq dénis, qui entoure l’ovaire, a servi d'étymologie au nom du genre. Dans l’Encyclopédie méthodique, Poiret a francisé ou plutôt traduit ce nom par celui dTrcéolaire, que l'on ne saurait adopter, puisque c'est déjà la dénomination d’un genre de Lichens, ainsi que d'on genre de la Diandrie Monogynie, proposé par Molina. dans la Flore du Chili.

Brown ( Protir. iY oc. f/oll., p. 530) a décrit six espèces de Cyathodes, distribuées en deux sections, d'après la villosité ou la nudité de l'intérieur des lobes Je la corolle. La première en contient trois, dont une est le Cyathodes glauca , décrit et figuré par Labillardière (lot. cil. j 1, p. 57. t. 81); dans la seconde section, Brown fait entrer deux planleaquc Labillardière avait décrites et figurées ( loc . c»/., T. 1. p. 48 et 49. t. CS et f>0) sous les noms de Styphelia abielina et Styphelia oxycedrus. Le Styphelia acerosa de Banks et Solander, que Cœtlner avait transporté dans le genre ^rtUsiu , est une plante Irès-voisine de cette dernière, et, comme elle, qui doit faire partie du même genre et de la même section. A celle-ci Brown réunit encore trois espèces trouvées dans l'Herbier de Banks, et indigènes des iles de la mer du Sud, mais dont il ne donne point de description. Chamisso en a trouvé une autre dans nie de O-Wahu, qu’il a nommée Cyathodes l 'ameiameia. Enfin le Cyathodes disticha de Labillardière, plante sur la place de laquelle son auteur était fort incertain. est devenu le lyjie du genre Dccaspom. Toutes les espèces du genre Cyathode sont particulières à la terre de Diéinen, dans la Nouvelle-Hollande. Ce sont des arbustes ou des arbrisseaux dressés et rarneux, à feuilles striées en dessous, à fleurs axillaires, dressées ou légèrement penchées.

CYATHOD1ER. ('yathodium. bot. Genre d’Hépaliques de la famille des Anthocérotées, établi par Lehman qui lui assigne pour caractères : fleurs femelles disposées dans le sinus de la fronde; involucre coriace, cyalhiforme et bilabié; sporangion globuleux, subsessile. s'ouvrant par six dents au sommet; spnrules se détachant avec élasticité de l’apothécion. Les Cyatbodiers ont leurs frondes lobées, très-tendres, presque diaphanes. On n'en connaît jusqu'ici qu'une seule espèce ; elle habite aux Antilles.

CYATHOGLOTTIDE. Cyathoglottis. bot. Genre delà famille des Orchidées, Gynandrie Monatidrie, institué par Poppig et Endlicber qui lui ont assigné pour caractères : sépales et pétales égaux et connivenls; Libelle

très-petit , soudé vers la base, h la face interne du gynoslèine et embrassant ses bords : les lamelles sont indivises et planes; gynostème en massue, membraneux sur les bords ; anthère terminale, operculaire. Le genre Cyathoglotle, dont on ne connaît encore qu'une espèce, appartient au Pérou c'est une plante des Andes que l’on trouve parasite sur les vieux troncs; ses racines s'insinuent dans les fissures et produisent des feuilles ohlongue8, lancéolées, roides. nervurées ; de leur centre s'élève une tige d'une consistance presque ligneuse, terminée par une grappe ou un épi de fleurs jaunes ou Manches cl d'une odeur suave, mais très-fugace.

CYATHOPHORE. Cyathophorum. botan. Palisot-dc- Beauvois avait nommé ainsi le genre que Smith désigna, à peu près à la même époque, sous le nom de Uookebia.

CYATUOPUYLLB. Cyathophytlum . polyp. Polypier pierreux, libre ou fixé, érigé en genre par Lamarck; il consiste en cylindres turbines, solitaires ou agrégés, striés longitudinalement, et marqués d'annelures rugueuses sur leur face externe, composés de cellules évasées et lamelleuses, qui naissent les unes au-dessus des autres, tantôt du centre, tantôt du bord supérieur de la cellule précédente; les lamelles sont rayonnantes. La plupart des Cyathophylles présentent un caractère remarquable dans la manière dont les loges évasées des polypes se superposent comme des cornets emboîtés les uns dans les autres. Ordinairement et même chez tous Ips autres Polypiers, la colonne pierreuse s’élève par l'addition de nouvelle matière calcaire à son sommet, et dans les interstices des parties déjà formées; ce qui fait sup|>oser que chacune d’elles est le produit d'un même animal . et qu'elles ont été sécrétées d’une manière continue. Ici, au contraire, la séparation entre les divers étages d'une même colonne est si licite qu'on est en droit de présumer que chacun de ces étages est sécrété par un Polype nouveau, qui aura pris naissance et se sera développé sur le disque de celui qui. à son tour, avait formé la loge située au-dessous. Les Cyalbopbylles sont assez nombreux. Lamarck en décrit une vingtaine d’espèces parmi lesquelles un certain nombre que Goldfuss avait rangées parmi les Astrées et les Astéries; celles-ci se distinguent des autres Cyathophylles en ce que les cônes dont elles se composent, au lieu de se terminer par une grande loge mulliradiée, régulièrement conique et à bords minces, ont, à l'extrémité, une large surface slelliforme, à peu près plane, dont le centre seulement est déprimé d’une manière abrupte , et constitue ainsi une petite loge circulaire. Toutes ces espèces sont fossiles , et la plupart ont été trouvées dans l’Eifel.

CYATHOSPI1ÈRE. Cyathosphœra . botax. Genre de plantes Cryptogames, établi par Dumorlier, dans la famille des Sphériacées, et présentant pour caractères : sphérulrs dépourvues d’ouverture, agrégées et insérées sur un stroma de manière à former des sphéries composées. Les principales espèces sont : Cyathosphœra cupularis , vermicularia , varia , berberidis, cucur bitula , futiginosa, etc., qui sont toutes des Spliœria suivant Pcrsoon, Nces. Tode et les autres botanistes qui se sont occupés le plus particulièrement de la Cryptogamie.

CYATHULE. Cyathula. bot. Le genre décrit sous ce nom, par Loureiro, appartient à la famille des Atnaranlhacées; peu distinct de YAchyranthcs, il a pour caractères principaux : un calice persistante cinq divisions ; cinq étamines soudées à leur base en forme d'urne très- petite, séparées par un semblable nombre d’écailtes; anthères à deux loges; style filiforme; stigmate c a pi lé; capsule entourée du calice persistant, monosperme. Le Cyathula prostrata est une plante herbacée que l’on trouve dans les gueréls ; sa tige offre quelquefois une consistance sous- ligneuse; ses feuilles sont opposées, ovales, un peu rhomboïdes; les fleurs sont rassemblées en épis solitaires. On la trouve à Java.

CYATHÜS. bot. C . Nidclmrk.

CYBBANTHÈRE. Çybbanthera. bot. Genre de la famille des Scrophularinées, institué par Hainilton et dont l'unique espèce, Çybbanthera connata, originaire du Népaul. a été réunie au genre Uerpesti*.

CYBÈI.E. bot. Genre formé aux dépens des Embo- Ihriuin. et correspondant au Slénocarpe de Brown.

CYBELION. bot. Synon. ancien de Violette odorante. Spreugel a donné ce nom à un genre de la Gynandrie Muuogvnie, qui est absolument identique avec le genre lonopside de Kunlh.

CYBIANTHE. Cybianthe. bot. Genre de la famille des Myrsinées, établi par Marlius qui lui assigne pour caractères : calice profondément partagé en quatre découpures; corolle quadrifide, en roue, plane, coupée un peu carrément dans son contour; ses lobes sont, ainsi que le calice, marqués de stries, de lignes et de points glanduleifx bien sensibles; quatre étamines à filaments très-courts; anthères presque sessiles, ohlongucs, dressées, avec deux pores au sommet; l'ovaire est supère, petit, globuleux cl un peu déprimé, surmonté d'un stigmate sessile, presque en tête; le fruit est un drupe monosperme. Ce genre renferme quatre espèces dont deux, Cybianthe petululinus etcuneifolius , ont été décrites sous ces noms par Marlius; une troisième, Cybianthe principes , est le tyallenia \ angustifofia du même auteur; enfin la dernière, Cybianthe Humboldtii , a été publiée primitivement par Kunlh (Nov. Gen., ni, p. 213), sous le nom du Ardisia tetrandra.

CYBISTRE. Cybisler. iss. Coléoptères pentamères, genre de la famille des Carnassiers, tribu des Dytisciens, établi par Curtis qui lui assigne pour caractères : dernier article des palpes entier et simplement obtus; antennes filiformes, aussi longues que la tête; pieds ciliés ; un seul ongle avancé et fixé aux postérieurs ; mandibules fortes, arquées, terminées par deux dents inégales; mâchoires cornées, pointues et ciliées; corselet transversal, échancré antérieurement; sternum prolongé en pointe. Le type de ce genre nouveau est le Cy~ bister Itocselii. Dytique de Roesel de tous les anciens auteurs, cl que l'on trouve en Europe, dans presque toutes les mares; il a la tète d’un noir verdâtre, avec le front, les bords latéraux du corselet et des ély 1res jaunes sur un fond boiràtre; le dessous du corps est d'un jaune obscur ; les élytres du mâle ont chacune deux rangées de petits points enfoncés, peu apparents ; celles de la

femelle sont striées, irrégulières et peu marquées. L’Insecte a quinze lignes de longueur.

CYBIUM. rots. Synonyme de Tassard.

CYCADÉES. Cycadeœ . bot. Entraîné par quelques ressemblances extérieures dans le port et l'enroulement des feuilles, Jussieu avait placé les genres Cycas et Zamia parmi les plantes Acotylédonées, dans la famille des Fougères. Mais les observations de Du Petit-Tbouars et celles de Richard, en faisant connaître la structure du fruit et de l’embryon, dans ces deux genres, ont fait voir combien ils s’éloignaient des plantes Acotylédonées ou Cryptogames auxquelles on les avait associés. En effet, ces végétaux, qui, par leur port, rappellent absolument les Palmiers, offrent, dans la structure de leurs fleurs et de leurs fruits, les rapports les plus intimes avec les plantes Dicotylédones, et en particulier avec les Conifères. Aussi Richard en a-t-il formé une famille sous le nom de Cycadécs, famille qu’il place immédiatement ù côté des Conifères. *•

Les Cycadées , qui ne se composent que des genres Cycas et Zamia , sont des végétaux exotiques ayant U port des Palmiers. Leur tronc cylindrique est quelque- , fois très-court et à peine marqué ; d’autres fois il s'élève | à trente ou quarante pieds ou même au delà, en conservant à peu près un diamètre égal et sans présenter de ramifications, si ce n'est quelquefois tout à fait à son sommet. Un bouquet de feuilles étalées en tout sens couronne la tige et ses ramifications; ces feuilles sont très-grandes, pinnées, et avant leur développement les pinnulesou folioles qui les composent, sont roulées sur elles-mêmes, à peu près comme dans les Fougères, circonstance qui n'a pas peu contribué nu rapprochement qui a été établi entre les Cycadées et les Fougères. Les fleurs sont constamment dioïques et naissent au milieu des feuilles qui terminent la tige. Les fleurs mâles constituent des espèces de chatons en forme de cônes, ayant quelquefois deux pieds et plus Je longueur, composés d'écaillcs spathulées, renflées à leur sommet qui en est la seule partie visible à l'extérieur, recouvertes à leur face Inférieure, d’un très-grand ùombre d’étamines qui doivent être considérées comme formant chacune une fleur mâle. Chaque étamine ne consiste qu'en une anthère plus ou moins globuleuse ou ovoïde, à une seule loge s’ouvrant par un sillon longitudinal; ces anthères sont solitaires ou réunies base à base, par deux, par trois ou même par quatre. L'inflorescence des fleurs femelles varie dans les deux genres Cycas et Zamia ; dans le premier, un long spadice comprimé, spathuliforine, aigu , denté sur ses deux côtés, porte vers le milieu de chacun d'eux quatre ou cinq fleurs femelles, logées chacune dans une petite fossette longitudinale, au-dessus de laquelle elles sont saillantes. Le Zamia, au contraire, a ses fleurs femelles disposées comme ses fleurs mâles, en une sorte de cône ou de chaton ovoïde, composé d’écaillcs pellées. très-épaisses à leur sommet, se terminant par un pédicule qui s’insère au milieu de leur face inférieure; à celle-ci sont attachées deux fleurs femelles renversées. Ces fleurs offrent la inéine structure dans ces deux genres; elles sont plus ou moins globuleuses : leur calice, qui délerlerminc leur forme , est immédiatement appliqué sur

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l’ovaire; il est globuleux , percé d’une très - petite ou- • verture A son sommet, se prolongeant en uu tube court. ! L’ovaire est semi-infère , c’est-à-dire que sa moitié su- ! pérteure seulement est saillante et libre dans l'intérieur i du calice, tandis que sa moitié inférieure est intime- J ment adhérente avec les parois de ce dernier : *upé- I riewrement cet ovaire se termine par un petit mamelon | allongé, que l’on doit considérer à la fois comme le style et le stigmate. Le fruit se compose du calice qui est . nécessairement persistant, s'épaissit, devient même légèrement osseux à sa partie interne et recouvre le véritable fruit. Celui-ci est uniloculaire, monosperme et | indéhiscent. Son péricarpe est mince; il adhère intimement avec le tégument propre de la graine, dont il ne ] peut être séparé. Celle-ci contient une amande qui se i compose d’un gros endosperme charnu , devenant dur I et corné parla dessiccation, formant toule la masse de l'amande, et renfermant à sa partie supérieure , un embryon renversé, axillaire, allongé, placé dans une cavité qui occupe les deux tiers de la longueur de l’en- ^ dosperme. L'embryon est allongé; son extrémité coly- 1 lédonnire, qui est inférieure, est partagée en deux loties j ou cotylédons inégaux, plus ou moins intimemenlsoudés ensemble, mais toujours distincts à leur base où ils sont séparés l'un de l'autre, par une fente longitudinale, qui traverse toute la masse de l’embryon. Dans cette fente, représentant la base des deux cotylédons, on trouve la*1, gemmule formée de petites feuilles coniques, emboîtées les unes dans les autres. La radicule est à peine distincte de la base du corps cotylédonaire; elle se termine par , une sorte de petite bandelette mince, roulée et tordue sur elle-même, plus ou moins intimement adhérente avec l'enveloppe ou tégument propre de la graine.

Si l’on compare l’organisalion des fleurs dans les Cycadées, avec celle des Conifères, il sera bien facile de démontrer l'extrême analogie qui existe entre ces deux groupes, bans l'un et dans l'autre, les fleurs mâles ! forment généralement des sortes de cônes ou de cha- | tons. Chaque anthère peut être considérée comme une j fleur mâle, et ces anthères, le plus souvent unilocu- 1 laires. sont attachées à la face inférieure des écailles | qui forment les chatons. Dans les Cycadées comme dans i les Conifères, les fleurs femelles sont tantôt dressées , | tantôt renversées, quelquefois solitaires, quelquefois | géminées. Toujours leur ovaire est semi-infère; leur | calice est immédiatement appliqué sur le pistil qu’il re- 1 couvre en totalité et qu'il accompagne jusqu'à son état de fruit parfait. Celui-ci contient une seule graine dont . le tégument est peu distinct de la paroi interne du péricarpe. Celle graine se compose d’un embryon renfermé t dans l'intérieur d'un gros endosperme charnu. Certes il serait difficile de trouver deux familles qui offrissent plus d’analogie dans l'organisation de leurs fleurs. 11 est vrai que le port est différent, que tandis que les Conifères ont un habitus si particulier , les Cycadées rappellent tout à fait les Palmiers, et que leur tige offre à peu près la meme organisation que dans ces derniers. Mais dans une classification fondée sur la structure de l’embryon, l’organisation de la lige doit-elle avoir ; plus de valeur que celle de toutes les parties de la fleur | cl du fruit ? Il est bien plus rationnel de placer les Cyca- '

dées immédiatement à côté des Conifères que de les rapprocher des Palmiers.

Après avoir parlé des caractères qui rapprochent les Cycadées des Conifères, il devient indispensable d’indiquer ceux qui les en distinguent. Ces caractères consistent : P* dans le port, qui, comine on vient de le dire, est tout à fait différent; 3° dans la structure de l'embryon , dont les deux cotylédous sont inégaux cl soudés dans les Cycadées, tandis qu'ils sont égaux, distincts et fréquemment au nombre de plus de deux dans les Conifères.

CYCADITES. bot. Nom donué par Brongniard à des végétaux fossiles, trouvés dans la Craie inférieure , et qui ont de grands rapports avec les Cycas.

CYCAS. Cycas. bot. Genre qui , avec le Zamia, constitue la famille des Cycadées. Caractères : des fleurs diolqucs; les mâles formant une sorte de cône ovoïde, allongé, composé d'éeailles comprimées, dont la face inférieure est couverte d’anthères globuleuses, sessiles, constituant autant de fleurs mâles; les fleurs femelles consistent en de longs spadices comprimés, aigus, subspalhulés, portant sur leurs bords, quelques fleurs à demi enfoncées dans de petites fossettes longitudinales; ces Heurs sont globuleuses ; leur calice est percé d’une petite ouverture à son sommet. Les fruits sont des drupes globuleux. Le tronc est simple, écailleux , couronné par un bouquet de feuilles terminales, trèsgrandes. pinnées et semblables à celles du Dattier. Ce genre se compose de sept à huit espèces qui croissent sous les tropiques, particulièrement dans l'Inde. On voit assez fréquemment dans les serres, les Cycas ciVcinalis et Cycas retoluta de Thunberg.

CYC1ILE. Cychla. rois. Ce genre de la classe des Poissons Acanthoptérygicns. appartient à la famille des Lahroïdes; il a été créé par Bloch cl se trouve caractérisé par des dents toutes en velours sur une large bande; lèvres doubles et charnues dont l’une tient immédiatement aux mâchoires et l'autre aux sous-oibitaires; nageoires verticales, filamenteuses ; corps allongé; estomac en cul-de-sac, sans cæcums. Le genre se compose, suivant Cuvier, des Cychla saxutilis, Bloch.; occitans, Bl.; argus, Valenc.; Ürasilicnsis , Bl.; et de quelques aulre8 espèces entièrement nouvelles.

CYC11RAX1E. rxs. kugelan a désigné sous ce nom, une division dans le genre Nitidule. Ce sont des Strongylus pour Uerbsl, et des Hyturus pour Latreille.

CYCHHE. Cychrus. ixs. Genre de Coléoptères pentamères, établi par Paykull et Fab., placé dans la famille des Carnassiers, tribu des CnrabiquesXaraclères : jambes antérieures sans échancrure à leur bord interne ;ély très soudées, enveloppant la majeure partie de l'abdomen; labre profondément échancré; mandibules longues, étroiles.avancées, ayant sous leur extrémité deux dents ; le dernier article des palpes labiales et des maxillaires extérieures fort grand, très-comprimé, concave et presque en forme de cuiller; languette très-petite, divisée en trois pièces, dont la mitoyenne en forme de tubercule, presque triangulaire, soyeuse au bout, et dont les deux latérales membraneuses, étroites, en languette; échancrure du menton sans dentelures; tête et prolhorax fort étroits; élylres dilatées sur les côtés et prolongées

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inférieurement pour embrasser le ventre. Les Cvchres * sont particulièrement originaires des contrées froides : on les trouve dans les forêts, sous les mousses, aux pieds des troncs d’arbres et sous les pierres. On peut considérer comme espèces principales : le Cycure Muselif.r , Çychrus rosirai us, Fabr., figuré par Clairville ( Entom . flelret. T. n, pl. 19). On le trouve quelquefois sous les pierres, aux environs de Paris, dans la forêt de Dondy près du Raincv. Il est moins rare en Allemagne; on le rencontre aussi en Russie dans les régions du Caucase; et le Cychrk d'Italie, Çychrus Italiens, Donelli. confondu par quelques auteurs avec l’espèce précédente. Knocb (Aeue Beytrage sur Insectenktuule, p. 187 et pl. 8) a décrit et représenté sous les noms d 'unicolor, â'eletaius et de Slenostomus, des espèces propres à l'Amérique du nord. Les deux premières étaient connues de Fabricius; la troisième parait nouvelle. Fischer (Enlomogr. de la Russie, T. i, p. 70) décrit, sous le nom de Çychrus manjinatus. une espèce rare, qui se trouve sous les pierres ou entre les mousses, dans l’ile d'Ounalaschtka.

CYCLADE. Cyclas. moll. Linné et les conchyliologues qui le précédèrent, confondirent ce genre, les uns avec les Tellines, les autres avec les Vénus; et dans certains auteurs, dans Linné lui-même, on voit des espèces du même genre parmi les Tellines et les Vénus tout à la fois. C’est à Druguière que l'on en doit la séparation bien nette, quoique depuis on y ait trouvé les éléments d'un autre genre que Rruguière établit dans les Planches de l'Encyclopédie, qui fut admis par Lamarck en 1801. et ensuite par Draparnau'd.Schweiguer, Ocken , Cuvier, etc. Quoique ce genre fût très-bien connu. Megerle le proposa de nouveau, en 1811, sous le nom de Cornea, qui n’a pas été admis par les conrhyliolngues français; mais on sentit, et Megerle le sentit le premier, que le genre Cyclade de Bruguière, renfermait des Coquilles qui ne présentaient pas toutes les mêmes caractères : Megerle les sépara donc sous le nom générique de Corbiculc, Lamarck sous celui de Cyrène, et Férussac proposa pour le genre de ces deux auteurs, un sous-genre nommé Çyano-Cyclas. Blainville s’en servit dans le Dictionnaire des Sciences naturelles, comme d’un moyen facile, pour distinguer des Coquillages qui peuvent se confondre dans leurs caractères, par les passages des espères; Férussac sentit que la division de Lamarck était préférable à la sienne; car, après In publication du travail de Blainville, il admit, dans ses Tableaux systématiques, en 1821, les genres Cyrène et Cyclade, tels que Lamarck les avait faits dans son grand ouvrage sur les Animaux sans vertèbres (T. v, p. 550). Le plus grand nombre des conchyliologues , depuis Bruguière, avaient bien senti la nécessité de faire une coupe : aussi presque tous l'admirent dès qu'elle leur fut présentée; et on en verra d'autant mieux la solidité qu'on en examinera avec plus de soin et comparativement les caractères distinctifs. Voici ceux que Lamarck a donnés aux Cyclades : coquille ovale-bombée, transverse, équivalve, à crochets protubérants; dents cardinales très-petites, quelquefois presque milles ; tantôt deux sur chaque valve, dont une pliée en deux; tantôt une seule pliée ou lobée

sur une valve, et deux sur l’autre; dents latérales allongées transversalement, comprimées, lamelliformes; ligament extérieur. 11 faut ajouter que l'animal fait saillir d'un côté deux tubes ou siphons, cl de l’autre un pied mince, allongé et linguiforme. D'Argenville, dans sa Znomorphosc (pl. 8. fig. 9 et 10), a fait figurer l'animal d’une Cyclade. Sans savoir précisément à quelle espèce la figure peut se rapporter, il est pourtant probable qu'elle appartient à ce genre de Coquilles; il serait peut-être possible de la retrouver et avantageux pour en préciser l’espèce, puisque c’est dans la Marne qu'elle a été pêchée. On a été longtemps sans connaître de Cyclades ù l'état fossile. Lamarck, le premier, dans les Annales du Muséum, en a décrit une seule espèce. La ténuité, la délicatesse de ces Coquillages donnaient assez de motifs pour penser qu'ils avaient été détruits; il faut ajouter qu'à cette époque, quoique peu reculée, on ne connaissait encore les terrains d'eau douce que d'une manière superficielle et imparfaite. Depuis, les travaux de Bronguiarl sur les terrains tertiaires des environs de Paris, ont particulièrement fixé l’attention et du géologue et du cnncliyliologue : l'un y a trouvé une nouvelle source de méditations sur les alternances et sur les mélanges que présentent leurs couches; l'autre un trésor encore fécond en cs|»èces intéressantes. Les Cyclades habitent toutes les eaux douces des deux continents. Elles sont généralement petites, diaphanes, recouvertes d’un épiderme vert ou brun; jamais leurs crochets ne sont écorchés.

Cyclade des riviEres. Cyclas riricola, Lamk.. Anim. sans vert. T. v, pag. 558, n° I . C'est peut-être le Cyclas v cornea de Draparuaud (Uist. des Moll., p. 128. pl. 10, fig. 1, 2, Z). La figure qu’en donne Draparuaud la représente très-épaisse avec trois dents bien distinctes à la charnière, tandis que l'espèce dont il est question n’en offre que deux, et quoique plus épaisse que les autres espèces, elle ne l'est pourtant pas autant que dans la figure.citée. Ce 6ont ces différences qui font penser que ce pourrait bien ne pas être la même : c’est le Cyclas ricicola de Lcacb, figuré dans Lister (Conehyl. lab. 159. fig. 14) et dans l’Encyclopédie (pl. 502, fig. 5, a. b, c). Celte Coquille est siibglobuleuse, assez solide, élégamment striée, subdiaphane, d'une couleur cornée, verdâtre ou brunâtre; elle présente aussi le plus souvent deux ou trois zones plus pâles. Elle a vingt millimètres de largeur. Europe.

Cyclade corjêe. Cyclas cornea , Lamarck, Anim. sans vert., loc. cil. n° 2; Tcllina cornea, L„ Sys/. Mat., p. 1120; Cyclas riratis , Draparuaud . Ilist. des Moll., pag. 129, pl. 10, f. 4, 5. Elle se distingue par ses stries qui sont très-fines, par sa couleur de corne peu foncée; elle est également subglobuleuse, mais toujours plus mince que la première; clic ne présente vers sou milieu, qu'une seule zone pâle ; son bord est jaunâtre ; elle est plus petite de moitié que la précédente. Elle présente deux variétés que Lamarck a fait connaître; la première est plus globuleuse, la seconde plus transverse; cl ce qui les rend toutes deux remarquables, c’est qu'elles viennent l’une et l’autre de l'Amérique septentrionale.

Cyclade caliccjlée. Cyclas caliculata, Draparnnud,

Hitl. des Moll., p. 130, pl. 10, fig. 14 et 15; Lamarck, Anim. sans vert., toc. cit. n° 5; elle est d’une forme rhomboïdale, orbieulaire, déprimée, très-mince, transparente, d’un blanc sale, ou jaune-verdâtre peu foncé; ce qui la distingue le mieux, sont ses crochets proéminents cl tuberculeux, ainsi que les stries très-fines, qui se voient à sa surface. Elle est large de huit millimètres. Europe.

Cyclade lisse. Cyctas lœvigata, Desh. Cette petite espèce fossile a la forme de la Cyclade des fontaines, et n'est pourtant pas son analogue; elle est inéquilalérale, déprimée, très-mince, très-fragile, stibquadrangulaire; les crochets sont petits, peu proéminents ; les dents cardinales sont à peine visibles à une forte loupe; les dents latérales sont bien marquées, l'antérieure est la plus grande et la plus forte; les plus grands individus n'ont pas plus de cinq millimètres de largeur. Trouvée dans les Marnes calcaires, qui accompagnent les Lignites, â la montagne de Bernon, près d’Ëpernay.

CYCLAME. Cyclamen, bot. Genre de la famille des Primulacées et de la Pentandrie Monogynie, L., établi par Tournefort qui le nomma ainsi du mot grec xvxio*, cercle, à cause de la disposition particulière des pétales dont le brusque renversement fait décrire à l'onglet un cercle parfait. Les caractères de ce genre sont : calice à cinq divisions; corolle presque rolacée, dont le tube est très-court, et le limbe à cinq lobes tellement réfléchis qu’ils sont rejetés en arrière; cinq étamines à anthères connivenles; capsule charnue, globuleuse et à cinq valves. Ce genre se compose de plantes dont les fleurs sont penchées et solitaires aux sommets de hampes quelquefois nombreuses. Celte disposition des fleurs, jointe ù la réflexion des lobes de la corolle, en fait un genre très-distinct. Parmi les espèces dont le nombre s'élève à une dizaine environ, voici les plus remarquables par leur élégance.

Cyclane d'Europe. Cyclamen Europœum, L. Racines tuberculées. grosses, arrondies, charnues, noirâtres et garnies de fibres menues; plusieurs hampes , d'abord contournées en spirales, grêles, nues et hautes d'un centimètre, s'élèvent de ces racines et supportent chacune une seule fleur ordinairement rose, dont le fond de la corolle est tourné vers la terre, tandis que les lobes, repliés, regardent le ciel. Des feuilles arrondies, cordiformes, vertes et tachées de blanc cil dessus, rougeâtres en dessous et longuement pétiolées, achèvent de donner à cette plante l’aspect le plus agréable. L'âcreté des racines du Cyclamen décèle des propriétés médicales extrêmement actives : aussi sont-elles fortement purgatives, errhines et vermifuges.

Cyclaie de Perse. Cyclamen Persicum , H. K. Espèce cultivée à cause de la beauté de ses fleurs dont les pétales sont ordinairement d'un blanc lacté, teints en rose vers leur extrémité, et d’une forme allongée qui augmente leur élégance. Ces fleurs sont portées sur de longs pétioles qui s'élèvent du milieu de plusieurs feuilles radicales, oblongues, ovales et crénelées. Cette espèce est la seule qui exige l'orangerie. En général il faut à ces plantes une situation à l'abri du froid et de l'humidité (quoiqu'elles soient originaires de climats assez tempérés), une terre légère, sablonneuse et pas

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