DI CT . DES SCIENCES NAT
trop substantielle, de peur qu'elle ne retienne l'eau. Comme la multiplication par graines est toujours un moyen très -long, il est plus convenable de couper les tubercules de manière à laisser un œillet à chaque segment, et de les planter à peu près de même que la Pomme de terre.
Cyclave recourbe. Cyclamen repandum , Loddig. Botnn. Cah. t. 1942. Cette espèce a été découverte assez récemment, dans les ravins rocailleux de la Calabre et de l'Archipel de la Grèce; elle fleurit au mois de mai, et sa floraison dure longtemps. C'est une jolie petite plante dont les racines consistent en dos tubercules arrondis, gros, charnus, recouverts d'une pellicule noirâtre d'où s'échappent des filets radicaux fort menus. Les feuilles sont arrondies, ondulées en leur bord, presque cordiformes, d'un vert très-foncé, veloutées en dessus, rougeâtres en dessous et portées sur un pétiole radical d’un rouge pourpré très-vif; du sein de ces feuilles s'élèvent des hampes beaucoup plus longues, qui supportent une fleur chacune; ces hampes sont de la même couleur que le* pétioles, grêles, nues et inclinées au sommet, de sorte que la partie antérieure de la fleur se trouve tournée vers la terre. Cette fleur est composée d’un calice à cinq divisions, d’un brun rougeâtre; la corolle, d'un brun rouge pourpré, est presque rolacée, â tube trèscourt, à cinq lobes lancéolés , tellement réfléchis qu'ils sont rejetés en arrière; les cinq étamines ont leurs anthères rouges cl connivenles. L’ovaire est globuleux, surmonté d'un style filiforme, plus long que les étamines, à stigmate aigu. La capsule a cinq valves polyspermes.
CYCLAM1NOS. bot. Synonyme de Cyclame.
CYCLANTHE. Cyclanthus. bot. Genre de plantes monocolylédonées, originaires de la Guiane cl de la Martinique, et dont Poileau a publié la description et la figure dans le neuvième volume des Mémoires du Muséum, p. 34, pl. 2; ce genre, l'un des plus singuliers que l'on connaisse, offre une organisation qui n'a point d'analogue dans le règne végétal. Les fleurs forment un spadice ovoïdc-allongé. porté sur un pédoncule ou hampe simple, environné d'une spalhc de plusieurs folioles. Ce spadice se compose de fleurs mâles et de fleurs femelles disposées circulaircmenl. Si l’on se figure, dit l'auteur de ce genre, deux rubans creux, roulés en cercle ou en spirale autour d'un cylindre, l'un plein d'étamines et l'autre plein d'ovules, on aura une idée assez exacte de ces fleurs et de leur disposition; et si on supposait ces rubans coupés d'espace en espace par des cloisons transversales, qui en fissent autant de fleurs distinctes, toute la singularité cesserait, et la plante qui forme le genre Cyclanthus entrerait naturellement dans la famille des Aroïdécs. Dans les fleurs mâles, le calice est adhérent dans presque loule son étendue avec le calice des fleurs femelles; il est ouvert â son sommet, et s’étend circulaireinent ou en spirale continue autour de l'axe du spadice. Les étamines sont fort nombreuses, insérées au fond du calice; leur filet est très-court, leur anthère fort allongée et à deux loges. Le calice des fleurs femelles est plus grand que celui des fleurs mâles avec lequel il est uni par son côté externe, tandis que par tout son côté interne, il est
soudé avec la paroi externe de l’ovaire qui est infère. Au-dessus de l’ovaire, le calice se montre sous l'aspect de deux laines divergentes et réfléchies, roulées en spirale autour du spadice, comme le calicedes fleurs mâles. L’ovaire a la même forme et la même disposition que le calice des fleurs femelles; il offre une loge qui se roule autour du spadice, et contient une quantité innombrable d’ovules très - petits , qui occu|>enl presque toute la paroi interne de l’ovaire. Celui-ci se termine à son sommet par un stigmate bifide, qui s'étend de chaque côté sous la forme d'une lame dentée. Deux espèces composent ce genre; ce sont des plantes herbacées qui, par leur port, rappellent tout à fait un Polhos. Leur racine est vivace et fibreuse; les feuilles très - grandes, pétiolées, bifides ou profondément biparties; les fleurs disposées en spadice porté sur une hampe simple. L'une de ces espèces, Cycln nthus Plumierii, Poit., loc . cit., p. 37, t. 3, a été découverte par Plumier qui l’a figurée pl. 30, 37 et 38 de scs manuscrits. Ses feuilles sont marquées de nervures et simplement bifides à leur sommet. Elle croît h la Martinique. L'autre, Çydanthus bijxirlitus , Poiteau, loc. cit. p. 50, l. 2, a été décrite et figurée, pour la première fois, parce voyageur. Elle se distingue de la précédente par ses feuilles qui sont partagées jusqu'à la base, en deux lobes lancéolés, aigus. Cette plante est commune au bord des savannes humides et sous les bois frais, en terre basse de la Guiane, aux environs de la Gabrielle où on la désigne vulgairement sous le nom d'Arouma-Diable.
La structure de ce genre est tellement différente de celle des autres genres de plantes monocotylédonées que Poiteau a pensé qu'il formait le type d'un nouvel ordre naturel, intermédiaire entre les Aroïdées et les Pandanées. En effet, l'organisation des fleurs femelles n’a d'analogue dans aucun autre genre connu. Cependant cette singularité est peut-être plus apparente que réelle; en effet, l'on ne connaît point encore le fruit des Cyclanlhes. Ne pourrait-on pas considérer ce que l’on a décrit pour des ovules, comme étant plutôt des pistils très-nombreux attachés aux parois d'un involucre? Dès lors ce genre rentrerait dans l'organisation commune aux Aroïdées, dont il se rapproche tant par son port. C’est ce que l'analyse du fruit mûr pourrait décider. Celte opinion acquiert encore quelque probabilité de plus, lorsque l’on songe que, dans toutes les Aroïdées, l’ovaire est supère, tandis que dans les Cyclanlhées, telles qu'elles ont été décrites, il serait infère.
CYCLANTUÉES. Cyclantheœ. bot. Dans le Mémoire cité à l’article Cyclaxtbe , l'auteur propose d'établir une famille, qu'il uomme Cyclanthece , avec le genre dont il est question dans cet article.
CYCLAS. bot. Le genre nommé ainsi par Schreber parait, scion Jussieu, devoir être réuni au genre Apalatoa.
CYCLEMYDE. Cyclemy ». ript. Genre de la famille des Chéloniens, formé récemment par Bell, pour une Tortue de l'Inde, qu’il y a découverte. Caractères : partie inférieure de la carapace ou plastron, large, égalant en longueur la partie supérieure ou le test proprement dit, entière, solide; les deux boucliers unis par un ligament écailleux; jambes en apparence tronquées ; doigts
| fortcourt8et unis jusqu’aux ongles, par une seule mero- I brano; cinq ongles aux extrémités supérieures et quatre aux inférieures. La Cyclemyde orbiculée, Cyclemy s orbiculnta, est longue de huit pouces, sur sept de large et trois de hauteur; son lest est caréné, dentelé postérieurement, et de couleur brune; la plaque sternale est jaunâtre, bordée de stries brunes disposées en rivons.
CYCL1DE. Cyclidiutn. isr. Genre établi par Muller, et qui appartient à la première division de la classe des Microscopiques, c’est-à-dire à celle où l'on ne reconnaît aucun membre, poil, cirrhe, ou organes rotatoires, ni cavité intestinale. Les caractères qui lui ont été assignés, consistent dans la forme ovoïde, postérieurement atténuée en pointe, du corps qui est comprimé cl presque membraneux. C'est principalement dans cette compression qu'existe la véritable distinction, et c'est par elle que les Cyclides diffèrent surtout des Enchelis avec lesquelles on pourrait les confondre* au premier coup d'œil.
Cyclide transparente, Cyclidiutn hyalinum, Müll. lnf., p. 84. pl. 11; Encycl. III., p. 16, pl. 5, f. 14; Lamk., Anim. sans vert. T. 1, p. 426. Cette espèce est fort petite, d'une transparence parfaite, ovale, aplatie, fort aigue et presque terminée en queue. On la trouve dans diverses infusions, particulièrement dans celles des Céréales c'est celle que Gleicben a fort bien connue, et qu'on trouve en plusieurs de ses planches, particulièrement aux figuresn.A. lil, E.dela quatorzième. Elle est fort commune et l’une des plus faciles à créer. Elle nage en vacillant ou comme par un tremblement continuel.
Cyclide Pepix, Cyclidium Nucléus, Müll. Inf., p. 11, f. 13; Encycl. III., p. 10, pl. 3, f. 10. On trouve encore quelques individus de cette espèce dans Gleichen (pl. xvu, i, a. ni, e. pl. xxiii, in, b.). Sa forme est parfaitement celle du pépin d’uiïe Pomme, et sa couleur un peu brunâtre, plus foncée par derrière. On la rencontre quelquefois mêlée à la suivante; mais elle s'en distingue aisément, étant un peu plus épaisse, et variant moins du pointu à l’obtus, dans les mouvements rotatoires.
Cyclide CercarioIde, Cyclidiutn Cercarioides. Gleichen a aussi fort bien vu cette espèce (pl. 16. fig. ni, f) qu'il a rencontrée dans une infusion de Maïs. Bory l’a vue dansplusieursaulres infusions de graines nourricières. Sa forme est celle d’une Poire fort amincie, et sa partie postérieure s'allonge tellement, que, sinueuse dans la natation, elle forme un passage aux Gercaires. Elle est totalement transparente.
Cyclide KacntLioïDE. Cyclidiutn Enchelioides, B.; Enchelis tremula, Müll. lnf.,p. 30. T. iv,f. 15 ; Encycl. lnf., p. 7, t. 2, f. 12. C’est l’une des espèces que Muller avait rapportées à un genre auquel elles ne convenaient pas. La compression de son corps la sépare des Euchélides. Sa figure rappelle assez celle du Nucléus; mais elle est beaucoup plus courte et conséquemment comparativement plus renflée. On observe fréquemment sur elle la faculté qu'ont les animaux Infusoires de se multiplier par sections.
Cyclide roiratre, Çyclidiutnnigricans, Mull. Inf.; p. 82, T. XI, f. 9-10 ; Encycl. III., p. 16. pl. 5, f. 9-10;
I.amck. An. p. 5. T. i, p. 42 5; le petit-Trait, Gleichen, pl. 19, il g. Cette espèce est allongée, fort pointue d'un côté; obscure, agile, s’allongeant souvent beaucoup quand elle nage, et de façon à paraître obtuse par les deuxextréraités.Fort commune danstoules les infusions.
Cyclide obtusaxte. Cyclitlium obtusans, B-, Gleichen, pl. 18, iii b. Cette espèce, parfaitement hyaline et assez grosse, par rapport à ses congénères, est pyriforme. très-aigue par sa pointe quand elle s'allonge; mais souvent se contractant de façon à se rendre trèsobtuse, tout en gardant son aspect pyriforme. Son mouvement, toujours par le côté aminci, est prompt mais flexueux. Dans les infusions de Céréales.
Cyclidi variable, Cyclidium mutabile , B. Cette espèce est l'une des plus vulgaires; toutes les infusions la produisent, souvent en immense quantité, se pressant sur le porte-objet du microscope avec une célérité peu commune. Les planches xx et xxti de Gleichen en sont toutes remplies; elle est transparente, agile, ovale, oblongue, quelquefois obtuse ou aigue des deux côtés, changeant de forme sous l'œil de l'observateur.
CYCLIOPLEURE. Cycliopleurus. pis. Coléoptères tétramères. Genre de la famille des Longicorncs, tribu des Lepturètes, institué par ilope qui lui assigne pour caractères : antennes épineuses, composées de onze articles, insérées dans une échancrure des yeux; tête penchée en avant; palpes petites, avec le dernier article un peu plus gros : les labiales sont plus courtes que les maxillaires; corselet un peu aplati, avec les côtés arrondis; extrémité des élytres armée de deux épines. Les espèces qui composent ce genre, appartiennent toutes à l'Amérique méridionale, et ont été séparées |»our la plupart du genre St encore de Fahricius.
CYCLIQUES. Ciclicœ. ixs. Latreille, dans le Règne animal (vol.5,p. 159), donne ce nom à lasixièmefamille des Insectes Tétramères, et il la caractérise de In manière suivante : les trois premiers articles des tarses spongieux ou garnis de peloltes en dessous, avec le pénultième article partagé en deux lobes, et les antennes filiformes ou un peu plus grosses vers le bout; corps ordinairement arrondi, avec la base du corselet de la largeur des élytres, dans ceux, en petit nombre, où ce corps est oblong; division extérieure des mâchoires ayant, par sa forme étroite, presque cylindrique, l'apparence d'une palpe; la division intérieure est plus large et sans onglet écailleux ; languette presque carrée ou ovale, entière ou légèrement échancrée. D'après les recherches anatomiques de Dufour, il paraîtrait que, chez les Insectes de cette famille, le tube alimentaire est trois fois au moins plus long que le corps; que l’œsophage se renfle le plus souvent en arrière du jabot, et que le ventricule chyliflque ou l'estomac est ordinairement lisse. L'appareil de la sécrétion biliaire ressemble à celui des Insectes de la famille des Longicorncs, sous le rapport du nombre et de la double insertion des vaisseaux qui les constituent; ce nombre est de six, et deux d'entre eux sont ordinairement plus grêles et moins longs. Chaque testicule est formé par un seul sachet.
Toutes les larves connues sont pourvues de six pieds; elles ont le corps mou et se nourrissent de feuilles sur
lesquelles une humeur gluante les colle lorsqu’elles doivent se changer en chrysalide. Les Cycliques sont en général d'assez petits insectes, ornés de couleurs métalliques brillantes. Ils sonttiinides, replient leurs pattes et leurs antennes contre le corps, et se laissent tomber quand on veut les saisir.
Latreille divise la famille des Cycliques en (rois tribus : les Cassidaires, les Chrysoiéi.ine9 et les Galé- 10C1TSS.
CYCLOBOTHRE. Cyclobothra. bot. Genre de la famille des Tulipacées, Hexandrie Trigynie, L. En 1828. le docteur Bentham remit à la Société d'horticulture de Londres, des bulbes recueillis par Douglas, en Californie, et qui avaient la plus grande ressemblance avec ceux de nos tulipes sauvages ; plus lard. Douglas, dans sa correspondance, crut pouvoir indiquer la plante qui naît de ces bulbes, comine appartenant au genre Cafochortui de Pursh, sous le nom de Calochortus Àlbus. Mais, vers la même époque, des plantes semblables ayant été cultivées dans le jardin de la Société d'horticulture, ont bientôt fait apercevoir des caractères qui ne se rapportent à aucun de ceux des différents genres connus, et qui déterminèrent Sweel à en constituer un nouveau, qu’il plaça immédiatement auprès du Calochortus, entre celui-ci et le Fritillaria, dans la famille des Tulipacées (Liliacées, Juss.). Il lui a donné le nom de Cyclobothra , formé de cercle, et de po9pc(,
creux, à cause d'une dépression circulaire, en forme de fosse ou de sac, que l'on observe vers la base des pétales, et dans laquelle se rassemble en assez grande abondance, le suc mielleux, sécrété par les glandes nectarifères. Les autres caractères consistent dans les dimensions des six divisions du périanthe campanulé, dont les trois externes sont de moitié plus courtes que les trois internes ; dans six étamines insérées à la base du périanthe : elles ont leurs filaments aplatis; l'ovaire est trigone, à trois sillons, surmonté de trois stigmates canaliculés en dedans et réfléchis au sommet; la capsule est oblongue, triangulaire, à angles obtus et polysperme. Sweel, dans la seconde édition de VJ/ortus Britannicus, comprend deux Cyclobothra, le Barbota et le Purpurea; Douglas vient d'augmenter le genre des espèces suivantes, auxquelles nous joignons la description du Barbota.
Cyclobotbre a flecrs blanches. Cyclobothra alba, Benth. Sa lige est haute de neuf à dix pouces, cylindrique, dressée, glabre, rameuse vers l'extrémité qui se couronne de trois ou quatre fleurs. Les feuilles sont glauques : les inférieures linéaires-lancéolées, dépassant presque toujours la hauteur de la tige; les supérieures beaucoup plus courtes, quoique excédant la longueur des pédoncules; et toutes très-aiguès, engainantes à leur base. Les fleurs, solitaires ou au nombre de deux ou trois, sont oblongucs, renflées, de la grosseur d'un œuf de pigeon, composées de trois sépales ovales-lancéolés, pointus, glabres et d’un jaune verdâtre. d'un nombre égal de pétales plus longs du double, blancs, concaves, oblongs. obtus, entièrement recouverts de poils épars, et ciliés sur les bords : vers la base se trouve une fosse neclarifère assez profonde, cachée par des poils jaunâtres; celle fosse n’est sen-
sihle sur la face externe que par une gibbosité bien prononcée. Les six étamines sont hypogynes les anthères linéaires et introrses. L’ovaire est oblong.àtrois ailes, garni de trois stigmates recourbés.
Cyclobothbe gentille. Cyclobothra pulchella, Bentham, in Ilort. irons. .Y. S. vol. 1, p. 415, t. 14, f. 1. — Bolan. reg., t. 10G2. L'élévation de sa lige ne surpasse pas dix pouces; elle est cylindrique, droite, glabre, terminée par un corymbe résultant de la réunion des rameaux qui portent chacun deux ou trois fleurs inclinées. Les feuilles sont planes, acuminées et en tout semblables à celles de l’espèce précédente, si ce n’est que la teinte glauque est moins prononcée. Les pédoncules sont accompagnés de bractées foliacées, très-courtes. Les fleurs sont un peu moins grandes que celles de la Cyclobolhre à fleurs blanches, plus globuleuses et d'un jaune doré brillant; les sépales sont verdâtres, striés de vert, très-aigus et un peu plus courts que les pétales, sur la face interne desquels on aperçoit encore des poils épars et de plus des cils fort épais sur les bords; l'espace qui forme la fosse nectarifère est entièrement caché par des poils plus rapprochés.
Cyclorotbhe a flefbs jaunes. Cyclobothra lutca, Bolan. reg., t. 1GG3; Cyclobothra barbota, Sweet, Fl. Gard ., t. 273. — Id. Ilort. Brit., 536. Celle espèce, originaire du Mexique et que M. Tate introduisit, le premier, en Angleterre, dans le courant de 1827. reçut d'abord le nom spécifique de barbata; mais comme ce nom était également convenable à toutes les espèces du genre nouveau, on a jugé à propos de le changer et de lui en substituer un autre, moins susceptible d'induire en erreur. La lige de la Cyclobolhre à fleurs jaunes a environ douze pouces de longueur; elle est cylindrique, glabre, d'un vert gai, tirant fort peu sur le glauque, terminée par une seule fleur, enveloppée à sa base par la gaine d’une feuille lancéolée, très-aiguè, striée dans toute sa longueur qui dépasse celle de la tige, sa largeur est de cinq lignes; les feuilles caulinaires sont moins longues, moins engainantes et cachent dans leurs aisselles des bulbiles verdâtres. Les fleurs sont solitaires, penchées, portées sur un pédicule plus long que les bractées qui ont beaucoup de ressemblance, mais en petit, avec les feuilles; les sépales sont jaunes, ovales, acuminés, entièrement glabres sur leurs deux faces et sur les bords; les pétales sont jaunes, ovalaires, presque rhomboldaux, pointus au sommet qui est presque glabre comme la face extérieure, barbus intérieurement surtout vers la fosse médiane et nectarifère, avec une dépression proéminente, opposée à cette fosse, sur la face externe.
CYCLOBRANCIIES. »oll. Blainville a proposé, sous ce nom, une coupe parmi les Malacozoaire* céphalopliorcs (.Mollusques céphalés, Cuvier); c’est la quatrième division du premier ordre qui renferme lui-même tous les Mollusques doul les organes de la respiration ainsi que la coquille sont symétriques. 11 l’a démembrée des Gastéropodes nudihranches de Cuvier, et il lui a donné les caractères suivants : organes de la respiration symétriques, branchiaux, en forme d’arhuscules rangés en demi -cercles à la partie postérieure du dos; corps nu, tuberculeux, bombé; pied large, propre à ramper,
occupant tout l'abdomen; ils sont tous hermaphrodites. Celle coupe, ainsi caractérisée, ne renferme que les trois genres Onchidore, Doris et Pcronivm.
CYCLOCÊPUALE. Cyclocephala. ms. Genre de Coléoptères pentamères, dont les caractères sont encore inédits. Il est formé aux dépens des Hannetons de Fabricius, cl comprend plusieurs espèces parmi lesquelles on distingue celles désignées par cet auteur, sous les noms de Melolontha (je mi nota, barbata, signala, etc. Elles sont toutes originaires de l'Amérique septentrionale ou du Brésil.
CYCLOCOTYLB. Cyclocotylus. intest. Genre de Zoopbytes parenchymateux, de la famille des Acanthocéphales, institué parle professeur Otto, de Berlin, qui lui assigne pour caractères : corps oblong, pourvu d’une proéminence en forme de trompe et armée de crochets; huit ventouses formant un cercle presque complet sous l'arrière du corps qui est large. Otto n’en décrit qu’une espèce, Cyclocotyle de l’orphie, Cyclocotylus bellones, qu’il a prise sur le dos de ce Poisson.
CYCLODEBME. Cycloderma. bot. Klolsch a établi ce genre de plantes Cryptogames dans la famille des Gastéromycèles. en lui assignant les caractères suivants : péridion globuleux et double : l’externe coriace, mou et bien distinct, l’interne très-milice etpapyracé; sporidies globuleux, disséminés et attachés sur le péridion interne en forme de rayons. Les Cyclodermes sont des fungulcs terrestres delà grosseur d’une noix ordinaire, portés sur un stipe radiciforme, court cl spongieux. On les trouve dans l'Inde.
CYCLOGASTRE. Cyclogasterus. pois. Genre formé d’abord par Gronou, cité par Duméril, et conservé par Cuvier, comme sous-genre, sous le nom de Liparis, dans le genre Cycloplère. F. ce mot.
CYCLOGLÈNE- Cycloglena. infcs. Genre de la famille des Euchlanidales , de la section des Polylroqucs cuirassés, ordre des Ralifèrcs, selon la nouvelle méthode de classification des Infusoires, publiée par Ehrenberg. Caractères : point de coeur ni de branchies; un vaisseau dorsal et des vaisseaux transversaux bien distincts; un anneau cervical et un nerf abdominal visibles; des organes sexuels distincts et hermaphrodites; plusieurs petites couronnes de cils ; plusieurs yeux colorés en rouge et disposés en un cercle unique sur le cou.
CYCLOIDES. P01.YP. Blainville propose ce nom, pour remplacer celui de Cylindrotdes, donné à des Radiaires et à des Erhinodcrmes.
CYCLOLÉP1DE. Cyclolepis. bot. On doit à Moquin- Tamlon la formation de ce genre nouveau de la famille des Chénopodiées . pour une plante qui fut considérée successivement comme devant appartenir aux genres Sa Isola , Kochia et Chenopodium. Déjà Michaux el Pcrsoon avaient reconnu que celte plante ne pouvait point rester parmi les Soudes, cl Robert Brown avait démontré qu'elle différait considérablement des Kocbics ; or, Moquin-Tandon s’étant assuré qu’elle pouvait encore moins faire partie du groupe des Ansérines. il s'est décidé à en faire le type d’un genre distinct, dont il a tiré le nom des deux mots xuxioç, cercle, et ieiriç, écaille, exprimant la couronne de son calice. Carac-
1ère* : fleurs hermaphrodites , quelquefois polygame* par avortement de l'ovaire ; calice urcéolé, persistant, à cinq divisions orbiculari-ovales, concaves, carénées, à bord* membraneux, marquées sur le dos d'une excroissance ou appendice «carieux qui les traverse : ces appendices soudés entre eux forment un cercle écailleux ou une sorte de couronne ; cinq étamines fort longues et opposées aux divisions du calice ; anthères biloculaires et ovales ; ovaire suborbiculaire , déprimé, surmonté de trois styles filiformes, aigus, à peine divergents. l.e fruit est entouré du calice qui le renferme; son péricarpe est membraneux, pubcscent ; la semence est horizontale, orbiculaire, émarginée, comprimée, revêtue d'un double tégument dont l'extérieur crustacé et punctulato-riigueux. Les fleurs mâles diffèrent des hermaphrodites en ce qu'elles n'ont qu'un pistil imparfait. La seule espèce connue jusqu'ici est le Cyclolepis platiphylla ; c'est une plante herbacée, pubescente, à lige striée, à feuilles alternes, sinuées et dentées, à fleurs terminales ou axillaires, solitaires ou groupées deux ou trois en une sorte de paniculc. Cette plante diffère surtout des Ansérines par ses fleurs polygames, par la couronne membraneuse du calice, par son ovaire velu , ses styles au nombre de trois, l'aplatissement de sa semence et enfin par une physionomie qui lui est toute particulière. Elle est originaire de l'Amérique septentrionale.
CYCLOL1TE. Cyclolites. foltc. Genre de l'ordre des Caryophyllaires dans la division des Polypiers entièrement pierreux, offrant une ou plusieurs étoiles lamelleusea. Caractères : une masse pierreuse, orbiculaire ou elliptique, convexe et lamelleuse en dessus, sublamelleuse au centre, aplatie en dessous, avec des lignes circulaires concentriques; une seule étoile à lames très-fines, entières et non hérissées, occupe la surface supérieure. Lamarck, d’après des auteurs anciens, dit qu’il existe une Cyclolite vivante dans l’océan Indien et la mer Rouge ; ce fait semble douteux, d'autant que ces productions animales ne se trouvent fossiles que dans les terrains de seconde formation. Elles se rapprochent beaucoup des Fongies, dont elles diffèrent par les lignes circulaires et concentriques de leur surface inférieure, et par les lames glabres de leur étoile. Tout porte à croire que chaque Polypier est formé par un seul animal , même ceux où il y a deux lacunes. Le nombre des espèces est peu considérable, et les quatre de Lamarck devraient peut-être se réduire à deux. Cyclolite bêxisphêriqi'e, Çyclolites kemitphœrica, Lamk., T. u, p. 235, n° 3. Orbiculaire, très-convexe, à lacune oblongue , avec des lames nombreuses et trèsminces; son diamètre dépasse quelquefois deux pouces. On la trouve fossile dans le Dauphiné. Cyclolite elliptique, Cyclolite s elliplica , Lamk., p. 354, n° 4, Guelt., Mérn. 5, p. 453, tab. 31, fig. 17-18. Celte espèce, vulgairement nommée la Cunolite, est la plus grande de toutes celles que l’on connaît, et facile à distinguer par sa forme ovale ou elliptique ; la lacune centrale n’est pas toujours unique. Fossile en France. La Cyclolite ncbi&mai.e, Lamarck. p. 353, n° 1, que l’on dit vivante dans l'océan Indien ainsi que dans la mer Rouge, se trouve fossile en France; et la Cyclolite a crêtes.
I.amk-.p. 234, n°3, fossile dont on ignore la localité, complètent jusqu'à ce moment le genre.
CYCLOME. Cyclotnus. ixs. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Rhynchophores , établi par Schoonherr qui lui assigne pour caractères : museautrompe court, assez épais, d'égale largeur sur tous ses points, arrondi à la pointe; corps court, ovoïde, privé d'ailes ; épaules arrondies, obtuses; jambes antérieures plus longues. Toutes les espèces que Schoonherr a placées dans ce genre appartiennent au cap de Bonne- Espérance.
CYCLOMYCE. Cyclotnyccs. bot. Genre de plantes Cryptogames, établi par Kunze dans la famille des Champignons, pour une espèce madécasse, qui en constitue le type. Caractères : membrane fructifère, ou hyménion, composée de feuillets sinueux, trausverses, fort saillants et anastomosés de manière à former des sortes de pores ou de cavités irrégulières et de dimensions variées. L'espèce décrite par Kunze. Cyclomyces fusen, a son chapeau sessile. imbriqué, coriace, demicirculaire et fixé sur le tronc des arbres où il végète avec une élégance remarquable. Il a été successivement examiné par Honker, Telfair et Bojer, qui n’ont point hésité à l’admettre comme genre nouveau.
CYCLONOTE. Cyclonotutn. ibs. Coléoptères pentamères ; genre de la famille des Carnassiers, tribu des Hydrophilins, institué par Dejean qui lui assigne pour caractères : mâchoires et mandibules coriaces ; palpes allongées, avec le dernier article plus mince; antennes composées de neuf articles; corselet rétréci antérieurement; corps orbiculaire; premier article libre cl allongé. Le Cyclonotutn seminulum, le seul du genre, est un très-petit Insecte, il surpasse à peine le volume d’une graine de pavot; il a les antennes ferrugineuses, le corselet très court, arrondi sur les côlés et postérieurement; l’écusson triangulaire; les élylrcs d'un .noir brillant avec une seule strie vers la suture, mais qui ne se prolonge pas jusqu'il l’extrémité; le corps d’un brun luisant ; les pieds d’un brun de poix, avec les jambes comprimées et ciliées. En Europe.
CYCLOPE. Cyclopus. iss. Genre de l’ordre des Coléoptères tétramères, de la famille des Charansons. 11 comprend une seule espèce. Cyclopus tereticollis , Dej., originaire de l’Ile-de-France.
CYCLOPE. Çyclops. soll. Genre établi par Dcnys Monlfort (Conchyl. Syst. T. n, p. 370) pour le Buccinutn nerileum, L., Coquille qui présente, à la vérité, un port assez particulier, mais qui n’offre point un caractère suffisant pour établir des différences génériques.
CYCLOPE. Cyclops. cbcst. Genre de l’ordre des Branchiopodcs , section des Lopliyropes, établi par Muller aux dépens des Monocles de Linné. Caractères : corps allongé, diminuant insensiblement pour former une queue; deux à quatre antennes; six à dix pattes soyeuses; un seul œil. — Le corps des Cyclopes est de forme ovale, allongé, gélatineux et renfermé dans un lest fort mince, divisé en dessus par des intersections transversales, constituant des anneaux dont le nombre varie de cinq à huit. La partie antérieure de cette sorte de carapace se prolonge en dessous comme un
demi-casque; on ne voit aucune apparence de tête; c'est un tout continu avec le reste du corps; à l'extrémité brille un point noir qui est l'œil; à côté sont les antennes, ordinairement au nombre de deux, toujours simples et diminuant insensiblement de grosseur de la base au sommet, garnies de poils parlant pour la plupart des divers points de jonction des articles, et très-mobiles; les antennes des mâles, que Muller a considérées comme le siège des organes sexuels, ne jouent pas, dans l'accouplement, un rôle aussi important; les observations qui relèvent cette erreur et qui fixent d'une manière positive leurs véritables fonctions sont dues à Jurine qui les a consignées dans un ouvrage important (liisloire des Monocles, p. 3) d'où nous les extrairons. Les antennes du mâle du Cyciopt quadricornis, sont plus grosses et plus courtes que celles de la femelle. Elles ont deux étranglements, ce qui permet de les diviser en trois parties. La première s'étend depuis la base de l’antenne jusqu'à son premier étranglement, et comprend quinze anneaux, souvent très-peu distincts; la seconde a une étendue moindre, limitée aux six anneaux suivants qui portent tous un rendement à leur partie antérieure, ce qui fait |>arailre l'antenne bossue en cet endroit; la troisième partie commence au second étranglement, c'esl-à dire immédiatement après le sixième anneau renflé, et se compose de cinq anneaux dont le premier diffère essentiellement de tous les autres par sa structure, étant grêle, long et un peu contourné à sou origine; dans cet endroit il s'articule comme par charnière avec celui qui précède. Quelles que soient les variations apparentes dans le nombre des articles des antennes, les rendements existent toujours dans l'une et l'autre antenne, et l'anneau qui suit ces renflements est articulé d'une manière toute particulière. Dans cet anneau réside une irritabilité extrême, ce que Jurine a démontré par des expériences directes. Les antennes des femelles sont bien moins irritables que celles du mâle. Dans l'un et l'autre sexe, ces partîesservent de balancier.iuCyc1ope,pour le tenir en équilibre dans le liquide; lorsqu'il veut se donner un grand élan, elles agissent de concert avec les pattes ; elles lui servent aussi de bras pour se soutenir contre les Confervcs, ce qui a lieu à l'aide des poils dont ces organes sont hérissés. Dans les mâles, leur singulière structure est en rapport avec des usages fort importants; elles servent à retenir la femelle jusqu'au moment de l'accouplement. Les antennulcs sont situées derrière les antennes et placées transversalement au corps de l'animal. Elles sont composées de quatre articles ornés de plusieurs filets. Jurine donne aussi des détails très circonstanciés et nouveaux sur les parties de la bouche, dont l'élude avait été avant lui négligée. Il distingue des mandibules internes, des mandibules externes et des mains. Les mandibules internes, placées au-dessous des anlennule*, sont opposées l'une à l'autre et dans une situation transversale au corps de l’individu. Elles peuvent être divisées en trois parties : le corps de la mandibule, son prolongement et son barbillon. Le corps présente une figure ovoïde, de laquelle liait intérieurement une sorte de pétiole ou prolongement contourné sur lui même, et terminé par plu-
sieurs inégalités qui sont les dents. Du milieu de la portion ovoïde sort un petit barbillon composé d'un article et de deux longs filets. Si Ton tourne la mandibule, on reconnaît alors que le corps est convexe en dehors et concave en dedans; que dans cette cavité est logé un muscle destiné à en opérer les mouvements, et que le pétiole, formé par un prolongement du corps lui-mème, est dilaté à l’extrémité où sont implantées six dents longues et fortes. Les mandibules internes sont eu partie recouvertes parles mandibules externes; elles sont situées un peu plus en arrière que les précédentes, et susceptibles de s'écarter ou de se rapprocher l’une de l'autre à volonté. Ces mandibules sont très-fortes, convexes extérieurement et concaves intérieurement; elles donnent naissance à plusieurs filets, et se terminent par deux fortes dents cornées, dont l'une est plus longue que l'autre ; c es mandibules externes, étant plus saillantes que les internes, sont considérées par Jurine comme deux fortes pinces destinées à saisir tout ce qui sera amené dans leur sphère d’action et à le transmettre ensuite aux mandibules internes, qui réduisent les corps, s'ils sont trop gros, en fragments proportionnés à l'ouverture delà bouche située immédiatement au-dessous. En arrière des mandibules externes, on remarque les mains, organes assez semblables à des pattes et offrant deux parties; l'interne, qu'on peut considérer comme un pouce, est beaucoup plus petite que l'externe sur le tronçon de laquelle elle parait entée; elle est formée de trois anneaux ; le premier a dans sa face intérieure une tubérosité qui fournit un long filet composé, et deux petits d'une structure très-simple ; le second anneau cylindrique, comme le précédent, ne donne qu'un seul filet vers sa partie supérieure; tandis que le troisième sc divise, dès sa naissance, en deux doigts d’où sortent deux longs filets crochus, très-penniformes, et une longue épine. La partie externe de la inain admet aussi dans sa composition trois articles; le premier, trèslarge , offre un prolongement sur lequel repose le pouce; de ce prolongement naissent deux grands filets; le second article a une étendue considérable, et de son côté interne sort une forte épine; le troisième est partagé depuis son origine en cinq digitations terminées par de longs crochets mobiles et penniforuies. La forme et la position des mains en annonçenl la destination; elles servent à établir un couraut et à lui donner une direction telle qu'il passe entre les mandibules sans cesse occupées ù broyer tous les corps qui se présentent. Les Cyclopes sont carnivores et paraissent cependant pouvoir se nourrir aussi de substances végétales. Les pattes ou nageoires sont situées derrière les mains; elles sont au nombre de six à dix. La figure de ces pattes a été bien vue par Degéer; chacune d'elles a un article commun, qui fournil deux tiges subdivisées en quatre autres articles, d’où sortent surtout à l’extrémité, une grande quantité de filets penniforines. Elles sont disposées de manière que, quand le Cyclope se tient en repos, elles sont toutes inclinées en avant, et quand il veut nager, il les pousse en arrière avec force et frappe l'eau avec d'autant plus d'efiicacilé, que ses nageoires parcourent un plus grand espace. Ces petits animaux se meuvent sans uniformité; ils s'élançent par bonds
el par saccades lorsqu'ils veulent se porter quelque part.
L'alidoraen , qui sert d’aviron au Cyclope quand il nage, est composé de six anneaux entiers, et d'un septième bifurqué, qui supporte des filets assez déliés; il varie dans chaque sexe : dans la femelle, le premier anneau, qui est très-court comparativement au second, el toujours plus apparent, porte en dessous deux appendices en forme de petites pattes, composées chacune de deux anneaux , dont le dernier se termine par trois filets. Jurine nomme ces appendices fulcra ou supports, parce qu'ils soutiennent les oviducles qui fournissent l'enveloppe des ovaires externes. Le second anneau, moins grand que le troisième, porte en dessous et sur le bord inférieur, une papille transversale et obtongue; on voit en outre de chaque côté, à l'endroit de la réunion avec le troisième anneau, une ouverture qui est l'orifice du canal déférent des œufs, el dont la communication avec l'ovaire est directe : dans le mêle, le second anneau est le plus grand; ou distingue en dessous deux corps ovales, assez éloignés l'un de l'autre, qui donnent naissance à deux petits organes que Jurine présume être ceux de la génération. Chacun d'eux est composé de trois articles qui diminuent de grosseur; le second fournit deux à trois petits filets, et le troisième se termine en pointe. Le troisième anneau de la femelle est remarquable par sa grandeur et par deux autres papilles oblongues, écartées l'une de l'autre en haut, cl rapprochées en bas au point de se toucher; Jurine ignore l'usage de ces parties. Les anneaux suivants sont simples et n'offrent rien de remarquable; le dernier est séparé en deux tiges cylindriques; chacune d'elles jette près de son extrémité un petit filet latéral, et se termine par quatre autres également pennés, et dont les intermédiaires sont plus longs; ces deux grands filets portent à la base un très-petit article avec lequel ils s'articulent, ce qui en augmente la souplesse.
L'ovaire externe consiste eu un sac ovale, rempli d'œufs sortant du second anneau et adhérent de chaque côté à l'abdomen par un pédicule très-délié, presque imperceptible; cet ovaire externe ne se développe que successivement el à mesure que les œufs, situés à l'intérieur du corps dans un moule particulier que Jurine nomme l'ovaire interne, passent de ce moule dans les enveloppes extérieures; chacune de celles-ci contient de trente à quarante œufs. Les œufs étant arrivés à leur point de maturité , la membrane de l'ovaire externe s'ouvre, et la mère ne peut se mouvoir sans les disséminer; en abandonnant l’ovaire, ils ont déjà perdu la forme sphérique qu'ils avaient; la coquille qui les couvre, ne tarde pas à se fendre longitudinalement, et le jeune Cyclope parait sous forme de Têtard. Il diffère d'abord de ce qu'il doit être ensuite; au sortir de l'œuf il est presque sphérique, et on ne distingue d'abord que l'œil; tout à coup on voit paraître ses antennes qui se séparent du corps contre lequel elles étaient auparavant fixées, comme si un ressort, en cessant d'agir sur elles, leur permettait de s’étendre; peu de temps après, les patles de devant se détachent de même, puis celles de derrière. Ce nouveau-né, qui jusqu'alors avait été immobile, agile plusieurs fois ses membres comme s'il
voulait apprendre à en connaître l’usage, puis il s'élance par sauts et par bonds, dans son élément, pour y chercher sa nourriture. 11 subit plusieurs mues, et change encore bien des fois de forme avant d’arriver à son entier développement. — Les organes des mâles ne paraissent pas situés dans les antennes, ainsi que Muller le pensait, et comme on l'a cru depuis lui, ces antennes n'ayant d’autre usage que de retenir la femelle pendant l'acte de la copulation. De tous les faits observés, Jurine a été amené à conclure : 1° que cette phrase de Muller, Mat medium antennarum ad cuiras feminœ aüplicat , ne présente pas un fait exact, puisque ce n'est pas dans la partie où le mâle fixe ses antennes que se trouvent les vulves; elles sont situées dans le second anneau de la queue, el forment l'extrémité de l’oviducle; 2** que le mâle ne peut introduire ses antennes dans le corps de la femelle, puisqu'il n'y a là aucune séparation entre la chair et la coquille, ni aucune ouverture; il se borne à la saisir par la dernière paire de pattes, en l'enveloppant avec ses deux antennes; 3» que la force qui s'oppose à la séparation de ce couple amoureux, réside dans la construction de l’anneau à charnière du mâle, lequel, comme il a été dit plus haut, est très-irritable. Aussi longtemps que le mâle est agité par des désirs, le bout de scs antennes fait un ressort autour des pattes de la femelle, contre lequel les efforts de celle-ci sont impuissants; ce n'est qu'après la jouissance que ce ressort se détend el que l'embrassement cesse; 4" enfin que cet embrassement n'est que le prélude de l'accouplement, qui avait échappé à la perspicacité de Muller. La femelle, ainsi liée par le mâle, le charrie et l'emporte avec elle aussi longtemps qu'elle veut lui résister; mais lorsque fatiguée de ses importunités et de l'état de gène dans lequel il l'a réduite, ou peut-être excitée elle-même à la jouissance, elle se rend â scs désirs et devient immobile, le mâle, prompt à saisir ce moment, approche sa queue de celle de sa femelle qui parait en faire autant; il s'opère alors, à ce qu'on peut croire, une double conjonction par les deux parties sexuelles du mâle, qui pénètrent dans les deux vulves de la femelle. Cette conjonction, qui n'est que l'affaire d'un clin d'œil, se répète plusieurs fois de suite.
On connaît plusieurs espèces, parmi lesquelles la suivante peut être considérée comme le type de ce genre, Ctclope qiudricornk, Cyclops quadricornis, Muller. Entom. Ins. Test. pl. 18, fig. 1-14; Mono culus quadricornis rubens, Jurine, toc. cit.f pl. 1, fig. 1-11; et pl. 2, fig. 1-0, et les variétés qu'il désigne sous les noms d 'albidus (pl. 2, fig. 10 et 11 ), tiridis (pl. 3, fig. 1), fuse u s (pl. 3, fig. 2) et Prasinus (pl. 3, fig. 5). On la trouve dans les eaux stagnantes.
CYCLOPEPTIDE. Cyclopeplis. bot. Genre de la famille des Chénopodées, formé récemment par Moquin- Tandon, aux dépens du genre Chenopodium dont il diffère surtout par ses Heurs polygames, par la couronne monophylte, que présente son calice, parle double tégument qui enveloppe la semence , par un albumen copieux et par un embryon blanc, qui n’est ni tordu en spirale comme celui des Soudes, ni fortement courbé en fer à cheval comme celui des Kochics, mais cyclique ou annulaire. 11 s'en distingue encore par son inflores-
cencc corymbiforme, son ovaire velu, «es styles au nombre de (rois et l'aplatissement de sa semence. Le Cyclopcpti$platiphylla;Sal$ola platiphylln , Michaux, Flore Ain. mér. 1, p. 171; Salsola radiata , Desf.; Saltola otriplici folia , Spreng.; Kachca dcntala, Willd. Ilort. Derol. 1, p. 18, a sa lige anguleuse et striée, de la grosseur du petit doigt , cl divisée en plusieurs rameaux; les feuilles «ont alternes, glabres, lancéolées, plates, portées sur un pétiole court, bordées de dents^ inégales, aigues, terminées par un petit poil roide. Les fleurs sont polygames, sessiles : dans les mâles, le calice est persistant à cinq divisions profondes; la corolle est nulle, les étamines opposées aux cinq divisions du calice; les hermaphrodites ont en outre trois styles blancs, 8élifurines, plus longs que le calice; une seule graine brune, orbictilairc, aplatie, échancrée d'un côté, entourée d'une pellicule mince, recouverte par le calice. Elle est annuelle, et de l'Amérique septentrionale.
CYCLOPHOltK. MU, Ciclophobe.
CYCLOPIIOUE. Cyclophorus. bot. Genre de la famille des Fougères, établi par besvaux. Caractères : capsules entourées d’un anneau élastique, insérées sur un seul rang, et en forme d’anneau, autour d’un réceptacle plus saillant; ces groupes de capsules arrondies sont enfoncés dans des dépressions de la fronde; celle-ci est simple, sans nervures visibles, portée sur une tige rampantc. écailleuse; les groupes de capsules sont rapprochés vers l'extrémité de la fronde. A ce genre appartiennent les espèces suivantes : Cyclophorus adnascens, Desv.
( Polj podium adnascens , Swar(z). — Cyclophorus helerophyllus, Desv. — Cyclo) horus spissus, Desv. (Polyp. spissum, Bory, «« ff'iild.Spec . ) — Cyclophorus lotuji folius , Desv. ( Acroslichum longi folium , Bu rm. ) — Cyctopho rus stigmosus, Desv. (Polyp. stigmosum , Swarlz ). — Cyclophorus globe r ( Polyp. acrostichoidcs? Swarlz, non Linn).
CYCLOPIDÉES. Cyclopûlœ. crust. Famille de l’ordre des Branchiopodes, établie par Leacli qui lui donne pour caractère distinctif : lét d'une seule pièce. Elle comprend les genres Cyclope. Calane el Polyphème.
CYCLOPIE. Cyclopia. bot. Venlenat a nommé Cyclopia genisloidcs ( Decad . Nop. Gen., p. 3) une plante désignée par Willdenow sous le nom de Podalyria genisloidt‘9, el figurée dans le Dotanical Magasin, t. 1359, sous le nom d ' Hvltsonia genisloides, cl dans Andrews liotanital Heposiiory , l. 427, sous celui de Gompholobium mneu latum. C'est uu arbrisseau originaire du cap de Bonne- Espérance. Ses jeunes rameaux sont anguleux, et portent des feuilles éparses, sessiles, composées de trois folioles petites, subulées, longues d'un pouce et plus, ayant les bords roulés en dessous; les fleurs, qui sont jaunes, naissent seule à seule à l'aisselle des feuilles; elles sont accompagnées de bractées; le calice est tubuleux, à cinq divisions inégales disposées en deux lèvres : quatre supérieurement el une seule inférieurement ; la corolle est papilionacée; l'étendard marqué de stries longitudinales; les dix étamines sont libres; le stigmate est barbu d’un seul côté, et le fruit se compose d’une gousse comprimée cl polysperme. Cet arbuste élégant est cultivé dans les serres.
CYCLOPITE. min. Synonyme d'Analeime. P. ce mot.
CYCLOPOGON. Cyclopogon. bot. Genre de la famille des Orchidées, Gynandrie Monandric, Lin., établi par T. Haenke qui lui donne pour caractères : périanthe ringent. composé de trois sépales dont deux inférieurs linéaires et repliés, un supérieur dressé, terminé par trois dents; labelle étalé, oblong. concave, stipé, trilobé et prolongé à sa base, atténué vers l’extrémité en une sorte de lame plane, dilatée, arrondie en spatule; gvnostème slipité; anthère terminale, persistante, à loges rapprochées; masses poil iniques pulvérulentes. Le Cyclopogon oralifulium est une plante herbacée, parasite, originaire du Pérou; elle y a été observée dans les environs de lluanocco.
CYCLOPTÈBE. Cyclopterus. pois. Genre de l’ordre des Brancbiostèges, L., famille des Discoboles, Cuv. Ce genre a un caractère très-marqué, dans les ventrales dont les rayons , suspendus tout autour du bassin et réunis par une seule membrane, forment un disque ovale el concave que le Poisson emploie comme un suçoir pour se fixer contre les rochers. La bouche est large, garnie aux mâchoires cl aux os pharyngiens de petites dents pointues; les nageoires sont impaires et distinctes, et les pectorales fort amples, s’unissant presque sous la gorge, comme pour y embrasser le disque formé par les ventrales; l'opercule est petit; les ouïes sont fermées, vers le bas et munies de six rayons. Le squelette des Cycloptéres est presque entièrement cartilagineux; il durcit peu; la peau est visqueuse et sans écailles ; l'estomac est assez grand ; oii y trouve beaucoup de cæcum, un intestin six à sept fois plus long que le corps, el une vessie natatoire médiocre. Le nom de Cycloplèrc, tiré du grec, signifiant nageoire en cercle, indique le caractère saillant du genre. Deux groupes ou sous-genres existent parmi les Cycloptéres.
f Lt bps ou Boucliers, qui ont une première dorsale quelquefois obsolète , mais à rayons simples , et une seconde à rayons branchus, située vis-à-vis l’anale. Leur corps est épais.
Cycloptère Li ut ou Loxpe. Cyclopterus Lutnpus, L., Bloch, p. 90; Encycl. l’ois., p. 20, pl. 20, f. Gô. Gros Poisson des mers du Mord ; on le sale sur les côtes d'Irlande, quoique sa chair soit un fort mauvais manger. Ses cartilages sont verdâtres; sa démarche est lourde; sa taille déliasse rarement trois pieds de longueur; sa . première dorsale est plutôt une bosse qu’une nageoire; des boucliers durs, disposés sur plusieurs rangs, garnissent sa surface; il varie avec l’âge pour les couleurs; mais plus communément celles-ci sont distribuées assez vaguement en teintes brunes ou noirâtres sur le dos, blanchâtres sur les côtés, orangées sous le ventre, jaunes tirant sur le rouge aux nageoires. Le Lompe se fixe avec une telle force contre les rorhers, au moyen de sa nageoire en ventouse, qu'il est difficile de l’en arracher. On prétend que celte nageoire donne au tact de l'animal une certaine perfection, el que chez lui les organes de l'ouïe et de la vision sont fort développés. De lâ sans doute cette réputation d'intelligence supérieure , de constance dans ses amours monogames, et de tendresse pour des petits soigneusement élevés et courageusement défendus, qu'on a prétendu établir au Lompe; perfections morales, qui ont puissamment excité l'éloquente
sensibilité du continuateur de BufFon; celui-ci, de même que son illustre prédécesseur, aimait à rechercher chez les animaux les traces vraies ou supposées de l'homme civilisé. Le l.ompe, cependant, n’est qu’un Poisson stupide et maladroit, que sa pesanteur et son inertie rendent la proie habituelle des Phoques et des Squales. On l’appelle vulgairement Gras-Mollet, ce qui indique la mauvaise consistance de sa chair insipide. Les Cycloptères Paon et bossu. Cydopteru s Paroniusel gibbosus, paraissent être des variétés du Lompe. d. 0, 21, r. 20, v. 6, a. 10, 13, c. 9, 12. Ctcloptére êpixecx, Cyclopterus spinosus, Schn. 40; Cyclopterus Lumpus, fi, Gmel. ; Ctcloptére Mexc . Cyclopterus minutus , Pall., Spic. Zool., 7, pl. 2. f. 7-9; Gmel., loc. cil., p. 1475; Encycl. Pois., pl. 20, f. 05; Cycloptére vextru, Pall., loc. cil., t. 1-5 ; Encycl. Pois., pl. 20, f. 00; — enfin le Gobiu s minutus de la Zoologie Danoise, pl. 44, f. b, sont les autres espèces constatées du sousgenre dont il est question.
*ft Cyclogastres. Ils n'ont qu’une dorsale assez longue ainsi que l’anale; leur corps, lisse et allongé par derrière, y est sensiblement comprimé. Ces Poissons sont généralement plus agiles que ceux du sous-genre précédent.
Cïci.otttRE Souris de mer. Cyclopterus Musculus, Lacép., Pois. T. iv, pl. 15, f. 3, 4. Ce Poisson , le plus petit de son genre et qui n’acquiert guère que sept à huit pouces de longueur, se trouve sur les côtes de Dieppe où Noël l’observa le premier. Sa couleur sombre et son agilité lui ont mérité de la part des pécheurs le nom qu’il porte. Il est sensiblement distinct de l'espèce suivante dont on a cependant soupçonné qu'il pouvait n'êlre qu'une variété, en ce que la dorsale et l'anale qui, fort prolongées, atteignent l'insertion de la caudale, ne se confondent cependant pas avec celle-ci. d. 40, p. 33, a. 19, c. 5.
Cycloptére Liparis. Cyclopterus Liparis, L., Bloch, pl. 123, f. 3, 4; Encycl. Pois., pl. 20, f. 07. Probablement le même animal que le Gobioïde smyrnéen. de Lacépède. Ce Poisson, dont la taille ne dépasse jamais dix-huit pouces, habile les mers glaciales du Groenland, de l’Europe et de l'Asie septentrionale. Il se pjpit à l'embouchure des rivières qui roulent des glaces avec leurs eaux; il descend cependant vers nos côtes; on l'a péché quelquefois en Hollande, en Angleterre et jusqu’en Normandie. La ligne latérale est très-marquée, le museau arrondi, la tête large et aplatie, la bouche grande, avec deux petits barbillons à la lèvre supérieure; le ventre est blanc, les flancs sont jaunâtres, le dos et les uageoires bruns; les impaires ne sont pas positivement toutes réunies en une seule; mais la dorsale et l'anale, se prolongeant jusque sur la caudale, ont l'air de se confondre avec elle sans cesser cependant de demeurer distinctes. Le Liparis se mange en quelques endroits, mais sa chair est médiocre, b. 7, D. 41. p. 34. v. 0, a. 53, c. 19.
Cycloptére raye. Cyclopterus lineatus , L., Encycl. Pois., p. 28, pl. 86, f. 554 (d'après Lepccbin). Ce Poisson, qui se pèche dans la mer Blanche, est bien certainement très-différent du Liparis. Sa longue dorsale, d’abord relevée de manière à paraître double, s’unit
entièrement avec la caudale et l'anale, sans qu’on puisse distinguer de différence dans la direction des rayons. Sa bouche est grande et sa tète aplatie; le corps, épais par le milieu, s'amincit en pointe postérieurement; il est varié dans toute son étendue, ainsi que les nageoires, de lignes parallèles, longitudinales, alternativement blanches et brunâtres. Le nombre des rayons n'a pas été compté. Le Rayé pourra être par la suite le lyped’uu genre que caractériseraient un seul rayon branchial, et les papilles rougeâtres d'une nature particulière qui entourent.Ie bouclier formé parles nageoires inférieures.
Les Gobies de la Zoologie danoise, pl. 134 et 156, f. a; — le Gélatineux, Cyclopterus ge/atinosus, Pall., Spic. Zool., 9, pl. 3, f. 1-C, et le Montagui , sont les autres espèces du sous genre Cyclogaslre.
CYCLOPTËRE. Cyclopterus. bot. Le genre établi par Brown sous cette dénomination , parait devoir rentrer dans celui qu'a établi le même auteur sous le nom de Grevillea.
CYCLOPTERIS. ross. Dans son Histoire des végétaux fossiles, Adolphe Brongniart a établi, sous ce nom, un genre de Filicidcs dont les analogues vivants ont tout à fait disparu. Il a ainsi caractérisé ce genre : feuilles simples, entières, presque orbiculées, â nervures nombreuses, rayonnantes dès la base, dichotoines et égales. Les feuilles de ces Fougères ressemblent beaucoup, par leur forme et la disposition de leurs nervures, à celles des Trichomanes reni forme, et des À di ont hum reni forme et a sari folium.
CYCLORYTE. Cyclorytes. poi.ye. Genre de la division des Polypiers sarcoïdes, établi par Raffinesque (Journ. de Phys., 1819, t. 88, p. 428) qui lui donne les caractères suivants : corps polymorphe, à plusieurs grandes ouvertures nues, entourées de rides concentriques. Les Cyclorytes se trouvent aux États-Unis d'Amérique.
CYCLOSOME. Çyclosomus. txs. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Carnassiers, tribu des Harpaliens. formé par Latreille. aux dépens du genre Scolyius de Fahricius. Caractères : dernier article des palpes allongé, faiblement ovalaire, presque cylindrique et tronqué à l’extrémité; antennes filiformes; lèvre supérieure presque transversale et échancrée antérieurement ; mandibules peu avancées, assez arquées et aigués; une forte dent bifide au milieu de l'échancrure du menton; tète presque triangulaire; corselet court, trapézoïdal et fortement échancré antérieurement; élytres en demi-ovale; corps plat en dessus, arrondi en dessous; les quatre premiers articles des tarses antérieurs, très légèrement dilatés dans les mâles, triangulaires ou cordifortnes; le premier des antérieurs plus grand que les autres et plus saillant en dehors qu'en dedans.
Cyclosoie plexcecx. Çyclosomus /lexnosus, Lat.; Scolyius flexuosus, Fab. La tète est d’un brun noirâtre, impressionnée d'une ligne longitudinale de chaque côté; antennes et palpes d’un jaune ferrugineux; mandibules noirâtres; corselet brun; écusson triangulaire, moins long que large; élytres d’un jaune roussâtre, avec neuf stries lisses, assez fortement marquées, et le commencement d'une dixième à la base près de l’écusson; six taches sur chaque ély Ire et une commune, noirâtres; pattes jaunes. Taille, quatre lignes. De l’Inde.
CYCI.OSTËGIE. Cyclostegia. bot. Genre de la famille des Labiées, Didynamie Gymnospermie, établi par Bentharn qui le caractérise ainsi : fleurs réunies en épi strobiliforine ; bractées membraneuses, veinées, ciliées sur leurs bords, imbriquées, cyathiformes et opposées deux à deux; calice â cinq dents égales; corolle qiindrifide, à lobes presque égaux : le supérieur échancré, les inférieurs presque ouverts; anthères ovales, à loges confluentes. Le Cyclostegia strobilifera , décrit par Bentham d'après Wallich, est originaire de l’Inde.
CYCLOSTEMON. bot. Genre de la famille des Euphorbiarées, Diœcie Monogynie, formé par Blum t(Itydrag. Fl. ind. 597). Caractères : calice divisé en quatre ou cinq parties à deux lobes; pétales nuis. Fleurs mâles : étamines nombreuses, dont les filaments sont insérés à la base d'un petit anneau ; anthères ohlongues. Fleurs femelles : ovaire ceint d'un disque urcéolaire, à deux loges renfermant chacune deux ovules ; style très-court; deux stigmates larges, échancrés; fruit charnu, â deux loges contenant une ou deux graines. LesCvclostemons, dont Plume décrit cinq espèces, sont des arbres de moyenne élévation, à feuilles alternes, accompagnées de deux petites stipules, presque entières ou faiblement dentelées. Les fleurs sont axillaires, fasciculées , bracléolées ; quelquefois les fleurs femelles sont solitaires.
CYCLOSTOME. Cyclostoma. moli. Ces Mollusques restèrent confondus chez les anciens conchyliologues, parmi les Turbos que d'Argenvitle appelait Limaçons â bouronde. Linné en plaça une partie dans son genre Turbo , et une autre partie dans le genre Hélix, ce «pie les conchyliologislcs qui Font suivi ont répété. Bruguière, auquel on doit tant d'utiles réformes, ne (U pas celle-ci : Lamarck la proposa dans la première édition des Animaux sans vertèbres, et ce qui est â remarquer, c’cst que ce fut pour les Dauphiuules, Turbo Delphinulus, L. , et pour des Coquilles terrestres qui présentent les mêmes caractères, quant à la forme de l’ouverture, que ce genre fut institué. Il ne pouvait donc présenter des caractères satisfaisant s. comprenant dans le même cadre les êtres les plus différents, ce que Lamarck ne larda pas à sentir; aussi, dans les Ann. du Mus. (vol. iv, p. 109), il proposa sou genre Dauphintile pour séparer toutes les Coquilles marines de son premier genre Cycloslome qui resta par cela même composé des seules Coquilles terrestres. Depuis cet utile changement, l'observation de l'animal des Cycloslomes terrestres a fait voir combien il était nécessaire : aussi tous les conchyliologues l'ont admis, Draparnaud le premier, ensuite Férussac, puis Montfort, qui, sur un caractère de nulle valeur, en a séparé son genre Cvclopliore. Entin Lamarck (Aniin. sans vertèbres, 2e édition, T. vi, partie, p. 57 et 142) a placé les Cycloslomes dans la famille des Colimacés, dans la seconde division qui renferme les Coquilles terrestres, dont les Animaux n’ont que deux tentacules. Cuvier a encore réuni les Cycloslomes aux Sabots, dans les Pectinibranches Trochoïdes ; mais forcé de manquer à ses principes de classification, puisqu'il place parmi les animaux à branchies ceux-ci qui sont terrestres cl pulmoués, il a soin d'avertir qu'ils doivent être distingués des autres Tur-
bos, parce qu'ils sont terrestres et pourvus d’une cavité pectorale garnie d'un réseau capillaire sur lequel l’air a un contact immédiat. Férussac , dans ses Tableaux systématiques, en a fait plus raisonnablement, avec les Hélicines, un ordre particulier, sous le nom de Pulmonés operculés; mais cette famille a le défaut de réunir des animaux à deux et à quatre tentacules; ils n'ont de commun que l'opercule qui ferme leur coquille, ce qui ne parait pas être un caractère d'assez d'importance; la présence de deux tentacules de plus étant une condition d'organisation bien plus importante que celle de l'opercule , ce motif conduit donc à laisser le genre Cycloslome dans l'ordre des rapports où Lamarck l'a placé. Caractères : coquille de forme variable, â tours de spire arrondis; ouverture ronde, régulière; périslotnc continu, ouvert ou réfléchi avec l'âge; animal ayant deux tentacules émoussés, oculés à la base ; cavité respiratoire ouverte au-dessus de la tête, recevant immédiatement le contact de Pair; pied petit, placé sous le col et muni postérieurement d’un opercule corné, fermant exactement l'ouverture de la coquille.
Tous les Cycloslomes sont terrestres et dépourvus de la nacre intérieure ainsi que des épines ou des écailles plus ou moins grandes, qui arment la surface des Dauphinules, auxquelles il n'est plus permis désormais de les réunir; mais il est certaines Coquilles fluviatiles, desquelles il serait difficile de les distinguer, et avec lesquelles même on lésa longtemps confondus. Les Paludines en effet ont aussi le péristome continu , l'ouverture ronde; mais parvenues à l'âge adulte, elles ne présentent point de bourrelet autour de celle ouverture, ou elle ne sc réfléchit point ; elle reste tranchante comme dans le jeune âge. Ce caractère, outre ceux qu'on a tirés de l'organisation, pourrait servir dans le plus grand nombre des circonstances à séparer les Coquilles qui appartiennent â l’un et ù l'autre des genres Cycloslomes et Paludine. Les Coquilles des cycloslomes varient beaucoup quant â la forme; quelques-unes ont presque celle des Planorbcs, tandis que d'autres sont turriculces et subcylindriques, et depuis ces deux extrêmes on trouve, dans le même genre, presque toutes lej modifications intermédiaires. Le nombre des espèces vivantes est assez considérable; celui des fossiles est restreint à quelques-unes.
Cyclostose TRocHiroRME. Cyclostoma Fol cul us , Laink. Anim. sans vert. T. vi, 2* part., p. 143, n° 2; Hélix T olvulus, L., Lister, Conchyl., tab. 50, fig. 48; Cyclostoma T olvulus , Encycl. (pi. 401, fig. 5, a, b). Ce Cyclostoine présente, surtout à la partie supérieure, des tours de spire, des fascics brunes variables; on le reconnaît par sa forme qui est presque celle d’un Turbo, par son ombilic profoud, et par ses stries transverses, qui se montrent plus grosses â la partie supérieure des tours de spire et surtout du dernier; le sommet est aigu; l'ouverture est blanche ou jaunâtre à l’intérieur; elle est réfléchie cl munie d’un bourrelet. Quoique cette Coquille soit assez commune dans les collections et qu'elle y soit connue depuis plus de cent cinquante ans, on ne sait pas encore le lieu où elle habite. Elle acquiert quelquefois un pouce et demi de diamètre â la base.
C y C CYC 313
Cyclostome variable. Cyclosfotna variabiîe , Desbayes. Cette espèce, découverte il y a quelques années, par Delalande qui Ta rapportée d'Afrique, est trocliiforme, médiocrement ombiliquée, composée de cinq tours arrondis, lisses, qui présentent sur un fond blanc grisâtre un nombre variable de zones brunes; celle du milieu est ordinairement la plus foncée; les autres sont d'autant plus multipliées qu'elles sont plus fines, et elles peuvent se rapprocher tellement que la spire de la coquille semble toute brune dans quelques individus; dans d'autres, presque toutes les bandes pâlissent ou disparaissent, et alors ils sont blancs avec une zone médiane très-pâle; entre ces deux extrêmes on trouve un grand nombre de variétés, les individus ne présentant jamais une similitude parfaite; l'ouverture est peu réfléchie et n'a point de bourrelet ; son bord est blanc, mais à l'intérieur elle est fauve et laisse apercevoir le même nombre de bandes brunes qu'à l'extérieur. Des individus ont près de six lignes de diamètre et sept de longueur.
Cyclostomr Moue. Cyclostoma Mumia , Lamk.
Ann. du Mus. T. iv, p. 115, n® 5, et T. vin, pl. 37, fig. 1, a, b; Anim. sans vert. T. vu, p. 541. n® 5. Celte Coquille est lurriculée, conique, subcylindrique inférieurement, composée de huit à neuf tours arrondis, ornés dans toute leur surface d'un grand nombre de stries très -fines, croisées par d'autres longitudinales, moins apparentes. Les individus qui ont conservé leurs couleurs présentent, sur un fond lie de vin obscur, deux bandes d'un rouge brun, qui occupent la partie moyenne de chaque lourde spire; le dernier, en outre, offre une troisième bande, plus large, qui entoure l'ombilic; l'ouverture est petite, ovale, à bords réfléchis sur un petit bourrelet marginal subintérieur. Ce Cycloslome, qui n'a ordinairement que neuf à dix lignes de longueur, peut prendre plus de volume, l’nc particularité remarquable dans son gisement, c'est que, quoiqu'on regarde généralement cette espèce comme terrestre, elle ne se trouve le plus souvent que dans des terrains marins. C’est ainsi qu'on l’observe à Grignon, à Parues, mais rarement; à la Chapelle près Se/ilis, dans les grès marins supérieurs, ainsi qu'à Valmondoi&^où elle est commune; au petit village de Chambord entre Pâmes et Chaumont, où ont été trouvés les individus qui présentent encore des couleurs, dans les dernières assises du calcaire grossier. Ce Cyclostome se trouve aussi abondamment dans les terrains de mélanges, où les Coquilles marines prédominent, ce qui fait penser que le mélange a eu lieu dans les eaux salées.
Quelques autres espèces se trouvent fossiles aux environs de Paris. L'étendue de cet ouvrage ne nous permettant pas d’en donner la description, nous renvoyons au iv® vol. des Ann. du Mus., p. 114, où Lamarck lésa fait connaître; mais un fait très intéressant pour la géo- , logie, et que nous a dévoilé Brongniarl (Ann. du Mus. lab. 15, pl. 23, fig. 1). c'est l'analogie parfaite qu’il a j reconnue entre un Cyclostome fossile et notre Cyclos- ' tome élégant si commun dans les Mousses, dans les Herbes qui croissent sur le penchant de nos collines, et même des fossés qui bordent les roules. Cette analogie ne pouvait être plus exacte, même en comparant les
objets à la loupe; aussi Brongniart, pour ne point les confondre, a donné au Fossile une seconde épithète; il l'a nommé :
Cyclostome fcLfcoAAT a scies, Cyclostoma clegans antiquum. Nous n'en ferons point la description; quiconque a vu un Cyclostome élégant à l'étal frais, se fera une idée très -juste du Fossile qui vient des grès de Fontainebleau.
CYCLOSTOM ES. Cyclostomi. fois. Première famille établie par Duinéril dans l'ordre des Tréinatopnés, de sa sous-classe des Cartilagineux, et dont les caractères généraux consistent dans l’absence totale d’opercules, de membranes branebiostèges et de nageoires paires; leur bouche est arrondie et dépourvue de mâchoires horizontales, située à l'extrémité d'un corps cylindrique. nu et visqueux. Elle renferme les genres Lamproie, Amtnocelle, Gastrobra riche et Eptalrème9. Cuvier a conservé cette division parmi ses Chondroplérygiens à branchies fixes, en lui donnant le nom de Suceurs. Les Cyclostomes ont une forme qui les rapproche des Poissons anguiformes; mais une organisation particulière les singularise et les distingue de tous les autres animaux de leur classe, comme pour les rapprocher des Annéiidcs auxquels ils forment un passage très naturel. Ce passage est si étroit qu'on a même balancé pour la place qu’il fallait leur assigner à la suite des uns ou à la tête des autres. Toutes les espèces de cette famille ambiguë sont privées de vessie natatoire; aussi tombent elles au fond de l'eau dès qu’elles cessent de s’y agiter; leur bouche centrale et privée de mâchoires leur sert pour ainsi dire à jeter l'ancre au milieu des eaux; toutes vivent par la succion de substances animales mortes ou vivantes; quelques-unes sont aveugles; leur squelette est tellement imparfait, qu'on y distingue à peine des vertèbres , représentées par un seul cordon tendineux, rempli d’une substance mucilagineuse, et formé extérieurement d'anneaux cartilagineux, â peine distincts les uns des autres. Duméril. dans une savante dissertation sur les Cyclostomes, a établi d’une manière frappante, leurs rapports avec des êtres déjà bien imparfaits. Leur système circulatoire rappelle celui des Sangsues; leur peau, dépourvue d'écail!es,esl visqueuse et molle, et marquée de plis ou de rides latérales et contractiles, plus ou moins seusibles; les organes de la génération ont, chez eux, la plus grande analogie avec ceux des Lombrics, chez lesquels les œufs tombent de même dans la cavité du ventre sans être conduits au dehors par des oviductcs. Ces œufs, dans les Cyclostomes, s’échappent du cloaque par de petites ouvertures particulières, ainsi que l*a vu Cuvier dans l’Arénicole et dans l’Aphrodite. Il n'est pas constaté que les Cyclostomes soient doués de sexe.
CYCLL’RE. Cyclura. bept. Genre formé par R. Harlan, aux dépens de deux Sauriens qui n'avaient point encore clé décrits; caractères : palais privé de dents; langue charnue et extensible, fourchue à son extrémité; peau de la gorge pliée transversalement ; dns garni d'une crête d’épines flexibles; queue de la moitié de la longueur totale; anneaux supérieurs de la queue séparés par deux rangées, ou plus, de petites écailles déprimées. Le Cycline cabEse. Cyclura carinata, d’un
brun Mile et long üe plus de deux pieds, a été trouvé dans nie Turk. LcCyclure cylindrique, Cyclura teres, d'un vert sombre à taches plus claires, et long de vingt pouces, est originaire du Mexique.
CYCNOCHE. Cychnoches. bot. Dans son système de distribution des genres de Yandées, l'une des divisions de l'énorme famille des Orchidées, le professeur Lindley a proposé l'établissement du genre Cychnoches, pour une espèce de Surinam, qui lui a offert enlr'autrcs caractères particuliers : lahelle libre, nullement prolongé en éperon ou en une autre sorte d'appendice, plan et ouvert; sépales latéraux soudés ù la hase du gynostème qu'ils entourent; deux masses polliniqucs plus larges que les pétales et courbées en faux.
CYCNODÈRE. Cycnoilerus. iss. Coléoptère létramère; genre de la famille des Longicornes, établi par Serville pour un Insecte nouveau du Brésil, qui offre pour caractères : tète plus large que la partie antérieure du corselet, un peu avancée; mandibules courtes; palpes presque égales, terminées par un article presque cylindrique; antennes velues, delà longueur du corps dans les femelles, plus longues que lui dans les mâles, composées de onze articles : les trois premiers entièrement velus, les suivants munis en dessous de quelques poils; les trois derniers glabres; le premier court, conique , le second très-court, tous les autres cylindriques, le terminal plus gros que le dixième; corselet étroit, allongé, cylindrique, mulique, au moins quatre fois plus long que la tête; sa partie antérieure plus étroite ; deux sillons transversaux aux deux extrémités; élylrcs linéaires, très déprimées, avec une épine à l’angle suturai; écusson presque aussi long que large, arrondi postérieurement; pattes grêles, munies de quelques poils ; cuisses subitement en massue globuleuse ; jambes un peu comprimées. Le Cycnoderua tenuatua a de sept à dix lignes, la télé cl le corselet d’un rouge brun, pointillés; lesélylres également poinlillées, d'un bronzé obscur avec la suture brune; la poitrine et l'abdomen • d'un brun rougeâtre; les antennes elles pattes brunes. i
CYDALISIF. Cydalisia. acal. Genre de Zoophytes, formé par Lesson et placé dans la famille des Bérotdes, d'après les caractères suivants : corps tronqué et largement ouvert à une extrémité, finissant en pointe au pôle opposé, qui est percé de deux petites ouvertures ciliées sur leur pourtour; huit rangées verticales de cils simples. L'espèce unique, Cydalisic mitre, que dans la Zoologie du voyage de la Coquille, pl. 13, fig. 3, Lesson avait considérée simplement comme une Béroé, a le corps conique, à large ouverture, bordée d'un cer- 1 de rose, blanc avec vacuoles roses, les cils éininemmeut irisateurs. Elle a été trouvée dans les mers qui baignent les côtes équatoriales du Pérou.
CYDIPPE. Cydippe . acal. Genre de la famille des Béroldes, établi par Eschscholtz, aux dépens du genre Eucharis de Péron, pour quelques espèces de l’Océan et de l'Atlantique, auxquelles il a reconnu pour caractères distinctifs : un corps globuleux ou ové, laissant trainer derrière lui deux longs tentacules filiformes, ciliés sur un des côtés, partant de la base du pôle inférieur. Le Cydippe globuleux, type du genre nouveau, a le corps sphérotdal, huit côtes cl les tentacules du blanc 1
le plus pur; la seconde espèce, Cydippe dense, a le corps subovalaire, à tentacules écarlates.
CYDNE. Cydnus. ins. Genre d'Hémiptères hétéroplères, famille des Géocorises, établi par Fabricius aux dépens du genre Cimes de Linné cl Pcnialomo d'Olivier; il comprend les espèces désignées sous les noms de Mono , flacicornis, tristis, et est réuni par Latreille au genre Pentatome.
CYDONIA. bot. y. Coignassikr.
CYDON1UM. folyp. Nom scientifique d’un Alcyon, avec lequel on a confondu quelques espèces de Polypiers.
CYGNE. Cycnus. ois. Espèce du genre Canard qui sert de type à un sous genre du même nom. y. Canard.
CYGOGNE. ois. y. Cigogne.
CYKAS. bot. y. Cicas.
CYLACTYDE. Cylactis. bot. Genre de la famille des Rosacées, établi par Kaflinesque qui le caractérise ainsi : calice cainpanulé, à cinq ou dix divisions un peu inégales; quatre à six pétales; huit à dix carpelles scssiles, ovales, portant un style allongé, terminé en tête. La seule espèce qui constitue jusqu'ici ce genre fort douteux, a été observée par Rafiinesque dans les montagnes qui avoisinent le Niagara dans l'Amérique septentrionale. Elle a reçu le nom de Cylactis Lyncemontana; ses feuilles sont quinées, ses Heurs blanches, réunies en corymbes.
CYLAS. Cylas. ns. Genre de Coléoptères lélramères, fondé par Latreille qui le place dans la famille des Rhincliophorcs, tribu des Charansonites, et lui assigne pour caractères : antennes droites, insérées sur un avancement antérieur de la tête et en manière de trompe, terminées par une massue ovale ou cylindrique, formée par le dixième et dernier article. Les Cylas ont le corps proportionnellement plus court que celui des Brentes, avec l'abdomen ovale. Olivier en a décrit et représenté deux espèces.
Cylas brun. Cylas brunneus, Oliv. (Coléopt.,T. v, n° 84 bis, Brenle, pl. 1, f. 3, a, b). Originaire du Sénégal.
Cylas Fourmi. Cylas Formicarius, Oliv. ( loc.cit T. v, n° 84 bis, Brenle, pl. 2, fig. 10). Trouvé â l'Ilede-France. Dejean (Calai, des Coléoptères, p. 82) porte au nombre de dix les espèces propres à ce genre, en y comprenant les Brentus aplerus , scalaris , obesus, undatus, etc., de Fabricius. il y joint avec doute quelques Brentes d'Olivier, et mentionne, sous le nom d'hispanicus, une espèce nouvelle, du midi de l’Europe.
CYLIDRE. Cylidrus. ins. Genre de Coléoptères pentamères, famille des Clavicorncs, tribu des Clairons, extrait par Latreille du genre Tricbode de Fabricius, et ayant, suivant lui, pour caractères : tarses de cinq articles distincts; antennes fortement en scie, depuis le cinquième article inclusivement; le dernier des palpes très-long ; celui des maxillaires de la grosseur des précédents, cylindrique ; le même dans les labiales, en forme de cône renversé et allongé ; mandibules longues et croisées; tète allongée; corps long et cylindrique. Ce genre ne se compose que d’une seule espèce : Cylidre bleu azuré, Cylidrus cyancus, Lalr.; Trichodct cyaneus, Fabricius; de l'Ile-de-France.
CYLIGRAMME. Cyligramma. ms. Lépidoptère* noc- i lûmes; genre institué par Boisduval, dans la famille des Noctuellides. Caractères : tète presque aussi large que le corselet, avec les yeux gros et saillants; an- ! tennes grêles et filiformes; palpes ascendantes, de longueur médiocre, écartées, comprimées, très-velues; le dernier article nu elaciculaire; corselet velu ; abdomen conique; les quatre ailes presque étalées dans le repos, et sans dentelures sensibles; les inférieures offrant la même teinte en grande partie, et le même dessin que les supérieures; celles-ci ayant, en place de la tache réniforme, un grand œil irisé, formé par une tache contournée en spirale ou en limaçon, plus ou moins prononcée. La chenille est demi-arpenteuse. Les Insectes de ce genre, dont la Noctuelle troglodyte de Fahricius peut être considérée comme le type, habitent les régions les plus chaudes de l’Asie et de l’Afrique.
CYLINDRACÉ. Cylindraceus. bot. On surnomme ainsi les organes dont la forme se rapproche de celle d’un cylindre.
CYLmDRANTHÉRÉES. bot. Syn. de Synanlhérées, selon le professeur Wachendorff.
CYLINDRE. Cylindrus. *oll. Montfort ( Conch. Sysl. T. il, p. 390) avait composé ce genre d’un certain nombre de Cônes qui ont assez généralement la forme d'un cylindre ; mais la manière insensible dont se perdentees espèces avec d'autres qui n’ont plus la même forme permet à peine d’admettre cetledislinction comme coupe dans le genre, à plus forte raison d'en faire un genre distinct. Les anciens concbyliologues donnaient le nom de Cylindres indistinctement aux Cdnes et aux Olives; tels furent Lister, Bonanni, etc., et même plus tard d’Argen ville et Favanne.
CYLINDRIE. Cylindria . bot. Genre de la Tétrandrie Monogynie, L., établi par Loureiro (Fl. Cochinchin. I, p. 86), qui lui donne pour caractères : calice infère, tubuleux, court, persistant, à quatre segments aigus, colorés et étalés ; corolle à quatre divisions linéaires aigues, réunies en un tube cylindrique (d’où le nom générique) et marquées d’une fossette au sommet ; étamines à Blets presque nuis, ù quatre anthères biloculaires, comprimées et renfermées dans les fossettes de la corolle; ovaire ovoïde, supportant un style trèscourt et un stigmate quadrifîde. Le fruit est une petite baie sèche, presque ronde, ne renfermant qu’une seule graine globuleuse et lanugineuse. Ce genre est extrêmement voisin des Banksia, dont il ne diffère que par le fruit, et encore dans la figure du Blimbimgum sylvestre de Rumph ( Atnb.. 1 6, t. 73 ), que Loureiro cite comme synonyme de sa plante, le fruit est-il le même que celui des Banksia. Cependant Jussieu (Annales du Muséum, 7, p. 480) parle encore de ce genre, et le place parmi les Proléacées, tandis que Brown, qui s'est occupé spécialement de cette famille, n'en fait aucune mention, l'ne seule espèce constitue ce genre , c’est le Cylindria rubra , arbre de grandeur médiocre, à rameaux ascendants, à feuilles lancéolées, glabres et opposées, et à fleurs rouges, petites et nombreuses. Cet arbre est indigène des forêts de la Cochinchine.
CYL1NDR1FORMES oc CYLINDROIDES. ms. Famille de Coléoptères lélramères, établie par Üuméril, et offrant,
suivant lui. pour caractères distinctifs : corps cylindrique; antennes en massue, non portées sur un lier. Celle famille comprend les genres Clairon, Corynètr, Apale. BoMricbe et Scolyte.
CYLINDRIQUE. En forme de cylindre. Ce n’est point que l’on entende par là qu’il soit indispensable que l’organe présente un cylindre parfait, d'un diamètre égal dans toute sa longueur; il suffit seulement que la coupc transversale offre partout un cercle.
CYLlN'DltlTE. holl. ross. Nom que les anciens donnaient indistinctement aux Olives ou aux Cônes fossiles.
CYL1NDROCÊRE. Cylindrocerus. iris. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Rhyncbopbores , établi par Schoonberr qui lui assigne pour caractères : antennes insérées vers le milieu de la trompe, coudées, composées de douze articles, dont le premier assez gros, le second plus allongé et obeonique, le troisième presque conique, les quatre suivants plus courts et lenticulaires ou comprimés, enfin les autres formant une massue beaucoup plus longue dans les mâles que dans les femelles chez qui elle est presque cylindrique; (rompe assez souvent de la longueur du corps, mince, cylindrique, fortement arquée et ordinairement repliée ou appliquée contre le corps; yeux grands, latéraux, ovales et déprimés; corselet profondément bisinué à sa base. brusquement rétréci à sa partie antérieure, qui est comme lubulée; corps subeliiplique, pourvu d’ailes recouvertes par des élytres subtriangulaires, avec les angles huméraux obtus; elles se rétrécissent fortement de la base à l’extrémité et sont, chez la plupart, presque planes en dessus; pieds antérieurs fort distants à la base; cuisses inutiques, renflées au milieu; jambes droites; tarses spongieux en dessous et ordinairement ciliés dans les mâles : le pénultième article est dilaté, le dernier porte deux crochets. Ce genre se compose de toutes espèces propres à l’Amérique méridionale; il comprend le Calandra signum de Fab., les Boris fucata et bidons, Dej., elc., etc.
CYL1NDROCL1NE. Cylindrocline. bot. Genre établi par 11. Cassini, dans la famille des Synanlhérées, tribu des Inulées, pour une espèce de Conyze, recueillie par Cominerson à l’Ile-de-France. Cassini lui donne pour caractères : calalhide couronnée, discoïde, oblongue. cylindracée, un peu ovoïde, composée d’un disque pauciflore. régularilïore , inusculiflore, et d’une couronne inullisériée, niultiflore, tubulifloreet feminlflore; pértclinc formé d’écailles imbriquées, appliquées, ovales, coriaces, frangées -ciliées sur les bords; clinanthe axiforme, cylindrique, ligneux, garni d’écaillcs imbriquées, étagées, périclinoïdes, aiguës, égales aux fleurs ;
! cypsèlcs longues, grêles, cylindracées, atténuées inférieurement, un peu arquées, munies de huit grosses côtes demi -cylindriques et hérissées de poils roides; aigrette composée de squamellules subunisériées, laminées, cornées, barbellées sur les deux bords, comme i pectinées; fleurs de la couronne entièrement cachées entre les écailles du clinanthe, ayant la corolle grêle, tubuleuse, terminée par un limbe demi-avorté, court, unilatéral, trilobé; fleurs du disque au nombre de six environ, reposant sur la sommité du clinanthe, et chacune d’elles protégée au dehors par une squamellc ;