‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 3)Chapitre 66 sur 116 · CT L · texte numérisé non relu

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bords des lol>es de la corolle repliés en dedans ; blâment des étamines large, laminé, membraneux, greffé seulement à la partie basilaire de la corolle, avec Panthère exserle, l'appendice apicilaire aigu, les appendices basilaires longs et suhulés; ovaire et aigrette à peu près semblables à ceux des fleurs de la couronne ou du rayon. Le Cylindrocline Coutmersonii a la tige ligneuse, épaisse et revêtue d'une écorce rude ; ses rameaux sont couverts de longs poils laineux; les feuilles rassemblées en rosette à l'extrémité des rameaux, sont alternes, oblongues, ovales-spaf butées , étrécies inférieurement en une sorte de pétiole , à surface ridée, hérissée de poils courts, gros et roides. Les calalhides sont réunies en petits corymbes serrés, à l'extrémité de pédoncules simples et nus.

CYLINDRODE. Çylin droites. ms. Orthoptères; genre de la famille des Grylliens, institué par Gray, pour un Insecte de la Nouvelle-Hollande, que sa forme allongée et tout à fait cylindrique empêche de placer parmi les Taupcs-Gryllons. Il ressemble à un tube, privé qu'il est des organes du vol, et se lient dans les liges des végétaux; ses tarses antérieurs sont filiformes, et les divisions de sa lèvre inférieure sont obtuses et nullement acérées comme dans notre Courtillière commune.

CYLINDRODÊRE. Cylind rode, rus. ins. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Scrraticornes , tribu des Cébrionites, qu'a créé Eschscholtz , pour un Insecte nouveau, du Brésil, auquel il donne pour caractères : antennes des mâles de la longueur du corps, en scie; la plupart des articles, le dernier surtout, peu allongés, le troisième un peu plus court seulement que le suivant; palpes maxillaires peu avancées au delà des mandibules, avec le dernier article ovalaire; corselet plus long que large; corps long, étroit, de la même largeur partout, ou presque linéaire et droit, avec le corselet carré; présternum terminé par une pointe saillante ; point de brosses serrées ni de palettes en dessous des tarses.

CYLINDROIDES. Ht*. V . CVLIXDR IFOR MES,

CYL1N DROLOBE. Cylindrolobus. dot. Genre de la famille des Orchidées, institué par le docteur Blurae, pour une plante des forêts de Java, à laquelle il a reconnu pour caractères génériques ; folioles extérieures \ du périgone ou sépales, subringenles • les latérales insérées obliquement au pédicule du gynostème et en partie étalées; les intérieures ou pétales, plus courtes, dressées et connivcntes; lahelle ascendant, concave, crété intérieurement, articulé au gynostème par lin pied ou pédoncule : le limbe est demi-trilobé, ondulé et voûté ; gynostème dressé, demi-cylindrique ; anthère à quatre loges; huit masses polliniques, alternativement plus grandes et plus petites, unies à des caudicules élastiques.

CYI.INDROSOMES. rois. Famille établie par Dtiméril, dans laquelle il renferme les genres Anableps, Amie, Mi6gurno, Precilie, Lebias, Cypriuodon, Cobile. Bulyrin, Fondule, Triptéronote. Colubrine et Orapolk. Les caractères généraux de celte famille consistent en un corps arrondi, cylindrique; une bouche non prolongée; des lèvres extensibles, etc.

CYLINDROSORE. Cylindrosorus. bot. Genre de la

famille des Svnanlhêrées, tribu des Senécionidos, établi par Bentham, pour une plante récemment observée dans la Nouvelle-Hollande. Caractères : capitules biflores, aggrégés et formant par leur réunion un gloménile serré, oblongo- cylindrique; chacun d'eux est revêtu d’un involucrc général, petit et oligophylle; l'involucre partiel se compose décailles scarieuses, oblongo- cunéiformes; réceptacle nu; fleurs hermaphrodites; ovaire linéaire et glabre; paillettes peu nombreuses à la base de l'aigrette, ovales, terminées par une soie en plumet, qui égale en longueur la moitié de la corolle. Le Cylindrosorc jaunâtre, Cylindrosoru» / larescens, est une plante herbacée, droite, rameuse, couverte d'un duvet flexible, à feuilles alternes, linéaires, semi-emhrassantes. Les écailles de l'involucre partiel ont leur sommité jaune.

CYLINDROSPORIER. Cylindrosporittm.Bor. Le docteur Grcville a décrit sous ce nom, dans sa Flore cryplogamique d'Ecosse, un petit genre voisin des Fusidiutttf dont il nediffèrequeparsessporidics oblongues, cylindriques, obtuses aux deux bouts, non cloisonnées. — Ces sporidics sont réunies en petits groupes sur l’épiderme des feuilles vivantes.

CYLISTE. Cy lista, bot. Genre de la famille des Légumineuses et de la Diadelphie Décaudrie, L., établi par Roxhurgh (Flor. Coromand, v, 1, p. 01, t. 92) et ainsi caractérisé : calice à quatre divisions plus allongées que la corolle, la supérieure bifide au sommet, l'inférieure plus grande; corolle persistante; légume disperme. Ce genre ne renfermait d'abord qu'une espèce, le Cylista scariosa, Roxh., plante indigène des pays montueux de la côte de Coromandel, dont les tiges sont voluliiles, les feuilles ternées, les fleurs en grappes axillaires, comme dans les Dolichos et les Phascolus. L'auteur du Jardin de Kew y a réuni le Dolichos hir- Ins d'Andrews (/ leposil . 446) sous le nom de Cylista rillosa , plante du cap de Bonne-Espérance, et que l'on cultive en Angleterre. Sims a aussi décrit, dans le Boianical Magasine, une troisième espèce qu'il a nommée Cylista albiflora.

CYLIZOMA. bot. Synonyme de Deguelia d'Aublel.

CYLLÉMF.. Cyflenia. îxs. Genre de Diptères, famille des Tanistomes, établi par Latreillc, et ayant pour caractères : antennes guère plus longues que la moitié de la tête, rapprochées, de trois pièces principales; la première grande, cylindrique, la seconde la plus courte, en forme de coupe, la dernière ovoïde-conique, avec un petit article au bout; la trompe peu saillante, avancée et renflée à son extrémité, renfermant un suçoir de quatre soies; point de palpes apparentes; de gros yeux, et point d'ocelles bien apparents; ailes étroites; pattes longues avec les cuisses assez fortes, principalement les postérieures ; on observe deux pelotes aux tarses, lesquels sont allongés; l’abdomen est conicocylindrique. La seule espèce connue est la Cyllénic tachetée, Cyllenia macutata, Latreillc* (Généra Crust. et Ins. T. iv, p. 312 et pl. 15, f. 3); Meigen ( Descript. syst. des Diptères d’Europe, t. 19, f. 10 et 11) représente les deux sexes. Latreille a le premier observé cette espèce, au mois de juillet, sur les fleurs de Millefeuilles, dans les environs de Bordeaux.

CYLLESTIS. bot. Pain que faisaient les auriens Égypliens avec une sorte de Blé que ilost a nommé Triticum Zen. y. Froiett.

CYLMDIF.R. Cyllidium. ixs. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Carnassiers, tribu des llydropbiliens, institué par le doeteur Ericlison, dans sa Faune du Brandenbourg. Caractères : antennes composées de neuf articles, dont le second globuleux, et insérées en avant des veux, sous un rebord des côtés de la tête; labre crustacé, transversal ; mandibules cornées et bidenlées à leur extrémité; palpes filiformes, plus longues que les antennes; corselet transversal ; écusson à peine visible; sternum simple; élytres convexes; tarses postérieurs à articles arrondis. La seule espèce connue est le Cyllidium seminulum ; I/ydrophitus seminulum , Pavk. Gillenh.; il est presque globuleux, noir, brillant, avec une strie chargée de points, sur chaque élytre, près de la suture. Sa longueur est d’une demi-ligne environ. On le trouve en Europe dans les eaux dormantes.

CYLLO. Cyllo. ixs. Lépidoptères ; genre de la famille des Salyrides, institué par Boisduval qui lui donne pour caractères essentiels : palpes inférieures comprimées, velues, avec le dernier article qui s'élève notablement au delà du chaperon; antennes terminées par un boulon court, presque fusiforme; ailes antérieures falquées, les postérieures armées d'une sorte de dent saillante, formant une petite queue oblique en dehors. Le Cyllo Betsiièxb, Cyllo Betsimena, est le type du genre; ses ailes antérieures sont brunâtres en dessus, traversées au delà du milieu par une bande d'un blanc jaunâtre ; il y a une grosse tache arrondie, noirâtre sur le milieu, entre la nervure médiane et le bord interne; les ailes postérieures ont la tranche du bord blanche, un peu roussâtre, le dessous est olivâtre, avec le même dessin qu’en dessus, plus une rangée de points blanchâtres, peu apparents, près de l'extrémité. De Madagascar.

Cyllo Leda. Capilio Leda, Fab. Cram.. pl. 100. c, d. Ailes d'un brun roussâtre en dessus, avec une tache noire, pourvue de deux yeux blancs , vers l'angle du sommet, une tache noire, cerclée de brun, avec un point central blanc à l’angle des ailes postérieures et un autre petit point blanc au côté externe. Le dessous est d’un brun fauve, réticulé de brun, avec une bande circulaire et deux demi- bandes plus obscures, ainsi que douze taches ou points ocellés de diverses grandeurs, vers le l>ord. De Madagascar et autres îles des mers d'Afrique.

CYLODIE. ns. y. Colydie.

CYMATION. bot. Genre de l'Hexandrie Trigynie, établi par Sprengel dans son Systema, et qui ne parait pas différer essentiellement du genre Lichstenstenia de Willd., publié précédemment, dans le premier volume du Magasin des curieux de la nature.

CYMATITES. folyf. Bertrand a donné ce nom à des Aslraires fossiles.

CYMBACHNE. Cyntbachne. bot. Le genre de Graminées décrit sous ce nom par Retz et Loureiro, ne diffère nullement du Rottboellie.

CYMBAIRE. Cymbaria . bot. Genre de la famille des Scrophularinées et de la Didynamie Angiospermie, éta-

bli par Linné et ainsi caractérisé : calice partagé profondément en cinq divisions inégales et linéaires; corolle dont le tube est ventru, le limbe â deux lèvres : la supérieure bilohée, réfléchie, l'inférieure trilobée, obtuse, munie d'un rebord un peu proéminent, qui correspond au renflement vulgairement nommé palais, que l'on observe dans la corolle des Muffliers; quatre étamines didytiames; un stigmate; capsule â deux valves, ayant un placenta central, â quatre angles ailés et membraneux, qui partagent le fruit en deux ou quatre loges. C'était donc à tort que Linné décrivait cette capsule comme uniloculaire. La Cymbaire de Daogrie, Cymbaria Daourica , L., est encore l'unique espèce de ce genre. Celle plante, figurée dans les Illustrations de Lamarck, t. 520, habite les endroits monlueux et pierreux de la Daourie. Elle a, dans son aspect extérieur, quelques rapports avec les Àntirrhinum ; cependant ses tiges blanchâtres, à rameaux opposés, dénués de feuilles , et ne |>ossédant qu’un petit nombre de fleurs, lui donnent un air assez particulier. On la cultive comme plante de collection, dans les jardins de botanique.

CYMRALAIRE. bot. y. Cixbalaire.

CYMBALE. Mou,. Nom marchand, donné à quelques Pintadines d’un grand volume, y. Pixtadixe.

CYMBALION. bot. Syn. de Cotylédon (Jmbilicus. y. Cotylet. Selon Daléchamp, c’est le Saxifraga Cotylédon. y. Saxifrage.

CYMBÈCE et CYJNBEX. ns. V, Clara.

CYMBIDIER. cymbidium, bot. Genre de la famille des Orchidées, établi par Swarlz, et qui comprend un nombre considérable d'espèces toutes exotiques; plusieurs en ont été retirées pour former des genres â part. Ainsi le Cymbidium Corallorhisa et le Cymbidium Odontorhison forment le genre Corallorhisa ; les Cymbidium lineare et Cymbidium proliferum , le genre Isochilus ; le cymbidium coccineutn, le genre Ornithidium ; le Cymbidium cucullatum , le genre Brassa rota , etc. On peut caractériser de la manière suivante le véritable genre Cymbidium : folioles ou sépales du calice étalées, égales entre elles, quelquefois presque dressées; les deux intérieures sont généralement plus petites; le labelle est concave, dépourvu d’éperou, articulé avec le gynostème; celui-ci est dressé, demi-cylindrique et concave antérieurement; il se termine par une anthère operculaire hémisphérique, â deux loges s'ouvraut par une sorte d’opercule caduc , et contenant deux masses polliniques solides, bilobées dans leur partie postérieure ; le stigmate est placé antérieurement, un peu au-dessous de l'anthère. La plupart des espèces sont parasites et croissent sur le tronc des arbres; mais il en est d’autres, au contraire, qui implantent leurs racines dans la terre. Elles sont originaires des Indes et de l'Amérique méridionale. Brown en a décrit quatre espèces nouvelles dans son Prodrome de la Nouvelle-Hollande.

5 I. Espèces terrestres.

Ctvbidier a feciu.es de xiphiox. Cymbidium xiphiifolium, Lindiey, in Botan. regist. 520. Cette jolie Orchidée a été découverte â la Chine, il y a un quart de siècle environ, et bientôt après introduite en Europe

par les soins désir Abraham Hume; sa lifte, dont la hauteur ne surpasse guère celle des feuilles, qui mesure environ dix pouces, est ordinairement couronnée de quaire grandes fleurs verdâtres, disposées en épi; les feuilles sont assez épaisses, linéaires-suhulées, canaliculées, nervurées, striées, crénelées el d’un vert jaunâtre; le péria ni lu* est composée de cinq pièces, dont les trois extérieures ovales-lancéolées et étalées, les deux intérieures sont plus larges, conformes et parallèles au gynostème; le lahelle est plus court que ce dernier, auquel il s’articule par sa hase et y demeure appliqué jusque vers la moitié de sa hauteur; il a deux éperons internes vers le milieu et la partie supérieure, en forme de lame recourbée extérieurement; le gynostème est libre, faiblement découpé antérieurement; l’anthère est terminale, opcrculaire et persistante. Elle fleurit, en serre, à diverses époques de l’aimée.

Cymbidier a feuilles traxcuavtes. Cymbidium ensi folium, Willd. Cette jolie espèce est également originaire de la Chine el du Japon; elle a été décrite et figurée dans le magnifique ouvrage des Liliacées de Redouté (pl. 113), sous le nom de Cymbidium sinense. Ses feuilles sont toutes radicales , ensiformes et marquées de nervures très-apparentes. De leur centre naît une hampe simple portant un petit nombre de fleurs odorantes; leur labelle est ovale, un peu recourbé et maculé.

§ II. Espèces parasites.

Cymbidier a feuilles d’aloès. Cymbidium aloifolïum, Swartz. On trouve cette espèce décrite et figurée dans les Liliacées de Redouté (l. 114), sous le nom A'Epidendrum aloi folium- Elle est originaire des Indes, et en particulier de la celle du Malabar. Sa racine, qui se compose de grosses fibres cylindriques, s’insinue dans l’écorce des arbres; ses feuilles sont ohlongues, pliées en gouttière, élargies vers leur sommet, d’un vert obscur; les fleurs sont jaunes, mélangées de rouge, et disposées plusieurs ensemble au sommet d’une hampe nue el un peu recourbée.

Cymbidier écrit. Cymbidium scriptum, Swartz. Cette plante, qui orne le slipe des Cocotiers, sur lesquels elle végète en parasite, dans l’archipel de l’Inde et de Mascareigne, est une des plus remarquables du genre par la beauté de ses fleurs ; elles sont d’un beau jaune, et forment un long épi, au sommet d’une hampe nue; leurs sépales sont veinés de lignes pourpres, qui ressemhlcnl en quelque sorte à des caractères hébraïques; leurs feuilles forment une touffe peu fournie, qui naît du sommet d’un renflement bulbiforme, existant à la base de la hampe.

CYMBIER. Cymbium. moll. Blainvillc avait proposé de renouveler ce genre fait par Monlfort ( Conchyl. Syst. T. il, p. 554) pour l'Iet d’Adanson. et quelques autres Volutes à ample ouverture; mais les caractères génériques étant de peu de valeur lorsqu’on les compare à ceux des autres Volutes, il semble que les Cymbiers doivent rentrer dans ce dernier genre, y. Volute.

CYMBIFOKME. Cymbiformis. bot. En forme de nacelle.

CYMD1UM. MOLL. V. CYMBIER.

CYMBONOTE. Çy mbonotus. dot. Genre de la famille

des Synanlhérées, division des Arctolidées, établi par H. Cassini, pour une plante découverte par Gaiidicbaud, l’un des uaturalistes qui faisaient partie du voyage de lTranie, au delà des montagnes bleues de la Nouvelle- Hollande. Caractères : involucre hémisphérique, polyphylle, imbriqué; réceptacle criblé ; fleurons du disque hermaphrodites et tubuleux : ceux du rayon ligulés el femelles ; fruit hémisphérique, nu au sommet, avec les bords latéraux extérieurs légèrement roulés, formant une sorte de loge vide. Le Cymbonotus Lawsonianus est une plante herbacée, privée de tige, à feuilles spathulées, dont tes bords sont garnis de dents écartées, et la face inférieure revêtue d’un duvet laineux, blanchâtre; pédoncules nombreux, scapiformes, portant chacun une fleur jaune.

CYMBOPOGON. bot. Sprengel, dans son Systema, propose, sous ce nom. la formation d’un nouveau genre de Graminées, dont V^ndropogon cymbarius, Linné, serait le type.

CYMBUME. Cymbulia. moll. C’est à Péron et Lesueur que l’on doit la connaissance de ce genre, que Blainville a placé dans ses Plérodihranches. Cuvier le range parmi les Pléropodes à tête distincte. Quoique l'animal ne soit qu’imparfailcment connu quant à son organisation intérieure, sa forme et surtout la disposition de ses branchies suffisent pour le mettre dans cette famille, dont il offre tous les caractères. Voici ceux de ce genre, tels que Lamarck les a donnés : corps oblong. gélatineux, transparent, renfermé dans une coquille; tête sessile; deux yeux; deux tentacules rétractiles; bouche munie d’une trompe aussi rétractile; deux ailes ou nageoires opposées, branchifères, connécs à leur base postérieure par un appendice intermédiaire en forme de lolîe; coquille gélatinoso-carlilagineuse, très-transparente, cristalline, oblonguc, en forme de sabol, tronquée au sommet, à ouverture latérale et antérieure. La disposition seule des branchies, ainsi que la forme des nageoires, suffiraient pour faire placer ce genre singulier à côté des Cléodores et des Hyales; mais ces caractères prennent plus de poids, si on y joint les considérations d'un corps gélatineux, de tentacules rétractiles, qui sc trouvent dans presque tous les genres de la même famille, el de la coquille qui a tant de rapports avec celle des Hyales. Blainville n'admet une trompe rétractile qu’avec beaucoup de doute, car le peu de solidité qu'elle offre lui a fait penser que ce pourrait bien être un corps étranger que l'animal avalait lorsqu’il a élé retiré de la iner, et qui lui serait resté â moitié sorti de la bouche; quoi qu’il en soit, l’existence d’une trompe ne peut entrer comme caractère essentiel, pour la détermination du genre et de la famille à laquelle il appartient. Une seule espèce de ce genre est connue, c'est la Cymbulie de Peroy, Cymbulia Pcronii (Lamarck, Anim. sans vert. T. v, lre part., p. 205), à laquelle Péron lui- même avait donné le nom de Proboscidea (Ann. du Mus., t. 15, p. f»0, pl. 3, fig. 10, 11 et 12). Elle se reconnaît par sa coquille en nacelle oblonguc, en forme de sabot, hispide en dehors, et par les autres caractères pris comme génériques; elle habile la Méditerranée, près de Nice. Elle a environ deux pouces de longueur.

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