‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 3)Chapitre 68 sur 116 · DICT. DES SCI EXCES RAT · texte numérisé non relu

DICT. DES SCI EXCES RAT

trine sont d’une belle teinte rousse plus ou moins vive, et de couleur d'orange dans les vieux; les autres parties supérieures sont d’un brun roussàtre, et la teinte du ventre est grise. La femelle, plus grosse que le mâle, est d’un brun cendré, légèrement nuancé d’olivâtre en dessus, d’un gris olivâtre en dessous, avec les côtés du cou d’un roux olivâtre; la région des mamelles et le devant du cou sont nus. Longueur totale, cinq pouces à cinq pouces un quart; de la queue, sept lignes; envergure, dix-sepl ù vingt pouces. Les jeunes de l’année sont d’un gris brun très-clair, et les poils touffus de leur cou sont blanchâtres.

On trouve celte espèce à Java et à Sumatra, ainsi que dans la Cocliincliinc; il est possible qu'elle existe également dans d’autres parties de l’Inde. Lorsqu’elle est vivante, elle exhale une odeur très-forte.

CYNORÆTES. aracrr. F. Cyxoruaste-

CYNORCUIS. bot. F. Cyxosorcuis.

CYNORHÆSTE. Cy no t haute s. arachx. Hermann (Mém. Aptérol., p. 03) désigne sous ce nom, un genre d’Arachnides trachéennes, qui correspond au genre Ixode de Lalrriile. F. Ixode.

CY’NORIIODON. bot. C’est-à-dire Pose de Chien. Les anciens désignaient, sous ce nom, le fruit des Rosiers sauvages. Ce fruit, d'une belle couleur rouge-écarlate, et dont la partie charnue est formée par le tube du calice épaissi, a une saveur un peu acerbe et agréable. On en prépare, dans les pharmacies, une conserve qui est légèrement tonique et astringente. Les Allemands en font un grand usage pour la table, et en composent des sauces pour le gibier.

CYNORYNCHIUM. bot. C’est-à-dire Museau de Chien. Syn. ancien de Glayeul, et que Plukenet a employé pour désigner le Cflelone Pcnstemon. L.

CYNOSBATE. Cynosbatos. bot. Même chose que Cynorrhodon.

CYNOSCIADIER. Cynosciadium. bot. Genre de la famille des Oinbellifères, institué par De Candolle qui le caractérise ainsi : calice à cinq dents suhulécs, persistantes; pétales ovalaires, presque elliptiques, obtus, plans, entiers; fruit ovale-ohlong , souvent trèsaminci au sommet; styles très-courts, réfléchis. Les deux espèces dont se compose ce genre, Cynosciadium digital u m et Cynosciaduni pinnatum, appartiennent à l’Amérique septentrionale; le premier avait été considéré par fiutlal, comme une espèce du genre CEnanl lie et l’autre comme du genre /Ethuse.

CYNOSORCHIS. bot. C’est ainsi que Du Petit-Thouars (Histoire des Orchidées des Iles australes d’Afrique; 2e tableau), remettant en usage un nom appliqué par les anciens botanistes à diverses Orchidées, et par Crantz au même genre, désigne un groupe d’Orchidéesde la section des Salyrinns. Il correspond au genre Orchi » de Linné, elles espèces dont il sc compose étaient les Orchis fastigiata, Orchis tripkyiia et Orchi s purpurea, noms que Du Pelit-Thouars propose de remplacer par ceux d'fsocynis, Triphyllocynis et Erythrocynis. Ces plantes Habitent les Iles de France, de .Mascareigne et de Madagascar; elles se distinguent des autres de la section, par leurs feuilles ovales ou oblongues , leurs fleurs peu nombreuses ou en épi, mul-

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tiplcs dan» une espèce. Dans 1c 1*r tableau de l'ouvrage j précité, ce genre est aussi désigné, sans doute par erreur typographique, sous le nom de Cynorchis.

CYNOSCRUS. noT. F. Crf.teli.es.

CYNOT1DE. Cynotis. rot. Le genre créé par Hoffman , sous ce nom . dans la famille des Synanlhérées, tribu des Cinarécs, a été reconnu comme identique avec le genre Cryptostem nia de Rob. Brown.

CYNOXYLON.bot. Synonyme de Nysse biflorc,ct de Cardopat.

CYNTHIE. Q^/Ara. *oll. Savigny, dans sa méthode de classification de» Mollusques hermaphrodites et acéphales, a formé pour la famille des Téthycs, un genre nouveau, qu*it a nommé Cynthie. quoique ce nom ait déjà reçu de trop nombreuses applications ailleurs, j Caractères : corps sessiles , à lest coriace; orifice branchial s’ouvrant en quatre rayons; l’anal de même ou fendu en travers. Sac branchial plissé longitudinalement, surmonté d’un cercle de filet* tentaculaires, ordinairement composés; mailles du tissu respiratoire dépourvues de papilles; abdomen latéral; foie distinct dans la plupart des espèces ; ovaire généralement mul- 1 liple. Savigny a divisé son genre en trois tribus . parmi j lesquelles il place quatorze espèces qu’il décrit après I les avoir observées vivantes dans la Méditerranée, la mer Rouge et le golfe de Suez ; à ces quatorze espèces ; l.esson en a ajouté deux qu’il a rapportées des iles Malouines et du port Louis.

CYNTHIE. Cynthia. rot. Dans son essai d’une nouvelle classification des Chicoracées, Don a proposé d’é- ; riger sous ce nom, en genre particulier, le Trosimon I Firginicus de (krrtner.

CYNTHIE. Cynthia. oust. Genre de Schizopodes ■ lumineux qui a beaucoup de ressemblance avec le genre Myses. Thompson lui donne pour caractères : abdomen de sept segments; queue de cinq écailles; yeux trèsgrands; deux paires d’antennes, huit paires de pattes Ihorachiques, et cinq paires abdominales. Ce Crustacé a été pris dans la traversée de l’iledr Madère aux Barbades. U est douteux, que ce genre soit conservé; le nom du moins devra être changé pour éviter qu’il ne reparaisse dans quatre classes différentes du système des êtres organisés.

CYNTHIE. Cynthia. ms. Fabricius {Syst.de Clos sala) a donné ce nom à un genre de Lépidoptères diurnes, j qui n’a pas été adopté par les entomologistes qui lui ont succédé. F. Va R esse. Latreille s’est ensuite emparé de ce nom resté vacant, pour l’appliquer à un groupe de Coléoptères pentamères, de la famille des Carnassiers, tribu des Carabiques, auquel il assigne pour caractères génériques : dernier article des palpes extérieures en forme de hache; languette courte ; antennes composées de on/e articles grenus, dont les derniers très-courts; tête rétrécie brusquement derrière les yeux, séparée du corselet par une sorte de cou; corselet trapézoïdal, plus large postérieurement , plan , rebordé, sillonné longitudinalement ; corps ovale; premiers articles des tarses antérieurs en triangles renversés, formant la palette et garnis de brosses en dessous : le quatrième bifide. Toutes les espèces de ce genre sont assez grandes <1 appartiennent au Brésil.

CYNL’RE. Çynura. bot. Genre de la famille des Synanlliérécs, établi par 11. Cassini qui lui reconnaît pour caractères : calalhide incouronnée, à fleurons nombreux et égaux; involucre cylindrique, beaucoup plus court que les Heurs, formé d’environ douze squames libres, égales, coriaces-foliacées; base de l’involucre entourée d’environ six squ, immoles surnuméraires, linéaires -lancéolées; réceptacle large, plan, garni de petites lames charnues ; ovaires cyliudracés , striés longitudinalement et munis de plusieurs rangées de poils; bourrelet basilaire peu distinct; nectaire trèsélevé; aigrette très longue, composée de squammules filiformes, très fines, à peine harhulées; corolle glabre, à tube long, à limbe court, large et bien distinct; étamines à filaments libres au sommet du tube de la corolle; anthères oxsertes; styles à deux branches, surmontés chacun d’un appendice non stigmalifêrc. La Cynure atiriculée, que l’on cultive dans les jardins de l’ile Maurice, parait originaire de Madagascar; c’est une plante herbacée, à lige dressée, nue, ainsi que ses rameaux, à la partie supérieure; les feuilles sont alternes, ovalcs-lancéolées, inégalement et faiblement dentés; le pétiole est court, muni à sa base de deux stipules en forme d’oreillettes; les calalhides sont composées de Heurs purpurines.

CYPAR1SS1AS. bot. Espèce du genre Euphorbe.

CYPAHISSUS.’Bot. Synonyme ancien de Cyprès.

CYPELLE. Cypella. rot. Genre de la famille des Iridées, tribu des Knsatées, institué par Herbert pour une plante qui a d’abord été décrite, sous le nom de Tigri dia herhertiana , dans le Bot. Magaz. n® 8590, puis sous celui de Morœ herberti, dansle Bot. Rcgist. n°049, et dont Ker a fait un Marica, dans sa monographie des Iridées. Du reste, voici les caractères du genre de Herbert : périgone corolloïde, supère, partagé profondément en six pétales concaves à leur base, dont les trois extérieurs sont beaucoup plus grands, roulés et réfléchis au sommet; trois étamines insérées à la base.des pétales extérieurs, à filaments soudés entre eux par un seul point et subtiles, à anthères oblongues. fixées par leur hase, et dont le connectif porte les loges à chacun de ses bords; ovaire infère, oblong-prismaliqtie, et triloculaire; plusieurs ovules disposés sur plusieurs rangs à l’angle central des loges; style court, filiforme; stigmate dilaté, trilobé, à lobes dressés, trifides, appendiculés Iranversalrmeul à leur base; capsule membraneuse. oblongue, prismatique, triloculaire et trivalve; semences anguleuses. Le Cypella herberti est une plante herbacée, à feuilles linéaires, acuminées, plissées, plus courtes que la ham|>e qui se termine par de belles et grandes fleurs d’un jaune doré, avec les pétales intérieurs et la base des extérieurs d’un pourpre de lilas. Elle est originaire du Pérou.

CYPtfRACÉES. Cyperacet v. bot. Famille naturelle de plantes Monocolylédones hypogynes, très-voisine des Graminées, dont les genres Souche t et Scirpe offrent en France des exemples, et qui se compose de végétaux herbacés , croissant en général dans les lieux humides et sur le bord des ruisseaux cl des étangs. Leur racine est annuelle ou vivace, fibreuse ou composée d’une souche ou rhizome s’étendant horizonlale-

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ment , et présentant parfois de distance en distance des tubercules charnus, plus ou moins volumineux, remplis d'une substance blanche et ainilacée. Leur lige est un véritable chaume cylindrique ou à trois angles trèsaigus; quelquefois elle n’offre pas de nœuds, d'autres fois elle en présente plusieurs. Dans quelques espèces, le cbauine est nu , foules les feuilles sont radicales. Celles qui naissent des tiges sont alternes, eu général linéaires, étroites, aigues, terminées à leur hase par une longue gaine entière, c’est-à-dire qui n'est pas fendue dans toute sa longueur, ainsi que cela a lieu dans les Graminées. Assez souvent l’entrée de la gaine est garnie d’une ligule membraneuse et circulaire, qui manque dans beaucoup de genres. Les fleurs sont tantôt hermaphrodites, tantôt tinisexuécs. Généralement elles forment des épis ovoïdes, globuleux ou cylindriques, qui, en se réunissant ou sc groupant diversement, constituent des paniculcs ou des corvtnbes, qui sont en général enveloppés dans les gaines des feuilles supérieures. Lorsque les fleurs sont unisexuées, les fleurs mâles et les fleurs femelles sont placées dans des épis différents; quelquefois elles y sont confusément mélangées dans un même épi. Chaque fleur hermaphrodite offre l'organisation générale suivante : une simple écaille, de forme très-variée, tient lieu d'enveloppe florale. Lestihoudois propose de lui donner le nom de Gamophylle. Cette écaille est une véritable bractée analogue à celles qui existent daus les fleurs des Graminées. il n’y en a jamais qu’une seule pour chaque fleur; quand ou en Irouve plusieurs , c'est qu'elles appartiennent à des fleurs avortées , ce que prouvent leur allernilé cl les plans différents sur lesquels elles sont placées. Le nombre des étamines est en général de trois; on n’en compte qu'une ou deux dans quelques espèces de Scirpus et de type rus; les genres Gahnia et Lampocarya en ont six; le Tetraria en a huit; YEcandra, douze. Dans tous, le filet est très grêle et capillaire, et se termine par une anthère cordiforme ou sagiltée. écbancrée à sa base, mais terminée en pointe à son sommet, tandis que dans toutes les Graminées, l'anthère est également écbancrée à ses deux extrémités; ic pistil se compose d'un ovaire globuleux, comprimé ou triangulaire, contenant un seul ovule. Il sc termine supérieurement par un style en général assez court, continu ou simplement articulé avec l'ovaire, portant à son sommet deux. ou trois stigmates linéaires et glanduleux. En dehors et à la base de l’ovaire, et quelquefois en dehors des étamines , on Irouve un organe particulier dont la forme et la structure sont extrêmement variables; ainsi tantôt ce sont de petites soies simples, au nombre de trois à six; tantôt elles sont beaucoup plus nombreuses et plus longues que l'ovaire et que les écailles , comme dans les genres Trichophorum et JZriophorutn ; d'au 1res fois ces soies sont barbues et comme plumeuses latéralement (Carpha)] dans certains genres , ce sont de véritables écailles dont le nombre et la disposition varient beaucoup; enfin dans les genres L'are j et Uncinia, c’est un ulricule monophy Ile reeouwanl l'ovaire en totalité, et lui formant comme une sorte de péricarpe accessoire. Robert Brown et Lestihoudois considèrent ces écailles . ces soies et cet

utricule comme un véritable périanlhe ; mais il est dif- • ficilc de considérer comme un périanthe un organe qui, fréquemment, est situé en dedans des étamines; Richard les regarde comme analogues aux paléoles qui consli- (uent la glumeilc dans les Graminées. Le fruit est un akène globuleux, comprimé ou triangulaire, forme qui dépend en général du nombre des stigmates. Il est triangulaire quand il a trois stigmates, comprimé lorsqu’il n’en existe que deux. La partie interne du péricarpe estcrustacée et contient une seule graine, qui se compose d’un tégument propre, très-mince, dans lequel est un endosperme qui forme toute la masse de l’amande. Dans l'intérieur de cet endosperme et tout près de sa base, on trouve un petit embryon monocolylédon , qui n’est recouvert inférieurement que par une lame mince de l'endospermc. Brown et la plupart des autres botanistes décrivent cet embryon comme extraire, tandis qu'il est constamment recouvert par une petite lame de l'cndosperme. Le tubercule radicellaire est toujours simple, et la gemmule renfermée dans l'intérieur du cotylédon qu'elle perce latéralement lors de la germination. La famille des Cypéracées a beaucoup d'affinité d’une part avec les Graminées, et d’une autre part avec les Juiicées. Mais elle se distingue des premières : !• par le nombre et la disposition des écailles florales; en effet , toute fleur de Graminée se compose au moins de deux écailles florales, qui en forment la gluine, et lorsque les épillels sont uniflores, on trouve quatre écailles florales , c'est-à-dire la glume et la lépicène en dehors des organes sexuels. Dans les Graminées, la gaine des feuilles est généralement fendue, cl ce caractère, qui souffre à peine quelques exceptions, les distingue fort bien des Cypéracées dont la gaine est toujours entière. 3° Dans les Graminées, le fruit est une cariopse, tandis que c'est un akène dans les Cypéracées. 4° Enfin , l’embryon est fort différent dans ces deux familles. Dans les Graminées, il est extraire, mnerorhize ou blaslifère, c'est à-dire que le corps radiculaire forme une masse considérable, qui n'esl pas susceptible d’accroissement , et qui porte un autre corps nommé blasle. lequel prend seul du développement lors de la germination; celui de* Cypéracées, au contraire , est intraire, c’est-à-dire entièrement caché par l’endosperme; il est de plus dépourvu d'hvpoblaste ou de ce corps charnu, nommé cilellus par Gsrtner et hypoblaste par Richard.

Celte famille a été, depuis la publication du Généra Planlarum, l’objet des travaux de plusieurs botanistes, qui, chacun, en ont éclairé quelques points obscurs : ori doit particulièrement citer Valil. Richard, Drown.Kunth et Lestihoudois. Ce dernier a publié en 1819 un Essai sur la famille des Cypéracées, dans lequel il trace les caractères de tous les genres connus alors , et d'un grand nombre de nouveaux qu'il avait cru devoir établir. Il est à regretter qu'il n'ait pas cité, au moins pour les genres nouveaux qu'il proposait, quelques-unes des espèces qu'il faisait entrer dans ces genres. Dans son Généra , Jussieu ne décrivit que onze genres de Cypéracées. Mais ce nombre s’est considérablement augmenté. Lestihoudois a donné les caractères de soixante et un genres formant cette famille. Jusqu’en ces der-

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niers temps on avait divisé les genres de Cypéracées d’une manière artificielle, en deux sections dont l'une comprenait ceux à fleurs unisexuées, et l'autre ceux, en plus grand nombre, qui ont les fleurs hermaphrodites. Mais on a préféré dans ces derniers temps former, dans celte famille, un certain nombre de groupes naturels ou de petites familles. Kunlh. dans son Cyperog raphia aynoplica, a proposé six sections naturelles, qui sont :

Ire section. — Cvpérées. écailles distiques; fleurs hermaphrodites. Genres : Cyperua, L.; Mariscus, Vahl ; Courloisia, Nées; Kyllinga , Kollb.

Il" section. — Scirpeeh. Écailles imbriquées en tout sens; fleurs hermaphrodites. Genres -. Elcocharis , Br.; Eriophorum , L.; A ndrolrichum . Brong.; Scirpua, Brown; Isole pi s, Brown; Fimbristylis, Vahl; Ahildgaardia,\ah\\ Fuircna, Rotlb.; Melancrania, Vahl; Ficinia, Schrad.

IIP section. — Hypolytrées. Elle comprend les genres : Lyporarpha. Br.; Hemicarpha , Nées; Pial y le pia, Kunlh; Hypolytrum, Rich.; Diplasia , Rich.; Mapania, Aub.

IV* section. ReYxcnospoRÉES. Elle est formée des genres : Dichromena , Vahl; Arthrostylis, l>r.; Pieuroslachys, Brongn.; Ecklonia, Stend.; Rhynchos pora, Vahl; Cludiunt, Br.; Causlis, Br.; Lcpisia, Presl.; Elinanthus , I.estib.; Ruekia, Nées; Ideleria, Kuntli; Asterochœla, Nées, etc., etc.

V* section. — ScLtRinftlS. Fleurs dirlines; fruit plus ou moins dur et osseux. Genres : Scleria , L.; Diplacrum R. Brown; Cylindropus, Nées; Becqtlerelia , Brongn.; Finkclmannia , Kunlh; Calyptrocarya , Nées; Chrysitrix, L.; Choryzandra, Br.; Lepironia, Rich.; Evandra, Br.; Oreobolus , Br.

VI* section. — Caric£es. Écailles imbriquées en tout sens; fleurs unisexuées; akène renfermé dans un utri- •cule. Genres : Corel, L.; Uncinia , Pcrs.; Elyna, Schrad.; Trilepia, Schrad.; Aulacorhyndiua , Nées; Schmnoxiphium, Nées.

CYPERELLA. rot. Syn. de Schœnua compreasus, L., espèce du genre Clioin.

CYPKROIDES , CYPÉROIDÉES. Cyperoideœ. bot.

Même chose que Cypéracées.

C Y PERDS, bot. F. Soccuet.

CYPHE. Cyphua. ixs. Coléoptères lélramères;Schoonherra fondé ce genre, dans la famille des Rhynophores, pour un assez grand nombre de Cbaransoniles nouveaux du Brésil; il le caractérise ainsi qu'il suit museau-trompe court, parallélipipédique, sensiblement plus long que la tète; antennes de tffoyrnne longueur, composées de sept articles non compris la massue qui commence au huitième cl en admet quatre ; yeux saillants, globuleux ; corselet entier en dessous, plus ; long que large, bisinué postérieurement ; élytres prolongées à leur hase, ohlongues, gihbeuscs, recouvrant des ailes; pieds allongés, robustes; les antérieurs les plus longs, avec les cuisses médiocrement dilatées; les jambes inuliques et un peu comprimées; les tarse* ont les premiers articles trigones. presque égaux, le pé- j Huitième élargi, hilobé ; crochets bionguiculés. Le type | de ce genre est le Curculio gibber de Fahricius.

CYPHËLÎF.R. Cyphelium. noT. Ce nom avait élé proposé par Fries, comme générique, pour un Lichen : Lecidca abietina , et par Achar pour un Champignon : Phacidium calyci forme ; aucun des deux genres nouveaux n'a été admis.

CYPHELLE. Cyphelta. bot. On appelle ainsi les fossettes arrondies et bordées, qu'on remarque à la face inférieure de In thalle dans les espèces du geure Slicle.

— Fries a donné ce même nom à un genre de Champignons de la famille des Fézizoïdées ou Ilyménomycèles qui lui a offert pour caractères : réceptacle presque membraneux. concave, oblique, incliné; membrane fructifère ou hyménion à peine visible, séparée, portant en dessous les organes de la fructification; sporidies globuleux, assez grands, non réunis et assez semblables h des grains de poussière. Les Cyphelles ont ordinairement l’aspect ligneux; ils diffèrent peu, en apparence du tissu, des vieux troncs sur lesquels on les trouve.

CYPH1CÈRE. Cyphicerus. ixs. Coléoptères lélrarnères; genre institué par Scbooiiherr, dans la famille des Rhyiichophores, cl dont les principaux caractères consistent dans les sillons où sont logées les antennes, qui sont droits au lieu d’élre courbes ou semi -circulaires comme dans la plupart des autres genres de la famille, dans le corselet qui n'est point lobé antérieurement, etc. — Les élytres recouvreul des ailes et cachent entièrement le corps qui est ohloug. Les pieds sont de moyenne longueur, avec les cuisses renflées et les jambes arquées. Ce genre sc compose d'espèces toutes exotiques; les deux Indes lui ont fourni chacune leur contingent.

CYPIIIE. Cyphia, bot. Genre de la famille des Lobéliacées, Penlandrie Monogynie. L., établi par Bergius (Fl. Cap., p. 172), et que l’on a ensuite caractérisé de la manière suivante : calice quinquéfîdc, turbiné; pétales linéaires, connivenls par leur base, élargis, réfléchis au sommet; filets des étamines poilus, adhérents entre eux ; anthères libres; stigmate penché, creux et bossu. Ce genre ne diffère pas réellement des Lobélies, selon Thunbcrg, malgré la liberté de ses anthères et la régularité ainsi que la profondeur des divisions de sa corolle. Néanmoins Jussieu (Ann. du Muséum, v. 18, p. 2 ) pense que le Çyphia de Bergius. si les descriptions données par ccl auteur sont exactes, doit même être écarté de la famille des Lobéliacées. Les plantes rapportées à ce genre douteux, sont au nombre de huit ou neuf, la plupart indigènes des environsde la ville du cap de Bonne-Espérance. Le Cyphia bulboaa, Berg., type du genre, a été transporté de nouveau dans les Lobélies, et a été nommé Lobelia Cyphia par Gmclin ( Syst . Feg., 1, p. 337) qui, dans le même ouvrage, p. 370, a commis un double emploi eu produisant cette plante sous le nom de Cyphium capcnse. Lainarck (Encyclopédie méthodique, t. 3, p. 500) avait le premier indiqué les relations des Lobelia nudicaulis et Lobelia volubilis, L-, avec le genre Cyphia ; Willdenow en a constitué les espèces Cyphia Phyteuma et Cyphia rolubilia. Rainer et Schultes y ont de plus ajouté, sans motif connu, le Lobelia pinnala de l’Encyclopédie. L'auteur de ce dernier ouvrage n’avait pu regarder

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celle jilanle comme congénère du genre en question, puisque la fructification lui était inconnue. Nous ne pensons pas que Rœmer et Schultes aient été, mieux que Lamarck, à portée de constater ce point important.

GYPBIDM. bot. y. CTMIB.

CYPHOCRANE. Cyphocrana. txs. Orthoptères. Genre de la famille des Spectres, établi par Audinel Serville, qui lui donne pour caractères : télé fort grosse, au moins dans les femelles, toujours arrondie tt bombée postérieurement, à bords latéraux arrondis; yeux petits; point d’ocelles distincts; antennes insérées’ devant les yeux, plus près de la bouche que du milieu de la télé : premier article cylindrique, un peu plus long que le deuxième ; labre échancré, avec son bord postérieur droit ; corselet assez large, presque plat en dessous, peu convexe en dessus ; mélathorax plus petit que le mésothorax cl que le prothorax, qui est très-court; corps assez large et ailé; ély très courtes, égalant en longueur à peu près le tiers des ailes; abdomen plus large qu'épais, presque plan en dessous; anus des femelles ayant sa partie inférieure creusée en gouttière; celle-ci dépassant notablement l'extrémité de l'abdomen; pattes antérieures presque aussi longues que les autres : les intermédiaires ayant leur insertion beaucoup plus près des postérieures que des antérieures; cuisses et jambes linéaires, un peu épineuses en dessous l.c Phasma g i jus de Fabr. est le type de ce genre, auquel il faut ajouter le Phasma gigas de Pallisol de Benuvois, ou Cyphocrana Iiautoisi ; le Mantiê riridiana, Oliv.; le Afantis maculata, Oliv.; les Phasma angulata, Fab.; microplcra , Sloll., et quelques autres espèces nouvelles appartenant pour la plupart à l'archipel des Indes.

CYPUOGF.NIE. Cyphogenia. ins. Coléoptères lélramères. Ce genre de la famille des Mélasomcs, a été formé par Solller, aux dépens des Akides de Lalrcille, pour un insecte de la Russie méridionale : Cyphogenia aurita, que Pallas avait placé parmi les Ténébrions et Liuué dans le genre Pimélie. Ce genre sc distingue des Akides par son menton qui n'est ni plan ni cordiforme, mais irrégulier, bosselé en dessous, échancré et bilobé; par le crochet corné des mâchoires; par les parties amincies de la languette, non latérales, mais formant deux lobes antérieurs, en forme de paraglosses; enfin, par la base du prothorax s'appliquant contre les élytres, de manière que le corps n’offre pas cet étranglement notable et cette sorte d'interruption, entre l’arrière-corps et la partie antérieure.

CYPHOMY1E. Cyphomyia. iss. Genre de Diptères de la famille des Notacanlbes, institué par Wiedmann, qui lui assigne pour caractères : antennes très-allongées, avec le premier article plus long que le second, et le troisième linéaire, comprimé; palpes très-apparentes, cylindriques, finissant en pointe, composées de deux articles égaux ; écusson à deux épines ; ailes couchées sur le corps; trois pelotes aux tarses. Wiedmann ne cite encore qu’une espèce de ce genre; il Ta décrite et figurée dans les Annales entomologiqucs, 13, tig. 4.

CYPHON. Cyphon. ins .J"'. Élode.

CYPHON1E. Cyphonia. ixs. Hémiptères. Genre de la seconde section de cet ordre, dite liouioptères, proposé

par Delaporte avec les caractères suivants : tète large; yeux gros, entre lesquels se trouvent deux petits ocelles; les deux premiers articles des antennes très -courts : l’un carré, l'autre ovalaire, le troisième terminé par une longue soie; corselet élevé postérieurement et dirigé en arrière, en formant une fourche trifule; pseudély- Ires longues ; pattes moyennes : les postérieures longues cl garnies de plusieurs séries longitudinales de poils épineux; tarses de trois articles : le premier le plus long, le deuxième très-court et le troisième assez long; crochets larges. Il faut rapporter à ce genre, outre quelques espèces nouvelles envoyées récemment de Cayenne, les Ccnlrolus claratus , elariger et trifidus de Fabricius, qui sont originaires des mêmes contrées.

CYPRA. Cypra. ins. Lépidoptères nocturnes. On lit dans la partie cntomologiquc de la Zoologie du voyage de l'Astrolabe, la définition du genre Cypra ainsi qu'il suit : » Ce genre a des rapports marqués avec le l.eptosoma. Cypra délicate, Cypra delicatula , Boisd. Ailes d'une texture délicate, blanches, demi-transparentes: les supérieures avec quatre petits points obscurs vers la base. Cette espèce, par l'ensemble de ses caractères, paraîtrait presque appartenir au genre Lcplosoma. Cependant je crois qu'elle doit former un nouveau genre entre les Nazis et les Leptosoma. Elle est de la taille du Chclonia tillica ; mais son corps est grêle comme celui des Leptosoma. Scs quatre ailes sont blanches, minces, délicates, dcini-lranspnrcntcs : les supérieures ont, vers la base, quatre ou cinq points obscurs , le dessous est semblable au dessus; l’abdomen parait être blanchâtre. La femelle a les antennes noires, moins pectinées que les mâles. Nouvelle-Guinée. • Une seconde espèce du même genre, Cypra croupéde, Cypra crocipes, Boisd., a les quatre ailes blanches, un peu transparentes, d'une texture délicate; le corselet et l'abdomen blancs; les antennes noirâtres; la tête blanche avec le front jaune; les pattes de la même couleur; le dessous des quatre ailes est luisant, et parait presque dépourvu d'écailles. De Madagascar.

Cne multitude d'autres genres du docteur Boisduval sont tracés avec la même concision; aussi nous sommesnous vus dans la dure nécessité de les passer sous silence.

CYPRÆA. boll. V. Porcelaine.

CYPRÈS, expressifs, bot. Genre de la famille des , Conifères. Caractères : fleurs unisexuées et monoïques, formant de pet ils chatons très-nombreux et terminaux ; les chatons mâles sontovoïdes-allongés. presque cylindriques, composés d'écailles imbriquées elpeltécs, à peu près disposées sur quatre rangs; chacune d'elles porte ù sa face inférieure quatre étamines sessiles, dont l'anthère est uniloculaire et membraneuse. Ces quatre étamines constituent autant de fleurs males; les chatons femelles sont globuleux, un peu plus gros que les mâles; ils sc composent d'écailles d'abord imbriquées, puis écartées et distinctes, épaissies et renflées à leur base interne.

Sur celte partie renflée, on trouve un nombre considérable de très-petites fleurs femelles dressées, dont le calice est ovoïde-allongé, tronqué à son sommet qui est percé d’une petite ouverture; le chaton fructifère est

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un galbule globuleux ou ovoïde, formé d’un petit nombre (l'écailles fort dures, comme ligneuses, réunies par un axe court, formé par la confluence de leur base; les fruits, forls petits, nombreux et dressés, sont étroitement resserrés entre les onglets des écailles ; ce sont de petites noix d'une forme irrégulière, quelquefois bordées d’une membrane en forme d’aile sur leur contour; leur péricarpe est sec et osseux, d'une épaisseur et d’une dureté médiocres; il contient une graine oblonguc, dressée, dont l'épisperinc est membraneux et très-mince; l'eiidosperiiie est charnu, blanc et peu épais ; il renferme un embryon renversé, qui offre deux cotylédons.

Le genre Cyprès se compose d'environ une douzaine d'espèces : ce sont généralement de grands arbres ou arbrisseaux, ayant les feuilles extrêmement petites et étroitement imbriquées les unes sur les autres.

Le Cyprès comslx, Cuprcssus sempervirens, L., Rich. Conif., t. 9, est originaire d'Orienl et de l'ile de Crète. Cet arbre, qui peut s’élever à une hauteur considérable, présente deux variétés principales : dans l'une il offre une forme pyramidale, semblable à celle du Peuplier d Italie ; scs rameaux sont dressés et appliqués contre la tige; c’est le Cuprcssus pyramidulis de quelques auteurs. Dans l'autre, au contraire, les rameaux sont étalés et souvent même pendants, surtout lorsqu'ils sont chargés de fruits, qui sont assez lourds; c’est le Cupressus horizontal is. Le Cyprès pyramidal, par sa forme élégante et son feuillage toujours vert, est uu arbre d’un très-bel effet dans les pares cl les jardins paysagers. Dans le midi de la France et une partie de l'Italie, on le cultive avec soin autour des habitations. En effet, il conserve sa verdure quand tous les autres arbres ont eu leurs feuilles desséchées par les ardeurs du soleil ; son bois est dur, compacte, agréablement veiné de rouge, et, comme celui de la plupart des autres Conifères, il est assez résistant. Le Cyprès ne se multiplie que de graines. A Paris et dans le nord de la France, elles doivent être semées sur couche; elles s’y développent beaucoup plus promptement; cependant elles germent aussi très-bien en pleine terre. Au bout de deux ans, on doit repiquer les jeunes plants en pépinière et les y laisser jusqu’à ce qu’on les mette en place. Il n’est personne qui ne connaisse l’origine mythologique du Cyprès. Les Grecs nous apprennent, dans leur ingénieuse mythologie, que la nymphe Cyparisse ayant été rebelle aux vœux d’Apollon , cc dieu s’en vengea en la métamorphosant en Cyprès. Dès lors cet arbre devint l’emblème du deuil et de la stérilité, parce que, dit Théophraste, sa lige, une fois coupée, ne repousse jamais. Chez les modernes, le Cyprès est encore consacré à la douleur. Ou le plante autour des monuments funéraires, et son feuillage sombre est en harmonie avec les souvenirs douloureux que rappelle l’aspect des tombeaux.

Le Cyprès de Portugal, Cuprcssus Lusitanien, Willd. ; Cuprcssus pendu la , l'Héritier, Stirpcs, 15, t. 8. Celle espèce est très-facile à reconnaître à son feuillage glauque et argenté; scs feuilles, petites et imbriquées sur quatre rangs, recouvrent des rameaux llcxibles cl pendants; scs fruits sont globuleux, de la

grosseur d'une noisette et bleuâtres. Elle est originaire de l'Inde et naturalisée en Portugal. On la cultive dans les jardins d'agrément; mais elle doit être rentrée l'hiver dans la serre tempérée.

Le Cyprès talx Tue y a , Cuprcssus Thuyoides , L. Cet arbre, qui croît spontanément dans les lieux humides de l’Amérique septentrionale, a été figuré par Michaux bis dans son Histoire des arbres forestiers, vol. 3. p.*2o, I. 2, Il est vulgairement connu sous le nom de Cèdre blanc; sa tige peut s’élever à une bailleur de soixante à quatre-vingts pieds; elle est très -élancée et contient une résine peu abondante ; ses feuilles sont I imbriquées, aigues et munies d'une glande placée sur le dos; les galbules sont globuleux, très petits et bleuâtres. Cet arbre végète avec une extrême lenteur; cependant son bois est blanc, tendre, léger, mais d'un grain très-serré. Dans les Êtats-l'nia, ou l’emploie pour la construction des édifices cl aux ouvrages de hoissellerie. Il se travaille avec la plus grande facilité.

Des douze espèces qui composent ce genre, deux croissent en Orient cl dans les Iles de l’Archipel, une à U Nouvelle Hollande, une en Afrique, trois dans l'Amérique septentrionale, trois au Japon et dans les Indes, et deux dans l'Amérique méridionale. Ces dernières ont été trouvées par llumboldt et Bonpland dans le cours de leurs voyages, et décrites dans les Moca Généra,

; sous les noms de Cupressus Sabinoides cl Cuprcssus thurifera. Le Cuprcssus disticha forme aujourd'hui le genre Taxodie de Ilichard.

CYPRÈS CHAUVE, CYPRfcS-DE LA LOUISIANE, bot. V. SCBLDERTIE.

CYPRÈS (petit), bot. Synonyme vulgaire de Santolina Chamœ Cyparissus.

CYPRÈS DE MER. polyp. Des Anlipalhes et des Serlulariécs portent vulgairement ce nom.

CYPKICAKDE. Cypricardia. moll. Quelques Coquilles de cc genre furent connues de Linné ; mais probablement embarrassé de les rapporter à un genre bien déterminé, il les plaça dans son genre Came où il avait rangé d'ailleurs beaucoup de Coquilles de genres différents. telles que les Cania Uippopus, cayculata, Cor, oblonga, etc. Bruguière, le premier, sépara des Cames des auteurs, sous le nom de Cardite, toutes les Coquilles qui, avec des dents cardinales variables, présentent constamment une dent latérale sous le corselet. Alors les Isocardes, les Hyatelles, les Cypricardcs et quelques Vénéricardes furent renfermées dans le même genre. Lamnrck, dès 1801 (Syst. des Anim. sans vert.), commença à réformer le genre de Bruguière; il en sépara alors les Isocardes et proposa les Vénéricardes. Ensuite, en 1813 ( Extrail du Cours, p. 100), il en sépara encore le genre Hyalelle proposé parkDaudin, et enfin, on 1819 (Anim. sans vert., T. vi, lrc part., p. 27), il trouva encore son genre Cypricarde parmi les Cardilcs. Ce | dernier genre resta encore nombreux en espèces, mais i toutes furent bien circonscrites par des caractères tranchés et faciles à saisir. Ceux des Cypricardes sont les suivants : coquille libre, équivalve, inéquilatérale, allongée obliquement ou transversalement; trois dents cardinales sous les crochets, et une dent latérale sc prolongeant sous le corselet. Quoique très-voisines des

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Cardiles, les Cypricardes s’en distinguent au premier aspect. Toutes celles connues jusqu'aujourd'hui n'ont jamais présenté les côtes longitudinales si habituelles des Ducardes et des Gardiles. Si leur surface, le plus souvent lisse, présente des lames ou des sillons, ils j sont toujours transversaux, c’est-à-dire dans la direction des bords. La charnière, d'ailleurs, est différente, puisqu'elle présente constamment trois dents cardinales au lieu d'une ou de deux, comme cela a lieu dans les Cardites. Le nombre des espèces est encore peu considérable : quatre v ivantes et trois fossiles ont été décrites par Lamarck. On peut en ajouter deux autres, découvertes aux environs de Paris par Deshaies.

Cypricarde de Goutte. Cypricanlia Guinùica, Lamarck, À»iin. sans vert. T. v, lr* part., pag. 28, n° 1 ; Chôma oblotnja, L.,3302, n° 10; nommée Chanta Guinaica par Martini (T. vu, p. 137, t. 50, f. 504 et 505) ; très-bien figurée dans l'Encyclopédie sous le nom de Cardite (p. 234, fig. 2). C’est celle que Bruguière avait nommée Cardite carénée, Cardita carinata ( F.ncycl. méthodique, p. 400, n° 9). Elle est oblongue,el ressemble à une Modiole obliquement anguleuse; elle est treillisée par des stries fines; son côté antérieur est aminci, comprimé; les crochets sont arrondis et peu proéminents; elle est blanche à l'intérieur, et jaunâtre à l’extérieur; sou diamètre transversal est de deux pouces environ.

CypricardeDatte. Cypricanlia coralliophaga. Cette espèce est remarquable parla faculté qu'elle a, comme quelques Modioles, de se creuser une loge dans la base des Polypiers ou dans les masses madréporiques. Quoiqu’elle habile aujourd'hui les mers de Saint-Domingue, on la trouve néanmoins fossile en Italie. Elle est figurée dans le bel ouvrage de Brocchi (Conch. subappenina, T. ii, t. 13, f. 10, a, b). Linné l'a nommée Chama coraltiophaga. Martini l'a indiquée sous le même nom (Conciiyl. T. x, p. 339, t. 172, f. 1073, 1074); Bruguière (Encycl. n° 13, pl. 234, fig. 5) l’a décrite sous le nom de Cardite Datte, Cardita Dactylo». Quoique cette espèce ait l'aspect d'une Modiole, elle s'en distingue cependant en ce qu'elle est plus cylindrique, plus étroite, plus mince; ses stries sont fines; les transversales, surtout celles qui sont vers les bords, se relèvent en lames; les crochets sont moins arrondis, plus proéminents, terminés par des taches pourprées.

CYPRIOTES. Cypridæ. CRCST. Famille de l'ordre des Branchiopodcs, section des l.ophyrnpes (Règn. Auiin. de Cuv.), établie par Leach qui lui donne pour caractère distinctif : tète de deux pièces. Elle renferme les genres Daphnie, Chydose, Lyncée, Cypris, Cylbérée.

CYPRIN. Cyprinu». pois- Genre qui sert de type à la famille du même nom. 11 ne se compose guère que d'espèces d’eau douce, la plupart bonnes à manger, et généralement fort difficiles à distinguer les unes des autres, ce qui rendit longtemps leur histoire fort obscure. Les caractères des Cyprins consistent : dans la petitesse de la bouche, dont les mâchoires sont dépourvues de dents; le palais qui est lisse, tandis que le pharynx offre de puissants moyens de mastication, consistant en grosses dents adhérentes aux os pharyngiens iuférieurs et pouvant presser les aliments entre elles et

un bourrelet gélatineux, qui tient à une plaque osseuse soudée sous la première vertèbre; bourrelet vulgairement appelé langue dans la Carpe. Trois rayons plats se voient aux ouïes; de grandes écailles couvrent le j corps que surmonte une seule dorsale. Ce dernier caractère, constant dans toutes les espèces, semblerait néanmoins devoir être fugace, puisqu’il disparait entièrement par la domesticité , chez la Dorade de la Chine. L'estomac se termine en intestin court et sans cæcum. La vessie est divisée en deux par un étranglement. Les Cyprins ont presque tous la même forme ovoïdeoblongue, plus ou moins aplatie latéralement, amincie vers la queue dont la nageoire est communément fourchue. Ce sont des Poissons essentiellement herbivores el les plus inoffensifs de tous. Cuvier les a divisés ainsi qu'il suit :

•f Cyprins proprement dits, Cyprinu». Leur dorsale est [dus longue que dans les autres, avec une épine dentée pour deuxième rayon ainsi qu'à la caudale. Des barbillons aux angles de la mâchoire supérieure.

Cyprin Carpe, Encycl., pl. a et fi; Cyprinu» Car pio, L., Bloch, pl. xvi. Ce Poisson est trop connu pour qu'il soit nécessaire de le décrire. Tout le monde sait aussi combien il a la vie dure ; de tous les habitants des eaux, c’est celui qu’on peut conserverie plus longtemps hors de son élément sans qu'il expire. On en transporte de Bruxelles ù Paris qu'on empêche de mourir durant ce trajet en prenant la précaution de leur mettre un peu de mousse humide entre les ouïes. Les étangs , les fossés des vieux châteaux, les rivières tranquilles sont la patrie de prédilection des Carpes; elles parviennent à une grande vieillesse; on en cite qui ont vécu plus d’un siècle, que l'âge avait rendues toutes blanches, et sur le dos desquelles s'était accumulé assez de limon pour que des Conferves s’y fussent développées. Elles sont susceptibles d’une certaine éducation; celles qu’on nourrit dans les viviers autour des habitations et auxquelles les mêmes personnes donnent à manger aux mêmes heures, finissent par connaître la main nourricière, accourent à son approche el sortent de leurs obscures retraites quand elles entendent le bruit qui l’annonce. On les fait surtout apparaître en sifflant. On pèche des Carpes dans toute l’Europe, et jusqu’en Perse. On assure cil avoir vu de quatre pieds de long. Elles se plaisent dans les lieux herbeux, el l'on prétend qu'elles peuvent pondre jusqu'à six cent mille œufs; ce qu’il y a de moins incertain, c'est que la ponte a lieu vers les mois de mai cl de juin. d. 20, 24, p. 10, 17, v. 8, 9, a. 8, 9, c. 19.

Cyprin Heine des Carpes, Encycl. pl. 70, f. 318; Cyprinu» Rex Cyprinorum, Bloch, pl. 17; Cyprinu» Carpio, fi, Gmel., vulgairement Carpe à miroirs et Carpe ù cuir. Ce Poisson parait être une véritable espèce, la grandeur des écailles qui parviennent souvent à plus d'un pouce, et qui se voient sur le dos, le long de la ligne latérale ou sous le ventre, se faisant l déjà remarquer dans les jeunes individus. 11 a d'ailleurs constamment quatre barbillons à la bouche, tandis que la Carpe vulgaire n'en présente souvent que deux. On trouve cette espèce dans certains lacs de l’Europe septentrionale. ». 20, p. 18, v. 9, a. 7, c. 20.

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Cyprin Anne-Caroline, Cyprinua Anna Carolina , Lacép., Pois. T. v, p. 544, pi. 18, f. 1. Sa chair esl savoureuse; ses couleurs brillantes relèvent la grâce de ses formes. Elle a été décrite d'après des peintures chinoises où le nombre des rayons n'a pas été compté.

Cyprin Vert -Violet, Lacép., Pois. T. v, p. 547, pl. 16, f. 5; — le Mordoré, ibitl., pl. 10, f. 2, — et le Roime-Brijx, ibitl., f. 1, ont aussi été décrits, comme l'espèce précédente, d’après des peintures chinoises. Point de barbillons au voisinage des mâchoires.

Cyprin Dorade de la Chine. Encycl. pl. 78, f. 320; Cyprinua aurutus, L., Gmel., Bloch, pl. 03. Ce bel animal doit à l’éclat de sa couleur l’attention que lui accordèrent les hommes; ils l’ont dès longtemps réduit à l'étal de domesticité qui , altérant ses teintes et ses formes, a dénaturé jusqu'aux caractères qui le placent dans le genre Cyprin. Chacun connaît le Poisson doré, qui de la Chine passa dans le reste du monde peu après l'époque où les Hollandais eurent étendu leurs relations au delà du cap de Bonne-Espérance; ces navigateurs, tirant parti de tout ce qui pouvait avoir une valeur, en apportèrent les premiers quelques individus en Europe où ils les vendirent fort cher. Ceux-ci sont tellement multipliés qu'on pourrait regarder la Dorade de la Chine comme naturalisée dans nos climats, où elle résiste aux plus rigoureux hivers pourvu qu'elle trouve assez d’eau dans les bassins qui la nourrissent pour se retirer dans leur profondeur à l'abri de la gelée. On n’a pu cependant en peupler les marais et les étangs, parce que, trop apparentes et dénuées de tous moyens de se défendre, elles deviennent bientôt la proie des moindres Carnassiers aquatiques. Ces animaux craignent si peu le froid, qut Host, naturaliste de Vienne, nous en a montré un qu’il élevait dans un globe de verre, et qui ayant été oublié sur une croisée durant l’une des nuits de l’hiver d’Austerlitz, se trouva environné de glace sans pouvoir bouger. On le croyait mort, et on le laissa engagé dans l’eau gelée. Cependant le dégel étant venu naturellement dans la journée, le Poisson reprit le mouvement qu'il avait perdu et continua de vivre. Cette observation détermina une nouvelle expérience sur un autre individu qu'on fil geler de la même façon; mais le malin, Host ayant voulu hâter la fusion de la glace, ranimai mourut. Il paraît que, pourvoir réussir l’expérience, il faut qu'on en abandonne le soin à la nature. — La Dorade de la Chine atteint jusqu'à dix pouces de longueur; mais elle ne parvient communément qu'à six. Sa taille est d'autant plus grande et ses couleurs d’autant plus vires qu'on la tient dans des eaux plus pures et plus profondes. Elle esl dans sa jeunesse d'un brun glauque brillant, et ne prend que par degrés la belle couleur orangée qui lui esl la plus commune. Elle blanchit avec l'àge; cependant il est des individus blancs de bonne heure, et d’autres qui demeurent toujours vivement colorés. Beaucoup sont nuancés cl toujours marqués de brun et de rouge, d'autres de rouge et de blanc ; il en esl même des trois couleurs. Ce Poisson vit longtemps; on ne prend guère la peine de les nourrir; les Vermisseaux, les petits larves, les Infusoires peut-être leur suffisent. Dans les bocaux où ou les place pour orner des appartements, il faut avoir soin de

leur donner quelques miettes de pain; on peut leur jeter des Mouches qu'elles s’accoutument à venif prendre presque dans les doigts. On a l’habitude de changer l'eau des vases de deux jours l’un en été, et toutes les semaines en hiver. Quand ces vases sont petits, les Dorades ne grandissent jamais. On en a vu qui, mises dans un globe de près d’un pied de diamètre, à l’àge d’un an, et ayant un pouce et demi de longueur tout au plus, restèrent onze ans sans s'accroître d’une ligne; mises ensuite dans un bassin, elles avaient acquis près de quatre pouces au bout de dix mois. On assure que leur chair est exquise. — L'effet qu'a produit la domesticité sur la Dorade de la Chine n’est pas moins grand que celui qu'elle a eu sur tant d'autres races, telles que celles du Chien, du Pigeon ou de la Poule; il est tel que plusieurs des variétés qu'elle a produites pourraient, au premier coup d’œil, être regardées comme des espèces différentes et présentant jusqu'à des caractères de genre, tels que l’absence d’une dorsale et l’addition d'une caudale , chose unique parmi tous les Poissons. Le grand nombre et la variété des modifications de la Dorade ont fourni à Sauvignyet au peintre Martinel le sujet d'une sorte de monographie de ce bel animal. Cet ouvrage esl accompagné de riches figures en couleur. On distingue entre les variétés les plus saillantes parmi celles dont le dos manque de nageoire et dont la queue est divisée trois lobes, les individus dont le reste des formes et dcslefntes esl pareil à la Dorade la plus commune, ceux dont le dos porte une grosse bosse près de l'insertion de la tête, ceux enfin dont tout le corps est noirâtre. Les figures de ces singulières variétés ont été reproduites dans l'Encyclopédie (pl. 78, fig. 524, 525, et pl. 79, fig. 327). Bloch a aussi tenu compte de plusieurs de ces curieuses variétés. Cuvier pense que le Cyprinua Mucrophlhalmus , les Gros-Yeux de Lacépède (Pois. T. v, pl. 18, f. 2), et le Cyprin à quatre lobes du même auteur, ne sont encore que des variétés du Poisson dont nous venons de parler, d. 1/8, 2/18, p. 11 10, v. 7,9, a. 8,9, n. 20 il.

Cyprin argente, Cyprinus argenteus, Kœlrculer. Celle espèce, très-voisine de la précédente, mais qui, vue comparativement, en diffère par sa forme générale, et par sa couleur constamment argentée, parvient à vingt-six pouces. On ignore dans quelles eaux elle sc trouve, et le nombre des rayous de ses nageoires n’a pas été compté.

ff Les Barbeaux, Barbus. Leur dorsale et leur anale i sont courtes; le second ou le troisième rayon de la pre- | mière de ces nageoires est un fort aiguillon; ils ont i quatre barbillons à lu bouche, dont deux sont situés à i la commissure et les deux autres insérés aux deux bouts ; de la mâchoire supérieure. Leur forme esl un peu plus allongée que celle des Cyprins proprement dits.

Cyprin Bardeau, Cyprinus Barbus, L., Bloch, pl. 18, Encycl., pl. 76, fig. 517. Celle espèce esl encore l’une de celles qui sont trop communes pour mériter une description étendue. On la trouve répandue jusqu'en Perse. Sa forme, un peu plus allougéequc celle des autres Cyprins, est à peu prés celle du Brochet. Le Barbeau, dont la chair est assez estimée, se nourrit de i petites Coquilles, dejeuucs Poissons, de Vermisseaux, et

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surtout de cadavres, quand il peut trouver des animaux noyés. Sa croissance est rapide. On en pèche assez communément de dix-huit pouces de long, quelquefois de deux et trois pieds. Il a la vie fort dure, et ses couleurs soûl assez tristes, si ce n'est celles du ventre qui jettent quelques reflets argentés brillants, n. 2/12, p. 10, 17, v. 9, a. 7, 8, c. 10, 19.

Cyprix Capoct, Cyprinus Capœla, («mol., Synt. Nat., xiii, T. i, pars 5, p. MIS; Encyel. Pois., p. 191, pl. 100. f. 411. De In mer Caspienne, o. 12, 13, p. 17, 19, v. 10, a. 9, c. 19,20.

Cyprix Mi hse, Cyprinus Mnrsa, Gmel., loc. cit., p. 1415; Encycl. Pois., p. 189, pl. 100, fig. 412; de la mer Caspienne, n. 11, 12, p. 10, 17, v. 8, a. 7, c. 19.

Cyprix Bllatmai, Cyprin us h ulntmai , Gmel., loc. c/7., p. 1414. Poisson dont la chair est très-blanche cl délicieuse. Fort rare dans la mer Caspienne, o. 10, p. 19, v. 9, a. 8, c. 21.

Cyprix Cabot, Cyprinus Capito, Gmel., loc. cit., p. 1410. Le troisième rayon de la dorsale est denté. Uabitc la mer Caspienne, d. 12, p. 17, v. 9, a. 9, c. 19.

ftt Les GouiOXS, Gobio. Leur dorsale et leur anale, qui sont entièrement dépourvues de rayons épineux, sont fort courtes. Ils ont aussi des barbillons à la bouche. Ce sont les plus petits des Cyprins, surtout depuis que les Ablcs en ont été séparés.

Cvprix Gotiiox coiat x, Cyprinus Gobio, L., Bloch, pl. 8, f. 2; Encycl. pl. 77, f. 519. Ce petit Poisson, dont les nageoires sont tachetées de noir, et qui atteint tout au plus huit pouces de longueur, est extrêmement répandu, et se mange en friture sur toutes les tables. Ses couleurs varient beaucoup, mais ne sont jamais brillantes. Il vil en troupes fort nombreuses, d. 1-12, p. 14, 17, v. 9, 11, a. 7-11, c. 19.

tttt Les Taxcues, Tinca. Leurs écailles sont plus petites que celles de tous les autres Cyprins, ainsi que leurs barbillons qui sont au nombre de deux seulement; leur dos est aussi plus bombé.

Cyprix Taxcbe vulgaire, Cyprinus Tinca, L. , Bloch, pl. 14; Encycl. pl. 77, f. 520. Celle espèce, à ce que l'on assure, est répandue dans les étangs de toutes les parties du globe. Selon que le fond des eaux qu'elle habile est de sable ou de vase, sa chair est exquise ou prend un goût désagréable. On en pèche qui pèsent jusqu'à huit et neuf livres. Scs couleurs, pour être sombres, ne sont pas sans un certain éclat doré qu'elles doivent au mucus abondant, qui luhréiie tout le corps. Elle a la vie extrêmement dure, résiste aux plus grands froids, se jouant même, durant l'hiver, aux limites de la glace qui pénètre dans ses humides asiles. Elle vit de Vermisseaux et de plantes aquatiques entre lesquelles ! elle dépose, en juin, une immense quantité d'œufs qui, j de même que les petits, deviennent presque tous, peu i après leur naissance, la proie des autres Boissons, o. 10, 12, p. IG, l8, v. 9, II, a. 11,25, c. 19,24.

Cyprix Taxcüe dorée, Tinca aurata, Bloch, pl. 15; Encycl. pl. 77, f. 521; Cyprinus Tinca, ,9, Gmel., Cyprin Tanchor, Lacép., Pois. T. v, p. 542. Cette belle | espèce semble trop différente de la Tanche vulgaire J pour qu'on la puisse considérer comme une simple va- I riété. Elle habite quelques étangs de la Silésie ; plus

petite et plus svelte que l'espèce précédente, elle dépasse rarement seize pouces de long, et n'en a communément que dix à douze. Sa tête est amincie, ses lèvres assez grosses et d’un rouge vif. Le dos est noirâtre ou bronzé; mais les flancs sont de l'orangé le plus brillant avec des reflets dorés qui deviennent argentés sous le ventre; les nageoires inférieures, qui sont à peu près de la même teinte d’or, sont parsemées de taches rembrunies. Tandis que la Tauchc vulgaire vit assez généralement isolée, celle-ci, dont la chair est d'ailleurs médiocre, se réunit en troupes, où les individus, pressés les uns contre les autres, nageant à la suite d'un chef de file, font volte-face tous à la fois quand il est question de fuir ou de changer de direction, comme si un signal, partant de la tête, se communiquait tout à coup à la queue de la colonne; on distingue à peine l'intervalle qui doit exister entre l'évolution du premier Poisson et celle des derniers. Pendant ce mouvement, on croirait, pour peu que le jour soit serein, que des éclairs parlent du fond de l’étang habité par ces charmants Cyprins, o. 12, r. IG, v. 10, a. 9, c. 19.

ttttt Les Cirriiixes. Leur dorsale est beaucoup plus grande que celle des Cyprins précédents, cl leurs barbillons situés au milieu de la mâchoire supérieure. On n’en compte encore qu’une seule espèce, le Cyprinus cirrhosus, Bloch, pl. 411.

t’î’ttft Le» Brèmes, Abramis. Ils n'ont ni épines aux nageoires, ni barbillons à la bouche. Leur dorsale est courte et placée eu arrière des ventrales, tandis que l'anale est assez longue. Le dos est un peu gibbeux.

Cyprix Brème commuxe, Cyprinus Brama, L., Bloch, pl. 15; Encycl. pl. 87, f. 340. Ce Poisson, fort commun dans les lacs vaseux et argileux de l'Europe, dans toutes les rivières dont le cours est tranquille, et qui descend, dit-on, dans la mer Caspienne, acquiert jusqu'à deux pieds et demi de longueur, mais u‘a communément que dix à quinze pouces. Il se nourrit de Vermisseaux, de Couferves, d'herbes aquatiques et de limon, ce qui donne à sa chair une qualité assez médiocre. La Brème croît promptement, et pond au mois de mai jusqu'à treize ou quatorze mille œufs. d. 11, 12, p. 17, v. 9, 10, a. 27, 29, c. 19.

Cyprix Bordemèrr ou petite Brème, Cuv. , Règn. Anim. T. il, p. 194 ; Cyprinus latus, Gmel., Cyprinus Blicca , Bloch, pl. 10; la Pleslic, Encycl. pl. 83, f. 345. Celle espèce habite les eaux pures et tranquilles de l'Europe , où elle est fort commune sur les fonds de sable; sa chair est médiocre; elle pèse rarement plus d'une livre, a ta vie dure, se nourrit d'herbes aquatiques et de Vermisseaux, et se fait remarquer par la promptitude avec laquelle elle répand scs œufs dont on a compté jusqu'à cent huit mille chez une seule femelle. d. 12, p. 15, v. 10, a. 25, c. 22.

Cyprix Sope, Cyprinus Ballcrus, L. ; Bloch, pl. 9; la Bordelière, Encycl. pl. 84, f. 348. Elle habile la Baltique et la Caspienne d'où elle remonte dans les fleuves, et semble s’y plaire encore plus que dans les iners. On en trouve des individus qui pèsent jusqu’à trois livres, et parviennent à un pied de longueur. Sa croissance est lente. On a compté soixante-sept mille cinq cents œufs dans une femelle, d. 1 1, p. 17. v. 10, a. 41. r.. 19.

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Cyprin Serti, Cyprinus Yimbo, L., Bloch, pl. 4; la Vimbe, Encycl. pl. 83, f. 344. Ce Poisson habile les lacs de la Suède cl quelques-uns de scs fleuves; on la retrouve en Russie et en Prusse ; sa chair esl excellente. La Serte se plaît en bandes nombreuses. La femelle pnnd jusqu'à vingt-huit mille huit cents œufs. d. Il, p. 10, v. 10, a. 24, c. 19.

Les Cyprixs Riercxa, Cyprinus BjorJcna, L , d. 11, p. 15, v.9, a. 25, c. 19, et Farèxe, Cyprinus Farenus, L., r. 11, p. 18, v. 10, a. 37, c. 19, qui se trouvent dans les lacs de Suède, appartiennent encore à ce sousgenre.

Les Labéoxs ont la dorsale longue comme les Cyprins proprement dits; mais cette nageoire est dépourvue d’épines, et la mâchoire manque de barbillons. Le nom de Labéon vient de ce que les lèvres sont charnues cl d’une grosseur remarquable. Les espèces que l'on a jusqu'ici constatées daus ce sous-geure sont toutes exotiques.

Cyprin Lace, Cyprinus Labco, Grael. Ce Poisson, que Pallas a fait connaître, esl commun dans les parties caillouteuses des fleuves rapides de la Daourie; il y nage avec vélocité : sa forme presque cylindrique et son museau lui donnent quelques airs d'un Esturgeon.

Il ne parvient pas tout à fait à trois pieds de longueur, et sa chair est d'une délicatesse extrême, d. 8, p. 19, v. 9, a. 7, c....

Cyprin Roitssarde, Cy prima niloticus , L., Gcoffr. S*.-Hyl., Pois, du Nil, pl. 9, f. 2, qu’il ne faut pas confondre avec le Poisson qu'Uasselquilz avait mentionné sous le même nom , et qui, ayant un rayou épineux aux nageoires, ne saurait être un Labéon. La Roussarde est un Poisson remarquable par la situation de sa gueule, qui parait s’ouvrir en dessus de la tête à cause du prolongement de la mâchoire inférieure; sur l'une cl l’autre mâchoires, les lèvres forment trois plis bien caractérisés, dont le mitoyen est comme crenélé. d. 18, p. 17, v. 9, a. 7, c. 19.

ttftî i i j Les GoxoRHYxqi.ES, Gonorhynchus, ont le corps ainsi que la tête allongés et couverts de petites écailles qui régnent sur les opercules et sur la membrane des ouïes; le museau est saillant au-dessus d'une petite bouche sans dents ni barbillons. La dorsale, qui est petite, esl située au-dessus des ventrales.

CYPRIN Sauteur. Cyprinus Gonorhynchus , Gmel., Gronou, Zooph. T. x, f. 2. Celle espèce a été observée dans les rivières de l’Afrique méridionale, aux environs du Cap. La dorsale esl de forme triangulaire; les nageoires de la poitrine sont lancéolées, u. 12, p. 10, v. 9, a. 8, c. 18.

On trouve dans les auteurs beaucoup d’autres espèces de Cyprins, même d’Europe, qu'il esl prudent de ne point classer avant qu’on n’ait examiné de nouveau leurs caractères. Tels sont l'Hanihurge ou Carassin, Cyprinus Cu rassi us , L.; le Soyeux, Cyprinus Scriceu3f L.; la Gibèle, Cyprinus Gebiliof L.; le Cylin- f drique, Cyprinus Ccpltalus, L., etc., qui pour se trouver communément jusque dans le Danube et dans le Rhin, et qui, pour avoir été figurés, n’en sont guère plus exactement connus.

CYPRINS. Cyprina. roll. En établissant ce genre,

l.amarck a rempli deux indications : la première , d'avoir séparé dans une coupe particulière quelques individus du genre immense des Vénus de Linné, dont les espèces sont si difficiles à bien déterminer à cause de leur grand nombre; la seconde, d’avoir saisi des caractères jusqu'alors inaperçus, et de les avoir employés â la formation d'un genre nouveau. Tous les conchyliolngues savent qu'il n’est guère possible d'établir des coupes dans le genre Vénus, de Linné, lorsqu'on veut les former uniquement sur des caractères organiques, mais tous savent très-bien aussi que le grand nombre des espèces rendrait l’étude du genre impossible, si on ne l'avait divisé en plusieurs groupes. Il était essentiel pour chacun d’eux d’avoir des caractères propres et bien tranchés qui, sans être d’uue grande valeur, zoologiquement parlant, pussent pourtant servir à réunir des Coquilles avant les mêmes caractères. Ce motif, ainsi que l’existence constante d’un épiderme ou drap marin dont les Vénus et les Cylhérées sont constamment dépourvues, et l'habitude des Cyprinés de vivre à l'embouchure des fleuves, dans des eaux peu salées, quoiqu'étant des caractères peu importants pris isolément , deviennent néanmoins d'une certaine valeur lorsqu’on les considère dans leur ensemble; et, si l'on y joint celui particulier d'une dent latérale, éloignée de la charnière, il n’y aura plus de doute qu'on ne doive conserver ce genre comme un des plus voisins des Cyrènes, et comme servant de lien ou de passage de la famille des Conques fluvialiles à celle des Conques marines. D'après ce qui vient d'être exposé, on comprendra facilement les caractères suivants : coquille équivalve, inéquilatérale, en cœur oblique, à crochets obliquement courbés; trois dents cardinales inégales, rapprochées à leur base, un peu divergentes supérieurement; une dent latérale écartée de la charnière, disposée sur le côté antérieur, quelquefois peu prononcée; callosités nymphaies grandes, arquées, terminées près des crochets et par une fossette ; ligament extérieur s'enfonçant en partie sous les crochets.

Les Coquilles du genre Cvprine sont généralement grandes, épaisses, revêtues d'un drap marin persistant; on en rencontre un plus grand nombre d'espèces â l'état fossile qu’à l'état vivant; celle que l’on voit le plus souvent dans les collections esl la Cypriuc d'Islande, Cy~ prina Islandica , Lnmk., Yen us Islandica , L.; nous ne l'admettons pas avec la même synonymie, car la figure de Lister (t. 272, f. 108) esl loin d’être faite avec la précision désirable pour la citer avec certitude. Il en est de même de la fig. o, t. 58, de Gualliéri. Nous ne pouvons également admettre la variété y, ou Pitar d'Adanson (Y. ce mol), qui doit évidemment se rapporter à une autre espèce, et qui offre tous les caractères des Cylhérées. C’est encore avec le plus grand doute que nous citerons la figure de l'Encyclopédie (pl. 301, f. 1, a, d) indiquée par Lamarck, dans sa synonymie; outre qu'elle ne présente pas la forme générale des Cyprincs, elle n'en offre pas non plus la charnière, puisque la figure représente deux dents latérales bien exprimées et striées , ce qui n'a jamais lieu dans les Cyprincs, et se voit au contraire dans un certain nombre de Cyrènes. Ce défaut de bonnes figures se fait malheureuse-

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ment trop souvent sentir, dans la plupart des ouvrages, et mérite l'attention des naturalistes.

Cyprine IslanuicoVde. Cyprina lëlandicoides , Laink., Anira. sans vert. T. v, p. 538, n° 7; Cenua trqualis , Sowerby, Conch. min., n° 4, p. 50, t. 21, figurée dans Brocchi ( Coticliy 1. foss., pl. 14, Jig. 3). Nous citons celte espèce après la première pour qu'on puisse plus facilement les comparer, et juger de leur différence, si réellement il est possible d'en trouver. Nous ne doutons pas que ces deux Coquilles ne soient parfaitement analogues. Nous les avons l'une et l'autre sous les yeux , et nous ne prononçons qu'après un examen comparatif des plus minutieux. Il est si rare et en même temps si important de reconnaître de vrais analogues, que nous mettrons tous nos soins à les faire reconnaître. Cette espèce se trouve fossile ù Bordeaux, à Dax, en Italie et en Angleterre.

Cyprine scetellaire. Cyprina scuteUaria , N. Il est généralement si difficile d'avoir entiers les Fossiles de Bracheux , et de les dégager du sable qui les enveloppe sans les mutiler, qu'il n’est pas étonnant que Lamarck et Dcfrance n'aient pas reconnu celte espèce, et l’aient laissée parmi les Cythérées. La Cvthéréescuteliaire, Lamarck (Ann. du JRus. T. vu, p. 133, n° 1, et Anim. sans vert. T. v, p. 381, n° 3), est donc pour nous une véritable Cyprine qui a même une très-grande analogie avec la Cyprine d'Islande; elle s'en distingue néanmoins par ses crochets très proéminents, par sa forme plus trausverse, par ses rides plus écartées et disparaissant sur les crochets, enfin par sa dent latérale, toujours grande et bien exprimée, tandis que la fossette qui termine les nymphes , est toujours plus petite. Ces différences nous ont paru suffisantes pour conserver celte rspèce, et pour n'eu pas faire une variété de la Cyprine d’Islande. Il serait possible pourtant. si on pouvait en étudier un grand nombre d'individus, qu’on trouvât, par des nuances, une véritable analogie; mais leur rareté jointe à leur friabilité sera longtemps un obstacle à l’élude comparative des deux espèces.

CYPRINE. min. Nom donné ù une Idocrase cuprifère, trouvée à Tellemarken, en Norwège.

CYPRIN1ER. moll. On a ainsi désigné l’animal des Porcelaines.

CYPRINODON. pois. Genre formé par Lacépède, dans la famille des Cyprins. Caractères : quatre rayons aux branchies; dents en velours, avec une rangée antérieure en crochets; d'autres dents coniques assez fortes au pharynx. C’est dans la baie de Charles- Town , aux Êlats-l'nis d'Amérique, que Bosc a découvert la seule espèce connue de ce genre, le Cypritiodon varié; Lacép., Pois. T. il, pl. 13, f. 1.

CYPRINOIDE. pois. Nom donné Ù des Poissons dont le fades rappelle celui des vrais Cyprins.

CYPRINS, pois. Quatrième famille de l’ordre des Malacoplérygiens abdominaux, de la méthode de Cuvier (Règn. Anim. T. il. p. HH)), et que caractérise le manque d’adipeuse; une bouche peu fendue; des mâchoires faibles, souvent dé|>ourvues de dents, et dont le bord est formé par l'intermaxillaire. Des pharyngiens fortement dentés composent la faible armure des mâchoires;

les rayons branchiaux sont peu nombreux. Les Cyprins sont les moins carnassiers de tous les Poissons. Les genres Cyprin, Cobite, Anablepse, Pœcilie, Lebias et Cyprinodon composent cette famille.

CYPRIPÉDE. Cypripcdium. bot. C’est un des genres les plus distincts de toute la famille des Orchidées. En effet, on sait que, dans ces plantes singulières, des trois étamines qu'elles devraient primitivement avoir, les deux latérales avortent complètement, et celle du centre est la seule qui soit anlhérifère et fertile. Dans le genre Cypripcdium que Pon désigne quelquefois sous le nom vulgaire de Sabot, à cause de la forme concave de son labelle, le contraire a lieu, c’esl-à dire que l’étamine centrale avorte, tandis que les deux étamines latérales se développent. Ce genre est donc par ce seul caractère, extrêmement facile à distinguer. En outre, son ovaire est brièvement pédiccllé et non contourné; son calice est étalé; les trois divisions extérieures sont lancéolées, les deux intérieures réunies cl placées sous le labelle; celui-ci est très-grand, concave et dépourvu d'éperon; le gynoslèine est court, trifidc à son sommet; la division moyenne, qui est la plus grande, porte antérieurement le stigmate; les deux latérales offrent aussi à leur face antérieure chacune une anthère arrondie, contenant une masse de pollen comme pultacé. D'une quinzaine d'espèces connues, une seule croit en Europe, une au Japon, les autres en Sibérie et en Amérique.

CypripEoe Sabot de Venu s. Cypripcdium Calceolus , L. Sa lige haute de huit à dix pouces porte deux ou trois feuilles ovales, lancéolées, aigues, entières, engainantes à leur base, fortement striées et comme plissées longitudinalement, glabres, ainsi que la lige qui se termine à son sommet par une grande fleur, quelquefois par deux ou même par trois; les divisions externes sont d’un pourpre verdâtre; le labelle est jaune. On parvient quelquefois à conserver celle belle Orchidée des Alpes dans les jardins; elle demande un lieu fraise! le sable de bruyère.

Cypripède velu. Cypripcdium speciabilc, L. Originaire du Canada, celte espèce est toute velue. Ses feuilles sont ovales, allongées, aigues, striées; ses fleurs sont solitaires, ou quelquefois au nombre de deux au sommet de la tige. Les trois divisions externes du calice sont oblongues, obtuses et blanchâtres; le labelle est très-grand et d'une couleur purpurine.

CytripEde a grandes fleurs. Cypripcdium macranthum, Willd. Celte espèce croit en Sibérie. Elle ressemble beaucoup au Çjrpripedium Calccolus, mais elle est plus grande. La partie supérieure de son gynoslème est en coeur; son labelle est crénelé sur les bords.

CypripEde remarquable. Cypripcdium insigne, Lindl. , Coll. bot. t. 32; Hook, ex. fl. t. 34 ; Lodd., Dot. C'a b. 1321; Sprcng, Syst. regel. 3, 746. Cette belle et grande espèce a été trouvée par le docteur Wallicb , dans les forêts du Népaul, et introduite au jardin botanique de Calcutta, d’où elle est parvenue en Angleterre, en 1819. Ses fleurs ou plutôt sa fleur commence â paraître au mois de juillet et se maintient épanouie pendant fort longtemps. La lige est nulle; il s'élève de la racine un petit nombre de feuilles engainantes, allon-

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nées, linéaires-lancéolées, coriace*, distiques, glabres, d'un vert pur en dessus, d’un vert jaunâtre en dessous. La fleur est solitaire , portée sur une hampe d'un brun rougeâtre, cylindrique, velue et longue de quatre pouces environ; la fleur a la même étendue linéaire; les divisions extérieures du périantlie sont ovales, presque rondes, ondulées, d'un vert jaunâtre à la base et parsemé de taches irrégulières, d'un brun pourpré, plus abondait- 1 tes au centre inférieur, d'un blanc assez pur au sommet; les divisions intérieures sont ohlongues , étroites, d'un vert jaunâtre, rayées longitudinalement de pourpre obscure! marquées de quelques petites lignes transversales de la mémo couleur; le sommet et la base sont blancs. Lelabelle est grand, concave, en forme de sabot, trilobé et jaune â sa base interne, verdâtre, nuancé et rayé de pourpre foncé â l’extérieur. Le gynoslème est court, trifidc â son sommet; la division moyenne, qui est la plus grande, porte antérieurement le stigmate; les deux latérales offrent aussi, à leur face antérieure, chacune une anthère, arrondie, contenant une masse de pollen comine pullacé.

CYPRIS. Çypris. CRCST. Genre établi par Muller et rangé parLatreiilc dans l'ordre desBrancliiopodes. Caractères : test de deux pièces réunies en forme de valves de Coquilles, pouvant s’ouvrir ou se fermer, renfermant entièrement le corps et cachant ainsi les yeux et les antennes, ou du moins leur portion inférieure; yeux réunis ou si rapprochés qu’ils paraissent se confondre; antennes au nombre de deux, terminées par une aigrette de poils ou en pinceau; quatre pieds apparents. Latreillc avait ainsi caractérisé ce genre, d’après les données fournies par les ailleurs. Baker, Linné, Joblol, Geof- | froy, Muller, Ledermuller, Degéer, Fa brie i us, Dose, Jurine en avaient décrit un grand nombre ; mais ils : «'étaient attachés en général aux différences de cou- j leurs et de forme que présente le test, cl n'avaient j étudié l'organisation de ces petits animaux que d une 1 manière accessoire ou superficielle. Dans ces derniers j temps, Straus a publié (Mém. du Mus. d’IIist. nat. T. vil, ! p. 53 et pl. 1) un travail très-détaillé sur le geuredonl [

1er [Eniomostraca seit 1 nsec la Teslacva , p. 48 cl pt. 3 et suiv.) et Jurine (üist. des Monocles, p. 159 et pl. 17 et suiv.) en décrivent et représentent un grand nombre. Nous renvoyons à ces ouvrages importants, et nous nous attacherons ici 5 l'espèce sur laquelle Straus nous a donné des détails nombreux et circonstanciés. Ces observations d’organisation et de mœurs curieuses peuvent être considérées comme le développement des caractères du genre, et sont, à n'en pas douter, applicables à la généralité des espèces qu’il comprend.

Cypris bri xe. Cypris fnsea, Straus (Mém. du Mus. T. vii.pl. 1,fig. IG), représentée par Joblol (Ohs. d'Ilist. nat. T. 1, part. 2, p. 104, pl. 13, ttj. 0), et par Ledcrmullcr (Amusements Microscop., p. 58, pl. 73). Les valves sont longues de quatre tiers de millimètre, brunes, rénifonnes, plus étroites et comprimées en avant, couverte* de poils épars à peine sensibles; les antennes ont quinze soies. La couleur de cette espèce varie considérablement k cause de la transparence des valves, qui laisse voir les couleurs du corps et les ovaires différents à certaines époques. Le corps du Cypris fnsea ne présente aucune trace de segments, il est contenu dans deux valves parfaitement lisses à l'extérieur, et adhérant, par toute leur face interne, à une membrane, laquelle aboutit wü un muscle qui les unit au corps de chaque coté du dos; l’abdomen est terminé par deux stylets, portant à leur extrémité trois ongles eu forme d’épine, dirigés en arrière et servant à l'animal à se débarrasser des corps étrangers qui peuvent s'introduire dans les valves; ces deux stylets forment par leur réunion un tube légèrement conique, qui a probablement pour usage de déposer les œufs. Straus décrit toutes les autres parties du corps de l'animal dans les termes suivants : ù la partie supérieure de la face antérieure du corps on aperçoit un gros œil unique, sous la forme d'un tubercule noir, sessile, brillant d'une lueur phosphorique d’un jaune rougeâtre. Cet œil est entièrement immobile, et on n'y distingue pas la moindre trace de cristallin; l’intérieur de cet œil est rempli d’une substance filamenteuse, d’un noir rougeâtre. —

il est question; il établit pour les Cylhérée* et les Cypris un nouvel ordre sous le nom d’Ostrapodc* , et il caractérise particulièrement les Cypris de la manière suivante : trois paires de pieds; deux antennes sélifères; un seul œil. Ce genre a beaucoup d'analogie avec les Cythérées; mais il en diffère parle nombre des pieds. Si on le compare aux ordres déjà établis, on voit : 1» qu’il avoisine principalement les Décapodes et les Amplii- : podes d'une part, et les Branchiopodrsdc l'autre, en se rapprochant cependant beaucoup plus du premier de ces ordres; 2° qu'il s’éloigne des deux premiers par la présence de deux valves mobiles, par la forme et 1 insertion des branchies, cl par les ovaires placés à Texte- I rieur; ils s'éloignent de plus des Ainphipodcs par leur tronc iioii articulé cl leur tête confondue avec le reste du corps; 3“ qu'ils diffèrent essentiellement des Branchiopodes parla forme et l'usage de leurs pieds, par ('insertion de leurs branchies et par les parties de la bouche.

Les Cypris se trouvent souvent en abondance dans les eaux tranquilles ou dont le cours est très-lent. Mnl

Les antennes, au nombre de deux seulement, sont iusérées immédiatement au-dessous de l'œil ; elles sont assez longues, sélacées, composées de sept articles , cl se portent en avant, pour s’arquer ensuite en dessus en sortant des valves de deux tiers de leur longueur. Le premier article est très-renflé, les suivants cylindriques, et diminuant graduellement de grandeur; les quatre derniers portent ensemble, au côté interne de leur extrémité, quinze longues soies développées en éventail et distribuées cinq sur chacun des articles terminaux, trois sur le suivant et deux sur le quatrième. Ces antennes, dont la surface est ainsi élargie par ces soies, servent de raines ù l'animal en frappant l’eau par-dessus sa tète. — Les pieds, au nombre de six et non de quatre, comme on Ta pensé jusqu'à présent, approchent infiniment, pour la forme, de ceux des Crustacés Décapodes, étant | composés de plusieurs articles consécutifs, conformés à j peu près comme chez eux. Les pieds de la première paire, beaucoup plus forts que les autres, sont insérés immédiatement au-dessous des deux antennes. Leurs deux premiers articles, la hanche et le trochanter ( Pre -

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hêuchiale), sont courts, comme cela est ordinaire chez les Crustacés » et dirigés verticalement en dessous. La cuisse, beaucoup plus longue, se porte au contraire horizontalement en avant jusqu'au bord des valves, et la jambe , ainsi que le tarse , parait en dehors. Celui-ci n'est composé que d'une seule phalange terminée par quatre crochets très-longs, mais peu courbés; c’est par leur moyeu que l'animal se soutient et saisit les corps dont il veut se nourrir; extérieurement au tarse, la jambe porte en outre trois longues soies très fortes qui augmentent la surface du membre pour faciliter la natation ; cette paire de pieds étant la seule des (rois qui serve de rame à l'animal, concurremment avec les antennes, mais en frappant l'eau en dessous. La seconde paire de pieds, beaucoup plus faible que la première, est fixée au milieu de la face inférieure du corps, immédiatement en arrière des organes de la bouche. La hanche et le trochanter sont, comme dans les pieds antérieurs, fort courts et portés directement en dessous; mais la cuisse prend une direction horizontale d'avant en arrière, et la jambe, ainsi que le tarse, est dirigée en dessous en sortant des valves. Le tarse, composé d'une seule phalange, comme dans les pieds antérieurs, se termine par un crochet unique, très-long, peu arqué et dirigé en avant, et la jambe manque des soies qui accompagnent celles des pieds antérieurs; aussi celte seconde paire de pieds ne sert elle aucunement à la natation, mais exclusivement à la marche, concurremment avec les pieds de devant. Enfin, la troisième paire, qui, jusqu'3 présent, n’a point encore été aperçue par les naturalistes, est placée immédiatement en arrière de la seconde paire; mais elle ne parait jamais au dehors, étant constamment recourbée en arrière et en dessus, en embrassant la partie postérieure du corps, dans une situation qu'affectent souvent les pieds de derrière de plusieurs Crustacés, tels que ceux des Gamtnaru». La hanche, le trochanter et la cuisse , quoi qu'à peu près conformés et situés comme celles de la paire précédente, ont subi une torsion sur eux-mémes, de manière que la jambe et le tarse se trouvent dirigés de bas en haut, et ces articles sont en même temps beaucoup plus allongés que dans les autres pattes. Enfin, le tarse se termine par deux crochets très petits au lieu d’un seul, comme dans les pattes moyennes. Cette troisième paire de pieds ne sert d'aucune manière à la locomotion, et semble exclusivement destinée à soutenir les ovaires, placés extérieurement sur la partie postérieure du corps. — La boyche, située vers la partie antérieure de la face inférieure du corps, est composée d’un labre, d'une sorte de sternum faisaut les fonctions de lèvre inférieure, d'une paire de mandibules palpifères. et de deux paires de mâchoires. Le labre est une grande pièce écailleuse, en forme du capuchon, qui revêt l'angle antéro-inférieur du corps, en y formant une grosse saillie qui s'avance entre les deux pattes de devant; il est fixé par quatre longues apophyses, deux de chaque côté, qui s'étendent sur les faces latérales du corps avec lequel les deux antérieurs s'articulent , tandis que les postérieurs, donnant altarhe aux muscles qui meuvent le labre , sont susceptibles de s'abaisser et de se relever avec ce dernier. Le bord postérieur de ce labre, formant

le bord antérieur de la bouche, s'articule par deux angles latéraux, avec deux angles correspondant du bord antérieur de la lèvre qui ferme la bouche en arrière. De celte disposition, il résulte que celle dernière présente une ouverture transversale, ménagée entre deux lèvres articulées l'une sur l'autre. La lèvre inférieure, qu'on pourrait aussi appeler dn sternum , est une pièce I triangulaire, fort allongée, pliée en carène et s’éten- : liant sur le milieu de la face inférieure du corps ; elle est mobile comme le labre, et garnie de muscles sur ses bords latéraux. Les mandibules sont très grandes, placées extérieurement sur l'animal, en s’étendant depuis le milieu du côté du corps, obliquement en bas et en avant vers la bouche, dans laquelle elles pénètrent par leurs extrémités incisives. Ces mandibules sont formées de deux pièces dont la plus grande, ou proprement la mandibule, est terminée en pointe à son extrémité supérieure. oi'i elle est fixée au corps par le moyen de la seconde pièce très-gréic, qui forme un angle avec la première, s'articule avec le corps par son autre extrémité, et permet à la mandibule de suivre les mouvements de la bouche. A leurs extrémités inférieures ces mandibules se courbent subitement en dedans, pour aller à la rencontre l'une de l’autre. Leur extrémité incisive est armée de cinq dents coniques, placées sur un seul rang, et diminuant de grandeur à commencer par la première terminale. Sur le milieu de leur longueur, chacune de ces mandibules porte une grande palpe filiforme, formée de trois articles arrondis, terminés par des touffes de poils; et près de sa base , le premier de ces articles porte en outre une première lame branchiale très-petite, terminée par cinq digitations. La moitié supérieure de la face interne de la mandibule présente une large fosse dans laquelle viennent se fixer les muscles moteurs qui naissent de la surface latérale du corps. Les deux mâchoires de la première paire ont chacune pour base une large lame carrée, articulée par son angle interne postérieur sur le bord latéral de la lèvre, tandis que le bord postérieur de cette lame donne attache aux muscles qui la meuvent. A son extrémité antérieure, celte première pièce de la mâchoire est garnie de quatre appendices eu forme de longs mamelons mobiles, renflés â leur extrémité, en se terminant chacun par une touffe de poils roules. Le premier de ces appendices externes porte seul un second article terminal très court. Enfin le bord extérieur de la lame porte une grande hranchie en forme de lame allongée et garnie à son bord supérieur d'une rangée de dix neuf aiguilles simples, disposées en dents de peigne. Dans leur attitude naturelle, les deux lames carrées des mâchoires, ainsi que leurs appendices, sont appliquées sur la lèvre inférieure, de manière que les extrémités de ces appendices bordent l'ouverture de la bouche, tandis que les branchies se relèvent librement sur les flancs de l’animal. Les mâchoires de la seconde paire, beaucoup plus petites que les précédentes, sont articulées avec l'angle postérieur de la lèvre, sur deux petites apophyses qui terminent cette dernière; ces mâchoires sont formées chacune de deux articles consécutifs, aplatis, dont le dernier est garni de poils roides à son extrémité, et porte à son bord externe un long mamelon arrondi, que

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.Straus considère comme une pal; c cl non comme une branchie qui serait l'analogue de celle des mâchoires antérieures, et cela à cause de la grosseur et de la touffe de poils qui le termine; caractère qui se rencontre fort souvent dans les palpes et jamais dans les branchies. Cette seconde paire de mâchoires est fixée par l’angle interne postérieur de soif premier article, et s’applique également sur la lèvre inférieure. — Le canal intestinal est divisé en trois portions très distinctes : l’œsophage, l'estomac et l’intestin. L'estomac occupe toute la région dorsale du corps; c’est une poche oblongue, très-volumineuse, dans laquelle Straus n’a pu apercevoir aucune (race de l'appareil de mastication, qui se rencontre assez généralement chez les Crustacés. L’œsophage est un canal étroit et fort allongé, se portant directement de la bouche vers l’extrémité antérieure de l’estomac, dans lequel il s’ouvre en dessous. L'intestin est une seconde poche simple, presque aussi grande que l’estomac luiméme, cl se rétrécissant vers son extrémité postérieure, où elle s’ouvre par l'anus, entre les deux styles qui terminent l'abdomen. A son extrémité pylorique, cet intestin communique avec l'estomac par une sorte de pédicule que ferme ce dernier.

Ledermuller prétend avoir observé l'accouplement des Cypris; Straus n'en a jamais été témoin, quoiqu’il ait étudié ces Crustacés à toutes les époques de leur vie. Les ovaires des Cypris sont très-considérables; ce sont deux gros vaisseaux simples, coniques, terminés en cul de sac à leur extrémité, et placés extérieurement sur les côtés de la partie postérieure du corps, en s'ouvrant l'un à côté de l'autre, dans la partie antérieure de l’extrémité de l'abdoinci), où ils communiquent avec le canal formé par la queue. De là les ovaires se portent en haut sur les côtés de l'abdomen. Arrivés au bord dorsal des valves, ils se replient en dessous, se détachent du corps et redescendent, en se portant un peu en arrière, jusqu'auprès du bord inférieur des valves, et se recourbent ensuite de nouveau en dessus en formant une grande boude qui se termine sur les côtés de l'abdomen. Celte partie libre des ovaires est reçue dans une gaine que lui présente la membrane qui double les valves, et dans laquelle elle est logée sans aucune adhérence. Les œufs sont parfaitement sphériques, recouverts d'une coque cornée, assez solide, et renfermant une pulpe homogène, onctueuse, d'un beau rouge.

Les Cypris ont des habitudes assez curieuses; au sein des eaux tranquilles, ils se nourrissent généralement de substances animales mortes, mais non putréfiées ; ils mangent aussi des Conferves. Au lieu de porter leurs œufs sur le dos ou sous le ventre, après la ponte, comme le font ordinairement les Branchiopodcs et les Décapodes, ils les déposent de suite sur quelques corps solides en les réunissant en amas souvent de plusieurs centaines, provenant de différents individus, les y fixent par le moyen d'une substance filamenteuse, verte, semblable à de la mousse, et les abandonnent. Ces œufs restent dans cet étal pendant environ quatre jours et demi avant d’éclore; les jeunes qui en sortent naissent avec l'organisation qu’ils doivent toujours conserver, et ne sont pas sujets à des métamorphoses comme les Apus et les Cyclops; ils offrent toutefois quelques diffé-

rences dans la couleur et la forme des valves , dans le nombre des soies des antennes. — On a lieu d’étre surpris de voir souvent, que des marcs, . qui étaient desséchées, se trouvent peuplées de ces petits animaux, lorsqu'une forte pluie est venue de nouveau les remplir. Ce phénomène trouve son explication dans la faculté qu’ont les Cypris de pouvoir s’enfoncer dans la vase humide et d’y rester vivants jusqu'au retour des pluies. Dose a noté ce fait important, et Straus a eu occasion de le vérifier : il plaça des Cypris dans des bocaux au fond desquels était de la vase; dans les uns, il laissa complètement dessécher la vase, et tous les Cypris dispariire-nt. sans retour; dans les autres, il entretint cette vase humide et ils continuèrent de vivre. Ce qui est remarquable, c’est qu’ayant pris les œufs des Cypris morts dans la première expérience, ces œufs éclorent après les avoir mis dans Peau ; c’est, sans doute, de celle manière que les Cypris se perpétuent dans les inares qui se dessèchent complètement.

Cypris fossiles.

Dcsmaresl (Nouv. Bull, des Sc. par la Société Phil., année 1813, p. 251), pl. 4, n°8, et Hisl. nat. des Crust. foss.. p. 141, pl. Il, fig. 8) a rapporté au genre Cypris un petit Fossile d'abord signalé par Cordier comine étant très abondant près de la montagne de Gergovia, dans le département du Puy-de-Dôme, et qui depuis a été retrouvé par De Drée, en quantité innombrable, dans un calcaire de formation d'eau douce de la Baline d'Allier. entre Vichy-lcs-Bains et Cussel. Il ne reste de ce Fossile que le test ; il est réni forme et parait appar- ; tenir à une espèce distincte, à laquelle Desmarest assigne le nom de Cypris Fève, Cypris Faba.

CYPSAGBA. ois. Genre établi par Lesson. dans l'ordre des Granivores, avec les caractères suivants : bec convexe, conique, comprimé, peu haut, pointu, à mandibule supérieure débordant l'inférieure par une pointe légèrement recourbée; ailes pointues; queue ample, deltoldale, presque rectiligne. Le genre Cypsagra ne se compose encore que d'une seule espèce dont les habitudes se rapprochent lieaucoup de celles des Tangaras.

Cypsagra hirondelle. Cypsagra hi ru ntlin area. Parties supérieures d’un bleu très-foncé, même presque noir; Gorge d’un roux vif; parties inférieures d’un blanc roussàtre; bec et pieds noirs. Taille, cinq pouces. Du Brésil.

ÇYPSÊLE. Cypsella. bot. Mirhcl donne ce nom à un fruit carcéculaire, dont le péricarpe, adhérent, contient une graine dressée, sans périsperme, à radicule tournéedu côtédu bile. Le mot Cypsèle correspond à celui de Slepbanoe de Devaux et à celui d'Akènede Richard.

CYPSÉLÉE. Cypselea. bot. Genre de la famille des Porlulacées, eide la Diandrie Monogynie, L., établi par Turpin (Ann. du Mus., vol. vu, p. 210) et caractérisé : de la manière suivante : calice monophylle, à cinq divisions profondes et colorées; les deux extérieures plus courtes; corolle nulle; deux à trois étamines à filets insérés à la base du calice et alternes avec ses lobes qu’ils égalent en hauteur; ovaire libre, uniloculaire, marqué de quatre sillons, et surmonté d’un style bifide; capsule polysperrac. ayant la forme d'une ruche à miel (d’où le nom générique) s’ouvrant transversalement à

sa base; graines très -nombreuses, attachées à un réceptacle central. Ce genre diffère essentiellement du Trianthcma avec lequel il a de grands rapports, par le nombre de ses étamines, par son fruit uniloculaire et polyspermc, et par ses fleurs solitaires et pédonculées. Son auteur n’en a décrit qu’une seule espèce , le Cypselca humifusa , herbe rampante des marais desséchés des environs de la ville du Cap, à Saint-Domingue. L'exiguïté de celle plante et son peu d'intérêt ont retardé la connaissance de ce genre, car la plante existait déjà dans les herbiers sous d’autres noms. Du reste, Turpin \ en a donné une figure très-exacte et accompagnée de tous les détails de la fructification.

CYPSELUS. ois. Synonyme de Martinet.

CYPTURE. Cypturus. ixs Genre de’ Coléoptères pentamères. établi par le I)r Erichson, dans la famille des Clavicornes, pour un Insecte récemment apporté de l'Inde. Caractères : mandibules exsertes, égales et dentelées; antennes filiformes, à articles épais, terminées par un bouton arrondi, logées dans des rainures pectorales profondes; proslcrnum profondément échancré en arrière ; corps épais; pénultième anneau de l’abdomen incliné, assez grand, de même que le dernier qui est orbiculairc et entièrement courbé. Le Cypturus Ænescens est d’un noir bronzé, parsemé de très-petits points enfoncés; il a sur les élylres des stries dorsales, dont les trois extérieures sont entières , les autres sont en partie effacées. La longueur totale est de trois lignes.

CYRÈNE. Cyrena. non. Ce genre a tant de rapports avec les Vénus quant à la forme, et avec les Cyclades quant à la charnière et à l'habitation, qu’on ne doit pas s'étonner si les auteurs, avant Lamarck, l'ont confondu tantôt avec un genre, tantôt avec un autre. On voit en effet Linné en mettre quelques espèces avec les Tellines, d'autres avec les Vénus; on voit également Chemnilz commettre la même faute. C’est Bruguière qui, le premier, a réuni dans un même cadre les Coquillages des deux genres qui, effectivement, ont le plus de rapports soit dans la forme, soit dans l’habitation, soit même dans les caractères tirés de la charnière. Cependant les Cyclades conservent toujours très -peu d'épaisseur, acquièrent rarement le même volume, et offrent des différences notables dans leur charnière, comme d’avoir les dents cardinales au nombre de deux seulement; quelquefois même il n’y en a qu'une, et d’autres fois elles n'existent pas du tout ou ne sont que rudimentaires. Dans les Cyrènes, au contraire, les dents cardinales sont constantes, bien exprimées dans les plus petites espèces comme dans les plus grandes; il y en a trois à chaque vajve.ou au moins deux à l’une et trois à l'autre. Il existe même de très- petites espèces que l’on confondrait très -facilement avec les Cyclades si l’on n'avait ce caractère constant de la charnière. 11 est inutile de dire qu’on ne peut guère les confondre avec les Vénus, les Cytliérées ou les Cyprines, d’abord par leur habitation, ensuite par les dents latérales, une de chaque côté des cardinales. Ce qui prouve d’ailleurs la solidité et la nécessité de ce genre, c'est que depuis la connaissance que Lamarck en a donnée, presque tous les auteurs l’ont admis comme genre ou comme sousgenre. Cependant Cuvier n'en fait pas mention dans le

Règne Animal ; il conserve le genre Cycladc tel que Bruguière l’avait fait; c'est ce qu’a fait également Schweigeer. Mais Férussac (Tald. Syst.) l’a adopté sans le modifier, tandis qu’Ockcn cl Regcrlo l’ont proposé sous le nom de Corbicule. Quoi qu'il en soit, voici les caractères que Lamarck lui donne : coquille arrondie, trigone, enflée ou ventrue, solide, inéquilalérale, épidermifère, à crochets écorchés; charnière ayant trois dents sur chaque valve ; les dents latérales presque toujours au nombre de deux dont une souvent est rapprochée des cardinales; ligament extérieur sur le côté le plus grand. Toutes les Cyrènes habitent les eaux douces et surtout celles des pays chauds. Elles paraissent maintenant étrangères à l'Europe, quoique, dans l’ancienne nature, elles y aient été répandues avec aboudance. Il y a quelques années, quelques espèces fossiles étaient à peine connues, encore étaient-elles contestées comme appartenant à ce genre. Férussac en fil connaître le premier quelques espèces des terrains d’eau douce d'Épernay. Depuis, Deshaies eut occasion d'en recueillir onze dans différentes localités des environs de Paris, où il a observé ce fait remarquable, que toujours elles se sont trouvées mélangées avec des Coquilles marines, quelle que soit d’ailleurs la position des couches.

Dents latérales serrulées ou dentelées.

Cyréne rexbrixie. Cyrena fuseata, Lamk., Anim. sans vert. T. v, p. 552, n° 4; Encycl., pl. 302, fig. 2, a, B, c; Chernn., Conch. T. vi, lab. 50, fig. 321. Elle est cordiforme, d'un brun verdâtre, sillonnée transversalement; sillons subimbriqués, très- rapprochés en dedans; elle est violette vers les crochets; les dents latérales sont très-longues, finement dentelées; sa largeur est de douze à treize lignes. Elle habile les fleuves de la Chine et du Levant.

Cyréne cerclée. Cyrena fluminea, Lamk., loc. cit. n° 5; Tellina fluminea, L. , Chemn., Conch., T. vi, p. 321, t. 30, fig. 322-323. Elle est cordiforme. globuleuse, d'un vert fauve, élégamment sillonnée; les sillons sont concentriques ; à l’intérieur, elle est marquée de taches blanches et violettes, et quelquefois elle offre une bande demi-circulaire noire ou d'un violet plus foncé, comme dans l'espèce précédente; les dents latérales sont longues et finement dentelées. Son diamètre transversal est de onze lignes. Elle sc trouve avec la précédente dans les fleuves de la Chine et du Levant. C’est dans cette section du genre que viennent se ranger quatre ou cinq espèces fossiles des environs de Paris, et, entre autres, les deux suivantes :

Cyréne Donaciai.r. Cyrena Donacialis, Desh. Elle est oblique, siiblriangulaire, Irès-inéquilatérale, irré- I gulièrcmcnt slriée, plutôt par ses accroissements que | par des stries constantes; de ses dents latérales, l'anlé- ! rieure est la plus longue, toutes deux finement dentelées ; il y a trois dents cardinales à chaque valve. On la trouve aux environs de Soissons. Les plus grands individus ont un pouce de large.

Cyréne obiiqee. Cyrena obliqua , Desh. Celle-ci a quelques rapports de forme avec la précédente; elle s'en distingue cependant en ce qu’elle est plus petite, moins inéquilalérale ; elle est Iransverie, non triangulaire, aplatie, à crochets peu saillants, irrégulièrement

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striée; «tries très fines; dents latérales presque «'paiement longues, finement «triées; trois dents cardinales, celle du milieu est bifide. Deshaics l’a trouvée à Maule, non loin de Grignon.

■ff Dents latérales entières.

Cyiè5e de Ceylax. Cyrena Ceylanica , Lamk.,/oc. cit. p. 554, n° 11; Venus Ceylanica , Cheinn., Concli., T. vi, pag. 333, tab. 32, fig. 330; Venus coaxans , L. Encycl. (pl.502, fig. 4, a, b). Celte Coquille est enflée, suhcnrdiforine.à croehets écorchés, peu saillants et souvent rongés, inéqtiilalérale, ayant son côté antérieur subanguleux; clic est finement et irrégulièrement striée; son épiderme est verdâtre; elle est blanche en dedans, large quelquefois de deux pouces et demi; elle habite les rivières de Pile de Ceylan. Lamarck ne cite aucune espèce fossile pour cette seconde division du genre; Deshaies en a décrit pourtant sept dont les principales sont :

Cyrf.ye déprimée. Cyrena depressa , Desh. Grande et belle Coquille fossile, subiuéquilalérale, aplatie, suborbiculaire; son angle antérieur est saillant, son côté antérieur aminci et séparé du reste par une cote arrondie, qui descend obliquement des crochets; ceux-ci sont petits, peu saillants; la Coquille est lisse à l’extérieur, quelquefois rustiquée par des accroissements assez réguliers. Il y a trois dents cardinales dont la médiane et la postérieure sont bifides; des dents latérales, l’antérieure, courte et entière, est près des cardinales; la postérieure est plus allongée, séparée des dents cardinales par la longueur du ligament; celui-ci est enfoncé; implanté sur des nymphes bien apparentes; la suture est bâillante. Elle est large de près de deux pouces. Elle a été recueillie à Iloudnn.

CVRfcvE coRDiroRiÉ. Cyrena cordiformis , Dcsli. Elle est ventrue, bombée; scs crochets sont saillants, ce qui la rend cordiforme. Elle est siibinéquilatérale, suhorbiculaire, lisse, mince; trois dents cardinales â chaque valve; les dents latérales sont entières, courtes et peu saillantes. Celle espèce varie un peu. Quelques individus deviennent subtransverscs, et montrent quelques stries irrégulières; dans quelques autres, la lunule est peu sensible ; dans d’autres , elle est bien prononcée. Elle a sept à huit lignes de large.

CYRENOIDE. Cyrenoida. moll. Ce genre, établi par Joannis. a les plus grands rapports avec celui qui précède; il en diffère par la conformation toute particulière de la charnière de la Coquille, qui manque de dents latérales, par la dent cardinale de la valve droite, qui est longue et lamelleuse, tandis que la postérieure est très-petite, enfin par l’épaisseur de la Coquille, qui est peu considérable et par la longueur de son ligament. La seule espèce connue jusqu’à ce jour a été nommée Cyrexoide de Dipoyt, Cyrenoida Dupontii ; elle a trente trois millimètres de bailleur et trente-deux de longueur. Sa Coquille est équi valve, subéqiiilatérale, presque ronde et renflée, recouverte d'un épiderme d*un brun rougeâtre, comme certains Unios. Les sommets légèrement courbés en avant sont cariés, et cette carie se prolonge sur les flancs; le ligament extérieur est peu bombé, l’écusson petit, triangulaire, saillant et terminé par un pli brusque. Les stries d’accroissement

sont très -fines cl l'épiderme d’autant plus développé qu'on approche plus des bords. La partie inférieure et postérieure du limbe présente une saillie qui fait que la , Coquille semble roslrée. A l’intérieur la Coquille est 1 bleuâtre, avec des taches d’un brun rouge, correspondantes aux caries extérieures. On la trouve dans la rivière du Sénégal.

CYKESTE. (ÿreslis. ns. Lépidoptères diurnes. Boisduval a formé ce genre aux dépens des Nymphalcs de : La treille et de Godard; mais les différences sont si peu : rationnelles que, si on les admettait, ces genres pourraient se multiplier jusqu'au nombre des espèces.

; CY'RIE. Cyria. ns. Genre de Coléoptères pentamères, de la famille des Slcrnoxes, institué par Serville. Caractères : antennes de onze articles grêles et peu élargis : le premier assez long, peu en massue, presque linéaire; le deuxième court, les autres assez allongés cl allant en diminuant jusqu’à l’extrémité; palpes maxillaires de trois articles, le dernier sécuriforme, plus long, que le pénultième; palpes labiales ayant le dernier article plus long que le premier; menton assez grand, avec sa base cornée; mandibules courtes, épaisses, concaves - intérieurement et dentées sur les côtés; yeux granits, ovales, oblongset rapprochés à la partie supérieure de la tête; corselet déprimé, large, presque carré, trilobé , postérieurement; écusson non apparent; corps légèrei ment convexe en dessus; élylres parallèles, depuis leur base jusqu'au delà du milieu, et se rétrécissant ensuite j vers l'extrémité; tarses grêles, avec le dernier article | allongé en massue. Le type de ce genre est le Hupres tis imperialis de Fab., originaire de la Nouvelle-Bol-* j lande.

CYRILLE. Cyrilla . bot. Genre de la famille des I Ericinées, et de la Pentnndrie Monogvnie, fondé par | Linné et ainsi caractérisé : calice très-petit, subturbiné,

! à cinq divisions profondes, ovales , lancéolées; corolle ! innrcescente, trois fois plus grande que le calice, formée ! de cinq pétales étalés, disposés en étoile, consistants et ; hvpogyiies; cinq étamines alternes avec les pétales , plus courts que ces derniers, à anthères cordées et bifides inférieurement; ovaire inséré sur un petit disque, surmonté d’un style court et de deux ou trois stigmates; baie très-petite, enveloppée par les organes de la fructification persistants, bivalve, biloculaire etmucronéc; graine solitaire dans chaque loge, suspendue au moyen j d’un funicule. Ces caractères éloignent ce genre de VItea, avec lequel L’Héritier, Swartz (Fl. Ind.-Occid. 1. p. 500) et Lamarck l’avalent réuni.

Dans la Flore de l’Ainérique boréale susmentionnée, l’espèce unique de ce genre, décrite par Linné sous le nom de Cyrilla raccmiflora , a été partagée en deux plantes distinctes, qui ont été nommées Cyrilla Caroliniana et Cyrilla Antillana , d’après leurs patries respectives. Poirct observe, dans le Supplément de l’Encyclopédie, que les différences entre ces deux plantes s'évanouissent tellement, dans les divers échantillons soumis à son examen, que leur distinction ne lui semble pas naturelle. L’Héritier ( Stirpes Aorte, p. 137, l. GG) a donné une belle figure du Cyrilla racemiflora I de Linné sous le nom ù'itea ; détruisant ainsi le genre ' Cyrilla, il a donné ce nom à une plante qu'il a décrite

et figurée, loc. f/7., p. 147, l. 71; mais sa Cyril la pulchet/a n’est autre que \'Ae hi mènes, de Brown, genre de la famille des Scropliularinées, et qui a été confondu par les divers auteurs avec plusieurs autres.

CYROYER. bot. tr. RiUédie.

CYRTA. bot. T. Cyrte.

CYRTANDRACÉES. Cyrtandraceœ. bot. Jack, dans le quatorzième volume des Transactions de la Société Linnéenne de Londres, pag. 15, a proposé d'établir une famille nouvelle, dont le genre Cyrtandra serait le type, et qui, quoique voisine des Bignoniacées, s’en distinguerait cependant en quelques points. U lui donne pour caractères: un calice mouosépale, divisé; une corolle monopétale, bypogyne, ordinairement irrégulière et à cinq lobes; les étamines au nombre de quatre, réunies deux à deux par paires, ont quelquefois deux de leurs anthères qui avortent; l'ovaire environné d'un disque glanduleux est à deux loges, et parait quelquefois quadriloculaire; chaque loge est polysperme; le style est simple et se termine par un stigmate formé de deux lamelles ou de deux lobes; le fruit est une capsule ou une baie bkloculaire, bivalve et polys|>erme; les cloisons, opposées aux valves, sont partagées en deux lames divergentes et recourl»ées en arrière, où elles portent les graines sur leur bord libre; il résulte de celte disposition qu'au premier coup d’oeil le fruit parait â quatre loges.

• Les Cyrtandracées sont des herbes ou des arbustes à feuilles simples, ordinairement opposées, dépourvues de stipules. Leurs fleurs, qui ressemblent tout à fait à celles des Bignoniacées, sont axillaires. Outre le genre Cyrtandra , l’auteur place dans celte famille le Dittjcmocat~pus de Wailich, et deux autres nouveaux qu'il nomme Laxonia cl Æschynanthus.

CYRT ANDRE. Cyrtandra. bot. Type de la famille des Cyrtandracées. Ce genre, établi par Fortler, ne se composait iRie de deux espèces, Cyrtandra hiftora et Cyrtandra çymosa , d’abord décrites par lui sous le nom de Bvsteria.S abl, dans son E nu me ratio Plantarum , y a ajouté une troisième espèce. Cyrtandra staminea , originaire de Java, que Blume a placée plus récemment dans son genre Agalmyla. Enfin, dans le Mémoire précédemment cité, Jack en décrit onze espèces nouvelles, observées dans l’Inde. Voici les caractères de ce genre :

. calice à cinq divisions profondes; corolle monopétale, infumlibuliforme. dilatée vers son ouverture, ayant son limbe à cinq divisions inégales et quelquefois disposées en deux lèvres; les étamines, au nombre de quatre, ont deux de leurs anthères qui avortent constamment ; le fruit est charnu, plus long que le calice qui persiste; les deux cloisons se divisent en deux lames, dont toute la face interne est recouverte de graines. Les Cyrtandres croissent dans l'Inde; elles ont leur tige herbacée ou sous- frutescente; leurs feuilles simples, opposées, dont une est souvent plus petite et avorte presque totalement; les fleurs sont fréquemment en capitules environnés d'un involucre. Aux espèces décrites par le docteur Jack, Blume, dans son Bydrayen tôt Flora Jara, en a ajouté treize qu'il a découvertes dans l‘ile dont il a fait une si heureuse et savante investigation. Le docteur Blume a établi deux sections dans le genre

Cyrlandro ; il place dans la première toutes les espèces à lige herbacée, tombante, à fleurs blanches, enfermées dans un involucre presque monophylle. La seconde section renferme les Cyrlandres dont la tige est suffrutescente. dressée, à Heurs d'un pourpre sale ou jaunâtre, la plupart petites ou réunies en faisceaux.

CYRTANTHG. Cyrtanthus. bot. Genre de la famille des Narcissées, Ilexandrie Monogynie, L., établi par Aiton, avec les caractères suivants : périantlie supère, tubuleux, en forme de massue, à six divisions ovales et oblongucs; filets des étamines inséré* sur le tube du périanlbe et accolés vers leur sommet. Les cinq espèces de ce genre sont toutes indigènes du cap de Bonne- Espérance, si ce n’est peut-être le Cyrtanthus rittatus, Desf. , dont on ne sait pas précisément la patrie. Ce sont de belles plantes à feuilles linéaires ou lancéolées et à corolles le plus souvent penchées et colorées en rouge lrô%-vif.' L’Héritier {Sert. Anyl. 15, t. IC) a placé parmi les Amatyllis, le Cyrtanthus anyustifolius , qui est notre Cyrtanthus spiralls, et le Cyrtanthus obliquas, Ait. Ces deux plantes avaient auparavant été décrites par Linné, sous les noms de Crinum anyusti folium cl Crinum obliquum. Willdenow a nommé Çyrtanthus ventricosus la plante que Jacquin {Hort. Schakbrunn , 1 , p. 40 . t. 7G) avait confondue avec le Çyrtanthns anyustifolius d'Aiton, et qui s’en distingue principalement par le tube de sa corolle ventru et non cylindrique, ou sensiblement élargi vers son sommet.

Cyrtattoi ex spirale. Cyrthantus spiralis, Burcb. Bot.regisl., I. 107. Sa hampe est droite, nue, cylindrique, d'un rouge brunâtre; elle soutient une dizaine de fleurs fort élégantes, d’un beau rouge écarlate, qui s'échappent en ombelle d'une spathe à deux folioles rougeâtres, aigues, et s’étalent en inclinant, de manière que le limbe est tourné vers la terre. Les feuilles qui entourent la hampe ont , comme elle, environ un pied de longueur; elles sont contournées en spirale, étroites et presque obtuses. Le tube de la corolle est allongé, rentlé ; le limbe a six découpures courtes, ovales, obtuses. Les six étamines ont leurs filaments rouges, insérés à la base du luise et terminés par des anthères jaunes, oblongues et conniventes. Le style, un peu plul long que les étamines, supporte un stigmate faiblement trifide. La capsule est triloculaire, trivalve, polysperme. La serre chaude, une terre chargée de sable et des arrosements bien ménagés, sont les conditions essentielles de la culture de ce bulbe qui donne difficilement des cayeux, ce qui rend conséquemment la plante fort rare dans les collections.

Ctrtaxthe raté. Cyrtanthus rittatus (Liliacées-, vol. 4, t. 182). C'est une espèce fort élégante et remarquable par les raies rouges et longitudinales du limbe de ses fleurs blanches.

Le nom de Cyrtanthus longiftorus a été mal à propos appliqué par Scbrcker au Posoqueria lonyiflora d’Aublet.

CYRTE. Cyrtus. us. Genre de Diplères, établi par Latreille dans la famille des Tanystoines. Caractères : corps large, court, presque glabre; télé petite et glo- | buleuse, presque entièrement occupée par les yeux qui I sont au nombre de trois, petits et lisses ; antennes très-

5 Dire. DIS 8CT1XCES HAT.

rapprochées, insérées sur le derrière de la tête, très- I petites, de deux articles d'égale grosseur et dont le j dernier présente une soie longue; bouche formée par j une sorte de lèvre supérieure recouvrant une trompe longue, menue, cylindrique, dirigée en arrière et creusée eu dessus par une gouttière recevant un suçoir de quatre soies; palpes très-courtes ou nulles; corselet élevé et bossu; ailes petites , inclinées de chaque côté du corps; cuillerons très-grands, recouvrant les balanciers; pattes grêles; jambes sans épines; tarses offrant deux crochets et trois pelotes sensibles. Le genre Cyrte correspond à celui désigné par Fahricius(^ sf. Jnlhl.) '• sous le nom d 'Accotera, mais qu’il ne faut pas confondre avec le genre Acrocère de Meigen, lequel en diffère à plusieurs égards.

Les Cyrles vivent sur les fleurs où on les trouve habituellement. Ils font entendre un petit son aigu, moins prononcé que celui des llombyles. On peut considérer comme type générique le Cyrte acéphale, Çyrtus ace phalus, Latr., ou VEmpis acephala de Villers [Entom. Linn. T. ni , tah. 10, fig. 21 ), qui est le tnéme que V Jcrocera gibba par. de Fabricius. Celte espèce a été trouvée par Latreille, au mois d'août, sur les coteaux du sud-ouest de la France. Une variété, rapportée de Barbarie par Desfontaines, et décrite par Fabricius sous le nom de Syrphuë gibbus, a été figurée i par Antoine Coquebert [lllutir. Icon. Inscct., dec.Z, tab. 93, fig. fl).

CYRTE. Cyrta. bot. Loureiro { Flor. Cochinchin 1, p. 340) a établi sous cc nom un genre appartenant à la Décandrie Monogynic, et paraissant se rapprocher de la famille des Sapolées. Ses principaux caractères sont : un calice en forme de coupe, inférieur, persistant et à cinq dente; une corolle monopélale, dont le tube est égal au calice; le limbe à cinq divisions lancéolées; les filets des dix étarnincs sont courts, dilatés à la base et insérés au fond de la corolle; anthères oblongueset ad nées ; ovaire arrondi et acuuiiné , surmonté d’un style subulé, plus long que la corolle et les étamines, et d’un stigmate simple; drupe oblong, atténué à ses deux extrémités, courbe, cotonneux, ne renferma nf qu’une seule semence oblongue, sillonnée et amincie à son sommet. Le Cyrla agréait», unique espèce de ce genre, est un arbrisseau de trois mètres environ de hauteur, à rameaux étalés, à feuilles ovales, acuminées, alternes et glabres; à fleurs blanches, plusieurs ensemble portées sur un même pédoncule. Cet arbrisseau se trouve dans les buissons de la Cochinchine.

CYRTIE. Cyrtia. «oï l. ross. Genre de Téréhratuliles que Dalman a formé aux dépens des genres Spirifer , ' Sow., et Anomites , Wahlemb.

CYRTOCARPE. Cyrlocarpa. bot. Parmi les nouveaux j genres de plantes de la Nouvelle-Espagne , créés par Kunth, d'après Uumholdl et Bonpland, on remarque le j Cyrtocarpe formé pour une seule espèce, dans la famille des Téréhinthacées, Décandrie Monogynie, L., avec i les caractères suivants : fleurs polygames; calice étalé, ù cinq divisions et persistant; cinq pétales sessiles, plus longs que le calice et imbriqués pendant l'estivation; dix étamines de la longueur du calice; disque grand, marqué de dix crénelures; un ovaire; un style ; un

stigmate qnailrifide. Le fruit est un drupe nbovatoelliptiqiie, avec cinq tubercules au milieu, qui contiennent chacun un osselet dur. Le Cyrlocarpa procera est un arbre élevé, à feuilles impari-pinnées , à folioles très-entières, à fleurs blanches, presque sessiles et groupées en épi.

CYRTOCHILE. Cyrtochilum. bot. Humboblt et Bonpland ont découvert, dans les Andes de la Nouvelle-Grenade, deux Orchidées qui leur ont paru devoir constituer un genre nouveau dans cette intéressante famille; cet avis ayant été partagé par Kunth, ce dernier, après avoir établi les caractères du genre, ainsi que nous allons les rapporter, proposa pour nom le dérivé des mots grecs xvproi, convexe, et x«Ao«, lèvre, faisant allusion à la forme particulière du lahclle. Ces caractères sont : un calice à six divisions; les cinq externes sont égales entre etlcs, étalées cl onguiculées. Le lahclle est raccourci, sans éperon, convexe et adhérent par sa base avec le gynoslème qui est mince et en forme d'ailes sur ses bords; l'anthère est terminale, à deux loges, s'otivrani par une sorte d’opercule; les masses polliniques sont au nombre de deux, formées de particules agglomérées et réunies toutes deux sur un pédicelle commun et filiforme. Les espèces qni composent cc genre sont des plantes herbacées, parasites et bulbifères; le\ir hampe est nue, et se termine par une panicule de fleurs pédicellées et munies de bractées; Tune, Cyrtochilum umlulalutn, a été figurée planche 84 de* l'ouvrage cité; les folioles externes de son calice sont ovales, ondulées et étalées. Elle croit dans les lieux rocailleux, près du village de l’Ascension, dans les Andes du royaume de la Nouvelle-Grenade. Elle a beaucoup de rapports avec VEpidendrum punclatum de Linné; le seconde, Cyrtochilum flexuosum , Knhlh, foc. clf., a les folioles de son calice également ondulées, réfléchies, les extérieures spalhulées, les intérieures ovales. Elle a été découverte au pied du mont Poranto de las Achttpallas, entre la ville d’Almagucr et le bourg de la Cruz. Enfin line troisième espèce, tÿrtochftupiflar estent, Botanical regist., t. 1G27, dont la décftfaverte est un peu plus récente, est originaire du Mexique, d’où elle a été importée en Angleterre, dans le courant de 1832. Elle a fleuri, au mois de juin, dans la collection de Richard Harrison d'Aigburgh. c’est une plante herbacée, à souche souterraine horizontale, cylindrique, tortueuse et rampante; les feuilles qpi entourent la hampe ou la tige, au nombre de deux , sont oblongues linéaires, ensiformes, obtuses, beaucoup plus courtes que les deux autres qui s’élancent du pseudobulbe. Celui ci est d'un vert gai, comme les feuilles, fort allongé et cylindrique. Les écailles qui enveloppent les liges sont imbriquées, acuminées, carinées et d’un jaune verdâtre. Les bractées, qui ont au delà de deux pouces, sont néanmoins un, peu plus courtes que les fleurs et d'un jaune orangé. Les sépales et les pétales sont jaunes, lincaires-lnncéolé* et pointus; le labelle est sessile, jaune, régulièrement parsemé de petites taches linéaires, d'un rouge pourpré, garni à sa base de poils serrés au lieu de tubercules. La colonne est courte, munie de deux ailes rouges-purpurines. L’anthère est à deux loges munies de deux masses poiliniques jaunes.

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