C Y II
Cette jolie piaule est Irüt-délicale; il faut la placer dans la serre chaude de manière à ce qu’elle ne souffre pas de la grande ardeur des rayons solaires. On la cultive en pots contenant sur une couche de gravier un terreau composé de détritus de vieux troncs. Elle se propage par la séparation de la souche annuelle.
CYRTODAlRE. uoll. Y. Cirtodaire et GYycinère.
CYRTOLÉPIDE. Cyrtolepiê. bot. Ce genre a été établi par Lesson dans la famille des Synnnlhérées. tribu des Senécionides, avec les caractères suivants r capitule multiflore, homogame; Heurs tubuleuses, à cinq dents; réceptacle convexe, muni de paillettes; involucre campanule, formé d'une seule rangée d'écailles arrondies, chorales, à sommet courbe et acuininé; tube de la corolle cylindrique et grêle, avec son limbe campanule; akène plan, un peu comprimé, à deux ailes découpées ou dentées; aigrette courte, en forme de couronne qui se développe et se confond avec les découpures des ailes de l'akène. Les deux espèces connues, Cyrtolepiê monanlha et Çrrtolcpis Alexandrina , sont des plantes herbacées, que l’on retrouve dans plusieurs régions de l'Orient; elles sont annuelles, à feuilles alternes, bipinnalipartitcs, à lobes linéaires. Les capitules sont jaunes, entièrement dépourvus de fleurs rayonnantes.
CYRTOMON. Cyrtomon. ms. Coléoptères télramères; genre de la famille des Rhynchophores, établi par Schoonherr.pourun insecte découvert deptiispeu au cap de Bonne-Espérance, et qui offre pour caractères : des Antennes médiocres, moins longues que le corselet. Insérées vers le milieu de la trompe, coudées et composées de douze articles, dont le premierépais, les deuxième et troisième les plus longs, obeoniques, les cinq suivants plus courts, lenticulaires et presque égaux; la massue, qui se compose des quatre derniers, est ovale etohlongue; tête exserte, hémisphérique; trompe longue, forte, cylindrique et médiocrement arquée; yeux ohiongs. un peu convexes et médiocrement rapprochés sur le front; corselet presque conique, bisjnusux â sa base, fortement arrondi postérieurement et canaliculé en dessous; corps orale-oblong. convexe, écailleux et pourvu d’ailes ; élylres oblongues, aussi larges que la partie postérieure du corselet, et atténuées à l’extrémité; pieds longs; cuisses postérieures les plus longues, faiblement renflées au milieu, avec une petite dent velue en dessous; jambes postérieures légèrement arquées; deux crochets au dernier article des tarses. Le. tyrîo mon camelus est ovale, noir, en partie recouvert d'écailles blanchâtres.
CYRTOl’ÈRE. Cyrtopera. bot. Genre de la famille des Orchidées, Gynandrie Monandrie, L., établi par Lindley qui lui assigne les caractères suivants : sépales et pétales presque égaux, ascendants et soudés à un prolongement en forme de pédoncule, du gynostème; labelle privé d'éperon, concave, un peu ventru, trilobé avec des veines longitudinales, calleuses, crélées ou tuberculeuses; gynostème demi-cylindrique, échancré; anthère uni-biloculaire; deux masses polliniques, bilobées postérieu remeut, avec la caudiculc courte, presque triangulaire. Les Cyrtopères soul’dcs plantes herbacées, à tiges épaisses, tantôt courtes, tantôt allongées et fusi-
formes; â feuilles plissées, â fleurs brillantes, réunies en grappe. On en a trouvé aux Indes, à Madagascar et dans l'Amérique tropicale. On peut considérer comme type du genre, le Cyrtopodium lYoodfortii , llook.. Bot. mag. 1814; ('ÿrtopodium ijlutiniferum , Radd., Limodorum , Thouars.
CYRTOPHYLLE. Cyrtophyllum. bot. Genre de la famille des Strycbnéacées, Pentandrie Monogynie, institué par Reinwardl qui lui donne pour caractères : calice divisé en cinq parties, imbriqué, persistant; corolle infundibuliforme.avec son limbe quinquéflde; cinq étamines exsertes; filaments insérés dans la partie supérieure du tube; anthères penchées, écbancréesà leur base; style filiforme; stigmate obtus; baie à deux loges polyspermes; réceptaclocbarnii. Les espècesdece genre spntdes arbres lactescents, à feuilles opposées, coriaces et glabres ; les fleurs sont réunies en coryrabes axillaires et terminaux. Du Japon et des Indes.
CYRTOPODK. Cyrtopodium. bot. Famille des Orchidées; Gynandrie Monandrié, Lin. Robert Brown a séparé du genre Cymbidium , une espèce qui y avait été placée d'après un examen trop superficiel, et en a formé le type d’un genre nouveau qu’il a appelé Cyrtopodium, de xvpros, courbé, et de r re£oj, pied, faisant allusion à la structure de la base inférieure de la tige, dans l'espèce qu'il analysait. Depuis, trois ou quatre autres Cyrtopodes sont venus se joindre au premier connu, de sorte que le genre a dû prendre un rang certain dans la classe des Orchidées. Quoique décrit1 depuis longtemps par certains auteurs, sous le nom d 'Epidendrum , le Cyrto- I’odk poxctl'Ê, Cyrtopodium punctotum ; Helteborus rumoaisaimus, Plum., iVor. pl. 9, 1. 187, n’était point connu autrement en Europe; ce n’est qu’en 1835 qu’il y fut apportée du Brésil, sa patrie, par W. Svvainson, et cultivée dans la collection de Ch. Makensie; il y fleurit au mois de juillet.
Le pseudobulbe est long d'un à deux pieds et même plus, cylindrique, comprimé, entouré d'écailles eugaînantes. imbriquées, acuminées, lancéolées, striées et d'un jaune fauve; il se termine par une touffe de six ou huit feuilles engainantes à la base, linéaires-lancéolées, acuminées au sommet, striées, d'un vert jaunâtre, longues de douxe à quinze pouces et larges de douze lignes. La lige s’élève de la base du psèudohulbe et là dépasse en hauteur; elle est arrondie, de la grosseur d’une forte plume, verte, régulièrement parsemée de taches rondes et purpurines, portant une belle panicule ramifiée et composée d’une vingtaine de grandes fleurs jaunes variées de pourpre; chacune d'elles est accompagnée d’une bractée de deux â trois pouces, membraneuse, lancéolée, aigue, ondulée et d’un jaune verdâtre. Les sépales et les pétales sont nblongs, ondulés, pointus, d’un jaune assez vif. marqués de taches transversales, d’un pourpre plus ou moins prononcé. Le labelle est d'une forme presque carré, uni â la base du gynostème, partagé en trois lobes dont les deux latéraux repliés et roulés en dedans; l'intermédiaire est plus large, arrondi, dilaté au sommet et un peu relevé en carène au centre, sa couleur est le jaune pur, avec les bords rugueux et d’un rouge foncé, éclatant. Le gynostème est vert, demi-cylindrique, recourbé de ma-
iiièrc que les loges de l'anthère s’inclinent et se cachent en partie entre les deux lobes latéraux du labelle; les masses polliuiques , au nombre de deux, sont oblongues, ovales, hilobées. portées sur une glandule ovale, a laquelle elles adhèrent par une caudicule courte et linéaire.
Le Cyhtotodr d’Axdersox , Cyrtopodium Andcrsonii y décrit et figuré par Lambert, dans le Botanicul reposit. t. 651, et le Botanical niag. t. 1800, est également au nombre des espèces cultivées dans le* serres européennes. Ces plantes ont l'Amérique méridionale et les Antilles pour patrie.
CYRTOPOGON. bot. Genre de la famille des Graminées, Triandrie Digynie, que Deauvois a érigé aux dépens de l’Aristide dichotome de Michaux, t Aristide.
CYRTOSIE. Cyrtosia. bot. Genre de la famille des Orchidées, Gynandrie Mouandrie , formé par BUime t Bydrag. Fl. Ind. 306). Caractères : cinq sépales connivents; labelle charnu, concave, intérieurement discoïde, uni inférieurement au gynostème; limbe droit, arrondi ou un peu échnncré; gynostème dilaté ou suhulé; anthère charnue, hiloculaire; deux masses polliuiques farinoso-piilpeuses; capsule siliquiforme, charnue; semences enveloppées d'une tunique. Les deux Cyrtosies décrites par Blume sont originaires de Java; ce sont des plantes herbacées, à racines tubéreuses, difformes, conglobées; les tiges sont nues, garnies seulement de stipules; les fleurs sont en épi ou paniculée* et bracléatées.
CYRTOSPERME. Cy 'rloapcrmum. bot. Ce genre de Raffincsque est le même que le Cryptotœnia.
CYRTOSTYLIS. Cyrtostylis. bot. Brown, dans son Prodrome, a fait un genre nouveau d’ftrchidées, auquel il a donné ce nom; son périanthe eslbilahié; 1rs quatre divisions latérales sont égales entre elles et étalées; le labelle est dressé, plan, obtus, entier, et présente deux petites callosités à sa base; le gynostème est semi-cylindrique, un peu renflé vers son sommet; Panthère est terminale, persistante, à deux loges rapprochées, contenant chacune deux masses polliniques pulvérulentes et comprimées. Ce genre ne sc compose que d'une seule espèce, Cyrtostylis reniformis, Brown, loc. ci/. C’est une petite plante herbacée, ayant le port de VAcianthus , portant une seule feuille réniformeel A plusieurs nervures, des fleurs renversées, c'est-à-dire dont le labelle est supérieur. Elle a été observée aux environs de Port Jackson, par Brown qui pense que le Malaxis lilifolia de Swarlz doit faire partie de ce genre. Sa structure l’y rapporte tout à fait, tandis que son port l’en éloigne considérablement.
CYRTOTROPIDE. Cyrtotropis. bot. Genre de la famille des Légumineuses , établi par Wallich dans son bel ouvrage intitulé : Planta asialicœ rariores, etc. Caractères : calice hilabié; lèvre supérieure unidenléc, l’inférieure ô trois dents; corolle papilionacée; étendard réfléchi, avec deux callosités à sa hase; carène linéaire, falciforme, ascendante et très- longue; ailes cunéiformes, courtes, divariquées; légume sessile, linéaire, comprimé, tapissé intérieurement par une membrane libre, un peu spongieuse, à plusieurs loges séparées par des étranglements. Le Cyrtotropis carnca est
un arbuste qui a l'aspect d'un Dolichos ou d’une Kennedie, genres voisins du Cyrtotropidc; il croit suç le* montagnes élevées du Népaul.
CYSTAMHF.. rot. Dans son Prodrome de la Flore de la Nouvelle-Hollande, Brown a foudéce genre sur une plante de ce vaste pays, en lui assignant les caractère* suivants ■ calice foliacé; corolle fermée en forme de coiffe, s’ouvrant transversalement et laissant persister sa base tronquée; étamines liypogyncs, persistantes; point t’écailles hypogvnes; capsule offrant des placentas suspendus et libres au sommet d'une colonne centrale. Ce genre, que son auteur place dans la nouvelle > famille qu'il établit sous le nom d'Epacridées, ne renferme qu'une seule espèce, le Cystanthe Sprengetioïdes, arbrisseau qui a le port des Sprengelia de Smith et des Ponceletia et Costa elia de Brown, si ce n'est que ses rameaux portent des empreintes annulaires à l’endroit où les feuilles sont tombées. Il y en a deux variétés l'une à feuilles allongées et réfléchies, qui croit sur les (tentes ombragées des montagnes de la terre de Diémen à la Nouvelle Hollande ; l'autre à feuilles beaucoup plus petites, que l'on trouve au sommet des montagnes du même pays.
CYSTIBRANCHES. Cystibranchia. crgst. Section de l'ordre des Isopodes, établie par Latreille(Règn. Anim. de Cuv.) et qu'il caractérise de la manière suivante : corps ordinairement linéaire ou semblable à un fil ; tète portant quatre antennes aétacées, dont les deux supérieures plus longues, deux immobiles, point ou peu saillantes; bouche consistant en un labre; deuj; mandibules sans palpes; une languette profondément échancréc, divisée et eh forme de lèvre; deux paires de mâchoires rapprochées sur un même plan transversal, et dont la paire inférieure, plus petite, forme avec la première une seconde fausse lèvre; enfin, deux piedsmâchoires de six articles, dont le dernier pointu : le premier forme, en sc réunissant à celui du côté opposé, une troisième lèvre ou la plus extérieure; tronc formé par six-anneattx ( le premier ou celui qui est uni à la télé non compris) supportant tous des appendices manquant le plus souvent ou n'étant que rudimentaires sur le second et le troisième anneau , et constituant dans les autres des pattes proprement dites ; queue trèscourte, composée d’un à deux segments, avec quelques petits appendices peu saillants, en forme de tubercules, à l'extrémité postérieure et inférieure; femelles portant leurs œufs sous les second et troisième anneaux du corps, dans une poche formée d'écailfes. Les Cyslibranches diffèrent des autres Crustacés isopodes par des caractères d’une importance, telle, que Latreille a proposé d'ériger cette section en un ordre particulier, sous le nom de L«modieoi>es. Lœmodipoda , et qui aurait pour caractères : quatre mâchoires disposées sur le même plan transversal en forme de lèvre, comme celles des Myriapodes ; première paire de pieds proprement dits annexée à la tète ; branchies du dessous de la queue remplacées par de petits corps vésiculcux analogues à ceux de la base des pieds des Amphipodes. Suivant $avigny, ils avoisinent les Pycnogonons et lient avec eux les Arachnides aux Crustacés. Les Cystibrancbes se distinguent des autres genres par la nature de leurs
organes respiratoires qui consistent en des corps Vésiculaires, très-mous, tantôt au nombre de six, et situés un de chaque côté, sur les second, troisième et quatrième anneaux, à la base extérieure des pieds qui y sont attachés; tantôt au nombre de quatre, et annexés à autant de patte», vraies ou fausses, du. second et du troisième serment ou à leur place, si ceux-ci sont absolument dépourvus d’organes locomoteurs. Ils s’éloignent encore des autres genres par leur appareil mas- ; licatoire, qui tient de celui des autres Isopodes et des j Myriapodes ; leur languette est plus grande proportionnellement que dans les autres Crustacés, et se présente sous la forme d’une lèvre qui, dans les Cyamcs, est quadritide ; les deux paires de mâchoires composent une sorte de lèvre, et les pieds-mâchoires de la première paire sont réunis à leur hase de même que ceux des Myriapodes. Enfin, Ils différent en ce que les deux pieds antérieurs ou les seconds picds-màchoires sont insérés sous la tête; le premier segment du tronc étant intimement uni avec elle, très-court, et lui formant un cou ou un prolongement en arrière. Les pieds complets, au nombre de dix ù quatorze, sont terminés par un fort crochet; ceux de la seconde paire sout plus grands; l'avant-dernier article est renflé, et forme avec le crochet terminal une serre ou griffe.
Latreille divise cette section de la manière suivante :
I. Corps ovale, formé de segments larges et transversaux; des yeux lisses; pieds de longueur moyenne et robustes ; la quatrième et dernière pièce des antennes simple, ou sans articulations.
Genre : Cyame. Ici se rangent des espèces vivant en parasites sur des Cétacés et des Poissons, et n’ayant que dix pieds parfaits; le second et le troisième anneaux du corps eu sont dépourvus et offrent à leur place des appendices grêles, articulés, qui portent les organes vésiculeux présumés respiratoires.
II. Corps filiforme ; les segments très-étroits et longitudinaux; point d’yeux lisses ; pieds longs et grêles; la quatrième et dernière pièce des antennes supérieures articulée.
Genres : Cdevrolle, Proton, Leptomère. Les espèces appartenant à ces trois genres se tiennent parmi les plantes marines, marchent à lu manière des Chenilles arpenleuses, tournent quelquefois avec rapidité sur elles-mêmes, ou redressent leur corps en faisant vibrer leurs antennes; elles courbent, en nageant, les extrémités de leur corps,
(TYSTICAPNOS. bot. famille des Fumariacées de De Çaudolle, et Diadelphie llexandrie. Ce genre, extrait des Futnaria par Boerrhaave ( Lugil. Fort.. p. 301, t. 300), adopté par Gærtner [de Fruct. 2, p. 161 ), et récemment par De Candolle (Sysl. Feget ., 2, p. 112), offre les caractères suivants : quatre pétales, dont un seul bossu à sa base ; capsule vésiculeuse, polysperme, ayant des placentas réunis entre eux par un réseau membraneux. Le Cysticapnos Africang , Gærtn., Fumaria resicaria, L., est Punique espèce de ce genre : ^c’esl une plante herbacée, à rameaux grimpants, munie de pétioles terminés en vrilles, et ayant une corolle d’un blanc rosé. Elle est indigène du Cap.
CYST1CERQUE. Cysticercus . intest. Genre de l’ordre » »
des Vésiculaires, dont tes caractères sont : un kyste extérieur simple, renfermant un animal presque toujours solitaire, libre de toute adhérence, et dont le corps , presque cylindrique ou déprimé, se termine en arrière par une vésicule remplie d'un liquide transparent. La tête est munie de quatre suçoirs et d'une trompe couronnée de crochets. Les Cysticcrquos forment un genre peu nombreux en espèces, mais très-naturel. — Leur kyste épais, sans ouverture, leur sert de demeure et de prison ; ils n'y adhèrent en aucune manière; une couche mince de liquide les en sépare et leur permet d'exécuter quelques mouvements dans son étendue. Ils sont en général solitaires, rarement au nombre de deux dans une même enveloppe. L’animal se compose d'une tête tétragone munie de quatre suçoirs et d’une trompe garnie de crochets; d’un corps cylindroïde ou aplati, ridé, inégal; d’une vésicule caudale, d'une forme cl d’un volume variables, remplie d’un liquide transparent, contenant en solution une petite quantité d’Alburoine. Le kyste, qui enveloppe constamment les Cvslicerques, n'est formé que par un seul feuillet membraneux, offrant une résistance assez considérable. Sa surface intérieure est lisse et polie ; l'extérieure adhère de toutes paris au moyen de prolongements celluleux et vasculaires, souvent très-visibles. Les organes au milieu desquels les kystes sont plongés ne sont point détruits dans les points que ces derniers occupent; leur tissu est plutôt déplacé et refoulé lorsqu'ils se rencontrent à la surface des viscères recouverts d'une membrane séreuse; ils sont souvent enveloppés entièrement par celte dernière et ne tiennent que par un mince pédicule. Celle disposition se rencontre très- fréquemment pour le Cyslicerque pisiforme. Il est présumable que le kyste est une dépendance de l'animal dans les organes duquel il se trouve; qu'il a une vie commune avec lui, puisqu'il existe entre eux des communications celluleuses et vasculaires, et que le kyste exhale à sa surface interne un fluide séreux, destiné sans doute ù nourrir le Ver renfermé dans sa cavité. La tête des Cysticerques est susceptible de rentrer dans le corps, et celui-ci de se replier sur lui-méme dans une étendue variable, comme les tentacules des Limaces. Dans quelques espèces, le corps peut rentrer dans la vésicule et s’y trouver entièrement caché. Lorsqu’on rencontre des Cysticerques sur un animal mort, ils sont toujours rétractés. La tête ressemble beaucoup à celle des Ténias armés ; elle est télragone; son sommet est orné d'une trompe rétractile, courte et garnie d’un double rang de crochets dont la pointe se dirige en arrière. Les suçoirs , au nombre de quatre, placés aux angles de la télé, sout grands, profonds, bordés d’un anneau musculeux, et ressemblent beaucoup aux pores des Distonies. Le col n'est qu'une dépression plus ou moins longue et qui n’existe pas dans toutes les espèces. Le corps est plus ou moins allongé, sa surface externe est couverte de rides inégales, qui lui donnent un aspect articulé; il est creux intérieurement, sa cavité ne communique point avec celle de la vésicule caudale ; il ne faut pas regarder comme faisant partie du corps, la portion de la vésicule qui y adhèreetqui se trouve quelquefois allongée en tube; le corps est toujours ridé, et ce qui appartient à la vési-
C Y fl
cule ne l'est point; le tissu qui forme le corps est d’un . Marie de lait, d'une consistance médiocre, sans fibres apparentes et rempli d'une énorme quantité de petits corps vésiculaires, arrondis, plus nombreux ù la face interne et se détachant facilement ; vus au microscope, ils sont entièrement transparents. La vésicule caudale varie de forme et de volume suivant les espèces ; elle renferme un liquide incolore qui tient en solution une petite quantité d’Albumine. Les parois sont beaucoup plus minces que celles du corps à l'état frais.
Si l’on met des Cysticerques vivants dans de l’eau tiède, on voit la vésicule caudale légèrement agitée de mouvements ondulatoires ; elle s'allonge, se contracte de sa base vers la partie antérieure, et bientôt le corps et la tête se développent à l'extérieur. Dans le moment de la contraction, la surface de la vésicule présente des rides transversales d'uue grande régularité. On ignore le temps que les Cysticerques peuvent vivre; on ignore également celui qu'ils mettent à se dévelop|>er. Tout porte à croire que ces époques varient suivant les espèces. 11 est des Cysticerques que l’on trouve toujours dans le même étal de développement, tel est celui du tissu cellulaire. Le Cy6ticerque à col étroit varie depuis le volume d’une noisette jusqu'à celui du poing; mais l'Animal est toujours parfaitement conformé, quelle que soit sa grandeur. Le Cysliccrque fasciolaire a été observé à divers degrés de développement : Goéze a fait sur ce singulier animal une série d'observations trèsintéressantes que le hasard nous a mis à même de répéter et dont voici Je précis. Les Cysticerques n'ont encore été trouvés que dans des .Mammifères; ils habitent en général un organe particulier tel que le foie, !e mésentère, etc. Une espèce (le Cysticerque du tissu cellulaire) les attaque tous indistinctement. Le cerveau, le cœur, les poumons, les yeux, les muscles, etc., en sont quelquefois tellement pénétrés que les kystes se touchent. C'est à la présence de ces animaux qu’est due celte dégoûtante maladie des porcs, que l'on nomme ladrerie et dont l'homme n'est pas lui-méine exempt. Jludolphi rapporte un exemple bien remarquable d’une femme dans le cerveau de laquelle le Cysticerque du tissu cellulaire se trouvait en abondance; plusieurs muscles en étaient pénétrés; il en rencontra trois dans les colonnes charnues du cœur.
Cysticerque fasciolaire. Cysiicercus fasciolaris, Rud.,Syn., p. 179, n*1; Hydatigera fasciolaris, Lamk,, Anim. sans vert., 3, p. 134, n° 1 . Ce Ver, confondu avec les Ténias par Pallas et d'autres auteurs, est long de six à sept pouces, large de deux lignes dans sa partie antérieure et d’une postérieurement ; pourvu d'uue tête à grands suçoirs avec une trompe cylindrique, épaisse, obtuse. Le corps est allongé, aplati, couvert de rides régulières qui le font paraître comme articulé; il a été trouvé dans le foie de plusieurs Rongeurs du genre des liais, de quelques Chauves-Souris.
Cysticerque a col étroit, Cysticcrcus tcnuicollis , Itud., Syn., p. 180, n° 3 ; JJydatis globosa , Lamk., 3, p. 132, nw 1. Ce Ver, long d'un à deux pouces, a la tête médiocre, à suçoirs orbiculaircs; le col étroit, d’une longueur et d’une forme variables. Le corps, cylindrique ou déprimé, est couvert de rides irrégulières, très-
rapprochées. rarement écartées, avec une très-grande vésicule caudale, souvent globuleuses, rarement ovales ou oblongues. Habite sous le péritoine et la plèvre de la plupart des animaux, les domestiques surtout.
CYSTICERQUE DU TISSU CELLULAIRE. CystiCCrCUS Cel-
lulosœ, Rud., Syn., p. 180, n°4; Hydatigera ce/lulusæ, Lamk., 3. p. 134. n° 3. C’est à la présence de ce Ver que les Cochons doivent la maladie connue sous le nom de ladrerie. Il s'empare du lissu, des chairs et des viscères; il s’y multiplie en énorme quantité, et l’art est souvent impuissant contre l'invasion jjc cet ennemi, très-connu des médecins et des vétérinaires.
Cysticerque usiforre. Cysiicercus pisiformis , Rud., Syn., p. 181, n° G; Hydutis pisiformis , Lamk., 3, p. 152, n<*2. C’est un petit Ver, de cinq à huit lignes de longueur, à léte moyenne, armée de suçoirs orbicu- Jaires. profonds et d’une trompe courte et grosse, couronnée de crochets médiocres. Le corps est rugueux, légèrement aplati et de la même longueur environ que la vésicule caudale. Habile la surface du foie, de l’estomac, etc., du Lièvre et du Lapin.
L'on connaît encore le Cysticerque fisti laire, Rud., Syn., p. 179, u° 2, qui habile le Cheval. — Cysticerque a Luxe col, Rud., p. 180, n° 5; le Campagnol.— Cysticerque si'IIoerocêph ale , Rud., p. 181, n° 7 ; le Mangous. — Rudolphi regarde comme espèces douteuses les Cysticerques des viscères de l’Homme, du Chien, du Putois, delà Taupe, du Lièvre, du Dauphin.
CYST1COLE. Cysticola. ois. Lesson a formé ce genre aux dépens de celui trop nombreux des Bec- Fins ou Sylvies; et quoique les caractères distinctifs n'en soient pas très-saillants, on parviendra néanmoins à les établir d'une manière suffisamment tranchée dans les espèces que nous allons citer. Ces caractères consistent principalement dans un bec grêle, allongé, subulé et faiblement recourbé; dans les tarses qui sont minces et grêles ; enfin dans la queue qui est de moyenne longueur et composée de reclrices étagées, lui donnant une forme ample, arrondie et graduée. Ouant aux habi tudes de ces Oiseaux, elles sont absolument les mêmes que celles des Sylvies ; leurs formes sont élancées et gracieuses.
Cysticole citrix. Cysticola subeitrina; Sylcia sub- /lara, Vietll. Levait., Ois. d’Af., pl. 127. Parties supérieures brunes, nuancées de jaunâtre; les inférieures blanches, teintées de jaune avec quelques taches brunes au bas du cou ; rémiges et reclrices de couleur isabelle;,^, queue longue, étagée, l»ec et pieds noirâtres. Taflle,' cinq pouces. Du Sénégal. *
Cysticole connu*. Cysticola r ulgaris; Sylcia cisticola, Temtn., Man. 228. Sommet de la tète, nuque, dos et tectrices alaires d’un jaune brunâtre, avec des taches longitudinales d'une nuance plus obscure; bas du dos et croupion d’une teinte uniforme ; parties inférieures d’un blanc roussâtre, un peu plus foncé sur les flancs; queue courte. Irès-étagée et d’un brun noirâtre, avec je bord des reclrices roussâtre et une grande tache d'un noir profond à l'extrémité de toutes les latérales qui* sont en outre terminées de gris cendré. Taille, quatre pouces. Europe méridionale.
Cysticole criard. Cysticola dedans; Malaruscla-
y Goo
tua nx, Temm., OU. color., pl. 4C0, fig. 3. Parties sujiérieuret d’un gris brunâtre; de petites taches brunes, régulières, sur le sommet de la tête; lectrices alaires brunes, bordées de blanchâtre; rémiges brunes, liserées de gris ; parties inférieures blanchâtres, prenant une teinte d'isabelle sur les flancs; rectrèces brunes, terminées de blanc. Bec et pieds jaunâtres, la pointe du premier noire. Taille, quatre pouces et demi.Nuhie.
Cysticole fiittB. Cysticola gracilis ; Malarus gracilis, Temm.. Ois. color., pl. 4Gfl, fi,;. 1. Parties supérieures d un gris d'isabelle, parsemées de petites taches longitudinales un peu plus obscures; lectrices alaires et rémiges brunâtres, liserées de fauve-jaunâtre; parties inférieures blanchâtres, grisâtres sur les flancs; lectrices longues, grises, bariolées d’une teinte un peu plus foncée, avec une bande noire â l’extrémité qui est bordée de blanc; gorge et joues blanches; bec brun, avec la mandibule inférieure jaunâtre; pieds cendres. Taille, quatre pouces et demi. Egypte.
Cysticole Pavaxelr. Cysticola Brachxptera;Sylcia Brachyptera, 6m. Levai!., Ois. d’Af., pl. 122. Parties supérieures d'un brun roux foncé, avec des taches longitudinales,peu apparentes, d'une nuance plus obscure; les bords des rémiges et des tectrices alaires sont d’un gris fauve; le croupion est d’un brun roux; parties inférieures grises, avec quelques stries noirâtres et les flancs brunâtres; reclrices étagées, brunes, liserées de fauve; bec gris; pieds bruns. Taille, quatre pouces et demi. Afrique méridionale.
Cysticole PytcriRC. C/sticola Texlrix; Sylcia Textrtx, Vieil. Levail., Ois. d’Afriq., pl. 151. Parties supérieures brunes, avec le bord de chaque plume d’un gris fauve; une tache grisâtre en dessous de l’œil qui l’entoure â' moitié; parties inférieures blanchâtres, avec quelques petites dammules brunes; abdomen brun; rectrices courtes, peu étagées, brunes, terminées de gris blanchâtre; bec corné; pieds jaunâtres. Taille, trois pouces et demi. Afrique.
Cysticuie PoLYCiE. Cysticola Polychrous; Malurus Potychrous, Temm., Ois. color., pl. 4(30, fig. 3. Parties supérieures d’un gris d'isabelle foncé, parsemées de petites lâches plus obscures; bord des tectrices alaires et des rémiges fauve; joues à partir des narines, formant un grand espace triangulaire, qui entoure les yeux d’un blanc grisâtre, finement marqué de lignes grises et fauves; gorge blanchâtre; parties inférieures d'un fauve très -pâle; abdomen brunâtre; rectrices trèsétagées et longues, d'un gris fauve, bordées de grisâtre avec une tache noire près de l'extrémité ; bec brun ; mandibule inférieure blanchâtre; pieds orangés. Taille, six pouces. Java.
CYSTIOÎCOLE. Cystidicola. ititest. Genre établi par Fischer, réuni aux Fissules de Lamarckel aux Opbiostomes par Rudolphi.
CYSTiUION. Cystidiutn . bot. Link appelle ainsi un fruit sec, indéhiscent, que Gærlner a nommé Utricule et Mirbel Carcérale .
CYSTINE. eool. Substance particulière, découverte par Wollagton dans les calculs urinaires de l’homme. Ces calculs sont le résultat d'une cristallisation confuse j dont le noyau s’est inseusiblcment accru d’éléments '
jaunes, translucides et insipides. La Cysline est insoluble dans l'eau, l’alcool, les acides tartrique, citrique et acétique ; mais elle se dissout parfaitement dans les acides nitrique, sulfurique, hydrochlorique, etc., de même que dans les solutions de potasse, d’ammoniaque, de soude, de chaux , et funne avec tous ces agents des composés mixtes, susceptibles de cristalliser. Projetée sur des charbons ardents ou chauffée au chalumeau, elle se boursoutfle, se décompose, se charbonnc, exhale des vapeurs alliacées et félidés ; on obtient de sa distillation à feu nu des principes fluides et liquides, de l'ammoniaque et un charbon spongieux. Son analyse a produit : carbone 37; azote 34; hydrogène 12,5; oxigène 10,5.
CYSTINGIE. Cystingia. moll. Sous-genre de Tuniçiers, auquel Mac-Leay assigne pour caractères : corps â enveloppe coriace, â court pédoncule ; orifice bran chiai latéral, quadrifide, l'anal irrégulier et terminal; tous les deux peu apparents; sac branchial membraneux, fendu longitudinalement ; tentacules composés; canal intestinal latéral; estomac très-grand, s'étendant dans toute la longueur du corps; deux ovaires. Mac- Leay fait connaitre deux espèces, Cystingia Gri/fUsii et Cystingia ocato-globosa. Elles sont des mers du Nord, et constituent seules son nouveau genre.
CYST1QUES. îirriBT. C’est, selon Bosc, un ordre d’Intestinaux, qui doit contenir les genres Uydalide, Cœnure, Cysticcrque et Échinocoquc.
CYSTOCE1RE. Cystoceira. bot. Genre établi par Agardh {Sp. Alg p. 00) aux dépens des Fucus des auteurs, et dont les caractères consistent dans les réceptacles tuberculeux, lacuueux, contenant dc3 capsules confondues parotides filaments articulés. Son nom signifie vésicules enchaînées. Les racines des Cysloceires sont scutelliformes ; leur lige est ronde, souvent renflée inférieurement en vésicules ou étendue en frondes qui régnent dans toute la longueur ; leurs feuilles pinnées ou dichotoines et que ne couvre aucun pore, sont inférieurement planes et parcourues par une nervure, ayant leur extrémité filiforme garnie par dessus leur partie mitoyenne, de vésicules qui'porlent les réceptacles â leur extrémité ; ceux-ci sont lancéolés et loculés. L’auteur convient que ces caractères sont assez obscurs, et que le faciès est plus constant qu’eux; cependant l’admission du Fucus siliquosus parmi les Cystoceires prouve que ce faciès n’est pas plus certain que les caractères. Trente-neuf espèces, dont deux doivent êlre encore examinées pour y être comprises définitivement (les Fucus subfarcinatus , Mertens, et ! caudatus, Lahill., de la Nouvelle-Hollande), composent dans Agardh le genre Cysloceire. Les principales qu’on trouve communément sur nos côtes sont les Cystoceira ericoides , sedoides, Myrica, A bies marina, granulata, barbota , concatvnuta, diseurs et abrolanifulia. Parmi les espèces exotiques, est le Cystoceira triquetra, Fucus articulalus de Forskalli, de la mer Rou£e d’où Delile l’a rapportée.
CYSTOL1TUES. Écuix. Quelques oryctographes ont donné ce nom à des pointes d’Oursius fossiles, en forme de massue.
CYSTOPTËRIDE. bot. Même chose que Cisloptéride.
CYSTOSEIUA. bot. F. Lïstocube.
CYTHÊRÉE. Çythere. CfeUST. Genre fondé par Muller et placé dans l’ordre de* Brancbiopodes. Caractère* : un test bivalve; une tête cachée; deux antennes simplement velues; huit pattes. Ces petits Crustacés ont la plus grande analogie avec les Cypris, et n’en diffèrent guère que par le nombre des paires de pieds. Leur organisation est encore très- peu connue. On ne les trouve que dans les eaux salées, au milieu des Fucus et des Polypiers marins. Slraus les place dans son ordre des Ostrapodes. Muller ( Entomostr . seu Insecta tes - /area) en décrit et figure cinq espèces, parmi lesquelles la CvTnfcRfiE verte, Cythere viridis, tab. 7, fig. 1 et 2; Mono* u lus viridis, Fabr.
CYTHÊRÊE. Cytherea. ixs. Nom donné par Fabricius à un genre de Diptères , et que Latrcille a changé en celui de Million à cause de l’emploi qui en avait été précédemment fait par Muller, pour désigner un genre de l'ordre des Crustacés, f7. Mii.iox.
CYTUEHÉE. Cytherea. «oil. Ce genre joint à l’élégance des formes le brillant naturel, si rare parmi les Coquilles bivalves. Cet éclat est dû à ce que l'animal lie revêt sa coquille d'aucun épiderme ou drap marin. Lister les rangea dans ses Pétoncles , qui renferment indistinctement des Bucardes, des Vénus, des Cylliérées, des Tellines, en un mot presque toutes les Coquilles bivalves. Depuis Lister jusqu'à Linné, nous ne voyons aucun auteur faire avec elles un groupe particulier; Linné est le premier qui ait réuni dans son genre Vénus, non-seulement les Vénus d'aujourd'hui, mais encore les Cylhérécs qu’on en a séparées depuis. Le geurc de Liuné présente une coupe très-naturelle, qui semblait peu susceptible d'élre subdivisée; Bruguière lui- même n'en sentit pas le besoin, et il le conserva entièrement , comme on le voit par l’inspection des planches de l’Encyclopédie; cependant de nouvelles découvertes se faisant chaque jour, il était de plus en plus difficile de distinguer les espèces, et on était sur le point de ne plus s’y reconnaître, lorsque Lauiarck proposa une division générique que Pou dut saisir et conserver. 11 partagea en deux parties presque égales le genre Vénus, et facilita ainsi l'étude des espèces. Ce fut d’abord dans le Système des Animaux sans vertèbres, publié en 1801, et sous le nom de Meretrix, que ce genre fut proposé. L'inconvenance du nom détermina son auteur à lui substituer celui de Cythéréc dans les Mémoires sur les Fossiles des environs de Paris, insérés dansles Annales du Muséum ; dès lors ce nom fut adopté généralement et consacré au nouveau genre. Cuvier (Règne animal) admet les Cylbérées seulement comme sous-genre des Vénus. Ockcn lui conserve le nom de Meretrix ; et Megerle le divise en trois autres genres, yenus, Trigona, Orbiculus. Férussac (Tabl. Syst. des Anim. Mollusques) propose de diviser ce genre en cinq sous-genres : la yenus pect inata de Linné sert de type au premier, c’est le genre Arthemis d'Ocken; la yenus scripta de Linné sert de type au second , il rentre encore dans les Arthemis d'Ocken ; le troisième sous-genre est fait avec la t'enus tigre hq de Linné qui constitue le genre Loripes d’Ocken ; le quatrième avec la y enus exoleta de Linné, qui répond aux genres Orbiculus de Megerle et Arthemis d'Ocken ; enfin, le «
cinquième sons-genre est proposé sous le nom de Çy~^ thêrée. Quoique l’on sente très-bien la nécessité de par* ‘ * * tager en plusieurs sections le genre nombreux qui • nous occupe, il aurait suffi, à ce qu’il semble, d'adopter les divisions proposées par Lainarck; car n’étant jü faites que pour faciliter l'étude des espèces, et reposant par conséquent sur des caractères de peu de valeur, il importait peu que ces sous-divisions fussent basées pintôt sur tel caractère accessoire, que sur tel autre, ici c'est la forme générale ; là ce sont des bords crénelés ou lisses, qui servent à les établir. Nous dirons pourtant qu'il est plus naturel de se servir de la forme générale pour faire des divisions dans un genre que de tout | autre caractère, ce moyeu met en rapport les Coquilles analogues; c'est ainsi que le premier sous-genre, renferme des Coquilles qui ont des côtes longUudiuafës; le second, des Coquilles presque circulaires, mais trèsaplaties, etc. Voici les caractères que Lainarck donne à ce genre : coquille équivalve, inéquilatérale, subor biculaire, trigoneou transverse; quatre dents cardinales sur la valve droite, dont trois divergentes, rapprochées à leur base, et une tout à fait isolée, située sous la lunule ; trois dents cardinales divergentes sur i'atftre valve, et une fossette un peu écartée, parallèle au bofd; dents latérales nulles. 11 est à présumer que l'animal * des Cytbérées ressemble beaucoup à celui des Vénus; comme lui il doit être muni de deux tubes extensibles; toutes les Cylbérées sont marines; toutes sont dépourvues de drap marin; le plus grand nombre est lisse , ou présente des sillons ou des côtes parallèles aux bords; quelques-unes dont Cuvier et Férussac ont fait une Section, ont des cotes longitudinales. Nous allons exposer quelques-unes des espèces qui pourront servir comme de point de ralliement pour les grouper. »
1° Coquilles pectinées.
CytuêrEe pectiree. Cytherea pectinata , LamcTr, , Anim. saus vert., t. vÇp. 577, n°G3; ye nui pectinata, Gmel. D’Argenville, tab. 2F; Encycl., pl. 271, fig. L a, b. Elle est ovale, irrégulièrement marquée de taches fa u\ es ou rouge-brun, sur uu fond blanc ; elle est ornée à l'extérieur, de côtes longitudinales et granuleuses; celles du milieu sont tout à fait longitudinales; Ics4atérales sont plus obliques, courbées ou bifides; Ufbord interne des valves est crénelé.
2° Coquilles aplaties, suborbiculaires , à crochets aplatis.
CytbErEe Ecrite. Cytherea scripta, Lamck., Anim. sans vert., t. v, p. 575, n° 57 ; yenus scripta, Gmel.; Rumpb, Mus., tab. 42, fig. c; Encycl., pl. 274, fig. 1. Coquille sublenticulaire, aplatie, à crochets peu proéminents, à bords antérieurs et postérieurs se réunissant aux crochets sous un angle droit ; ligament trèsenfoncé; surface extérieure sillonnée ou striée transversalement, diversement peinte de taches fauves ou brunâtres, plus ou moins foncées sur un fond blanc ou grisàlre; lunule enfoncée et étroite; elle se trouve dans l'océan Indien; elle a un pouce et demi ou deux pouces dans les dimensions de largeur et de longueur.
3» Coquilles orbiculaires.
CytbErEe exolète. Cytherea exoleta, Lamck., Anim. sans vert., I. v, p. 572, n® 48; yenus exoleta, Gmel. ;
SCI
Adanson. Voy. au Sénég., pl. 10, fijj. 4 ; ConchyL, 291. fig. 137, sous le nom de Pétoncle, el tab. 302, fig. 128; Encyc!., pl. 279, fig. 5, el pl. 280, fig. 1, a, b. Celle Coquille varie beuucoup quant aux couleurs : elle est quelquefois toute blanche, avec quelques flammules d'un fauve pâle; d'autres fois les taches fauves sont très-multipliées; elles prennent quelquefois la disposition de rayons. La Cylhérée exolète est orhiculaire, lenticulaire, peu bombée; elle est striée ou sillonnée parallèlement à ses bords; la lunule est cordiforme et bien marquée. Cette Coquille se trouve dans toutes les parties des mers d'Europe. Elle a ordinairement deux pouces environ dans ses diamètres.
4A Coquilles ovales.
Ctrnf.RtE Cédo- Ntui. Cytherea crycina , Lamck., Anirn. sans vert., t. v, p. 5G4, nn 14; t'enua erycim t, Gmel. Lister, Conchyl. tab. 268, fig. 104; Encyc!., pl. 204, fig. 2, a, b. Elle est grande, ovale, agréablement colorée par des rayons plus ou moins nombreux, d’un fauve rougeâtre, dont quelques-uns plus larges sont plus fortement prononcés; toute sa surface est chargée de sillons larges et obtus; la lunule est orangée el bien circonscrite. Cette Coquille présente deux variétés : la première, sur un fond blanc, n'offre que deux rayons; la seconde, également sur un fond blanc, présente un grand nombre de rayons d'un rouge violâtre, disposés assez régulièrement sur toute la surface. Quoique cette Coquille se trouve vivante dans les mers de l’Inde et de la Nouvelle Hollande, son analogue fossile se retrouve néanmoins en France, aux environs de Bordeaux. Lamarck, pour distinguer la fossile de la t vivante, lui a donné le nom de CythêrBk krycixoïde, Cytherea erycinoides , qui est tellement semblable à la Cylhérée Cédo-Nulli, que nous ne croyons pas nécessaire de rien ajouter à sa description.
Cytiiémbe Citrink. Cytherea Citrina, Lamk., Amm. sans vert., I. v, p. 5Ü7, n° 24. Elle est cordiforme, globuleuse, subi rigone, striée transversalement, quelquefois rustiquée vers les bords; crochets proéminents; lunule grande, cordiforme, marquée par un trait enfoncé; corselet roussit re ou brunâtre, lancéolé, séparé par une ligne plus foncée; à l'intérieur, dans les individus bien frais, elle est rose pourprée, excepté l’angle * antérieur qui est brun; la dent lunulaire ou latérale est • petite, rudimentaire dans quelques individus; elle est jaune citron, pâle â l'extérieur; elle a un pouce el demi % de large ; elle vit actuellement dans les mers de la Piou-, velle -Hollande, el son analogue fossile, qu'on a nommée Cylhérée globuleuse , Cythcrëa globutoaa , pour l’en distinguer, n'en diffère réellement que par le manque de couleur dù à son long séjour dans la terre. Elle se trouve à Orsay, près Versailles.
CYT41ÉRIDE. Cytheria. bot. Genre de la famille des Orchidées, Gynandrie Alonandrie, L., institué par Lindley pour une plante nouvelle, observée par Wallich dans les montagnes du Sillet. Caractères : sépales presque semblables aux pétales, étalés; ceux des côtés atbhérvnts à la base de l'éperon ; l'antérieur parallèle avec les pétales latéraux et recourbé; labelle plan, trilobé, terminé postérieurement en éperon, garni d’un disque en crête; gynostème court, ailé, en massue; aulhère
membraneuse, biloculaire; huit masses pollinique* égalas,4 Le Cytheris cordifolia est une plante herbacée à feuilles planes, péliolées, pliées; la hampe est terminée' paf une grappe de petites fleurs blanchâtres.
CYTHÉRltflî./^fAen'na. crcst. f". Cytbérée.
CYT1NÉES. Cytineœ. bot. Le genre Cyiinus avait été placé par Jussieu à la fin de la famille des Arislolochiées. Dans son beau travail sur le genre Rafflcaia , Brown(7Van*. Lin. tond , vol. 13) considère le genre Cytinua comme le type d*un nouvel ordre naturel, qu’il nomme Cy tîntes, el dans lequel il place les trois genres Cytinua , Rafflesia el Acpcnthea. Ces trois genres ont, il est vrai, entre eux des points de structure analogues, mais il faut convenir que par leur port ils n’ont respectivement aucune ressemblance. Voici les caractères de ce groupe, tels à peu près qu’ils ont été établis par Ad. Brongniart (Ann. S c. nal., roi. 1) : les fleurs sont unisexuées, monoïques ou d iniques; le calice est adhérent el infère dans les genres Cytinua el Rafjlesia : il est au contraire libre et supère dans le Aepenlhee, son limbe est à quatre ou cinq divisions imbriquées; les étamines, au nombre de huit à seize ou même plus, sont monadelphes et1 synant hères; leurs filets réunis forment une colonne centrale et cylindrique; les anthères sont exlrorses et à deux loges, s'ouvrant par un sillon longitudinal ; dans les genres Cytinua et Aepenthea, elles sont réunies au sommet de l’androphore, ef forment une masse à peu près sphérique; l'ovaire est infère ou supère; il offre une ou quatre loges, et quatre à .huit Irophospennes pariétaux, placés longitudinalement et recouverts d'un très-grand nombre d'ovules. Le style est cylindrique ou nul , terminé par un stigmate lobé, et doul le nombre des lobes correspond à celui des trophospermes. Les graines contiennent, dans un etidosperme charnu, un embryon dressé, axillaire et à deux cotylédons. Ces caractères sont fort incomplets; en effet on est encore loin de bien connaître l'organisation des trois genres qui forment ce groupe; le fruit du Cytinua , et par conséquent la structure de sa graine et de son embryon sont inconnus. Il eu est de même des fleurs femelles du genre RuffUssia, qu'on n’a point encore observées. Le genre Aepenlhes est le seul dont l'organisation ait été dévoilée complètement. Gartner en avait décrit l’embryon , qui est d'une ténuité extrême, comme monocotylédoné. Richard a le premier décrit cet embryon comme à deux cotylédons, dans son Analyse du fruit (pag. 4(» el 82).
CYTINELLE. Cytinua. bot. Ce genre singulier, placé d'abord dans la famille des Aristolochiées, est devenu pour Brown le type d'une nouvelle famille. 11 se compose d'une seule espèce, Cytinua Uypociatis , L., Brong., Ann. Sc. nal. 1, t. 4, vulgairement Hypociste, plante parasite, ayant à peu près le port d'une Orobancbe, el croissant sur la racine de diverses espèces du genre Ciste, dans le midi de la France, l’Espaguç, l'Italie, le Portugal, la Grèce el PAsie-Mineure. Sa lige est courte, dressée, simple, fixée par sa base, sur la racine des Cistes; elle est couverte entièrement d'écailles imbriquées en tout seus ; les fleurs sont monoïques et forment un épi presque globuleux dont la partie inférieure est occupée par les fleurs femelles; les
3 (Si
fleurs mâles ont un périanlhe douille : l’extérieur est tubuleux à sa base, ayant son limbe à quatre divisions ovalcs-oblongues, un peu inégales, velues en dehors et ciliées sur le bord ; le tube est velu à sa face externe; il est plein intérieurement; le périanlhe interne est plus grand et plus régulier que l’externe; il est tubuleux et comme campanule, partagé à sa partie interne en quatre cavités ouvertes supérieurement par autant de petites lames saillantes, qui parlent de la paroi interne; le limbe est à quatre divisions ovales, dressées, égales entre elles ; les étamines , au nombre de huit, sont symphysandres, c’est-à-dire sondées à la fois entre elles parleurs filets et leurs anthères ; l'androphoreest cylindrique et placé au centre des quatre cloisons dont nous avons parlé précédemment ; les anthères sont réunies circulairement et surmontées d’un tubercule à huit lobes; elles sont à deux loges linéaires, s'ouvrant chacune par un sillon longitudinal. Il n’existe nulle trace d'organe femelle. I.es fleurs femelles ont un ovaire infère globuleux, surmonté par le périanlhe interne, qui offre la même forme et la même disposition intérieure que celle que l’on observe dans les fleurs mâles; le périanlhe externe se compose de deux ou trois lanières qui naissent de la partie extérieure et moyenne de l’ovaire ; le style est cylindrique, placé au centre des cloisons du périanlhe, terminé par un stigmate globuleux, déprimé, à huit côtes obtuses, séparées par autant de sillons profonds. Si l’on coupe l’ovaire entravers, il présente une seule loge, aux parois de laquelle sont insérés huit trophospermes longitudinaux, qui sont comme peltés, e’esl-à dire très-élargis intérieurement et seulement insérés par une lame étroite; les ovules sont très-petits. On ne coupait point encore bien l’organisation du fruit et celle de la graine. Jusqu’à présent cette plante avait été fort incomplètement décrite. Le travail de Brongniart fils a jeté beaucoup de jour sur sa structure; cependant norre description s'éloigne, en quelques points, de celle qu’a donnée ce botaniste; il ne fait aucune mention du périunthe externe, quoiqu'il les représente fort bien dans les figures qui accompagnent son Mémoire. Dans le midi de la France, on prépare avec les fruits de l'Ilypociste un extrait fort astringent, que l’on employait autrefois comme légèrement tonique, parliculièreineul dans les flux muqueux, atoniques, etc.
CYTINUS. bot. V, Cytirellb.
Cytiaua, chez les anciens, parait avoir désigné le Grenadier, y. ce mot.
CYTIS. Min. Ce nom parait avoir désigné chez les anciens, et particulièrement dans Pline, une variété d’UKIite.
CYTISE. Cytiaua. bot. Ce mot, dérivé de nom que portait l'une des iles de l’Archipel, exprimait un ! arbre originaire de cette Ile, cl dont l'analogue ne s’est point rigoureusement retrouvé, d'après les descriptions qui nous sont restées des temps anciens. Ce nom a été i établi en faveur d'un groupe de végétaux, qui se place naturellement dans la famille des Légumineuses; mais dans cette famille si vaste, il est peu de genres qui, autant que celui des Cytises, présentent une transition aussi insensible de nuances et de caractères communs
avec ses voisins. U a donc été difficile de le (tien définir; et depuis Toornefort on a sans cesse varié sur f les plantes dont on l’a composé. Des Genîsta et des Spartium de Linné ont été reconnus comme appartenant au genre Cytiaua , et réciproquement plusieurs Cytises sont devenus des Spartier ou des Genêts. Lamarrk a le premier débrouillé la confusion dans laquelle. avant lui, ces genres étaient plongés. C'est lui qui a fait voir que plusieurs plantes décrites comme distinctes, telles que les Cytiaua païens et Spartium païens de Linné père, et Cytiaua pendulinua de Linné fils, ne sont que des doubles emplois de la même espèce; c’est encore loi qui a éliminé le Cylisua iCblgaricus de Linné fils, ou Çytisua pinnnlus de Pallas, ef l'a placé près du Cofutea. Étant convaincu par l'observation que les caractères établis par Linné ri'onl de valeur réelle qu'à IVgard de quelques espèces communes, et qu'ils s'évanouissent insensiblement dans les autres, Lamarck a cherché ailleurs que dans la fructification des notes distinctives pour le genre Cytise. Néanmoins il n’a pas négligé une circonstance remarquable dans 1'orgnnisalion de leurs fleurs, et qui consiste en ce que les organes sexuels «ont complètement renfermés dans la carène. Ce caractère, joint à celui que présentent les organes de la végétation, c'est-à-dire aux feuilles constamment ternées des Cytises, les distingue facilement des Genêts. Jussieu (Généra Plant., * p. 354) et De Cnndolle ( Flore franç., 2* édit., vol.~4, p. G01), adoptant à cet égard les idées de Lamârck, ont donné au genre Cytise les caractères suivants : calice presque divisé en deux lèvres, dont la supérieure est bidentée, et l’inférieure tridentée, tantôt court et carapantilé, tantôt long et cylindrique; étendard de la corolle réfléchi; les ailes et la carène simples, conoivenles de manière à cacher, les étamines qui, d’après de nouvelles observations, ont été reconnues pour constamment monadelphes; stigmate simple; légume oblong, comprimé, rétréci un peu à sa base et polyspermie. Les Cytises sont des arbustes ou des arbrisseaux dont le port se rapproche de celui des Genêts, mais qui ne sont pas épineux comme la plupart de ces derniers, à feuilles ternées, accompagnées de stipules extrêmement petites, ou qui s’évanouissent dans le plus grand nombre des * espèces; à fleurs terminales ou axillaires, le plus ordinairement disposées en épi, et d’une belle couleur jaune » de soufre; quelquefois, mais rarement, ces fleurs sont Bouges.
Parmi les genres formés aux dépens du genre Cytise, il faut citer en premier lieu VMtenocarpu» établi par De Candolle (Flore franç., Suppl., p. MO), et qui a j pour types les Cytiausparrifoïius, Laink., et Cytiaua Telonensia , L., auxquels son auteur a réuni les Cytisus hiapanicus , Lamk., Cylisua complicatus, Brot., et Cytiaua folioloaua, Ait. Le Cytiaua Cajan, L.,«et le Cylisua Paeudocojan de Jacq., que Lainarck et ! Willdenow ne considèrent que comme une simple variété du premier, forment, selon de Candolle et Sprengel, le genre Cajanua. Ce dernier auteur y fait encore entrer \eCytiaua H'olgaricua. dont De Candolle indique plutôt les affinités avec son Aatragalua Megalanthua. Mœnch, qui a tant subdivisé les genres, n’a pas manqué
«le subdiviser encore le Cytiaua. Son genre IViborgia se compose des Cytiaus biflorua, Ait., Cytiaus capitata s, Jacq., Cytiaus purpureus, Scop., et Cytiaua aupinua de Jacquin. Dan» le petit nombre d'es|>èces exotique» que l'on a amalgamées avec le» Cytise», il n'en est peut-être aucune qui s'y rapporte réellement. Ainsi, à l’égard des deux Cyiisua Cajtcnsis, celui nommé ainsi par Lainarck est le Lcbekia cytisoidcs de Thunberg, celui de Bergius est le Hafnia oppoaila, ' Tliunb.. ou Crolalaria oppoaila, L. Dans ce dernier genre vient encore se placer, d'après Lamarck et De Candolle , le Cytiaua riolaceus, Aublet. Le Cytiaus Guinecnaia de Willdennw a été ensuite transporté par son auteur lui-mèine dans le genre liobinia. Sous le nom de Cytiaus psoratoules , Linné décrivit la même plante qu'il avait rapportée avec plus de raison aux Indigotiers, mais dont il tit encore un double emploi, en donnant comme distinctes 1* Indigo fera raceniosa et V Indigo fera psoraloidea. Le Cytiaus grœcua, L., a été reconnu par Smith, pour être la même espèce que V A nthyUis //ermanniœ, L.. plante cultivée dans les jardins, et par conséquent assez connue pour qu'il n'y ail plus aucun sujet de doute.
L'élimination des espèces qui composent maintenant les genres Adenocarpua cl Cajanua , réduit le nombre des vrais Cytises à environ une trentaine. Ils sont, en général, indigènes des contrées méridionales et montueuses de l'Europe et de l'Asie Ces «arbrisseaux, par la heautéde leur feuillage et la multiplicité de leurs fleurs, méritent de fixer particulièrement l'attention. On remarque surtout les espèces suivantes.
Cytise des Alpes. Cytiaus Laburnum , L. , nommé vulgairement Aubours et Faux -Ébénier. Il croit naturellement dans les Alpes et le Jura : il y décore les rochers par scs nombreuses et belles fleurs disposées en grappes longues et pendantes, par son feuillage épais. L'aspect agréable de cet arbrisseau, qui atteint souvent la taille d'un arbre de moyenne grandeur, l'a fait depuis longtemps rechercher pour l’ornement des bosquets, où ses formes élégantes et ses fleurs d'une belle couleur soufrée, se marient fort gracieusement avec celles des Gainiers, des Genêts, des Acacies, des Slaphylées, etc.
Le bois du Cytiaus Laburnum étant très-dur, est susceptible de prendre un beau poli ; et comme il est veiné de plusieurs nuances de vert, les lableliers et les tourneurs en fabriquent divers ouvrages de leur art. Ce n'est pas de cette plante que Virgile et les auteurs latins ont voulu parler lorsqu'ils célébraient le Cytise fleuri, si agréable aux Chèvres et aux Abeilles. Ces expressions sont, il est vrai, très-applicables ù notre plante qui, d'un autre £ôté, est indigène des montagnes de l'Italie; mais il a été reconnu que le Cytise de» anciens est une espèce de Luzerne arborescente ( Medicago arborea, L.), laquelle croit assez abondamment dans la campagne de Home.
Cytise a feuilles sessii.es. Cytiaus seaailifolius, L., vulg. le Trifolium des jardiniers. Charmant arbuste très-rainifté, s'élevant en buisson à la hauteur de cinq à six pieds, cl glabre dans toutes scs parties. Il a des feuilles alternes, petites, nombreuses, composées de trois folioles ovales, mticronées et portées sur de courts (
pétioles; les fleurs sont jaunes et disposées en grappes courtes et droites. Il croit spontanément dans les contrées méridionales de l'Europe, et on le cultive dans les jardins, surtout pour en former de petites palissades agréables, parce qu'il ne se dépouille que très-tard de ses feuilles.
Cytise d’Œolie. Cytiaus OEolicua, Botnnical regist. • t. 1902. Son tronc acquiert une assez grande élévation; i il se couronne de rameaux étalés, assez menus, d'un vert sombre et chargés de poils mous et très- flexibles.
Les feuilles sont alternes, péliolées, composées de trois folioles ovales, presque obtuses , d’un vert agréable en dessus, plus pâles en dessous et entièrement couvertes de poils assez longs et nombreux. Les fleurs sont jaunes. pédicellées, réunie» en petites grappes au sommet des rameaux; elles sont d’un jaune vif, accompagnées de bractées linéaires. Le calice est cainpanulé, membraneux, puhescent et biiabié; la lèvre supérieure est bidentéc, l'inférieure ovale et très entière. La corolle est papilionacée, à étendard oblong, obtus, pubescent. plus long que les ailes dont les bords sont ciliés et réfléchis; la carène est pubcscenlc à sa base et rétrécie en deux onglets linéaires. Les étamines, au nombre de dix, sont raonadelphes, avec les anthères alternativement plus grandes. L'ovaire est supère, oblong, surmonté d’un style redressé, et terminé par un stigmate en tête. Le fruit est un légume oblong, comprimé, glabre dans sa jeunesse, renfermant plusieurs graines orbiculaires.
Le Cytise d’Œolie a été découvert à Slromboli par le professeur Tenore. de Naples, et c'est de l'arbre élevé par ce savant que sont provenus tous ceux que l'on rencontre maintenant dans les collections. Cet arbre, dans nos climats, ne peut être conservé qu'en pot ou en caisse, ce qui restreint considérablement sa croissance. On le reproduit par tous tes moyens connus : les semis, les boutures, les greffes et les marcottes. En général la culture des Cytises n’offre pas beaucoup de difficultés. Ces arbrisseaux s'accommodent facilement de toute qualité de terrain; ils ressemblent beaucoup, sous ce rapport, aux Genêts, dont l’organisation est presque identique avec la leur. Les espèces qui exigent l'orangerie sous le climat de Paris sont originaires des pays les plus chauds de la zone tempérée. Ce sont, avec celui qui précède, les Cytiaus apinosus, Cytiaus prolifer, Cytiaua liuifotius , Cytiaus fragrana, Cytiaus . argenteua et Cytiaua aericeua.
CYTIS1NE. bot. Lassaigne a nommé ainsi une matière particulière, qu’il a extraite du Cytiaua Laburnum. Elle a l’apparence de la gomme arabique, une saveur amère et nauséeuse; elle attire promptement l'humidité de l'air.
CYTISO GEN ISTA. bot. Genre formé par Tournefort, et réuni depuis, par Linné et Jussieu , aux Genêts.
CYTISPORE. Cylispora. bot. Genre de plantes Cryptogames, appartenant à la famille des Uypoxylées, et créé par Ehrenberg qui lui donne pour caractères ; réceptacle à cellules difformes, membraneuses, minces, rangées autour d’utic colonne centrale, presque connées â la base, jointes en haut; ostiole contenant des tubercules granuleux, entourés de pulpe gommeuse, soluble, qui s'échappe en filaments tortueux et colorés.
Ces plantes, très- voisines des Sphéridies clrrbifères dont elles diffèrent par la régularité des loges , doivent leur être rapportées, suivant Fries; elles ont encore beaucoup d'analogie avec les Némaspores et croissent sous l’épiderme. Les espèces du genre Cylispore sont assez nombreuses; Nérat dans sa Flore des environs de Paris en décrit six, que l’on trouve sur les Saules, les Peupliers, les Tilleuls, les Érables.
CZACKIA. bot. Syo. d ' Anthericum liliastrum, dont ;
Sprengcl a fait un genre nouveau, dans la famille des Aspbodélées, Ilexandrie Monogynie.
CZER3YB. Czernya. bot. Presl, dans son histoire des Graminées de la Sicile, a proposé l’établissement de ce genre pour Y Arutulo phraymites, auquel il a reconnu des caractères suffisants pour le séparer de ses congénères et qui deviendrait le type de son genre nouveau, sous le nom de Czernya arundinacea.
CZIG1THAI. «am. Espèce du genre Cheval.
DABEOCIE. DaAeocia. bot. Même chose que Daboccie.
DABINGORA. bot. Synonyme de Crotonvariegatvm.
DABOECIE. Daboecia. bot. Genre de la famille des Éricinécs. Jussieu dit que Tournefort a le premier fait connaître, dans scs Instilutiones , une plante à tige basse et ligneuse, que les Irlandais nomment Daboeci. Celle plante , indigène en Angleterre et en Irlande, fut d’abord connue imparfaitement par Linné, qui, dans son Specict, la rapporta, avec doute, A la fin du genre Erica , sous le nom d 'Erica Daboecia. Ensuite, ayant reçu la description de la fleur et du fruit, envoyée par Collinsou, il la nomma Anthomeda Daboecia, en observant que son port commandait ce rapprochement, quoique, par le nombre de ses parties, la plante eut plus d’affinité avec les Bruyères. Murray et Kichard adoptèrent ce changement. Tbunbcrg, dans sa monographie du genre Erica , y ramena notre plante sous son premier nom, en quoi il a été suivi par Lamarck, Gradin et Willdcnow. Jussieu, en examinant la capsule de Y Erica Daboecia , lui a trouvé une structure analogue à celle des Rosages, c'est-à-dire quatre valves rentrantes, d’où il a tiré la conséquence que celte plante, loin d'être bien placée dans le genre Erica , ou dans YAndromeda, devait au contraire être détachée de la famille des Bruyères pour passer dans la voisine. L'inspection des autres caractères tirés de la forme et du nombre de ses diverses parties, l’a déaidé à la rapporter au genre Menziesia, sous le nom spécifique de Poli folia, ù cause de la ressemblance de ses feuilles avec celles du Teucrium polium. En dernier lieu, Don a fait de la Menziesie à feuilles de Germa mirée le type d'un geure nouveau qu'il a nommé Daboecia du nom vulgaire sous lequel ou la connaît au pays natal , et il a caractérisé ce genre de la manière suivante : calice divisé en quatre segments; corolle ovale, ventrue, avec sou limbe à quatre dents; huit étamines incluses, avec leurs filaments dilatés et glabres; anthères linéaires, sagittées à leur base, ù loges parallèles, déhiscentes par le haut et longitudinalement; stigmate simple et tronqué; capsule à quatre loges, seplicido-déhiscente, presque membraneuse; placenta prismatique; semences arrondies, renflées, lisses et marquées d'une petite chalaze.
Daboecie a femmes de gebmandrêe. Daboecia polifolia, Don, Gen. Syst. Gard. 3, 833; Erica Daboeci, Ltn. Ses liges sont grêles, rameuses, droites, héris-
sées de poils nombreux, garnies de feuilles opposées ou ternées dans le bas de la plante, alternes dans le haut, ovales, entières, un peu roulées en dessous vers les bords, vertes et parsemées de poils à la face supérieure, blanches et cotonneuses à la face inférieure. Les t fleurs sont purpurines ou blanches, ovoïdes, pédouculées, |*ndanlcs, alternes, disposées en grappes simules, entremêlées de feuilles; ces fleurs ont beaucoup de ressemblance avec celles de V Erica ciliata; le calice est à quatre divisions lancéolées, actionnées et glanduleuses; la corolle est rnonopétale, avec le tube cylindrique renflé, et le limite plus petit, à quatre dénis émoussées et réfléchies. Les étamines, au nombre de huit, sont incluses; elles ont leurs filaments dilatés et glabres, terminés par des anthères linéaires, sagittées à leur base, offrant deux loges parallèles, qui s'ouvrent dans le sens de leur longueur. Le style est subiilé, aussi long que l’ovaire, surmonté d'un stigmate simple et tronqué. La .capsule esL ovale, à quatre loges, longue de trois lignes, d'un tissu membraneux, renfermant un grand nombre de semences presque rondes, attachées à un placenta prismatique.
Celte plante est rustique, seulement elle ne se plaît que dans le terreau de bruyère. Ou la multiplie facilement par le semis.
DABOIE ou DABOl’E. sept. Espèce du genre Vipère.
DABLRI. bot. Synonyme de Rocou.
DACELO. ois. Synonyme de Martin-Chasseur.
DAC1NA. bot. Synonyme de Stalice.
DACNAS et DACNADES. ois. F. Dacmb. *
DACNE. Dacne. txs. Genre de Coléoptères pentamères, établi par Lalreille dans la famille des Clavicornes. Caractères: antennes courtes, terminées brusquement en une massue perfuliée, orbiculaire ou ovoïde; troisième article plus long que le précédent ; mandibules fendues à leur extrémité ou terminées par deux dénis; mâchoires bifides; palpes maxillaires filiformes; les labiales terminées en massue; languette entière; corps ovale ou elliptique; articles des tarses cylindriques, glabres, peu velus et presque égaux. Ces Insectes s’éloignent des Boucliers par leurs mandibules bidenlées; ils partagent ce caractère avec leslps, les Xilidulcs, les Thy mates, les Colobiques et les Micropèples; mais ils diffèrent en particulier des lgitidulei par les articles des tarses, et des genres Thyinale, Colobique et Nicropèple,
Di
par la forme du corps. Les Dacnes, confondus d'abord par Fahricius avec ce qu'il désignait mal A propos sous le nom d’Ips, correspondent à ses Engin {Syni. Elcuth .), genre établi par Paykull. Ces Insectes se trouvent sous les écorces des arbres, sous les pierres et dans les Champignons pourris. On n'en connaît encore qu’un assez petit nombre d’espèces; quelques unes sont originaires du Brésil ou de Cayenne, on en trouve deux aux environs de Paris et en Belgique; ce sont : Dacxe ni rêiial, Doc tir humeralis, Latr.; Engin humeralin , Fabr. Il est long d’une à deux lignes, luisant, glabre, ponctué, d'un rouge vif, avec les yeux, les élytres, la poitrine et l'abdomen noirs; les élytres ont à leur base une petite tache arrondie et rouge; les points sont peu profonds et paraissent disposés en lignes; les jambes et les cuisses sont noires.
Dacxk coo Rorr.E. Dacne nanguinicollin ; Engin sanguinicoUin, Fabr. Se rencontre moins fréquemment que le précédent avec lequel il est fort aisé de le confondre.
D.VCNIS. ois. Sous-genre de Troupialcs, qui répond aux Pit-Pits de Rtiffon.
DACItYDlER. Dacrydium. bot. Genre de la famille des Conifères, et de la Diœcic Polyandrie, qui ne comprend qu’une seule espèce, originaire des Iles de la mer du Sud, le Dacbydier a teulles de Cyprès, Dacry- — dium euprestinum {Lambert, Pin., p. 93, t. 4 ; Rich., Conif., t. 2, fig. 3). C’est un très-grand arbre toujours vert^très-rameux , à rameaux pendants; ses feuilles sont fort petites, nombreuses, rapprochées, disposées sur quatre rangs et presque imbriquées ; scs fleurs sont dioïques; les- miles forment de petits chatons ovoïdes, qui terminent les ramiflrations de la tige; ils se composent d’écailles imbriquées, portant chacune deux an-, thêres sessiles et uniloculaires à leur face inférieure. Les fleurs femelles offrent une disposition extrêmement singulière; elles sont solitaires au sommet des plus petites ramifications de la tige; les feuilles supérieures leur forment une sorte d’involucre; la dernière de ces * feuilles est différente des autres, très-concave, et porte la fleur sur le milieu de sa face interne : cette fleur est presque renversée; elle présente un involucre monopliylle. globuleux, ouvert A son sommet, charnu, qui renferme étroitement la fleur placée dans son fond ; ! celle-ci offre un calice turbiné A sa base, rétréci à son sommet en un petit rebord irrégulièrement bosselé; l'ovaire est fixé au fond du calice qui est libre. Le fruit est plus ou moins recourbé cl ressemble à un très-petit ; gland muni de sa cupule, qui ne l’environne que dans , son quart inférieur A peu près. Cet arbre forme de vastes forêts dans les régions sud-ouest de la Nouvelle- ! Zélande.
DACRYD1 ER. Dacrydium. bot. Genre de Mucédinées, fondé par Link; il ne renferme qu’une seule espèce décrite par Tode sous le nom de flfyrothccium rori- ■ dumf et assez bien figurée par cet auteur dans ses Fungi Mcck/etnburgenses , t. 5, fig. 38. Elle est formée de filaments courts, entre-croisés et diversement repliés, couverts de sporules réunies en amas sur divers points des touffes de filaments. Ces amas de spo- j rules sont d'abord presque fluides, et devicnnentensuite i
n AC ' 3G3
I secs ou pulvérulents. Dans l'espèce connue, les filaments sont blancs et les amas de sporules sont roses. Celte plante croit sur les rameaux morts et humides; on l'observe au printemps.
DACRYMYCES. bot. Ce genre de Champignons, que Nées a séparé des TremcHes, a pour type le Tremella deliquesoenn de Bulliard (lab. 455, fig. 3). On y rapporte également les Tremella fragifonnin , Pers., Syn., 022; — Tremella n'olaeea, Pers., Syn., 023; — i Tremella moriformin, Eng. Ilot., 2440, et probablement le Tremella urbicœ , Pers.; cette jolie espèce forme sur les tiges desséchées des Orties des petites taches d’un rouge de sang. Toutes ces plantes diffèrent des vraies Tremelles par leur structure intérieure qui consiste en filaments dressés, entremêlés de sporules, et réunis en une masse charnue ou gélatineuse, arrondie ou lobée. Toutes les espèces sont petites et croissent sur les plantes mortes et sur les écorces des arbres. Leur structure les avait fait placer par Nées parmi les Mucédinées, maison retrouve dans beaucoup de véritables Tremelles des filaments semblables, cl si on leur donnait une grande importance, on devrait les placer toutes parmi les Champignons filamenteux, ce qui paraîtrait difficile A admettre. Aussi Fries place-t-il ce genre parmi les.Tremellinées, auprès de ses genres Acemutelia et Agyrium. E. ces mots et Tresielle.
DACRYNE. Dacryna. bot. Genre de Champignons tuherculariés, de la famille des llyphomyèles , tribu des Céphalotrichés, selon la méthode de Nées, établi par Fries qui lui donne pour caractères : réceptacle gélatineux, formé de flocons agglutinés, ramuleux, articulés, roides et prolifères; sporidies globuleuses, recouvrant une surface glabre et susceptibles de disparaître assez promptement.
DACRYOIDÉ. Dacryoideun. bot. Épithète dont on se sert en botanique pour exprimer une graine oblongue, arrondie à l’une de ses extrémités, et un peu pointue à l’antre.
DACRYOMYCES. BOT. F. Dacrymycss.
DACRYON. bot. Synonyme de Coix Larme de Job, Coix lacrima, W.
DACTYLANTHE. Daclylanlhen. bot. Genre de la famille des Euphorhiacées , Dodécandric Trigynie, proposé par llaworth (Synops.. pl. suce. 132) pour y placer les Euphorbia patula , anacanlha , tuberculata et hamata qui, selon lui , se distinguent des autres Euphorbes par un calice A quatre ou cinq divisions étendues, épaisses, concaves et fortement digitées. Les quatre espèces sont originaires du Cap.
DACTYLE, moll. Nom spécifique d'une espèce du genre Pholade, et synonyme de Lithodome vulgaire.
DACTYLES, rois. Famille des Thorachiqties, établie par Duméril, et qui comprend les genres Périslidion, Prionote, Trigle et Dactyloptèrc. E. ces mots.
DACTYLIDE. Dactylin. bot. Genre de la famille des Graminées et de la Triandrie Digynie, L. , qui offre pour caractères distinctifs : des fleurs disposées en panicule simple, formée d'épillets réunis et très-rapprochés les uns contre les autres, de manière à former de petits capitules dedeux A huit fleurs à chaque épillet qui sont très-comprimés; lépicène ù deux valves inégales,
lancéolées et carénées; glume également à deux valvesl'externe ou inférieure fortement carénée , portant un peu au dessous de son sommet une arête courte; rinterne plus mince et bifide à son sommet ; style biparti, se terminant par deux stigmates poilus et glanduleux; fruit allongé, non enveloppé dans la glume. Ce genre se compose d'un assez grand nombre d'espèces qui sont généralement vivaces.
Dactylide globerk. Dactylis glomeraia, L., Beauv. Agr., t. 17, fig. 5. Chaume haut d'environ deux pieds; feuilles lancéolées, glauques, un peu rudes au toucher; fleurs en paniculc unilatérale' composée de plusieurs .petits glouiérules formés d'un assez grand nombre d'épillels; ceux-ci sont rougeâtres, très-comprimés, à trois fleurs dont les deux inférieures sont hermaphrodites et la supérieure pédicclléc et neutre. 11 est trèscommun dans les lieux incultes, les prairies.
Pans sa Flore atlantique. Desfontaines a figuré deux espèces nouvelles de ce genre : l’une, Dactylis putigetn ( toc . cil., 1, p. 80, l. 10). a ses chaumes nus dans leur partie supérieure, environnés inférieurement d'une touffe de feuilles sétacées et roides, terminés par une sorte de capitule composé d'un grand nombre d’épillets sessiles. F.lte est annuelle et croit dans les sables des côtes de la barbarie. L’autre, Dactylis repens {loc. cit.f 1 , p. 79, t. 15), est beaucoup plus grande : son chaume est rampant, rameux; ses feuilles sont roides, distiques et velues; ses fleurs forment un capitule ovoïde, oblong, unilatéral, qui se compose d'un grand nombre d'épillels pubescents, ordinairement à quatre fleurs. Bile croit dans les sables du désert, sur les côtes de Barbarie; mais on la retrouve, ainsi que la précédente, sur les pentes méridionales de l’Andalousie, etc.
DACTILIER. Dactylium. ijot. Nées a donné ce nom à un genre voisin des Axfwrgillus, et qu’on devrait même peut-être y réunir. Il est caractérisé par des filaments droits, simples, portant à leur sommet quelques sporules allongées ou fusiformes, cloisonnées transversalement. La seule espèce connue de ces Cryptogames est extrêmement petite et croit en touffe sur les écorces unies où elle forme une sorte de duvet blanc, assez rare et à peine visible. Nées a figuré cette espèce sous le nom de Dactylium carulidum, dans la planche 4 de son Système des Champignons.
DACTYL10N’. bot. Synonyme de Convolculus Scamonia. tr. Lisf.ro*.
DACTYL10PH0RIM. pois. A'. Scobbêroïde Cobber-
SOXXIEX.
DACTYLIS. bot. V. Dactylioe.
DACTYL1TES. Dactylitex . Xenix. Ce nom a été donné par les anciens oryctographes, à des corps organisés fossiles, un peu semblables à des doigts par leur forme, et appartenant en général à des pointes d'Oursins. Les Bélemnitcs , les Ortliocératites , des Dentales et des Solens fossiles ont également porté le nom de Dactylites.
DACTYLOBES. ois. Klein donne ce nom, dans sa méthode ornithologique, à une famille que caractérisent des doigts lobés; il la compose du genre Grèbe. Lesson forme des Daclylobes une tribu bien distincte de tous les autres Oiseaux , par l’organisation de leurs tarses. Leurs ailes courtes, étroites et à bords échan-
crés, bien que la première rémige soit la plus longue, leur queue le plus ordinairement nulle, leurs plumes satinées, ne permettent point de les confondre avec aucune autre. Celte tribu, dans sa méthode, est le cinquième sous-ordre des Échassiers.
DACTYLOCÉRE. Dactylocera. crist. Ordre des Antphipodes, famille des Crevettes ; genre établi par Latreille qui lui assigne pour caractères : tête de grosseur moyenne, déprimée, presque carrée, avec les yeux petits; quatre antennes fort courtes et composées d'un petit nombre d’articles : les inférieures sont menues, en forme de stylet, et les supérieures terminées par une petite laine concave, au côté interne, représentant une ♦ cuiller ou une pince; corps non épaissi'en devant; quatorze pieds tous terminés par un crochet ou en pointe.
DactylocEre ex croissaxt. Dactylocera sstnilunata, l.at Phrosine semilunata, Risso. Corps ohlong, jaunâtre antérieurement, rouge postérieurement; têté^ pourvue de deux petites cornes qui forment une sorte de croissant ; yeux petits. Taille, sept à huit lignes. 0 rf*. la trouve aux environs de Nice, dans les endroits où la mer est profonde, et où le fond est sablonneux.
DACTYL0CTEN1ER. Dactytoclenium. bot. Genre de la famille des Graminées, établi par Wilhlenow. Caractères : fleurs disposées en épis unilatéraux , solitaires ou fascicules au sommet de la tige, formés d’un grand nombre d'épillels multiflores, tous tournés d’un rttême 4 côté, et placés sur un axe non articulé. l.épicùDC à deux * valves comprimées et en carène : la supérieure terminée par une arête crochue; la gluinc est à deux paillettes comprimées : l’inférieure carénée et mucronéc à son sommet. Gluniclle composée de deux paléoies tronquées et minces ; fleurs offrant trois étamines et deux slylçs terminés chacun par un stigmate en forme a de pinceau ; fruit non enveloppé dans la gknne. Ce genre se compose d'un petit nombre d'espèces, auparavant placées dans les genres Poa, Eleusine , Clitoris, Cenchrus et Cynosurus. L’une d'elles, Dactylocteniutn Ægypliacum , Willd., Beauv., Agrost., t. 15, fig. 3, est une plante annuelle, dont les épiUels sont » digités au sommet de la lige; leur axe est glabre; les feuilles sont ciliées ù leur base. Elle croit eu Orient et en Amérique.
DACTYLON. bot. Nom spécifique d'un Panic qui est devenu le type du genre Digitaria de Haller, ou Cy notion de Richard; ce nom. emprunté de Pline, désignait. â ce qu'il parait, une Graminée vulgaire. Columna l'appliquait à une toute autre plante , le Setlutn acre.
DACTYLOPORE.£>ac^/oporo. poltp. V. REtéioiutr.
DACTYLOPTÈRE. Dadyl opte rus. rois. Genre formé par Lacépèdc , aux dépens des Triglcs de Linné, et adopté pat Cuvier comme sous-genre. Voici ses caractères : rayons détachés au-dessous des nageoires pectorales, nombreux et unis ensemble par une membrane, ce qui porte le nombre des nageoires pectorales à quatre; ces pectorales surnuméraires sont aussi lougues que le corps, et en forme d'ailes ; museau assez court et fendu en bec de lièvre ; occiput et préopercules prolongés en arrière par de longues épines ; dents- petites et arrondies comme des pavés; deux dorsales; écailles carénées.
D JF. ï)
On distinguera donc facilement, à l'aide de ces signes, les Dactyloptères des Priorités. des Pérîstediors et des Thigles, qui tous ont les rayons pectoraux libres et non réunis par une membrane.
Le mot Dactyfoptère est grec, et signifie doigts en ailes ou doigts en nageoires (oixruJoç, doigt, et nltpb* nageoire ou aile).
Le Pirapêde , Dactylopterus Pirapeda , Lacép.; Trigla vol Ha ns, L. Le nombre des rayons pectoraux soutenus par une membrane, est de six. Les nageoires pectorales sont aussi longues au moins que tout le corps et supportées par des rayons articulés, analogues à ceux des ailes des Cbauvrs-Souris. Tête renfermée dans une sorte de casque à quatre faces, arrondie par devant, terminée par quatre aiguillons larges et allongés, chargée de petits points arrondis et disposés en rayons. Mâchoire supérieure plus avancée que l'inférieure; plusieurs rangs de dents très-petites sur ces deux mâchoires; ouverture de la bouche très-large; langue courte, épaisse et lisse comme le palais. Dessous du corps à peu près plat : anus plus voisin de la nageoire de la queue que de la télé; écailles du ventre rhomboïdales et les autres carénées; nageoire caudale en croissant ; nageoires dorsales très-éloignécs l'une de l'autre; narines doubles ; sept rayons aux branchies. Teinte générale rougeâtre en dessus, violette sur la tête, blanchâtre en dessous; première dorsale et caudale d’un bleu céleste; seconde dorsale verte; grandes nageoires pectorales brunes ou olivâtres, et parsemées de taches rondes d’un bleu éclatant. Taille d'un pied, rarement plus. On rencontre ce Poisson dans la mer Méditerranée et dans presque toutes les mers des pays tempérés, mais plus particulièrement sous les tropiques. Il est généralement connu sous les noms de Poisson volant, d 'À rondelle, d 'Hirondelle } de Ratepenade , de Rondole, de Faucon de mer, de Chauve Souris, de Pi rapide, etc. La plupart de ces noms lui ont été donnés parce qu’au moyen de scs grandes nageoires pectorales il peut s'élever au-dessus de la mer à une assez grande hauteur pour que la courbe décrite dans l'air ne le ramène dans les flou qu’à une distance de quinze à vingt ; toises environ. C'est pour la même raison que les Grecs l’appelaient yjhiin,ei les Latins Hirando.jA Daclyloplère pirapêde traverserait au milieu de l'atmosphère 1 desespaces bien plus grands encore, si la membrane de ! ses nageoires ou plutôt de ses ailes pouvait consen er sa ! souplesse au sein de l’air brûlant où elle est agitée, fl retombe donc bientôt dans la mer, où une onde répa- J ralrice lut rend sur-le-champ sa vigueur; de même | qu'Autée, perdant ses forces dans l'air, les retrouvait en louchant de nouveau la terre qui l’avait nourri.
Les Poissons de cette espèce s’envolent ainsi quelquefois au nombre de plus de mille ensemble, et offrent un spectacle fort agréable à la vue. Dans certains cas, au sein des ténèbres d'une nuit orageuse, on les voit briller d’une lueur pbospborique et marquer leur passage en traits de feu.
• La cause qui les fait sortir de leur élément est la nécessité d'échapper à de nombreux ennemis qui les poursuivent sans relâche. Plusieurs gros Poissons, et surtout des Coryphènes et des Scombrcs, les dévorent .
avec avidité. Mais, dit Lacépède, telle est la malheureuse destinée de ces animaux qui. Poissons et Oiseaux, sembleraient avoir uu double asile, qu’ils ne trouvent de sûreté nulle part, qu’ils n’échappent aux périls de la mer que pour être exposés à ceux de l’atmosphère, et qu’ils n’évitent la dent des habitants des eaux que pour être saisis par le redoutable bec des Frégates, des Phaélons , des Mauves et de plusieurs autres Oiseaux raariof.
Le Dactyloptère japonais. Dactylopterus japonieus ; Trigla a/ata, L. Onze rayons réunis par une membrane auprès de chaque nageoire pectorale. Deux aiguillons longs et aigus à la mâchoire inférieure, et au bord postérieur des opercules. Taille de cinq â six pouces. Ce Poisson habite les mers du Japon, où il a été décrit par Iloutluyn.
D’après l’opinion de Duméril , le Céphalacanlhe spinarelle des ichthyologistes n’est réellement qu’un jeune Daclyloplère.
Cuvier range encore dans le même genre le Trigla fasciala de Schneider; mais la figure qu’en donne cet auteur (tab. 3) représente les rayons voisins de la nageoire pectorale non réunis par une membrane.
DACTYLORHKA. bot. Nom donné par Necker (Elem. Ilot. 1400) à une division du genre Orchis, dont il a fait un genre particulier, mais qui n’a pas été adopté par les botanistes. F. Orcbiue.
DACTYLOS, bot. Ce mol, qui désignait la Dattes chez les Grecs, est devenu la racine du nom spécifique donné par les botanistes modernes au Palmier qui porte ce fruit. F. Dattier.
DACTYLUS. bot. Le genre établi par Forskalh sous ce nom rentre parmi les Dyospiros. F. Plaqi evixieb.
DACCS. Dacus. m». Genre de Diptères, établi par Fabricius qui y rapportait trente espèces ; Latreille les a réparties dans les genres Micropèze, Télanocère et Téphrite.
DÆDALEA. bot. Persoon a réuni sous ce nom plusieurs Champignons rapportés par les auteurs plus anciens aux Bolets, aux Agarics ou aux Mérules; ces plantes diffèrent de ces genres par leur chapeau dont la face inférieure présente une membrane fructifère relevée de côtes ou feuillets fort saillants et anastomosés de manière à former des sortes de pores ou de cavités irrégulières et de dimensions très-variées; ils diifèrent des Polypores par la grandeur et l’irrégularité de ces cavités; on les distingue des Mérules par la saillie et l'anastomose des lames qui forment ces mêmes cavités, pliant aux Agarics, on ne peut les confondre avec les Dœdalea, puisqu’ils ont tous les feuillets simples. Toutes les espèces de Dædalea sont coriaces et presque ligneuses; leur chapeau est demi-circulaire et fixé sur le tronc de divers arbres; leur nombre est peu considérable; la plus commune, le Dœdalea quercina de Persoon,avait étédécrite par Linné sous le nom A'Agaricus quercinus. Bulliard en a donné une excellente figure sous celui d'ytga riens labyrinthiformis, Bull., Herb., I. 442. Une autre espèce du même genre a été décrite et figurée par le même auteur sous le nom de Boletus labyrinthiformis, t. 401. Leur analogie prouve la nécessité de l’établissement de ce genre.
DÆDALION. ois. Genre formé par Savigny aux dé- ! pcns des Faucons , et dans lequel il place les Falco , palombarius et fringillarius. F. Faucon.
D EMIE. Dtvmia. bot. Genre de la famille des Asclépiadées, Pcntandrie Digynic, établi aux dépens des Asclepias par Brown qui lui assigne pour caractères : corolle presque rotacée, à tube court ; couronne slaminale extérieure, courte, à dix divisions profondes; masses poil iniques comprimées , Axées au sommet de l'anthère, et par conséquent pendantes ; stigmate mutique; semences aigrettées. Dans son travail sur la famille des Asclépiadées (Mem. tFern. Soc., i, p. 50), Brown ne compose ce genre que de deux espèces : l 'Asdcpi'as conlata de Forskalh et le Cynanchutn ejctcnsum d'Aiton. l.a première est une plante indigène des déserts de l'Arabie, et retrouvée en Barbarie par Dcsfonlaines sur les collines arides de Kerwan. Elle a une tige un peu ligneuse, rameuse, votubilc. haute de six à neuf décimètres. Ses jeunes rameaux sont puhescenls, et ses feuilles aussi pubescenlcs, cendrées, cordées ou rénifonnes. De ses deux capsules folliculcuses, grandes à peu près comme celles de V Asclépios fruticosa, L., une avorte souvent. Les Arabes donnent à cette plante le nom de Dœmia que Brown a employé comme générique. Linné l’avait rangée dans le genre Pergularia, et c’est aussi sous le nom de Pergularia tornentosa qu’elle est décrite dans la Flore atlantique. Selon les observations de Valil [Syrnb., 1 , p. 23), il ne faut pas confondre avec cette plante l 'Asclépios conlata de Burmann , qui est une toute autre espèce. Quant au Cynanchutn exlcnsum , Ait., que Brown a converti en Dœmia extensa, il parait avoir encore pour synonymes le. tynanchum cordifolium, Ret*; l 'Asclépios scandons, Palisol-Bcauvois (Fl. d'Oware, t. 55); le Cynanchum bicolor, Andrews (Reposit., t. 52), et peut-4lre le Ceropcgia conlata , Lourciro. Cette plante habile les Indes-Orientales.
Schultes , dans le sixième volume de son Species , ajoute à ce genre les Asclepias Dœmia et glabra de Forskalh , auxquelles il donne les noms de Dœmia Forskalhi et Dœmia glabra. Ces plantes, extrêmement voisines l’une de l’autre aux yeux de Forskalh lui-même, diffèrent si peu de V Asclepias setosa du même auteur, et dont Brown a fait son genre Gonolobus, qu’il semble peu naturel de les distraire de ce genre, surtout lorsqu’on n’a pas examiné des échantillons de ces espèces.
DÆMON. nam. Synonyme vulgaire de Pangolin.
DÆMONOROPS. Dœmonorops. bot. Genre de la famille des Palmiers, établi par le docteur Blume qui lui donne pour caractères : fleurs de sexes différents, réunies en paniculc sur le même spadicc cl enveloppées de plusieurs spatlies ou gaines membraneuses; dans les mâles, qui se trouvent disposées au sommet, le calice est campanule, tridenté, et la corolle formée de trois pièces ou segments ; les étamines sont au nombre de six, et les Hlaments soudés à la base, surmontés d’anthères linéaires. Les fleurs femelles ont le calice et la corolle semblables à ceux des fleurs mâles, les étamines privées d'anthères cl disposées hypogyniquement en cupule; l’ovaire est triloculairc, surmonté d’un style très court,
avec trois stigmates suhulés et recourbés. Le fruit consiste en une baie monosperme, armée d’écaillcs Imbriquées, qui en recouvrent toute la surface extérieure. Le Dæinonorops noir, Calamus niger , Willd.; Paftnijuncus niger , Humpli, est l’un des Palmier* de File de Java ; il a l'aspect des Rotangs, mais il en diffère ainsi,* qu'on l'a pu voir par les caractères que nous venons d'indiquer et surtout par les fleurs disséminées sur le spadice, formant une sorte de panicule qu'enveloppent plusieurs spatlies.
DAESMAN. uax. Même chose que Desinan.
DAGA. bot. Synonyme vulgaire d’iris.
DAGUE oc DAGUET, nam. Le premier bois qui pousse à la tête du Cerf, vers sa seconde année. Il n’a pas plus de six ou sept pouces de long. De là le nom de Daguet donné aux jeunes Cerfs de deux ans.
DAGUET, rois. Synonyme vulgaire de GadcÆglefin.
DAGYSE. Dagrsa. moll. Genre de Mollusques acéphales, établi aux dépens des Biphorcs de Bruguières, par Solanderqui a constaté les différences caractéris- r tiques suivantes : point de plaque ni de proéminence dans l'épaisseur du manteau qui est seulement prolongé en ovale ou cylindrique; tels sont les Dagysa slrttmosa et ferruginea- de Home; les Salpa A f ricana * fasciata f confederala , cytimlrica, etc., des divèrs auteurs. F. du reste au mot Bipnore. é
DABI, bot.’ Espèce du genre Câprier. ^
I>A II LIE. Dahlia, bot. Genre de la famille des Synailthérées, tribu des Astéroidées; Syngénésie Frustra-, née de Linné. Dans le grand nombre de belles plantes que nous a procurées le Mexique, les Dnlbies sc présentent avec des droits particuliers à nos regards; H en est peu qui contribuent avec un égal succès à l’ornement de nos parterres.el qui, dans la courte période que nous ramène chaque été, s'élèvent avec plus de luxe et de rapidité, fournissent une série plus variée fleurs toutes plus resplendissantes les uues que les autres par la beauté de leurs nuances et la multiplication progressive de leurs pétales. Connues depuis longtemps par quelques dessins imparfaits qu’avaient rapportés aux botanistes espagnols, les conquérants de la plus riche partie du nouveau monde, ces fleurs magnifiques oui été considérées comme des produits d'un pinceau exagéraleur, jusqu’à ce qu'une femme aimable «.«pirituelle soit venue dissiper des doules.quc l'on élevait à regret. La marquise de Bade rapporta , en 1784, les premiers tubercules de Dahlia que l'on ait possédé* en Europe, et les donna à Cavanilles qui aussitôt fèpÿlànta dans la serre chaude du Jardin ^Botanique de Madrid, et produisirent la fleur qui a fourni à Cavanilles les caractères d'un genre nouveau, qu'il dédia à André Dabi; c’était précisément à l'époque où cet élève, successeur et compatriote de l.inné, publiait d’importantes observations sur les systèmes de Botanique. Peu auparavant et sans que cela pût être connu, Thunberg avait de son côté donné le même nom de Dahlia à un autre genre qui se composait de plantes du Cap de Bonne-Espérance, et quelques botanistes, Willdenow et De Candolle entre autres, proposèrent, afin d'éviter toute confusion, d'admettre le nom de Georyina, pour remplacer celui donné par Cavanilles; mais, tout en