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même nom à ces deux Poissons. Chez leurs ancêtres, on leur donnait l'épithète de sacrés; xpun lot O àfpùs n ItpWc/Qj-j, disait Calliinaque.
On trouve dans le sein de la terre de nombreux restes de Daurades fossiles, ou au moins de Poissons trèsvoisins de celui que nous venons d'examiner. Ce sont, en général, des portions de mâchoires, ou des mâchoires entières, garnies de leurs dents incisives et de leurs nombreuses molaires. Le premier rang de ces molaires, dans l'espèce vivante, en contient dix; le second et le troisième n'en renferment point un aussi grand nombre; mais celles du troisième, et particulièrement les plus éloignées du bout du museau, sont plus grandes et plus fortes que les autres ; leur volume augmente beaucoup encore avec l’âge de l’animal; mais elles conservent constamment leur ligure hémisphérique ou ovoïde.
Ce sont ces plus grandes molaires fossiles, quelquefois même arrachées à une Daurade nouvellement morte, qu’on a nommées crapaudines nu bufoniles, de même que celles de l'Anarliique-Loup et de quelques autres Poissons, parce qu’on les a crues, comme ces dernières, des pierres produites dans la tête d’un crapaud. «On les a recherchées, achetées assez cher, cn- ». châssées dans des métaux précieux , et conservées » avec soin, dit Lacépède, soit comme de petits objets * d'un luxe particulier, soit comme douées de qualités » médicinales utiles. » A certaines époques, on a attaché un grand prix à celles qui, étant fossiles, offraient différentes nuances de gris, de hrun ou de rouge. On les estimait encore davantage lorsque leurs teintes, distribuées par zones, formaient dans le centre une tache presque ronde et noirâtre : on les comparait alors à un œil, et on les nommait Yeux de serpents pétrifiés. On leur attribuait une foule de vertus imaginaires; on en préparait des amulettes sous la forme de pendants d’oreilles ou de bagues : aussi, â Malte, avait-on appris à les contrefaire avec des dents de Daurades fraîches, qu’on teignait avec du nitrate d’argent ou de l’acide nitreux, f'. Crapai dixks et GlossofLtres.
Schneider, d’après Lœlling, dit que les Espagnols donnent le nom de Cochicato à une variété de la Daurade qui a une tache bleue entre les yeux, et les calopes couleur de rose.
Daurade porte- èpix es. Aura ta spinifera ; Sparus spinifer, Forskalil, Linn. Quatre dents incisives à chaque mâchoire; molaires hémisphériques et trèsserrées les unes contre les autres. Teinte générale d’un rouge argenté; le dos et des raies d’un rouge obscur; lèvre supérieure protractile; écailles larges et striées; caudale bordée de rouge, en croissant.
Forskahl a observé ce Poisson dans les endroits vaseux et profonds de la mer d'Arahie, où il ne s’approche que très-rarement des rivages. Les pécheurs arabes le prennent à la ligne. Sa chair est succulente et de fort bon goût.
Daurade Mylio. Aurata Mylio ; Sparus Mylio , Lacépède. Tout le palais pavé de dents molaires arrondies; six incisives à chaque mâchoire; lèvre supérieure extensible; teinte générale argentée; les pectorales, une portion de la dorsale et la caudale, jaunes ; catopcs.
[ partie de l’anale, bord de la dorsale et de la caudale.
I noirâtres; une tache dorée sur chaque joue; plusieurs raies longitudinales brunes et interrompues; deux bandes transversales noires : l'une sur le devant de la tête, et l’autre sur l’opercule. Écailles larges, lisses et brillantes; cinq rayons à la membrane branchiale. Taille d’une Carpe moyenne.
Des mers voisines de l'Ile-de-France. Découverte par Commerson.
Cuvier pense que ce Poisson est le même que le Labre chapelet, Labrus catenula, de Lacépède.
Daurade mylostome. Aurata mylostoma; Sparus myfostomus , Lacépède. Nageoire caudale en croissant; sommet de la tête et dos très - relevés ; fond du palais pavé de dents molaires; sept rayons à la membrane des branchies; mâchoires également avancées; langue courte, large, pointue et cartilagineuse; deux orifices à chaque narine; yeux très- gros et saillants; écailles rayonnées et un peu crénelées dans leur bord postérieur. Teinte générale d'un jaune foncé, plus clair sur les pectorales, mêlé avee du vert sur une grande partie de la dorsale et de la caudale, et qui s’étend jusqu’au bord intérieur de la mâchoire inférieure , au palais, à la langue et au gosier; deux taches noirâtres placées sur l’extrémité de la queue, de manière à se réunir et â représenter, suivant l’expression de Commerson. une paire de lunettes; plusieurs raies longitudinales, interrompues et alternativement bleues et dorées.
Ce Poisson a été observé par le voyageur-naturaliste Commerson. dans le voisinage des Iles Praslin. La saveur de sa chair est fort agréable.
Daurade Perroquet. Aurata Psittacus; Sparus Psitlacus , Lacépède. Caudale en croissant ; occiput et dos arqués et très-élevés; tète et opercules dénuées de petites écailles ; museau semblable au bec d’un Perroquet; palais pavé de dents molaires; onze ou douze raies longitudinales de chaque côté ; pectorales pointues ; dorsale basse et allongée.
Découverte par Commerson dans le grand Océan équatorial.
Daurade Bufoxite. Aurata Bufoniles; Sparus Bu fondes, Lacép. Caudale en croissant; une partie de celte nageoire et des opercules couverte d’écailles; dos élevé; six dents incisives, grosses cl émoussées, audevant de la mâchoire supérieure ; quatre dents semblables seulement à l’inférieure; intérieur de la bouche pavé de molaires hémisphériques et très- inégales en volume; onze ou douze raies longitudinales; |»cctoralcs pointues; deux orifices inégaux en grandeur à chaque narine.
Ce Poisson a été découvert par Commerson dans les mêmes eaux que le précédent. Cuvier croit qu’il ne diffère en rien de la Daurade ordinaire.
Dvurvdb bii obée. Aurata bilobata ; Sparus bilobatus, Lacép. Caudale fourchue, â lobes arrondis; tête et opercules écailleux; une bosse entre les yeux; yeux très-gros; quatre ou six dents longues, pointues et crochues, au bout de la mâchoire supérieure, audevant d’une rangée de molaires hémisphériques; base de la nageoire caudale garnie de petites écailles; corps