‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 3)Chapitre 91 sur 116 · DEP · texte numérisé non relu

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Dépazék pmpuRESf e*tk. Depasea purpurascens , kickx. Tache grise ou blanche, translucide, suborbiculaire, bordée d'une ligne noire, qui est entourée à son tour d’une aréole pourprée, plus ou moins large; périthèces épipbylles, très-petits, bruns-noirâlres ; ascidies fusiformes, courbées, renfermant de une à sept sporidies. Sur les feuilles du Cornouiller.

DApazêe vagabonde. Depasea rayons, Fr. Tache pâle, plus ou moins blanchâtre, translucide, oblongue ou arrondie, indéterminée ou à peine circouscrite par une zone légère, un peu rembrunie; périthèces épiphy Iles . très-petits, bruns noirâtres; ascidies ellipsoïdes ou cylindriques, renfermant de une à cinq sporidies. Sur les plantes herbacées.

DtPAZtK niojoicoLK. Depasea frontlicola, Fr. Tache orbiculaire, petite, blanche, entourée d'un rebord brun; périthèces indistinctement épipbylles ou hypophylles, très -petits, bruns -noirâtres; ascidies linéaires, courbées, contenant de cinq à dix-sporidies. Sur les feuilles des Peupliers.

DÉPERDITION. Acte par lequel les végétaux rejettent à l'extérieur les substances qu'ils ont absorbées ou qui se sont formées par la végétation et qui sont devenues inutiles â leur nutrition. Or, ces substances sont tantôt des fluides â l'étal de vapeur, tantôt des gaz, tantôt enfin des substances liquides ou même solides. La Déperdition comprend donc trois fonctions, savoir : la transpiration, ['expiration cl ['excrétion.

$ I. De la transpiration.

La transpiration ou émanation aqueuse des Végétaux, est celte fonction par laquelle la sève, parvenue dans les organes foliacés, perd et laisse échapper la quantité surabondante d’eau qu'elle contenait. C'est en général sous forme de vapeurs que cette eau s’exhale dans l’atmosphère. Quand la transpiration est peu considérable, cette vapeur est absorbée par l'air à mesure qu’elle se forme; mais si la quantité augmente, ou voit alors ce liquide transpirer sous forme de gouttelettes extrêmement petites, qui, souvent, se réunissent plusieurs ensemble et deviennent alors d’un volume remarquable. Ainsi on trouve fréquemment, au lever du soleil, des gouttelettes limpides, qui pendent de la pointe des feuilles d’un grand nombre de Graminées et d’autres plantes. Les feuilles du Chou en présentent aussi de trèsapparentes. On avait cfu longtemps qu'elles étaient produites par la rosée; mais Musschenbrock prouva le premier, par des expériences concluantes, qu'elles provenaient de la transpiration végétale, condensée paHo fraîcheur de la nuit. En effet, ce physicien intercepta toute communication â uue tige de Pavot, 1° avec l’air ambiant, en la recouvrant d'une cloche; 9° avec la surface de la terre, en recouvrant d'une plaque de plomb le vase dans lequel il était, et le lendemain malin les gouttelettes s’y trouvèrent comme auparavant. Haies fit également des expériences pour évaluer le rap|>ort existant entre la quantité des fluides absorbés par les racines et celui que ces feuilles exhalent. U mit dans un vase vernissé un pied de Y Helianthus annuus, recouvrit le vase d’une lame de plomb percée de deux ouvertures, l'une par laquelle passait la lige, l’autre destinée à pouvoir l’arroser. Il pesa exactement cet appareil

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pendant quinze jours de suite, et vit que pour terme moyen , pendant les douze heures du jour, la quantité d'eau expirée était de vingt onces environ. Un temps sec et chaud favorisait singulièrement celte transpiration qui s’éleva à trente onces dans une circonstance semblable. Une atmosphère chargée d'humidité diminuait au contraire sensiblement cette quantité : aussi la transpiration n'était-elle au plus que de trois onces pendant la nuit, et même quelquefois la quantité de liquide expiré devenait insensible, quand la nuit était fraîche et humide. Ces expériences ont été depuis répétées par besfontaines et Nirbel, qui ont eu l'occasion d’admirer l'exactitude et la sagacité du physicien anglais. Senebier a prouvé, par des expériences multipliées, que la quantité d'eau expirée , était à celle absorbée par le végétal, dans le rapport de 9/5 ; ce qui démontre encore qu'une partie de ce liquide est fixée et décomposée dans l'intérieur du végétal. Ces faits prouvent d’une manière incontestable : 1° que les végétaux transpirent par leurs feuilles, c’est-à-dire qu'ils rejettent à l’extérieur une certaine quantité de fluides aqueux; 9° que celle transpiration est d’autant plus grande que l'atmosphère est plus chaude et plus sèche, tandis que quand le temps est humide, et surtout pendant la nuit, la transpiration est presque nulle; 5° que cette fonction s’exécute avec d’autant plus d’activité que la plante est plus jeune et plus vigoureuse; 4° que la nutrition^ se fait d'autant mieux que la transpiration est en rapport avec l'absorption , car lorsque l'une de ces deux fonctions se fait avec une force supérieure à celle de l’autre, le végétal languit. C’est ce que l’on observe, par exemple, pour les plantes qui, exposées aux ardeurs du soleil, se fanent et perdent leur vigueur, parce que la transpiration n’est plus en équilibre avec la succion exercée par les racines.

^ II. De l’expiration.

Les végétaux absorbent ou inspirent une certaine quantité d'air ou d'autres fluides aériformes, soit directement, soit mélangé avec la sève, c’est-à-dire tout à la fois par le moyen de leurs racines et de leurs feuilles : or, c’est la portion de ces fluides, qui n'a point été décomposée pour servir à l'alimentation, qui forme la matière de l'expiration. Les plantes sont donc, comme les animaux, douées d’une sorte de respiration, qui se compose également des deux phénomènes de l’inspiration et de l'expiration , toutefois avec celte différence très - notable , qu’il n’y a point ici développement de calorique. Cette fonction devient très-manifeste, si l’on plonge une branche d'arbre ou uné jeune plante dans une cloche de verre remplie d'eau, et qu'elle soit exposée à l’action de la lumière ; en effet, on verra s'élever de sa surface un grand nombre de petites bulles qui sont formées par un air très -pur et presque entièrement composé de gaz oxigène. Si, au contraire, cette expérience était faite dans un lieu obscur, les feuilles expireraient de l’acide carbonique et du gaz azote et non du gaz oxigène. 11 faut noter ici soigneusement que toutes les autres parties du vépélal, qui n’offrent pas la couleur verte, telles que les racines, l’écorce, les fleurs, les fruits, soumis aux mêmes expériences, rejetteront toujours au dehors de l’acide carbonique et jamais de

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