KO
pentamères, famille dos Clavicorties, dont les caractères .sont : mandibules courtes, épaisses, peu arquées, dentelées sous leur extrémité; palpes très-courtes, presque filiformes; antennes un peu plus longues que la tète, terminées par une grande-massue ovale, perfoliée, de trois articles; corps ovalaire, épais, convexe et arrondi en dessus; léle petite et inclinée, corselet plus large et sinué postérieurement ; élytres inclinées sur les côtés et légèrement rebordées. Le genre Dermeste, tel qu’il a été établi par Linné, comprenait tous les Coléoptères à antennes en massue, dont les trois derniers articles sont plus épais ; ce genre, ainsi caractérisé, renfermait des Insectes dont l'organisation et les mœurs sont très-différentes. et qui ont été depuis rangés dans diverses sections. Les Dcrmestes se rapprochent beaucoup des Mégatomes et des Altagènes; mais ils diffèrent des premiers par leur avant-sternum qui ne s’avance point sur la bouche, et des seconds par la massue des antennes, qui est plus courte, tandis qu’elle est terminée par un article triangulaire et quelquefois très-long dans les Altagènes. — Ces Insectes ne sont que trop connus par les dégâts que leurs larves occasionnent dans les collections zoologiques aucune matière animale n'est à l'abri de leur voracité; les larves ont le corps allongé, peu velu et composé de douze anneaux distincts, dont le dernier est terminé par une touffe de poils très-longs; leur tète est écailleuse, munie de mandibules très-dures et tranchantes, de deux antennes et de barbillons très-courts; elles ont six pattes écailleuses, terminées par un ongle crochu. et changent plusieurs fois de peau avant de passer h l'état de nymphe; dans ccl état, elles sont un peu plus raccourcies et immobiles, et leur changement en Insectes parfaits a lieu au bout de quelques jours. Les Derincstes cherchent les lieux écartés et malpropres; ils semblent fuir la lumière, aiment le repos, et ne se mettent en mouvement que lorsqu'on les trouble en faisant du bruit ou en louchant les corps qui les renferment; leur démarche est timide cl incertaine : ils avancent par des mouvements brusques et interrompus, et s'arrêtent souvent comme pour écouter et voir si le danger qu’ils fuient est éloigné. Lorsqu’on les louche, ils feignent d'être morts, en repliant leurs pattes et leurs antennes sous leur corps, et en restant dans une immobilité parfaite; ils se montrent rarement à la surface des corps ofi ils se sont établis, et semblent ne quitter leur retraite qu'à regret et avec crainte. Les Dermestes sont très-communs en Europe, et plusieurs espèces se retrouvent dans les diverses parties du globe : on les rencontre, en général, dans les cadavres en putréfaction et dans toutes les matières animales. Derm f st k du Lard, Dermestes Lanlarius , L., Fabr., I)egéer, Geoff., figuré par Olivier (Coléopt., pi. 1, f. t , a, n); il se trouve dans toute l’Europe. Derieste Ren ard, Dermestes Vulpinus , Fab. , 01. et Schæfftr ( Icon . Ins., lab. 43, f. 1, 2); il habite la France et le Cap.
Geoffroy a donné le nom de Dermeste à des Insectes appartenant â des genres différents ; ainsi il a nommé : Dermeste a points d'Hongrie, le Nécrophore fossoyeur, Necrophorûs l'espUlo ; Grand Derieste noir, le Nécrophore inhumeur, Necrophorûs humator; Derieste a oreilles, le Dryops auriculaire. Parnus proliferi-
cornit, Fab. ; Derieste bronzé, l’Élopliore aquatique, Elophorus grandis, lllig.; Derieste effacé, la Nitidule discoïde; Derieste en deuil, la Spbéridie marginée; Derieste Lévrier a stries, et Derieste ponctué et strié, les Lyetes oblong et crénelé, etc.
DER.MESTINS. Dermcêlini. ins. Famille de Coléoptères, qui comprend les genres Allogène, Dermeste, Mégatome.
DERMOBLASTES. bot. Willdenow désigne par cette épithète les embryons dont le cotylédon est formé d’une membrane qui se rompt irrégulièrement.
DERMOBRANCHES. ioll. Famille de Gastéropodes, qui comprend les genres Doris.Tritonie.Scyllée, Eolide, Phyllide. Palcllicr, Orinier et Chilonier, d'après la méthode de Duméril.
DKKMOCIIËLYDE. Dcr moche lys. rf.pt. Lesueur a donné cc nom à un genre nouveau qu'il a formé avec les Cbclonées dont le test, dépourvu d'écaütes, n'est revêtu que d'une sorte de cuir; ce genre correspond à celui des Tortues de mer.
DERMODIER. Dermodium. bot. Ce genre, fondé par Link, présente un péridium de forme irrégulière, simple, membraneux, très- mince, et sc détruisant promptement ; les sporules sont réunies par paquets sans mélange de filaments. Ce Champignon commence par être très Suide. Ce n’est que plus lard qu'il devient sec et pulvérulent. On ne voit aucune trace de filaments parmi les sporules qui sont assez grosses. On n'en connaît qu'une espèce décrite par Link sous le nom de Dermodium inquinans. Elle croit sur les souches coupées des arbres, surtout près des racines oit elle forme des plaques de trois à quatre pouces ; son péridium est irrégulier, très mince, en grande partie adhérent au bois; il est noir, et se détruit promptement pour laisser sortir les sporules qui sont de la même couleur.
DKRMODONTES. pois. Blainville ayant le premier remarqué l'implantation des dents des Poissons cartilagineux dans la peau des mâchoires, particularité qui distingue éminemment ces animaux de ceux de la même classe, qui ont les dents implantées dans l'épaisseur des mâchoires mêmes, a proposé celte dénomination non moins expressive que celle qu'on a adoptée jusqu'ici, et qui n'a d'autre inconvénient que d'être venue après. y. Poissons.
DKRMOPTÈRES. mai. Famille établie dans l'ordre onzième de la méthode d'illiger, f'olantia, et qui se compose du seul genre Gaiéopilhèque. V. ce mot.
DERMOPTÈRF.S. pois. Septième famille de l'ordre des llolobranches, dans la méthode analytique de Duméril. caractérisée ainsi que nous l'avons dit à l’article Abdominaux. V. ce mot. Ce nom est emprunté de la consistance de la seconde dorsale, qui, adipeuse et dépourvue de rayons, ressemble â un prolongement de peau. Celle famille côtière faisait partie, dans le Système de Linné, du seul genre Salmo. divisé aujourd'hui en Serra-Salme, Rail, Piabuque, Télragonoplère, Hydrocin, Curimate, Anostome, Cilharine, Aulope, Salmone. Osmère, Saure, Corégone et Argentine, y. ces mots. — Les Dcrmoptèrcs vivent de chair; la plupart habitent les eaux douces.
DERMORUYNQl'ES. ois. Désignation d’une famille
DES
de Palmipèdes, dans laquelle Vieillot a placé les genres Uarlc et Canard.
DERMOSPOR1ER. Dermosporium. bot. Ce genre, créé par Link, présente une base charnue, compacte, globuleuse, recouverte de toutes parts d'une couche de sporules; peut-être la disposition régulière de ces sporules, qui forment une sorte de membrane, devrait-elle faire placer ce genre parmi les vrais Champignons anomaux, tels que les Tremellcs. Peut-être même les autres genres voisins, tels que Atractium , Tubercu- /aria , Epivoccum , etc., devraient-ils le suivre dans cette famille. Quoi qu'il en soit, on n’en connaît encore qu'une seule espèce, le Dermosporium flaresccns. Elle forme de petits tubercules rapprochés par groupes sur l’écorce des bois morts, et ressemble, au premier coup d’oeil, ii des œufs d’insectes; sa couleur est Jaunâtre. UÆgerila pallida de Persoon paraît très voisine de cette espèce si elle n’est pas la même.
DKRO. aknél. Genre établi par Ocken. aux dépens de celui des Naldes de Linné. Il renferme les espèces qui ont pour caractères communs de n’avoir aucune trace d’yeux, d’être sans doute pourvues de branchies, et d’offrir une queue élargie en forme de feuille plus ou moins lobée. Ces espèces sont les liais cœca et florifera de Linné.
DEROBRAQUE. Dcrobrachus. ms. Coléoptères télramères; genre de la famille des Lamellicornes, tribu des Prionieos, institué par Dejean pour un Insecte nouveau, apporté de l’Amérique septentrionale. Caractères : antennes courtes, atteignant au plus la moitié desélytres dans les mâles, moins longues dans les femelles, de onze articles cylindriques, le troisième notablement pluslong que le quatrième; yeux grands; mandibules courtes, aiguës, dentées au coté interne; palpes assez grêles : les maxillaires très-allongées, beaucoup plus grandes que les labiales, avec le dernier article déprimé, dilaté, presque irigone; corselet court, transversal, déprimé sur son disque, avec trois épines de chaque côté; écusson court, demi- circulaire; élytres longues, rebordées tout autour, presque parallèles, arrondies au bout, et mutiques dans les femelles, avec une large troncature sinuée dans les mâles, et une épine à chaque angle; la suturale oblique; dernier segment de l'abdomen peu échancré dans les mâles; pattes de longueur moyenne; cuisses comprimées, canaliculées en dedans; premier article des tarses allongé, en triangle renversé, le quatrième presque aussi long que les trois autres réunis. On n’en connaît encore qu'une seule espèce, le Derobraque brevicolle, De rob rachus brevicoltis, Dej. 11 est d’un brun testacé, avec la tète et le corselet noirs, et une petite ligne longitudinale enfoncée sur le milieu du verlex ; corselet fortement ponctué; angle suturai des élytres muni d’une petite épine et trois lignes longitudinales élevées, peu distinctes; pattes lestacées; genoux noirâtres.
DEROSTOMK. Derostomo. imtest. Genre de la famille des Tremadotes, formé par bugès. aux dépens des vers Intestinaux, parenchymateux, qui composent le genre Planaire. Caractères : corps déprimé ; orifice alimentaire placé sous le corps, près de l’extrémité antérieure, ayant en arrière un double système d’or-
Sîil
gancs génitaux. Ces Vers ont, oulre les moyens ordinaires de reproduction, la faculté de se régénérer en autant d’individus qu’on en a détaché de fractions. Ils sont parasites dans plusieurs animaux.
DEKRI et DVKKY. «is. E. Tourbe.
DERR1DK. Denis, axxéi..? L’animal décrit sous ce nom, par John Adams (Trans.of /he Linn.Soc.T. m), offre un corps long d’un pouce, composé d'une membrane extérieure transparente, sorte de tuyau garni d'articulations nombreuses qui facilitent la flexion; il se termine postérieurement en pointe; la tête, un peu plus grosse que le corps, est rétractile et porte â sou sommet deux petits tentacules cylindriques; la bouche est très -fendue et composée de deux laines ou lèvres dont la supérieure est plus longue et pointue. Ccl animal, qui est peut-être une Annélide, a été rencontré sur les bords de la mer.
DERRIDE. Dcrris. bot. Loureiro ( Flor . Cochinchin., il, p. 525) est l'auteur de ce genre qui appartient â la famille des Légumineuses, Diadelphie Décandrie. Caractères : calice tubuleux, crénelé sur les bords et coloré; corolle papilionacée, à quatre pétales presque égaux ; étendard ovale ; ailes oblongues ; carène en forme de croissant, tous terminés inférieurement par des onglets filiformes ; dix étamines dont les filets sont monadelpbes ( le genre a été néanmoins placé dans la Diadelphie); style de la longueur des étamines, portant un stigmate simple; légume oblong, obtus, très-comprimé, membraneux, lisse, et ne contenant qu'une graine oblongue et aplatie.
Derris pexsêe. Derris pinnala, Loureiro. C’est un arbuste des forêts de la Cocbinchine. Sa tige est grimpante, longue, sans aiguillons et très-rameuse; elle porte des feuilles alternes, ailées, dont les folioles sont petites, rhoroboïdales, glabres, très-entières et trèsnombreuses ; ses fleurs sont blanches et disposées sur des pédoncules axillaires. Les habitants de la Cochinchine emploient sa racine, qui est très-charnue, lorsqu'ils ne peuvent se procurer le fruit du Cachou. On sait qu'ils mâchent celui-ci avec les feuilles du Poivrier- Bétel , afin de se donner une baleine agréable et de se rendre la bouche vermeille. L'autre espèce, Derris tri foliota, Loureiro, a les feuilles lcrnées, et les fleurs disposées en grappes longues et axillaires. Elle croît en Chine.
DEIlYS. bot. Syn. de Trifolium Alexandrinum , cultivé dans toute l’Égypte, et récolté en fourrage.
DESCENDANT, bot. Linné appelait ainsi la partie d’un végétal qui s’enfonce dans la terre, par opposition au mol de Caudex ascendant qu'il donnait à la lige.
DESCHAMPSIE. Dcschampsia bot. Genre de la famille des Graminées, Triandrie Digynie, établi par Beauvois ( Agrostographie . p. 01, lab. 18, fig. 3) aux dépens des Aira de Linné , et ainsi caractérisé : fleurs disposées en particule composée; lépicène [glume ) renfermant deux ou trois fleurs, et formée de deux valves plus longues que celles-ci; paillette inférieure delà glume dentée et munie extérieurement, â sa hase, d'une barbe droite, à peine plus longue qu’elle; écailles ou paléoles arrondies, entières et velues; stigmates écartés et plumeux ; caryopse libre, non marquée d’un
Di
igiti
sillon. BeauvoU rapporte à ce genre le» Aira alliaaima T el Aira ambigua, Midi., Aira arspilosa, L., Aira juncea, L.. Aira media, L.? Aira lilioralia , Gaud.?el Aira parri/Iora , Lamk.? La première el les irois dernières espèces ne sont indiquées qu’avec doute comme appartenant aux Deschainpsies, en sorte qu'on doit considérer Y Aira cœspilosa , L., plante qui croit en Europe, comme le vrai type du genre.
DESCLI/EA oc DKSCLIEl'XIA. bot. f'. Marcabis.
DESCURËE. Descurea. bot. Synon. de Siaymbrium Sopkia.
DESÊRE. Desera. ixs. Ce genre de Coléoptères pentamères, institué par Leach dans la famille des Carnassiers, tribu des Carahiqucs. pour une espèce du genre Drypte, que Megerle a appelée Desera longicollis, n’a pas été adopté parles entomologistes.
DÉSERT, stol. Vaste espace inhabité par l'Homme, soit qu'une aridité absolue refuse à l'industrie tout moyen d'établissement, soit qu'on n'ait point encore tenté d'y pénétrer. C’est plus particulièrement l'aride étendue qu'on désigne par ce mot. L'Afrique. l’Arabie, la Perse el l’Asie centrale offrent d’immense» solitudes inhabitables qui , privées de sources et dépouillées de verdure, ne se couvrent que dans quelques points de leur surface d'une végétation ligneuse ou rigide, sèche el courte. Les landes aquitaniqurs donnent en Europe une idée assez exacte de l’aspect désolé des Déserts que l’on rencontre dans les deux autres parties de l’ancien continent. Il en est de même des Paramèras de la péninsule ibérique, qui sont des Déserts élevés dans la région des nuages. Un mirage singulier s’observe à la face de tous ces lieux, el ce phénomène, décrit par Monge qui l’observa dans les Déserts de l’Égypte, se retrouve absolument avec les mêmes circonstances cnlre Bordeaux et Bayonne. En général, la surface des Déserts, quand les vents ne les ont pas, en les dépouillant, réduits à des couches calcaires, qui en forment ordinairement le fond, est composée de sable peu lié et d'une poussière noire, très line, qui, volatilisée, s'introduit dans la peau, cause de dangereuses opblhalmies et déchire la poitrine en y pénétrant par la respiration. Dans plusieurs parties de l'étendue des Déserts on trouve des sources ou des efflorescences salines et jusqu'à des couches de sel gemme. La végétation rare rappelle, par son aspect, celle des bords de la mer quand les dunes en bordent le rivage.
Les Déserts du nouveau monde portent en général un autre caractère. La plupart sont marécageux, parce que le cours des rivières y est à peine tracé entre une végétation magnifique, el parce que de primitives forêts y protègent la solitude. Dans l'ancien monde, le Désert est souvent l'indice d'un sol épuisé, qui ne saurait plus rien produire; dans le nouveau, il indique une nature vierge, qui ne saurait rien refuser.
DESFONTAIME. Deafontainia. bot. Le genre proposé sous ce nom , par les auteurs de la Flore du Chili et du Pérou, ne parait pas distinct du genre Linckie.
DESFORG1E. bot. Même chose que Forgésie.
DÉSINENCE. Dcainentia. Nom que donne le professeur De Candolle à la manière particulière dont se termine un organe on un lobe quelconque. Dans un sens
général, on dit d’une sommité ou extrémité quelconque qu'elle est obtuse ou aiguë; mais pour exprimer plus clairement son état, on emploie une foule d'autres termes, tels que tronqué, obtus, pointu, rongé, émoussé, etc.
I Raspail. dans son nouveau Système de Physiologie véj gétale, présente, au sujet de la Désinence, des vues qui i méritent de fixer l'attention de tous les naturalistes;
I les familles naturelles sont les groupes les plus généj raux de la distribution méthodique des êtres organisés ;
I viennent ensuite les genres qui sont les subdivisions i principales de ces groupes; ils comprennent sous leur ] rubrique les espèces qui. elles -mêmes, se composent de variétés qui comprennent les individus. Mais les limites et le nombre de chacune de ces catégories de groupes varient avec le personnel des plantes et le progrès des études physiologiques. Les subdivisions se multiplient quand la science s'applique plus à la recherche des faits qu’à celle des lois, qu’elle s'attache plus aux formes qu'à l'analogie. Elles se fondent les unes dans tes autres; elles se replient pour ainsi dire les unes sur les autres, pour se confondre de plus en plus sous les même» dénominations, à mesure que l’étude des lois physiologiques remplace l'élude exclusive des fruits. Les genres se multiplient quand le nombre des espèces augmente; les espèces, à leur tour, sc multiplient quand augmente le nombre de leurs variétés. Mais que les résultats d’un travail physiologique viennent réduire un certain nombre d’espèces à n’être que des variétés et des accidents de culture; et dès ce moment le nombre de genres diminue d'autant. Raspail voudrait que. dans toute classification, on adoptât pour tous les groupes de même ordre, une Désinence propre, que l'on pourrait modifier suivant les règnes. La Désinence acécs ayant été consacrée la première aux familles des Plantes, on pourrait adopter pour les familles des Animaux, la terminaison azéea ; pour les famille» des Minéraux, la terminaison agi'ea. Quant aux genres, on adopterait la Désinence a pour les Végétaux; us pour les Animaux et um pour les Minéraux, Désinences respectives qui conviennent déjà au plus grand nombre des genres de chacun des trois règnes. Ces innovations ne pourraient que servir la mémoire; elles prépareraient la réforme de la nomenclature qui, depuis Linné, est retombée dans la confusion d'où ce grand bomme avait cherché à la tirer.
DESMAN. Mygale, iam. Genre de Carnassiers insectivores, très-voisins des Musaraignes, dont ils diffèrent par la palmure de leurs doigts, surtout aux pieds de derrière, où elle est aussi complète qu'aux Castors; par leur queue latéralement comprimée et écailleuse, qui rappelle celle des Ondatras; par une trompe mobile, presque aussi longue que la tête ; par l’absence de conque à l'oreille, de sinus musqué sur la peau des flancs; caractérisés enfin el par la forme el par le nombre de leurs dents. Il y a. chez les Desmans, vingt-deux dents à chaque mâchoire. Dans les Musaraignes, il n’y en a que seize ou dix-huit en haut et douze en bas. Dans les Musaraignes, les deux premières incisives supérieures sont à double crochet, au moyen d’un éperon d'une saillie variable, suivant les espèces, el situé à leur talon. Dans les Desmans. les deux premières incisives sont triangulaires et comprimée» latéralement; dans les Musarai-
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gnes , les deux premières incisives d'en lins répondent aux supérieures pour la grandeur, et elles sont proclives en avant comme celles des Cochons. Dans les Desmans, les deux premières incisives d'en bas sont, au contraire, les plus petites de toutes, et elles sont suivies, de chaque côté, de trois autres également petites, mais qui vont en augmentant en arrière. Parleur grandeur, les deux incisives d'en haut et les deux d'en bas des Musaraignes, rappellent celles des Rongeurs; ce rapport, dans les Desmans, ne rappelle que celles des Taupes et des Hérissons. Derrière les deux incisives supérieures, sont de chaque côté douze dents coniques, et huit molaires hérissées de poiutes. Derrière les huit incisives d'en bas, sont, de chaque côté, huit dents coniques et six molaires hérisséesde pointes. Le crâne du Destnan lient autant du crâne de la Taupe que de celui des Musaraignes : il n’est pas aussi effilé dans la partie maxillaire que chez celles-ci, vu la nécessité de donner une base à la trompe et à ses muscles. Il n'est pas privé d'arcades zygomatiques, et les branches montantes des maxillaires inférieures s’élèvent davantage. L’orbite est aussi effacée que dans la Taupe, et l’œil y est aussi petit; probablement ce rudiment d'œil manque aussi de nerf d'optique, comme celui de la Taupe. — La trompe décroît insensiblement, à partir de l'arcade palatine, pour s'élargir ensuite vers les naseaux; elle est tout aussi mobile que celle de l’Éléphant.
D'après cet ensemble des formes des Desmans, on voit que ce sont des animaux nageurs et souterrains; souterrains par l'absence de conque auditive, la petitesse de l'œil, la longueur et la force des ongles propres à fouir; nageurs parla palmure complète des doigts et la compression verticale de la queue qui est pour eux une véritable rame. Les Desmans passent en effet la plus grande partie de leur vie dans l'eau et sous l'eau. Ils ne gagnent jamais volontairement la terre ferme; et s'ils vont d'un étang à un autre, ce n'est que par des canaux souterrains ou par des rigoles remplies d'eau qui y conduisent. Ils préfèrent, dit Pallas, le séjour des étangs, des lacs, et de toutes les eaux dormantes, surtout des marécages profondément encaissés. Ils se font dans la berge un terrier dont l'entrée est sous l'eau : c’est par lâ qu'ils commencent le travail. Us fouillent en gagnant pilit à petit en hauteur, et creusent un boyau dont les contours sont assez nombreux pour décrire une longueur de plus de vingt pieds. La partie la plus élevée de ce terrier est toujours au-dessus du niveau des plus hautes eaux; ils y vivent solitaires ou avec une compagne, suivant les saisons. En hiver, Us ne s'engourdissent pas : la glace les emprisonne alors sous l'eau. Ils peuvent être ainsi réduits à périr d'asphyxie, par l'épuisement de l'air de leurs terriers. S'il y a quelque partie de la surface des eaux, qui ne soit point gelée, ils viennent y disputer une petite place à fleur d'eau pour l'extrémité de leur trompe. Les risques de mourir asphyxiés, sont d’autant plus grands pour eux, que l'hiver est plus long et plus rigoureux. Les Desmans ne se montrent d'ailleurs à fleur d'eau que dans la saison de l'amour. On les voit alors marcher au fond des rivières et des étangs, et quelquefois grimper le long des roseaux.
Pallas s’est assuré qu'ils ne sont qu'inseclivorcs. Il ne leur a trouvé dans l'estomac que des débris de larves et de Vers, et jamais de racines de Nymphœa ou d'écorces, dont on supposait même qu'ils faisaient des provisions. Ils ne doivent celte faculté de vivre d'insectes et de larves qu’à la longueur et à la mobilité de leur trompe, avec laquelle ils fouillent la vase, comme le font, avec leur long bec, les nombreuses espèces insec livores du genre Scolopax. Le Desman exhale une si forte odeur de musc, qu'elle pénètre la chair des Brochets et autres Poissons à qui il arrive d’en manger. Cette sécrétion a pour organe une double série de cryptes glanduleux, placée sous la base de la queue. Les plus gros sont du volume d'un pois; les plus petits de celui d'un grain de seigle. Chacun d'eux s'ouvre sous la queue par un orifice séparé. Il y en a quatorze ou quinze de chaque côté.
Ü11 ne connaît que deux espèces dans ce genre : l'une en Russie, l’autre dans les Pyrénées. Celle grande distance de leur patrie annonçait déjà des espèces différentes.
Des «a* de Moscovie. Mygale Moscoritus , Geoff. ; Sorex moschaius , Pallas, Schreber, pl. 15Ü; Mus aquatilis , Clusius; Glis moschiferus , Klein, (juadr., p. 57; Castor moschaius de Linn., HK et 13* édit, du Syst. nal.; Buffon, l. 10, pl. 1; Encycl., pl. 30, n° 4. tf'ychuchol , tf'uychochol des Russes, Chochul de l'Ukraine, Tchirsin dans l’Ouffa, Desman , Dasmaus des Suédois, de Dcsem, altération de Bisen, Musc, eu Poméranie. — A pelage formé, comme celui des Castors, de soies longues, et d’un feutre doux et moelleux, caché en dessous. Le Desman de Russie est brun, plus pâle en dessus, plus foncé sur les Bancs; le ventre est d’un blanc argentin; il est long d'environ huit pouces et demi, cl sa queue, qui n'a que six pouces neuf lignes, est comme étranglée à sa base; bientôt elle devient cylindrique, renflée, et croit rapidement pour décroître presqu'aussilôt; ce qui continue jusqu'à la pointe. Plus elle diminue et plus elle se comprime latéralement. Comme celle du Castor, elle est toute parsemée d’écailles dont les interstices sont hérissés de poils courts et roides. Celle compression est très-bien représentée dans la plante de Pallas et de Schreber; le dessus des doigts est aussi écailleux. Sur toute sa longueur, surtout en dessous, la trompe est couverte de soies droites; le bord de la bouche est aussi pourvu de barbes très longues au menton et dirigées eu arrière. Malgré toutes ses recherches, Pallas n'a pu en découvrir le moindre indice à l’est du Volga et à l'ouest du Dniéper. Il ne se trouve pas non plus au nord du cinquante-sixième degré, ni dans le cours inférieur de ces deux fleuves et du Dou qui leur est intermédiaire. Le Desman est doué d'un muscle peaucier très-fort, propre à réduire 011 dilater le volume de son corps, et à lui donner ainsi dans l'eau différents équilibres, comme le fait la vessie aérienne chez les Poissons. Daus l’eau, où il barholte comme un Canard, il est toujours en mouvement avec une extrême agilité; son ouïe est obtuse; peut-être aveugle, il distingue ù peine la nuit du jour. Les moustaches qui lié rissent la trompe se dressent en avant quaud clic est active. Au moindre contact . il reconnaît l'objet en y
VjO<
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portant la trompe, sans cesse agitée très-vile et dans tous les sens. Il ne peut souffrir d‘étre à sec, et cherche alors à s’échapper. II ne crie que quand on le tourmente, rl aussitôt menace de la gueule. Il s'assied sur son derrière pour reconnaître; souvent il replie la (rompe dans la bouche pour la lécher. Il n’est pas nocturne, se couche le. soir, s'agite et change de place en dormant. i.’eau lui est si indispensable, que Pallas n’en a pu garder vivant plus de trois jours. L'odeur de sa queue et scs excréments empoisonnent bientôt l'eau où on le tient. Cette odeur est si forte qu'un thermomètre dont s'était servi Pallas pour en reconnaître la température qui est de quatre vingl-dix-huit degrés Farenbeit, en resta imprégné quatorze ans. La quantité de nerfs de la cinquième paire qui se rend à la trompe, en fait l'organe du loucher, peut-être le plus délicat qui existe. Les nerfs olfactifs sont également très gros, ainsi que leurs lobes. Les clavicules, l’omoplate et les bras sont proportionnés comme dans la Taupe. Il a treize vertèbres dorsales, dont les trois dernières seulement ont des apophyses épineuses, six lombaires, cinq sacrées et vingt six caudales.
Desmvm des Pyrénées. Mygale Pyrenaicus, Geoff., Ann. du Mus., t. 17, pl. 4, f. 1. Moitié plus petite que la précédente, celte espèce a la queue plus longue, sans étranglement à son origine, ni rendement au delà, mais tout d'une venue, cl diminuant progressivement jusqu'au bout. Elle n'est comprimée que dans le dernier quart de sa longueur; elle est enfin couverte de poils courts et couchés, mais non écailleuse. Les ongles sont moitié plus longs à proportion que dans le Desinan Moscovite; les doigts de devant ne sont qu'à demi palmés; le doigt externe de9 pieds de derrière est aussi plus libre. La nature du |>elage est la même, mais les couleurs diffèrent. Le dessus du corps est d’un brun marron; les flancs gris-brun, et le ventre gris argentin. \ Il n'y a pas du tout de blanc à la face, au lieu que le 1 tour de l'œil et le dessous de la mâchoire sont blancs ! daus l'autre : Geoffroy a observé enfin que les dents de celle espèce, surtout celles d'en bas, sont plutôt dislri- ; buées comme dans la Taupe. Les barbes de la trompe sont presque nulles; celles des deux mâchoires sont dirigées en sens inverse de celles du Desman de Russie. Cette espèce n'a encore été vue que dans le voisinage de Tarbes, au pied des Pyrénées.
DESMAXTHE. Desmanthn». bot. Genre de la famille des Légumineuses, établi par Willdenow aux dépens du genre Mimeuse, et ayant pour caractères : des fleurs polygames dont le calice, en forme de cloche, est à cinq j dents; une corolle de cinq pétales égaux entre eux, spathulés, plus longs que le calice cl hypogynes. Les éla- | mines sont au nombre de dix, excepté dans le Desman - j thus diffusas, où l'on o’en compte que cinq; elles sont j également hypogynes et saillantes. Leurs filets sont libres et capillaires; leurs anthères à deux loges. L'o- ! vaire est libre, terminé par un style et un stigmate sim- j pies. La gousse est non articulée, sèche, à une seule loge s'ouvrant en deux valves et contenant un nombre variable de graines. Les espèces de ce genre, au nombre d'une douzaine environ, sont des plantes herbacées, j plus rarement de petits arbustes sans épines, rameux,
< étalés, quelquefois dressés ou nageant à la surface de l’eau. Leurs feuilles sont alternes, doublement pinnées, composées généralement de folioles très- petites et sensibles. Les stipules, au nombre de deux, sont adhérentes avec la base du pétiole. Les fleurs forment des épis axillaires, pédoncules, ovoïdes ou globuleux. Elles sont généralement fort petites et blanches. Toutes les espèces qui composent ce genre, appartiennent aux contrées chaudes du globe, à l'Amérique méridionale et aux Indes-Orientales. Dans son magnifique ouvrage intitulé : Miineuscs et autres Légumineuses du nouveau continent, Kunlh a tracé d'une manière fort exacte le caractère du genre qui nous occupe, et en a décrit et figuré une espèce intéressante, le Dcsmanthus deprettus, Willd. Ce genre diffère de l'Acacia par les mêmes caractères qui servent à distinguer le genre Prosopis ! du genre Inga, c’est à-dire par une corolle polypétale et par le nombre défini de ses étamines. A ces différences se joint, observe Kunlh, un port particulier. Willdenow , cherchant le principal caractère dans les filaments élargis des fleurs stériles, y a rapporté mal à propos le Mimosa cinerea , de Linné; son Dcsmanthus dirergens ne parait pas non plus appartenir à ce genre. Il n'est donc pas étonnant que le caractère (racé par Willdenow. manque de précision et convienne également à plusieurs véritables espèces d' Acacia. C'est sans doute pour cette raison que les professeurs Desfontaines et De Candolle ont cru devoir supprimer ce genre et en réunir les espèces au genre Acacie. Malgré leur autorité, le Dcsmanthus a été maintenu comme genre distinct; nous allons en mentionner ici quelquesunes des espèces les plus remarquables.
Desmaistbe effilé. Dcsmanlhus virgatus, Willd., Sp. , 4, p. 1047; Mimosa virgatu, Lin. Originaire de l’Inde, celle espèce est une de celles que l’on cultive le (dus souvent dans les jardins. Elle forme un petit arbuste dressé, de deux à trois pieds d’élévation; scs rameaux sont effilés, cylindriques, glabres et verdâtres; ses feuilles sont alternes, bipinnées. sans impaire, composées en général de quatre paires de feuilles pinnées, dont les folioles sont très - petites , fort nombreuses et d’un vert gai. Les (leurs sont réunies en épis pédonculés cl presque globuleux.
Desmaxtüe nageant. Dcsmanthus natans , Willd., Sp., 4, p. 1044; Mimosa naians, Vahl, Symb. (non L.), Roxb., Corom. 2, t. lit). Cette espèce croit, ainsi que la précédente, aux Indes. Ses liges sont flexueuses, étalées à la surface de l'eau; ses feuilles sont également bipinnées. Les fleurs constituent des épis allongés, interrompus, portés sur un long pédoncule. Les gousses contiennent de six à huit graines.
Desmantbe fo ncrit.Desmanthus punctatus, Willd., Sp.t 4, p. 1047; Mimosa punctata , L. Celte jolie espèce forme un petit arbuste dont les liges sont ligneuses et parsemées de points calleux. Ses feuilles bipinnées se composent de quatre paires de pinnules dont les folioles sont petites et fort nombreuses. Les épis sont ovoïdes, allongés, longuement pédonculés. Cette espèce a été trouvée à la Jamaïque.
Desmaxthe déprimé. Dcsmanthus depressus. Willd. Kunlh, Mimcus., p. 115. t. 35. Huinboldl et Bonpland
IIES
ont recueilli celte espèce au Pérou. Ses tiges sont ligneuses, diffuses, étalées, glabres et sans épines. Ses feuilles sont bipinnées, à pinnulcs bijugées dont les folioles sont opposées au nombre de treize à quatorze paires, linéaires, aigues et ciliées. Les épis sont pauciflores. Les gousses sont allongées et linéaires.
DESMARESTELLE. Desmarestelta. bot. Genre institué par Bory aux dépens des Céramies. Ses caractères sont : filaments simples, comme si chacun d'eux était une plante complète, réunis en touffe présentant une série d'articles transversaux très-rapprucliés, paraissant diviser un tube Intérieur et produisant extérieurement des capsules okovoldes. subslipitées et nues. — L'organisation des Dcsmarestelles rappelle celle des Oscillaires; mais outre «pie nul mouvement spontané ne s’y peut reconnaître, ce* plantes ne sont pas libres, el sont fixées par leur base en touffes serrées, croissant parasites sur lesZostères ou les Fucus de la iner. Leur fructification, constatée et bien visible, les reporte d'ailleurs nécessairement dans le règne végétal. Les auteurs de la Flore danoise, Agardh et Lyngbye, ont confondu 1rs Dcsmarestelles avec les Oscillaires, sans réfléchir A l'énorme distance qui doit exister entre des êtres libres, doués de volonté ou du moins de mouvement, cl des filaments fixés par leur base, condamnés à ne jamais quitter le lieu qui les vil naître, et inertes par nature. Les principales espèces de ce genre sont le Dcsmarcstclla cotifercicola , Bory, Cou ferra cotifercicola, Dillen, t. 8, Oscillatoria conferricola, Lvngb., p. 94, et le Desmarestclla sostericola , B., OsciUatoria Mucor, Agardh cl Lyngb., loc. cit., p. 04, t. 27.
DLSMAREST1E. Desmarestia. bot. Genre d’IIydropbytes, établi par Lamouroux. Caractères : des rameaux; des feuilles planes, se rétrécissant en pétioles, ayant leurs bords garnis de petites épines cloisonnées, el paraissant contenir de petites séminules. Suivant Stockbouse, la fructification est située dans l'aisselle des rameaux. Cet auteur, dans la deuxième édition de sa Néréide Britannique, a divisé les Desinaresties en trois genres, sous les noms d ' Hippurina, û'Jridea el d 'Ilerbacea. Agardh a placé dans son genre Sporothnus , toutes les Desinaresties el plusieurs autres liydrophytes qui paraissent n'avoir aucun rapport avec ces plantes. Lyngbye a donné à ce genre le nom de Destina; il le compose des Desmarestia ligutata el aculeata, et d'une troisième qu'il nomme Uornemanni , el que Lamouroux regarde comme une Floridée, el même comme une espèce douteuse. Les Dcsmareslies sont particulières à la zone tempérée boréale; une seule, la Desmarestia herbacea, habite le cap de Bonne.- Espérance et plusieurs parties de l'hémisphère austral. Toutes sont annuelles el ne se trouvent que sur les rochers du large qui ne sont jamais découverts. Dans ce moment, ce genre est composé des espèces suivantes : 1. Desmarestia Dresnaxi, dédié à Dudresuay, habile botaniste, qui possède une magnifique collection de plantes marines d'une conservation parfaite. 2. Desmarestia herbacea , 5. D. lignlata, var. lata, et var. D . si rida, 4. D. viridis; 5. D. aculeata; ü. D. paeudo aculeata. Celle distribution diffère de celle que nous avions proposée dans notre Essai sur les Thnlassiophyles.
DESMATODON. bot. Bridel sépare, sous ce nom. quelques Trichostomes dont les dents ou périsloiues sont percées d’une série de trous. F. Tbiciiostome.
DëSMAZIEUELLE. Desmnsierella. bot. Mademoiselle Libert, célèbre botaniste de Malmédy, a fondé ce genre nouveau sur une plante Cryptogame, qui a le faciès d'une Pezize , et qui offre pour caractères : réceptacle orbiculé; membrane fructifère hérissée de soies courtes el roules, composée de Ihèqucs allongées, fixes, persistantes, dénuée de paraphyses; sporidies blanches, ovales, disposées sur une ligne et renfermant deux sporules. Ce genre ne se compose que d’une seule espèce qui vil en hiver el au printemps, dans les bois où elle vit cachée parmi les mousses, sur les feuilles pourries du pin sauvage.
DESMIDIEK. Desmidinm. bot. Genre de l'ordre des Algues, que Agardh a placé dans sa famille des Dialomacées, avec les caractères suivants : masses géminées, composées de filaments articulés, qui se séparent transversalement les uus des autres par leurs articulations, et présentent alors des sortes de tubes isolés, renfermant el transsudant une matière muqueuse. On observe fréquemment ces plantes A la surface d'Hydrophytes ou d'autres plantes marines qu'elles tapissent sous forme de duvet verdâtre, qui devieut pulvérulent par la dessiccation.
DESMIE. Destnia. bot. Ce genre, créé par Lyngbye, ne parait différer en aucune manière du genre Desmarestie. F. ce mot.
DESMIE. Destnia. ixs. Genre de Lépidoptères de la famille des Tinéites, établi par Weslwood pour un petit Papillon de l'Amérique septentrionale, envoyé à Sowerby. Caractères : tête petite; yeux grands, globuleux el latéraux; ocelles très-petits; antennes minces, sétacées et presque de la longueur du corps : premier article plus épais que les quinze suivants qui, à partir du quinzième jusqu'au vingtième, vont en grossissant; ce dernier forme brusquement un coude renflé, el de là partent environ une trentaine d'autres articles extrêmement menus et qui s'amincissent encore jusqu'à l’extrémité; la plupart de ces articles sont garnis d'une petite soie. Les mandibules sont petites, triangulaires et ciliées intérieurement; les palpes maxillaires sont nutlcs ou presque nulles, les labiales courtes et comprimées, courbées par en haut; langue ayant plus de la moitié de la longueur de* antennes; ailes supérieures allongées, les inférieures courtes; pieds et corps grêles. La Desmie maculée, De sut ta maculata (Mag. de Zool., Cl. IX, pl. 2), est d'un brun noirâtre, avec deux taches blanches, arrondies sur les ailes supérieures, et une plus grande ovalaire sur les inférieures : toutes sont frangées de blanc; corps noirâtre. Taille, huit lignes.
DESMINE. mix. 1'. Spixellaxe.
DESMll’UORE. Desmiphora. iris. Coléoptères lélramêres; genre de la famille des Longicornes, tribu des l.amiaires, établi par Audinet-Servillc qui lui assigne pour caractères : antennes sétacées, distantes à la base, i assez courtes, très-velues, frangées en dessous, de onze ; articles cylindriques; le second court, le troisième le plus long de tous; palpes assez longues ; dernier article des inaxillaires grand , aminci au bout : mandibules
DES
assez courtes; yeux entiers; front un peu bombé ; cor- j selet uniépineux latéralement, presque carré, velu; écusson petit, arrondi; élytres allongées, linéaires, arrondies et inutiques à l'extrémité ; corps convexe en dessus, allongé, cylindrique, très-hérissé de poils souvent réunis en faisceaux; pattes de longueur moyenne, égales, très-velues; tarses velus, non houppeux. Le type de ce genre est la Deshifbore fascicilêe. Desmiphora fascicnlata ; Lamia fascicnlata, Fab. Elle est noire; son corselet est épineux, orné, ainsi que les élytres, de faisceaux de poils roussâlres; le dessous est entièrement noir. l)e Cayenne. On doit ajouter à cette espèce le Sape rda hirlicollis d’Olivier, Enlom , T. iv, pl. 4, fig. 37.
DESMOCÈRE. ms. F. Denocère.
DESMOCHETE. Dcsmochœta. dot. De Candolle a fondé ce genre aux dépens des Achyranthes de Linné. Jussieu avait également construit un genre semblable sous le nom de Pupalia; mais la citation d'une plante de Rhéede, à l’aide de laquelle il avait formé ce nom , n'étant pas exacte, avait dû faire créer une autre dénomination. Cependant plusieurs botanistes reconnurent que le genre Comélès, de Uurmann, était identique avec le Desmochœta et le Pupalia ; de sorte que tout en adoptant les caractères exposés par Jussieu et De Candolle, il est nécessaire de conserver le nom donné antérieurement par Burmann. F. Coiétés.
DESMODÈKE. Desmoderua. ixs. Coléoptères lélramères; genre de la famille des Longicornes, tribu des Cérambycins, établi par Audinct-Serville pour un Insecte nouveau, apporté de l’Amérique méridionale et qui présente pour caractères : antennes glabres, de la longueur du corps dans les femelles, plus longues dans les mâles, de onze articles cylindriques, à partir du troisième : le premier renflé, presque en forme de poire renversée, le deuxième petit, cyalhiforme, les suivants un peu renflés au bout qui est muni d'une épine; palpes courtes, presque égales; mandibules coudées, presque tu!>erculées extérieurement; corselet dilaté latéralement, biluberculé de chaque côl4,son disque offrant plusieurs tubercules; écusson étroit, triangulaire; présternum faiblement ét hancré transversalement, portant entre les deux premières cuisses une pointe peu saillante; élytres allant un peu en se rétrécissant des angles huméraux à l'extrémité qui est arrondie et mulique; corps glabre et luisant; pattes courtes; cuisses grêles à la base, en mpssue à l'extrémité.
Desxodère variable. Desmoderua rariabilis. Antennes teslacées, anneléesde brun; élytres brunes, ayant ordinairement une tache humérale, lestacée, plus ou moins grande ; suture blanchâtre du milieu â l'extrémité; pattes testacées , avec le bout des cuisses noir. Taille, douze à quatorze lignes.
DESMOD1ER. Dcsmodium. bot. Genre de la famille des Légumineuses, fondé par Desvaux (Journal de Bot. T. ut, p. 123) aux dépens du genre /iedysarum de Linné. Il le place dans la 8° section de la famille, section caractérisée par ses légumes articulés. Dans le genre fJesmodiutn , les articles sont mouiliformes, mais un peu comprimés; une figure ( loc . cit. T. v, f. 15) donne une idée de ce caractère d'ailleurs très-facile à saisir, mais dont l'importance n’est pas telle que seul il puisse i
| faire séparer des plantes très-voisines sous beaucoup d'autres rapports. Les nombreuses coupes établies par Desvaux n'auront probablement pas la même valeur que ce savant y a attachée, quand un nouvel observateur nous donnera l'exposition des genres de Légumineuses. En attendant, le genre en question renferme, selon son auteur, un grand nombre d'espèces parmi lesquelles il cite les Desmodium asperum , Deamaitium gic/ntileuHi , Desmodium canescena , Desmodium virgotnm , Deamodium Scorpiurua , Desmodium macrophyUum , Desmodium pendulum et Dubium , etc. Cette dernière espèce, figurée dans le Bolanical reyister, 907, est suffrutescenle, à rameaux anguleux , velus , surtout vers tes angles; à folioles ovales, ohlongucs, obtuses, apiculées, soyeuses en dessus, velues et glauques en dessous; à fleurs d'un blanc rosâtre, disposées en grappe lâche et terminale, accompagnées de bractées arides, acuminées et décidues, portées sur de longs péd icelles. Cette espèce se trouve dans les montagnes de l'Hymalaya.
DESMO.NCE. Deemoncus. bot. Genre de la famille des Palmiers, Monœcie Androgynie, établi par Martius, pour deux espèces qu'il a découvertes au Brésil. Caractères : spathe double; fleurs sessiles, les mâles ont le calice trifide, trois pétales et six étamines. Les femelles ont le calice et la corolle urcéolaires, et trois stigmates sessiles; le drupe est inonnsperme avec la coque marquée de trois impressions profondes, verticales, étoilées ; l’embryon, placé entre ces impressions, est également vertical. Ces espèces ont les frondes pennées et le régime ramifié.
DESMUS. bot. Le genre que Loureiro ( Fior. Cochinch.f 1, p. 430) établit sous ce nom, a été reconnu parWilldcnow comme identique avec V Unona de Linné. Jussieu (Ann. du Mus., T. xvi, p. 339) a confirmé ce rapprochement, en observant que, d’après la description, les baies sont nombreuses, sèches, allongées, minces et comme composées de plusieurs pièces articulées, qui contiennent une seule graine, pédicellées ou du moins non entièrement sessiles, ainsi que l’auteur s'exprime lui-même. Dans sa Monographie des Annonacées, Dunal s’est rangé â l'avis de Willdenow et de Jussieu; il a décrit les Desmos Cochinchinensis et Desmos Chine nsi a de Loureiro, sous les noms à.' Unona Desmos et U noua discolor . Ces deux plantes sont des arbres qui croissent l’un dans les buissons de la Cochinchine, l'antre en Chine prés de Canton.
La dénomination de Desmos a été appliquée par Duual (/oc. cit., p. 110) à la seconde section du genre L/nona, laquelle est ainsi caractérisée : pétales lancéolés, oblongs ou linéaires, quelquefois presque fermés; baies légèrement articulées, multiloculaires? plus ou moins mouiliformes. Elle renferme les Unona dis crcta, Vabl; Unona undulata ou Xylopia unduiata, Beauvois; Unona discolor , Unona Desmos, Unona aromatica, Unona Ælhyopica, Unona oxypetala et IJnonu leptopetala , Dunal. Ce sont des arbres indigènes des contrées d'Afrique et d'Asie situées entre les tropiques.
DESMOTRIQUE. Deamotrichum. bot. Genre de la i famille des Orchidées . et de la Gynandrie Monandrie, L. .
)ogte
forint par Blume ( Bydrag. Fl. Ind. 829 ). Caractères : sépales presque dressés, ouverts et égaux : les extérieurs faiblement i^unis inférieurement ; les latéraux insérés obliquement sur un onglet du gynostème; labelle concave à sa base, avec son limbe allongé, presque lobé, ouvert ou dressé; anthère terminant le gynoslèmc, attachée par une dent dorsale, épaisse, biloculaire; deux masses poil iniques ovales, pulpeuses et céreuses. Les Desmotriques, dont Blume fait deux sections, sont des plantes parasites, herbacées, eau- Icscentes; les tiges sont radiciformes, articulées et hulbifères; les feuilles sont coriaces; les fleurs s'élèvent directement en faisceaux de la base des feuilles.
DESPRETZ1E. Desprelzia. bot. Genre de la famille des Graminées et de la Triandrie Monogyniede Linné, érigé par Kunlh qui lui donne pour caractères : épillets composés de trois ou quatre fleurs dont les supérieures mâles, écartées, avec le sommet desséché, et l'inférieure femelle; deux glumes presque égales, renfermées, mutiques. trilobées à l'extrémité, réticulées et marquées, la supérieure de trois nervures, l'inférieure de sept. Les fleurs femelles ont deux paillettes : la supérieure bicarénée, un peu plus longue que l'inférieure qui est concave, marquée de neuf nervures, avec le sommet quat ri lobé ; écailles et étamines nullcs; ovaire sessile, surmonté d'un style que couronnent deux stigmates plumeux ; cariopse un peu comprimée et libre; on observe aux fleurs mâles deux paillettes dont l'inférieure concave, émarginée, à cinq nervures; la supérieure bicarinée; deux squnmelles collatérales : trois étamines; un simulacre d'ovaire. Les Graminées de ce genre appartiennent nu Mexique; elles ont les feuilles ovales : celles de la base sont arrondies, pétiolées, nervurées, avec la gaine fendue; la lauguetle est oblitérée; les panicules sont rameuses, étalées, avec les épis pédiccllés et courbés.
DESSENIA. bot. (Adanson, Famille des Plantes, 2, p. 285.) Synonyme du Gnidia de Linné, A'. Gnidie.
DESTRUCTEUR DES CROCODILES, mai. L’un des noms donnés vulgairement à l'ichneumon, dans l'idée fausse où l'on était que cet animal entrait par la bouche dans le corps du grand Saurien durant son sommeil, pour lui déchirer les entrailles. On sait aujourd'hui que cet animal se borne à détruire ses œufs. V. Crocodile et Mangouste.
DESTRUCTEUR DES PIERRES, ajinél. Syn. de Néréide.
DESTRUCTEUR DU PIN. ms. Nom vulgaire de la larve du Tomique piniperde de Lalreille.
DESVAUXIE ou DEVAUXIE. Descauxia. bot. Genre de la famille des Restiacées, Monandrie Monogynie, établi et dédié à Desvaux, rédacteur du Journal de Botanique, par Brown qui y a compris la plante dont on avait fait précédemment le genre Cenlrolepide. Caractères : spalhe bivalve, â fleurs en nombre indéfini; glume bivalve; étamine unique; anthère simple; plusieurs ovaires (trois à douze) attachés â un axe commun, monospermes et surmontés d'autant de styles distincts ou réunis par la base; ulricules s'ouvrant longitudinalement par une fente extérieure. Les Desvauxies sont de petites herbes touffues; leurs racines sont fascicu-
lées; leurs fcnilles radicales, sétacées et à demi engainantes à la hase; elles portent des chaumes filiformes, simples et nus, â l'extrémité de chacun desquels est une seule spathe dont les valves sont alternes et rapprochées. mu tiques ou arislées, quelquefois ne contenant qu’un petit nombre de fleurs. Les glumes sont séparées par une écaille très petite ou rudimentaire. Les neuf espèces publiées par Brown sont indigènes des diverses contrées de la Nouvelle-Hollande. Elles ont été distribuées en trois sections : la première, caractérisée par le réceptacle paléacé, renferme les Descauxia pulvinata, Descauxia Patersoni et Descauxia strigosa. La seconde section, daus laquelle le réceptacle est sans paillettes, et dont les spalhes sont hispides, comprend les Descauxia tenuior, Descauxia Billardieri ou Centrolepis fascicularis , de Labillardièrc, et Descauxia exserta. Enfin R. Brown place dans la troisième section les Descauxia Baneksii , Descauxia pusilla et Descauxia aristata, qui n’ont point de paillettes sur le réceptacle, mais dont les spathes sont glabres.
Le genre Desvauxie que- Pâli sot de Beauvois avait établi dans la famille des Graminées, fait actuellement partie du genre Glycerie, Glyceria, de Robert Brown.
DÉTAR. Delarium. bot. Genre de la famille des Légumineuses et de la Décandrie Monogynie, L., établi par Jussieu (Gêner. Plant. t p. 505) d'après les notes manuscrites d'Adanson et les échantillons d'une plante rapportée du Sénégal par ce savant voyageur. Ses caractères sont : calice quadrifide ; corolle nulle? dix étamines distinctes dont les alternes sont plus courtes; fruit drupacé, orhiculaire, épais, mon, farineux, contenant un noyau de même forme, comprimé, monosperme, chargé d’un réseau de fibres entrelacées, lisse et à bords obtus. Le ÜEtar du Sénégal, Delarium Senegalense, Juss., est un arbre dont les feuilles sont alternes et imparipennées; les fleurs disposées en grappes axillaires.
DETO. Deto. crcst. Genre de l’ordre des Isopodes, famille des Cloporlides, établi par Guérin avec les caractères suivants : antennes de neuf articles dont les quatre derniers forment une lige beaucoup plus courte que le précédent, et composée d'articles inégaux ; corps ne paraissant pouvoir se contracter que très-imparfaitement eu boule ; appendices ou stylets postérieurs s'avançant au delà du dernier segment. Ges caractères suffisent pour ne pas permettre de confondre ce genre avec les autres du même ordre et surtout le Tylo. où les appendices postérieurs sont très petits et entièrement cachés, et les quatre derniers articles des antennes égaux en longueur. D'un autre côté, quoiqu'il ail plus d'affinités avec les Armadilles et les Cloportes, ou ne peut les confondre avec eux, parce que ceux ci n'ont que sept ou huit articles aux antennes, et que ces articles vont en diminuant graduellement de longueur et d'épaisseur. Le Deto a Epine, Deto cchi nota, a sept ou huit ligues de longueur ; son corps est assez aplati, ovalaire . d’un jaune verdâtre , avec les bords un peu transparents ; sa tête et le milieu des sept segments thoraciques sont couverts de tubercules assez saillants ; la première offre deux saillies latérales et une inlermé-
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diaire, ce qui laisse en avant deux échancrures dans , lesquelles s'insèrent des antennes qui ont à peu près la • moitié de la longueur du corps. En arrière, la tête offre j deux courtes épines un peu divergentes. Les sept seg- i inenls du corselet ont en arrière, et de chaque côté, une forte épine conique, dirigée un peu en dehors; ces épines sont à peu près aussi longues que la moitié de l'espace qui les sépare sur le même segment ; l'abdomen est lisse, avec le dernier segment court, ne dépassant pas le support des deux filets terminaux, lesquels sont de moitié plus longs que ce dernier segment : les pattes sont courtes, de forme ordinaire, un peu épineuses, terminées par un simple crochet. Cet Insecte a été rapporté de l’Orient, par Olivier.
DÉTONATION. Bruit occasionné par le passage trèsprompt d'une matière solide à l’étal de fluide aériformc. Plus l'air, par son élasticité, oppose de résistance à une dilatation aussi subite qu'exlréme . plus violent est le choc qu'éprouvent ses molécules et plus intenses sont les vibrations sonores : une quantité déterminée de poudre à cation, que son explosion soit libre ou qu'elle soit contrariée par des obstacles, détonera avec beaucoup plus de bruit dans la plaine qu'au sommet d'une haute montagne où la pression de l'air est peu considérable. La Détonation peut encore avoir lieu d'une manière inverse, lorsqu'un fluide gazeux change d'état, ou quand, par une circonstance quelconque, il se forme à l'instant inéine une sorte de vide que les molécules atmosphérique* environnantes s'empressent d'occuper: la vivacité avec laquelle ces molécules se précipitent vers l'espace vide, occasionne entre elles un choc d’autant plus sonore que la formation du vide a été plus prompte.
DE TUIS. bot. Adansou désignait te Cineraria autellaides, L., sous ce nom générique, qui aurait dû être • conservé lorsqu'on a reconnu que cette plante formait le type d'un genre nouveau. Cassmi lui a substitué la dénomination d'Agathtoa cœleslis. C. AgvtiiEe.
DÉTRITIQUES. mix. Noin imposé à certains terrains de formation récente, et postérieure à la dernière révolution du globe ; elle résulte du dépôt incohérent des débris de toute espèce de roches dont les fragments, ordinairement de petit volume, peuvent néauinoins être facilement reconnus.
DÉTROIT. g£ol. Sorte d'étranglement des mers qui sépare deux continents rapprochés ou deux îles d'un même archipel. Plusieurs Détroits dont les rivages sont adoucis et le fond peu considérable, sont des preuves que, par la diminution graduelle des eaux, les terres que ces Détroits séparent tendent à s'unir, truand leurs côtes sont brusquement coupées à pic, et que leur fond ne peut être atteint par la sonde, ils indiquent une antique rupture. Tel est le Détroit de Gibraltar; le sou* venir de sa formation violente ne fut point entièrement éteint dans la mémoire des hommes , et les plus anciennes traditions nous l'ont conservé. La formation brusque de certains Détroits ayant causé des diminutions ou des augmentations considérables dans les mers qu’ils mettent en rapport Immédiat, oui, eu moditianl leur rivage, changé la nature des productions de ceuxci. G'est sous ce point de vue encore plus que sous celui
de la géologie que les Détroits doivent intéresser les voyageurs naturalistes. Ils observeront presque toujours que la végétation et la zoologie de leurs bords opposés sont à peu près identiques, quand on peut supposer qu'il y eut rupture, tandis que leurs productions deviendront assez différentes sur leurs rivages latéraux. Ainsi en prenant toujours le Détroit de Gibraltar pour exemple, depuis le rocher qui lui donne son nom. jusqu’à Trafalgnr en Espagne, et depuis Coula jusqu'au cap S part cl en Afrique, on croirait être absolument dans un même canton où les productions naturelles sont absolument pareilles et en partie propres au sol, tandis que les côtes orientales de l'Espagne et de l'Afrique, qui viennent s'y lier, présentent de grands rapports avec l'histoire naturelle du Levant, et celles de Trafalgar au cap Saint-Vincent, ou du Sparlel au Bajador, rappellent par leurs productions les Iles atlantiques, et n'offrent presque plus de productions méditerranéennes.
DÉTROIT DE MAGELLAN, «ou. Nom marchand du Conus Magellanicus, l’une des plus belles espèces du genre Cône.
DEUIL (or \xd et petit), us. (Engrainelle. ) Noms vulgaires de deux espèces de Papillons du genre Nympliale. r. ce mot.
DEUTZIE. Peut sia. dot. Ce genre a été établi par Thnnberg ( Flora Japon ica , p. 185, (. 21), et placé d'abord dans la Déeandrie Trigynie. Il offre pour principaux caractères : un calice court, cotonneux, presque campanulé, à cinq ou rarement à six divisions droites et ovales; cinq ou rarement six pétales elliptiques. trois fois plus longs que le calice; dix étamines à filets linéaires. Insérés, ainsi que les pétales, en drhors des bords de l'ovaire, trifides ou à trois pointes à leur sommet, et portant des anthères globuleuses, didymes; ovaire supérieur, concave dans son milieu, chargé de trois ou très rarement de quatre styles filiformes. plus longs que la corolle et surmontés d'autant de stigmates en massue; capsule globuleuse, petite, perforée, calleuse, un peu trigone, munie de trois pointes qui proviennent des bases persistantes des styles, s’ouvrant par la base en trois valves, divisés intérieurement en trois ou rarement quatre loges, lesquelles contiennent chacune plusieurs graines.
Ce genre avait été placé parmi les Philadelphées par Wallicb, et parmi les Cap ri foliacées par Diurne; cependant il diffère des premières par son estivation valvaire el non convolutive-imbriquée.par ses étamines définies, l'absence de l’arille el la situation de l’embryon; il se distingue des secondes par son estivation, sa corolle pnlypéiate, ses ovules dressés et la situation de l'embryon. De Candolle a mieux exprimé ses affinités en le joignant aux Saxifragées, où il forme une tribu particulière avec les genres Hyd rangea, Cyanilis , Atlamia et Üroussaisia. Des huit espèces de Dculzies connues jusqu'ici, trois habitent les Alpes de l'Inde centrale, (l’Hymalaya , où elles ont été trouvées par le Dr Wallicli ) ; une, les montagnes élevées du Japon; deux, les plaines de cet empire; el les deux autres le nord de la Chine, où Bunge les a découvertes. Parmi ces espèces, nous remarquons les suivantes .
Deitzie crénelée. Deutsia crenata, Zuccarini. in Ftor. Japon. Auct. Sicbold., lab.ô. Feuillet arrondies à leur base, assez larges, ovales, faiblement crénelées en leurs bords et pourvues d’un court pétiole ; les deux faces sont garnies de poils scahriuscules, ramassés en étoiles au nombre de quatre à six supérieurement et de beaucoup plus inférieurement ; les fleurs sont blanchâtres, disposées en thyrsc ou en panicule; avec les étamines linéaires, (ridenlées, et les anthères barbues. Celte espèce habile les vallées humides et ombragées du Japon.
Degtzie grêle. Deutsia gracitis, Zucc., loc, cit., pl. 5, 8. Feuilles lancéolées ou ovato-lancéolées. cunéiformes A la base , pointues au sommet . découpées en dents fines cl aigués en leurs bords, pétiolécs. avec les deux faces parsemées de poils courts disposés en étoiles; les fleurs sont réunies en grappes simples; les découpures du calice sont fortement acuminées, les Alaments tridentés et les anthères glabres. Elle croit sur les hautes montagnes des provinces méridionales du Japon.
• Deitzie a veuilles rudes. Deutsia scabra. Celte espèce découverte par Thunberg, figurée par Ilornsledt {Dissert. No r. Plant. Gener. 19-91 ) et par Lama rck (Illust. tab.380), a été décrite dans les Aménités exotiques de Koempfcr, p. 851, sous le nom de Joro. Ce voyageur dit qu'on la nomme vulgairement au Japon Utsuji ou Jatntna Utsuji. C’est un arbrisseau de six pieds environ de hauteur, possédant un grand nombre de branches alternes , cylindriques, pourprées, et velues. Ses feuilles sont opposées, pétiolées. ovales, pnin- ; tues, dentées, couvertes de poils étoilés qui les rendent âpres au toucher. Les fleurs sont blanches, disposées en panicules terminales.
DEUX-DENTS, mah. Espèce du genre Dauphin.
DEUX-DOIGTS, pois. Espèce du genre Scorpènc.
DEVAUXIACËES. Devauxiaceœ. bot. Famille nouvelle. établie par Dumortier, dans son Analyse des familles des plantes; elle est ainsi caractérisée : système ligneux sans écorce; fleurs enveloppées dans une spatlie ou membrane irrégulière, glumacée; glume uni valve; ovaires multiples; fruit déhiscent. Celte famille, née du \ démembrement de celle desltestiacées de Kunlh, se compose des genres Dcscauxia, Alephia, Alepyrum.
DEVAUX1E. bot. F. Desvacxie.
DEVAUYA. bot. V. Centkolepsis.
DÉVELOPPEMENT, y. Accroissement.
DEVERKE. Deverra. bot. Genre de la famille des Orabellifères, Pentandrie Digynie, formé par De Candolle aux dépens du genre Bubon. Caractères : bords du calice découpés; pétales ovales, avec la pointe recourbée; styles courts, presque divariqués; fruit ovale ou arrondi, un peu comprimé sur le côlé, couvert de poils ou d'écailles. Les trois espèces décrites par De Candolle sont originaires des trois points les plus opposés de l'Afrique. Ce sont des herbes suffrulescentes, aromatiques, rigides, presque dénuées de feuilles, à pétioles engainants, persistants. Les ombelles n'ont que cinq ou six rayons entourés d'un involucre décidu , composé de cinq à six petites folioles. Les fleurs sont blanches.
DEVIDOIR, moll. y. Ristournée.
DEVIN, rept. Espère du genre Boa. V. ce mot.
DEVIN ou DEVINERESSE, ins. Noms donnés quelquefois aux Mantes, â cause de la bizarrerie de leur figure, qui les a fait aussi nommer vulgairement Sorcières, Cheval du Diable, etc.
DF.VONIT. min. Synonyme de Wavellilo. y. ce mot.
DEXAMINE. Dexamine. trust. Genre d’Amphipodes, établi par Leach qui lui assigne pour caractères : quatre antennes létacées, les supérieures étant les plus longues, formées de trois articles, le dernier mtilliarticulé, le premier le plus pelit de tous; second article des quatre antennes long et grêle; une petite soie à la base du troisième des inférieures ; les quatre pieds antérieurs presque égaux, terminés par une pince comprimée en griffe ou à un seul crochet; yeux ohlongs. placés en arrière de la base des antennes supérieures; queue ayant de chaque côté trois styles bifides, et en dessus un style mobile. Les Dexamines, ainsi que les Leticothoés de Leacli , sont remarquables, suivant l'observation de l.atreillc. par le pédoncule des antennes, formé seulement de deux articles; dans tous les autres Amphipodes. on en compte trois. On ne connaît encore qu'une espèce propre à ce genre.
Dex amine épineuse. Dexamine spinosa . Leach; Cancer Gommants spinosua , Monlagu ( 7'rana. of the Linn. Societ. T. xi, p. 3). Les quatre derniers segments de l'abdomen sont prolongés postérieurement en forme d'épine; le front est avancé entre les deux antennes supérieures, et un peu infléchi; le corps est lui- ! sant. Elle a été recueillie sur les côtes méridionales de l’Angleterre.
DEXIE. Dexia. ins. Genre de Diptères de la famille des Muscides, établi par Meigen qui lui assigne pour caractères : face carénée au milieu; trompe courte et membraneuse; antennes à style plumeux; yeux séparés; épistome ordinairement simple, quelquefois saillant; corps cylindrique; abdomen cylindrico conique, avec les segments presque toujours bisétacés; première cellule postérieure des ailes entr’ouverle; première nervure transverse située vis à-vis le milieu de la cellule | médiane. Les espèces de ce genre, assez peu nombreuses et peu communes, habitent les bois; on en trouve une dizaine en Europe parmi lesquelles on remarque les suivantes :
Dexie rustique. Dexia rustica; Musca rustica , Fabr. Couleur générale cendrée; face jaune, à reflets bleus; bande frontale brune; antennes ferrugineuses, ainsi que les palpes; corselet à lignes noirâtres; écusson tirant sur le fauve; abdomen du mâle ferrugineux, transparent, à reflets blanchâtres et bande dorsale noirâtre; celui de la femelle est d’un gris brunâtre; pieds ferrugineux; ailerons blanchâtres; nervures des ailes légèrement bordées de brunâtre. Taille, de trois à six lignes, suivant le sexe.
Dexie canine. Dexia canina. Palpes, antennes et pieds ferrugineux; corselet roux. à bandes noires; abdomen cendré, à bandes noires. Taille, cinq lignes.
Dexie grisb. Dexia grisca. Cendrée; palpes, antennes et pieds fauves; écusson à l'extrémité jaune. Taille, cinq lignes.
Dexie testacêe. Dexia teatacea , Macq. Face testa-
cée; corselet gris; écusson à extrémité jaune; abdomen (eslacé, dépourvu de soies au milieu des segments. Taille, cinq lignes.
DEXTRINE. bot. L’un des produits de la réaction de l'Amidon et de l’Orge gcrmée, d'apparence gommeuse, observé par Duhrunfaut, et distingué de toutes les au- j très sublances organiques par Payen et Persoz, dans un j travail fort étendu que ces chimistes ont entrepris en commun. La Dextrine est blanche, insipide, inodore, translucide, inaltérable h l'air sec; soluble dans l’eau qui la rend mucilagineuse. précipitable par l’alcool, ne se colorant pas en bleu par la présence de l’iode, ainsi que fait l'Amidon.
DEXTROVOLUBILE. Dexlrorolubitis . bot. On emploie celte épithète pour indiquer que les tiges et les vrilles de certaines plantes se contournent en spirale, dans une direction à droite.
DEYEUXIE. Deyeuxia. bot. Genre de la famille des Graminées et de la Triandrie Monogynie. établi par Palisot de Beauvois avec les caractères suivants : épillets hiflores; lépicène à deux valves presque égales; Heur hermaphrodite, composée de deux paillettes, dont l'inférieure porte une barbe sur le dos; trois étamines; deux styles; stigmates en forme de peignes; caryopse libre; Heur stérile, ayant l’apparence d'une barbe plumeuse. Les Deyeuxies sont des Graminées alpines, dont les fleurs sont paniculées et portées sur des rachis inarticulés.
Les Arundo aedenenêi «, aeutiflora, Willd.; airoides, Michx., et montana, Gaud., appartiennent au genre Deyeuxie qui, d'ailleurs, a beaucoup d'affinités avec le Calamagrosli» et les Arundo uuiflores de Linné. Kunth a depuis ajouté à ce genre onze nouvelles espèces toutes indigènes de» Andes du Pérou près de Quito , et des hautes montagnes du Mexique. Une seule est figurée dans son bel ouvrage (p. 14G, lab. 40) sous le nom de Deyeuxia eff'usa.
DU ARA. rept. Espèce du genre Couleuvre.
DI A RASE. géol. Brongniart a proposé ce nom pour une Roche que les géologues allemands appellent Grunslein, et que IlaUy nommait Diorite. Suivant Brongniart, on doit y rapporter la plupart des Ophiles de Palassou et le Chlorotin d'Uaberlé. Celle substance est très-répandue à la surface du globe; elle est essentiellement composée d' Ampliilmle Hornblende et de Feldspath compacte, A peu près également disséminés. Le Mica s'y rencontre quelquefois. Cette Roche est d’un vert noirâtre, avec des points blancs, formés par le Feldspath. Ces grains ne sont jamais rougeâtres comme dans la Syénilc. Sa cassure est difficile et raboteuse; sa texture est massive, quelquefois fissile. On y rencontre accidentellement plusieurs autres substances, telles que le Fer sulfuré, le Talc sléatique, le Pyroxène, le Fer titane, ta Dialtagc, PÉpidole, le Titane nigrine. Celle Roche est susceptible de s'altérer et même de se décomposer en partie comme toutes les autres Roches qui contiennent du Feldspath. On en distingue cinq variétés principales, sa voir : 1° Diabasc grani tofde; SP» Diabase schisloïde;
5° Diabasc porphyrotde; 4° Diabase orbiculaire; 5° Diabase diallagique.
DlABASIDE. Diabasis. fois. Genre fondé par Desma-
rest, dans la famille des Percoïdes,de l’ordre des Acanthoptérygiens; il présente les plus grands rapports avec les Luljans et les Prislopomes, par la forme du corps, la disposition et la composition des nageoires, ainsi que par les caractères que fournissent les os operculaires, et notamment le préopercule finement dentelé, droit, sans échancrure sur son bord postérieur. Les Diabasides ont les dents maxillaires, comme celles des Pristipomes, fines et égales entre elles. On n’y trouve pas les quatre crochets antérieurs qui existent dans les Luljans. Mais ce qui distingue surtout ces Poissons, c'est la présence de très-nombreuses petites écailles sur les deux surfaces des nageoires impaires, telles que l'anale, la caudale et surtout la partie molle ou postérieure de la dorsale. Ce caractère est essentiellement celui des Poissons dont Cuvier a formé la famille qu'il nomme des Squammipennes, et les Diabasides pourraient à la rigueur être aussi bien placés dans cette famille que quelques autres genres démemhrés de ceux des Lutjans, des Anthias et des Pomacentres. Us formeraient dans cette famille une petite section distinguée des autres par la dorsale unique, par les dents fines, nombreuses, sur j plusieurs rangs et non en soie. Desmarest. tout en les plaçant provisoirement parmi les Squammipennes, re- | marque cependant que l'organisation générale de ces ! Poissons les rapproche surtout des Lutjans et des Pristipomes avec lesquels ils ont de véritables affinités, et il pense aussi que sous ce point de vue important il serait peut-être convenable de retirer quelques autres Squammipennes du voisinage des Chétodons, pour les ramener avec les Diabasides, â la famille des Percoïdes. Les espèces de Diabasides connues dans l’étal actuel de la science sont au nombre de deux.
Diabaside DK Parra, Diabasis Pana. II est d'un brun assez foncé sur le dos et plus clair sur les flancs. B. 4, D. 12/90, a. 3/8, P. 10, v. f/5, c. 18.
Diabaside baye DE jaune, Diabasis (larolineatue. Ses écailles sont grandes et très-régulièrement distribuées. De chaque crtté du dos sont trois lignes longitudinales d'un jaune brun, et sur les flancs ou compte dix ligues obliques, jaunes, suivant les rangées d’écailles, et entre lesquelles sont autant de lignes blanches, b. 6, D. 12/15, a. 3/8. p. 16, v. 1/6, c. 20.
DIABLE, zoo l. La singulière figure, l’étrangeté ou la laideur des formes et des couleurs de certains animaux leur ont mérité, chez divers peuples ou dans les relations d’anciens voyageurs, ce nom de réprobation avec quelque épithète caractéristique pour les distinguer entre eux; ainsi l’on a nommé parmi les Mammifères Diable de Java, le Pangolin; Diable de bois, l'Ouarineet le Coalta. Parmi les Oiseaux : Petits Diables ou Diablotins, une espèce de Pétrel; Diable enrhumé, un Tangara ; Diable de mer, la grande Foulque ou Macroule. Fulica alerrima, L.; Diable des Palétuviers ou Des Savanes. l’Àni. Parmi les Reptiles : Diable des bois, l'Agame ombré. Parmi les Poissons : Diable de xf.r, uu Scorpène. Parmi les Insectes : le Charanson de Spengler. figuré par Olivier. Il fait un très-grand tort, suivant Tussac. aux plantations des Cotonniers, en détruisant leurs feuilles. Grand Diable, un Insecte hémiptère du genre Lèdre; Demi -Diable et Petit
Diable, deux espèces différentes du genre Memhrace.
DIABLOTEAU. ois. Synonyme vulgaire de Stercoraire Pomarin.
DIABLOTINS, ois. V . Diable.
DIACALPÉ. Dfacalpe. bot. Blumc (Enum. Pl.Jatœ, 241) a institué snus ce nom, un nouveau genre de Fougères, observé par lui à Java. Caractères : capsules insérées sur une columelle; sporanges globuleux, épars, revêtus d'un tégument membraneux, sphérique, déhiscent par le milieu. La seule espèce connue, DiacaipA ASPioioïDK, a ses frondes trois fois pennées, membraneuses et glabres; les premières pinnules sont lancéolées , les secondaires sont obtuses et même cunéiformes, enfin les inférieures sont divisées, pinnatifides et velues.
D1ACANTHA. bot. Nom donné par Lagasca au genre Bacasia de Ruiz et Pavon. F. Bacazie.
DIACANTHE. Diacanthus. iss. Coléoptères pentamères; genre formé par Latreille, dans la famille des Serricornes. aux dépens du genre Taupin, pour les Elater cvneun , latus, depressus et cruciatus de Fobricius. Les caractères distinctifs sont : antennes composées en majeure partie d'articles lurbinés ou obeoniques : le dernier ovoïde ou ovalaire, avec le faux article point ou très-peu distinct; le troisième de la grandeur au moins du suivant et conforme. Le reste des caractères sc rapporte à ceux tracés pour le genre Taupin.
DIACANTHE. rois. Espèce des genres Luljan, Holocentre et Perche.
DlACHÉE. Dùirhea. bot. Genre de Cbampignons.de la famille des Gastéromicètes, de Fries, établi par ce botaniste qui lui a appliqué les caractères suivants : péridion ovale-ohlong, simple, membraneux, qui se divise et tombe en morceaux; capillitium radiato-réticulé, nu, distinct de la columelle qui est recouverte de flocons grumeleux et pulvérulents, parmi lesquels sont disséminées les sporidies. Ce sont de petits Champignons météoriques, portés sur un stipe floconneux, dont le capillitium est ordinairement blanc, et lessporidies d’un rouge obscur. On les trouve sur le bois en décomposition.
DIACHETON. bot. La plante désignée sous ce nom par Pline, et qu'il dit être épineuse et croître communément dans Plie de Rhodes, a été rapportée à la Cardère.
DIACHROME. Diachromus. ms. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Carnassiers, tribu des Carabiques, institué par W.-F. Erichson, qui lui assigne pour caractères : dernier article des palpes fusiforme; menton échancré. avec une petite dent ohtiuscule au milieu; languette avancée, cornée, sinuéeau milieu de l’extrémité; paraglosses membraneux, obtus, dépassant un peu la languette ; labre échancré ; jambes antérieures munies d’une double épine à l'extrémité : leurs tarses, chez les mâles , composés d’articles dilatés et également spongieux en dessous, le dernier transversal et cordiforme. Le type de ce genre, Diachromus germanus , que l’on trouve communément dans toute l’Europe, a les antennes d’un fauve obscur, plus claires à leur base; ! la tête brunâtre; te corselet en cœur, plus large que la I
tête et d’un bleu noirâtre; les élytres sont striées, ferrugineuses, avec une grande tache postérieure de la même couleur que le corselet; le dessous du corps est noir, avec les pattes fauves.
DIACI1YTIS et DIACHYTON. bot. Synonyme de Dauphinelle.
DIACICARPIF.R. Diacicarpium. bot. Genre de la famille des Caprifoliées. établi par Blume ( Bydrag . Fl. Ind., 057 ) qui lui assigne pour caractères : calice double : l'inférieur plus court, le supérieur â dix dents; fruit consistant en un drupe ou une baie ohlonguc; noyau comprimé, profondément échancré, à deux loges monospermes. Le Diacicarpieb tomlnteix est un arbrisseau à feuilles alternes, ovales-oblongues, acuminées à la base, très-entières et cotonneuses en dessous. Les fleurs sont rassemblées en corymlics axillaires et diebotomes. Celte plante est originaire des forêts rnontueuses de Java.
D1ACOPE. Diacopus. pois. Genre formé par Cuvier (Règ-Anim.) aux dépens des Luljans.des llolorentres et des Sciènes, dans ta famille des Percoïdes. Ses caractères consistent dans la gueule bien fendue, armée de dents en crochets, peu régulières, avec des dentelures ou préopercules au milieu desquelles sc distingue une forte échancrure pour l’articulation de l'inleropercule. Les Diacopes sont des Poissons exotiques, entre lesquels se distinguent le Diacope Bengali, Holocentrus Bengalensis de Lacépède et de Bloch, pl. 24fi; Sciœna Kostnira de Forskahl, reproduit par le même auteur sous le nom de Perça potysonia et par Lacépède sous celui de Labre à huit raies. — Le Diacope à cinq raies, Holocentras quinquelineatus , Bloch, pl. 259. Des mers du Japon. — Le Diacope Lépisure, Sparus Lepisurus de Lacépède; du grand Océan équinoxial. — Le Diacope Kohar, Sciœna Boita r de Forskahl ; de la mer Rouge. — Le Diacope Bossu, Sciœna gibba de Forskahl, qui, de même que le précédent, est un Luljan de Schneider, et qui habile comme lui la tner Rouge. — Le Diacope noir du même auteur et de la même mer. — Le Diacope de Séba, Diacopus Sebat, Cuv. (/oc. ci/.), représenté par Séba. Mus. t. m, pl. 27, f. 2. — Enfin l’Anlica-Deondiawah de Russel et qui se pêche sur la côte de Coromandel.
DIADELPHES (étamixes). bot. Lorsque les étamines sont soudées par leurs filets, de manière à former deux faisceaux ou androphores, on dit qu’elles sont Diadolphes. Ainsi, dans la Fumelerre et toutes les plantes qui forment la famille des Fumariacées, on trouve six étamines réunies trois par trois par leurs filets, et constituant ainsi deux faisceaux ; dans le Polygala, les huit étamines forment aussi deux faisceaux égaux entre eux. Mais dans toutes les Légumineuses à fleurs papilionacées, les étamines sont loin de former deux faisceaux égaux entre eux. Ainsi, des dix étamines qu'on observe dans chaque fleur, neuf sont soudées par leurs filets et forment une sorte de tube fendu dans toute sa longueur du côté supérieur, et le second faisceau ne se compose que d’une seule étamine qui correspond à la fente du tube.
DIADELPH1E. Diadelphia. bot. Dix-septième classe du Système sexuel de Linné, çpmprenanl tous les végétaux dont les étamines sont Diadelphes. F. ce mot. Celle
classe se divise en quatre ordres, savoir : 1” la Diadelpliie Penlandrie, qui ne comprend que le seul genre S fou nie ria; 2° la Diadelphie Hexandrie, à laquelle appartiennent toutes les Fumariacées; 3° la Diadelphie Oclandrie, où viennent se ranger les Polygala; 4“ enfin la Diadelphie Déeandrie, qui comprend toutes les légumineuses papilionacées. Il faut remarquer que , dans ' cet ordre, on trouve quelquefois certains genres qui n'en offrent pas rigoureusement le caractère. Ainsi un grand nombre de Légumineuses à fleurs papilionacées 1 ont leurs étamines toutes soudées ensemble et par conséquent monadelphes. Cependant Linné les a placées dans la Diadelphie.
DIADÈME. ois. Espèce du genre Tangara.
DIADEME, pois. Espèce du genre Holocenlre.
DIADÈME. Dim le ma . iss. Lépidoptères Diurnes. Boisduval a établi, sous ce nom, aux dépens du genre Nymphale, un genre doift les caractères nous paraissent trop peu saillants pour admettre d'emblée la séparation. Du reste. Boisduval désigne comme devant former le genre nouveau, les Nymphalis Bolitia, Fab.,et Papilio Dabi us , Palisot de Beauvois, lus. d'Afrique, Lépid. pl. VI.
DIADÈME. aoLL. Espèce du genre Coronule.
DIADÈMES- éciiiis. Sous-genre de Cidarites.
DIADÊN E. Diadena. bot. cbypt.? ( Arlhrodiêes ?) C'est-à-dire à deux glandes. Palisot de Beauvois avait proposé, sous le nom de Diudenus , l’établissement d'un genre parmi ce qu'on appelait alors des Conferves. et dont le Conferva al copia pu n u de Itolh (Calai. Fuse., 3, p. 208, pl. 6) eût été le type. Il lui donnait pour caractères : matière pulvérulente se réunissant, à une certaine époque, en deux globules dans chaque loge fermée par des cloisons dans toute la longueur du tulie. Il suffit de jeter les yeux sur la figure citée pour reconnaître que ce caractère qui pourrait convenir .à nos Lédas, est en contradiction avec la réalité quant à l'espèce de Roth, où chaque loge ne contient pas deux glandes ou globules, mais bien six sur deux rangs transverses de trois chacun. La Conferve de Roth est trèsconnue; on la rencontre aux écluses des moulins, aux lieux où la chasse des eaux est souvent la plus forte, et qui restent quelquefois à sec durant plusieurs heures. Elle y forme une nuance vineuse; elle est du uombre de celles qui ne craignent pas la violence du courant. On la retrouve sur les piles de bois qui sont le plus battues des flots à la mer montante. Elle vit donc indifféremment dans les eaux douces et salées. Celte belle espèce parait cependant mériter les honneurs d'un genre auquel on pourrait conserver le nom consacré par Beauvois. mais en changeant les caractères qui seraient : articles plus larges que longs, où la matière colorante se groupe en deux séries parallèles de gemmes j globuleuses. La placequc devraient occuper les Diadènes est encore indécise entre les Arlhrodiécs de la tribu des Zoocarpées avec lesquelles leur structure parait offrir les plus grands rapports, et les Confervécs à la suite des Sphacellaires.
DlADE.MER. Diadenium. bot. Genre de la famille des Orchidées et de la Gynandrie Monaudrie, institué par Endlichrr qui lui assigne pour caractères . péri-
gone étalé dont les sépales étroits sont cohérents à leur hase.de manière à n'en former qu'un seul des deux latéraux et de l'intermédiaire qui se prolonge en un long éperon; les pétales sont plus larges, dressés, étalés au sommet et soudés inférieurement à la colonne ou gvnostème ainsi que le Libelle qui lui est parallèle; celui-ci est oblong, et s'étend tellement à sa base qu’il en acquiert une forme assez semblable à celle d’un violon; l'onglet présente un disque épais; le gynoslèine est en massue, demi -cylindrique, accompagné de deux oreilles à sa base, avec son clinandre marginé; l’anthère est uniloculaire, convexe, logeant deux masses poil iniques pour- I vues de caudicules operculées à leur base et dilatées au sommet ; chacune d'elles a en outre deux glandules qui leur sont adhérentes. Ces piaules, propres au Pérou, sont herbacées . épiphyles cl privées de bulbes; le rhizome est rampant, tortueux, à feuilles rares, ohlongucslancéolées, nervurées ; la tige ou hampe est cylindrique, relevée, garnie de bractées et terminée par une panicule rameuse ou grappe dont les fleurs sont portées sur de courts pédoncules.
DlADOCIJOS. Pline mentionne, sous ce nom, une Pierre dont il ne dit autre chose sinon qu'elle ressemble au Béryl.
DIAGRAMME. Diagramma . pois. Genre formé par Cuvier dans la famille des Percofdes. Caractères : dents en velours; préopercule légèrement denté; six gros porcs sous la mâchoire inférieure; écailles petites; front arrondi; corps oblong; liouche peu fendue. Les Diagrammes diffèrent des Luljans, des Diacopes et autres genres voisins dont ils n'ont pas les dents en avant et en crochet, et des Prislopomes qui ont le corps comprimé avec de grandes écailles. Les espèces de ce genre sont : l'Oriental, Anlhias Orientalis de Bloch, pl. 3 26, f. 3. — Le Pertus, Perça perlusa de Thunherg, Mêm . Stock., 1793, pl. 7, f. 1. Du Japon comme le précédent. — Le Mucolor, Renard, pl. 9, fig. 00. — Enfin le Diagramme proprement dit, Diagramma rulgaris , Cuv., Anlhias Diagramma , Bloch, pl. 320; Perça Diagramma, L.,Gmel., Sjst. Nat., T. xm, t. I, ftars 2, p. 1319, Poisson des Indes dont les écailles sont dures cl dentelées, avec la dorsale échancréc. Sa couleur est d'un blanc argenté, avec des raies longitudinales brunes et des lignes obliques sur la caudale. Il acquiert un pied de longueur; d'un naturel vorace et courageux, il attaque des Poissons plus grands que lui. Sa chair est savoureuse et fort estimée, d. 11/20, p. 13, v. 1/0. a. 3/11, c. 18.
DIAGRAMME. Diagramme, bot. Le docteur Blumea donné ce nom à un genre de Fougères de l'Inde que les cryptogamisles n'ont point trouvé différer du genre Scllignée; conséquemment nous renvoyons à ce mot.
DIAGRAPH1TE. miv. F. Ampei ithk gr afhiqoe.
DlAGRÈDE. bot. F. Scammosée et Lizrrox.
DI AKÈNE. Diakenium. bot. On nomme ainsi un fruit qui se compose de deux akènes, c'est-à-dire de deux coques monospermes, indéhiscentes, dont la graine est distincte dans l’intérieur du péricarpe et qui sont soudées entre elles par leur côté interne. Tels sont les fruits des Oinliellifères, etc.
DiALESTE. Dialesta. bot. Genre de la famille des
Synanthérée». tribu des Vernonlncées, établi par Kunlli <|ui le caractérise ainsi : involucre cylindrique, formé de six folioles imbriquées, contenant deux fleurs : réceptacle très-petit et nu; les deux fleurons sont tubuleux el hermaphrodites; leur corolle est dilatée à son limbe qui ofFre cinq divisions égales. Les étamines ont leurs filets capillaires, leurs anthères saillantes, nues inférieurement. Le style est capillaire, glabre, terminé par un stigmate biparti et saillant. Les fruits sont oblongs. tronqués au sommet, velus, plans d’un côté, convexes de l'autre, terminés par deux paléoles étroites, longues, opposées , dressées . diaphanes et caduques. Ce genre, voisin du Polalesla également établi par Kunlh. en diffère par le nombre des fleurs renfermées dans chaque involucre el par la slructurede l'aigrette. H se compose d’une seule espèce. Diallste discolore, Dialesla t liscolor , Kunlli , in Humb. A'or. Gêner. , 4, p. 45, tab. 320. C’est un petit arbre dont les rameaux sont cylindriques, sillonnés. Les feuilles sont éparses, rapprochées . ohlongues . acuminées , très entières , membraneuses, glabres en dessus, vertes, (omenleuses el jaunâtres en dessous. Les fleursconslitucnl un corymbe terminal. Cet arbre croit dans les lieux chauds auprès de Honda, dans la Nouvelle-Grenade.
DI ALI ER. Dialium. bot. Genre de la Diaudrie Monogynie. établi par Burmann el Linné, avec des caractères très imparfaits, mais qui viennent d’èlrc rectifiés par Kunlb de la manière suivante : un calice profondément divisé et décidti; deux étamines hypogynes et latérales, à anthères ohlongues ; ovaire unique , supère et sessile; un seul style et un seul stigmate; fruit capsulaire pyriforme, pédicellé et de la grandeur d'une noisette. Ce genre avait été constitué par Linné de manière à présenter beaucoup d’obscurités pour la fixation de ses rapports mutuels; voilà pourquoi Jussieu l’avait rejeté panqi ses Généra incerta sedis. Mais Valil ( Enutn. Plant. 1, p. 303) en ayant dans la suite éliminé le Dialium Guineense de Willdenow, dont il a fait le genre Codariutn , et ayant réuni au Dialium V, 4 tou na d'Aublet, il s'en est suivi que le genre en question a dû prendre la place de celui-ci, c'est-à-dire être porté provisoirement à la suite des Légumineuses. Ainsi réformé, le genre Dialium se compose du Dialium Juranicuni , Burmann {F/or. Jnd. 12), ou Dialium Ittdum t L. ( Manliss . 24)*, et du Dialium dira ricatum, Yahl (/oc. cit.), ou Arouna Guianensis , Aubl.
( Guian . 1, p. IG, T. v). Cette dernière espèce, qui a été trouvée par Aublel et Richard dan6 les forêts désertes de la Guiane, est un arbre dont les rameaux sont épars, glabres el cylindriques; les feuilles pétiolées, alternes, puînées avec impaire; les fleurs en panicules terminales el brièvement pédicellécs, latérales et penchées. Willdenow, en conservant le genre Arouna, a nommé cette plante Aruna dira rit ata , et Necker en a changé inutilement le nom générique en celui de Cleyeira.
Suivant les observations de Ch. Kunlb, le Codarium est un genre très-distinct du Dialium, et, entre autres caractères, il est remarquable par ses trois étamines dont l'inlermédaire est stérile el tellement transformée 1 qu’elle est devenue presque pélaliforme. Malgré l’opinion de Valil, V Arouna d’Aublet est aussi un genre
fort différent, aux yeux de Kunlh, de celui qui fait le sujet de cet article. Eli effet , son calice tubuleux, à limbe décidu; ses étamines divergentes, à anthères arrondies; el la grande diversité de patries, tout porte à j le séparer du Diali.
DIALLAGE. ma. L'une des espèces de la nombreuse famille des Silicates, qui se rencontre communément dans la nature sous la forme de petites masses lamellaires, d'un ver t plus ou moins foncé, disséminées dans certaines roches du sol primordial. Caractères : forme ( primitive que i'ou peut rapporter suivant HaUy au prisme oblique, quadrangulaire, dont les dimensions ne sont pas encore bien connues; clivage très-net, offrant souvent des reflets nacrés ou métalloïdes; pesanteur spécifique égale à 3 à peu près; dureté moyenuc entre celle du Spath fluor et du Cristal de Roche; cette substance est fusible eu émail grisâtre par l’action du chalumeau. Les analyses qu’on en a faites jusqu’à présent s'accordent peu entre elles. La variété métalloïde a donné à Drapiez, sur 100 parties : Silice, 41; Magnésie, 20; Oxide de Fer, 14; Chaux, 1 ; Alumine, 3; Eau , et perle, 12.
Diallage verte. Smaragdite de Saussure; Kmeraudite de Dauhenlon; Kôrniger Strahlulein , Wern.; en 1 laines ou lamelles, d'un vert assez pur, passant quelquefois à la slrucliire fibreuse, el présentant dans le sens du clivage, des reflets nacrés ou satinés. On peut rapporter à celle modification une substance verte, lamellaire, du pays de Bayreiilh, nommée Omphazitc par Werner; el celle que Sewerguiue, minéralogiste russe, a appelée Lolalalile, parce qu elle a été trouvée près du village de Lolala en Russie, entre Willmanslrand et Friédricbshamm, dans une Roche composée de Feldspath rose, d’Amphibole. de Quartz el de Mica. D'après Vauquetin, le principe colorant de la Diallage verte est l'Oxide de Chrome.
Diallage métalloïde. SchUlerspath et Schiller stein, j Wern., Spath chatoyant, Brochant. A reflets d'un gris ou d'un jaune métallique, quelquefois nuancés de veri dâlre. La variété qu’on trouve à Saint Marcel, en Piémont, est d'un brun foncé, avec une teinte de violet; et celle qu'on a nommée Olrèlite , parce qu'elle vient du village d'Oli e, aux environs de Spa, est en petites lamelles noirâtres, disséminées dans une gangue talqueusc.
Diallage beonzék, vulgairement Brouzile. Blàttriger Anthophyllit, Wern. Variété fibro laminaire à reflets d’un jaune de bronze. Elle est disséminée dans la Serpentine à Kraubar en Styrie.
Les Roches des terrains anciens, dans lesquels la Diallage a élé observée, sont au nombre de trois : la première est la Serpentine, qui présente souvent par injervalles de petites masses de Diallage métalloïde; telles sont celles du Harz et du comté de Cornouailles en Angleterre. Quelques minéralogistes, entre autres Beudant, regardent cette Roche comme formée ellemême de Diallage compacte; ils se fondent sur ce que les lames de celte substance sont tellement Incorporées dans la masse de la Roche, qu’il semble y exister un passage des premières à celles-ci; de plus, lorsqu’on les brise dans le sens transversal, par rapport à celui du tissu lamelleux, elles présentent une cassure male.
lout à rail analogue à celle de la Serpentine. — La seconde Roche est celte qu'Haliy a nommée Euphotùle ( Gabbro de De Buch ), el qui est composée de Feldspath compacte tenace (Jade de Saussure) el de Diallage tantôt verte, tantôt métalloïde. On la trouve abondamment au pied du Mussinel près de Turin. On rencontre aussi le même Feldspath avec la variété métalloïde, dans la vallée de Saint-Nicolas, près du Mont-Rose; et avec la variété verte, en Corse, aux environs d'Orezza. - Dans la troisième Roche, qui est l 'Eclogite d’HaUy, la Diallage fait la fonction de hase, cl forme avec le Grenat un composé binaire, auquel s'associent accidentellement le Disthène, le Quartz, l'Épidole et l'Amphibole. Celte Roche se trouve en Carinthic dans le Saualpe, et en Styrie. L'Éclogite de Styrie el TEupholide de Corse ont été employés avec avantage pour faire des objets d'ornement. On voit en Italie des tables faites de cette dernière Ruche, que l’on appelle dans le pays renie di ! Corsica. Files présentent des taches d'un beau vert avec des reflets satinés sur un fond d’un blanc légèrement bleuMre.
DIALI.OGITF.. *iü. Nom donné à l’une des variétés du Manganèse carbonalé; elle se trouve au Uarz, à Frieberg, à Kapnik en Hongrie, à Nagyak en Transylvanie, etc.
DIALYTHK. Dialytha. ins. Diptères. Genre de la famille des Albéricères, institué par Meigen qui lui assigne pour caractères : antennes presque aussi longues que la face, inclinées ordinairement, rapprochées et terminées par une palette étroite et allongée, dont la soie est simple; abdomen des mâles allongé, presque cylindrique, n'offrant extérieurement que quatre segments ou anneaux. Les espèces qui com|>osenl ce genre, se rencontrent toujours dans le voisinage des fumiers, ce qui fait croire que leurs larves y passent leur existence primitive el y trouvent les aliments nécessaires à leur développement.
DIAMANT, hiv .4 damas, Pline, Demant, Werner. L'une des substances minérales les plus remarquables par leurs propriétés el leur histoire, et celle qui jouit au plus haut degré des qualités qui font rechercher une Pierre comme objet de richesse et d'ornement. Le Diamant, le plus dur, le plus brillant des minéraux, el l’un des plus limpides, est identiquement de même nature que le Charbon, qui, dans l'état où on l'obtient par la combustion du bois, est un corps tendre, noir et opaque. Exposé à un feu d’une certaine activité, il brûle sans laisser de résidu , et se transforme en acide carbonique. Le Diamant raye tous les Minéraux et n'est rayé par aucun; mais il est en même temps très-fragile; un léger choc suffit quelquefois pour le briser. Sa réfraction est simple, son pouvoir réfringent très-considérable. Son éclat est des plus vifs, et sous certains aspects, se rapproche du métallique. Il est tellement caractéristique dans le Diamant, qu'il n'a pas d’autre nom que celui d 'Eclat Adamantin. La pesanteur spécifique du Diamant est de 5,5. Il acquiert par le frottement une électricité qui est toujours vitrée, mais il la conserve très-peu de temps. 11 devient phosphorescent lorsqu'on l'expose aux rayons du soleil. Distingué de l’Anthracite par un état cristallin qui lui est propre, il est constam-
ment divisible par des coupes très- nettes en octaèdre régulier. Les formes qu’il présente portent visiblement l'empreinte de cet octaèdre, malgré la tendance générale qu'ont les faces de ses cristaux à subir des arrondissements. Dans les Diamants à faces sensiblement planes, les formes qu'on observe le plus ordinairement sont l'octaèdre, le cube, le cubo-octaèdre, le dodécaèdre, etc. Il en est qui ont offert des transpositions ou des hémilropies. Les Diamants à faces bombées sont connus en général sous le nom de Diamants sjt/ièroidaur. Ils semblent tous dériver d'un solide à quarantehuit facettes, qui résulterait d'une loi de décroissement intermédiaire sur les angles de l'octaèdre primitif. HaUy rend raison de la courbure à peu près régulière de leurs faces, ert supposant que la lui de ce décroissement, au lieu d'ètre uniforme comme à l'ordinaire, varie d'une lame à l'autre en suivant une progression déterminée. Ces formes arrondies, que l'on ne peut pas considérer ici comme des Cristaux roulés, sont le produit d’une cristallisation précipitée et par conséquent imparfaite. Quelquefois les Diamants sphéroïdaux sont comprimés dans un sens , de manière à présenter l’aspect de prismes triangulaires très -courts, terminés par des pyramides curvilignes très -surbaissées; ce sont ces prismes que Romé de l'Isle a décrits sous le nom de Diamanl trianyulairc. On a observé des Cristaux qui offraient la combinaison des faces courbes du sphérofdal avec les faces planes de la forme primitive : c'est à cette variété que Daily a donné le nom de Plan-convexe.
I.es Diamants sont le plus souvent sans couleur; on en connaît cependant de jaunes, de verts, de roses, de bleus, el même de noirâtres. Les roses sont les plus recherchés parmi les Diamants colorés ; mais on leur préfère en général les Diamants limpides, lorsqu'ils sont d'une belle eau, et qu'aucune glace ou gerçure ne les dépare. Les Diamants taillés se reconnaîtront toujours aisément à leur extrême dureté, à leur éclat particulier, et à leur réfraction simple. Ces caractères suffisent pour empêcher de les confondre avec le Saphir blanc ou Corindon incolore, le Cristal de roche, et la Topaze blanche du Brésil, dite Goutte d'eau. Toutes ces Pierres ont la réfraction double, el sont rayées par le véritable Diamant. On a essayé quelquefois de foire passer pour des Diamants de qualité inférieure, les Topazes roulées du Brésil, dans lesquelles la taille développe souvent un éclat assez vif, el qui ont sensiblement la même pesanteur spécifique que le Diamant; mais elles s’en distinguent par un autre caractère assez prononcé, savoir la durée de l’électricité acquise par le frottement. Un Diamanl ne conserve pas la vertu électrique au delà d'une demi-heure, une Topaze la conserve pendant vingt-quatre heures, et quelquefois davantage.
Tous les Diamants répandus dans le commerce viennent de l'Inde el du Brésil. On les trouve toujours disséminés dans des terrains d'alluvion anciens, el quelquefois engagés dans une sorte de poudingue formé de fragments arrondis de Quartz, réunis par un ciment ferrugineux : cet aggrégat est connu sous le nom de CascaUio. Werner croyait pouvoir rapporter ces terrains à l'époque des formations Irappéennes. C’est dans les atterrissements du fond des vallées, el à très-peu de
profondeur au-dessous du sol, que l'on rencontre le plus de Diamants. Depuis les temps les plus reculés jusqu'au seizième siècle, l'Inde était en possession de fournir tous les Diamants du commerce; on les tirait principalement des mines situées dans les royaumes de Golconde et de Visapour. On cite parmi les plus importantes celles des environs de Koloure, où les Diamants sont enveloppés d'une croùle terreuse, que l'on enlève par le lavage. Le docteur Iieyne a rapporté de Banagnnl’ally, dans le Décan, un Diamant engagé dans une gangue, que l'on croit être une sorte de brèche à base de Wacke. — - Dandrada et Mawc, qui ont visité tous deux le Brésil, ont fourni des détails plus étendus sur le gisement et l'exploitation des mines de Diamants de ce pays, découvertes en 1728, dans le district de Serro-do-Frio. Les Diamants s*y trouvent dans un agglomérat tout à fait semblable à celui de l’Inde. La plus célèbre exploitation est celle de Mandanga, au nord de Rio-Jaueiro. Le Cascalho y est le même que celui des mines d'Or : il se lire principalement du lit des rivières, et se recueille dans les basses eaux. C’est sous un hangar de forme oblongue qu'a lieu le lavage, au moyen d'un courant d'eau, que l'on fait arriver dans de grands baquets inclinés, û chacun desquels est attaché un nègre laveur. Des inspecteurs placés sur de hautes banquettes surveillent l'opération. Lorsqu'un nègre a trouvé un Diamant, il avertit aussitôt l'inspecteur, en battant des mains. 11 y a des primes établies en faveur de ces nègres, d'après la grosseur des Diamants qu'ils découvrent. Pour un Diamant de dix- sept carats et demi, ils obtiennent leur liberté. Malgré ces mesures, la contrebande a toujours lieu, et c’est parce moyen que les plus beaux Diamants arrivent dans le commerce. Pendant un intervalle de quatre-vingt-quatre années, le produit moyen de cette exploitation s'est monté annuellement à trentesix mille carats, et la valeur moyenne du carat ù dixhuit ou dix-ueuf francs : on évalue la contrebande à environ la moitié de la quantité fournie au gouvernement.
Les anciens connaissaient le Diamant. Pline, dans la description qu'il donne de sa forme la plus ordinaire, qui est l'octaèdre à faces bombées, la considère comme un assemblage de deux pyramides curvilignes. Il était loin de soupçonuer la combustibilité du Diamant, qu'il regardait comme inattaquable par la chaleur ; selon lui, le feu ne parvenait pas même à réchauffer. C’était cette prétendue résistance du Diamant à l'action du feu, jointe à sa grande dureté, qui lui avait fait donner le nom d'siilatnas , qui veut dire indomptable. Newton avait reconnu que ce Minéral devait être une substance inflammable, longtemps avant qu'on en eût fait l’expérience. Il avait remarqué que les corps réfractaient d'autant plus fortement la lumière, qu'ils étaient plus combustibles, et que la grande puissance réfraclive du Diamant le plaçait à côté de l'Huile de Térébenthine et du Succin. La conjecture de Newton fut vérifiée par les académiciens de Florence, qui, ayant exposé des Diamants au foyer d’une grande lentille , les virent diminuer peu à peu de volume et disparaître entièrement. Plusieurs chimistes français répétèrent celle expérience avec le même succès; et Lavoisier, le premier, chercha à déterminer la nature chimique du Diamant,