‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 4)Chapitre 107 sur 125 · B II A · texte numérisé non relu

B II A

•c parent do ITnan par les trois doigts de devant, l'absence de sinus pépiera nicns, etc., et comme les voyageurs, et dernièrement Temminrk. d’après un individu rapporté par Neuwied, distinguent une esp. d’AI, dite à collier, il est probable qu'il existe deux esp. d'AIs. D’après les squelettes, l'Aï dos-brûlé aurait quinze cotes et l'Aï à collier, seize.

B. a cou.!**. B. torquahis. Sa taille est plus grande que celle des plus forts Aïs : il n’y a de nu à la face que le bout du nez, qui est noirâtre; la face est à peu près perpendiculaire; le crâne élevé en avant; trois griffes à tous les pieds : l'extérieure la plus courte, celle du milieu la plus longue ; crâne, face et gorge couverts de poils courts, dont la pointe parait brûlée et crépue; une grande tache de longs poils noirs sur la nuque, souvent étendue en collier; feutre ou poil* cotonneux d’un brun foncé ( Temininck, ibitl.). Le Bradype à nuque ou à collier noir , est l'espèce la plus rapprochée du Bradype Aï. Il parait vivre sur une grande étendue du Brésil.

Les Aïs ne manquent pas de queue, comme on l'a dit; celle-ci a onze vertèbres. Les canines forment une ligne continue avec les molaires, et sont de la même grandeur.

B. Ubac. Draüjrpu* didactylun, L., Encycl., pl. 25, fig. 2. llliger a fait de cette esp. le type de son G. Cbolæpe. y. ce mot.

Un a beaucoup exagéré, avons-nous dit, la lenteur de res Animaux : ils sont plus actifs la nuit que le jour, marchent à terre comme les Chauves-Souris. Quand on les approche, ce qui est rare, ils s'asseoient. les jambes étendues sur une même ligne, et levant l'un après l'autre les bras qu'ils étendent et ramènent sur la poitrine pour accrocher ce qu'on leur présente. S'ils le saisissent. on ne peut leur faire lâcher prise qu'après la mort, et il faut attendre longtemps, car ils ont la vie extraordinairement dure. On ne les décroche des arbres qu'après plusieurs coups de fusil. De Lalande, aidé de son domestique, a inutilement essayé pendant une demiheure d'étrangler un Aï avec une corde de la grosseur du doigt; l'Animal ne cessait d’étendre et de ramener ses bras en crochets sur la poitrine, par intervalles, | ce qu'il fit encore pendant plusieurs heures au fond ^ d'un tonneau d'Alcool où on le tint ensuite submergé. | Pison avait disséqué vivante une femelle d'L'nau; elle j se remuait encore en totalité, cl contractait ses pieds longtemps après l'arrachement du cœur et des viscères. Les Bradypes craignent le froid et la pluie; leur voix se fait rarement entendre. L*AÏ articule son nom. Le ( Bradype à collier pousse de temps en temps un petit ! cri aigu et court, peu différent de celui de l’Aï Tous se < tiennent continuellement sur les arbres, principalement i sur l'Ambalha ( Cecropia peltata). Ils ne viennent à j terre où l'on dit qu'ils se laissent choir du haut des ar- ] bres, que lorsqu'ils en ont épuisé le feuillage. Nous ; avons déjà dit que des Aïs, observés sur lTranie, des- j rendaient très-bien des mâts. Un arbre est encore plus facile à descendre : la position la plus fatigante pour eux, c'est d'ètre â terre; leur repos, c’est de se tenir accrochés : l'extrême prédominance des muscles fléchisseurs et le mécanisme de leur squelette l'expliquent

j as*ez. A chaque portée, ils mettent bas un seul petit, j lliiffon a vu en France un Unau qui montait et descendait plusieurs fois par jour l'arbre le plus élevé; son | sommeil était plus long par un temps froid. Il dormait | quelquefois dix-huit heures de suite.

BKADYPORE. Brady parus. iss. fi. de l’ordre des Or- ! Ihoplères, institué par Charpentier qui lui assigne pour caractères: palpes épaisses; tête grosse, arrondie, de la largeur du corselet, avec une légère élévation lisse entre les antennes ; celles-ci suhfiliformes.à premier artieffc très-gros cl obeonique; yeux proéminents; corselet grand, large, allongé, embrassant le corps; des séries de tubercules lisses sur l'abdomen dont la laine inférieure est très-grande et anguleuse en dessous, avec le bord postérieur écliancré; pattes de moyenne grandeur ; cuisses unies, comprimées ; jambes très-épineuses, tricanaliculées : les postérieures avec une triple série d'épines, le canal du dessus large et raboteux.

BRADYPUS. V. Urauyvb.

Bit A BYTE. Bradytus . ns. G. de Coléoptères pentamères, établi dans la fam. des Carabiques par Stephens, dans ses Illustrations entolomogiques de l'Angleterre. Il lui donne pour caractères : antennes comprimées, plus épaisses à leur extrémité, avec le troisième article caréné ; mandibules munies de petites dents à leur base, quatrième article des palpes maxillaires extérieures aussi loiqp que le précédent; languette courte, un peu tronquée ; corselet plus large que l'abdomen qui est presque convexe; élyires ovales. Ce G. comprend quatre ou cinq espèces, parmi lesquelles se trouvent les Curab. consttlaris de Dufts et copricarius, Fab.

BRAGALOll. bot. y. Arm llasthe.

Bit AG AN Tl K. Brayantia. bot. G. de la fam. des Aristolocliiées, institué primitivement par Loureiro et adopté par Blume, qui d'abord avait employé pour ce G. le nom de Ceratnium, déjà appliqué à d'autres plantes. Caractères : périanlhe supère, cainpanulo-trifide, coloré intérieurement, caduc; six étamines incluses; filets très-courts, réunis a la base du style qui est ou quadrifideou composé de quatre styles réunis; stigmates obtus ; fruit siliquiforme , létragone , quadriloculaire, déhiscent; semences triangulaires, rugueuses, superposées sur un seul rang.

BRAI. Suc résineux que l'on fait découler des Pins et des Sapins, au moyen d'incisions longitudinales, pratiquées sur l’écorce de ces arbres. Selon que ce suc est mêlé â du suif ou desséché au feu, il prend les noms de Bru gras oii de Biui sec.

BRAIETAS. bot. S. vulg. de Primevère Oreille d'Ours.

BRAIMENT oc BRAVEMENT, zool. Voix de l’Ane.

BKA1NVILLIÈRE. bot. S. de Spigelia anthetmentia, L.

BRA1RÈTE. bot. N. vulg. de la Primevère officinale. L.

BRAMA, rois. V. Castagbole.

BR AM RE ou BRAMBL1NG. ois. N. vulg. du Gros-Bec Pinson d'Ardennes et du Bruant de Neige.

BRAME, rois. S. de Cyprin Brème.

RRAMEoc BRAMIE. bot. Pl. de l'Inde, dont Lamarck a formé un G. sous le nom de Bramia, qu'il détruisit depuis, pour rapporter la pl. qui lui avait servi de type

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aux Gralioles. Bernard de Jussieu avait déjà formé de ta même |>l. son G. Monnieria dédié au médecin Lemonnier, et adopté par Brown, dans ses pl. de la Jamaïque : car le Braini sc retrouve, à ce qu'il parait, entre les tropiques, jusqu’aux Antilles. Le G. Septas de Loureiro, créé pour une pl. qui croit dans les faubourgs de Canton, parait encore être le Brarni.

BRAMER. ïool. Voix du Cerf; quelques autres mammifères ont une voix que l'on a comparée au Bramer, quoique ces animaux appartinssent à des ordres différents. Le traducteur de Rondelet dit, dans son vieux langage* que l’Orque poursuivant d'autres cétacés, les fait bramer.

BRAM1NK. reft. Esp. des G. Couleuvre et Érix.

BRANCHELLIO.V. Branchellion. axxél. G. établi par Savigny dans la fam. des Sangsues. 11 se distingue de tous les autres par des branchies saillantes, une ventouse orale, à ouverture circulaire d’une seule pièce, séparée du corps par un fort étranglement, et il constitue à lui seul, dans sa fam., la première section ou celle des Sangsues branchelliennes. Les Blancbellions ont la bourbe très petite, rapprochée du bord inférieur de la ventouse orale, et munie de mâchoires réduites à trois points saillants; les yeux, ou nombre de huit, disposés sur une ligne transverse, derrière le bord supérieur de la ventouse orale; la ventouse orale d’un seul anneau, séparée du corps par un fort étrangleineniprès-concave, avec l’ouverture inclinée, circulaire, garnie extérieurement d'un rebord; la ventouse anale, grande, très-concave, dirigée en arrière et très-exactement terminale; enfin les branchies nombreuses, très-comprimées, très minces à leur bord, formant autant de feuillets demi-circulaires, insérés sur les côtés des anneaux intermédiaires et postérieurs du corps, deux à chaque anneau. — Le caractère tiré de la présence des branchies suffit seul pour éloigner les Rrancbellions des autres genres qui, dans la famille, en sont privés; ils ont le corps allongé, déprimé, formé d'anueaux assez nombreux ; les treize premiers, après la ventouse orale, nus, très-serrés, constituant une partie rétrécie et cylindrique, distinguée du reste du corps par un étranglement; le quatorzième cl les suivants portant les branchies; le dernier égalant au moins trois des précédents en longueur; le vingt et unième et le vingt-quatrième offrant les orifices de la génération.

L’esp. servant de type au G., est le B. de la Torpille, ou le Branchiohdellion de Rudolphi. B. Torpedinis, Sav. 11 a le corps déprimé, à plis transverses, dont les bords latéraux, comprimés et saillants, ont été considérés comme des branchies. Deux ventouses l'antérieure paraissant avoir une très-petite bouche à son bord postérieur, portée sur une partie amincie en forme de col, à la racine de laquelle est un petit trou pour les organes de la génération ; la seconde ventouse est en arrière. Il vil dans la mer, sur la Torpille. D'Orbigny l’a découvert dans l’Océan, sur les côtes ouest de la France. Rudolphi Ta rencontré dans la Méditerranée, à Naples. Sa couleur est d'un brun noirâtre.

En modifiant légèrement le caractère naturel de ce G., on pourrait, selon Savigny, l'augmenter d’une seconde espèce, YHirudo branchiata d’Arcbibald Men-

zies, sous le nom de B. pinnalum, qui appartiendrait à une tribu particulière.

BRANCHES, bot. On appelle ainsi les premièRfs ramifications de la lige ; les divisions des Branches portent le nom de rameaux. Les Branches offrent en général la même disposition sur les liges que tes feuilles. Ainsi tantôt elles sont opposées, comme dans te Lilas, l’IIippocaslane, le Frêne; tantôt elles sont alternes, comme dans le Chêne, le Tilleul, etc ; enfin elles peuvent être verticillées. comme on l’observe dans le Laurier-Rose et plusieurs autres Végétaux. Il est cependant important de remarquer que par suite d’avortements accidentels, celte disposition éprouve des changements notables. En effet, les Branches provenant toujours de l’élongation aérienne d’un bourgeon, il arrive assez souvent que, dans un arbre à feuilles opposées, un des deux hour-, geons terminaux avorte, en sorte qu’il ne se développe qu’une seule Branche qui est alors accidentellement alterne.— C’est à la disposition générale des Branches, que les arbres doivent le port qui est particulier à chacun d’eux. Ainsi, dans le Cyprès commun et le Peuplier d'Italie, les Branches sont dressées, presque verticales, et donnent à ces arbres la forme pyramidale qui les fait distinguer de loin; tandis que dans te Saule pleureur, le Bouleau, etc., les rameaux souples et pendants s'inclinent toujours vers la (erre, et leur impriment un port tout à fait caractéristique.

BRANCHE -URSINE. bot. f'. Braxc-Ursiîve. On a étendu ce nom à diverses pl. et appelé:

Bbaxciik t rsite cultivée, VAcanfhu s mollis.

Braxcre urmxe sauvage, le Ctticus oleraceus.

Braxcre v ESI xi ripiAXTE, Y Ara nthu. s spinosus, etc.

BRANCHIALE, rois. S. d’Ammocète Lamprillon.

BRANCHIALES ou PULMONAIRES, arach. Un ordre d’ Arachnides.

BRAXCHIF.LLE. bot. N. imposé par Bridel à un G. de Mousses, qui n’a pas été adopté.

BRANCHIES, iool. Organes respiratoires, formés pour respirer par l'intermède de l’eau. Le sang n'y éprouve d'action que de la part de la portion d’Oxygène, dissoute ou mêlée dans celle eau, en sorte que la quantité de respiration y est moindre que dans le poumon le plus imparfait. - Comme l’intensité des mouvements dépend de la quantité de respiration, attendu que les fibres musculaires tirent de la respiration l'énergie de leur irritabilité, et comme cette quantité est la plus restreinte possible dans les Branchies, les Animaux branebifères ont besoin, pour sc mouvoir, d'étre soutenus dans un milieu spécifiquement presque aussi pesant qu'eux; aussi tous ces Animaux sont-ils exclusivement aquatiques. La respiration branchiale, appartenant à des Animaux des trois premières classes du Règne Animal, la structure des Branchies doit être diversifiée d'après l'organisation de chacune de ces classes. Il y a des Branchies dans les larves de quelques Reptiles, dans les Boissons, les Crustacés, la plupart des Mollusques, quelques larves aquatiques d'insectes, et presque tous les Vers. En voici la composition dans les Poissons osseux, d’après Geoffroy : Il existe dans leur bouche, audevant de l’œsophage, une sorte de cage ouverte de chaque côté par cinq fentes dans le sens vertical ; ces

fentes sont interceptées par quatre arceaux libres par leur extrémité supérieure, et fixés inférieurement sur une quille osseuse, qui se termine en avant par la langue et s'rebancre plus ou moins en arrière pour l'insertion du pourtour inférieur de l'œsophage. L’axe de cette quille est formé par les trois pièces impaires ou centrales de l'hyoïde. Cet axe est Manqué antérieurement par les deux pièces paires de l’hyoïde, lesquelles supportent les grands os de la membrane branchiostège, et postérieurement, d'abord par les deux éléments osseux de chaque moitié du tyroïde disloqué, éléments qui ont cessé d’étre de front pour se mettre l’un derrière l’autre, puis par les arythénoides, puis eucore par les deux moitiés du cricolde.

Il faut donc admettre la dislocation en dehors du thyroïde et du cricolde, dont chaque moitié se serait écar^ fée de l'autre par ou pour l'intercalation de l’axe de l’hyoïde. Chaque arceau est constamment formé de deux pièces, jointes bout à bout par une articulation bornée à des mouvements de charnière. L’osselet supérieur est toujours plus court et plus courbé que l’inférieur; la convexité de tous deux est creusée par une rainure oit passe l’artère branchiale : chaque bord de la rainure porte les franges filamenteuses ou lames, sur lesquelles s’étalent les divisions vasctrfaires. Les bords de la concavité de l’arc sont hérissés d'épines ou de denticules plus petites et moins nombreuses aux osselets supérieurs. D'après Geoffroy, les deux osselets de chaque arceau sont analogues aux demi-cerceaux cartilagineux des bronches, cerceaux dont (rois ou quatre dans les Oiseaux, entre autres l’Oie et l'Autruche, paraissent formés chacun de deux liges très-légèrement convexes et coudées sous un angle de 40 ou 50 degrés : ce sont les pleuréaux inférieur et supérieur; les denticules des bords des arceaux sont analogues aux demicerceaux de la trachée : ce sont les trachéaux. Dans les Poissons qui n’ont pas de dents pharyngiennes ni d'os pharyngiens supérieurs, exemple les Cyprins, le pleuréal supérieur termine l’arceau par en haut; et l’ensemble des arcs n'est fixé au crâne que par les muscles qui, des apophyses des pleuréaux, se portent aux os sphénoïdes et basilaires.

Mais, dans tous les Poissons pourvus de dents pharyngiennes supérieures, les arceaux branchiaux sont terminés supérieurement par une troisième pièce ; l’antérieure de ces pièces répond au premier arceau : c’est le ptéréal ou l'analogue de l'aile interne de l'apophyse ptérigoïde des Mammifères et du palatin postérieur des Oiseaux. I.es trois autres sont analogues des points osseux qui se développent accidentellement dans le cartilage de la trompe d’Eustache des Mammifères, et de la plaque triangulaire, qui double inférieurement le sphénoïde postérieur des Oiseaux, os sous lequel, par son écartement, elle ouvre une communication de la caisse auditive avec la gorge : ce sont les pharyngeaux. Selon les genres ils sont isolés ou groupés deux à deux, ou trois â trois : les muscles, qui fixent ces os au crâne, sont alors supports auxiliaires des Branchies.

Les principaux muscles qui meuvent cette charpente sont quatre paires de muscles, étendues de la base du crâne, en avant du premier arceau, aux apophyses des

pleuréaux supérieurs , qui tirent les arceaux en dehors et en avant, en les écartant les uns des autres. Quatre autres paires, étendues transversalement de la quille â la convexité des pleuréaux inférieurs, sont congénères des précédentes, et de plus abaissent les arceaux en dehors. Deux autres muscles rapprochent les arceaux les uns des autres. Leurs fibres s'implantent aux «apophyses des deux pleuréaux postérieurs d'en haut, et se réunissent sur un tendon commun, fixé aux points correspondants des deux pleuréaux antérieurs d’en haut. ( Pour les autres muscles, V. Cuvier, Anat. comp., T. iv.)

Cuvier (Mémoire sur les Reptiles douteux, Obs. zool. de Humboldl) a décrit une organisation respiratoire qui cumule les éléments de la respiration pulmonaire et de la respiration branchiale dans la Sirène, le Protée et l’Axolotl. Le larynx de la Sirène est même assez complet pour produire des sons. L’appareil osseux de leurs Branchies consiste en une pièce longitudinale qui sert d'axe, et dont les extrémités sont Manquées, l'antérieure par une, la postérieure par deux paires de pièces latérales La paire antérieure porte des os analogues, pour leurs fonctions, avec les grands os de la membrane branchiostège . mais dépourvus de rayons. Les deux paires postérieures, dont la première seule est articulée sur l'hyoïde, portent de chaque côté quatre rayons dans les larves de Batraciens et la Sirène; trois dans les Protées. L’extrémité supérieure des arcs est suspendue à la deuxième côte «lans la Sirène, à la première vertèbre dans l'Axolotl. Dans les larves de Batraciens, il y a quatre arceaux fixés sous le crâne supérieurement, et en bas sur un hyoïde.

Dans tous ces Reptiles, les arcs branchiaux sont bordés de petits tubercules, et les rapports de la circulation avec cet appareil sont comme chez les Poissons.

Les Branchies des Têtards diffèrent de ceux des Cordyles, en ce que, dans les premiers, elles sont enfermées sous un sac de peau, qui tient lieu d’opercule, et est percé, pour le passage de l’eau, d’un nombre de trous différents pour chaque espèce ; il n’y a même qu’un seul trou nu côté gauche dans la Jackie et le Crapaud brun. Dans les Cordyles de Salamandres. l’Axolotl, la Sirène et le Protée, les Branchies sont Hottantes extérieurement et sous forme de panaches tout â fait dépourvus de liges osseuses. De la simultanéité, chez ces Reptiles, de poumons et de larynx avec des Branchies, il suit que, relativement à eux, on ne peut évidemment reconnaître dans les arceaux des Branchies et dans les pièces qui Manquent l’hyoïde, les analogues des pleuréaux d’une part, et des pièces du thyroïde d’autre part, puisque ces derniers éléments sont à leur place : néanmoins Cuvier n’a pu reconnaître de cerceaux dans leur trachée.

La circulation, depuis le cœur jusqu'au delà des Branchies, est uniforme dans les Poissons et les Reptiles branebifères. L’artère branchiale, d'une élasticité extrême à sa sortie du cœur, donne une branche vis-à-vis de chaque arceau. Celte branche en suit la convexité, et fournit à la base de chaque lame ou frange deux artérioles qui se continuent avec les racines veineuses. Les veinules des franges s'ouvrent dans deux veines qui remontent de chaque côté de l'arceau où elle a pour satellite un rameau du nerf pneumo-gastrique. Desmou-

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