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che de Geoffroy (In*., T. 1, p. 207 et pl. 1, flg. 0). File peut être considérée comme le type du G., et vit à l'étal de larve dans les Pois, le* Fèves ou le* Lentilles. — La D. du Palmier, B. Baclris de Linné et de Fait.; très-grande esp., originaire de l'Amérique mér. et de Cayenne; sa larve se nourrit de l'amande du Coco s guineensis de Linné; elle est nommée à Cayenne Counana.
BRUCHÈLE. Bruche la . las. Coléoptères télramères; G. établi par Megcrle aux dépens des Bruche* de Fai»., et adopté par Dojcan qui en possède trois esp., dont deux se rencontrent aux environs de Paris, et ont été décrites par Fab. sous les noms de Bruchus suturalis et rufipes.
BRlCilÈLES. ms. y. Rbyjciiophores.
BRUCINE. Alkaloïde découvert par Pelletier et Caventou dans la fausse Angu*ture,el reconnu depuis dans le Brucia anti dysenterica. Cette substance, susceptible de cristalliser , ne se dissout que dans 800 fois sou poids d'eau froide; 500 p. d'eau bouillante n'en dissolvent qu'une de Brucine; mais elle est très-soluble dans l'alcool. Sa saveur est acerbe, et très-amère; sa couleur est le blanc nacré. Chauffée un peu fortement, elle se décompose et donne des produits ammoniacaux.
BRUCITE. «ta. y. Magnésie hydratée. Ou a aussi donné ce nom à la Condrodile.
BRUÊE. Bruea. bot. G. de la fam. des Urticées, institué par Lcsclienaull, et dont les caractères n'ont pu jusqu'ici être établis que d'après l'analyse des fleurs femelles. Le Bruea bengaletisis est donc une pl. dioïque, dont les fleurs femelles ont le calice tubuleux, irrégulièrement divisé en quatre dents et ouvert sur un seul côté; l'ovaire est oblique, portant latéralement un stigmate sessile, fort allongé, papillcux et frangé sur une de ses faces; capsule hispide. L’arbrisseau croit au Bengale et généralement dans toute la presqu'île de l'Inde ; ses feuilles sont alternes, ovales, un peu cordées, dentées et tomcnleuses. Les fleurs sont terminales, pétiolées. accompagnées de bractées foliacées et glanduleuses.
BRIGHTONIE. bot. V. Brocghtoxie.
BRUGMANSIE. Brugmansia. bot. Persoon, dans son Synopsis l’iatitarum , a décrit, sous le nom de B. spe dosa, le Datura arhorca de Linné, dont le caractère différentiel consiste surtout dans le calice fendu latéralement, et dans la capsule biloculaire. L'établissement de ce G. éprouva d'abord quelques critiques, puis une opposition directe de la part d'un assez grand nombre de botanistes distingués. Il parait qu’enfin il a été adopté, caron l'a vu récemment augmenté d'une esp. nouvelle, B. bicolor ou sanguinea, découverte dans la Nouvelle- Grenade , par MM. iiumboldl et llonpland. Cette brillante esp., admise dans nos serres chaudes, depuis 1853, s'y montre comme un fort arbrisseau de sept â huit pied* de hauteur, à rameaux pubescents, à feuilles grandes, ovales, lobées, réticulées et velues; à fleurs monopétales, longuement tubuleuses, relevées extérieurement de côté, saillantes, d'un jaune verdâtre, maculé de rouge orangé très-vif; le limbe est entièrement de cette nuance, divisé en cinq lobes acuminés et réfléchis.
La crainte de voir se perdre dans l'oubli, un hommage rendu à la mémoire d'un savant aussi recomman-
dable que Brugmans, a décidé son Illustre compatriote le Dr Ultime, à transporter le nom de Brugmansia , menacé d'annulation, dans la fain. des Solanées, à le transporter, disons-nous, dans l'ile de Java où il l'a ap pliqué û une piaule extrêmement remarquable qui est venue se placer à côté du Bafjlesia. plantes qui sont toutes deux magnifiquement représentées dans l'important ouvrage publié sous le titre Flora Javtv. Or, que ce G. nouveau conserve le nom que lui a imposé le Dr Bluine ou qu'il doive le perdre par le cas de double emploi, toujours est-il que les caractères restent et ces caractère* que nous devons indiquer ici, sont : un périanthe monosépale, sessile, au centre de l'involucre, coloré, à tube court et élargi, à limbe divisé en cinq segments bi- ou trifides; une estivation valvaire et non imbriquée, comme on la voit dans le Jlaf/lesiai le fond du |iérianlhe occupé par une columelte centrale, subglobuleusc, dont la face syi>érieure est concave et absolument uue ; des étamines placées autour de la columelle et renfermées chacune dans une petite fossette creusée dans sa substance même; des anthères inonadelphes, biloculaires et déhiscentes par deux pores qui se forment à leur sommet. Diurne a dû former pour ce G., ainsi que pour le G. Bufllesia, la fam. nouvelle des Rliizanlhées qui serait un démembrement de celle des Cylinées (V. ce mol) d'Ad. Brongniart. Bluine plaça sa fam. dans la classe des Cryptogames et parmi celles de ces pl. dont l'organisation florale est très visible , comme le* Marsiliacécs. L'auteur a désigné spécifiquement du nom de celui qui l'a observée le premier , le jardinier Zippelius, la seule esp. qui soit jusqu'à ce jour admise dans le G. Brugmansia. Elle croit parasite sur les arbres des forêts montagneuses, élevées de 12 à 1500 toises au-dessus du niveau de la mer.
BRUGN'ET. bot. S. vulg. de Botclus esculenlus .
BRliGNO.N. bot. y. Bnicxox.
BRUGUIÈRE. Bruguiera. bot. G. formé par Lamarck aux dépens du Hizophora de Linné. Du Pelil-Thouars remarque avec beaucoup de justesse, que, consacré à la mémoire de Uruguière, célèbre naturaliste voyageur, par son digne appréciateur Lamarck, cet hommage rendu au mérite était devenu illusoire. En effet, lorsque l'illustre professeur fil l'examen des Rizopliores ou Mangliers, son Dictionnaire encyclopédique était telle ment avancé, que, pour y comprendre son nouveau G., il se vit obligé de lui imposer la dénomination française de Palétuvier, donnée aux Mangliers par les anciens voyageurs et par les Créoles. Du Pelil-Thouars a conservé à ce G., formé par Lamarck, en le latinisant, le nom de Palétuvier. El voulant prendre part à l’hommage rendu par Lamarck, il a formé sous le noin de Bruguière un G- nouveau que nous nous empressons d'adopter pour l'un des arbres qu'il a découverts à Madagascar, et qui, habitant les bords de la mer, rappellera le théâtre des succès d'un naturaliste qui débrouilla systématiquement et avec plus de fruit que ses prédécesseurs le chaos de l'histoire des Coquilles. Le Bruguieru , dont il est ici question, est donc un petit arbre garni de feuilles alternes, lisses, succulentes, rétrécies et pétiolées à leur base, â fleurs blanches disposées en grappes axillaires, composées d'un calice adhérant â
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l'ovaire, cylindrique, marqué de deux écailles vers son milieu, divisé vers sou sommet en cinq lobes obtus, de cinq pétales lancéolés, de dix étamines dont les anthères sont blanches. Le fruit est inconnu.
BRU1A oc BRLYA. ois. S. de Pie-Grièche Cali-Calic femelle.
BRÛLÉE oc POURPRE BRULEE, moll. N. vulg. du Murex adustus. y. Rocher.
BRULOT. îîis. y. DATES rocges.
BRULURE, bot. S. de Rouille, maladie des plantes.
BRUME, moll. Nom vulg. du Teredo navalis , L. y. Taret.
BRUMES. V. Météores.
BRUN DE MONTAGNE. cÉot. V. Terre d’Ombre.
BRUNCKÉP1NE. bot. S. de Nerprun cathartique.
BRUNELLE. rept. S. de Coluber bruneus.
BRUNELLE. bot. y. Prcrelle.
BRUNELLIER. brunellia.* bot. Ruiz et Pavon ont établi ce G. dans leur Prodrome de la Flore du Pérou (p.61,tab. xu). Son calice est quinquéparti, sa corolle nulle; ses étamines, au nombre de onze et insérées au réceptacle, présentent des Blets subulés, velus à leur base; des anthères didymes, à deux loges, s'ouvrant par une fente longitudinale. Avec elles alternent autant de petites glandes qui persistent après s’élre flétries. Il y a cinq ovaires, cinq styles subulés, cinq stigmates; et le fruit se compose de cinq capsules disposées en étoiles ohlongues, acuminées, s'ouvrant en dedans par une tissure longitudinale, et contenant dans une seule loge une ou deux graines, qui sont allongées, pédicellées, enveloppées d'un arille calleux. Les auteurscilent deux esp. de ce G. : l'une où les capsules sont glabres et monospennes, l'autre où elles sont velues et disperines; toutes deux sonL des arbres. Ils ajoutent que le nombre des parties n'est pas constamment comme nous l'avons décrit : celui des étamines varie de dix à quatorze; celui des divisions du calice et des ovaires |>cul être de six ou sept. LeJJruneUia appartient ù la Pentandric Pentagynie de Linné; mais avant de le rapporter à une fain. naturelle, il serait nécessaire de résoudre plusieurs questions. Est-il véritablement apétale et voisin alors du Conaria? ou plutôt ses glandes ne représentent-elles pas plusieurs pétales qui le rapprochent du retracera et du Cnestis ? Ses feuilles sont-elles opposées ou alternes, simples ou composées, lisses ou âpres? Ce sont autant de points sur lesquels nous n'avons pas , jusqu'ici, de documents suffisants pour prononcer.
BRUNET, ois. y. Troupi ale Bruartir femelle.
BRUNET, ois. Esp. du G. Merle.
BRUNETTE. ois. Esp. du G. Bécasseau.
Ce surnom a été donné à beaucoup d’autres Oiseaux d'un plumage obscur, et dont nous ne saurions rapporter ici la nomenclature complète.
BRUNETTE. moll. N. vulg. de plusieurs Cônes. Porcelaines ou Olives, de couleur brune.
La Brcrette ordinaire, ou Brurettb a clavicule élevee, est le Conus aulicus.
La Brurette Chauve Souris est une var. du Conus aulîcus.
La Brurettb a clavicule obtuse est le Conus pennaceus.
BRUNGA. bot. S. de Ludtcigîa Jppositi folia.
BRUNIACÉES. Uruniaceœ. bot. Brown, en établissant la fatn. des Uamamelidécs, a indiqué celle des Bruniacées, à laquelle il a rapporté les G. Brunie, Staavie, Linconie, Erasme et Thainnée. De Candolle, en adoptant dans son Prodrome cette fam., l'a placée immédiatement après celle des Rhamnées, mais il n'y a compris que les trois premiers G. — Brongniart a depuis retravaillé cette fam., et en a tracé de la manière suivante les caractères principaux : tube du calice adhérant en partie à l’ovaire; son limbe divisé en cinq segments; pétales oblongsou onguiculés, à limbe étalé, alternant avec le calice; des étamines en nombre égal à celui des pétales qui alternent avec eux, et dont les filets adhèrent presque toujours par un côté à leurs onglets, mais ne sont pas placés devant ; un ovaire à deux loges renfermant chacune un ovule ou deux ovules collatéraux, suspendus vers le haut de la cloison; cet ovaire est surmonté de deux styles ordinairement libres, quelquefois réunis : tantôt il devient un fruit à deux coques divergentes, qui s'ouvrent intérieurement; tantôt par l'avortement d'une partie des graines, il se change en une nucule monosperme, indéhiscente, entourée par le calice auquel elle adhère dans sa moitié inférieure. Lesgraines sont ovoïdesel lisses. Brongniart range dans cette fam. les G. Berzclia, Brnnia, Haspalia, Staavia, Berardia, Line onia, Judouinia, Tittmannia et Thamnea.
Le G. Audouinie, dont il n'a pu être question en temps, se distingue de tous ceux de la fam. par l'adhérence du calice, la profondeur des découpures imbriquées; les pétales sont onguiculés; l’ovaire est semiinfère,à trois loges renfermant chacune deux graines ; le style est simple. Le Diosma capitata , Thunb., Willd, De Cand., etc., est encore la seule esp. de ce G., dont l'établissement est dû à Brongniart.
BRUME, bru nia. bot. Ce G., voisin de la fam. des Rhamnées, en est cependant distinct par plusieurs caractères, et méritera sûrement de former une nouvelle fam. sous le nom de Bruri acêes. En effet, en examinant un certain nombre des esp. rapportées à ce G., nous avonstrouvé dans plusieurs d’entre elles des différences assez tranchées pour établir plusieurs coupes génériques, ainsi que l'a tenté Pcrsoon en créant son G. Staavia avec deux esp. qu'il a séparées du Brunia. Voici du reste les caractères que nous avons reconnus au G. Brunie : ce sont des arbustes tous originaires du Cap, ayant le port des Phylica , et surtout du Phylica ericoides , connu sous le nom vulg. de Bruyère du Cap. Leurs feuilles sont linéaires, éparses et trèsrapprochées, dépourvues de stipules. Les fleurs, qui sont extrêmement petites, forment des capitules globuleux et pédonculés. Le réceptacle commun des fleurs est ovoïde, velu et environné à sa base de folioles qui constituent uue sorte d'involucrc. Le calice est siibtitbulcux, soudé avec l’ovaire qui est séminifère; son limbe offre cinq divisions dressées, étroites; la corolle se compose de cinq pétales linéaires, plus longs que les lobes du calice, alternant avec eux et insérés au point où la partie supérieure de l'ovaire est libre. Les étamines sont au nombre de cinq, attachées entre chacun des pétales.
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L'ovaire est semi- -infère; nous l'avons trouvé constamment à une seule loge qui contient un, très rarement deux ovules tout A Fait renversés; il est surmonté d'un seul style creusé d’un sillon longitudinal.
La description que nous venons de donner de la structure de ce G., est. comme on pourra facilement s'en convaincre, différente de celle de la plupart des auteurs. [Nous l'avons tracée surtout d'après le U. lanuginosa , qui fleurit quelquefois dans nos serres, après avoir eu soin de la vérifier sur plusieurs autres espèces.
BRUftMCHIE. Brunnichia. bot. Gartner a établi ce G., qui fait partie de la fam. des Polygonécscl de l'Octandrie Trigynie, L.. pour une pi. originaire de l'Amérique sept., et dont Adanson avait fait sou G. Fallopia. Ce Végétal, qui est vivace, aune (igesarmenleuse, grimpante, s'attachant aux arbresvoisins.au moyen de vrilles axillaires tordues eu spirale. Ses leuilles sont alternes, péliolées, ovales, acuminées, A bords entiers, glabres, ainsi que les autres parties de la pl.; les fleurs sont petites, péditellécs, disposées en une sorte de grappe terminale et rameuse. Le calice est à cinq lobes, et persistant : il donne attache à huit ou dix étamines. L'ovaire qui est libre, à une seule loge contenant un seul ovule, est surmonté de trois styles et de trois stigmates. Après la fécondation, le calice preud beaucoup d'accroissement, ainsi que lepédoncule sur les deux côtés duquel deux membranes longitudinales se développent en forme d’ailes; le fruit est sec et renfermé dans le calice. Le B. cirrhosa, la seule esp. de ce G., conserve toujours ses feuilles dans nos orangericsoù on la rentre pendant l'hiver.
BRI NOIR. ois. Esp. du G. Merle.
BRUNONE. mik. S. deSphène.
BRI NOME. Bruttonia. bot. Brown a placé, A la suite de sa fam. des Goodcnoviées, ce G. singulier, établi par Smith pour deux pl. de la N||i'.-llollande. Elles ont le port des Scabieuses ou de la Globulaire commuue; leurs feuilles sont toutes radicales, entières et spatulées; les hampes sont simples, d'environ un pied de hauteur, portant à leur sommet un seul capitule de fleurs, hémisphérique, lobule eleovironné d'un iuvolucre polyphylle; chaque fleur est accompagnée de quatre ou cinq bractées; le calice est tubuleux, ù cinq divisions ; la corolle est monopétale, infundibuliformc, à cinq lobes dont deux supérieurs plus profonds; elle estd'uu bleu d'azur elmarcescente; les étamines, au nombre de cinq, sont hypogynes ; leurs filets sont persistants , et leurs anthères soudées et renfermées dans l'inférieur du tube de la corolle ; l'ovaire est uniloculaire et monosperme ; le stigmate est charnu, renfermé daus une membrane bifide; le fruit est un utricule contenu dans le tube du calice, dont les lobes s'étalent et deviennent plumeux. Ce G., qui ne contient que deux esp. originaires de la Nllc.-Uollande, est fort difficile à classer dans la série des ordres naturels. Brown trouve sa place entre les Goodenoviécs et les Coryinbifères; cependant il offre encore une certaine analogie avec les Campauuiacées, lesDipsacées et les Globulaires.
BRtINOK. ois. Esp. du G. Gros-Bec.
BRUN-ROl'GE. mi*. Oxyde jaune de fer, mais qu'une calcination bien ménagée colore en rouge obscur et
brillant; il est fort employé dans la peinture à l'huile. Chaplal en a découvert des couches considérables à Uzès, qui sont devenues des éléments de prospérité pour le pays oi'i l’on prépare du Brun-Rouge pour le commerce. Le Brun-Rouge dans son étal naturel est uno sorte d'Argile commune.
BRUNSFKLSIE. Brunsfelsia. bot. Ce G. , dédié A Brunsfels, botaniste allemand, a été placé à la suite des Solanées. Son calice, court, est campanulé et terminé par cinq dents; sa corolle, en forme d'entonnoir, présente un tube long de quatre à cinq pouces, un limbe à cinq lobes obliques et presque égaux; de ses cinq étamines inégales, une est stérile, les quatre autres portent des anthères réniformes. Suivant Swartz, elles seraient au nombre de quatre et didynames. Le style est simple; il se termine par un stigmate en tète ; le fruit est line haie uniloculaire, qui se sépare le plus souvent en deux portions, et renferme des graines nombreuses, attachées à un réceptacle central, charnu et très-grand. Ce G. contient deux arbrisseaux originaires d'Amérique. à fleurs pédonculées, solitaires à l’aisselle des feuilles qui sont alternes ou réunies plusieurs à l'extrémité des rameaux. Le tube de la corolle est droit, et son limbe entier, dans le B. americana ; le tube est recourbé et le limbe ondulé dans le B. undulata.
BRUNSV1A. bot. Le G. Croton de Linné contient un grand nombre d'esp. assez disparates, et c’est ce qui a engagé divers auteurs à le séparer en plusieurs G., dont les uns ont été adoptés : les autres ne le sont pas jusqu'ici. Parmi ces derniers est le Brunsria de Necker, G. établi d'après le Croton ricinocarpos, qui présente un double calice, dont chacun a trois divisions, et seulement huit étamines dans les fleurs môles.
BRUNSVIG1E. Brunsrigia .nax . Plusieurs esp. d' Amaryllis, les A. rat lu la, striata, multiflora , josephinœ, falcata, ntarginala, toxicaria , ciliaris , etc., dont la capsule est lurbinée, munie de trois ailes, ont été séparées par Heisler comme devant former un G. nouveau, qu'il caractérise ainsi : ombelle terminale, composée de fleurs plus ou moins nombreuses, accompagnées de bractées; spathe commune, bivalve; corolle tubuleuse, à six divisions ou infundibuliformc. quelquefois hypocratériforme; étamines insérées sur le milieu du disque ou sur le tube, dressées ou déclinées, incluses, inégales, alternativement plus longues; style incliné; stigmate sim pie ou faiblement lobé, à trois côtes; capsule membraneuse, souvent diaphane, lurbinée, ovulaire, à trois loges, à trois valves, portant au milieu les cloisons • auxquelles sont attachées les graines. Toutes les Brunsvigies sont originaires de la pointe australe de l'Afrique.
BRUSC. bot. S. de Fragon.
BRI T \. bot. Les Cyprès selon les uns, la Sabine suivant d'autres, ou le*üen'rèvre commun selon plusieurs.
BRliTE. Brûla, ma». Ce mot se prend ordinairement pour désigner les Animaux A qui l'orgueil humain se plut à refuser toute intelligence, que de prétendus philosophes, en établissant leur réputation sur des rêveries, voulurent faire passer pour des machines dépourvues de ce qu’ils nommaient Ame, et auxquels on accordait tout au plus un instinct. Ou sait aujourd'hui que, dans ce sens, il est des Mammifères bimanes ap-
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par-tenant même ail G. Homme, beaucoup plus brutes que les animaux auxquels on dispensa si légèrement ce nom.
Sous le rapport systématique, Linné nommait Brutes, Brutiv j les Mammifères dépourvus d'incisives supérieures ou inférieures, ayant les pieds protégés par des ongles, cl vivant de Végétaux. Les G. Rhinocéros, Élé- | pliant, Morse, Bradypc, Fourmilier, Manis (Pangolin et Phatagin) et les Tatous formaient cet ordre, il faut en convenir, trop disparate pour qu'ou le pût 'conserver.
BRUTH1ER. ois. S. vulg. de Buse. F. Faccox.
BRU TU. ois. S. vulg. de Bihoreau Héron.
BRUYA. ois. F. bu lia.
BRUYANT, ois. S. vulg. de Bruant jaune.
BRUYÈRE. Erica. bot. Ce G. dont l'existence remonte à l’origine des méthodes de botanique, a donné son nom h la belle fam. des Éricées; il en est peu dans tout le règne Végétal, qui se compose d'un aussi grand uomhre d'esp., presque toutes élégantes et d'un port agréable; ptus de ciuq cents sont aujourd'hui décrites dans les différents auteurs , et cultivées dans nos serres dont elles font l'ornement pendant toutes les saisons de l'année. Ce sont en général des arbustes ou des arbrisseaux dont la lige offre une hauteur qui varie de six pouces à dix et douze pieds; ils sont, en tout temps, garnis de leurs feuilles qui sont linéaires, étroites, très rapprochées ou très-courtes cl imbriquées en forme d'écailles. Leurs Heurs, qui offrent une variété infinie de nuances et quelquefois le coloris le plus brillant, sont tantôt axillaires, plus souvent groupées en épis ou en grappes à l'exlrérnité des ramifications de la tige; leur calice tantôt simple, d'autres fois accompagné de bractées imbriquées, qui semblent former un second calice, est partagé en quatre lanières profondes et étroites. La corolle est toujours inonopétale, mais elle offre les formes les plus variées, en sorte que ce G. est uu de ceux qui prouvent le mieux combien est peu naturelle et peu fixe la classification qui repose sur la forme de cet organe. En effet tantôt elle est globuleuse et comme en grelot, tantôt elle est cylindrique et forme uii tube plus ou moins allongé, droit ou arqué; quelquefois elle est renflée et comme vésiculeuse inférieurement, d'autres fois elle est évasée dans sa partie su|iérieiire. Son limbe offre toujours quatre divisions tantôt rapprochées et conniveutes, tantôt étalées ou même réfléchies. La surface externe de la corolle est ordinairement glabre ; dans quelques espèces elle est velue, dans d'autres elle est glutincusc ou recouverte d’une sorte de vernis ou d’émail.
On trouve généralement huit étamines dans chaque fleur; tantôt elles sont saillantes hors de la corolle, tantôt elles sont incluses ; leurs filèls sont libres et insérés, ainsi que la corolle, au dessous du disque glanduleux. qui supporte l’ovaire. Les anthères sont toujours à deux loges; leur forme variq beaucoup; on remarque dans un grand nombre d'espèces un appendice allongé et comme barbu A la base de chaque loge; dans d'autres espèces, cet appendice manque entièrement. Chaque loge s'ouvre par la partie supérieure seulement, de son sillon longitudinal, ce qui forme une sorte de trou plus
ou moins allongé, à travers lequel le pollen s’échappe.
L’ovaire est libre, entouré et supporté par un disque hypogyne. ordinairement à huit lobes; cet ovaire, fendu transversalement, présente quatre loges contenant chacune plusieurs ovules attachés à un trophosperme central. Son sommet est ordinairement déprimé et surmouté j d'un style simple, au sommet duquel est un stigmate très petit, à quatre lobe* peu saillants. Le fruit est une capsule à quatre côtes, un peu déprimée à sou sommet ; elle offre quatre loges polyspermes, et s’ouvre en quatre valves qui entraînent avec elles une partie des cloisons sur le milieu de leur face interne.
Un G. qui présente un aussi grand nombre d'esp. intéressantes, dont plus de deux cents sont cultivées dans les jardins, a dû attirer l'attention des auleurs. Aussi possédons-nous sur ces pl. plusieurs ouvrages intéressants, où les csp. sont décrites et représentées avec beaucoup d'exactilude. Outre les dissertations de Linné et de Thunberg, qui ont déjà un peu vieilli, nous citerons particulièrement les ouvrages de Wendland, d’Andrews et de Salisbury, dans lesquels on trouve la description et la figure de presque toutes les esp. qui ont paru en Europe.
A l'exception d’une douzaine d'esp. qui croissent dans les différentes parties de l’Europe, presque toutes les autres Bruyères sont originaires du Cap où elles couvrent et embellissent de leur feuillage toujours vert et de leurs fleurs élégantes, les plages sablonneuses.
Il nous sera impossible d'indiquer ici toutes les esp. qui font l’ornement de nos serres; nous nous contenterons d'en citer seulement quelques-unes dans chacune des sections établies dans ce G. nombreux, jj i«. Filaments de la même longueur ou plus longs que la corolle; anthères sans appendices.
a. Feuillet ternie t.
B. dk Pllckexet. E. Pluckenetti , W. Joli arbrisseau originaire du Cap. Ses feuilles sont glabres, linéaires, tentées; scs anthères sont saillantes et bifides; ses fleurs sont pourprées, pendantes, formant des épis unilatéraux à l’extrémité des rameaux; la corolle est cylindrique, un peu renflée.
B. a ombelle. E. umbellato , W., Sp. Fcon. Fiort. Kew. , 1.5. Elle est originaire du Portugal. Sa lige est dressée, porte des feuilles tentées cl ciliées; scs fleurs sont violettes et disposées en ombelles simples ; les corolles sont ovoïdes.
B. COLLEUR DE CHAIR. E. CO T «CO, L., Sp., OU Efica herbacea , W., Sp. Curt. Mag t. n. Cette petite esp. croit en France, en Allemagne, en Italie. Ses feuilles sont tentées ou qua tentées; ses fleurs sont presque coniques, purpurcsccnles, axillaires et forment des épis unilatéraux.
b. Feuillet guaternées ou quiniet.
Nous trouvons doits celte subdivision plusieurs des espèces qui croissent naturellement en France, telles que • VE. maliterranea, W.; VE. vagant ou E. muUiflora que l’on trouve à St.-Légcr.
5 u. Bruyères tubuleuses, c’est-à-dire ayant la corolle
allongée en tube de près d’un pouce de longueur.
a. Anthères portant à leur bute deux appendices.
B. SAXGi'ixoLEifTE. E. cruenta, W. Uu Cap. Feuilles
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