‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 4)Chapitre 119 sur 125 · BUY · texte numérisé non relu

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linéaires, suhulées, glabres ; fleurs portées sur des pédoncules axillaires, bifides ou trifides à leur sommet; corolle cylindrique, d’un rouge ponceau, longue d’un pouce; a nt lit' res incluses; style saillant.

Cette section renferme encore plusieurs autres belles csp., telles que les E. Ewerana, Ailon ; E. speciosa, Andr.; E. mutabilis , Andr., etc.

b. Anthères sans appendices ; feuilles ternées ; fleurs terminales.

B. changeants. E. rersicolor, W. Du Cap. Feuilles ternées, linéaires, ciliées; fleurs pédonculécs, au nombre de trois ou quatre, au sommet des jeunes rameaux; corolles tubuleuses , un peu renflées vers le sommet, glabres; tube d’uu rouge oraugé, jaune supérieurement, les quatre divisions du limbe étant vertes.

Parmi les autres esp. de ce groupe, on distingue, à cause de la beauté de leurs fleurs, VE. Aitonii de W., ou B à fleur dfe Jasmin, E.jasminifUtra de Salisbury; YE.tubiflora, W.;l\fc\ ignescens, Andr.; VE. curtiflora, W., etc., etc.

$ ni. Bruyères à fleurs coniques, c'est-à-dire renflées dans leur partie inférieure.

a. Anthères munies d'appendices.

B. retflée. E. in fia ta , W. Elle est du Cap. Ses feuilles sont linéaires, quaternées, glabres; ses fleurs en bouquets terminaux et réfléchies; ses corolles, longues d'un pouce, sont couleur de chair.

B. Anthères sans appendices.

B. vfcsici leise. E. ainpullacea, W. Originaire du Cap. Ses feuilles sont linéaires, quaternées et ciliées; ses fleurs en bouquets terminaux et ombelliforines ; ses corolles , ovoïdes et renflées à leur base , d'un rouge pâle, avec dessines longitudinales plus foncées.

bous terminerons ici cet aperçu de quelques esp. de Bruyères cultivées dans les jardins, et nous rappellerons seulement celles qui croissent naturellement eu France. Outre VE. taguns, VE. herbacca et VE. mediterranva, dont nous avons déjà parlé, nous citerons les esp. suivantes comme indigèues. La B. en arbre, E. arborée, l'une des plus grandes esp., puisqu'elle acquiert jusqu'à dix et douze pieds d'élévation : dans une des provinces médilerrauéesde la France, elle forme, avec les Myrtes et les Arbousiers, des buissons élégants. La B. à balais, E. scoparia: ses fleurs sont très-petites; elle croit dans les lieux sablonueux; c'est la pl. la plus commune des bois de Pins, des landes Aquitaniques où onia nomme lirande ; ses jeunes branches y servent à faire des balais. La B. cendrée, E. cinerea, l’une des plus jolies et des plus communes de tout le G.; elle forme dans tous les bois des environs de Paris des lapis d'une belle couleur purpurine; scs fleurs sont quelquefois roses ou blanches : c'est l’une des pl. sur lesquelles l'Abeille butine le plus de miel, mais elle communique ù cette substance un goût peu agréable. La B. ciliée, E. cil taris, jolie esp. dont les feuilles sont ciliées , les corolles purpurines et renflées, et que l'on trouve dans les provinces du centre de la France. Enfin, VE. tetralis, qui se plail de préférence dans les lieux tourbeux j et humides. Il existe une var. bien remarquable de cette ■ csp., qui croit à Montmorency, et qui a été décrite par I Kichard père, sous le nom à'E. tetralix anamlra. Les |

fleurs sont beaucoup plus petites; la corolle est moitié plus courte; le style est très - saillant ; il n'y a point d'étamines, et au lieu de quatre loges, l’ovaire eu présente douze disposées sur plusieurs rangs. Il est évident que les étamines se sont soudées avec l’ovaire, et qu'elles ont ainsi triplé le nombre naturel de ses loges.

VE. rulgaris de Linné, désignée généralement sous le nom de B. commune, n'appartient plus au G. dont il est ici question; elle est devenue le type du G. ('alla na.

Terminons cet article par quelques mots sur la culture des Bruyères. Ces arbustes sont sans contredit les Végétaux qui demandent de la part du cultivateur les soins les plus assidus et l'attention la mieux soutenue. Ils doivent être plantés dans des pots remplis de bon sable de Bruyère et bien percés, afin que l'écoulement des eaux se fasse avec facilité. Les esp. exotiques, qui sont en général les plus recherchées, doivent être placées dans une bâche ou une petite serre que l’on chauffe convenablement. Les Bruyères se multiplient degraines, de boutures et de marcottes. Les semis doivent être faits à la maturité des graines, c'est-à-dire à la mi-mars. On se sert de pots ou de terrines que l'on remplit à moitié avec du gros sable ou des fragments de poteries, afin de faciliter l'écoulement des eaux d'arrosage ; on recouvre ensuite avec du sablede Bruyère bien fin et bien ameubli. On presse légèrement la terre avant d'y répandre les graines, puis on les recouvre très-superficiellement. Si ce sont des esp. indigènes, on les place à l'ombre, ou bien dans une couche chaude si ce sont des esp. exotiques.

Les boutures se prennent toujours sur les jeunes rameaux de l'année; elles doivent être coupées avec soin, et n'avoir qu'environ un pouce de longueur; on les effeuille dans leur partie inférieure, et on les place dans des terrines préparées comme pour les semis, que l’on recouvre ensuite d’une cloche à melons. Quant aux marcottes, le procédé n'a rien de particulier. On les sépare ordinairement au bout de l'année, époque où elles ont poussé des racines.

BRUYÈRE DU CAP. bot, S. vulg. de Phylica eri coides.

BRUYÈRES (fam. des), bot. F. ÉiiciftftBS.

BR Y. Bryum. bot. G. Cryptogamique ite la fam. des Mousses, que Uooker caractérise ainsi : capsule portée sur un pédicelle terminal; péristome double : l’extérieur de seize dents simples, l'intérieur formé par une membrane divisée en seize segments égaux, alternant souvent avec des cils simples ou géminés; coiffe fendue latéralement. Ce G., qui ne renferme qu'une petite partie du vaste G. Bryum de Linné, comprend aussi une partie de ses Mnium qui ne différaient que par la disposition des prétendues fleurs mâles. Il embrasse entièrement les G. Bryum, Mnium, tVebera, Pohlia cl M testa d'Hedwig, et quelques autres G. qu'on avait encore établis à leurs dépens, tels que le Diploconium | de Mohr, le Paludella de Bridcl, le Gymnocephalus t de Richard, et peut-être le G. Arrhcnopternmd'üedwig. En effet, malgré l'avantage qu'on aurait trouvé I à diviser un G. aussi vaste, tous les caractères qu'on

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