DRY
a employés jusqu’à présent, ou passent tellement des uns aux autres, qu'on ne saurait où fixer les limites de ces sous-genres, ou séparent d’une manière trop artificielle un G. très-naturel; enfin la plupart ayant été rejetés comme trop peu importants dans les autres G. de la même fam., ne doivent pas être adoptés dans celui-ci.
Ainsi la division, d'après le mode d’insertion de ces organes qu’on a regardés comme des fleurs iqâles. ayant été rejetée dans les autres G., ne doit pas être conservée; c’est ce qui nous engage à réunir les G. Bryum, M ni uni , ( iymnocvphatua et / t'ebera . Le G. Mecsia, fondé sur ta brièveté des dents du péristome externe, parait au premier coup d’œil facile à distinguer. mais ce caractère passe iuscnsiblcineiit à celui du Bryum.
Le G. Publia est peut-être celui qui mériterait le plus d’être conservé. Il est caractérisé par l'absence des cils entre les lanières du péristome interne; son port diffère aussi un peu de celui des vrais Bryum.
Le G. Diploconium dcMohr lie diffère des Bryum que par la membraue interne divisée jusqu'à sa base en lanières capillaires; du reste ses caractères sont les mêmes que ceux des Meesia, et il doit, comme eux, être réuni aux Bryum.
Le G. Paludella de Bridel ne présente aucuncaraclère propre à le distinguer des Bryum. Il eu est de même du G. A rrhenopterum , du moins d'après la description qu'en donueiil les auteurs, car son port est très-différent de celui des autres Bryum , cl doit faire soupçonner qu’on y trouvera quelque caractère propre à le distinguer de ce Genre.
Quant à la distinction des G. Bryum et Mnium, fondée par Schwægrichen sur la capsule lisse ou striée, droite ou penchée, on sent qu'il vaut mieux laisser uii G. éteudu que de le diviser d'après des caractères aussi peu importants. Quelques auteurs ont encore réuni aux Bryum les G. J'immia et Cinclitlium , mais ils nous paraissent présenter, dans la structure de leur péristome, des caractères suffisants pour les en distinguer.
CeG., en y réunissant ceux que nous venons d’indiquer, renferme environ cent esp. qui ont beaucoup de ressemblance entre elles par leur lige très-souvent simple, droite; par leurs feuilles imbriquées tout autour de la tige, souvent assez larges et réticulées, par leur capsule terminale et presque toujours lisse et penchée, droite et striée dans quelques esp., telles que le B. androgynum et le B.jyalustre.
Ces esp. cl quelques autres se font aussi remarquer |»ar des capitules de gemmes vertes portées sur des pédicules terminaux, qui paraissent être un moyen de propagation pour ces pl., analogue aux gemmes qu’un observe sur les Manhantia, et peut-être aux bulbes de certaines espèces d'Autx. II est à remarquer en effet que le B. androgynum , qui forme des gazons trèsétendusdans tous les bois sablonneux, présente au printemps une infinité de ces gemmes, tandis qu'on n'y voit presque jamais de capsules. Celte ohsenalion suffit presque pour renverser l'opinion des auteurs qui regardent ces capsules comme composés de fleurs mâles, car comment, dans ce cas, ne trouverait-on pasune seule
capsule parmi plus de mille de ces capitules, et comment cette pl. sc progagerait elle si abondamment, lorsque ses capsules sont extrêmement rares? D'ailleurs des observations directes, qui ont encore besoin d’être répétées, paraissent prouver que les grains verts qui composent ces capitules, placés sur la terre humide, peuvent donner naissance à de nouvelles Mousses.
BRYA. bot. A'. AatMMxoN.
BRYAXE. Bryaxië. ms. Coléoptères dimères; G. fondé par Knoch aux dépens des Pselaphes, et adopté par Leach, qui y rapporte une vingtaine d’esp. décrites pour la plupart par Reicheuhach dans sa Monographie des Pselaphes. Caractères : antennes plus courtes que le corps, composées de onze articles monoliformes, les derniers plus gros, le onzième ovale; mandibules cornées et pointues, palpes maxillaires droites, plus courtes que la tête et le corselet pris ensemble, de quatre articles, le dernier gros, renflé en Inassue; palpes labiales courtes et filiformes; lèvre membraneuse; tète petite; dégagée du corselet; celui ci tronqué ; écusson très-petit; élytres courtes tronquées postérieurement, laissant à découvert une partie dcl’abdomcn qui s'élargit postérieurement et s'arrondit à son extrémité; pattes moyennes ; dernier article des tarses terminé par un seul crochet. Ce G. est le plus nombreux de ceux de la fam.; on eu trouve beaucoup d'esp. en Europe.
B. Sabgciit. B. Sanguinea. Reich. Noir, un peu pubescent ; élytres rouges. Antennes, palpes et pattes d’un brun fauve. Longueur, une ligue; commun dans toute l'Europe.
B. Longicorxe. B. l.ongicorniëj Leach. Allongé, convexe, d'un brun noirâtre et luisant ; élytres rouges; corselet bombé, presque lisse; antennes, palpes et pieds fauves. Peu commun aux environs de Paris.
BRYON. bot. Nom grec, qui désignait une ou plusieurs esp. de petites Mousses.
BRYON E. Bryonia. bot. C'est à la famille des Cucurbi lacées et à la Monœcie Syngénésie qu’appartient ce G., composé d'une dizaine d'esp. indigènes ou exotiques, qui offrent pour caractères communs: des fleurs unisexuées, monoïques ou dioïques. Dans les fleurs mâles, le calice cl la corolle, qui sont en partie soudés , sont campanules ; les étamines, au nombre de cinq, sont Iriadelphes. Dans les fleurs femelles, le calice et la corolle sont de même forme que dans les mâles, à l’exception de l'ovaire infère , qui forme au-dessous d’eux un renflement globuleux et pisiforme ; le style est simple, à trois branches qui se terminent chacune par un stigmate élargi, tronqué cl bilobé. Le fruit est une petite baie renfermant de trois à six graines. Les liges sont grêles, rameuses, munies de vrilles, situées à coté des pétioles. Les feuilles sont alternes et généralement lobées.
Parmi les esp. de ce G., une seule mérite quelque intérêt ; c’est la B. commune ou couleuvrée, B. alba, L.. B.dioica, Jacq. Elle est commune dans nos baies. Ses fleurs, d'un blanc verdâtre, sont dioïques. Il succède aux fleurs femelles des baies pisiformes, rougeâtres ou noires. Sa racine qui est blanche, très-grosse, épaisse et charnue, se compose presque en totalité d’Amidon et d’un principe Acre et vénéneux, qui lui communique