‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 4)Chapitre 121 sur 125 · CIO · texte numérisé non relu

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une propriété purgative très-prononcée. Par des lavages fréquemment répétés, ou par la torréfaction, on enlève ce principe âcre, et la racine de Dryone peut alors servir d'aliment par la grande quantité de fécule qu'elle contient.

BRYONIADES. bot. r.Sicvos.

BRYOMNE. Alcaloïde contenu dans le suc de la Bryone blanche, Bryonia n/fto,que l’on extrait au moyen de la saturation du liquide par l'ammoniaque, la filtration et l’évaporation. La Bryonine est en petits cristaux d’une extrême amertume, susceptibles de se décomposer au feu et de donner des produits azotés. [Journ. de Chitn. méd. 1, 343.)

BRYOPHILE. Bryophila. las. G. de l’ordre des Lépidoptères, établi, dans la fatn. des Koctuclides , par Treilchke. Les Papillons qui le composent se distinguent par leur petitesse, de ceux des autres G.; leurs antennes sont minces, presque filiformes; l'abdomen est pourvu d’élévations; les ailes antérieures reposent en toit. Les chenilles vivent en société, se nourrissent de mousse et de lichen, et se changent en chrysalide dans un fourreau solide. Le Noctua glandifera est le type de ce G. nouveau.

BRYOPHYLLUM. bot. Ce G., proposé par Salisbury, a pour type le Cotylédon pinnata de l.ainarck, esp. dont le calice et la corolle présentent quatre divisions, et qui doit par conséquent prendre place parmi les Calanchoc, si le G. Bryophyllum n'est pas conservé. Il s’eu distingue parce que ses étamines, insérées sur un double rang au tube de la corolle divisée elle-même moins profondément, sont égales entre elles.

La facilité avec laquelle se reproduit ce Végétal, est véritablement merveilleuse : non-seulement il suffit d'en placer une bouture ou le pétiole d'une feuille dans la terre, mais de poser l'une de ces feuilles à la surface d'un pot defleurs dans une serre. Chaque angle rentrant des dentelures produit bientôt de petites racines d’où s'élèvent des pi. nouvelles. On peut les lacérer sans que la faculté reproductrice en soit altérée, il suffit qu'il n’y ail pas dessèchement absolu.

BRYOPSIDE. Æ/^opsts. bot. G. de l’ordre des Ulvacées. Quelques naturalistes ont classé les Bryopsides parmi les Fucus elles t’Ives; d'autres parmi les Conferves ou les Céramies. Ils offrent pour caractères :des tiges rameuses, transparentes, fistuleuses, sans articulations ni cloisons, à parois blanches et diaphanes, contenant des séminules vertes et globuleuses, nageant dans un fluide aqueux et bicolore. Leur leintehrillante, leur élégance, leurs proportions et leur faciès, surtout dans l’état de dessiccation, leur donnent quelque ressemblance avec les Mousses. Ils sont annuels, et se plaisent sur les rochers et les autres corps marins solides, que les marées ne découvrent qu'à l'époque des syzygies; ils sont bien rarement parasites. On les trouve à toutes les latitudes; il en existe une esp. dans la mer du Nord, deux ou trois du 60° au 44e; leur nombre augmente dans la Méditerranée etdans les mers des pays chauds.

B. ex abbrisseai . B. Arbuscula , Lamx.; Ulva plutnosa, Hud.; Fucus Arbuscula , Cand. — Sa tige rameuse, comprimée, presque transparente, commence démettre des rameaux verts, grêles, cylindriques et

rameux vers lesdeux tiers de sa longueur ; les inférieurs plus longs que les supérieurs. Cette jolie pl., répandue dans les mers d'Europe, quoique rare partout, variant de forme et de couleur suivant l’Age et l'exposition, décrite souvent comme esp. nouvelle, ressemble tantôt à un petit arbrisseau touffu, tantôt à un arbre pourvu d’un tronc et de branches A tête touffue, et quelquefois A un Sapin ou A un lf taillé en pyramide.

B. pf.vvé. B. jtennata, Lamx. La tige est simple, comprimée, pennée, A pinnules recourbées, opposées et alternes; elle a au plus trois centimètres de hauteur et se trouve dans la mer des Antilles.

B. BvrxoïbE. B. Hypnoides, Lamx. Sa tige est cylindrique, rameuse, avec des rameaux et des rainuscules épars, allongés et un peu renflés dans leur partie supérieure. Cette espèce a souvent un décimètre de hauteur. Elle a été trouvée dans la Méditerranée sur les côtes de France.

B. Ctpbés. B. cupressina , Lamx. Jolie petite esp. originaire des côtes de Barbarie; elle se distingue par la situation des rameaux, leur forme, etc., qui rendent cette Plantule semblable à un Cyprès.

B. Muis.se. B. musc osa, Lamx. C'est le plus petit de tous les Bryopsides; sa tige est simple et presque nue jusqu'A moitié de sa hauteur environ, couverte dans sa partie supérieure , de minuscules simples, cylindriques, très nombreux, redressés et comme imbriqués; elle, dépasse rarement deux centimètres de grandeur, et se trouve aux environs de Marseille.

Le B. Lingbyci, de la Flore Danoise et plusieurs esp. inédites, appartiennent à ce G. d’Hydrophytes.

BRYÜM. bot. F. Buy.

BUBALE. bah. Esp. du G. Antilope.

BUBALINE. Bubalina. bot. Le G. de la fam. des Rubiacées, formé sous ce nom , par Rafiiiesqne. a été fondu dans le G. Burchcllia.

BUBALION. bot. S. de Momordica Elaterium. E . Ecballiox.

BU RO. ois. V. Cboi ette Graxd-Dcc.

BUBON. Bubon, bot. Ce G. de la fam. des Ombellifères est caractérisé par la présence d’involucres et d'involucelles . les premiers de cinq, les seconds d'un plus grand nombre de folioles; par un calice que terminent cinq dents très-petites; par des pétales lancéolés et recourbés; par un fruit ovoïde et strié, tantôt velu, tantôt glabre. Il est velu dans deux esp. A tige herbacée, le B. rigidum à fleurs jaunes, à folioles linéaires, originaire de Sicile, et le B. maccdonicum, cultivé dans les jardins, sous le nomde Persil de .Macédoine, croissant spontanément en Provence, à fleurs blanches, à folioles rhomboïdales, bordées de dents aiguës. Parmi les esp. A lige frutescente, le //. lortuosurn de Desfontaines (Fl. allant., tab. 73) offre aussi un fruit velu; mais il est glabre dans les B.læti gatum, Galbanum et gummiferum, originaires d’Afrique et distingués, le premier par ses folioles lancéolées e( obtuses, ainsi que les crénelures de leur bord ; le second par scs folioles ovales-cunéiformes, A dents aigues, et le petit nombre de scs ombelles; le troisième par ses folioles A incisions acuininécs, les inférieures plus larges. Des deux dernières, comme de plusieurs

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pl. de la fam., on retire de* »uc* gommo résineux. flêli- ; des; l'un est le Galhanum fourni par l'espèce à laquelle il a donné son nom, et employé en médecine.

BUBOMUM. bot. S. anc. d 'Ammi tnajus et d'Inula salicina.

BUBON UPAS. bot. V. Uns.

BUUROMK. Uubroma . but. G. de la fam. des Byltnériacées, Polyadelphie Dodécandrie, L. Il a été établi ■ par Schrcber, pour le Theobroma Guasuma, qui diffère du vrai Théobroma par les caractères suivant* : son > calice est composé de trois folioles, et sa corolle de cinq pétales qui sont bicornes à leur sommet. Les étamines sont soudées par la base de leuitfUlels; cinq de ces filaments sont privés d'anthères; les cinq autres qui sont plus externes, portent chacun à leur sommet trois anthères. L'ovaire est surmonté d'un style simple inférieurement, quinquéfide à son sommet qui soutient j cinq stigmates. Le fruit est une capsule ligneuse, indé- • hiscenle et s'ouvrant seulement à son sommet par un j grand nombre de petits pertuis. Le B. Guazutna . W., est un Arbre qui croit dans les plaines de la Jamaïque. Ses rameaux sont pubescents, chargés de feuilles alternes, pétiolées, cordiformes, scabres, acuminées, dentées en scie, accompagnées à leur base de deux stipules opposées et lancéolées. Les fleurs sont jaunes et disposées en corymbe.

Nous devons faire observer ici que ce G. Uubroma de Schreber et deWilldenow est le mémo que le G. Gua~ z u ma de Plumier, nom qui devrait être préféré à cause de son antériorité.

BUBU. Hubutus. ois. V. Bot ont'.

BICAIL. bot. S. anc. de Kenouée Sarrazin.

BUCANÉPUORON, BUCANÉPHYLLE. bot. S. de Sarracénie.

BUCARDE. Cardium. lOU. Ce G. des Lamellibranches, a donné son nom à une petite fam. qui se compose des G. Bucarde et Isocarde. Les Coquilles des Bucardes sont assez variables dans leur forme et les accidents qui les accompagnent. Toutes ont assez bien une figure cordiforine, soit vue» de face ou sur un des côtés. Les plus remarquables sont les Hémicardes qui présentent une anomalie très-rare dans les coquilles, par leuraplatissement singulier d'avant en arrière, et fortement carénées dans leur milieu ; en un mot, elles sont déprimées perpendiculairement au plan qui comprend les axes des deux valves : leur forme est au reste Irès-élégante. D'autres esp. sont remarquables encore par la troncature ou l'aplatissement de l'un des côtés seule- I ment. Plusieurs Bucardes sont lisses ; le plus grand nombre sont régulièrement ornées de côtes obtuses ou aiguès qui vont des sommets aux fmrds des valves. Ces ! côtes sont quelquefois relevées en carène aigué, formant des crêtes artistement découpées à jour, comme les ornements d'architecture gothique, ou bien elles sont couvertes de piquants droits ou recourbés, ou de tubercules en spatule dont l'ordre et la régularité sont admirables. Généralement les Bucardes, si bien partagées par l'élégance des f0rme3ct des ornements accessoires, sont privées des couleurs vives, qui embellissent d'autres coquilles. Les bords des valves sont souvent plissés ou dentelés à l'intérieur.

Les Bucardes s'enfoncent dans le sable jusqu'à trois ou quatre pouces de profondeur, et communément à la proximité des côtes. Quelques esp. cependant se tiennent éloignées des rivages; un petit nombre vil à l'embouchure des fleuves. Les esp. épineuses ue se cachent point dans le sable, à ce que dit Bruguière, et on croit que celle différence entre les esp. pourvues d'une coquille armée ou non de piquants, provient de ce que celles qui en sont pourvues ont par là des moyens de se garantir de leurs ennemis. Leur position dans le sable est telle que leur pied, avec lequel elles s'y enfoncent, est opposé aux deux tubes dont les orifices arrivent à la surface du sable. C’est à l'aide de ce pied que ces Mollusques sortent de leur trou, et glissent en traçant des sillons sur le sable. Ils peuvent seulement avancer et aller à reculons, et aussi exécuter une sorte de saut. Quand l'animal veut s'enfoncer, dit Réaumur qui a le premier observé tous ces détails, il allonge son pied doué de mouvements polymorpbites, en diminuant beaucoup son épaisseur, de manière qu’il rend son extrémité tranchante; alors il s’étend à environ un demi-pouce de distance du bord de la coquille, en rendant en même temps obtus l'angle presque droit que fait la partie qu'on |ieut distinguer sous le nom de pied, avec celle qu’on peut appeler la jambe ; il se sert de son tranchant pour ouvrir le sable, il y fait entrer tout le pied et line partie de la jambe; il accroche ensuite le sable inférieur avec le bout du pied, et roidissant ces parties à la fois, lorsqu’il a pris un point d’appui, elles se raccourcissent et obligent la coquille d’approcher du bout du pied. Pour retourner sur le sable, il fait sortir l'extrémité de son pied, allonge tout à coup la jambe, en Pappuyaut fortement contre le sable et en répétant plusieurs fois cette manœuvre, il dégage sa coquille. Pour aller en avant, il engage la pointe du pied dans le sable, tout auprès du bord des valves, et augmentant tout d'un coup la longueur de la jambe don! le pied rencontre un point d'appui, la coquille est poussécen avant, et continue ainsi à cheminer par une suite d’efforts analogues et souvent répétés. Il recule par des moyens pareils à ceux qu'il emploie pour sortir du sable.

On mange plusieurs esp. de Bucardes sur nos côtes, ainsi qu’en Italie, en Espagne, en Angleterre et en Uollande. Il s’en fait même une grande consommation à raison de leur bas prix. A marées liasses, on va chercher ces Coquillages dont on reconnaît l’emplacement dans le sable aux petits trous qui correspondent à l’orifice de leurs tubes ; mais plus encore aux jets d'eau qui en partent de tous côtés sous les pas des chercheurs, jets que les Bucardes lancent jusqu’à près de deux pieds.

On connaît une assez grande quantité de Bucardes à l'état vivant. On en trouve dans toutes les mers. Elles sont ordinairement très-abondantes dans les parties qu'elles habitent. Plusieurs esp. exotiques sont cependant rares et précieuses. On en connaît aussi beaucoup à l'état fossile, dont plusieurs ont leurs analogues dans les mers de contrée* plus méridionales que les nôtres, et d'autres dans les mers qui baignent nos côtes. C’est principalement dans le calcaire de sédiment su|»érieur à la Craie qu’on trouve cet Fossiles, fort ordinairement

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dans tin bel état de conservation. On en cite aussi dans des terrains plus anciens, mais il est difficile de s'assurer si les Coquilles ou les moules cordiformes qu'on rapporte à ce G. sous le nom de Bucardiles, y appartiennent réellement, ne pouvant en observer la charnière. Du reste, il est certain que beaucoup de Bucarditesdes anciens oryctograpbes ne s'y rapportent pas.

Voici les caractères génériques des Bucardes. — Animal. Ouvertures pour l'anus et la respiration, subfistuleuses, plus ou moins courtes, ordinairement accompagnées de Blets (entaculiformes : l'inférieure ou l'anale cachée par une valvule; les branchies à moitié jointes par une membrane intérieure; le bord du manteau dentelé en arrière et sans appendices; le pied en forme de faux, très grand, coudé dans son milieu, à pointe dirigée en avant. — Coquille équivalve, subcordiforme, à sommets protubérants, à valves dentées ou plissées à leur bord interne; charnière ayant quatre dents sur chaque valve, dont deux cardinales, rapprochées et obliques, s’articulant en croix avec leurs correspondantes, et deux latérales, écartées, intrantes.

Les esp. les plus remarquables sont : — 1. B. exotique, C. costal u m , L. D'Afrique. — 3. B. Grimacier, C. ringcns, .Cheinnilz. Des côtes d'Afrique et des mers d'Amérique. — 3. B. à papilles, C. et lunatum , L., Encycl. De l'Océan et de la Méditerranée. — 4. B. épineux, C. aculeatum , L. D'Europe et de la Méditerranée. — fi. B. hérissonne. C. crinaceum , Lamk. De la Méditerranée. — 0. B. tubercule, C. tuberculalum , L. De la Méditerranée et de l'Océan. — 7. B. tuilé, C. Isocardia , L. Des côtes d'Amérique. — 8. B. denté, C. «erratum. L. De l'Océan, sur les côtes d'Angleterre et de France. — B. B. sillonné, C . sulcatum , Lamk. De la Méditerranée. — 10. B. lisse, C. lœcigalum, L. De l'Océan Atlantique et Américain. — 11. B. à double face. C. Æolicum, Lamk. — 13. B. muriqué, C. mûri catum, L. De l’Océan Américain. — 15. B. Sourdon, C. Edule, L. De l’Océan. — 14. B. Arbouse, C. U ne do, L. De l’Océan Indien. — IS. B. Bigarré, C. medium, Cbemn. Sur nos côtes. — 16. B. sans taches, C. Fragum , Chemn. De l’Océan Indien. — 17. B. Cœur de Diane, C. rclu.su in r L. Du golfe Persique. — 18. B. Soufflet, C. Hemicardium, L. De l’Océan Indien. — 10. B. Cœur de Vénus, C. Cardissa, L. Des Grandes- Indes. — 30 B Cœur de Cérès, C. incertum, Lamk. Des iles Nicobar. — 21 . B. Cœur de Junon, C. Junoniæ, Lamk. Des Grandes-Indes. 22. B. Cœur en bateau, C. roseum , Cbemn. Des Grandes-Indes.

RUCARDIKR. «oi.l. Animal des Bucardes.

Bl’CAKDITE. son.- Dénomination employée par les anciens oryctograpbes pour désigner toutes les Coquilles pétrifiées, ou leurs Moules, ayant la figure d’un cœur. Ils réunissaient ainsi des Bucardes, des Vénus, des Arches et beaucoup d'autres Coquilles.

Bl.CARO. g toi.. V. Bimio.

BUCCFLLES. ms. F. Agxatbes.

Dl'CCIN. Iiuccinum. soll. G. de Pectinibranches Hémipomastomes , de la fam. des Pourpres. Aristote, qui rapporte plusieurs observations intéressantes sur les Animaux des Coquilles de mer, nous apprend que le* Buccins et le* Pourpres percent avec leur trompe la

coquille des autres Mollusques ( tib . 4, p. 4). En effet, les Buccins sont carnassiers et ils percent ainsi le lest des autres Coquillages avec leur langue renfermée dans leur trompe, pour en sucer les Animaux. Aristote parle aussi de ce qu’il appelle leur cire , parce qu'il compare ce produit au gâteau des Abeilles, comparaison assez juste et ingénieuse, sous le rapport des petites cellules qui divisent la masse membraneuse dans laquelle ils renferment leurs œufs et dont il entend parler. Il la compare aussi ù une multitude d'écosses de Pois blancs, unies ensemble. On peut voir une figure de ces œufs et de leur enveloppe dans Lister (Fxert. Anal. Aller., tab. 6). Aristote attribue leur génération à une bourbe putréfiée, mais il décrit bien leur accroissement. Les Buccins, comme les Pourpres, rendent cette liqueur si célèbre chez les anciens, dont on faisait la couleur pourpre. C'est ail printemps, suivant lui, à l'époque de leur ponte que l'on péchait les Buccins pour la teinture. Ils disparaissent dans la canicule. Selon Ruysch, on en ferait en Hollande du bouillon pour la toux, comme on se sert des Limaçons pour cet usage. Selon Dacosta (Britisch. Conchol., p. 121) le U. undaium est édule dans toute la Grande-Bretagne où on le vend dans tous les marchés.

Les seules figures de vrais Buccins que nous connaissions, sont celles du Barnet d'Adanson (Sénég. pl. 10, f. 1), du ii. undatum et du U. antiquum, très-bien représentées par Muller ( Zoo!. Dan. Icon. 2, t. 1 et 3, tab. 118). Cuvier (Ann. Mus. et Mém. sur les Moll.) a donné l'anatomie de Yundatum. D'Argenville (Zoom., pl. 4, f. a, K) parait aussi avoir voulu représenter des animaux de ce genre; mais les espèces sont peu reconnaissables. Il est fort remarquable que personne, depuis Adanson, n'ait parlé de l'espèce qui fait le type de son genre Buccin. Bruguière, qui en réunit une partie dans sa dernière section, a omis le Barnet, en sorte que cette espèce est pour ainsi dire inconnue. D'après les seuls caractères des coquilles de ces Buccins, ils ne paraissent pas convenir au genre Buccin de Lamarck.

Voici les caractères du G. Buccin tel que Férussac le limite. — Animal. Gastéropode Pectinibranche Hémipomastome, muni d'une trompe, sans voile sur la tète, ayant deux teutacules conico-cylindriques, oculés à leur base externe; un pied généralement plus court que la coquille, et un siphon saillant par l'échancrure ou le demi-canal de l'ouverture; un opercule cartilagineux.

— Test ovale ou ovale-conique ; ouverture longitudinale ou ovale, ayant à sa base une échancrure ou formant un canal court et droit ; columelle solide, souvent mince et accompagnée d’un bourrelet ou renflement décurrent vers sa base. Les esp. les plus remarquables que l'on peut rapporleravec quelque certitude à ce G. sont :

— 1.0. undaium, L., Lamk. Fossile aux environs de Valogne*. — 2. B. glaciale, L. Habile les mers du Nord.

— 3. B. carinatum, Pbipps. Des côtes du Spitzberg. — 4. B. ciliatum, Gmelin. Des côtes du Groenland. — 5. B. solutum , Hermann. — 6. B. antiquum, Fér. Cette esp. habite les mers du Nord, et se trouve aussi sur nos côtes. — 7. B. contrarium , Fér. De* mers du Nord; elle est assez commune en Angleterre, à l'étal fossile.

— 8. B. magellanicum, Fér. Du détroit de Magellan

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— D. B. despcctum, Fér. Des mers du Nord. — 10. B. subantiquatum, Fér. Des côtes d'Angleterre. — 11 .B. fornicatum, Fér. Des mers du Nord. — 12. H. cor ncum , Fér. Des côtes d'Angleterre, et s'y trouve fossile avec le contrariant et une variété du fornicatum.

— 13. B. islandicunt , Fér. Dans les mers de l'Islande.

Toutes les csp. fossiles appartiennent, selon Defrance,

au Calcaire coquillier. Il est assez remarquable de voir en Angleterre, à l’état fossile et dans le même dépôt, les B. umlatum , fornicatum , contrariant et cor ncum, qui tous vivent encore aujourd'hui sur les côtes de celle contrée; ils s’y trouvent (dans le comté d’Essex) avec beaucoup d'autres Coquilles qui sont dans le même cas, et d'autres qui ne vivent plus sur ces côtes. y . encore les espèces de Brocchi, qui sont en petit nombre; celles de Sowerby. dont plusieurs sont classées parmi les Murex et enfin les Buccinites de Sclilotheim ( Petref.f p. 129 et suiv.). A l'égard de ceux-ci. plusieurs paraissent indéterminables quant au G. auquel ils appartiennent réellement. Deux esp. très-remarquables sont figurées dans le Supplément à cet ouvrage, les B. subcostatu ni et areu latum. F. p|. 22 et 23.

BUCCINE. Buccina. moll. Dénomination employée au lieu de Buccinum, par Aldrovande.Biionanni. Gualtieri. Martini, etc. Les deux premiers ont désigné ainsi plusieurs Dnivalves. Le troisième a nommé de cette manière sa troisième classe des Coquilles marines lurbinées. Le quatrième a caractérisé sous ce nom le G. des Buccins qu'il divise en deux sections.

BliCCINELLF.. y. Tcibixeli.b.

BUCCIN 1ER. moll. Nom donné, par Lamk., aux Animaux des Buccins.

BUCCINITES. moll. S. de Buccins fossiles.

BCCCINOIDES. moll. Deuxième fam. des Gastéropodes l’cctinibranches , dans la méthode de Cuvier. Elle comprend les Mollusques dont la coquille a une couverture échancrée ou canaliculée; et renferme les G. Cône, Porcelaine, Ovule, Tarière, Volute, Buccin, Cérile. Rocher, Stroinbe et Sigaret.

BUCCINUM. mou., y . Buccin.

BUCCINUM. bot. S. de Delphinium Consolida, L. On a également donné ce nom aux Ilelvclles, à la Chanterelle. ainsi qu’à divers Champignons en forme de trompette.

Bl'CCO. bot. Le D1- Wendlandi avait formé sous ce nom, dans la fam. desRutacées, Pentandric Monogynie, L.,un G. dont les caractères étaient trop rapprochés de ceux du G. Ayathosma, Willd., pour que la fusion ne s'en soit pas suivie.

BUCCO. ms. y. Barbu.

BUCENTE. Bucentes. lus. G. de l’ordre des Diptères et de la fam. des Athéricères. établi par Lalreille qui lui assigne pour caractères : trompe coudée à sa hase et près de son milieu, repliée en dessous, après le second coude. Ces Insectes ressemblent aux Stomoxes; de même qu'eux, ils ont le corps court, et le second article des antennes beaucoup plus petit que le troisième ou le dernier qui est en palette ; mais ils en diffèrent par leur trompe repliée en dessous, ils ont aussi quelque analogie avec les Myopes, sous le rapport de leur trompe, et s'en distinguent cependant par la forme du corps et le

développement relatif des articles des antennes. Le B. coudé, B. gcniculalus , ou la Mouche coudée de Degéer, sert de type à ce G. ; il a la taille de la Mouche domestique. Sa larve vit dans l'intérieur de quelques Chrysalides de Noctuelles.

BI CEPHALE. Buccphalus. rept. Smith, dans sa Zoologie du Sud de l'Afrique, a produit sous le nom de Encéphale, un G de Serpents qui renferme quatre esp. nouvelles, toutes propres aux contrées qu'il a parcourues. Caractères : tète d'une forme cubique, beaucoup plus large que le cou ; mâchoires garnies de quatre rangées de dents toutes solides, dont la plupart et surtout celles du rang externe sont canaliculées depuis la racine jusqu'à l'extrémité; corps assez grêle, un peu renflé vers le milieu; queue grêle, cylindrique; écailles du corps carénées. Les B. lypus , Jardinii, gutturalis , bcUii, habitent les contrées méridionales de l’Afrique, aux environs du Cap; tous ont la plus grande ressemblance entre eux ; leur longueur est de cinq à six pieds et leur grosseur de neuf à dix lignes.

RllCKPUALE. Bucephalon. acal. Lesson a établi sous ce nom, un G. nouveau de la fam. des Béroides, qu'il caractérise ainsi : corps plus large que haut ; se composant d'un tube de forme haslée. s'ouvrant en haut, entre les deux replis des feuillets supérieurs, par une petite ouverture, se terminant en bas par une ouverture grande et circulaire. Ce tube, très-contractile, est bordé latéralement par deux portions membraneuses, élargies, garnies à leur terminaison de trois corps denses, épais, massifs et de forme d'olive. Le bord supérieur est formé de doux feuilles minces, garnies d’une rangée transversale de cils. Sur chaque face quatre appendices cylindracés sont implantés à l'extrémité. Une seule esp., B. de Reyxaid, cent. Zool. pl. 28, A, B. constitue ce G.; elle est commune dans les eaux qui baignent FUe de Ceylan.

B1 CEPII ALON. bot. G. de Plumier, conservé par Adanson. rapporté par LioDé au Trophis qu'on place inaüitenant dans la fam. des llrticées.

BrcÉPHALOPHORK. bot. Esp. du G. Rurocx.

BUCEPUALl’S. ertoz. Dans son travail sur les Moules d’eau douce, Baerdit avoir observé à plusieurs reprises, sur le manteau, le rein, le foie, etc., de YUnio pictorum , des filaments blancs, muqueux ou plutôt albumineux, tantôt simples et tantôt ramifiés, isolés ou agglomérés en faisceaux ou en lacis, d'une épaisseur égale, dans le principe, mais prenant plus tard l'apparence de chapelets; dans ces filaments s'étaient développés des germes d'abord ronds, ensuite d'une forme bien caractérisée, et doués de mouvements spontanés qui les firent reconnaître pour un cnlozoairc particulier, que Fauteur désigne sous le nom de Bucephalus polymorphus, à cause de sa ressemblance avec une tête de bceuf. Cet enlozoaire se compose d'un corps et d’un appendice formé par deux saillies arrondies, latérales, jointes ensemble par leur côté interne , et supportant chacune un prolongement qui représente parfaitement la corne du bœuf. Le corps est aplati , lancéolé, offrant une bouche à son extrémité opposée à l’appendice, et une sorte de suçoir au milieu de sa surface. Lorsque l'animal s'est développéjusqij'àun certain point, il parvient à se mettre

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en liberté en rompant les parois du filament renflé, qui j le contient. Avant la mort, l'appendice se sépare souvent , du corps, cl les bras se réduisent en granules qui ser- ! vent probablement à la reproduction de l'animal.

BUCÊRE. Humas, bot. Brown a donné ce roui à une pl. de la Jamaïque, où l'épi des fleurs est terminé par une corne spongieuse, peut-être vide; et Linné l'a conservé, seulement comme spécifique, dans son G. Bucida . — Le nom de /laceras est, dans Allioni, synonyme de Trigonel/p. Haller le donne au Fenu-grec, esp. de ce G. où le légume est distingué des autres par sa longueur; et c'est au contraire pour ces autres esp. que Moencb le réserve.

BUCEROS. ois. y. Calao.

BUCUALE. bot. S. de Vesce Fève.

Bl'CHAN'ANE. Buchanania. bot. G. de la fam. des j Térébintbacées, dont les fleurs sont hermaphrodites. Le calice est ordinairement quinquéflde, obtus, et la corolle formée de cinq pétales oblongs. roulés, imbriqués et insérés sous un disque;* les dix étamines sont plus courtes que les pétales ; un disque à dix crénelures enveloppe l'ovaire nu plutôt les cinq ovaires soudés nu étroitement rapprochés et couronnés par autant de styles; le drupe est ovalaire, presque charnu et monosperme. Les B. lati folia et angustifolia sont des arbres \ de l'Inde, à feuilles simples, entières; à fleurs petites, blanches, auxquelles succède un fruit rouge contenant un noyau oléagineux.

BUCHAI', bot. y. Bac au.

BICHIE. Buchia. bot. G. de la fam. des Verbénacées et de la Didynamie Angiospermie, L., établi par Kunth, pour une pl. herbacée, qui croit dans les lieux humides, sur les bords de l’Orénoque, et dont la lige, dressée, porte des feuilles opposées, simples, entières, marquées de nervures longitudinales velues surtout en dessus. Ses pédoncules sont longs, axillaires, terminés par trois ou six épis très-serrés, rapprochés, qui naissent de son sommet- Leur calice est biparti, à divisions ovales, acuminées, concaves. La corolle est infundihuliforme; son limbe est à quatre divisions égales. Les étamines, au nombre de quatre, très-courtes, sont incluses et égales entre elles. Le style est simple, terminé par un stigmate triparti. Le fruit est une capsule à trois loges, contenant chacune une seule graine. Ce genre a de l'affinité avec les G. Lippia et Malluschkea; mais il en diffère essentiellement, ainsi que de tous les autres G. de la fam. des Verbénacées , par son stigmate triparti et sa capsule à t rois loges. La seule esp. qu'il renferme porte le nom de B. plantaginea . Elle est figurée planche 132 du second volume des Nota Généra de Humbold, rédigés par Kunth.

BLCHNÊRE. Buchnera. bot. Fam. des Rhinantacées, j Didynamie Angiospermie, L.; G. établi parRob. Brown, | et composé d'une quinzaine d'esp., d'un port assez élégant, toutes exotiques, dont quelques-unes sont cultivées dans la plupart des jardins de botanique; caractères : calice monophylle . persistant , à cinq dents ; corolle à tube grêle, un peu arqué, ayant son limbe partagé en cinq lobes ouverts, presque égaux, souvent échancrés; ovaire supérieur, ovale, oblong, surmonté d'un style filiforme , terminé par un stigmate obtus;

capsule ovale, oldongue, en partie cachée dans le calice, à deux loges et polysperme.

Bt’CUOLZIE. Bucholzia. bot. G. de la fam. des Amaranthacées, Pentaudrie Monogynie, L., dont l'institution est due à Martius en faveur d'une plante qu'il a observée au Brésil. Caractères : lige fisluleuse et poilue aux deux extrémités ; feuilles obovales ou obovaleslancéolées. glabres, un peu épaisses; pédoncules axillaires, solitaires, de même longueur que les feuilles; capitules hémisphériques, glabres, dépourvus de folioles et d'épines. La seule esp. connue : B. philoxeroùles , a été trouvée aux environs de Monte-Video.

RCCHOLZ1TE. «ix. Substance encore peu connue, et qui a été trouvée dans le Tyrol. sous forme de rognons fibreux. Elle est d'un gris noirâtre, infusible, assez dure pour rayer le verre, opaque ou translucide sur les bonis seulement. Son analyse a produit : Alumine 50; Silice 40; Oxide de fer 2,5; Potasse 1,5.

BUCHOVIARIEN. bot. S. de Cyclamen europeuin, L.

BUCUOZIA. bot. Ce nom avait été donné par l'Héritier à un G. qui ne l'a pas conservé, et qui est maintenant connu sous celui de Serissa.

BUCIDF. ou GRIGNON. Bucit/a. bot. Ce G. a été placé par Jussieu dans la fam. des Ëléagnées que Brown a partagée en plusieurs groupes distincts. Aujourd'hui ce G. fait partie de la nouvelle fam. des Combrétacées de ce savant botaniste, et il se distingue par l'organisation suivante : ses fleurs sont petites et forment des épis axillaires et pédonculés. à la partie supérieure des ramifications de la tige; chaque fleur offre un calice monosépale, tubuleux, entièrement soudé par son tube avec l'ovaire qui est complètement infère; son limbe est évasé et à cinq dents courtes et larges ; il n'y a point de corolle. Les étamines, au nombre de dix, sont dressées, saillantes et libres, plus longues que le limbe du calice, insérées en dehors d'un disque épigyne, annulaire. L’ovaire est à une seule loge dans laquelle on observe trois ovules pendants de son sommet, par le moyen d'un pédosperme filamenteux. Le style est simple, plus court que les étamines, et se termine par un stigmate glanduleux, à peine distinct. Le fruit est une sorte de drupe sèche couronnée par les lobes du calice, indéhiscente et contenant généralement une seule graine par l'avortement des deux autres ovules. On ne counait encore que deux esp. de ce G. : ce sont des arbrisseaux à feuilles rassemblées au sommet des rameaux ou dans leur bifurcation. Le B. Buteras croit dans l'Amérique mér., et se cultive parfois dans les jardins.

BLCKELOCHSE. «ah. S. de Bœuf Bison.

BIJCKLANDIE. ross. Haussa Flore souterraine, Brongniarl a donné ce nom à une pl. Phanérogame, Monocolylédone, de la fam. des Liliacées, cl dont il a fait le type du G. Celte esp. a été trouvée dans le terrain Jurassique schisloïde; elle est décrite et figurée par Sternberg, sous le nom de Coniles Bucklanilii.

BUCKLAND1TE. six. Yar. de Pyroxènc rhomboïdal, brun; des mines d'Arcndal , en Norwège.

BUCNÈRK. bot. Bichxèbe.

BICQUETIE. Bucquelia. bot. G. de la famille des Nélaslomées , auquel De Candolle assigne pour caractères : le tube du calice globuleux; le limbe divisé en

quatre lobes triangulaires, à peine aigus ; quatre pétales f ovalaires; huit étamines égales, à filaments glabres, à anthères oblongues; un style filiforme; un ovaire libre, ü valves un peu épaisses, tronqué et qiiadriluhcrculé au sommet; une capsule quadriloculaire : des semences anguleuses, cunéiformes. La seule esp. connue, le B. glutinosa , est un arbrisseau de l'Amérique mér. dont les feuilles sont elliptiques, trinervées, pétiolées; les fleurs terminales et violettes.

BUCKANION. bot. S. A'Antirrhinum Orontium.

BUCULA-CERYINA. x\x. S. d'Anlilope Bubale.

BUDA. bot. Sous ce nom. Adanson a formé un genre distinct de quelques espèces de Sablines, qui, comme l'/lrenaria rubra et le media, présentent des feuilles munies de stipules, de cinq à huit étamines, cinq styles, des graines bordées d'un repli membraneux, et qui se rapprochent des Spargoutes. Persoon a réuni ces mêmes espèces dans une section qu'il désigne sous le nom de Spergularia.

BUDDLEIE. Buddleia. bot. G. de la fam. des Scrophulariées ou Anlirrhinées, dont il s'éloigne cependant par quelque* caractères, et qui présente des fleurs diversement groupées en grappes terminales, composées d’un calice à quatre lobes plus ou moins profonds; d’une corolle monopélale. régulière, tubuleuse, dont le limite offre quatre lobe* égaux; de* quatre étamine* à filaments courts et un peu inégaux. L'ovaire, qui est porté sur uu disque hypogyne. peu distinct de sa base, est A deux loges qui contiennent chacune un grand nombre d'ovules insérés A un trophosperme central; le style est quelquefois très court; il se termine par un stigmate bilobé. Le fruit est une capsule acuininée. à deux loges |Milyspermes, et s'ouvre en deux valves qui, souvent, se séparent chacune en deux pièces, en sorte que le fruit semble être quadrivalve. Les graines sont toujours attachées par leur extrémité supérieure et latérale. Ce G. se compose d'un assez grand nombre d’espèces. On en compte aujourd'hui plus de quarante, la plupart originaires de l’Amérique mér. Ce sont des arbrisseaux élégants. portant des feuilles opposées ou verticillées et des fleurs généralement petites, disposées en grappe ou en thyrse, A l'extrémité des ramifications de la tige. Parmi les esp. cultivées dans les jardins, nous distinguerons : le B. globuleux, li. globota, L.. Jaeq.. le. rar.f t. 307. arbrisseau toujours vert, originaire du Chili. Ses feuilles sont opposées, ovales, allongées, aiguës, dentées, blanchâtres à leur face inférieure; ses fleurs, d'un jaune doré et fort odorantes, sont réunies en boules au sommet des rameaux. On peut le rultiver en pleine terre oii il brave les hivers dans tout le midi de la France; mais dans les environs de Paris, il craint la gelée, et on doit le rentrer en orangerie pendant la mauvaise saison. De même que les autres espèces de Buddleie celle-ci se multiplie de graines, de marcottes ou de boutures.

Le B. a feuilles de Sauge, B. saiciœfolia, esp. distincte par se* feuilles lancéolées, crispées ; ses fleurs blanches, velues, formant des grappes terminales.

Le B. a feuilles dk SAULE, B. salici folia, remarquable par ses feuilles lancéolées, étroites, blanches et cotonneuses à leur face inférieure; par ses fleurs blan-

ches , très-petites, disposées en un thyrse conique au sommet des ramifications de la tige.

BCDEK. xai. y. Musc.

BUDEL. si ab. Probablement pour k'edel qu'on prononce Bedel; donné comme syn. de Veau dans le midi de la France. Ce mot cl Pudel signifient Chien Barbet en allemand.

BU DI A. rois. S. de Labre Paon.

BUDION. rois. S. de Bmlian.

BL'DJK.N. pois. S. d’AWe Vaudoisc.

BUDLÈGE. bot. y. Buddleie.

BUDYTA et BUDYTES. ois. S. vulg. de Bergeronnette.

BUÉ. M\n. S, vulg. de Bœuf.

BUENA. bot. Ce G. , établi par Cavanilles d'après un arbrisseau de la Guiane, qu’il figure tab. 571 de ses Icônes, doit, de l'aveu même de Fauteur, rentrer dans le G. Gonzalaguina de Ruiz et Pavon. Mais le nom générique a été repris par Pohl, et appliqué à quelques arbres du Brésil, qui lui offraient les caractères suivants : tube du calice oblong, son limbe campanulé, caduc, avec son liord divisé en cinq ou six dentelure»; tube de la corolle allongé, un peu courbé, cylindrique. dilaté nu sommet, avec son limbe partagé en cinq ou six lobes ovales-oblongs et imbriqués pendant l'estivation; cinq ou six anthères oblongues , presque sessiles à l'orifice du tube; stigmate bifide; capsule ohlongue.un peu cylindrique, déhiscente par le sommet qui est nu ; placentas allongés, adnés de chaque côté vers le milieu des cloisons; plusieurs semences imbriquées et entourées d'une aile membraneuse, à bords dentelés. Les troisesp.de ce G., décrites par DeCandolle, sont très-voisines du G. Cinchona et appartiennent aussi au Pérou ; ce sont des arbres dont les rameaux sont glabres, les feuilles ovales, coriaces et courlemenl pétiolées; on trouve en outre des stipules amples, ovales, obtuses, dressées et décidues; les fleurs sont allongées, terminales et blanches.

BUFFLE, bas. F.sp. du G. Bœuf.

BUPFLESSEou BUFFLONNE, xab. Femelle du Buffle.

RI KFLETIN or BUFFLON. MAX. Lejeune Buffle.

BUFFONE. Buffbnia. bot. G. de la fam. des Caryophvllécs. Il présente un calice quadriparti, quatre pétales, quatre étamines, un ovaire qui porte deux styles,

I et se change en une capsule comprimée, à une loge, à deux valves et A deux graines. Celles-ci sont ovales, j comprimées, chagrinées, un peu échancrées à la hase,

\ insérées au fond de la capsule. On en connaît deux petites esp. qui se rencontrent dans le midi : Fune annuelle, l'autre vivace. Leurs feuilles sont fines, en forme d'alène ; leur* fleurs disposées en panicules terminales.

BOFO. bkft. S. de Crapaud.

BUFOLT. fuis. S. de Telradon hispidus.

BUFONITES oc CIlAPAU DINES, pois. foss. Une ressemblance imparfaite et grossière, que l’on crut trouver entre les molaires fossiles de quelques Poissons et des Crapauds pétrifiés, mérita à ces dents les noms par lesquels on les désigne encore dans quelques collections. On croyait aussi que ces Bufonites prétendues, sortaient du crâne des Reptiles, et on leur attribua de grandes vertus, toutes imaginaires. Il parait que les Bufonites

ou Crapaudines ont appartenu à de* S pares et à l'Anarrliique Loup.

BEFTALMON. bot. f'. Biphthalme.

BEGADIERA. bot. Syn. de Convolculus cantabricus, L.

BEGAROVELLO. pois. F. Rogaraveo.

BUGGENHAGEMEN. rois. S. vulg. d'Able Carpe de Buggcnhagen.

BIGIA. bot. N. anc. de l’écorce et de la racine du Vinetier qui servait dan* la teinture.

BEGINViLLÊE. bot. F. Bougainvillée.

REGLE. Ajuga. bot. Fani. des Labiées. Üidynamie Gymnospermie, L. Ce G. est voisin des Germandrées, puisqu’il n’en diffère que par sa corolle dont la lèvre supérieure manque ou du moins ne présente que deux petites dents, tandis que dans les Germandrées, la lèvre supérieure est courte, mais profondément divisée par une scissure, A travers laquelle les étamines sont saillantes. Du reste, voici les caractères généraux qui distinguent le G.: ce sont de petites plantes herbacées, vivaces, souvent rampantes et stolonifères, ayant des liges simples, carrées; des fleurs groupées à l’aisselle des feuilles supérieures de manière à former des épis foliacés; leur calice est tubuleux, à cinq dents presque égales; la corolle est irrégulière, à deux lèvres: la supérieure extrêmement courte et remplacée par deux petites dents ; l’inférieure à trois lobes . celui du milieu plus grand. Les quatre étamines sont saillantes.

On trouve en France plusieurs esp. de Bugles; entre autres, la B. commune, A. re pians, L., pl. vivace, stolon ifère, presque glabre, dont les fleurs soûl bleues, et qui est fort commune aux environs de Paris dans les prcmiersjours du printemps. La B. pyramidale, A. pyramidales, L., qui se distingue de la précédente par scs Heurs plus grandes et plus nombreuses, par ses feuilles très-velues, est une fort jolie esp. que l’on cultive quelquefois dans les jardins.

Bl’GLOSSE. Anchusa. bot. Ce G., de la fam. des Borraginées et de la Pentandrie Monogynie, L.. est assez rapproché de la Bourrache dont il se distingue cependant par la forme de sa corolle et de ses appendices. Son calice est monopétale, tubuleux, à cinq divisions peu profondes. Sa corolle, qui est monosépale, régulière et infundibuliforme, a son limbe plau et à cinq divisions égales. L’entrée du tube de la corolle est fermée par cinq appendices rapprochés et ordinairement barbus. Les cinq étamines sont incluses dans l’intérieur du tube, et le fruit se compose de quatre akènes réunis et à surface chagrinée. L’esp. qui croit en France et que l’on désigne communément sous le nom de B. officinale, A. officinaux, n’est pointcellede Linné et des Flores du nord de l’Europe; c’est la B. paniculée ou A. paniculata d’Ailon, ou A. italien de Retz. Elle diffère de la véritable B. officinale par ses feuilles plus allongées, par ses bractées lancéolées et par ses fleurs dont les épis sont groupés en panicules. Du reste, ces deux pl. sont très-faciles à confondre. La Buglosse jouit des mêmes propriétés médicamenteuses que la Bourrache, c’est-à-dire qu’elle est mucüagincusc , diaphorétique et diurétique.

On cultive encore dans les jardins, plusieurs autres

’ esp. de ce G.; telle est la B. de Candie, A. cwspitosa,Vi . ' Cette jolie pl., qui est originaire d’Orient. d’où elle a été | rapportée par Tournefort, présente des touffes épaisses.

sur lesquelles des fleurs, d’un bleu clair, se détachent • agréablement. L’esp. la plus intéressante est la B. des 1 teinturiers, A. tinctoria , L., qui croit dans les provinces mér. de la France; sa racine, que l’on désigne sons le nom d’Orcanette. fournit un principe colorant, analogue à celui de la Garance, et qu’on emploie dans l’art de la teinture.

BUGLOSSOIDES. bot. Moencli nomme ainsi une esp.

I de Grémil, le Lithospermurn tenuifolium, L., dont les graines, rugueuses, présentent un appendice à leur sommet.

BUGLOSSUS. bot. Wahlenberg, dans la Flore d’Epsal. a donné ce nom au G. déjà désigné par Bulliard. sous le nom de Fislutina , que tous les botanistes ont adopté.

BEGO. rois. S. de Bogue.

BEGRANE. bot. S. û'Ononis spin osa. F. Ononide.

BL HO. ois. S. de Buho.

BUHOR. ois. S. de Héron Butor.

BE1RE. S. vulg. de Murex Ferlagus, L. V. Ro-

CflER.

BE1S. liuxus. bot. C’est à la fam. des Euphorbiacées et à la Monoécie Tétrandric, L., qu’appartient ce G. composé seulement de deux esp. qui offrent un grand nombre de variétés considérées par quelques auteurs : comme des esp. distinctes. Ce sont des arbrisseaux dont les jeunes rameaux sont anguleux et portent des feuilles | opposées et persistantes. Leurs fleurs sont petites, mo- | uniques, groupées aux aisselles des feuilles. Les mâles I présentent un calice à quatre divisions profondes, et | comme campanulé ; quatre étamines saillantes et plus ! longues que le calice; un corps charnu et glanduleux au centre de la fleur et à la place du pistil. Dans les fleurs femelles, le calice renferme un pistil terminé supérieurement par trois cornes recourbées, que l’on peut considérer comme autant de styles sur la surface interne desquels règne un stigmate glanduleux. Le fruit est une capsule tricorne, à trois loges, contenant chacune deux graines. L’esp. la plus commune est le buis ordinaire ou Buis toujours vert, b. sempercirens, L. Daus l’état sauvage, c’est un arbrisseau qui peut atteindre une hauteur de quinze et même vingt pieds. Ses feuilles sont petites, coriaces, persistantes, d’un vert sombre et luisantes. Il croit naturellement daus les bois. Transplanté dans nos jardins , il donne par les soins du cultivateur un grand nombre de variétés, dont les feuilles sont diversement panachées de blanc ou dt* jaune. La plus remarquable est celle que l’on emploie à faire des bordures de plates-bandes, mais dont l’usage, dans les dessins de parterres, est presque partout abandonné. Sa hauteur est de quatre à huit pouces; ses tiges sont extrêmement grêles ; c’est en la taillant fréquemment que le cultivateur parvient à la conserver à cette hauteur. Il est à remarquer que toutes les var. de Buis ne se reproduisent pas de graines, et qu’on ne les consent* que par le moyen des boutures ou des marcottes. Le bois du Buis est très-estimé; il est dur, compacte, pesant cl d’une belle couleur jaune. On l’emploie souvent à des

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