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ouvrages de tour ; on en fait des tabatières, des vis, des peignes et différents ustensiles ; les racines sont encore plus recherchées, parce qu’elles offrent des veines d’une couleur plus foncée ; on les emploie aux mêmes usages. Les médecins prescrivent quelquefois le Buis; il est sudorifique et peut très-bien remplacer le bois de Gayac dans le traitement de la goutte, du rhumatisme, etc.
La seconde csp. est le B. de Mahon. B. balearica , Lamarck. Celle-ci, dont la tige est arborescente, se distingue surtout par ses feuilles très- larges comparativement à celles de la précédente. Elle croît dans les îles Baléares où elle forme de grands bois. On la cultive dans les jardins; mais elle craint les fortes gelées.
BUISSON ARDENT, bot. Mespilus Pyracantha , L. La couleur écarlate des fruits de cet arbuste, lui a aussi valu le nom d’Ëpincde feu, et. par allusion au Buisson ardent où le législateur hébreu dit avoir rencontré Dieu, on l’appelle encore Arbre de Moïse. V. Alisier. On a donné le même nom , dans l'Inde, a YIxora coccinea.
BUISSON A BAIES DE NEIGE, bot. N. vulg. du Chiocorca racemosa. F. Cbiocoqce.
BUISSON A MOUCHE, bot. N. vulg. du Roridula dentala. F. Roriiicle.
BUJARO. cfeoL. Terre bolaire, rougeâtre, très-chargée d'Oxydc de Fer, et dont on fait, en Espagne ainsi qu'en Portugal, des vases où l’eau se conserve trèsfraîche, et auxquels on donne le même nom ainsi que celui d’AJcarazas.
BU LA. ix*. S. de Marte Zibeline.
BOL A. bot. S. d’Ærua.
BULAPATHUM. bot. S. de Bistorte. F. Relouée.
BULATMAl. pois. Cypriu de la mer Caspienne.
BULBE. Bulbus. bot. Sorte de Bourgeon propre à certaines pl. vivaces et particulièrement aux monocolylédonées. Les Végétaux qui offrent un Bulbe sont vulgairement désignés sous le nom de pl. bulbeuse». Pendant longtemps le Bulbe a été considéré comme une Racine; de là le nom de Racine bulbeuse qui lui a été donné par la plupart des auteurs. Mais la comparaison de sa structure avec celle des bourgeons qui naissent à l'aisselle des feuilles, dans les arbres dicotylédons, ne laisse aucun doute sur la ressemblance qui existe entre ces deux organes. Un Bulbe est toujours composé : 1° d’un plateau charnu, horizontal; 2° d'une touffe de racines fibreuses, qui naissent de la face inférieure du plateau; 5° d’écailles diversement configurées, partant de la face supérieure du plateau, et renfermant à leur centre les rudiments delà tige, des feuilles et des fleurs. Ces écailles doivent, comme celles des autres bourgeons, être considérées comme de véritables feuilles avortées. Elles sont d'autant plus épaisses et charnues, qu’on les observe plus avant dans l'intérieur du Bulbe. Celles qui sont les plus extérieures sont souvent minces et comme papyracées, ainsi qu'on le remarque dans l'Ognon des cuisines. Les écailles qui composent les Bulbes, n'ont pas, ainsi que nous l'avons observé tout à l'heure, la même conformation. Ainsi, tantôt elles sont emboîtées les unes dans les aiUrcs, c’est-à-dire, qu’une seule suffit pour embrasser toute la masse du Bulbe, comme on le
voit dans la Jacinthe , la Tulipe, l'Ognon ordinaire, etc. On donne à ces Bulbes le nom de Bulbes à tuniques. D'autres fois ces écailles sont plus étroites, et ne se recouvrent que par leurs côtés, à la manière des tuiles d'un toit; ces sortes de Bulbes sont nommés B ulbes écailleux; l'Ognon de Us en est un exemple bien caractérisé. Enfin, quelquefois toutes les écailles, au lieu d'être distinctes les unes des autres, sont soudées et confondues de manière à ne former qu’une masse homogène et charnue. Le Colchique, le Safran , présentent celte organisation, et leurs Bulbes sont appelés Bulbes solides.
La couronne qui termine le stipe des Palmiers, la prétendue tige des Balisiers, peuvent être considérées, à notre avis, comme de véritables Bulbes.
Lorsqu’un Bulbe se développe, on voit sortir de son cenlre la jeune pousse, et à mesure qu’elle acquiert insensiblement tous ses développements , les écailles se fanent et se dessèchent. Les Bulbes se régénèrent chaque année, mais d'une manière différente suivant les espèces. Ainsi, dans l'Ognon ordinaire, les nouveaux Bulbes naissent au centre des premiers; d'autres fois ils se développent sur leurs parties latérales, comme dans le Colchique. On les voit assez souvent se montrer au dessus des anciens comme dans le Glaïeul, ou même au-dessous d’eux, ainsi qu'on l'observe dans beaucoup d'/xia.
BULBEUX, BULBEUSE. F. Bulbe.
BULItIFER. Bulbifcr. ms. Coléoptères tétramères; G. établi par Megcrle dans le grand G. des Cliaransons et aux dépens des Cossons : il est adopté par Dejean, et a pour type le Cosson Lymcxylon d’Olivier.
BULBILLES. Bulbilli. bot. Quelques pl. bulbifèrcs présentent à l'aisselle de leurs feuilles, à la place de leurs fleurs, ou enfin dans l'intérieur de leur péricarpe, au lieu de graines, de petits corps de forme et de structure différentes, auxquels on a donné le nom de Bulbilles. Ces Bulbilles sont de véritables bourgeons, entièrement analogues aux Bulbes que nous venons de décrire, et composés comme eux, soit d'écaillcs appliquées les unes sur les autres, mais distinctes, soit d’écailles soudées en une masse charnue. Examinez avec soin le Lis orangé ou bulbifère, et vous trouverez â l'aisselle de ses feuilles des corps coniques, formés d'écailles imbriquées; ce sont de véritables Bulbilles <fui, détachés de la plante mère sur laquelle ils se sont développés, et placés en terre, poussent et donnent naissance à un nouveau Végétal. Dans Y A Ilium vim inale et beaucoup d'autres espèces d'Aulx , on observe au sommet des pédoncules, et placés pêle-mêle au milieu des fleurs, des Bulbilles écailleux. Dans le Crinum asiaticum , le Furcrœa , etc., on trouve dans l’inté rieur des capsules des tubercules charnus d'un volume très-considérable, qui ne sont réellement que des graines, quoiqu'elles aient l'apparence de véritables Bulhilles. Dans les Fougères, les Mousses, et en général les pl. agames, les corpuscules reproducteurs sont des Bulbilles.
UULB1NE. bot. G. formé dans la fam. des Liliacées. Hexandric Monogynic, L., par Gaertncr, et dont le Crinum africanum est le type; il a été adopté sous le
nom de Cryptante, pour éviter la confusion qui serait résultée d’un nom donné par les anciens aux llyacinthus comoxus et botryoùtes, et par Linné, primitivement à un G. qu'il confondit depuis avec ses Anlhérics.
RULBIPARK. folyf. On a donné ce nom à des animaux de la classe des Polypiers, qui semblent quelquefois se reproduire par des sortes de tubercules ou de bourgeons que l’on a comparés a des bulbes, et qui naissent sur la surface de leur corps. Malgré cette apparence. nous doutons qu'il existe de véritables animaux btilbipares. Avant de les regarder comme tels, il faudrait s'assurer si ces bulbes ou bourgeons n'auraient pas été produits par quelques œufs ou autres corpuscules reproductifs, qui se seraient attachés à la surface du Polypier après avoir été rejetés par le PoIyjHî.
Btll.BOCASTANl'M. bot. y. BCNIDM.
BULBOCÈRK. ns. G. de l'ordre des Coléoptères, que Duinéril rapporte au G. Lelhrus.
BLLBOCIIAETE. Bulbochaetc. bot. G. formé par Agardh dans sa quatrième section des Hydrophyles qu’il appelle des Confervoïdeê, adopté par Lyngbye, qui nous semble fort bien établi, mais que nous ne concevons pas qu’on ait pu rapprocher des véritables Confervcs, lesquelles n’offrent jamais, comme les Céramiaires. des capsules à l’extérieur. Les caractères des Bulbochaeles consistent dans leurs filaments articulés, dont les articulations supportent, sur un des côtés de leur extrémité, une sorte de calyptre que termine une soie plus ou moins longue. Les capsules, situées de même à l’extrémité des articles dépourvus de barbe, sont parfaitement nues et sessiles. Deux espèces nous sont connues : les B. tongiseta et tristis. La première est celle qui servit de type, et que les auteurs ont nommée B. se~ figera (Agardh., Sytl. , 71; Dillw., Conf ., tab. 59; Lyngb., 7’eri/., 134, tab. 45). Ce nom de setiyera , qui convient à toutes lesesp. du G., ne peut subsister; mais les appendices ou calyplres ciliformes étant beaucoup plus longs dans celte pl. que dans la suivante, nous avons dû préférer l'indication spécifique que fournit leur proportion. Sa couleur est verte ; elle forme des duvets soyeux sur les rochers, les pieux inondés et sur divers corps plongés dans les eaux douces.
La seconde esp. couvre les chaumes des Graminées, les feuilles des Renoncules aquatiques et autres pl. des eaux tranquilles et donnantes. Elle est d'un vert sale et quelquefois brunâtre . devient blanche ou pâlit sur papier, par la dessiccation; ses filaments sont courts, ses calyptres cilifères, un peu rigides.
BULBOCODE Bulbocotliuut . bot. G. de la fam. des Narcissées de Jussieu. Son calice est divisé jusqu'auprès de la base en six parties composées d'un onglet étroit, très-allongé et canaliculé vers son sommet, où s'insère une étamine, et d'un limbe ovale que celle étamine ne dépasse pas; l'ovaire est libre, surmonté d'un long style terminé par trois stigmates; il devient plus lard une capsule trigone. On en cunnail une seule esp., le //. te muni, pl. qui offre le port du Safran et se rencontre dans les Alpes, le midi de la France et l’Espagne. Son bulbe émet quelques folioles laucéolées, concaves, et deux ou trois Heurs qui passent du blanc an lilas, puis au pourpre. Sous le même nom, Desfon-
taincs avait décrit, dans sa Flore atlantique, une pl qui offre une grande ressemblance, mais qui a trois styles distincts. C’est celle dont Rarnond a fait le G. Mcrendère.
BULBONACH. bot. V. Bolboxach.
BULBOPHYLLUM. bot. y. Bolbofuylle.
BULBOSTYLIDK. Butboslylis. sot. Ce G. a été fondé par De Candolle dans In fam. des Synanthérées , aux dépens du grand G. Eupatorium , avec les caractères suivants : calalbidc composée de dix à vingt cinq fleurons; écailles de l'involucre linéaires-lancéolées, acuininées. striées et imbriquées sur deux ou trois rangs; réceptacle étroit , sans paillettes ; corolles tubuleuses, dilatées à leur base et divisées en cinq dénis très-cour i tes; style bulbeux à sa base; akène cylindrique, strié, j sessile; aigrette garnie de soies rudes. Une douzaine î d’esp. originaires du Mexique ou de l’Amérique méri- 1 dionale. constituent ce G. Ce sont des sous arbrisseaux à rameaux cylindriques, à feuilles alternes ou opposées, péliolées, lancéolées ou ovales et dentelées, pubescentes ou glabres et souvent parsemées de points glanduleux sur la surface inférieure.
Bl’LBL'LE. bot. y. Cayeu.
BILE JE. BOT. y. Bl DDLEIE.
BCLGAN. i an. S. de Marte Zibeline.
BULGARIE. Bu/garia. bot. Fries avait établi, sous ce nom, un G. nouveau de pl. Cryptogames dans la fam. des Champignons; mais les caractères qu'il assignait à ce G., ne le distinguant pas suffisamment de ceux du G. Pézize, la réunion s’en est opérée.
BULI.MACA. bot. S. ù'Ononis spinosa.
Bl LIME. Bulitnu «. moli.. G. de Gastéropodes, établi primitivement par Scopoli, et renouvelé par Bruguière qui y a placé une partie des Uélices, quelques Bulles et Volutes de Linné.
BILIMINKS. Buliniitup. moll. foss. G. établi, par d'Orbigny, dans les Coquilles fossiles microscopiques; il est fondé sur une disposition particulière des tours de la spire, qui s'élève comme dans la plupart des coquilles univalves. On les trouve abondamment dans les masses de calcaire coquillier.
BU L1 MULE. Bulimulus. moll. G. établi par Leacb pour deux var. du Bulitnuê guadalupenais de Bruguière, uniquement parce que ces Coquilles lui ont offert une fente ombilicale, qui existe chez une infinité d'autres Bulimes.
BCLIN. BuIîhus. moll. Rom donné par Adanson, à une petite Coquille fluviatile, dont il décrit l'Animal.
Bl'LITUE. mam. Concrétion qui se forme dans les organes digestifs du Bœuf.
BULL VIRE. Bullaria. bot. Ce G., établi par De Candolle . ne diffère absolument des Puccinies qu'en ce qu'il croit sur les pl. mortes, et non pas sur les Végé^ taux vivants. Il présente de même des groupes de capsules sessiles, sortant de dessous l'épiderme. Ces capsules sont articulées comme celles des Puccinies, et présentent la forme d'un huit. La seule esp. connue a été trouvée sur des tiges mortes d'Oinbellifères : elle porte le nom de B. umbclliferarum. Persoon l’avait nommée Ureiio bullata. Mais ce serait plutôt une Puccinie qu'un L'redo.
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BULLE. Æu/ta. «ou. O. de Gastéropodes Tectibranclies, de la fam. des Acèrcs. Caractère* : animal ovale, allongé, trop gros pour son test ; tète peu distincte, formant une masse allongée, presque rectangulaire, sans tentacules ; pied charnu , très- gros et épais, dé- j bordant postérieurement; partie supérieure du corps divisée en quatre lobes ; l’antérieure ou le lobe tentaculaire figurant une cuirasse en écusson, portant les yeux dan* sa partie moyenne; les trois autres lobes formés par des appendices du pied, l’un tout à fait postérieur et recouvrant la spire , les deux autres lobes latéraux recouvrant le corps et le test par les côtés. Branchies dorsales situées, ainsi que l’anus et les organes de la génération . dans un sillon latéral au côté droit du corps. — Test ovale, globuleux ou cylindrique, généralement mince, fragile et muni d’un épiderme. enroulé, sans columelle ni saillie à la spire qui souvent même n’existe pas; ouverture de toute la longueur de la coquille et quelquefois prolongée à ses deux extrémités, de manière à déborder le corps du lest; son bord extérieur est tranchant.
Les Bulles ont la faculté de nager en pleine eau, d’après l’observation d'OIivi , et de se transporter ainsi d’un lieu à l’autre. Il paraît qu’elles se tiennent de préférence sur les fonds sablonneux . et qu’elle* se nourrissent de petits Testâtes que leur estomac digère en partie, en les triturant au moyen des osselets dont il est garni. Quelques Bulles, peut être toutes, rendent, comme les Aplysies, une liqueur purpurine.
Obligés de rapporter ici la plupart des esp. de ce G. à cause des noms vulgaires qu’elles ont reçus et pour ! lesquels nous avons fait des articles de renvoi, nous en ajoutons un petit nombre d’autres qui complètent ainsi la monographie générale de ce beau genre.
•J* Especes où la spire manque ou est cachée dans l’âge adulte.
I. Huila lignaria, L. Habite la Méditerranée et l’Océan sur nos eûtes et sur celles d'Angleterre ; — 2. B. scahra , Muller. Des eûtes du Danemarck et de celles d’Angleterre. — 3. B. Hydatis , L. Des eûtes de l’Océan. — 4. B. Pisum, Fér. — 5. B. australis, Fér. Du port Jackson. — C. B. Orbignyana , Fér. Des eûtes de l’Océan, près de la Rochelle. —7. B. Naucum, L. De l’Océan Indien. — 8. B. solida, Lamk. De l’Océan Indien. — 9. B. cylindracea, Pennant. De nos eûtes sur l’Océan et de celles d’Angleterre. — 10. B. acuminata , Brug. On trouve cette espèce sur les rivage* de Rimini.
ft Espèces où la spire est risible , occc ots sans ombilic.
II. B. cylindrica , Brug. De la Méditerranée. — 12. B. umbilienta, Montagu. Des côtes d’Angleterre près de Falmoulh. — 13. B. truncata, Adams. Des côtes de France et d’Angleterre.— 14. B. obtusa, Montagu. Des côtes de France et d’Angleterre. — 15. B. hyalina, timelin. Des eûtes du Yorksbirc et de la Méditerranée. — 10. B. striata, Brug. Des côtes d'Êgyple sur la Méditerranée. du Sénégal, de la France, de l'Angleterre, du Brésil, des Antilles, etc. — 17. B. Ampulla , L. De l’Océan Indien et Américain. — 18. B. Akcra, timelin. Des mer* du Nord et de l’Inde. - 19. B. Physis, L. De
l’Océan des Grandes-Indes. — 20. B. Vélum , Gmelin. Des eûtes d’Asie.
Espèces fossiles. Nous ne numéroterons pas celles dont les analogues vivants sont mentionnés plus haut sous les mêmes noms. On n’a trouvé encore de Bulles fossiles que dans le Calcaire marin supérieur à la Craie. — B. lignaria , Brocrhi. Hab. le Plaisantin. Dax. Bordeaux, Valognes, le comté d’Essex pn Angleterre. — 21. B. Labrrlln , Fér. Se trouve à Dax. — 22. B. lœris, Defrance. — B. acuminata, Brug. Hab. le Plaisantin. — B. cylindrica, Brug. Hab. Grignon, Dax, Bordeaux , le Plaisantin. — 25. B. coronata , Lamk. Hab. Grignon , Valognes . le Plaisantin. — B. truncata, truncatula, Brug. Se trouve dans le Plaisantin et à Dax. — 21. B. rial lira ta , Defrance. A Dax. — 25. B. orulala, Defrance. Habite Grignon, la Champagne. — B.hyalina , B. striata et B. Utricnlus , Brocchi. A Bordeaux, Dax. — 20. B. miliaris , Brocchi. Hab. le Plaisantin. — 27. B.striatclla , Lamarck. liai». Grignon.
Bt'LLÉE. Butlœa. xoli,. G. de la famille des Acérés, établi pour une seule espèce séparée des Bulles. L’Animal offre une masse presque informe, de figure ovale, longue d’un pouce et demi à deux pouces, et large de trois quarts ou un pouce, blanche, transparente, avec de nombrtises petites taches opaques; la face supérieure est divisée transversalement en doux parties. La postérieure, irrégulièrement arrondie dans son contour. offre un lobe charnu bords libres, orné de quelques raies opaques, dans lequel est contenue la coquille dont les formes s’aperçoivent un peu îi travers son enveloppe. L’antérieure forme un autre lobeboml»é, analogue à la cuirasse des Bulles , nommé par Cuvier le disque tentaculaire, parce qu’il le considère comme étant formé par la réunion des quatre tentacules. Mais on n’y aperçoit pas, comme dans les Bulles, deux yeux distincts. Ceux ci paraissent manquer ou n’ont pas été aperçus. Les tentacules manquent absolument ; cependant. dans l’étal de vie, le bord antérieur du disque tentaculaire semble divisé en quatre protubérances tentaculiformes, mais susceptibles de variations. Ce disque est divisé longitudinalement par nue raie transparente. En dessous se trouve en avant le pied qui répond au disque tentaculaire , et qui est séparé par un sillon transversal d’un autre lobe charnu, qui répond au lobe postérieur supérieur, et qui est une sorte de conlinualion ou d’appendice du pied. Chacun des côtés du pied est renflé en un bourrelet qui se réfléchit sur les flancs de l’Animal, presque d’un bout à l’autre, *e montre en dessus, entre les deux lobes, et fait ainsi paraître la face supérieure comme divisée en quatre lol»es. d’oû sont venus les noms de Lobaria quatlriloba et de Phylline quadripartito , adoptés par MUlIer et Ascanius. Un sillon longitudinal, très -large, règne sur tout le côté droit du corps, entre le pied et son appendice d’une J part, et la coquille et le disque tentaculaire de l’autre. ! A son extrémité antérieure est l’orifice de la verge ; j vers la moitié postérieure est un creux qui s’enfonce J sous la coquille, et où sont les branchies. Sous ce creux, dans le sillon, 6ont, en avant l’orifice de Vocidurtus, et en arrière l’anus sous forme de petit tube saillant. Une rainure réunit l’orifice de l’anus à celui de la verge.