‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 4)Chapitre 18 sur 125 · AI,A · texte numérisé non relu

AI,A

fruits; ses feuilles sont cordées, presque dentées, pubescentes et d'un vert uniforme; scs fleurs sont bleuâ- 1res.

AKIS. ms. Aktdb.

AKODON. vav. Dans le résultat, publié par le docteur Moyen, de ses recherches scientifiques pendant son voyage de circumnavigation, on remarque ce G. nouveau des Rongeurs, qu'il a établi dans la tribu des Rats. L'espèce qui s'y rapporte a beaucoup d'analogie avec notre souris domestique; la formule dentaire est la métne, mais la disposition 'des replis internes de l'émail est un peu différente, et les oreilles, très-courtes, sont presque cachées sous les poils. L’/f . Boliriense est long de trois pouces, y compris la queue qui forme un peu plus du tiers, couvert de poils gris jaunâtres, que dépassent d'autres poils noirs; la queue revêtue d'une peau écailleuse et annelée, est garnie de poils fins; les oreilles sont velues en dedans et la plante des pieds est noire. Cet animal habite le Haut-Pérou.

AL. pois. $. d'Anguillc.

ALA oc ALER. ois. $. de Canard A longue queue.

ALABANDINE. un. Pierre précieuse d'un rouge foncé, que les anciens liraient des mines d'Alabanda dans l'Asie Mineure et qui parait être un Grenat.

ALABASTRE, ALABASTRITE, an. Nom donné, par les anciens, à difFéreutesvar.d’Albâtre. Chaux sulfatas.

ALABE. pois. S. d'Anguillar. Silure.

ALABÈS pois. G. de la fam. desMalacoplérygiens apodes, établi par Cuvier, pour un petit poisson anguilliforme des mers de l'Inde. Ce poisson n'a pour organe respiratoire extérieur qu'un seul trou percé sous la gorge, et communiquant aux deux côtés, mais on lui voit des branchies pectorales bien marquées, entre lesquelles est un disque concave. On distingue au travers de la peau un petit opercule à trois rayons; les dents sont pointues; les intestins sont comme dans les Synbranches, c’est-à-dire, que l'estomac ne se distingue du canal intestinal, qui est tout droit, que par un peu plus d'ampleur et une valvule au pylore. On ne trouve point de cæcum.

ALACAM1TE. y. Cuivre scruté.

ALADER. bot. S. vulg. du Nerprun alatcrne.

ALA FIA. bot. Un Arbrisseau de Madagascar y reçoit des indigènes ce nom, que lui a conservé Aubert Du Petit -Thouars; il en a fait un G. nouveau de la fam. des Apocynées. Son calice est à cinq lobes; sa corolle tubuléc, ventrue, divisée par le haut, en cinq parties; il y a cinq étamines dont les anthères sont connivenles mais distinctes; les filets sont courts, et présentent à leur sommet des appendices filiformes qui vont s'attacher au style, sous le stigmate qui est en tète. On n'est pas d'accord sur la nature de ces appendices, caractère distinctif du G. Doit-on les comparer au pollen concrété des Asclépiades, et conséquemment en rapprocher i'Alatia ? Ou plutôt, comme le soupçonnait Richard père, ne résultent-ils pas de la couche glutineuse, qui couvrait la face interne de la corolle, el que les anthères, en s'éloignant, ont entraînée et comme Urée en fil après elles? L'Alafia est un Arbrisseau grimpant el laiteux, couvert de fleurs nombreuses d'un rouge éclatant.

ALA1PY. ois. S. de Bruant de Neige.

ALALATA. MOLL. y. Ai atalata.

ALALITF.. vis. Variété de Pyroxène blanc-verdâtre de la vallée d'Ala en Piémont, prise d'abord pour une nouvelle substance appelée Diopside.

ALALONGA, ALALOCGA oc ALOLONGA. rois. N. vulg. du Scombre Alalunga.

ÀlALOUATTE ou ALAOUATTE. VAX. Alocate.

AL AMAN IE. .lia ma nia. bot. G. de la fam. des Orchidées, créé par Laxarsa, pour une pl. analysée par lut au Mexique, et à laquelle il a reconnu les caractères suivants, que nous empruntons à la note insérée par De Candolle dans le tome 3, p. 453 des Ann. des sciences nat. -. périgone composé de six sépales et pétales lancéolés, presque égaux, à trois nervures; labelle presque semblable aux pétales, glanduleux à sa base avec une lame dressée à la parli% moyenne; gynostème épais, charnu, Iricuspidé; quatre masses polliniques céréacées et pédicellées. C'est une pl. parasite, à pseudobulbe diphylle, à tige ou hampe spicifère, garnie de fleurs d'un rouge ponceau.

ALANG1 ou ALANGUI, bot. S. d'Alangium.

ALANGIÉES. bot. Fam. de plantes Dicotylédones, établie par De Candolle qui la caractérise ainsi : calice tubuleux, ovoïde, un peu resserré au sommet, à limbe campanule*, muni de cinq ou six dents; cinq à dix pétales linéaires, étalés -réfléchis, étamines longuement exsertes, en nombre double ou quadruple de celui des pétales; filaments libres, filiformes, très-velus à leur base; anthères adnées, linéaires, biloculaircs, introrses, s'ouvrant par une double rainure longitudinale; disque charnu, placé à la base du limbe du calice. Le fruit est une drupe ovale, presque couronnée, charnue, munie de petites côtes, et un peu toinenleuse, contenant un noyau osseux, uniloculaire, et percé d'un trou à son sommet; une ou trois graines inverses, ovales, à périsperme charnu, friable, à embryon droit, à radicule longue, ascendante, et à cotylédons planes, foliacés, ovales cordifbrmes.

Cette fam., quine renferme qu’unseulG.,yf/aM<7i«»i, diffère des Myrtacées par ses pétales plus nombreux, ses anthères aduées, son fruit uniloculaire et ses graines appendantes , périspennées. Il approche dis Combrélacées par le resserrement de la partie supérieure du tube du calice, par son fruit uniloculaire et ses graines appendantes; mais il en diffère par le nombre de ses pétales, ses anthères aduées, ses graines périspennées et ses cotylédons planes. La forme des anthères et son fruit uniloculaire l'éloignent tout à fait des Mélastoinacées et des Ænothérées. L'organisation de ses graines le rapproche un peu des lloloragées, dont il s'éloigne aussi par son fruit uniloculaire, son style unique et son port.

ALANG1UM. bot. G. de la fam. des Myrtées, qui renferme de grands Arbres du Malabar, à feuilles alternes, aux aisselles desquelles sont les fleurs qui présentent un calice à six ou dix dents; autant de pétales linéaires; des étamines au nombre de dix ou douze, et de vingltrois, suivant Vahl. Le fruit est une baie, couronnée par les dents du calice, au dessous desquelles elle forme, en se rétrécissant, une sorte de pédicule; elle renferme ,

AU

tlaus une pulpe succulente, une à trois graines enveloppées d’une coquille osseuse, dont l’embryon à lobes planes, à radicule ascendante, est logé dans un périsperme charnu, comme l’a montré Corréa. (Ann. du Nus., T. x.) — Ce G. est l’ Angolamia de Sco|»oli; c’est à lui que se rapporténl VAngotam et le Karu-Angolam, de P Ilorlus Malaharicus , T. iv,t. 17 et 26, et peut-être aussi le Catu-iïnrcgamj du même ouvrage, même tome, t. 13.L’^nÿO/umdeKhéedeou Alangiutn decapelalum de Lamarck, n'est autre, suivant Vahl, que le Grewia salui/otia, L. Suppl.

ALAPA oc ALAPAS. bot. S. vulg. de la Bardane officinale.

ALAP1. ois. y. Bataba.

ALAKÇOME. Alarconia. bot. G. de la fam des Synantbërées, établi par De Candolle qui le caractérise ainsi : calalhide mulliflore, bétérogame, à fleurons de la circonférence ligulés, femelles et disposés sur un seul rang; ceux du centre sont tubuleux, hermaphrodites et à cinq dents; involucre campanule, composé de deux ou trois rangées d’écailles lâches, foliacées, velues, oblongues, égalant le disque et même le dépassant un peu, les plus petites portant des paillettes; réceptacle plan; corolle des fleurons du rayon ample, tridculée au sommet ; tube de ceux du disque, coriace, court, avec la gorge longue, cylindrique, à cinq nervures, dentée et barbue à l’extrémité; styles des fl. femelles rameux et glabres, ceux des fleurs neutres, longs, aigus, bispides et roulés en dehors; akènes prismatiques, épais et allongés; aigrette caliciforme. Ce G. se compose de deux esp. originaires de la Californie; ce sont des pl. herbacées à feuilles alternes et oblongues, à fleurs jaunes.

ALARIE. Alaria. ikt. G. établi par Schrank, dans la fam. des Parenchymateux, pour placer une esp. de Douve qui se trouve dans les intestins du Renard et du Loup. Elle se distingue des autres par deux expansions membraneuses qui régnent des deux côtés du corps. Nitzscb eu a fait un nouveau G., sous le nom de Holostotoum. Rudolphi n’a adopté aucun de ces deux G., et a donné le nom de Disloma alatum à l'Alarie de Schrank.

ALASMIDES. Alaamidia. boll. iv° sous-famille des Pédifères, de Raffinesque ( Monogr. des Coq. de l'Ohio. Ann.gén. des sc. pbys., tom. v, p. 317), à laquelle il donne pour caractères : coquille transverse, une dent primaire antérieure, point de dents lamellaires. Cette sous-famille ne comprend que le G. Alasmidonle, qui lui même n’est composé que de trois esp. intermédiaires des Nulettes et des Anodootes.

ALASMIDONTE. Aius/nuionta . boll. G. unique de la sous-famille des Alasmides de Raffiuesque. Caractères : coquille équivalve, inéquilalérale, Iransverse, ovale ou elliptique; axe extra-médial; trois impressions musculaires; ligament droit, imbriqué; charnière ayant une dent primaire antérieure sur chaque valve cl point de dent lamellaire.

A. habgixée. A. marginata, Raffinesque (Ann. gén. des sc. phys. T. V, p. 317, sp. 60). Test ovale-elliptique, en talus postérieurement, et à rides obliqucs-obluses; épiderme brun olit Aire, radié de vert et ridé en zones; nacre blanche ou bleuâtre, contours intérieurs blancs; dent

' simple, comprimée, oblique; longueur moitié de la lar- | geur; largeur deux pouces six lignes. Habile les tétais- ! Unis.

I A. ondulée. A. undulata, Say, (Nicholson’s; Eticy - ! clop.y labl. 3, f. 3). Test mince, convexe, subovale, verdâtre, à rides obtuses et concentriques, radiée de ; vert; sommets saillants, aigus, rapprochés, dépouillés,

I avec quatre ou cinq grosses rides obtuses, éloignées, I nacre d’un blanc - bleuâtre ; dent épaisse : celle de la ! valve gauche crénelée, celle de la droite presque hiHdc; long., trois cinquièmes de pouce; larg., neuf dixièmes. Elle habite la Delaware.

A. a cotes. A. coalata, Raffinesque ( Ann. gén. p. 518, pl. 82, f. 15 et 16). Test mince, elliptique, légèrement bombé, un peu sinueux antérieurement, ondulé et à larges côtes courbées postérieurement; épiderme presque lisse, olivâtre antérieurement, noir postérieurement; nacre blanche, lavée d'incarnat; dent bilobée, comprimée, oblique, créuelée. Sa largeur est de près de cinq pouces; elle habite la rivière de Kentuky.

ALASMOÜONTE. moi l. fr. Alasxidoxte.

ALàTALATA. boll. Sixième G. de la classe Alata de Klein ( Ostrac . p. 100), qui comprend les Strombes à aile très étendue et non digilée. V. Ailées.

I ALATERiNE. bot. Esp. du G. Nerprun.

ALAT1ER. bot. N. vulg. du fruit de la Viorne osier.

ALATION. us. V. Ailes.

ALAT1TES. Alatites. boll. Walch a ainsi nommé les I Fossiles appartenant à la classe Alata de Klein ou au G. de ce nom dans Martini. Schlotheiin les appelle Strombites.

ALATUNGA. BOIS. y. ALALONCA.

AL Al DA. ois. S. lat. d’ Alouette.

ALAllDÉES. ois. Nom d’une fam. des Passereaux, j ainsi caractérisée : bec court, conique; ongle du pouce 1 beaucoup plus long que celui des autres doigts. Elle i renferme les G. Alouette et Pleclrophane, dans la méthode de Vieillot.

ALAl'N. us, Syn. d’Alun.

ALAIMTES. bu. Schistes qui contiennent de l’Alun ou desquels on en peut retirer.

ALAÜ.NSTE1N. bit». fr. Alunite.

ALAl S. Alaus. us. Coléoptères pentamères. G. de la fam. des Serraticornes, section des Sternoxes, établi par Eschscholtz. qui lui donne pour caractères : tète enfoncée jusqu'aux yeux dans le corselet; corselet ayant une ligne élevée et oblique à chaque angle postérieur,

, en carré long; une impression Iransverse sur le présternum, près de son extrémité antérieure; écusson en carré presque isométrique, avec les angles arrondis ou suborhiculaire; extrémité des élylres très obtuse et arrondie; dessous des tarses saus palettes membraneuses. Eschscholtz a basé ce G. nouveau, qui a été adopté par Latreillc, sur les Elater oculatus et wiyopsdeFabricius; ils sont tous deux de l'Amérique.

ALAVETTE. ois. S. vulg. de l’Alouette des champs.

ALBACORE ou ALB1CORE. P019. Esp. du G. Scombre.

ALBARDEOLA. ois. N. vulg. du iléron blanc, et de la Spatule blanche.

ALUARE. bot. N. vulg. du Peuplier blanc.

ALBARELLE. bot. Esp. du G. Bolet, qui parait être le

ALU

/iolctus hoc in un, L.. et qu'on niante en Italie. Ce Bolet croit sur les troncs du Châtaignier et du Peuplier blanc, d'où lui vient peut-être le nom vulgaire qu'il porte,

ALBATRE CALCAIRE, hix. La plupart des ouvrages d'Albâlre. que nous ont laissés les anciens, sont en Albâtre calcaire, qui n'est qu'une variété de la Chaux carbonalèe concrètionnée. Il est rarement blanc, le plus souvent de couleur jaunâtre, ou tirant sur le rouge, et veiné de blanchâtre. L'expression de blanc comme neige, pour caractériser cette substance, s’applique mieux à V Albâtre gypseux qui est ordinairement de cette couleur. On distingue différentes sortes d'Albâtre. selon que ses couleurs sont plus ou moins vives, et qu’il est susceptible d'un plus beau poli; il y en a d'oriental, de fleuri, d'Onyx, etc. Les artistes anciens ont tiré d’Égypte celui qu'ils employaient; mais il s'en trouve également en Espagne, en Sardaigne et en France. Celui de Montmartre, près de Paris, est d'un beau jaune de miel, tirant au brun. f'. Chaux carboxatèe cutcré- TIOKNÉC.

ALBATRE GYPSEüX. mis. C'est l'Albâtre que l'on travaille aujourd’hui le plus communément, YAlaba- ! ntritc des anciens. Celui de Yollerra, en Toscane, est I particulièrement remarquable par la finesse de son | grain et sa belle couleur blanche, jointe à un certain j degré de translucidité. L'on en fabrique des vases, des i figures et même des statues d'une assez grande proportion. Il a, sur l'Albâtre calcaire, l'avantage de ne pas être attaqué par les Acides; mais il n'a pas sa dureté et son vif éclat. V. Chaux sulfatée coir acte.

ALBATROS. Diomedea. ois. O. de l’ordre des Palmipèdes; scs caractères sont : un bec très- fort, long, dur, tranchant, comprimé sur les côtés, droit, subitement courbé; la mandibule supérieure paraissant composée de plusieurs pièces articulées, sillonnée sur les côtés, trèscrochue ù sa pointe, l’inférieure lisse, tronquée; narines latérales, placées en forme de |*elils rouleaux dans le sillon de la mandibule, ouvertes en devant; des pieds 1 courts; trois doigts très-longs, entièrement palmés : les latéraux bordés par un prolongement de la membrane; ongles obtus et fort courts; ailes très- longues, fort étroites; rémiges courtes; les secondaires les plus longues.

Les Albatros habitent les mers australes et leurs côtes; quoique d’une corpulence dont aucun autre Oiseau aquatique n'approche, ils parcourent avec beaucoup de promptitude de très-grandes distances, et effleurent avec beaucoup de légèreté la surface des ondes pour saisir le Poisson qui s’y montre et qu’ils savent apercevoir de très-loin. Ils se nourrissent également de tous les autres Animaux marins, qu'ils avalent avec une extrême gloutonnerie. Lorsqu'ils se sentent fatigués de leurs excursions démesurées, ils se perchent sur les agrès des bâtiments qu'ils rencontrent, ou se reposent sur l'eau où souvent ils s'endorment. Leur voix est forte, criarde et désagréable; ils s'apparieut vers la fin de septembre, et s'occupent aussitôt de construire, avec de l'argile, un nid large et élevé de quelques pieds au-dessus de la rive déserte qu'ils ont choisie; la femelle y pond, en i assez grand nombre, des œufs blancs, tachés de noir ;

vers le gros bout, ayant quatre pouces et demi dans leur plus grand diamètre. Il est à regretter que la chair de ces Oiseaux, que la taille a fait comparer à un Mouton. soit dure et de mauvais goût; elle eût été une ressource précieuse pour les navigateurs, entre les Tropiques où les Albatros sont très-communs.

A. commua. Diomedea exulans , L. Lath. Buff. pl. enlum. 257. C’est celui que l’on rencontre le plus fréquemment dans les parages de l'Afrique méridionale, où les marins, à cause de sa grosseur et de sa couleur, l'ont appelé Mouton du Cap , nom conservé par la plupart des voyageurs. Il est long de trois à quatre pieds, avec le sommet de la tête d’un gris-roussàlre; le reste du plumage est blanc, â l'exception de plusieurs hachures transversales noires sur le dos, des plumes scapulaires, des petites lectrices alaires. des rémiges secondaires et de l'extrémité des rectrices qui sont noires aussi. Les pieds et leur membrane sont de couleur de chair foncée ; le liée est d'un jaune fort pâle. Sa chair a une odeur repoussante.

A. a cou rte- queue. D. brachyura, Temm. A. de la Chine, Buff. pl. enl. 903. Noir, fuligineux; bec jaune; tarses bruns; queue courte. Des mers de la Chine.

A. fuligineux. D. fuliginosus , Gm. Temm. pl. color. 409. Tout le plumage d’un noir fuligineux, plus foncé sur la tète; bec court, noir, arec la mandibule inférieure sillonnée en dessous; queue pointue. Des mers australes.

A.chlororhyxque. D. chtororiiynchan , Lalh. Temm. pl. color. 408. Plumage blanc; joues grises; ailes et manteau noirs; bec noir, arête jaune orangée. Des mers australes.

A.chataïx. D. spadicca. Gm. Tète, cou et tout le corps d’un brun fuligineux; joues, gorge et pourtour du bec blancs; ailes noires; épaules blanches. Le dos, les épaules et le croupion sont souvent d’un brun moins foncé. Des mers de l’Inde.

A. a sourcils hoirs. D. mclanophryn , Temm. pl. color. 450. Parties sup. blanches; ailes et manteau bruns; des taches noires sur la région oculaire; bec plombé; pieds uoirs. Des mers du cap de Bonne-tspérance.

Al. BELE, ALBKLEN ou ALBÜLEN. rois. Syn. de bavard, de Truite et de Saumon dans quelques parties de l'Allemagne.

ALBEN. mis. Nom donné à un tuf calcaire incrustant et de formation récente, dont ou rencontre des couches considérables près d'Erding en Bavière.

ALBÊOGE ou ALB10GE. mol. Esp. du G. Seiche.

ALBERÈSE. gEol. Pierre de Florence, ou marbre ruiniforme. F. Chaux carbon atee.

ALBERGAME DE MER. Eoora. Rondelet donne ce nom à un Zoophyte que plusieurs auteurs regardent comme une Yérélille : Bosc eu fait une Holothurie; on peut aussi le considérer, à cause de sa forme et des étoiles allongées qui le couvrent, comme une Polyclinée de la division des Polypiers sarcotdes.

ALBKRGE. bot. Var. précoce des fruits du Pécher et de l’Abricotier, qui est fort estimée.

ALBER1COQUE, ALBRIÇOQUE. bot. Syn. d’Abricotier.

ALBERTINIE. Albert i nia. bot. Sprcngel, dans le second volume de ses nouvelles découvertes en botanique, a proposé ce G. nouveau, qu'il a ainsi nommé en l'honneur de J. -B. de Albertini, profond mycologiste. Ce G., qui fait partie de la fam. des Synanthérées, section des Eupatoriées et de la Syngénésie Polygamie égale, renferme un Arbuste , Albert inia brasiliensis, originaire du Brésil, qui offre les caractères suivants : ses rameaux sont cylindriques, étalés, tomcnteux; ses feuilles pétiolées, alternes, otdongues, rudes sur leur face supérieure, insipides inférieurement , amincies en pointe à leurs deux extrémités; les Heurs ou capitules forment un Corymlte à la partie supérieure des rameaux; l'involucre est hémisphérique, monophylle, tomcnteux, formé d’un double rang d'écailles réfléchies, mais soudées inférieurement ; le phoranthc est chargé de poils roux ; tous les fleurons sont hermaphrodites, fertiles, à cinq divisions : l'aigrette est rousse et soyeuse. Le silence de l’auteur, sur la structure des étamines, du style et du stigmate, ne nous permet pas de juger nettement des rapports naturels de ce genre.

ALBIN oc ALBINE. aiiv. Substance minérale d'une belle couleur blanche, d'où lui est venu son nom. et qui a été trouvée à Marienberg, près d'Eaussig en Bohême, dans les cavités d'une Phonolithe (Klingslein des Allemands). Haüy s'est assuré que les cristaux de ce Minéral présentent les caractères et ont ta même forme que celle de la variété de Mésotype, qu'il a nommée Ëpointée. et qu'ils doivent être, ainsi que ces derniers, rapportés à l'espèce de l'Apophyllite. Ce soûl des prismes droits à quatre faces, terminés par des pyramides époinlécs, d'un même nombre de côtés, et dont les faces prennent naissance sur les arêtes du prisme, T. AroraTLLiTK.

ALBINOS, bas. Nom, venu de l'espagnol, donné à des Hommes à peau d’un blanc mat, à cheveux, sourcils, cils et autres poils blancs ; à pupille rose, et ne pouvant supporter une lumière éclatante ; on les nomme aussi Chacrelas, Dondosel Bedos. Cette couleur d'uu blanc blafard de la peau et des poils, est une existence maladive de toute l'économie, qui se peint principalement sur le derme et ses dépendances, et qui très-souvent est transmissible de générations en générations; ce qui l'a fait regarder, à tort, comme le caractère d'une race distincte. Certains Mammifères , le plus communément parmi les Souris, Maries, Lièvres, Lapins, ainsi que plusieurs Oiseaux, tels que des Corbeaux, des Merles, des Choucas et une infinité d'autres, offrent celte altération soit momentanément, soit pendant toute leur vie.

ALBIOGE. aoLL. V. Albêoge.

ALBIONE. Alt*, y. PoXTOBDELLE.

ALÜITE. Htx. Substance minérale, blanche et à tissu lamelleux ou plutôt écailleux et quelquefois fibreux; il y en a aussi d'incarnat ; on la trouve en Finlande avec certaines var. d’Éineraude, le Pyrophysalile, le Mica et rOrthile; la plupart de ses caractères conviennent au Feldspath ; elle fond comme lui, mais au lieu de Potasse, elle renferme de la Soude. Arfwedson s'en est assuré par l'analyse. Sa pesanteur spécique est 3,410.

ALBORO. pois. S. de Pagel.

ALBOliCOK. bot. Nom de la Liqueur parfumée.

que l’on obtient par incision du bosicel/ia serra ta.

ALBOl’R ou ACBOIIR. bot. N. vulg. du Cytise faux ébénier.

Al. RB AND. ALEBRF.NT ou HALEBRAND. ois. Noms vulg. du jeune Canard sauvage.

ALBRAND1K. Albrandia. bot. G. de la fam. des t'rlicées, institué par Gaudirhaud , pour une pl. qu'il a observée aux Moluques et dont le* caractères consistent dans des fleurs dioïques réunies, chaque sexe en épis cylindriques, distincts. Le calice est à quatre divisions; i! devient épais, succulent lorsqu'il est destiné à envelopper le fruit qui est bacciforme; l'ovaire est biloculaire, une des loges est vide. Les fleurs mâles ont quatre étamines à filaments courbés, un pistil rudimentaire, conique, un peu en massue.

ALBUCA. bot. G. de la fam. des Aspliodélécs, de Jussieu; Hexandrie Monogynie, L.CeG. a du rapport avec les Ornilhogales et les Scilles; il offre un calice composé de six sépales distincts, dont trois inférieurs sont dressés et connivents, renflés et plus épais au sommet, tandis que les trois extérieurs sont étalés; les étamines, au nombre de six, sont très-rarement toutes fertiles; ordinairement il n’y a que les trois filets opposés aux divisions inférieures, qui portent des anthères. Le style est triangulaire, élargi vers son sommet qui se termine par trois points; la capsule est à trois loges et renferme des graines planes. Lesesp.. toutes originaires du Cap, sont des pl. bulbeuses , vivaces, dont les fleurs sont disposées en épi, ù la partie supérieure d'une hampe nue. Plusieurs font l'ornement des serres.

ALBt’LE. Atbula , et Albulus. rois, et ioi.l. N. donné comme spécifique à des Poissons de divers G., tels que Salmo Albula et Mugil Albula. Il parait venir de la couleur blanche, métalloïde, qui particularise ces Animaux. Ce nom à'Albute désigne aussi une petite Coquille du G. Turbo , qui habite les profondeurs de la mer du Groenland.

ALBUMEN, bot. Gærtner appelle ainsi le corps, de nature très-variée, que l'on trouve dans l'intérieur de certaines graines où il accompagne l’embryon. Jussieu l'a nommé Périsperme, feu Richard lui a donné le uom d’Endosperme.

ALBUMINE ANIMALE. Substance particulière, presque généralement disséminée dans toutes les parties des Animaux; elle abonde dans toutes les humeurs, dans le sang. la synovie ; dissoute dans l'eau et unie à quelques matières salines, elle constitue le blanc d'œuf qui enveloppe la matière jaune, destinée à la nourriture de l'embryon, lequel doit provenir du développement du germe, après les circonstances favorables à la fécondation. L’Albumine sé parée de l'eau, à laquelle elle était naturellement unie, ne s*y redissout plus; elle est alors sous forme de flocons blancs, insipides, inodores; l'Albumine du blanc d’œuf, exposée à l'action de la chaleur, se durcit, devient opaque et forme plusieurs couches concentriques autour du jaune, lorsque tous deux ont été cuits dans la coquille; exposée à line plus forte chaleur, elle se décompose et donne environ 52,5 de Carbone, 23,5 d'Oxygène, 7,5 d'Hydrogène, 15,5 d’AXOte et 1 de Souffre. L'Albumine est employée dans quelques arls pour donner des vernis légers, pour clarifier

A LC

\ïï

des liquides visqueux ; et dans l'économie de la nature, on prétend que l'Albumine concourt à la nourriture de l'embryon lorsque le jaune est tout à fait épuisé : peutêtre aussi ne sert-elle , comme dans toutes les autres parties internes, qu'à lubrifier les organes solides et favoriser leur développement progressif: ce qu’il y a de bien certain % c'est qu’elle est absorbée; mais l'est-elle par évaporation ou par assimilation ? c’est encore une question à résoudre.

ALBUMINE VÉGÉTALE. Peu differente, quant à ses caractères et propriétés, de l'Albumine animale , celte substance se trouve assez abondamment dans quelques parties de certains végétaux, surtout dans les graines céréales; elle existe également dans celles des plantes légumineuses, et en général dans toutes celles qui, par la division de leurs parties, rendent l'eau laiteuse et la transforment en émulsion. On la trouve aussi dans tous les sucs ou sécrétions qui se coagulent par la chaleur.

ALBUNËE. Albunea. crust. G. de Crustacés, de l'ordre des Décapodes , établi par Fab. et rangé par lui , avec les Exochnates qui répondent à la fam. des Décapodes macroures. Latreillc le place dans la fam. des Pagtiriens. Ses caractères sont : pattes antérieures finissant en une serre triangulaire, avec un doigt immobile, très -court ; celles de la seconde paire et les deux suivantes terminées par une lame en forme de faulx; les deux derniers pieds filiformes, repliés; antennes internes beaucoup plus longues que les externes; pédoncules des yeux squammifornies , contigus sur le milieu du front. La forme du test qui est ovale, légèrement convexe, tronqué antérieurement, et un peu plus étroit en arrière, n'établit pas une différence bien tranchée, entre les Allumées et les Hippcs qui les avoisinent. Le caractère distinctif le plus important est l'existence du doigt qu'on ne rencontre plus à la première paire de pattes de ces derniers. Fab. avait placé dans ce G. plusieurs Crustacés qu'on en a distingués depuis. Ceux qui, suivant Latreille, le composent aujourd'hui, se réduisent à deux seules esp. : l*A.Symniste,.-/.,'frm«/s/a, F., Cancer Symnisla , L. Elle est figurée par Herbst (tab. 22, fig. 2); on la trouve dans la mer des Indes. — La seconde esp. est Vk. écusson, A. scutellata, Fabr. Sa patrie est inconnue. Les autres esp. du G. Albunea de Fab. se rapportent aux G. Ranine elCorysle.

ALBURE. pois. S. d'Alde vaudoise.

ALBIJRNE. pois, et pol. N. d'un Centropome et d’une Able. Il désigne aussi un Alcyon des mers de l'Inde, que sa blaucheiir rend remarquable.

ALCA. ois. S. latin de Pingouin.

ALCALI. 111. y. Alkau.

ALCALOÏDE ou ALK ALOIDE. On donne ce nom à différentes substances obtenues récemmeut de l'analyse des corps organisés du règne végétal, pour les différencier des anciens alcalis fournis par les minéraux. On sent d'après cela le fond qu’il y a à faire dans cette distinction.

ALCANA ou ALCAN’NA. bot. Les Arabes désignent sous ce nom plusieurs Végétaux, dont certaines parties sont employées dans la teinture, telles que le Henné, Lawson ta tuer mis, L. ; le Filaria, Phillyrta angusti-

fotia , L., et l'Orcanettc, Anchusa linctoria, L., etc.

ALCAPARRA. bot. Syn. de Câprier.

ALCARON. arachr. S. de Scorpion africain.

ALCE ou ALCES. man. Noms anc. du Cerf-élan.

ALCËE. AlcoPùy L. bot. G. de la fam. des Malvacées, Monadelphie Polyandrie, L., que, d'après Cavanilles, Jussieu a réuni, avec raison, au G. Althæa de Linné. V. Guimauve.

ALCéLAPHF. N. donné par Blainville à son vi® sousgenre des Antilopes.

AIXHACHENGE. bot. S. de Physalis.

ALCHKMILLK. Alchemilla ou Alchimilla. bot. G. de la fam. des Rosacées, de la section des fgrimoniées, Tétandrie Monogynie, L. Le calice est tubuleux; son limbe, ouvert, a huit découpures dont quatre extérieures, plus petites, alternent avec quatre internes; la corolle manque; les étamines, au nombre de quatre, sont très-courtes; l'ovaire est solitaire, et de sa base part latéralement le style que termine un seul stigmate; le calice persistant le recouvre â sa maturité. Ce sont des herbes, à fleurs verdâtres en général et disposées en corymbes terminaux et axillaires. Leurs feuilles palmées ou digitéessont très-élégantes, soyeuses et argentées en dessous, dans V Alchemilla alpina qui, du sommet des plus hautes montagnes, est descendue dans nos jardins, où elle prospère. Ces feuilles sont divisées jusqu'au milieu dans VA. rulgaris , très-fréquente dans certains pâturages, et jusqu'au pétiole dans VA. pentaphyüa.

ALCIUMIMER. bot. N. anc. du Néflier.

ALCHOR1SÉE. Alchornea. bot. G. de la fam. des Euphorbiacées , Monadelphie Octandrie, L. La seule esp. qui le constitue est unepl. diofque. Ses Heurs mâles ont un calice à trois ou cinq divisions, et huit étamines dont les filets sont réunis inférieurement ; les femelles ont un calice â trois ou cinq dents, un ovaire didyme, un style court, divisé en deux ou trois parties, autant de stigmates très-longs. La capsule est pisiforme, a deux ou trois coques monospermes , et se sépare en autant de valves. La seule esp. connue, Alchornea lalifùlia , Swartz, est originaire des hautes montagnes de la Jamaïque. C’est un Arbre de vingt pieds d'élévation environ; ses feuilles sont alternes, ses fleurs axillaires et terminales : les mâles en plus grande quantité, ramassées en groupes alternes ; les femelles dis|>o$ées en grappes. Le nombre ternaire des diverses parties de la fructification est celui qui se rencontre le plus rarement.

ALCIB1ADIUM oc ALCIBION. bot. S. de Vipérine.

ALCIDE. Aïeules, ms. G. de Coléoptères Tétrainères de la fam. des Rhynchophores, institué par Klug, qui le place entre les G. Lixe et Cryptorhynque; il diffère trèspeu de ce dernier et se compose d’esp. de Madagascar.

ALCINE. Alcina. bot. G. formé par Cavanilles pour une pl. mexicaine de la fain. des Corymbifères, et qu’il a nommée Alcina per folia la. Suivant Willdenow, elle est congénère du Wedelia, quoique son aigrette ne soit qu'à quatre dents.

ALCINOE. zoom. Ce nouveau G , de la fam. des Béroïdes, a été formé par Rang, pour un Acalèphe remarquable, trouvé à l'entrée de la baie de Itio de-Janeiro.

Los caractère! du G. sont : corps cylindrique, TcMical, gélatineux , transparent , muni de lobes natatoires verticaux, libres à la base et sur les côtés seulement , et de côtes ciliées dont une partie est cachée sous ces lobes; quatre bras, également ciliés, environnent l'ouverture. L’A. vermiculéc, seule esp. connue, a quatre pouces de longueur; son tissu est parcouru par des petits filets rougeâtres , qui simulent des vermisseaux.

ALCION. ois. y. Alctoss.

ALCIOPE. Alciopa. Aifirti. G. de la fam. des Dorsibranches , établi par Milne Edwards et Audouin , qui leur ont donné pour caractères : des tentacules en nombre pair aux côtés de la tête, et de plus quatre ou cinq petits en avant; trompe grande et garnie d'un cercle de très-courts tubercules charnus, ne montrant point de mâchoires; pieds présentant outre le tubercule qui porte les soies et les deux cirrhes foliacés ou branchies, deux tubercules branchiaux qui en occupent les bords supérieur et inférieur. Tel est VA. Reynaudii , de l’Océan atlantique. Il se pourrait que le prétendu Nais (soc. d’hiat. nat. de Copenh. V. fig. 15) appartienne à ce genre.

ALCK. ALK A oc ALKER. ois. S. de Pingouin.

ALCOOL. Produit de la fermentation à laquelle peuvent être soumises toutes les substances végétales, qui < contiennent du sucre ou de la matière sucrée. Les conditions indispensables pour établir la fermentation alcoolique sont : 1° la présence d'un ferment quelconque; 2° celle de l'Eau dans les proportions des quatre cinquièmes environ ; 3° une élévation de température de 20 ù 25 degrés. Cent parties de sucre, par exemple, mêlées à douze ou quinze parties de ferment frais, et délayées dans quatre cents parties d'Eau, ne tarderont pas à entrer en fermentation; de petites bulles d' Air se formeront à la surface du ferment, traverseront la masse du liquide , en entraluaut avec elles des atomes de ce ferment, et viendront crever au contact de l’Air, en y laissant une écume dont la couche s'épaissira insensiblement. La fermentation , très-vive dans les dix ou douze premières heures, se ralentira easuile, et sera totalement apaisée au bout de quelques jours. La liqueur se clarifiera , et on obtiendra par la distillation environ quatre-vingts parties d'Alcool. Il est très-probable que dans celle opération le ferment , qui est très-atide d'Alcool, rompt l'équilibre des principes constituants du sucre, s'empare de l'Oxygène, se transforme en Acide carbonique, tandis que l'Hydrogène et le Carbone, restés plus intimement combinés entre eux, constituent îe corps nouveau qui est l'Alcool. — On opère la fabrication en grand de l'Alcool en soumettant à un mode de fermentation , à peu prés semblable à celui qui vient d'élre décrit , le sucre naturellement contenu dans certains fruits à l’époque de leur maturation; alors le mélange d'Eau et de ferment est tout fait, l'on n'a plus besoin que du secours de la chaleur. — On fait aussi concourir à une opération semblable la fécule amilacée des graines céréales ou des racines tubéreuses. que l'on a précédemment convertie en matière sucrée par une germination forcée ou par la cuisson ; on forme le mélange avec le ferment et l'Eau, dont les proportions doivent être plus élevées que pour le

sucre; on l'abandonne & la fermentation, puis on distille.

L’Alcool est liquide, transparent, sapide, âcre, odorant, volatil; il entre en ébullition au cinquante-huitième degré de Réaumur; il s’enflamme très- facilement, et bride en produisant de l'Kait par la combinaison de son Hydrogène avec l’Oxygène de l’Air, et de l’Acide carbonique par une autre combinaison de son Carbone avec ce même Oxygène. Il dissout certaines substances acides ou salines, et en res|»ecte rigoureusement d'autres, ce qui en fait un bon réactif en chimie; il dissout aussi les matières résineuses, les baumes, les essences, etc.

L’Alcool obtenu du sucre et coupé d’environ moitié de son volume d'Eau porte le nom de Rhum ; celui obtenu du Raisin, également délayé, s'appelle L'au devie; celui que l'on lire du grain, et que l'on aromatise avec la baie de Genièvre, a conservé ce dernier nom; ceux obtenus du Riz, du Lait, etc., se nomment Rack, Koumiss , etc. A ces liqueurs, dont on fait un grand usage dans l'économie domestique , viennent se joindre les boissons journalières , qui, toutes , contiennent de l’Alcool uni à diverses matières extractives et aromatiques, et délayées dans une grande masse d’Eau ; tels sont le Vin. le Cidre, la Dière.

ALCORNOQt'E. bot. Ecorce que le commerce tire de de l’Amérique du sud , et qui parait être celle du Quercus suber (Liège) dans la jeunesse de l’arbre.

ALCCRIGI. ois. S. d'Alouetle Cochevis.

ALCYON. Alcyonium. ml. G. de la quatrième et dernière tribu des Polypiers, celle des Sarcoldes. Pallas est un des premiers naturalistes qui se soient occupés de l’étude des Alcyons; Bruguière a en partie traduit Pallas, et Rose a copié Bruguière. Ellis, Olivl, Forskahl, Muller, Schlosser, Gicrlner, Lamarck, De France, etc., ont fait d'excellentes observations sur ces Animaux ; celles du docteur Spix ne se rapportent en rien à ce que la nature nous présente. Desmarest et Le Sueur out étudié les Polypes de quelques espèces et les ont classés parmi des Ascidies agrégées. C'est à Savigny que l'on doit ce que nous savons de plus précis sur l'organisation des Alcyons; il les a considérés comme des Tétbyes composées, et les a divisés en plusieurs G. adoptes par Cuvier et Lamarck, etc. Ayant observé les Animaux de beaucoup d'autres Polypiers dans différents états, l*amouroux croit devoir les regarder comme très-voisins des Mollusques : ainsi les Polypes à Polypiers appartiennent tous à celle classe, ou bien ils forment un ordre particulier d'élres beaucoup plus compliqués, dans leur organisation , qu'on ne l'a cru jusqu'à ce jour; en attendant, il a réuni les Alcyons de Linné dans une division de la classe des Polypiers, celle des Sarcoïdes. Celle classe est composée de trois ordres ou fam. comprenant les G. établis par Pallas. Gærtner, Savigny, etc. Le G. Alcyon appartient au premier; il y place les Polypiers sarcoldes dont les Animaux n’ont pas encore été observés et dont la forme ou l'organisation n’ofFrent point de caractère saillant et tranché. A mesure que les naturalistes étudieront ces Polypiers, ils en décriront les Animaux; ils les placeront dans leurs G. respectifs, ou bien ils en feront de nouveaux. Maintenant le G. Alcyon ne peut être considéré que comme un

groupe prowsoire d’eires plus un inouïs différents . et peu ou point connus.

Les Alcyons varient dans leur forme encore plus que dans leur fraudeur : les auteurs ne font mention d'aucune espèce au - dessus d’un mètre de hauteur, tandis que la figure de ces êtres singuliers présente mille différences souvent impossibles à définir; quelquefois, dans la même espèce, les uns couvrent les productions marines d'une couche gélatineuse, épaisse tout au plus d’un millimètre, tandis que d'autres s'élèvent, se ramifient comme de petits Arbres, ou s'arrondissent en masses polymorphes , pédiccllées comme des Champignons; ils se trouvent rarement dans les lieux que les marées couvrent et découvrent deux fois par vingtquatre heures; on commence à les voir sur les rochers que les eaux n'abandonnenlque pendant quelques instants, à l'époque desSyzygies; ils deviennent plus nombreux dans les grandes profondeurs. C'est sous les rochers, à l'abri des courants et du choc des vagues, loin d’une lumière trop vive, que ces petits Animaux se plaisent; ils y établissent leurs nombreuses colonies , ils s’y multiplient à l’infini, et étalent leurs couleurs brillantes et transparentes que l'air ternit et fait disparaître souvent dans quelques minutes. Les Alcyons sont répandus dans toutes les mers, croissent dans toutes les profondeurs, et sous toutes les latitudes; nous les croyons beaucoup plus nombreux dans les pays chauds que dans les pays froids. On les trouve fossiles dans divers terrains , depuis ceux de transition, jusqu’à ceux d’atterrissement; ils y st) ut dans tous les étals, quelquefois même en si énorme quantité que certains auteurs regardent comme des Alcyons pétrifiés, les couches et les roguous de quartz des formations de craip : cependant le nombre des esp. décrites, soit vivantes, soit fossiles, est déjà très-considérable; il n’y en a pas moins de quatrevingts, non compris, il est vrai, celles qui appartieunenl aux différents G. que Savigny, Lamurck, etc., out établis à leurs dépens. Plus de vingt vivantes se trouvent dans les mers d'Europe, quinze environ sont fossiles dans nos terrains, et chaque jour l’on en découvre de nouvelles.

A. arborescent. Alçyonium arbore u m , Lamx. , liisl. Polyp., p. 555, U. 40 i. Il offre une tige arborescente, â rameaux obtus , couverts de cellules placées sur de gros mamelons. Plusieurs auteurs iudiqueul ce Polypier comme originaire des côtes de Norwège ; Kœlreuterl’a trouvé dans la Méditerranée, et Pallas dit qu'il en a vu de l'Océau indien. Nous doutons que ce soit la même espèce, malgré la ressemblance des descriptions.

A. crible. Alçyonium cribarium , Lamx , Hist. Polyp., p. 341, n. 474. — Ce Polypier, décrit pour la première fois par Laraarck qui en ignorait l'habitation, doit former un G. particulier; il sc trouve sur les côtes du Calvados, par huit brasses de profondeur et au delà; il se présente en masses demi-ovoides ou grossièrement sphériques, enveloppant des liuitres ou des galets, criblée d'oscules et de cellules, les premières deux ou trois fois plus larges que les secondes : il a quelquefois un pied de diamètre sur cinq à six pouces de hauteur; quoique peu irritable, ce Polypier est animé dans toute sa masse,

lorsqu’il sort des filets des pécheurs, sa couleur est un beaujaune-cilron,quise change, quelques heures après, en gris-cendré plus ou moins foncé. C’est un des Polypiers les plus rares et les plus singuliers de nos parages.

A. orange de rer. Alçyonium lyncurium, Lamx.. Hist. Polyp.. p. 55*, n. 47#. — Il est semblable à une petite Orange par la forme, la couleur et par les tubercules dont il est entièrement couvert; lorsqu'on le coupe transversalement , il parait formé d’une membrane épaisse d'environ une ligne et demie, percée de cellules polypifères. Au centre est un petit globule sur lequel s’appliquent des fibres, roides, simples et rayonnantes, et toute la masse est animée. Ce joli Polypier a été trouvé sur les côtes du Calvados.

A. plkxairëe. Alçyonium pleraureum, Lamx. , Gen. Polyp., p. 08, T. 70, flg. *,3. 4. Ce Polypier, semblable à uue Plexure sans axe, présente des rameaux obtus, très-aliougés, couverts de cellules arrondies, écartées et profondes, et composés d'une substance qui sc divise en petits corps velus et fusiformes ou aciculés. Sa couleur est un violet elair et vif. Il a été rapporté de la Havane. Il est très-voisin de la Gorgone llriarée d’Ellis et Solander.

A. concombre. Alçyonium cucumi forme r Lamx., Gen. Polyp., p. 08, T. 79, fig. 1. Espèce fossile; elle est semblable à un Concombre, cl couverte de pores épars, peu distincts, et n’est pas rare dans le terrain à Polypiers des environs de Caeti.

Les autres esp. les plus remarquables de ce G. sont ■ Alçyonium rubrum, Phalloïde», pyramidale, pulmonurium, alburncum , Manu» diaboli, Spectrum , purpureum , bolet us, farolum. Giga», infundibulum. etc.

ALCYON. Alcedo. ois. S. de Martin-pêcheur.

ALCYONÉES. Alcyoneœ. pol. Ordre de la division des Polypiers sarcoldes, qui renferme les G. Alcyon, Lobulaire, Aramothée, Xénie, Anthélie. Palylhoé, Aie yonidie, Alcyonelle, Hallirhoé. Les Polypes de ces Polypiers sont peu ou point connus; ils ont huit tentacules ou davantage, souvent pectines et presque toujours garnis de papilles de deux sortes : leur contractilité varie dans les G., les esp. et inéme dans les individus, suivant l'Age, la saison, l'exposition à l’air, etc. Le caractère tiré de cette faculté ne doit être employé que lorsque tous les autres viennent à manquer, et pour des êtres que l'on n’a pu longtemps observer, et dans différents états.

ALCYONELLE. Alcyonella. roi. G. de Polypiers, de l'ordre des Alcyonées dans la division des Polypiers sarcoldes. C'est une masse encroûtante, é|>aisse, convexe et irrégulière, composée d'une seule sorte de substance, formée par l'aggrégalion de tubes verticaux, ouverts à leur sommet ; elle est couverte de Pol. allongés, cyliudriques, offrant à leur extrémité supérieure quinze à vingt Leutarules droits, disposé* autour de la bouche en un cercle incomplet d'un côté. Ce G. ne renferme encore qu'uue seule espèce.

A. des Etangs. Alcyonella stagnorum, Lamx.. Gen. p. 71, Tab. 70, fig. 5, 0, 7, 8. Bruguière et Bosc l'ont trouvée dans les étangs et les fontaines des environs de Paris, princi|)a!emcnl à Bagnolcl. Fixée sur les pl.

aquatiques, comme plusieurs Alcyons sur les Thalassiophytes.elle ressemble â ceux-ci partant de rapports, que nous avons cru devoir placer ce singulier Polypier dans l’ordre des Alcyonées, et non à côté des Éponges d’eau douce, ainsi que l'avait fait Laraarck.

ALCYONIDIK. Alcyonidium. fol. G. de l’ordre des Alcyonées dans la division des Polypiers sarcoïdes, présentant une masse arrondie, lobée, allongée, encroûtante, quelquefois pédiculée et rameuse, polypifèresur toute sa surface; les Polypes, armés de douze tentacules égaux, longs et filiformes, sont transparents, à corps infundibulaire, avec le bord échancré. Ce G. ne renferme encore qu'un très-petit nombre d’esp. classées tantôt entre les Varecs, tantôt entre les llves, tantôt enfin entre les Éponges par les anciens auteurs; Muller en a le premier découvert les Animaux ; ils sont trèsdifficiles à apercevoir, mais leur forme ne laisse aucun doute sur la classification de ces productions singulières que nous avions d'abord considérées comme un G. particulier de la classe des llydrophytes; il faut maintenant décomposer ce G., renvoyer aux Dumotilies les A. rerviiculatum , fit ci co la, etc., et ne conserver dans le G. Alcyonidie que lesesp. suivantes :

A. Nostocb. A. Aostoch. Semblable au Nostocb commun par la forme extérieure, mais entièrement différente par son organisation ; elle se trouve sur les rochers des côtes de Bretagne et de Normandie qui ne se découvrent que dans les grandes marées.

A. bu.lLe. A. bul/atum. Elle diffère de la précédente en ce qu'elle n’est jamais solide, et qu'elle est toujours parasite sur les pl. marines.

A.cÊLvrnvsusE. A .gelatinosum, Lamx.,Gen. Polyp., p 71, Gcn. Thaï. Tab. 7, fig. 4. C’est un Polypier irrégulièrement raineux et polymorphe, épais, à ramifications obtuses, se fixant sur les sables solides et sur les rochers par un empâtement d’où s’élève un pédicule court et cylindrique, delà grosseur environ d’une plume de Corbeau. Quelquefois ce Polypier forme une petite masse presque globuleuse; d’autres fois il s’élève à un pied de hauteur. Cette masse, quoique animée, ne donne aucun signe d'irritabilité; les Polypes mêmes n'ont que peu de mouvement, et sont d’une lenteur extrême. Ce Polypier est phosphorescent à certaines époques de l’année, et ne se trouve jamais que dans les filets des pêcheurs.

Enfin, les A. diaphanum et flaeescen* que Lyngbye regarde à toit comme deux Hydrophytes.

ALLYOMDION. FOL. r. AlCYOSIBIF.ES.

ALCYONll i:s. roi. Les naturalistes ont donné ce nom ît beaucoup de Fossiles, principalement à ceux des différents G. qui composent la division des Polypiers sarcoïdes. Le nombre des Alcyonites décrites et figurées est très-peu considérable, ou égard à celui des esp. que l’on découvre chaque jour et que l’on ne sait comment caractériser.

ALCYONS. Alcyoncs. ois. Septième ordre de la Méthode ornithologique de Temminck. Caractères : bec médiocre ou long, pointu, presque quadrangulaire. peu arqué ou droit; pieds à tarse très-court; trois doigts devant réunis, un derrière. Cet ordre comprend les G. Guêpier, Martin-Pêcheur et Martin -Chasseur. Le* Al-

cyon* volent avec une grande rapidité; leurs mouvements sont prompt* et brusques ; ils ne peuvent ni marcher ni grimper; ils saisissent leur nourriture eu plein vol, souvent à fleur d’eau, après l'avoir guettée avec une patience extrême. Ils nichent dans des trous pratiqués en terre, le long des rives. La mue n’a lieu qu'une fois l'année ; le plumage des sexes et des âges diffère peu.

Le nom d'Alcyon a aussi été donné plus particulièrement au Martin-Pécbeur d'Europe, à la Frégate, au Paille-cn-Quetie et à certains Petrels, ou autres Oiseaux de rivage et de la haute mer, que n'épouvanlcnl point les tempêtes, par allusion à la fable qui métamorphosa en Oiseau l'épouse infortunée de Ceyx. On ignore absolument ce qu'était l’Alcyon vocal d’Aristote et des anciens.

ALDF.A. rot. Ruiz et Pavon ont nommé ainsi et figuré, tab. 1 14 de leur Flore Péruvienne, une pl. à laquelle ils assignent pour caractères -. un calice infère, à cinq divisions profondes, linéaires, dressées; une corolle monopétale. cainpnnulée, quinquéfide. de lu longueur du calice; cinq étamines, dont les filets tubulés cl velus sont deux fois longs comme la corolle, à la base de laquelle ils s'insèrent; un style filiforme, bifide; une capsule libre, ovoïde, uniloculaire, s’ouvraul en deux valves, contenant deux graines et environnée par le calice persistant. La seule esp. connu e, A.pinnata, est une hcrlie qui croit au Pérou et au Chili. Ses feuilles sont simple* supérieurement, puînées plus lias ; ses fleurs sont disposées en épis, sur un seul côté des pédoncules, dichotoines et contournées en crosse. L’Aldea , placé dans la famille des Borraginées entre les G. i/ydrophyllum et Phacelia , n'est-il pas congénère du premier ou du second, comme le pense Hohert Brown?

ALDINA. bot. Adanson a fait sous ce uotn un G. de VAsjtalatlius /Chenus. Arbre de la Jamaïque, connu sous celui d’Ebony et figuré par Brown, 1. 51. fig. 2, de l'Hist. de la Jamaïque. II a été réuni par Swartz à YAmerimnon. Ce nom d’Aldina avait encore été donné par Scopoli au Yadakoki de Rhéede { llort . tuai. 9, tab. 42). qu'on a reconnu plus tard pour Une esp. de Carmantine.

ALDROYANDIE. Aldrorandia. bot. G. de la fam. des Droséracées, de DeCandolle, Pentandrie Pentagynie, L., qui a beaucoup d’affinité avec les Rossolis, tant sous le rapport de son habitus que par ses caractères essentiels t'nc seule esp. le constitue, c’est VA. resiculosa , L. ; petite pl. qui nage dans l'eau et se soutient à sa surface au moyen de ses feuilles verticilléos, cilicées, renflées et comme vésiculeuses. Ses fleurs sont axillaires, solitaires, très-petites ; elles offrent un calice â cinq divisions profondes. une corolle de cinq pétales et aulant d'étamines. L’ovaire e*l libre, couronné par cinq styles et cinq stigmates. Le fruit est une capsule uniloculaire, ^ renfermant dix graines attachées à ses parois, et s'ouvrant en cinq valves. L’Aldrovandie croit en Provence, et en Italie, où on la trouve assez fréquemment.

ALEBRENNE ou ALF.BtU NE. reft. S. vul. de Sala mandre.

ALECTIIÉLIE. Alecthelia. ois. G. de l'ordre des Alectoridrs, établi par Lesson. pour un Oiseau décou-

vert, par lui, à nie de Guebé, dans «on voyage autour du inonde. Caractères : bec petit, comprimé, pointu; mandibule supérieure prolongée, l'inférieure un peu renflée et plus courte; télé entièrement garnie de plumes ; rectrires nulle* ; plumes du corps à barbes lâches et ciliées.

A. de DmviLLE. A. Urvillii. Les*. Parties supérieures d’un brun très-foncé, les inférieures d’une nuace plus claire; gorge et ventre d’un hnin-roussâtre ; poitrine cendrée; rémiges et tectrices alaires d’un brunnoirâtre. marquées de quelques zigzags peu prononcés et d’un roux sale ; lectrices remplacées par des plumes très-lâches; un épais faisceau de plumes allongées sur l'occiput. Bec et pieds grisâtres; iris rouge. Taille cinq pouces et un tiers.

ALECTISCAK. iax. V . Phoque de Muli.eb.

ALKCTO. ois. Lesson a institué ce G. pour un Oiseau que Tcmm. a placé parmi les Tisserins. 11 lui donne pour caractères : bec plus court que la tête, très-épais, très-massif, quadrilatère à sa base, comprimé sur les eûtes, conique; mandibule supérieure voûtée, à arête convexe, détachée par une rainure, et ayant à sa base une sorte de casque qui entame les plumes du front, de forme conique; narines petites, latérales, nues, percées dans la rainure des côtés; ailes dépassant à peine le croupion ; queue longue, ample, presque égale ou peu arrondie; tarses moyens, courts, robustes et fortement scutellés. O G. ne se compose que d’une esp., le Tisserin aleclo de Teimninck, et le mâle offre cette particularité très remarquable, d'avoir une verge longue de quatre à six lignes, et de l'introduire dans le cloaque de là femelle. Il y a donc chez l'alecto plus que simple contact dans l'acte de la fécondation. Cet oiseau habite Galam.

ALECTO. bept. Sous-G. établi par Wagler dans la fnm. des Serpents aquatiques que l'on désigne plus vulgairement sous le nom de Fausses Vipères.

ALECTO. pol. G. de Polypiers fossiles, de l’ordre des Cellariécs. Caractères : filiforme, rameux, articulé, formé par des cellules situées les unes à la suite des autres, d’un diamètre presque égal dans toute leur longueur, avec une ouverture un peu saillante, placée près de l’extrémité de la cellule et sur sa surface supérieure; il est adhérent par toute sa surface inférieure. Lamouroux a donné le nom d'Aleclo à ce G. parce que celui que le docteur Learh avait établi, sous celle dénomination et aux dépens des Astéries, n'a été adopté ni par Lamark, ni par Cuv. Il n'est encore composé que d'une seule esp. que l'on trouve sur les Téréhratules et sur les Polypiers fossiles des environs de Caen.

A. Dir.HOTOKR. A. dirhotoma , Lamx., Gen. Polyp. p. 84, tab. 81, fig. 12, 13, 14. Rameaux constamment dichotomes.

ALECTON. ms. G. de Coléoptères pentamères de la fam. des Serricornes, institué par Delaporte qui lui assigne pour caractères : antennes courtes, épaisses, fusiformes, de 12 articles, insérées entre les yeux; tête cachée sous le corselet qui est tronqué en arrière, avancé, et formant un angle en avant ; écusson presque triangulaire; élytres ovales, un peu élargies, presque planes; pattes moyennes. L'A. Discoïde, seule esp. con-

nue , est long de quatre à cinq lignes, jaunâtre avec l’extrémité des antennes et les élytres noires; une partie du bord de ces dernières est jaune. Cet Insecte a été apporté de Cuba.

ALECTOR. ois. S. de Coq. On a aussi donné ce nom nu Hocco de la Guiane, dont Cuv. a fait une subdivision des Gallinacées.

ALECTOR1DES. Afectoridcs. OIS. Onzième ordre de la Méthode ornithologique de Temminck. Caractères : bec plus court que la tète ou de la même longueur, robuste, fort, dur; mandibule supérieure courbée, convexe, voûtée, souvent crochue à la pointe; pieds à tarse long, grêle; trois doigts devant, un derrière; celui-ci articulé plus haut sur le tarse. Cet ordre comprend. 1° les G. Agami et Cariama, dont les esp. habitent les déserts, où elles sont continuellement à la poursuite des Lézards et autres Reptiles; 2° les G. Glaréolc, Kamichi et Cha varia, composés d'esp. que l’on trouve dans les marécages et sur les bords des rivières, occupées à la recherche de Vers, de Larves, d’insectes aquatiques et de petits Poissons; quelques-unes en font une assez grande consommation.

ALECTORIE. Alecforia. bot. Achar a donné ce nom à un G. de Cryptogames qu'il avait d'alwrd réuni aux Parmélies. et que Hoffman et DeCandolle avaient placé parmi les l'snées. Sa tige est très-rameuse, cylindrique, à divisions souvent presque capillaires, cartilagineuses. Les sculelles sont sessiles (ce qui distingue ce G. des L'snées, des Corniculaircs et des Ramalines), arrondies, d’abord creuses, ensuite convexes, placées latéralement sur les rameaux, de même nature qu’eux et sans rebord particulier. On connaît huit ou dix esp. de ces Lichens, qui toutes croissent sur les branches des Arbres, d’où leurs tiges longues et flexibles pendent comme des sortes de Stalactites. Lne d’elles, la plus remarquable et la plus commune, est I ' Alectoria jubata, qui couvre quelquefois presque entièrement les branches des vieux Arbres et surtout des Sapins, en leur donnant un aspect tout particulier.

ALECTOROLOPHE. Alectorolophus. bot. G. établi par Haller aux dépens des Rhinanthes, adopté par Allioni et par quelques autres botanistes, et dont la Cocriste glabre, lihinanthus Crista-GaUi, L., est le lype. V . Ruixaxtiie.

ALECTRB. Alectra. bot. G. établi par Thunberg dans sa quatrième Dissertation académique. Le calice offre deux lèvres : lobes, la supérieure à deux et l’inférieure à trois; la corolle est plus longue que le calice, campanulée; son tube, inséré sous l’ovaire, évasé insensiblement et terminé supérieurement par cinq divisions ouvertes et obtuses, soutient quatre étamines presque didynaines. dont 1rs filets sont velus et les anthères didymes. Ln seul style filiforme porte un seul stigmate recourbé et strié sur les côtés. Le fruit est une capsule glabre, à deux loges, contenant deux graines, et s’ouvrant en deux valves. On voit donc que ce G. doit être placé parmi les Monopétalcs â insertion hypogyne; mais on n’a pas déterminé sa fam. La seule esp. connue. VAlectra capensùfy est une pl. annuelle, à feuilles alternes, â fleurs en épis terminaux, offrant, suivant l'auteur, le port des Orohanches.

ALECTRIDES. ois. Trentième fam. de Tordre des Sylvain», dans la Méthode ornithologique de Vieillot, dont les caractères généraux consistent dans un bec grêle et un peu voûté dont la mandibule supérieure couvre les bords de l'inférieure; dans la nudité des joues et de la gorge, qui quelquefois est caronculée, et dans la membrane qui réunit à leur base les doigts antérieur*. Elle est composée du seul G. Pénélope. Cuv., dans son Tableau de la classificaliou des Oiseaux, qui est joint au tome I de son Anatomie comparée, a étendu la dénomination d'Alectrides aux Gallinacés dont les ailes sont propres au vol.

ALECTBIMORPHES. ois. Ranzani a donné ce nom à une fam. d'Oiseaux grimpeurs qui, par la forme de leur corps, <nnt une grande ressemblance avec une poule.

AI.ECTRION. Alcctrion. üoll. G. formé par Mont* fort (Concliyl. t. ir, p. 507). pour le Buccinum papillosum , L., mais qui n'a point été généralement adopté.

ALECTRION. bot. G. établi par Gærtner, dans la fam. des Saponacées, sur une baie dégagée de calice, globuleuse, coriace, garnie supérieurement d'une crête marginale, ne contenant qu'une graine sphérique, entourée de la moitié d'une arille; la radicule de l'embryon, dépourvue de |>érispermc est recourWe sur le* lobes contournés en spirale. On voit par ces caractères que le G. Alcctrion n'est pas encore irrévocablement institué.

ALECTRURl'S. ois. /'. Gallitb.

ALEGRIE. Aleyria. bot. G. de la fam. des Tiliacées, Polyandrie Monogynie, L., établi par De Candolle, pour une plante récemment apportée du Mexique, A. candida. Caractères : calice à cinq sépales; cinq pétales planes, un peu ovales; étamines nombreuses, à filaments libres ou faiblement accolés à leur base; anthères presque rondes ; un grand nombre de fileta stériles entre les étamines et les pétales; un ovaire ovale; un style; cipq stigmates un peu arrondis et rapprochés; une capsule A cinq angles, A cinq valves, et à cinq loges polyspermes.

AI.ENR0r.il. ois. S. de petite Mouette cendrée.

ALÊNE, roi», y. Raies prophekext dites.

Al.ÊOLliARE. Aleochara. ms. G. de Coléoptères pentamères, établi par Gravenhorsl et placé par Latreille dans la grande fam. des Brachélytres. Caractères : antennes insérées A nu entre les yeux, et près de leur bord intérieur : les trois premiers articles sensiblement plus longs que les suivants; ceux-ci perfoliét, le dernier allongé et conique ; palpes terminés en alêne ; les maxillaires avancés, avec l'avant-dernicr article grand, et le dernier très petit ; corselet presque ovale ou en carré arrondi aux angles. Graveiiborst, dans son premier travail (Coleoplera micropie ra , Brunsricensia, 1802) avait rangé dans le G. Aléochare plusieurs esp. qu'il en a distinguées depuis (Monoy raphia Coleopterorum micropterorum , Gottingœ, 1800) sous le nom de Loinéehuse. Latreille. en adoptant ces deux G., n'applique ni à l’un ni A l’autre les mêmes caractères. il rapporte aux Aléochares les trois premières fam. ainsi que la sixième de Gravenhorsl; mais la quatrième et In cinquième sont réunies, par lui, aux Loméchuses qu'il caractérise aussi différemment.

Les Aléochares appartiennent A la troisième section de la fam. des Brachélytres, celle des Aplatis, dont les espèces ont la tête entièrement découverte, le labre entier, les palpes maxillaires beaucoup plus courts que la tête, avec le quatrième article distinct; le premier de ces caractères empêche de les confondre avec les esp. du G. Lomécbuse. qui. suivant Latreille, ont toutes la tête enfoncée postérieurement, jusque près des yeux, dans le corselet; les Aléochares se distinguent aussi des Oxylèles, des Omalies, des Proteines et des Leslèves, par l'insertion de leurs antennes. Ces insectes sont fort agiles et se rencontrent ordinairement sous les pierres, et dans les bolets plus ou moins putréfiés. Les esp. connues jusqu’à présent sont assez nombreuses; on remarque parmi elles Ta. cannelée, A. canalicutala , Grav. Panz. Faun. Jnsect. Germ. Fasc . 27, t. 13; les Staphylini bipustulatus , impress us, bolet i, minutas, colla ris, socialis, etc., etc.

ALEPE. Alepus. xoll. G. établi par Rang, dans la fam. des Analifes et qu'il caractérise par un manteau particulier, cartilagineux, qui ne contient aucune pièce testacée. Du reste, c es Mollusques ont, comme tous ceux de cette fam., six paires de cirrhes de chaque côté, des branchies appeudiculées en pyramides alongées, adhérentes à la base extérieure des cirrhes.

ALÉP1DE. Alepidea. bot. G. nonveau, établi dans la fam. des Ombellifères par Delaroche; il comprend VAsIranlia cil ia ris de Linné fils ou Jasionc cape nsi s de Bergius. Ce G., très rapproché du Panicaut, avec lequel on peut le réunir, s'en distingue seulement par ses fleurs nues, entièrement privées d'écailles A leur base.

ALEPIDOPE. Alepidopus. rois. G. de la fam. des TcPnioIdes, de l'ordre des Acanthoptérygiens, établi par Loue, sous les caractères suivants : tète comprimée, prolongée en avant; ouverture de la bouche fort grande, s'étendant jusque près des yeux; mâchoires pointues, garnies d'une rangée de dents fortes, tournées en arrière avec quelques-unes d’entre elles plus longues; corps allongé, aminci, avec la tète entièrement nue; deux nageoires dorsales : la première haute, s'étendant de la nuque jusqu'au dos; la seconde petite, trigone et adipeuse; nageoires ventrales médiocres; les anales petites et plus élevées antérieurement; la caudale grande et fourchue. La membrane branchioslège A six ou sept rayons. La seule esp. connue, A. ferox, .habite ia mer Atlantique; on la trouve très-rarement dans les eaux de Madère.

ALÉPIDOTE. rois. C’est-à-dire, dont la peau est dépourvue d'écailles. Les ichtbyologistes ont employé quelquefois ce mot pour désigner des Poissons à peau nue; il a été donné, comme spécifique, à un Rhoinbe de Lacé|>ède, Chetodon alepidotus , L.

ALÉPOCÉPHALE. Alepocephala. pois. Genre de la deuxième fam. des Malacoptérygiens ou des Ésoces.Son caractère consiste dans l'absence de la nageoire adipeuse; dans un corps couvert de larges écailles; une tête nue; une bouche petite, garnie de fiues dents en velours; un œil Irès-grand et huit rayons aux ouïes. On ne connaît qu’un seul Alépocéphale, A. rosi rut us , Ris.su. 2*éd. f. 27. 11 se trouve dans les profondeurs de la Méditerranée.

UH

ALEPYRON. Alepyrum. bot. Dans «on Prodome dc« pl. de la Nouvelle-Hollande, R. Brown a établi sous ce nom un G. nouveau dans la fam. des Restiacécs; il est ainsi caractérisé : spathe bivalve, renfermant une seule ou quelquefois plusieurs fleur», qui consistent seulement dans une étamine dont l'anthére est simple; dans plusieurs pistil» unilatéraux, attachés à un axe commun, qui se changent eu autant de petits fruits s’ouvrant longitudinalement. Les trois esp. rapportées à ce G. viennent de la Nouvelle-Hollande; ce sont de petites pl. qui ont la plus grande analogie avec le genre Desvauxie, établi aussi par ce botaniste; elles ne s’en distinguent que par des fleurs sans écailles glumacécs, cl par des spalhes souvent unillores.

ALÊRION. ois. S. vulg. de Martinet noir.

ALfcTES. mis. y. Taxas.

ALETRIS. bot. G. de la fam. des Asphodélées, Hexandrie Monogynie. L., institué par Linné et dont les esp. ont été partagées par les auteurs modernes en quatre G., qui sont : Aletris proprement dit, UeHhciniia , Tritoma et Sanse viera. On n'a laissé dans le G. Aletris que les esp. qui présentent un calice inonosépale, coloré, infundibulaire , ridé; six étamines attachées à la base des six divisions du limbe calicinal; un style terminé par un stigmate triflde; une capsule Irigonc, à trois loges polyspermes. Deux esp. seulement appartiennent à ce G., ainsi restreint, savoir, VA. aurea , P. H., et VA. farinosa , L. Ces deux pl. sont vivaces; leurs racines sont composées d'un faisceau de fibres simples. Leurs fleurs forment un épi dense, à la partie supérieure de la hampe. Elles sont originaires de l’Amérique septentrionale. et se cultivent en pleine terre.

ALETRIE. Aleuria. bot. Fries a donné ce nom à une section du G. Pézize, que Persoon avait désignée sous celui d'ffeitelloidëœ. Toutes les esp. de celte division sont grandes, charnues, très-fragiles, et ont leur surface interne couverte d’une poussière glauque. La plupart croissent sur la terre, dans les bois ; quelques-unes poussent sur les troncs d'Arbres.

ALEL’ItlSMA. bot. G. établi par Link, qui lui donne les caractères suivants : thallus composé de fllaments rameux, cloisonnés, entre-croisés; sporules éparses, petites et globuleuses. Ces petits Champignons ressemblent, au premier aspect, à la base encore non développée de quelques Bolets, mais la présence des sporules prouve que ce sont des Champignons parfaits; le thallus est formé de filaments entre-croisés, assez solides et comme feutrés. Link en a fait connaître sept esp. qui croissent sur les branches mortes, sur les autres Champignons, et sur les fruits en décomposition. Divers auteurs ont depuis ajouté encore quelques esp. à celles de Link.

ALF.IRI T 01 ALEl RITES, dot. y. U vxc.oi i.ier.

ALEUTÈRE. pois. Sous-genre de Balistes, établi par Cuvier.

ALEVO, ELVO, d’où Alvies. bot. Syn. de Pin cembro.

ALEYRODE. Alcyrode ». ms. G. de l’ordre des Hémiptères, établi par Latreille, et qui. antérieurement, sc trouvait rangé parmi les Lépidoptères. Il appartient aujourd’hui û la fam. des Aphidiens, et se reconnaît aux caractères suivants : bec très-distinct; tarses terminés par deux crochets; élytres et ailes en toit, de la inéine

grandeur, et n'étant pas linéaires; antennes courtcs.de six articles; yeux échancrés. La seule esp. qui compose ce G. est PA. de P Éclaire, A. (helidonii , Latr., Tinea Protclelldy L. Phalène culiciforme de P Éclaire, Geoff. Elle est à pi' me longue d'une ligne, son cor|>s est d'un rouge jaunâtre, recouvert d’une poussière blanche; ses ailes sont presque ovales et farineuses. On remarque vers leur milieu une nervure principale formant saillie, et un petit point de couleur cendrée ; les yeux sont noirs et divisés par un trait blanchâtre formé par la même poudre qui recouvre tout le corps. Iléaumur regardait cet Insecte comine une Phalène; il nous a fait connaître dans le 7e Mémoire du T. il de scs Observations, plusieurs particularités assez intéressantes. Latreille, dans un Mémoire faisant partie du Magasin encyclopédique. a beaucoup ajouté à nos connaissances sur celte esp. ; il a surtout déterminé, d’une manière très-précise, et en puisant ses preuves dans l'organisation et les mœurs, qu'elle appartient à l'ordre des Hémiptères, et qu'elle avoisine les Psytles et les Pucerons. Sa trompe, suivant Kéaiimur, diffère essentiellement de celle des Papillons, dont elle s'éloigne encore par ses antennes et la poussière de scs ailes. Ses habitudes sont aussi très-singulières. Elle subit toutes ses métamorphoses, s'accouple et sc reproduit presque â la même place où elle a pris naissance. A l'étal parfait, cet losecle pompe au moyen de son bec le suc des feuilles de F Éclaire. Les mâles recherchent les femelles, et celles-ci pondent, sur les feuilles dont elles se sont nourries, des œufs oblongs, blancs et lisses, disposés circulaireineut. Réaumur n'en a jamais compté plus de quatorze; mais Latreille porte leur nombre â trente. Après huit jours environ, la larve éclot; elle est si petite qu'on n’aperçoit scs pattes qu'avec une forte loupe. Elle est aplatie, ovale, transparente, ne grossit pas sensiblement, cl parait toujours immobile. Cependant, huit jours après sa naissance, on remarque quelque» changements; son corps d'ovale qu'il était devient triangulaire; un des bouts s'allonge et se termine eu une pointe fine, tandis que l’autre s’arrondit davantage. Quelques jours plus tard, cette forme change encore, et l'Animal en acquiert une semblable à celle qu'il avait d’abord, sauf le volume qui est plus considérable. Sous cette dernière forme, l'Insecte est réellement chrysalide. Latreille, dans un rapjmrl fait à l’Académie des Sciences, séance du 13 août 1821, dit qu'avant de passer à cet étal, les larves se renferment dans une coque, dont il serait d’autant plus curieux de bien étudier l'origine, qu'elles semblent dépourvues de filières. Une liqueur visqueuse la fait alors adhérer à la feuille, et forme une frange à chaque bout de son corps. Réaumur ne parle pas de ce | fait ; mais il a vu les Nymphes devenir Insectes parfaits, quatre jours après leur transformation. Leur peau, dans cette circonslance.se fend sur le dos, comme cela a lieu chez beaucoup d'autres Insectes. Les Aleyrodes se rencontrent en grande quantité, à toutes les époques de l’année, sur les feuilles de l'Éclaire. On en trouve aussi sur celles des Choux et des Chênes, mais en plus petit nombre.

ALFEREZ de JAVA. rois. S. de Chœtodon cornu.

ALFONSIA. bot. G. établi par Kunth, dans la fam. des

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Palmiers; caractères : fleurs monoïques ; calice à six divisions profondes, presque égales, dont trois intérieures et trois extérieures; six étamines à filets réunis à la hase; ovaire simple; trois styles; drupe ovoïde, fibreuse et monosperme. VA. oleifera, la seule esp. connue, est originaire de l’Amérique mér. ; Humboldt et Ronpland Pont trouvée sauvage dans la Nouvelle-Grenade, sur les bords de Rio-Sinu. où elle porte le nom de Corozo. C’est un petit Palmier dont le tronc, à peine haut de quatre à six pieds, est couronné d’une touffe de feuilles pennées. I.es fleurs mâles et femelles se trouvent sur des spadices distincts du même individu, elles sont sessiles et plongées dans la substance des rameaux du spadice. Les fruits de ce Palmier fournissent le fameux Manteca del Corozo, espèce d'huile que l’on brille dans les églises et les maisons particulières. Il est probable que le Corozo de Carlbagène, dont Jacquin {S. A. 282) ne donne que des notions très-incomplètes, est la même pt. que P Alfonsia oleifera. Rob. Brown s’est refusé d’adopter ce nouveau genre qu’il croit être le même que l’F.laïs de Linné et de Jacquin. Il soupçonne même que Y Alfonsia oleifera pourrait être Vidais guinéen sis ; mais le nombre des divisions du calice est de 6 dans l'Alfonsia, de 12 dans l'Elals; PAIfonsia est indigène de l’Amérique, il y croit sauvage et sans culture, au lieu que l'Elaïs se trouve partout, hors de l’Afrique, seulement cultivé. Du reste, si le Corozo de Jacquin est la même pl. que le Corozo du Rio-Sinu, il en résulterait pour les deux G. une autre différence essentielle, et dont Brown parait faire grand cas. Jacquin, en décrivant le fruit de son Corozo, dit que les trous se trouvent â la base de la Noix; Brown, au contraire, les a vus terminaux dans l'Elaïs, observation qui mérite la plus grande confiance quoiqu'elle soit en opposition avec la description et la figure de Gærtner ( Fruct . et Sent. 1, p. 17, T. 6, fig. 2).

ALFRËDIE. Alfrcdia. bot. Sous ce nom, Cassini a proposé d’établir un G. nouveau avec le Cnicus cernuus, L. Cette belle pl., originaire de la Sibérie, qui appartient à la fam. des Carduacées. Syngénésie Polygamie égale, a d’abord été placée dans le G. Cnicus par Linné, et par Gærtner, Meench et I)e Candolle dans le G. Silybium de Vaillant. Le G. Alfretlia diffère du Cnicus par ses aigrettes doubles, du Silybium par les filets de ses étamines, qui sont libres et glabres, enfin par la forme de la corolle.

ALGARDA1GNE oc ALGARDA10NE. Ois. N. vulg. de l’Hirondelle de fenêtres.

ALGAROVA oc ALGOROBA. bot. S. vulg. de Caroubier; on donne aussi ce nom â quelques Acacies dont les gousses sont, comme les fruits du Caroubier, une nourriture fort saine pour les bestiaux.

ALGATROS. ois. r. Ai bxtros.

ALGAZELLE. nam. S. d’Antilope Gazelle.

ALGIRE. reft. Esp. du G. Scinque.

ALGOROBA. bot. K. Algarova.

ALGUE, ALGUES, bot. Un grand nombre d’êtres sont confondu» sous le nom général d’Algue ou d’Algues. Tournefort, le père de la botanique française, est le premier qui ait réuni sous cette dénomination des objets auxquels il trouvait quelque air de ressemblance; il en

avait formé une section de sa 17* classe : des pl. et des Polypiers la composaient. Linné a donné le nom d’Algues au 5° ordre de sa Cryptogamie, après en avoir ôté toutes les productions animales. Jussieu a restreint le nombre des Algues de Linné; mais cet ordre renfermait encore, dans le Généra de cet auteur, des pl. trop différentes les unes des autres, et qui doivent former des fam. dans une nouvelle édition de son excellent ouvrage; de sorte que l’on se demande encore à quel groupe de Végétaux on doit proprement conserver le nom d’Algues; maintenant l’on dit la fam. des Hydrophytes ou Thaiassiophytes , les Conferres, les Lichens, les Hépatiques , etc. Le mot Algue doit donc probablement disparaître des ouvrages de botanique, et ne sera plus appliqué qu'à ces débris rejetés par la mer, roulés par les vagues, et dont la bande variable indique la force des tempêtes et la hauteur croissante et décroissante des marées. De pareils débris sont un excellent engrais, qui doit intéresser beaucoup plus l'agriculteur riverain que le botaniste. On les apprécie principalement depuis quelques années pour la culture, et de nos jours l’on ne dirait plus de ces débris ce que l'em|>erctir Julien écrivait à un de ses amis, en le félicitant d'habiter les belles plaines de l'Italie : ■ Là, vous n'éles point au milieu de l'Algue et de ces pl. auxquelles on ne daigne pas même donner de uotn , aussi désagréables à l'odorat qu'à la vue, dont la mer couvre ses bords. »

ALGUE DES VITRIERS, bot. S. vulg. de Zoslère.

ALGUES SUBMERGÉES, bot. O nom a été employé par Corréa de Serra et par quelques autres botanistes, pour désigner les pl. de la fam. des Hydrophytes.

ALGYRE. Algyra. rept. G. de la fam. des Sauriens, institué par Cuvier, qui lui donne pour caractères : fond du palais armé de deux rangées de dents; dos et queue couverts d'écailles carénées; point de collier; écailles du ventre lisses et imbriquées. Des pores aux cuisses. Les espèces indiquées par Cuvier, appartiennent à l’Amérique du sud.

ALHAGE oc ALHAG1. bot. G. de la fam. des Légumineuses. Décand. Mon. Ce mot, anciennement employé par Rauw'olf, a été pris par Tournefort comme dénomination d’un G. qui plus tard a été réuni aux Sainfoins; mais De Candolle et Delille, en retravaillant successivement ce dernier G., ont jugé indispensable derélablir VAlhagi.Ce fut aussi le sentiment de D. Don, qui donna à ce G. le nom de Manna, auquel il est de toute justice de préférer celui qu’il porta primitivement. Les principaux caractères sont un calice campanule à cinq dents; une corolle papilionacée dont l’étendard large recouvre les autres pétales plus courts que lui; la carène, égale aux ailes, s’arrondit au sommet; des étamines diadelphcs; un légume uniloculaire, bosselé, ne contenant que peu de graines. L’esp. principale, nommée par les Arabes Agoul , Agal , ou Algul, est un buisson épineux qui exsude un suc blanc, concret, d’une saveur sucrée, jouissant en un mot de toutes les propriétés de la manne des officines. C’est suivant toutes les probabilités, la manne que les Hébreux recueillirent dans le désert, car il ne faut pas prendre à la lettre la signification du texte sacré, qui dit que cette manne couvrait

la terre; par ce dernier mot on doit entendre les buissons rabougris qui se trouvaient abondamment à la surface du sol. La manne de VAUuuji est appelée par les Arabes et les Persans Trunscbibia , Trungibiu et Tereniabia. Niebur ( Do script, arab . p. 12) dit que dans les grandes villes de la Perse, on ne sc sert que de celle manne au lieu de sucre pour les pâtisseries et autres mets. A celle première esp.. De Candolle .ajoute VA. camvlorum , heiliaaruin pscuilo-alluuji . Marshall, qui croit sur les bords de la mer Caspienne et VA. napauiensium. Ce sont des Arbrisseaux bas, très-rameux, à feuilles simples et très-entières, accompagnées de petites stipules persistantes. De leurs aisselles partent des épines solitaires qui ne sont autre chose que des rameaux avortés, et sur celles de ces épines qui se rapprochent le plus du sommet . naissent comme sur un épi, plusieurs fleurs de couleur rouge.

ALHENNA. BOT. V. HexxÊ.

AUBE. Alibum. bot. G. de la fam. des Synanthérécs, établi par Lcsson. avec les caractères suivants : calatliide radiée; des fleurs nombreuses et régulières au centre; des Heurs ligulécs et femelles, disposées sur un seul rang à la circonférence; écailles de l’involucre, imbriquées et subulées; réceptacle hispidc : flmbrilles membraneuses, subulées; corolles glabres; celles du disque régulières, glabres, à cinq lobes linéaires, plus courts que le tul»e; celles du rayon en languettes linéaires, entières au sommet; aigrettes du disque disposées sur deux rangs : les extérieures coroniformes, les intérieures, à plusieurs soies; les aigrettes du rayon sont placées sur un seul rang, coronifbrmes et dentées. On ffen connaît qu'une seule esp.; elle est de l'Amérique équinoxiale.

ALIBERTIE. Alibcrtia. bot. G. de la fam. des Rubiacées, établi par Richard qui lui donne pour caractères : fleurs unisexuelles par avortement incomplet; calice tubuleux, à cinq dents; corolle tubuleuse, allongée, à limbe étalé, divisé en cinq lobes ovales-aigus; cinq étamines presque sessiles, insérées sur les bords du tube, avec leurs anthères linéaires, inclusès; style simple, terminé par un stigmate à cinq divisions linéaires, baie globuleuse, déprimée, à cinq loges, renfermant plusieurs graines entourées d'une pulpe molle. Une seule esp. formant un arbuste à feuilles opposées, coriaces; h fleurs solitaires au sommet de» rameaux. De la Guyane française.

ALIBOIF1ER ou ALIGOUFIER. bot. y. Styrax.

ALICKI YK. moll. Alykrmk.

AMCOKNE. man. $. de Rhinocéros.

ALI DRE. rept. Esp. du G. Couleuvre.

ALIEKIU K. y. Altkrcik.

AL1FAMS. y. R il iaie.

ALIME. Alima. CRi’ST. Fam. des Bicuirassés, ordre des Slomnpodes. Ce G., dont la création appartient ù Leach, a le premier article des pédicules oculaires beaucoup plus long que le suivant, grêle et cylindrique, le corps assez étroit et allongé, les bords du liouclier presque droits ou peu dilatés, son milieu caréné longitudinalement, chacun de ses angles formant une épine, dont ; les deux postérieures plus fortes. Le type de ce G. est VA. bjalina, Lalr.

ALIMENTS. Toulce qui a vie, s'accroît, se dévelop|»e, a Im sojii d’ Aliments. Ce mot désigne une substance qui, introduite dans les corps vivants, peut, en partie, s'identifier avec leurs organes, les nourrir, les accroître, et les réparer. Les Aliments varient selon les corps organisés qui les consomment et les absorbent. Les plantes se nourrissent d'air et d’eau. L’air, pour servir à la végétation, doit contenir du gaz acide carbonique; l'eau doit être chargée de débris de corps organisés. Telle est la nourriture ordinaire des Végétaux : mais il est rigoureusement possible d'en faire croître avec de l’eau seule, avec de l’eau parfaitement pure, par l’intervention de l'air et de la chaleur : les exjiériences de Halles en sont la preuve. Ces Végétaux que l’eau seule a nourris, servent à leur tour à nourrir une partie des Animaux, et celle-là fournit des aliments à l'autre. C’est ainsi que tout se lie et s'enchaîne dans la nature. Sans eau point de plantes ni d'Animaux herbivores; sans herbivores point d'Animaux ramassions; sans eau, point de vie. Ainsi l’on voit les trois règnes se prêter d'utiles et de mutuels secours : l'inorganique fournit les premiers et les plus simples matériaux de la vie; les corps organisés, en revanche, se détruisent et se décomposent; ils agrandissent le règne inorganique qu’ils avaient momentanément abandonné; ils retournent vers leur source; ils redeviennent éléments. Voilà comme la matière se transforme perpétuellement, comme elle revêt la vie pour la quitter, la reprendre et la |>erdre . voilà le cercle éternel de l'univers. Eu étudiant les divers Aliments, on peut s'apercevoir qu’à l’exception de l’air et de l’eau, ils sont tous fournis par des corps organisés, de sorte que les débris de la vie servent de nouveau à l'allumer et à l'entretenir. On observe aussi que les corps organisés les plus simples en alimentent de plus complexes, et qu’il existe une série continue entre les substances alimentaires comme entre les corps qui s'en nourrissent. C'est dans ce sens, et dans ce sens seulement, que pourrait s'entendre le système de Lamarck. lequel fait naitre les Animaux les uns des autres, selon l’ordre de leur complication organique.

Ainsi les Aliments commencent à l’air et à l'eau, ils finissent aux Animaux herbivores. Au delà de ces limites. les corps sont incapables de servir d’AlimenU. Les carnassiers ( et celte règle générale souffre bien peu d'exceptions), les carnassiers sont les seuls êtres vivants qui soient impropres à en nourrir d'autres. Leurs chairs sont trop putrescibles, leur décomposition est trop rapide. La matière va toujours s'animant et s’organisant depuis les plantes jusqu'à ces Animaux ; arrivée là il semble qu'elle ne puisse aller plus loin : mais elle passe brusquement d’une extrémité à l'autre; elle se décompose par la putréfaction; elle se dépouille de la vie et redevient simple et brute comme auparavant. C'est ainsi que les extrêmes se louchent et se confondent.

Les Minéraux sont également impropres à servir à la nutrition ; ils fournissent beaucoup de médicaments et de poisons, mais jamais d'Alunenls. Voici quelle est la différence des objets que ces mots désignent : les Aliments sont des substauces altérables par l'action de* organes qui se les approprient et s'en imprègnent; les médicaments agissent sur les organes dont ils changent

ou modifient l'action; les poisons attaquent la vie ellemême et l'éteignent. Mais, selon chaque espèce d'Animnux et diverses autres circonstances, telle substance alimentaire peut devenir poison, et tel poison un Aliment. Ainsi l'Opium, qui pour nous est un médicament et quelquefois même un poison, est devenu pour quelques Orientaux une substance presque* alimentaire. L'A lofs n'est qu'un purgatif pour les Hommes, il est un véritable poison pour plusieurs carnassiers. Pal las assure que les Hérissons mangent abondamment des Cantharides sans qu'ils en paraissent incommodés. Souvent les Abeilles se nourrissent et composent leur miel avec les sues de plantes vénéneuses et malfaisantes. La Chenille d’un Sphinx se délecte avec le lait Acre et vénéneux du Tithymale, etc.

Plus les Animaux sont jeunes, forts et actifs, plus ils s'accroissent et se développent, et plus ils éprouvent le besoin d'Aiimenls. De plusieurs individus exposés A une abstinence absolue, les plus jeunes périssent les premiers. L'histoire de la navigation et de la guerre en offre de douloureux exemples : on se souvient des détails horribles du siège de Jérusalem par Titus encore jeune, qui alors était la terreur des Juifc, qui depuis devint l'amour du genre humain.

Les Aliments sont toujours appropriés au degré de vie et d'organisation : à la graine placée dans le sein de la terre, il suffit d’un peu d'humidité pour germer et devenir plante. Le fœtus des Vivipares renfermé dans la matrice, y puise le premier Aliment qui le fait s'accroitre; il y trouve du sang tout préparé. Après la naissance, au lieu de sang c’est du lait, espèce de chyle ou d’Aliment pur, qui n’exige que de légères modifications pour se convertir en la substance du nouvel être.

Le besoin d'Aliments se fait moins* vivement sentir pendant le sommeil cl le repos prolongés. On connait des Animaux qui emploient six mois d’abstinence et d'assoupissement pour dépenser un euil>on|»oint, fruit de six autres mois de travail et d'intempérance. Nous voulons parler des Animaux qui hivernent, des Loirs, des Marmottes, des Ours et des Blaireaux. Il est des Hommes oisifs qui divisent leurs jours comme les Marmottes leurs années.

Si les Aliments doivent être appropriés au degré et à l'espèce d'organisation, l'organisation, à son tour, varie selon les Aliments dont elle est le produit. Ou peut, jusqu'à un certain point, juger de l'organisation par les Aliments, comme des Aliments par l'organisation. Cuvier, qui a fait de ce principe les plus heureuses applications, lui a aussi donné les plus judicieux développements.

ALI MOCHE, ois. Esp, du G. Catharte.

ALINA. bot. Fam. des Onagrées. G. fort obscur, établi par Adanson. et auquel il donne pour caractères : des fleurs disposées en épis axillaires; un calice disépale ; une corolle dipétale ; une capsule bivalve, renfermant une seule graine sphérique ! les feuilles sont alternes.

A LIP ATA. bot. Arbre des Philippines, réputé trèsvénéneux. qui croit aux bords de la mer. dont le suc est laiteux, et qui pourrait bien être YErcœcaria.

ALIPÈDES. ia*. Dans sa Zoologie analytique. Du ménil donne ce nom aux Chéiroptères.

ALISE or ALYZE. bot. N. du Fruit de l'Alisier.

ALISIER or ALIZIER. Craiœgus. bot. Divers Arbres et Arbrisseaux appartenant à la première section de la fam. des Rosacées, Pomacées de Richard père, forment ce G. dont les limites ne sont pas, jusqu*ici, tracées avec précision; les qsp. qui en font partie, suivant quelques auteurs, étant portées par d'autres dans les G. voisins Mespylus , Sorbus , etc. , nous suivrons ici un travail récent et recommandable, celui de J. Lindley, qui a publié (vol. xiii des Trans. de la Soc. Lin.) des observations sur le groupe des Pomacées. où il a fixé les limites des G. qui le composent en en admettant quelques nouveaux. — Le G. Craiœgus de Linné, de Thunberg et de quelques autres botanistes est séparé eu plusieurs, savoir : Photinia, Chamtetncles, Raphiolcpis. Le G. Alisier, qui renferme plusieurs esp. de Mespylus du Smith et de Willdenow, de Pyrus même, a pour caractères : un calice à cinq dents plus ou moins aiguës, cinq pétales étalés et arrondis, un ovaire creusé de deux à cinq loges, des styles glabres ; le fruit est une |>on)mc ou mélonide, selon Richard, charnue, ohlongue, fermée supérieurement par les dents du calice persistant ou par im disque épaissi. Les Alisiers ainsi caractérisés sont des Arbrisseaux épineux, habitant l’EurojMf, l'Amérique sept., le nord de l’Afrique et les régions tempérées de l'Asie. Leurs fleurs, disposées en cimes terminales, étalées, sont accompagnées de bractées subulées et caduques. Les feuilles, toujours vertes et presque entières dans quelques esp., sont, dans les autres, caduques et à contours anguleux. De là, deux sections dans lesquel les on peut distribuer toutes ces esp., dont le nombre doit être porté à vingt -quatre environ. (.Hielques-unes, indigènes. doivent principalement attirer notre attention.

A. A.iTi-DYssEvrtniQiE. C. torminalis , L. Arbre de nos forêts, dont l’écorce astringente était autrefois employée en médecine ; le bois l’est encore en menuiserie.

A. Ai’BB-Ënxi. C. Oxyacantha , L. Cet Arbrisseau, si connu sous les noms A' Aube-épine, A' Épine de Mai, A' Épine blanche , ou simplement de Mai, est l’ornement printanier de nos haies, qu’il parfume; ses rameaux sont nombreux, diffus, armés de fortes épines; ses feuilles sont alternes, vertes lisses des deux côté», à lobes profonds, un |>cu pointus et divergents. Ses fleurs, blanches ou roses dans une variété, exhalent une odeur suave.

A. azf.roi.ikr. C. Asarolus , L. Il atteint trentepieds de bailleur, et ses fruits gros,arrondis, de couleur rouge ou jaunâtre, pulpeux et d’une saveur agréable, connus sous le nom A' Aie rôles, se mangent dans les contrée» méridionales. L'Azerolier est assez généralement cultivé.

A. bcissox ardext. Mespylus Pyracantha, L. Arbuste ainsi nommé â cause de la couleur écarlate de ses fruits, qui sont petits, ovoïdes et en nombre considérable.

ALISMA. bot. Les caractères de ce G., qui forme le type de la nouvelle fam. des AU$macécs,el que Linné a rangé dans l'Hexandrie Polygynie, sont les suivants calice à six divisions profondes, trois intérieures péta-

loides. trois extérieures vertes et caliciformes; ordinairement six étamines, rarement plu6 ; pistils très-nombreux, réunis en tète au centre delà fleur, se changeant en autant de petites capsules uniloculaires, renfermant une ou deux graines. Ce G. se compose d'une dizaine d’esp. dont cinq habitent la France ou les différentes contrées de l'Europe; deux croissent dans l'Amérique sept., une dans l'Amérique mér., et une autre en Guinée.

A. PL asti x d'eau. A. Planta/jo, L., vulgairement appelé Flûteau; c'est une belle pl.,qui croit abondamment sur les bords des étangs, des ruisseaux et dans les fossés. On a récemment proposé sa racine , réduite en poudre, comme un remède infaillible contre la rage, mais ce remède, tiré d'un Végétal sans odeur et sans saveur, ne parait pas aussi efficace qu'on l’avait d'abord prétendu.

VA. Damatonium , L., forme aujourd'hui le G.Damasonium.

Mathiole et Jean Bauhin, ont appliqué le nom d’Alisma à des pl. fort différentes de celles qui le portent aujourd'hui, telles sont Y Arnica montana, L. et le Senecio paria, L.

ALISMACÉES. bot. Dans son Gen. Plant. , Jussieu avait réuni, dans la famille des Joncs, lin grand nombre de G. de pl. Mnnocotylédones, fort différents les uns des autres ; plusieurs sont devenu* les types de diverses fam. distinctes. Richard père en a formé d'almrd une nouvelle sous le nom d'Alismacies , dans laquelle demeurent les G. A lis ma, Dawasoniumct Sagittaria. Voici les caractères de celte fam. : le calice est à six divisions profondes, dont trois intérieures, pétaloïdes et caduques; les étamines, au nombre de six, ou quelquefois plus, sont insérées au calice : le nombre des pistils varie de six à trente; ils sont uniloculaires, et renferment un ou deux ovules dressés cl pariétaux ; les fruits sont autant de petites capsules indéhiscentes ; les graines renferment un embryon dépourvu d’endosperme, souvent recourbé en forme de fer à cheval. Les Alismacées sont des pl. herbacées, vivaces, qui se plaisent sur le bord des ruisseaux et des étangs ; leurs feuilles sont simples.

ALISMOIDES. bot. Fam. établie par Vente nat (Tah. du Règne Vég. T. Il, pag. 1-7), dans laquelle il a placé, d'après les observations de Gærtner, tous les G. de la fam. des Joncs de Jussieu, dépourvus d'endosperme. Depuis, Richard père a de nouveau partagé la fam. des Alistnoldes de Yrnlenat en trois fain., les Alisinacées, les Bulomées cl les Jum aginécs.

AL1SMOKKIS. bot. G. d'Orcbidées, proposé par Du Pelil-Thoiiars, dans son travail important sur celle famille.

ALISPHÆRIE. Alisphœria. bot. G. nouveau de la Cryptogamie, institué dans la fam. des Algues par Turpin qui lui donne pour caractères : des filets rameux, gélatinoso-carlilagineux. continus, libres, non colorés, portant sur les côtés de nombreux globules, dont deux enlevées ù l'ancien G. Lepracin d’acharus : L. musccrum , L. anliquitalis et une nouvelle A. flarorircns.

ALISSE. bot. P. Alyssox.

ALITRONC. Alitrunrus. im. Kirby emploie ce mot pour désigner le segment postérieur du tronc des insec-

tes, celui auquel l’abdomen est attaché, qui porte les ailes, ainsi que les deux paires de pattes pos lé rieurcs.

ALIXIA. bot. Écorce aromatique, répandue dans le commerce, et qui ressemble à la cannelle blanche; l'odeur qu’elle exhale, se rapproche de celle du mélilot. On l'obtient d'un grand arbre de l'ile de Java, que l'on présume appartenir à la fam. des Apocynées.

ALIZARINE. Nom donné au principe colorant de la Garance. F. ce mot.

ALIZÉS XETfcoii. Vents réguliers, qui, entre les Tropiques, soufflent de l'est vers l'ouest; ils sont la conséquence mécanique de la constante présence, au-dessus des régions équatoriales , du soleil qui dilate les couches d’air, à mesure qu'elles se présentent à son influence par le mouvement de la terre; ces couches retombent alors au nord et au sud , vers les pôles , d'où reviennent les couehes d’air froid, lesquelles, n'ayant qu'une vitesse de rotation très-petite, en raison du parallèle d'où elles viennent, passent successivement A d'autres parallèles, dont la vitesse de rotation d'occident en orient est beaucoup plus grande, de sorte qu'elles ne tournent pas aussi vile que les points de ces parallèles, et choquent en sens inverse, c'est-à-dire d’orient en occident, avec tout ce qui leur manque de vitesse, les obstacles situés dans ces parages.

ALK. ois. S. de Pingouin.

ALKALI VOLATIL. S. d'Ammoniaquf.

ALKALIS. Nom donné aux bases salifiables, jouissant de la propriété de verdir les couleurs bleues végétales, de s’unir aux Acides, et de former, avec eux, des sels; de se combiner avec les huiles pour former des composés mixtes appelés Savons; de dissoudre et désorganiser les matières animales, etc., etc. Ils ont, en général, une saveur urincuse. âcre, brûlante, caustique; ils sont plus ou moins solubles dans l'Eau, dans l'Alcool, etc.

Les anciens chimistes n'admettaient que trois Alkalis . la Soude, la Potasse et l'Ammoniaque; on leur a successivement adjoint la Chaux, la Strontiane et la Baryte qui, pendant longtemps, avaient été regardées comme des Terres. Les belles découvertes de Davy et de Gav- Lussac ont prouvé que la Soude. la Potasse, la Chaux, la Strontiane et la Baryte, ces mots, ne sont que des étals particuliers d’autant de bases métalliques, et Bertbollet avait démontré précédemment que l’Ammoniaque est un composé d'Hydrogènc et d'Azote. Conséquemment de ces six substances, considérées autrefois comme bases Alkalines élémentaires, cinq ont dû prendre un rang nouveau dans la classification méthodique des corps; en revanche elles ont été remplacées par un assez grand nombre de substances nouvelles que. jusqu'à présent, tout fait présumer être de véritables Alkalis, tels qu'on tes caractérisait autrefois, ou du moins des Alcaloïdes; elles sont presque toutes extraites des matières végétales; et même, à mesure que quelqu'une d’entre elles, jouissant d'une propriété particulière bien évidente, est soumise à l'analyse, on est certain d'y découvrir un principe Alkalin particulier. C'est ainsi que des chimistes, d'une grande réputation, ont fait successivement connaître la Morphine, la Strych- ( nine.la Bruciue, l'Atropine, la Daturinc, la Vératrine,

| la Delphiniue, l'Ilyoscyamine , la Pipérine, l'Émétine,

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