‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 4)Chapitre 27 sur 125 · AM A · texte numérisé non relu

AM A

ave par les feuillets persistants, ne changeant pas de couleur, et par la surface inférieure de son chapeau, recouverte dans sa jeunesse par une membrane qui, en se déchirant, forme un anneau autour du pédicule. A celte section appartiennent l'Oronge vraie, Agnricua nurontiacuH de Bulliard, et l'Oronge fausse, Agnricua muacariua , L. La première se distingue facilement par sa volva entière et persistante. par la couleur jaune de ses feuillets et par son chapeau dont la surface supérieure est d’un rouge-orangé, uni et sans tache blanche. L'Oronge fausse au contraire a une volva incomplète, c'est-A-dire, ne formant qu'une sorte de renflement écailleux ?i la base du pédicule; ses feuillets sont blancs, et son chapeau est couvert de taches blanches, formées par les débris de la volva. La première esp. est un aliment très-estimé, l’autre au contraire est un des Champignons les plus dangereux.

La seconde section, à laquelle Fries donne le nom de f'olcariaf se distingue par ses feuillets qui deviennent bruns en vieillissant comme ceux des Agarics de la section des Pratella , auprès desquels Fries l’a placée. La face inférieure du chapeau n'est recouverte par aucune membrane, et son pédicule est par conséquent nu. L’Agaric volvacé de Bulliard peut être regardé comme le type de celte tribu.

AMAMTI.NE. Principe vénéneux des Agarics à volva. Voyez le travail de Letellier, à ce sujet, Journ. de Fharm. xvi, 43fl.

AMANN’lE.^f/Kiwmo.BOT. Ce G., de Houston, et qu’il avait placé dans la fam. des Salicariées, était presque tombé dans l'oubli, quand le Dr Koxbourg l'en a tiré pour adjoindre à l’esp. décrite par l'auteur du G. celle qu’il a nommée Pcntandm ; c’est une pt. herbacée qui croit dans les rizières humides de l’Inde. Le G. a pour caractères : calice persistant, campanulé, avec son limbe divisé en quatre ou cinq dents et même plus; quatre ou cinq pétales insérés sur le limbe du calice; quatre à huit étamines insérées au tube du calice; ovaire à deux ou quatre loges; un style et un stigmate presque capité ou pcllé. Le fruit consiste en une sorte de capsule globuli forme environnée des vestjges du calice, à deux ou quatre loges renfermant plusieurs graines.

AMAISOIER. f'. Aiaxier.

AMANSIE. A ma nain. bot. G. de Cryptogames Diclyotées; il se distingue de toutes les liydrophytes par son organisation facile à observer avec une loupe ordinaire : cette organisation présente un réseau à mailles hexagones, régulières et allongées, avec les sommets aigus. La fructification n'est pas encore bien connue, et parait différer dans les espèces que nous possédons; de sorte que, par la suite, ces pl. pourront former une fam. particulière, composée de plusieurs G. établis d’après la fructification, mais ayant toutes la même organisation. La couleur des Ainausies est un vert-rougeâ- Ire, quelquefois presque olive; elles ne dépassent jamais six pouces de hauteur.

A. m LTiriuE. A. multifula , Lamx. Nov. Bull. Pliil. 1809, n. 20, p. 332, tab. 0, fig. c, </, e, a une lige cylindrique et rameuse. Ses rameaux sont membraneux, dentelés sur les bords, et couverts de Minuscules folii-

formes, plus ou moins dentés et multifides. A Saint- Domingue.

A. sÉMiFEixfeE. A. aemipennatay Lamx. Ess. p. 55, tab. 5, fig. 4, 5. Des feuilles pinnées, peu divisées, allongées et prolifères, s'élèvent d’une tige courte, cylindrique et rameuse; les folioles sont très- peli tes. lancéolées et appliquées les unes contre les autres; le [•étiole ou le rameau présente, sur sa face postérieure, une membrane large de plus d'une ligne, de sor# que, dans l’état sec, et lorsque la pl. est comprimée, les feuilles semblent entières d’un côté, et pinnées de l’autre.

A. tLéGAXTE. A. clegans , Lamx. Cette pl., ainsi que la précédente, et les A. mamiUifera et integray appartient à l’Australasie. Une sixième, A. obiuan, est originaire du Brésil.

Brongniard, dans son Histoire des Végétaux fossiles, cite deux esp. d'Ainansites qu’il a observées dans le cal caire de transition.

AMARACARPE. Atnaracarpus. bot. G. ajouté à la fam. des Rubiacées par Rlmne, qui a reconnu aux esp. dont il le compose, des fleurs garnies de bractées; un calice su père, quadrifide, inégal ; une corolle infundihuliforme, velue vers la gorge, à quatre découpures profondes au limbe ; quatre étamines insérées à la gorge de la corolle; un style; un stigmate bilobé; une drupe en forme de baie, couronnée par le calice, â deux pyrènes ligneuses, monospermes, sillonnées sur la face arrondie. Une seule esp., A . pubcaccna, a été signalée par rauteur. c'est un petit Arbrisseau rameux. à feuilles opposées, lancéolées, à fleurs petites, solitaires, sessiles, naissant aux aisselles des feuilles et rarement terminales; elle se trouve à Java, dans les environs de Builenzorg.

AMARACl’S. bot. S. d'Origan Marjolaine.

AMARAGO. bot. S. de Matricaire.

AMARANTHACÉES. Amaranthaccœ. bot. Fam. de pl. dicotylédones, apétales ou monopérianthées. ayant les étamines bypogynes. Celte fam., très-voisine des Chénopodécs, dont elle ne se distingue, en quelque sorte, que par un port tout à fait différent, se compose de pl. herbacées ou sous-frutescentes, à feuilles alternes ou opposées , portant des fleurs petites, souvent hermaphrodites, quelquefois uniscxiiées, disposées en épis, en paniculesou en capitules terminaux; le calice est monosépale, profondément divisé en quatre ou cinq lobes, persistant après la fécondation; les étamines, dont le nombre varie de trois à cinq, sont hypogynes. et leurs filets sont tantôt libres et distincts, tantôt soudés et mona<lclphe8. On trouve quelquefois, entre lès étamines, de petites écailles alternes qui paraissent être des filets sans anthères. L'ovaire est libre, le plus souvent uniloculaire, uniovulé. quelquefois pluriovulé. plus rarement biloculaire; le fruit est une petite capsule ou pyxide, qui s'ouvre transversalement ou reste indéhiscente : fort rarement c’est une baie l'embryon est recourbé autour d’un endosperrae farineux.

On peut disposer de la manière suivante, les G. qui appartiennent à cette fam. :

t Fevillkb ai.terxes. Amaranthus, L. Trichiniurn, R. B. Plilolus , R. B. Celotia, L. Dccringia. R. B. I.catibmieaia, P. Th. Chamisaoa , K. etc.

tt Fit i lues offosées. I résiné, L. Achyranthes,L. Nyssanthes , R. B. Allcrnanthera, Fors. Desmacliœta, DC. Gomphrena, L. Philoxerus , R. B. etc.

AMARANTHE. Amaranthus. bot. G. de la fam. des Ainaranthacées; Montée ie Pentandrie, L. Caractères ; fleurs unisexuées, monoïques ; périanthe à trois, quatre ou cinq divisions ; étamines au nombre de trois ou cinq, à filaments libres ; style ordinairement Iriparlile. Le fnël est une capsule monosperine, s'ouvrant circulairemenl ; quelquefois elle reste indéhiscente : la graine est dressée.

Les Amaranthes sout des pl. herbacées, ordinairement annuelles, dont les fleurs forment des épis composés ou des grappes au sommet des rameaux. Les esp. de ce G. sont assez nombreuses ; elles se trouvent dispersées dans toutes les contrées du globe, particulièrement dans les régions chaudes de l'Asie. On en cultive plu sieurs dans les jardins d’ornement, à cause de la couleur pourpre de leurs fleurs, et même de leurs feuilles, telles sont : VA. émula tus, L., originaire de l'Inde; VA. tricolor, L., remarquable par scs graudes feuilles tachées de jaune, de vert et de rouge.

AMARANTHE DE MER. pol. (Valent. 3, tah. 52. fig. ct c.) C’est le Madrepora Areola, L.; Meandrina Arcota de Lamarck. Il diffère peu du Poiychroa de Loureiro.

ANARANTH1NE. bot. F. Gobfiirexie.

AMARAM111S. bot. S. anc. d'Antirrhinum niajus, L.

AMARANTHOIDES. bot. Venlenat, dans son Tableau du Règne Végétal, désigne, sous ce nom, la fam. des Amaranlhacéesde Jussieu.

AMARE. Amara. ms. G. de Coléoptères pentamères, établi par Bonelli, dans la grande tribu des Carabiques; il a pour caractères : dernier article des palpes allongé, légèrement ovalaire et tronqué à l'extrémité; lèvre supérieure en carré moins long que large, coupée carrément ou légèrement échancréc antérieurement ; mandibules peu avancées, arquées et aigues; une dent bifide au milieu de l'échancrure du menton ; antennes filiformes et peu allongées ; corselet transversal, le plus souvent trapézoïde, quelquefois carré ou rétréci postérieurement ct presque cordiforme ; élylres faiblement convexes, ordinairement peu allongées, presque parallèles ou très-légèrement ovalaires ct arrondies à l'extrémité; les trois premiers articles des tarses antérieurs dilatés dans les mâles, moins longs que larges et fortement midi formes. Ce G. se compose de beaucoup d'esp. européennes; le général Dejean en décrit 04, et vraisemblablement le nombre des exotiques ne peut être moindre.

AMAREL. bot. N. vulg. du Prunier Mahaleb.

AM MUE. A maria, bot. G. de la fam. des Légumineuses, établi par Mulis pour deux plautes de la Nouvelle-Grenade, dont les caractères consistent dans un calice cylindrique, arrondi à sa base, persistant, à cinq divisions et à lobes linéaires; cinq pétales égaux presque ovales; dix étamines subulées, droites, monadelphes ù la base où leur réunion forme un tube; ovaire oblong, slipité; style filiforme; stigmate en télé; légume très-long, comprimé, monoloculaire, à deux val-

ves; semences comprimées, presque rondes. Ce sont des Arbustes â feuilles simples et cordiformes.

AMARINE oc AlfMARlNO. N. vulg. du Saule-Osier.

ANARYGMR. A mary tj mus. ixs. Coléoptères hétéromères. Fam. des Sténélytres, G. dans lequel Dalinan, qui l’a établi, a fait entrer une partie des Hélops de Fab. Caractères: antennes simples ct filiformes; tète aussi large que le bord postérieur du corselet; corps arrondi; corselet transversal, plane ou simplement courbé ; jambes droites, terminées par des éperons sensibles. L* Helops dentipes, Fab.. est le type de ce G. où l’on connaît encore une ou deux esp. indiennes.

AMARYLLIDËES. bot. R. Brown, dans son Prodrome, a formé une fam. sous ce nom, dans laquelle il a réuni tous les G. de la fam. des Narcissées de Jussieu qui ont l’ovaire infère, tandis qu’il a formé la fam. des Uémérora II idées des G. de la fam. des Narcissées de Jussieu, dont l’ovaire est supère. Voici les caractères distinctifs de la fam. des Amarvllidées : ovaire infère; calice monosépale, tubuleux, à six divisions; étamines au nombre de six : leurs filets libres ou soudés; ovaire à trois loges pol vs permes; style simple; stigmate trilobé. Le fruit est une capsule loculicide, trivalve, polysperroe, ou une baie qui ne renferme qu'une à trois graines. Les G. de cette fam. ont la racine bulbifère ou fibreuse, des fleurs disposées en ombelle, ordinairement grandes et éclatantes, ce qui rend ces pl. l'ornement de nos serres et de nos parterres. Voici rémunération des genres qui appartiennent à cette famille :

t Rachis bilbifîre. Crinum , L. Calostemma, R. B. Pancratium, L. Amaryllis , L. Marcissus, L. Leucoium, L. Galanthus , L.

tt Raciüe fibreuse. Alstrœmcria, L. Doryanthes, Cor.

Dans un travail publié récemment par le botaniste anglais Herbert, ( IJotanical magazine, vol. 53, article 2G0G), les pl. à racines fibreuses sont exclues delà fam. des Amnryllidées, où il ne reste plus que des pl. bulbifères distribuées en trente et un genres. Voici ce travail tel qu'il a été donné sous le titre de Axarylli-

DEARl'M 8TXOPSVS.

^I. AmaryUidiforxes. Scapus solidus. Tubi faux areta. Semina earnosa.

1. Crixi*. Folia basi tubulosa. Germen raediocrassius. l'abus cylindricus, geroiine gracilior. Filamcnta extra tiibum iuserta; plus minus declinata, recurvata. Antherœ incumbenles. Stigma Irigonuin aullrifidum. Capsula difforiuis, sine valvis aul suivis, dissepimentis obsoletis.

2. Axxocuaris. Folia basi non tubulosa. Antherœ brèves, polline ininulo. Stigma obtusum, simplex aul bifidum. Capsula lurbiuata, trilocularis, insulta, trivalvis. Cœlera ut in Cri no, cui propinquissimum.

3. Blpiioxe. S pat ha bifolia. Tubus cylindricus. Laciniœ patentes. Filamcnta extra tubum inserta, erecla, distant ia. Stigma apex simplicissimus. Capsula turbinata, trilocularis, trisulca, trivalvis. Fruvtu ad Ammocharin , flore ad H œ niant hum $ 11. approximatur.

4. H.Majithüs, § I .Spatha erecla, |>olyphyllu, rrassn, sa*pc colorata. Tubus reclus, ventricosus. Laciniœ

siiIktccI.t vel connivences. Filamenta lulvo sumrno inserta, crecta. Antherœ «ubereclæ. Stigma atlenualum, simplex aut mimitissimè divisum. Capsula loculis inonosperinis, dissepimentis obsolelis, wrpc colorata. $ II. Spafha trifolia, pâte ns. Tubus cylindricus. Laciniæ patentes. Fila menta recta, distantia. Species una , II. mulliflora.

5. Amaryllis. Germen IrlgODè obovalum. Tubus el limitas infundibuliformes. Filamenta extra tubum inserta, fascieulala, déclina ta, recurvata. Stigma trigoniim, fimbriatum. Capsula trilocularis, trivalvis, liians.

0. IIri xsvici a . Tubus angustè infundibuliformis. Limitas sursùm curvatus. Filamenta extra tubum inserta, declinala, recurvata. Capsula trigona, trilocularis, trisulea, trivalvis.

7. Imuofia. Germen obovatum. Tu bus cylindricus : Limitas palentissimè reflexus. Filamenta faacieulula, erecla. Species una, brunsrigia marginata , Jacquin.

8. >erixe. Tubas nullus. Laeiniœ reflexæ. Filamonta basi gibbusà raonadelphà. Stigma trifidum. $ 1. üorollâ regulari. j II. Corolld dislortâ.

U. Stei maria. Stylus pyramidalis basi gibbosâ. Filamenta patentia.

10. Lvcoais. Tubus declinalus versus faueem amplior. Filamenta cum laciniis pariter in tubum coalcs centia. Stigma simplex.

11. (iriffixia. Se mina obovata, nitida. A Lycoride adhuc accuraliiis distingendum.

$ II. Pamcratiforves. Scapus solidus. Corona stamfnffera.

1. Eicbosia. Tubus déclin a tus, anlicè abbreviatua. I. imbus sursurn curvatus, compressus. Carotta declinata, concavo-rutelliformis, basi cylindricà erecliore. Filamenta Inferne dilatata, complanata. Antherœ a tertiâ parte pendulæ, polline miiiulo Stigma dilatalum, coinplanatum. Capsula ovala, trisulea.

2. Stexohessoif. Germen erectum, ovatum, trisul- « uni. Tubus rectus, medià parte anguslior. suminâ venlricusus. Filamenta recta. Antherœ incumbentes. Capsula o va ta, trisulea, trivalvis. Stigma dilatalum.

3. Carpodetf.s. Germen erectum, oblongum, trisulciim, inedio constrictum. Tubus curvatus. infrà cyiindricus, suprà vcntricosus. Filamenta recta. Stigma dilatatum.

4. Leferiza. bulbus squameus. Germen pendulum, ovatum, trisiilcum. Tubus summâ parte angustior. Filamenta siuuatiin conniventia. Stigma dilatatum.

5. Calohtemma. Germen uniloculare. Tubus cylindricus. Corona sœpe temerè fissa. Antherœ creclæ, fundoaffixæ. Stigma simplex attenualum. Semina uno lalere complanata.

0. Proiphys. Germen dissepimentis imperfectis vlx triloculare. Tubus cylindricus. Corona sarpiits sexies fissa. / ilamentis basi alalis. Antherœ ereclæ, fundo affixie. Semina rotundata, bulbo immature protruso. Calostcmmati propinquissimum .

7. IIymexocallir. Germen triloculare, trigonum. Tubus reclus, angulosè cylindricus. Filamenta flaccida , distantia. Antherœ longæ. a tertiâ parte pen-

dilla-. Stigma rolundatum. Semina carnosa, oblonga viridia.

8. Isxeve. Tubus curvatus, cylindricus. Filamenta brévia, tria in coronam deflexa, tria inferiora implexè conniventia. Semina carnosa. rolunda, viridia.

9. Paxcratih. Filamenta rigida, erecla, conniventia. Antherœ brèves, subereelæ. Stigma simplex vel trigonum. Semina nigra, teslacca.

10. I.iriope. Tubus cylindricus. Corona decünata, imâ |>artc staminifera , summâ filamenta labio eroso comprchendeni. Genitatia declinala, recurvata. Antherœ brèves incumbenlcs. Genus Aarcisso approximation. Sarcissum, Leucoium, Galant hum prœtermittQ.

9 III- Hippe.vstriforhes. Scapus cacus. Tubi fau x arcta. Semina testâ nigrâ.

1. U i ppe a str i m . Germen trigonum, summâ parte latins, medià constrictum. Tubus infrà abbrevialus. iMciniœ quaternâ discrepantiâ. Filamenta tubo gradatim inserta quaternâ discrepantiâ, declinala, recurvata. fasriculata. Stigma trifidum.

2. Sprekelia. Germen ut in Hippeaslro. Tubus suUnullus. Laeiniœ inferiores devexœ , super;»- reflexæ. Filamenta declinala, recurvata, fascieulala,' pariter memhranâ connexa et corollæ inserta.

3. Harraxtbis. Germen ut in Ilippeastro. Corolla declinala. infundibuliformis, sub sole patentior. Filamenta pariter ad faueem tubi inserta, declinata, recurvata, fascieulala, quaternâ longiludinis discrepantiâ. Antherœ incumbenles. Stigma trifidum.

4. Zephyraxthes. Germen ut in Hippeastro. Corolla suberecla, infundibuliformis, sub sole patentior. Filamenta ad basin laciniarum inserta, suberecla, dislanlia, conniventia, alterna longiora. Antherœ infrà medium aflixæ, suberectæ. Stylus declinalus. Stigma irifidum.

5. Oporatthi' s. Germen ovale, complanalum. Tubus et lirnbus infundibuliformes. erccti. Filamenta tubo pariter inserta, erecla , conniventia. Species lulea et forsan exigua, citrina.

0. Sterxebeigia. Flos radicalis, aphyllus, erectus, slaininibus erectis, antheris 4-locularibus, tubo parlim sublerraneo. Capsula oblonga, trigona, liumoextrusa. Semina globosa, nigra, funiculo fungoso crassa albo subarillatè immersa. Species colcbiciflora Kitaibel; et proculdubio clusiana. Genus ad Colchicum acccdens.

7. Cliravthus. Germen subrotundum, trisulcum. Tubus et lirnbus infundibuliformes.

8. CifiiDARTiirs. Germen trigonè ovale. Tubus cylindricus. Filamenta extra tubum inserta, erecla. Antherœ imâ parte affixæ, erectæ.

§ IV. Cyrtaxtuiforses. Scapus car us. Tubi faux atnpla. Semina testacea.

1. Pyroliriox. Germen ovale. Tubus reclus, infrà cylindricus, suprù campauulalus. Lirnbus infundibuliformis, reflexus. Filamenta erecla. Stylus declinalus. Stigma Irifidum.

2. Va ilôt a. Tubus rectus, infrà cylindricus, suprà infundibuliformis. Filamenta conniventia, tubi lateri adbærenlia. Capsula ovalis.

Z. Gastro.xera. Gennen ovale. Tubus eu rva lus , infrà cylindricus, suprà veulricosus. /'/lamenta tubo inserta, tria tortè decl inata, tria inferiora recta apice eonnlventia.

4. Cyrtaxtbis. Tubus et Stylus incurvât!. Filamenta superà regione lubi inserta. Capsula ovalis.

fi. Lrceolaria. Germen pendulum, ovation, trisutcum, triloculare. Tubus reclus, infrà cylindricus, suprà veiilricosus.

G. Bravos. Corot la infundibulifortnis, pendilla. Filamenta fundo tubi inserta.

AMARYLLIS, bot. Ce G. a servi de type à la fam. des Amaryllidées ; le calice est mouosépale , infimdihuliforme, coloré . son limbe est ouvert, à six divisions, souvent inégales; les six étamines sont libres et déclinées vers la partie inférieure de la fleur; le style est terminé par un stigmate trifide;la capsulé est triloculaire, polys penne. Toutes les esp. ont la racine bulbifère; la hampe terminée par une ou plusieurs fleurs, ordinairement très-grandes, qui sortent d’une spathe monophylle.

O G. renferme environ quatre-vingt esp.et un nombre bien plus considérable de variétés, pour la plupart originaires de l'Inde, de l'Amérique mér. ou du Cap. On en cultive plusieurs dans les jardins : telles sont le Lys de Saint-Jacques, A. formosissima, L., type du G. nouveau spreikelia, et dont les fleurs irrégulières, trèsgrandes, sont d'un beau rouge |u>nceau. L’A. jaune, qui est aussi devenu le type d'un G. nouveau, le sterneber tjiay est le seul qui croisse naturellement dans les provinces mér. de la France.

AMAS, t, toi. On désigne généralement sous ce nom des masses informes, plus ou moins volumineuses, de substances minérales qui, ne constituant pas à elles seules des terrains, se trouvent comme enveloppées au milieu de roches dont elles diffèrent par leur nature.

Aucune des dimensions des Amas ne l'emporte considérablement sur les autres, et leurs longueur, largeur et épaisseur ne sont pas dans des proportions relatives constantes. Leurs surfaces, comme les parois des cavités qu’ils occupent, sont irrégulières et ne sont jamais ni planes ni parallèles. Ces caractères principaux servent à distinguer les Amas proprement dits des Couches ou masses tabulaires dont l'épaisseur est bien moindre que les autres dimeiisions, et qui s'étendent parallèlement entre d'autres couches; ils empêchent également de les confondre avec les Filons qui remplissent de véritables fentes, très-peu larges comparativement à leur étendue et à leur profondeur, et qui traversent dans tous les sens les terrains de diverses sortes.

Malgré les distinctions bien tranchées qui sembleraient avoir été établies entre les couches, les filons et les Amas, le géognoste est souvent embarrassé pour rapporter à l'une plutôt qu’à l'autre de ces dispositions particulières, certaines manières d’être des Minéraux qu'il ohsprve en place dans la nature : plusieurs Amas, reconnus pour tels par les mineurs, pourraient ii'èlre considérés par lui que comme des sortes de Filous; d’auties ont plus ou moins l'apparence de couches interrompues : tels sont, pour le premier cas. plusieurs des Amas qui ont été nommés transversaux, et. pour le second, quelques Amas parallèles. Souvent même

il arrive qu'une substance minérale se rencontre, dans le même lieu, sous tous les états précédemment désignés.

Les mineurs, dont les travaux doivent varier suivant la disposition relative des minerais avec les terrains qui les renferment , distinguent plusieurs sortes d’Amas qu'ils appellent :

l*r. Amas transversaux, Stehemle S tœrke des Allemands.

2e, Amas parallèles, Lfegerule Stœcke , des mêmes

Z*, Amas entrelacés. Stock werke , des mêmes.

4*\ Amas irréguliers. Butze-mcerke, des mêmes.

Afin d’éviter les répétitions, nous définirons, au inot Gite, les diverses manières d'être des Minéraux dans le sein de la terre, qui ont reçu un nom particulier. Nous citerons alors des exemples de chacune d'elles, et nous indiquerons les théories de leur formation. F. les mots Gîte, Couche. Filou.

AMASE. Amasis. ns. Hyménoptères; G. établi par Lear h aux dépens du G. Cimbex; l’auteur en cite deux esp. : VA.obscura de Fabriciusou le Cimbex obscur a des auteurs : VA. lœla de Fabricius, ou le Cimbex tœta. F. Cimx.

AMASON1E. Amasonia. bot. F. Talicalée.

AMASPERME. Amasperma.( Arlhro/lièes?) Genre formé par Raffinesque (Somiol. sicit. 1814), et auquel il attribue les caractères suivants : filaments articulés, noueux, à nœuds ou articles renflés, sémiuiformes ou séminifères. et se séparant par dissolution. Trois espèces marines, confondues jusqu'ici avec les Ccramium, composent le genre dont il est question.

A. Tout lEt SE. A.torulosa. Filaments raraeux; nœuds globulaires, obscurs, beaucoup plus petits que les articles.

A. n.oet leurs. A. floculosa. Filaments simples, en forme de pinceau, roussâlres; nœuds jaunes, équivalant à la moitié des articles.

A. ex coilier. A. mont lia. Filaments simples, entrelacés, hyalins; nœuds oblongs, verts, plus longs que les articles intermédiaires.

AMATE. A mata. ns. S. de Syntomide.

A MATINE. Amathia. roi. G. de l'ordre des Sertulariées. dans la première section des Polypiers flexibles, comprenant les Sertulariéet phytoïdes, rameuses, à cellules cylindriques, allongées, réunies en plusieurs groupes épars sur la tige et les rameaux, et plus ou moins distants, ou ne prenant qu’une seule lame, en spirale non interrompue, depuis la base du Polypier jusqu'aux extrémités. Les Auiathies sont d’une substance cornée, presque point crétacée; leur couleur est un fauve brun plus ou moins foncé; leur grandeur varie d'un à trois pouces. On les trouve souvent parasites sur les llydropbytes des eaux profondes; quelquefois elles adhèrent aux rochers et aux productions marines par des fibres courtes et nombreuses. Elles sont plus communes dans les iners équatoriales et tempérées que dans celles du Nord.

A. lexdigère. A . lemlùjera , Lamx.,Gen. Polyp., p. 10. Tri-s -commune dans nos mers; elle se distingue par ses groupes de cellules, semblables à la flûte de Pan, à tuyaux cylindriques, variant en longueur. Les groupes

-sont places à des distances inégales, quelquefois trèsgrandes.

A. ai.terxe. A. aile mata , Lamx.. Geu. Polyp., p. 10, tab. 65, fig. 1H, 19. Groupes des cellules très longs, très-rapprochés et alternes sur les rameaux ; cellules presque égales entre elles. Dans les Antilles.

A. spirale. A. spiralis, Lamx., Gen. Polyp., p. 10. tab. 6a, fig. 16, 17. Cellules ne formant qu’un seul groupe contourné en spirale autour d'un axe, et y adhérant par toute leur face interne. Nouvelle Hollande.

Les auteurs font encore mention des A. cornuta, fonroluta, crispa et unilateralis, presque toutes des mers équatoriales.

AM V T1IIE. Amathia. ms. G. de Lépidoptères nocturnes, de la fam. des Phalénites, institué par Dupoiicbcl qui le caractérise ainsi : palpes très-courts; trompe longue; antennes simples; ailes supérieures seules traversées par beaucoup de lignes parallèles, ondulées et séparées par bandes; ailes inférieures des mâles ayant ver* leur naissance cl du côté interne, deux petits appendices formant une troisième paire d'ailes rudimentaires. Chenille lisse, à tète plate, échancréc ou bitide dans la partie supérieure, avec deux pointes au-dessus de l’anus. Ce G. ne renferme que quatre esp. Les P. Uexaplerata, Se tu la lu, Lobulata et Sertata , toutes d'Europe.

AMATiJUSIE. Amathunia. ixs. G. de Lépidoptères diurnes, créé par Fabricius, et réuni par Latreille au G. Murphox.

AMAULIK.ois. V. Al&üiti.

A MAI’ ROSIS. bot. Syn. de Ciguë.

AMAt SITE. ris. y. Petrqmlex.

ANAXIT1S. bot. S. de DacAylis ylomerata.

AMAZONE, ois. Esp. du G. Bruant. C'est aussi le nom donné par Butfon aux Perroquets qui ont le fouet de l'aile garni de plumes rouges, et que Lcsson a réunis sous ce nom générique avec les caractères suivants : bec robuste, très-crochu, épais, à arête rubanée ou formant une dépression aplatie, étroite, qui suit la courbure du liée; les cùlés renflés, les bords festonnés; la mandibule inférieure écliancrée eu avant; les narines arrondies, Irès-ouvertes dans la cire et à rebord saillant; les ailes s'étendant jusqu'au tiers de la queue; les tarses courts, réticulés, robustes. Les Pulvérulent us, Leraitlantii , JJu/rcsnianus, Acrocephalus, etc., font parliede ceG.

AMBA. bot. S. de Manguier.

AMBADO. bot. y. Axbalax.

AMBAIKa. bot. Adanson, après Margrave, a donné ce noui à un Arbre d’Amérique, dont Linné a fait son G. Civcropia.

AMBALAM. bot. (Rhéede, Hort. Mal. 1, tab. 15.) Arbre de l'Inde qui doit appartenir au G. Spondias. Son fruit est bon à manger, il est divisé intérieurement eu cinq loges. On le nomme en indou Antbado.

AMBaRK. Ambara. bot. C'est le nom d’un grand arbre de l'Inde, qui parait destiné à devenir, lorsqu'il sera mieux connu, le type d'un G. nouveau; il a été mentionné par G, Raubin. Les Indiens mangent ses fruits confit» au vinaigre.

AMBARODËNDRON. bot. S. de Liquidambar.

A MUASSE. Ambassis. pois. G. de l’ordre des Acan- |

! thoptérygieiis qui ont à peu près la forme du Apogons; leur opercule, à double dentelure vers le bas, finit en (milite; mais leurs deux dorsales sont contiguës et il y a une épine couchée en devant de la première. Leur canal intestinal n'a point d'appendices au pylore, ce qui pourrait faire douter que ces Poissons appartinssent réellement à la famille dans laquelle ou les a placés. Du | reste ce sont de petits poissons d’eau douce, qui fourmillent dans les ruisseaux et les mares de l'Inde; quelques-uns sont presque translucides. L'A. de Tommerson est assez commun à Mascarcigne pour qu'on l'y prépare comme des Anchois.

AM BEL. bot. S. de Nénuphar lotos.

AMBELAN1ER. Ambelania. bot. Aubtet appelle ainsi un Arbrisseau de la Guiane, du nom d'Ambelani que lui donnent les Galibis, Arbre qui appartient à la fam. des Apocyuées. Il dit qu’il* s'élève de sept à huit pieds, sur autant de pouces de diamètre environ ; que ses feuilles glabres , entières et ondulées sur les bords , à pétioles courts et demi embrassants , sont opposées ; que ses Heurs naissent aux aisselles des feuilles, au nombre de trois ou quatre, portées sur un pédoncule commun, qui est garni b sa base d'une.écaille, de même que le pédoncule particulier de chaque Heur. Le calice est court, Â cinq divisions; la corolle inonopélaie, tubuleuse, cylindrique, et son limbe se partage en cinq lobes obliques, ondulés, aigus; les étamines, à anthères sagittées et biloculaires, à filets très-courts, s'insèrent, au nombre de cinq , sur le tube qui les cachent; le pistil est composé d'un ovaire ovoïde, d’un style quadrangulaire portant un plateau sur lequel est placé un stigmate ovoïde, cannelé en spirale, alléuué au sommet, et terminé par deux petites pointes. Le fruit, qui est laiteux, visqueux, d'une saveur en même temps acide et agréable. bon à manger, est une capsule ovoïde, allongée, verruqueuse à sa surface, à deux loges que sépare une cloison grêle , à laquelle s'attachent des graines nombreuses. larges, aplaties, chagrinées; cette double loge est ce qui distingue ce G. du Pacouria, qui n'en a qu'une, et qui, néanmoins, doit sans doute lui être réuni, comme il l’a été par Scbreber, sous le nom de tt'iUuyhbcia. Scopoli rapporte Y Ambelania d'Aublel au lienteka d' Adanson ; mais il suffit de jeter un regard sur la tab. 14)4 des pl. de la Guiaue où le premier est figuré, et sur la tab. 30 du tum. i v de Vllort. Mal. qui représente le second , pour voir qu’ils n'ont pas de ressemblance.

AMBEUROA ou AMBERBOL bot. N. vulg. par lesquels on désigne quelques esp. du G. Centaurée et particulièrement le Bluet.

AMBER1C. bot. $. de Phaseolus Max.

AMBI. bot. Syn. de Jaquier.

AMBlGÈNE. bot. C’est-à-dire deux natures. Sorte de calice dont la partie extérieure a la consistance et l'aspect d'un calice ordinaire , tandis que Tiulérieure tient de la nature de la corolle; le calice est ambigène dans la plupart des Passiflores.

AMB1NLX. bot. S. d 'Aleurites, L., dont le fruit est la Noix de Bancoul.

AMB1PARE. bot. On donne ce nom aux Bourgeons qui renferment à la fois des feuilles et des fleurs.

A.MB1H. pois. S. vulg. du Mulle rayé.

A.MBLIRIOIN'. Amblirium. bot. Raflinesquc a distrait du G. Lis le I. ilium Kamtschalkatense, pour en former le type de ce G. nouveau de la fam. des Tulipacées; il y a joint les Krilillaria alba et lanceolata , puis le Lilium pu dieu m. Du reste les caractères sont très-peu distincts de ceux du G. Lilium.

AMBLODüN. pois. G. établi par Raffinesque pour un Poisson de l'ordre des Abdominaux, qui se fait surtout remarquer par sa mâchoire inférieure, pavée de dents osseuses, serrées , arrondies, et dont la couronne est inégale et plate.

AMBLOT1S. pois. G. de Marsupiaux formé par llliger, d'après un Animal décrit par Rass, qui est extérieurement semblable au Phascolome, mais qui aurait six ! incisives, deux canines et seize molaires à chaque inâ- , « boire; ce serait un sous -genre voisin des Péramèles.

AMBLYG.NATUE. Amblygnathua. IMS. G. de Coléoptères pentamères, de la fam. des Carnassiers. Caractères : dernier article des palpes assez allongé, légèrement ovalaire, presque terminé en pointe, et néanmoins tronqué à l'extrémité; antennes filiformes; chaperon légèrement échancré en arc de cercle ; lèvre supérieure en carré moins long que large; mandibules assez fortes, arquées, obtuses et presque entièrement cachées par la lèvre supérieure; menton échancré en arc de cercle; |K>inl de dent au milieu de son échancrure : corps oblong et |»cu convexe; tête assez grande, arrondie, coupée presque carrément en avant et rétrécie en arrière; yeux point saillants; corselet carré, rétréci postérieurement; élylres ovalaires presque parallèles. Dejean, qui a institué ce G., y place quatre esp. nouvelles et toutes de Cayenne.

A.MRI.YGOMTE. mix. Découvert par Rreithaupt dans un granité de Penig en Saxe, ce minéral y est associé â la Topaze verte et â la Tourmaline. Il s'est présenté sous des formes dérivant du prisme et avec une pesanteur spécifique de 3,00 à 3,04.

AMBLYGOTTIDE. Amblygottia. bot. G. de la fam. des Orchidées, auipiel le docteur Blume donne pour caractères : périanthe composé de cinq pièces presque égales et étalées, avec l'intermédiaire voûtée ; labelle uni au gynostème, qui est dilaté, calleux à l'intérieur, prolongé en éperon, avec son liml»e lobé et étalé; anthère terminale , attachée au liée effilé du stigmate , à deux loge» s'ouvrant longitudinalement et 4-locelléct; masses poil iniques au nombre de quatre à chaque loge, en massuè, un peu comprimées, inégales, céréacées, attachées par un pédoncule commun et élastique. Blume décrit sept esp. d'Ainblygottidcs , toutes de Java. Ce sont des PI. herbacées, à racines fibreuses, ù feuilles radicales, membraneuses et nervurées. Les fleurs sont réunies en épis, avec pédicelle et bractée pour chacune.

AMBLYODE. AtnblyodOH. bot. Palisot de Beauvois a donné ce nom au G. Méesia d'Hedwig.

AMBLYOLÉP1DE. Amblyolepia. bot. G. de la fam. des Synanlhérées, établi par De Candolle qui le caractérise ainsi : calathide multiflorc, radiée; fleurs du rayon toutes femelles, et sur une seule rangée; celles du disque hermaphrodites, à tube court, à gorge ample et à cinq lobes; involucre formé de deux rangées d’écailles

ovales, arquées et foliacées; réceptacle alvéolé; akènes turbines, très velus. La seule esp. connue, A. aetigemf appartient au Mexique.

AMBLYOPES, rept. Goldfus» appelle ainsi une fam. de Sauriens, comprenant ceux de ces reptiles qui ont les yeux couverts et petits, de sorte qu’ils n’y voient point ou du moins très-peu.

A.MBLYOPH1S. liftes. G. de la fam. des Astasiens, dans la méthode de classification des infusoires . publiée par Ehrenberg; il a pour caractère essentiel : un seul œil, un corps dépourvu de queue.

AMBLYOPODE. A mblyopoda. ns. Ilorsfleld a établi ce sous-genre dans la fam. des Lépidoptères diurnes pour un groupe de brillants papillon» à queue, qui ornent le musée de la Compagnie des Indes. Les caractères sont : antennes moyennes, allant en grossissant de la base à l'extrémité, sans massue distincte; palpes plus longues que la tête qui est courte, obtuse et large; yeux aplatis; corps court, mince; ailes antérieures oblongiies, courtes, obtuses : les postérieures arrondies ou un peu allongées, avec un appendice anal et des queues filiformes. Pattes antérieures du mâle n'ayant pour tarse qu’un article obtus, dépourvu de crochets , terminé tout d’un coup par une superficie verticale ; celles de la femelle ont leurs tarses composés de cinq articles cylindriques; pattes intermédiaires et postérieures semblables dans les deux sexes, â cinq articles, dont le dernier terminé par deux petits crochets arqués, presque cachés sous les pelottes et les écailles.

AMBLYPTÈRE. Amblypterus. ross. G. de Poissons que l'on trouve dans les couches psammitiques des houillères et dont la race parait absolument éteinte.

AMBLYRAMPHE.ois. G. établi par Leach poury placer une nouvelle esp. d'Oiseau. Y A mblyramphua bicolor, que nous considérons comme un Étourneau.

AMBLYRHYNQUE. Amblyrhynchua. rept. Sous g. de la fam. des Agames, selon le système de classification publié par De Blainville. É. Agaves.

AMBLYS. Amblys. ixs. G. de l’ordre des Hyménoptères, établi par Klug, et réuni par Latreille aux Osmies.

AMBLYTÈRE. Amblyteria. îxs. G. de Coléoptères pentamères de la f. des Lamellicornes, institué par Maclcay pour des Scarabées de la Nouvelle-Hollande qui ont dix articles aux anteuues, avec les trois derniers en forme de massue, le labre découvert et lobé, les mandibules fortes et écailleuses, le lobe maxillaire de grandeur moyenne et armé de dents cornées au côté interne , le milieu de l’extrémité supérieure du menton un peu prolongé , tronqué, avec les angles arrondis, portant les palpes : le dernier article de celles-ci ovoïde, et celui des mâchoires fort allongé et presque cylindrique; l'écusson est grand.

AMBO. bot. S. de Manguier.

AMBORE. .fmbora. bot. Famille des Monimiées de Jussieu. Ce savant, dans son G <cneray a conservé ce nom malegache au G. que Commerson avait désigné sous le nom de Mithridatva . Ce G., réuni d'abord à In fam. des Urticées, eu a été depuis séparé par cct illustre botaniste, pour former, avec le Monimia de Du Petil-Thouars , le type de la fam. des Monimiées. Ses caractères consistent en des fleurs unisexuées, rnonoï-

AMD

ques; les Heurs mâles ont un grand nombre d'étamines. réunies dans l'intérieur d’un involucre piriforme, pédicellé. qui s'ouvre en quatre valves réunies par leur base; les fleurs femelles sont également renfermées dans un involucre charnu, ovoïde, offrant quatre dents supérieurement; les ovaires sont renfermés dans la pulpe de l'involucre; ils sont uniloculaires, monospermes. A leur sommet, on trouve un stigmate suhconoldc, trèsallongé et à surface inégale; cet involucre grossit considérablement ; son ouverture supérieure s’élargit , et le fruit . parvenu à sa maturité , est irrégulièrement concave, et contient les graines renfermées dans l'intérieur de ses parois. VA. Tambourina, Pers., est un Arbre qui croit dans les Iles de France, de Mascarcigne et de Madagascar. Ou en possède plusieurs autres esp. Les Créoles des îles de France et de Mascareigne appellent YAmbora bois de Bombarde ou bois de Ruches, parce qu’on recueille le miel des Abeilles dans son tronc creusé.

AM BOT A Y. bot. Esp. du G. Anona, à laquelle Aublet a conservé son nom de pays.

AM BOUTON, bot. PI. de Madagascar, qu’on mâche pour se parfumer l’haleine, et qui n’est que le Bétel.

AMBRA, ois. S. vulg. de Bruant jaune.

AMBRAR1A. bot. G. delafain. des Rubiacées;Télrand. Mon., établi par Cruse (Rub. Cap.p. 16, i. 1, f. 3 et A) pour deux pl. africaines que quelques auteurs avaient placées dans le G. Anlhospermum, dont elles se distinguent par la forme du fruit que l’on dirait être partagé en trois ou quatre loges, parce que les deux méricarpes ou coques sont joints de manière à laisser une commissure concave, qui figure une troisième loge centrale. Les deux esp. sont frutescentes, à feuilles ternées,* eonnato perfoliées, à fleurs petites, sessiles, axillaires, faisant place à des fruits glabres ou toiuenteux suivant l’espèce.

AMBRE IDE. S. vulg. deSuccin.

AMBRE-BLANC. V. Blatc de Baieixe.

AMBRE-GRIS. Substance grasse, véreuse, concrète, susceptible de se ramollir par une faible chaleur, se fondant ensuite, très odorante, d’un gris tirant sur le brun, plus ou moins soluble dans l’Uuile et dans l'Alcool, selon qu’elle est plus ou moins pure. Il est peu de substances dont l’origine ail donné lieu à plus d'opinion» différentes, et même à plus d'absurdités, et cela provient de ce que l'Ambre, n'ayanl encore été trouvé que sur les bords de certaines mers où il avait été déposé par les vagues sur lesquelles il flottait, on n'a pu encore saisir, pour ainsi dire, la nature sur le fait de sa production. L’opinion la plus admissible pourrait faire regarder cette substance comme un produit bitumineux, élaboré au fond des mers; cependant, le docteur Swediaur , qui s’est occupé de recherches particulières sur l’Ambre, pense, d'après les renseignements qu'il s'esl procurés de différents voyageurs, et surtout des navigateurs â la pèche de la Baleine, que celle substance se forme dans le canal alimentaire de l’espèce de Cachalot nommée Physcter macrocephalus t et qu’elle est rejetée avec les excréments de ceCétacé; il invoque. à l’appui de son opinion, la production du Musc chez le Chevrolain et la Civette; la sécrétion d’une ma-

tière analogue à l'Ambre dans les excréments du Bœuf, du Porc, etc. Pelletier et Cavenlou, auxquels on doit un beau travail analytique sur l’Ambre, conduits par l'analogie , sont portés à croire que cette substance pourrait bien être un produit de la matière biliaire qui constituerait les calculs chez certains Cétacés.

L’analyse chimique de l'Ambre t'a fait considérer comme composé de résine, d'adipocire, de charbon et d'un principe particulier nommé Ambreine.

l.'Ambre est d'un grand usage, comme cosmétique, dans l’art du parfumeur; on l'emploie aussi quelquefois, en médecine, comme antispasmodique.

AMBRE-JAUNE. V. Srr.r.ix.

AMBRE-NOIR. Var. de P Ambre- gris. On a aussi donné ce nom au Jayet.

AMBRÉE (F) or F AMPHIBIE, «ou. Nom donné par Geoffroy â Y Hélix pu tri », Hélix succinea de Muller. Coquille fragile, transparente comme du verre, variant beaucoup dans sa forme, sa grandeur et sa couleur, qui reste néanmoins dans les nuances de l'Ambre ou du Succin. Elle habite dans toute l'Europe, même dans le Nord. Elle se trouve aussi dans l’Amérique sept., au Tranquehar, et jusque dans les iles Marianne», en sorte qu’elle est commune aux deux hémisphères, à tous les climats, â toutes les zones; phénomène très-remarquable, cl qui se reproduit pour une autre espèce qui en est fort voisine, la Succincea oblonga de Draparnaud. L'Ambrée aime les endroits humides, le bord des eaux, où elle tombe souvent, ce qui la fait croire amphibie. Cette esp. est du G. Hélice, et fait partie du sous-genre Cochlobydre.

AMBREINE Substance particulière découverte par Pelletier et Cavenlou dans F Ambre-gris dont elle forme la base. Elle est en petits cristaux plumeux, blancs et déliés.

AMBRETTE. Succinœo. mou.. Draparnaud (Hist. liât, des Moll, de la France, p. 58) a établi ce G. pour l' Amphibie ou F Ambrée de Geoffroy, el pour une autre esp. qui en est fort rapprochée, le^wcc. oblonga , découvert par Studer. Les caractères qu'il assigne aux Animaux de ce G. sont : tentacules courts, les inférieurs très-grèles et à peine visibles, les supérieurs conoldes, renflés ù leur base; quant aux coquilles, il les différencie ainsi : coquille ovale, obtongue; ouverture grande, oblique; coluuielle évasée, formant dans l'intérieur une rampe en spirale; plan de l'ouverture très-incliné par rapport à Faxe de la coquille. Lamarck, en créant son G. Ainphibulimc, y a rapporté avec raison les Ambrcltes de Draparnaud ; mais le type de ce G. doit les suivre dans le G. Hélice. Ocken a fait des Ambreltes son G. Lucène , el Studer son G. Tajmtle, de sorte que voilà quatre noms génériques différents pour des Mollusques dont Férussac n'a fait que le sous-genre Cocblohydre.

AMBRETTE. bot. F. Abel-Mosc.h. On donne aussi vulgairement le nom d’Ambrette jaune à la centaurée adorante, ('entaurea suareolcns.

AM BROME, bot. V. Ambroma.

A.MBROSlACÉES. bot. Cette fain., établie par Richard père, se compose des G. Ambi'osia, Xanlhium, Franséria et Ira. Ces G. avaient été placés par Tonmcfort. Vaillant, Linné, dans les pl. à fleurs composées. De Jus

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