‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 4)Chapitre 29 sur 125 · KH · texte numérisé non relu

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lab. 173, d. Gærtner, et Uib. 082, fig. 1 , des Jll. de Lam ) | est un joli Arbuste du Cap, à feuille» opposées, entières, obtuses et blanchâtres, et dont les Heurs, jaunes au centre et bleues à la circonférence, imitent celles d’un Aster. L’A. a ombeli.es, originaire des Antilles, a la face inférieure de scs feuilles d’un blanc argenté : on peut enlever la pellicule qui leur donne cette couleur, et écrire dessus avec un crayon, comme sur du papier; les traces s’y couservent.

AMELL1É. bot. N. vulg. de l'Amandier.

ANE3D0GL0. pois. N. vulg. deSpare Mendole.

AMENTACÉES. bot. Cette fam. qui, au premier abord, parait très-naturelle, était composée de tous les G. dont les fleurs sont disposées en chaton. Mais un examen plus approfondi de ces différents G., en faisant mieux connaître l’organisation de chacun d’eux, a engagé les botanistes modernes à les grouper en plusieurs fam. : ainsi les G. Ulmua et Celtis forment la fam. des l'hnacées; le Salis et le Populux, celle des Salicitiées; le AJ y riva, celle des Myricéet; le lie lu la, l 'Alnus, les Bétulinées; le (Juercus, le l'agus et le Castanca, la faïu. des Cupulifères.

AMEHA. bot. N. d’une csp. de Spondias, observée par Commcrson.

AMKKH1.N K. Amerhinus ns. G. de Coléoptères lélramères de la fam. des Rhychophores, établi par Schœnherr, et auquel Latreille a réuni les G. Netarhine, Alcide et Solenope eu lui assignant pour caractères : antennes naissant de l’enlrc-deux des yeux et composées de onze articles ; corps ovalaire ou presque cylindrique. couvexe en dessus ; pieds écartés ù leur naissance; cuisses postérieures très-grosses donnant à l’Insecte la faculté de sauter.

AMERI. bot. L’un des S. vulg. d’indigotier teinturier.

AMER1C1MA. *EPT. S. de Lacerla /asciata, L.

AMÉR1MN0N. .intérim num. bot. G. de la fam. des Légumineuses, caractérisé par un calice à deux lèvres, dont la supérieure à deux dents et l’inférieure trifide; une corolle papilionacéc , dont la carène, formée de deux pétales, est plus courte que les ailes et l’étendard; dix étamines monadelphes ; une gousse stipitée, membraneuse, comprimée, oblongue, rétrécie aux deux extrémités, s’ouvrant en deux valves, el renfermant de une â trois graines uniformes, comprimées. Plusieurs Arbres et Arbrisseaux de l’Amérique mér. forment ce G., auquel Swartz rapporte, mais avec doute, VAspalalhus Ebenus de Linné, AUlina d’Adanson, Urya de Brown, qui doit sans doute en être séparée, en raison de sa gousse courte, remplie par deux graines, droite du côlé de la suture, courbe el siuuée dans son milieu, du côté opposé, tout à fait différente eu un mot de celle de l’Amérimnon.

AMÉIUNA. bot. N. anc. de l'Éléagnier à feuilles étroites et du Vitex agnus castus.

AMÉRINGA. ois. N. anc. du Bruant Proyer.

AMERIS. ms. G. de la fam. des Rhychophores, institué par Schoonltcr dans les Coléoptères télrainères; il offre pour caractères : corps oblong, presque cylindrique ; tète exserte, hémisphérique avec des yeux éloignés l’un de l’autre ; bec longiuscule, courbé, marqué d’une fossette linéaire ; antennes insérées vers le milieu du

t bec, courtes, formées de sept articles en dessous de la massue; corselet rétréci dans sa partie antérieure; écusson distinct ; él vires presque cylindriques, recouvrant l’anus ; pieds allongés, les intermédiaires les plus courts; jambes garnies d’un petit éperon vers l’extrémité. Germar décrit plusieurs Amcris qui lui ont été envoyés du Brésil.

AMÉTAMORPHOSES. iool. C’est-à-dire sans métamorphose.

AMÉTHYSTE, ois. Esp. du G. Colibri. On a également donné ce nom à un Serpent du G. Python.

AMÉTHYSTE, mit. Ce nom, dans la langue grecque, signifie un être qui n’est pas icre. Suivant Pline, on donnait ce nom à certaines Pierres, dans lesquelles le rouge du vin était tempéré par un mélange de violet. Bans le langage vulgaire, il désigne aujourd'hui la variété violette de Quart-Hyalin. Les Améthystes d'une belle couleur sont assez estimées dans le commerce ; mais rarement la teinte violette s'étend uniformément dans la Pierre. Elle est plus foncée à certains endroits, plus faible dans d'autres, et il y a des parties où elle disparaît. Si l’on plonge la Pierre dans l’eau, la couleur semble fuir les bords et se retirer vers le centre. L’Améthyste proprement dite se distingue aisément de l’Améthyste orientale, qui est un Corindon violet, par sa dureté et sa pesanteur spécifique, qui sont comparativement beaucoup plus faibles.

AMÉTllYSTÉE. Amclhystea. bot. G. de la fam, des Labiées, Diandric Monogynie . L., qui ne renferme qu'une seule csp., VA. cerulæa , L., petite pl. vivace, originaire de la Sibérie, portant des feuilles opposées, des fleurs petites et violettes, disposées en corymbe. Chaque fleur offre pour caractères : un calice court, subcampanulé, à cinq dents; une corolle tubuleuse, subbilabiée, ù cinq lobes, dont l'inférieur plus grand et concave; deux étamines à peu près de la longueur de la corolle; un style recourbé, lermiué par un stigmate profondément biparti.

AM11ERST1E. Amlierstia. bot. G. de la fam. des Légumineuses, dédié par Wallich à la comtesse Amhersl , qui a cultivé avec uii zèle extrême la botanique dans l'Inde. Aucun végétal ne l’emporte en beauté sur celui qui est le type de ce G.; ses belles feuilles imparipinnées etsesgrappes pendantes, d’un rouge vif, sont du plus grand effet. Les caractères du G. sont : quatre sépales unis à leur base en un tube persistant, stamiuifère au sommet ; deux grandes bractées opposées; cinq pétales inégaux : deux inférieurs fort petits, subulés, un peu courbes, les latéraux cunéiformes, divariqués, le supérieur très-grand, étendu, presque cordé, onguiculé; dix étamines diadelpbes, dont neuf ont leurs filaments réunis en un tube allongé A leur base, et libres au sommet, le dixième entièrement libre; anthères versatiles, toutes polliniféres , les alternes plus courtes; ovaire, stipilé, en faux, à quatre ou six ovules ; style filiforme; stigmate convexe et petit. Gousse pédicellée, plane, oblongue et oligosperme.

AM1ANTU0IDE. six. Substance minérale dont la classification est encore incertaine. Saussure, qui l’a découverte près du glacier de Broglia, au Mont-Blanc, lui a donné le nom de llyssolite. Ce Minéral esl en filaments

Digitiz

déliés, d'un vert olivâtre et quelquefois d'une couleur brune; il ne diffère de l’Asbesle flexible que par la raideur et l'élasticité de ses fibres , ce qui pourrait bien proyen ir d'un mélange de Manganèse, dont l'Amianthoïde contient jusqu'à 10 parties sur 100. On en trouve au pays d'Oisans, dans le département de l'Isère, sur la même Dïorite qui sert de gangue à l’Asbeste flexible, ù l'Ëpidote, à la Prehnite, etc. Cordier a présumé que l'Ainianlholde, ainsi que l'Asbeste. n'étaient qu'une variété capillaire de l'Amphibole. La substance dont il s’agitaété désignée par quelques minéralogistes sous le nom A' Asbestoule. Yauquelin. qui l'a analysée, y a trouvé 40 parties de Silice, 11,3 de Chaux, 7,3 de Magnésie, 20 d’Oxvde de fer. et 10 de Manganèse; total, I0O, moins 1,4 de perte.

AMIATITE. »ix. Var. de Quartz concrétionné.

AMIBE. Amiba. nrrs. y. Microscopiques.

AMICIE. Anticia. dot. G. de la fam. des Légumineuses, établi par Kunlh et adopté par De Candolle. Caractères : calice campa nul é, quinquéfide, les deux lobes supérieurs très - grands, arrondis, les latéraux petits et l’inférieur oblong, concave et caréné; l'étendard de la corolle orhiculé. et la carène appliquée contre les ailes; dix étamines monadelphes, le tube qu’elles forment à leur origine est fendu supérieurement; légume linéaire, comprimé, articulé. Les arbrisseaux qui composent ce G. dont les deux esp. connues appartiennent à l'Amérique mérid.. sont grimpants, couverts de duvet sur les pétioles et les jeunes tiges, les feuilles sont brusquement hijiiguées, parsemées de points presque transparents; les pédoncules axillaires supportent cinq ou six fleurs jaunes; ils ont à letir origine deux bractées arrondies et opposées.

AMICTE. Amictus. ms. Wiedeman, dans son histoire des Diptères exotiques, a institué ce G. de la fam. des Bombyliens. pour quelques Insectes qui se trouvent au Musée royal de Berlin. Les caractères du G. nouveau sont : antennes composées de trois articles : le premier cylindrique et allongé, le deuxième en forme de gobelet et le troisième subulé. L’Amie te oblong a la tète large, et plus même que les Bombyles; le corps petit, la tète velue et cendrée ; le suçoir avancé et très-long; le corselet gris avec trois lignes d'un vert glauque; l'abdomen conique, cendré; les pieds testacés. L’A. béléroptère a le corselet rayé de brun ; les pieds fauves et les ailes très-longues.

AM1DEISA. bot. S. d'Oronlium.

AMIDES. On a donné ce nom à des matières azotées que la nature présente dans quelques substances végétales ou animales. Les Amides connues sont au nombre de cinq : l'Urée, l'Oxatnide, la Benzamide, la Succinatnide et l’Asparamide.

AMIDINE.Chevreul appelle ainsi la substance soluble et de nature analogue à la gomme, qui remplit l'intérieur de chaque grain ou globule d'amidon. Auparavant Saussure l'avait appliquéà une substance regardée par lui comme particulière, qu'on obtient en abandonnante lui -même l'empois d'amidon de froment; mais Baspail a démontré depuis que cette dernière snbstance n’est qu’un assemblage de téguments des grains d’amidon vides.

AMIDON. Produit végétal blanc, pulvérulent, insipide, inodore, insoluble dans l’Eau froide, formant un mucilage épais et collant, avec l’Eau bouillante. L’Ami «Ion existe en plus ou moins grande abondance dans presque toutes les parties des Végétaux, et s'en sépare plus ou moins facilement par la macération dans l’Eau. C’est ordinairement avec des graines céréales altérées, ou avec leurs débris qu’on le fabrique en grand dans les arts. L'amidonnier délaye d'abord du levain dans l’Eau, et le laisse aigrir pour en former son ferment qu’il appelle Eau sûre. Il fait tremper dans celle Eau | les graines altérées et moulues, ou leurs débris; le mé- I lange entre bientôt en fermentation, l'Amidon sc sépare i et se précipite au fond des baquets; on le lave à plu- I sieurs reprises, en séparant les matières corticales et les Eaux grasses de décantation, chargées de gluten, que l’on fait concourir à la nourriture des Bestiaux. Lorsque l'Amidon est amené à son degré de pureté, on le laisse essuyer sur des toiles, dans des claies d’osier, puis on le divise par pains cubiques de 10, 12 à 15 livres, et on l'expose à un vif courant d’air ; on le porte à l’étuve pour le faire sécher. L’Amidon est le principe nutritif par excellence; il est facilement réductible en poudre impalpable et légère; il servait autrefois à couvrir les cheveux d’une poussière blanche, dont la mode faisait surmonter toutes les incommodités; son mucilage donne aux étoffes un apprêt sain et agréable, que l'on nomme Empois. Traité par l'Acide sulfurique étendu d'Eau, et au moyen de contacts réitérés, il se convertit en une espèce de sucre, dont la découverte est due à fürchofF.

L'Amidon le plus agréable dans l'usage de la table, et le plus facilement obtenu, est celui que fournit la Pommede-Terre ; on en obtient encore assez abondamment un pareil de la racine de Bryone, de celtes de la Filipendule, de divers Iris, du pied de Veau et autres Gouels, du fruit du Marronnier d’Inde, etc.

AMIE. Amia. pois. G. de l’ordre des Abdominaux de Linné, et que Cuvier a placé parmi les Malacoptérygiens abdominaux , dans la famille des Chipés. Caractères : corps écailleux, allongé, avec la tête couverte de grandes pièces osseuses dures, comme écorchées. Entre les branches de la mâchoire inférieure est une sorte de bouclier osseux; derrière leurs dents coniques on en voit d'autres, disposées en petits pavés; une seule nageoire dorsale, assez longue, règne jusqu'à la caudale; deux appendices tubuleux, en manière de barbillons, s'observent sur le nez, et la vessie natatoire ofFre cette particularité qu'elle est celluleuse et présente l'aspect et la consistance d'un poumon de Reptile. Une seule esp. d’Amie a été décrite jusqu’ici. C’est l’A. chauve. Encycl. Pois. pl. 99, f. 408. Lacépède. T. v, p. 43. Ce savant rapporte à tort comme synonyme de ce Poisson l'Amie de Dauhenlon dans le Dictionnaire de l'Encyclopédie. Dauhenton a bien, ail tableau du genre, entendu citer l'Amie chauve; mais la synonymie et la description qu'il donne conviennent entièrement au Scomber Amia de Linné, qui n'a nul rapport avec le Poisson dont il s'agit. Bonaterrc avait soupçonné ce contre-sens (p. 145). L’Amie chauve ou tête-nue habite les eaux douces de la Caroline, où elle se nourrit d’F.crevisses.

On la nomme dan» le pays Mudfish, c'est-A-dire Poisson de rase, el sa chair est peu estimée ; l'Amie parvient à une assez grande taille, b. 12, i>. 42, p. 15, v. 7, a. 10. c. 10.

Artédi avait donné le nom d'Amie comme spécifique à unScombre qui l’a conservé, et dont Lacépède a fait un Caranx. Salvien appelait ainsi un Poisson devenu le Gaxlcroiteus Lysan, Gmel., que Ronalerrc a figuré mal à propos ( Encycl. Pois. pl. 59, f. 251) comme le Scomber Amin , et dont Lacépède a fait un Cenlronotc.

AM1GDAL1TES. *w. V. Axygdaloides.

AM1MONE. Amimonus. xoll. G. établi parMonlfort pour un corps fossile, analogue aux Bélomnites, figuré dans Knorr (Suppl, pl. îv, f. 2), et qu'il appelle A. éléphantin , A. clephantinus. — L'opinion de Cuvier, qui regarde ce corps comme une pile d’alvéoles de Béleinnitcs détachée de son étui, parait fondée. Sa forme arquée indique seulement une esp. particulière, rare ou qu'on n’a point encore rencontrée complète. L'Ainimone atteint plus de six pouces de longueur, el se trouve dans les Calcaires anciens à Bœtstcin el à AlldorfF en Suisse.

AMIRAL. iiOLL. Esp. très-variée du G. Cône.

AMIB1 or AYM1RI. bot. S. d’Hernandie sonore.

AMIROLE. Amirola. bot. G. delà fam. des Sapindacées, Octandrie Mon., établi par Persoon, qui lui donne pour caractères : calice à quatre ou cinq divisions fendu latéralement, garni vers la base interne d’une membrane épaisse presque charnue; pétales nuis; huit étamines; un ovaire trigone; un style filiforme, A trois sillons; une capsule renflée, à trois loges, à trois valves membraneuses, septifères au milieu, l'axe est engagé et chaque loge renferme une seule graine arrondie. On compte trois esp.,. nitida, A .puni folia et A. moins, toutes du Pérou , dans ce G. que quelques botanistes considèrent comme identique avec le G. A. fay unira.

AMITES oc AMM1TES. «m. On a donné ce nom à des concrétions calcaires, globuleuses, formées de couches concentriques, que HaUy réunit aujourd’hui sous la dénomination commune de Chaux carbonatèc ytobulifonne testalèe. Les naturalistes les ont appelées Oolitbes y Pisolithes, Mèconilcx , Orobitcs, etc., suivant la grosseur des globules, qu'ils comparaient A des œufs, des pois, des graines de Pavot ou d’Orobe. etc.

AMMAME. Am mania, bot. G. de la fam. des Salicariées, Télrandrie Monogynie, L. Caractères : calice petit, campanulé, strié longitudinalement, A huit dents; corolle de quatre pétales qui, dans quelques esp., avortent complètement : étamines au nombre de quatre, ayant les anthères globuleuses et presque didymes, insérées au calice, qui est persistant el embrasse la capsule ; celle-ci offre quatre loges polyspermes. Les esp., au nombre d’environ dix, sont des pl. herbacées, A feuilles opposées, à fleurs ordinairement petites et axillaires, qui croissent dans les lieux humides de l’Inde et de l’Amérique septentrionale; une seule appartient A l’Europe, c’est VA. rerticitlata.

AMMAPTENODYTES. ois. Nom donné par Rilgen, A une fam. d’Oiseaux qui courent dans les sables et dont l’Autruche est le type.

! AMMER. ots. S. de Rritant.

AMMI. bot. G. de la fam. des Ombellifères, Pcnlan- | drie Digynie. qui a des rapports marqués avec le genre Douais , dont il ne diffère essentiellement que par se* fruits non hérissés de pointes épineuses. Caractères : cinq pétales inégaux, enrdiformes; deux styles divergents ; involucre el involucelles composés de foliole* pinnatifides; fruits ovoïdes, marqués sur chaque face de cinq côtes saillantes. — Ce G. comprend cinq ou six esp. auxquelles Lamarck a rapporté le Daucus vitnaga , L., et Sprengcl le Bunium acanlef de la Flore du Caucase.

AMMOBATE. Am mobates. ns. Hyménoptères; fam. de* Apiaires. G. établi par Lalrcille, qui lui assigne pour caractères : premier article des tarses postérieurs point dilaté A l’angle extérieur de son extrémité inférieure; milieu de cette extrémité donnant naissance à l’article suivant; palpes inégaux; les labiaux séliformes, les maxillaires de six articles.

A. vextre-faüve, A. rufircnlris, originaire de Portugal, et jusqu'à présent la seule esp. connue, est noire avec l’abdomen fauve. C'est peut-être V Anihophora rufirentris d’Illiger.

AMMOBE. Ammobium. bot. R. Brown a établi sous ce nom un G. de la fam. des Synanlhérées, dont l’unique esp. A. alalum, parait devoir être réunie au G. ixodia du même auteur. C’est une pl. herbacée, dressée, rameuse. A tige ailée, lomenteuse; A feuilles lancéolées, décurrenles; A rameaux uniflores.

AMMOCARPE. Amomocarpum. ross. Pl. qui fait partie de la Flore antédiluvienne. Rrongninrd n’en a vu que le fruit et quoiqu'il ait cru lui reconnaître quelques rapports avec ceux des Amontum, il n’ose encore se prononcer sur ce rapprochement.

AM.MOCÈTE. Ammocirtcs. pois. G. formé par Duméril dans sa fam. des Cyclostomes, et adopté par Cuvier, qui le place dans la classe des Chondroptérygiens A branchies fixes, ordre des Suceurs. Les esp. qui le composent ont été distraites du G. Lamproie. Ses caractères consistent dans sept paires de branchies qui, réunies dans une même cavité, ont des trous extérieurs distincts pour chacune d'elles ; dans une bouche seulement demicirculaire, concave, allongée, dépourvue de dents, comme fendue, el A deux lèvres en arrière. Le front est percé d’un trou qu’on a pris pour un évent, mais qui n’est que l’issue des narines. Les parties qui devraient constituer le squelette des Ammocètes sont tellement molles et membraneuses, qu’on peut les considérer A peu près comme nulle», cl il en résulte des habitudes si voisines de celles des Vers, qu’A peine on peut en distinguer ces Animaux, el qu’on pourrait presque les considérer comme des Invertébrés. Leur taille est petite ; ils vivent dans ta bourbe des ruisseaux et des rivières vaseuses, ont la vie très-dure, et fournissent aux pécheurs d'excellent» appâts; ils sont A peu près privés de la vue, ce qui les fait quelquefois appeler Aceuyles ; tandis qu'ailleurs on les appelle Sept-ueils, A cause des trous extérieurs des branchies. Leur chair est assez bonne A manger; mais, en général, leur aspect de Vers le* a fait proscrire des tables recherchées : deux esp. constituent ce genre.

A. hocge. Petromyzon ru ber, Lacépède. T. u, pl. i, I f. 2. Sa couleur est celle du sang, plus foncée sur le ! dos; sa (aille est d’environ six à sept pouces. Cette esp. parait assez commune dan» l'embouchure de la Seine.

A. LAXPRiLLon. Petromyzon branrltialis, L. Lam- | proyon. Lac. T. I, p 20. pl. 2, f. 1 . Ses yeux sont entièrement voilés par une membrane, et ne peuvent par conséquent lui servir. Sa grosseur est celle d’un fort tuyau de plume; sa longueur de six à sept pouces; sa couleur verdâtre sur le dos et blanche sous le ventre. Celte espèce, qu’on nomme plus communément Sepl-irils, s'enfonce dans le sable, et y respire, par un mécanisme particulier, à l'aide duquel l’eau pénètre jusqu'à elle.

AMMOC1IAR1DE. Ammocharis. dot. G. de lafam. des Amaryllidées. Hexandrie Monogynie, L., récemment institué par Herbert pour une esp. A.Coroniea, précédemment confondue avec les Amaryllis. L'auteur donne pour caractères à ce G. nouveau : tube du périanthe cylindrique, plus grêle que l'ovaire; anthères courtes, renfermant un pollen à grains fins, supportées par des filaments insérés hors du tube; stigmate obtus, simple j ou bifide; capsule turbinée, triloculaire, à trois sillons et à trois valves; feuilles entières, nullement tubuleuses à leur base.

AMMOCURYSE. xix. C’est le Lamellaire Mica, appelé vulg. Sable d'or.

AMMODENDRE. Ammodendron. bot. Fischera formé sous ce nom un G. dans la fam. des Légumineuses, pour une plante que Pallas a fait connaître en 17J2. dans les actes de l’Académie de Pétersbourg, sous le nom de Pophara argcntca, et dont Willdcnow a fait ensuite un Podalyre. Le calice est calyculé, très-petit et persistant; les étamines sont distinctes; le légume est fort aplati, membraneux avec un rebord en forme d'aile et samaroïdé; la graine qui se trouve au centre est uniforme, comprimée. C’est un arbrisseau fort épineux, à feuilles pinnées, sans stipules, à fleurs très-petites, réunies en bouquets.

AMMODYTE. rept. Nom spécifique d'une Couleuvre et d’un Scylale.

AMMODYTE. pois. V. Éqciile.

AMMODYTES. bot. Nom par lequel on désigne particulièrement les pl. qui croissent dans le sable.

AMMON. vas. S. V. MoiTpx Mouflon.

AMMONALl’M. xin. Substance blanche, soluble, cristallisant en cube, d'une saveur acerbe, donnant de l’eau par la calcination et laissant une matière boursouflée, légère. Solution dégageant de l'ammoniaque par l'addition d’un alcali caustique; précipitant en gelée par l’ammoniaque. Composition ; Acide sulfurique, 39; Alumine, 12; Ammoniaque, 4, Eau, 45 L’A. ne s’est encore trouvé qu’en petites masses fibreuses, formant des veines dans les dépôts de lignite, à Tschermig en Bohême.

AMMO.NÉENS. ctoL. On donne souvent ce nom aux terrains jurassiques, qui renferment beaucoup d’ammonites.

AMMONËES. xoll. Fam. de l’ordre des Nautiles, composée de corps fossiles, multiloculaires, aussi curieux et aussi multipliés dans la nature qu'ils sont peu connus et qu’ils méritent d’être étudiés. On ne saurait douter, depuis la découverte de l'animal de la Spirule,

que ces corps intéressants n’aient appartenu à des Mollusques céphalopodes, premiers habitants des mers, alors que celles-ci couvraient encore les roches primitives. Les innombrables dépouilles de ces Mollusques, souvent aussi leur taille gigantesque, attestent leur domination aux premiers âges de la vie. Les plus anciennes couches secondaires en sont remplies. Elles les caractérisent; et leur histoire, qui se lie si étroitement à celle de la terre, constitue une des premières Imses de la théorie du globe. Pendant longtemps, les cornes d’Ainmon, à spire horizontale ou enroulée sur le même plan, furent seules connues. Dans le cours du dernier siècle, Scbeuchzer, Langius, Klein, Knorr, Walch, etc., parlèrent, sous divers noms, des cornes d'Aiiiiuon droites et sans spire. Plus lard, on en fil mieux connaître d’autres, dont la spire est allongée ou enroulée autour d'un axe. Enfin, dans ces derniers temps, on en a découvert où le cône spiral offre seulement l’empreinte volutaloire, soit à l’une de ses extrémités, soit à toutes les deux à la fois. Ces diverses modifications de la spire, et quelques autres moins importantes, ont servi à caractériser les différents G. qui constituent, par leur réunion, la fam. des Ammonées, dont on doit le premier établissement à Lamarck. Voici les caractères qu’il lui assigne. Coquille multiloculaire, à cloisons découpées sur les bords, sinueuses et lobées dans leurs contours, se réunissant contre la paroi interne du test, et s’y articulant en sutures découpées comme des feuilles de Persil. Tableau actuel de la famille des Ammonées :

«. Test sans spire.

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