‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 4)Chapitre 30 sur 125 · VI. Ti rrilite. Turrilites, Montf. Lamk · texte numérisé non relu

VI. Ti rrilite. Turrilites, Montf. Lamk

Après avoir donné, par le tableau précédent, une idée de l'ensemble de la fam. des Ammonées, nous allons la considérer sommairement, sous ses rapports zoologiques et géologiques. La première chose que nous observerons, c'est l'analogie des formes du test et des accidents de la spire avec ce qu'on remarque, à cet égard, dans les diverses fam. du premier sous-ordre des Nautiles.

La fain. des Nautiles proprement dits, offre, comme les Orbulites, des coquilles dont la spire enveloppante en cache toutes les évolutions : celle des Discorbes, au contraire, est composée, comme le G. Ammonite, de

coquilles dont tous les tours de spire sont visibles.

La fam. des Utilités ou Lituolées de Lamarck semble offrir la répétition des liainites, surtout le O. Lituole. Enfin, celle des Orthocère* répond au G. Baculite.

Dans l’un et l'autre de ces sous-ordres, l’emplacement de ce qu'on appelle le siphon varie : il est latéral ou marginal dans les llaculiles. les Ammonites et la plupart des Orbulites, et central, à ce qu’il parait, chez les Tur rililcs et les Aganides. Les mêmes variations s’observent chez les Nautiles, dont les Aminonécs ne diffèrent réellement. surtout les Planuliles de Lamarck, que par la découpure des bords de leurs cloisons, simples chez les Nautiles. Ce siphon tubuleux parait destiné à loger un filet tendineux propre à souLenir la coquille en traversant toutes les cloisons.

Nous sommes réduits h des conjectures sur les Animaux des Ammonées; du moins, quant aux modifications organiques qui doivent les distinguer des Nautiles, le Mollusque des Spirules pouvant nous autoriser A penser qu'ils se rapprochent tous, plus ou moins, des Poulpes. Cependant on peut conclure de la forme particulière des cloisons des Ammonées, que la partie postérieure de leur corps, où se logeait la coquille, était organisée de manière A pouvoir transsuder ces sinuosités si singulières des bords des loges, que l'on a comparées aux découpures des feuilles de Persil, lesquelles paraissent être les extrémités, bizarrement, mais symétriquement feuilletées de ramifications très-fortes, partant du centre de la loge comme d'un tronc commun, et se rendant, en divergeant, à l’intérieur des côtés externes de la spire. Il semble que ces ramifications et ces empreintes profondes, qui séparent les rameaux les uns des aulres, ne soient que la traduction, en relief et en creux, des attaches musculaires de l’Animal et des ramifications des divers troncs de inusclesqui constituaient ces attaches. Cette idée, dont on ne peut se défendre en examinant certaines Ammonites et les Baculiles, a été |>arfailctücnl développée au sujet de ce dernier G., par Desmarcls, Jour». de Phys, juill. 1817. Selon l'opinion de ce savant naturaliste, ces productions rameuses paraissent avoir été destinées A retenir l’Animal dans sa demeure solide, en s’appliquant contre ses parois internes. Il pense que la coquille, sécrétée par des organes |>articulicr8, renfermait un muscle intérieur qui changeait de place A certaines époques relatives A la croissance de l’Animal, et que dans chacune de ses stations, ce muscle laissait transsuder une matière qui devenait solide, et qui était analogue A la substance de la coquille même. Desmarest est porté, en outre, à croire que celle matière, en prenant exactement toutes les formes du muscle, établissait ainsi les cloisons, qui divisent l’intérieur de la coquille, en un assez grand nombre de chambres. Nous n'hésitons pas A rapporter ici celte opinion comme étant trèssatisfaisante pour l'explication des singulières ramifications qui distinguent seules les Ammonées des Nautiles. Si l’on juge de la taille que devaient avoir certains Mollusques, auxquels ont appartenu ccs Ammonites gigantesques, dont quelques-unes ont plus de six pieds de diamètre, et ces Baculiles, dont les fragments indiquent une longueur considérable, par les proportions relatives de la coquille de la Spirule et de son Animal, on ne

taxera pas de fabuleux, mais seulement d'exagérés les récits que font certains écrivains de l'antiquité, reproduits par Montforl, de ces terribles Polypes, dont les vastes bras entouraient les vaisseaux qui, sans doute, alors n’étaient pas du volume de nos vaisseaux de guerre. D'un autre côté, quelques Ammonites ne sont guère plus grosses qu’une Lentille; et entre ces deux extrêmes, on en trouve de toutes les Lailles.

On peut conjecturer, par l'examen des parties du test, conservées chez certaines espèces d’Ammouites, qu’il était fort mince. Une coquille épaisse de la taille de quelques-unes de celles qu’on trouve fossiles dans les G. Ammonites et Baculiles, aurait été fort incommode. Cependant l'Animal, paraissant ne tenir qu’à la dernière cloison, avait besoin de muscles d’attache aussi forts que ceux dont on trouve les traces.

Des différents Mollusques qui composaient la fam. des Ammonées, ceux qui ont appartenu aux Ammonites paraissent évidemment avoir été les plus nombreux, les plus répandus dans toutes les mers, et en même temps les plusancieus. Ceux des Orbulites paraissent avoir été beaucoup plus rares. Les Baculiles, quoique très-communes dans certaines localités, sont moins répandues, à ce qu’il parait, et d’une époque postérieure A l'apparition des Ammonites.

Les tests fossiles des Mollusques de cette fam. nous révèlent seuls leur antique existence. Jusqu'à présent, aucune des esp. n'a été trouvée vivante; il est né de celte curieuse circonstance deux opinions différentes les uns ont soutenu que ces esp. anéanties, comme tant d'autres Mollusques d'une apparition bien postérieure, et tant de Végétaux cl d'Animaux terrestres, dont on ne trouve que les débris, n'existent plus dans nos mers actuelles. D'autres oui avancé que l'état et les productions du fond de ces mers nous étant encore inconnus, les esp. qu'ils ont appelées Pélagienncs, par opposition aux Littorales, dont nous avons pu avoir connaissance, ne se sont point encore offertes à notre observation, et que rien ne prouve que les cornes d'Ammon vivantes, les grands Nautiles, les Animaux des Baculiles, des Bélemnites et des Orthoeères, ne vivent pas dans le fond de nos iners. Bruguière , qui a le plus habilement soutenu cette opinion, donne. A son appui, la découverte ^les Isia Trochitca et J stérile s. On peut aujourd'hui ajouter celle d'uneGryphée vivante, mais non analogue A celles qui accompagnent les Ammonites fossiles. Cette importante question ne saurait être traitée ici avec les développements nécessaires. Nous nous bornerons A observer que la première des deux opinions que nous venons de rapporter, est fondée sur des analogies frap|Kinles et multipliées, par l'anéantissement incontestable de beaucoup de races d'Animaux, et d'esp. de plantes, effet qui parait dépendre d’une cause générale, uniforme et graduée, qui a étendu son influence dans les mers comme sur les parties sèches, tandis que la seconde de ces opinions est entièrement hypothétique. Le raisonnement que fait Bruguière n’équivaut pas A des faits aussi concluants, cl jusqu'à ce qu'on ait répondu par des faits contraires et positifs, on est en droit de douter que le fond des mers soit encore habité par les mêmes Céphalopodes.

qui semblent n'avoir laissé leurs dépouilles que pour faire connaître qu’il* ont existé. Il faut cependant $c garder d’en conclure qu’il n'existe plus de Céphalopode# de la fam. des Ammonées. Il peut en exister encore, comme on trouve des Nautile* vivants; peut-être même ceux qui existent sont-ils plus ou moins des csp. Iraniennes; mais on peut croire, avec quelque fondement, que la plupart, et vraisemblablement tous ceux auxquels jnl appartenu les antiques dépouilles aujourd’hui seules connues, sont anéantis et ont subi la loi commune, qui a fait du inonde actuel, sous ce rapport, un monde différent de l’ancien. On ne saurait opposer à cette assertion, que l’ou trouve dans d’autres mers les analogues vivants de certains Fossiles des couches de nos contrées, car cet exemple n'est vrai qu'à l’égard de deux esp. de terrains tertiaires.

AMMONIAC (Sel). F. Amxoxiaoie st riatxe.

AMMONIAQUE. Substance alcaline, gazeuse, invisible, Acre, caustique, d'une odeur vive et irritante, verdissant les teintures bleues végétales, attaquant et dissolvant les matières animales, soluble dans l'eau, s’unissant aux huiles et aux graisses qu'elle saponifie, se combinant avec les Acides, formant avec eux des Sels, etc., etc. Celte substance, regardée pendant longtemps comme simple, sous le nom A? Alcali colatil fluor , a été analysée, en 1785, par Perthollet, qui l’a trouvée composée, en volume, d’environ trois parties de gaz azote, et d’une de gaz hydrogène, ce qui revient en poids à quatre parties d'azote et une d’hydrogène. L’Ammoniaque, quoique se formaut spontanément dans la nature par la décomposition des matières animales, ne s’y rencontre jamais à l’état de pureté; elle est toujours combinée avec les Acides carbonique, sulfurique, muriatique, pbospborique, acétique, etc., etc.; elle tire son nom de l'Ammome, province de la Lybie, où l’on préparait autrefois le Sel ammoniac qui fournissait tout l’Alcali volatil employé dans les arts ou dans la médecine. Le gaz ammoniacal n'est point propre A entretenir la vie des Animaux; il éteint aussi les bougies allumées qu'on y plonge, après cependant en avoir augmenté la flamme, ce qui est du A une légère décomposition du fluide. Sa découverte date de la fin du quinzième siècle, elle est attribuée à Basile Valentin.

Amxoxiaqle HCtiATftE. Sel ammoniac. Salmiak , W. Ce Sel n’est pas abondant, quoiqu'il se trouve dans tous les sols volcanisés. 11 se présente quelquefois cristallisé. Breislak en a trouvé, parmi les produits de l’éruption du Vésuve, en 1704, qui était en cristaux bien nets, et à la Solfatare de Naples, où il est plus rare, en masses granulées, à grains souvent cristallisés en cubes. A Vulcano. il est en concrétions slalaclitiques. à cassure lamellaire. Mais plus ordinairement, on le trouve en croûtes plus ou moins épaisses, tantôt fibreuses, tantôt recouvertes d'aiguilles. Les cristaux en étant très-rares et très-|>etiti, Halty a déterminé leur forme primitive* d’après les cristaux obtenus par les procédés de la Chimie. Ses variétés sont l’octaèdre, le cube et le dodécaèdre à vingt quatre faces trapézoïdales. On reconnaît aisément cette substance à l'odeur urneusr qu’elle répand en la triturant avec de la Chaux, propriété qui lui est commune avec l'Ammoniaque sulfatée.

I BICT. DES SCI EXCES S AT.

| dont elle *c distingue par l’odeur d'Acide hydroclilori-

1 que qu’elle répand, lorsqu'on la chauffe nvec l'Acide sulfurique. Elle est dissoluhle dans l’eau. Ses couleurs sont le hlanc-grisAtreet le jaunâtre, quelquefois le jaune et le noirhrunAtre. Sa pesanteur spécifique est 1,5442. Le Sel ammoniac du Vésuve, analysé par Klaproth. a donné : Acide muriatique 01,3; Ammoniaque 38,5; Soude 0,3.

Axxoxiaqoe sclfatêe. Mascagnin, K. Plus rare que l'Ammoniaque murialée, cette substance l'accompagne quelquefois dans certaines localités. Sa couleur est le gris jaune, et le jaune-roussAtre. On la trouve, en dissolution, dans quelques eaux, et en croûtes ou en stalactites; sa cassure est terreuse; elle est demi-trauspa rente, et plus souvent opaque; soluble dans deux foi* son poids d'eau froide, et dans environ son poids d'eau bouillante. Thénard l’a obtenue cristallisée en prismes à six pans, terminés par des pyramides A six faces. Sa saveur est piquante et un peu acide. Mascagni a observé le premier l'Ammoniaque sulfatée naturelle en dissolution dans l'eau des Lagonis du pays de Sienne, en Toscane. On l'a trouvée depuis dans une source thermale, dans le département de l'Isère, et sous la forme de concrétions, sur des laves du Vésuve, et dans les fumcrolcs de l’Etna, du Vésuve et de la Solfatare. K invan a obtenu de l'Ammoniaque sulfatée : Ammoniaque, 40; Acide sulfurique, 42; Eau, 18. Dolomieu a observé que ce Sel, mêlé au Sel ammoniac, le rendait plus susceptible d'attirer l'humidité de l’air.

AMMONIAQUE (Gomme). Suc gommo résineux, qu’on croit la production d'une Ombellifère des déserts Lybiques ou d’une Férule de la Perse sept. (Dorema am moniacum), et qui était autrefois fort employé en médecine, comme fondant et résolutif.

AMMONIE. Ammonia. sou.. Cette dénomination a d'abord été employée par Brcyn {de Pulylhalamiis, cap. iv, p. 20) pour désigner les cornes d'Ammon à spire visible, c’est-à-dire, les Ammonites de Lamarck, appelant de ce dernier nom les Noyaux ou Moules fossiles des Ammonies, qu'il caractérise ainsi : Ammonia est Polylhalamium in spiraui externe utrinqueapj>a renient , in piano horisontali concolutum. Gualtiery, qui a suivi les divisions de Breyn pour les Polythalames, a adopté cette dénomination, et, comme lui, il place dans le G. Ammonie (Index test. lab. 10) la Spirulc et le Xautilus Fteccarii , le* considérant l’un et l’autre comme des cornes d’Ammon vivantes. Dans ces derniers temps, Denys de Montfort (Conchyl. T. 1, p. 74) a fait, sous le même nom Ammonie, Ammonites , un G. distinct de celui de Breyn, pour la coquille appelée, par les amateurs, grand Nautile ombiliqué (; Xauti • lus pompilius , p. Gmelin ; A autilus scrobiculatust Dillwyn), A laquelle il donne le nom d'Ammonie flambée. Ammonites rirgatus. Montfort n’a établi ce G. que sur la seule considération de l'ombilic de celle coquille, la spire étant entièrement cachée dans les Nautiles, tandis qu'elle est visible dans l’Ammonie flambée. A cela près, il esl impossible d'avoir plus de rapports avec la grande csp. du premier de ces G., le .Xautilus pompilius; et l’on lie |>eut qu'être surpris de voir Montfort regarder son Ammonie comme une véritable

Ammonite visante, et en faire le type du G. de* corne* d’Ammon à cloisons unies, qui n’existent pas. puisque les Planulites de Lamarck, qu'on pourrait ainsi désigner. sont conservées, par lui, en G. distinct. Il est vrai que Montfort dit avoir possédé un analogue fossile de son Amrnnnie, d'un pied de diamètre (ce qui suffit pour démentir cette analogie) et qui avait été trouvé aux Vaches noires, en Normandie; mais tout cela ne prouve point que l'Ammonie ne soit pas un véritable Nautile. Aussi doit on croire que c'est par inadvertance que Ocken a réuni ce G. de Montfort aux véritables Ammonites. L'Ammonie flambée ou mieux le Nautilus scrobiculalus est line des coquilles les plus rares dans les collections, et, par cela même, des plus précieuses. Elle habite les côtes de la Nouvelle-Guinée, selon Huinphrcv, et les mers de la Chine, selon Montfort. Cette belle esp. est connue depuis longtemps, car Lister en donne une bonne figure (t. 552. f. 4).

AMMONITE. Ammonites. *oll. FO». G. de la fam. des Ammonées, établi par Bruguière pour les corps fossiles connus vulgairement sous le nom d écornés d’Ammon, cornes de Bélier, Serpents pétrifiés , etc. Les Ammonites ont été connues des anciens, qui leur ont attribué des vertus merveilleuses. Les Indiens les ont encore, de nos jours, en grande vénération, et les désignent sous le nom de Salagraman. Dans nos contrées, on les a prises, dans les temps d'ignorance, pour des Serpents pétrifiés; et cette idée, il faut en convenir, avait quelque motif aux yeux du vulgaire. Le siphon des Ammonites et des Nautiles forme un tube non interrompu , qui traverse toutes les loges sans établir aucune communication entre ces loges et l’Animal. Le lest semble n’étre qu'un corps protecteur pour l’organe j qui remplit le siphon. Cependant quelques auteurs ont j cru pouvoir avancer que ce siphon sert à l'Animal ! pour remplir sa coquille d’eau, augmenter sa pesan- j leur, et par IA pouvoir se couler à fond. D'autres nalu- I ralislcs ont pensé que les Animaux des Ammonites, n’ayant d'autres moyens de se transporter d’un lieu à ( un autre que par la natation, peuvent retenir, dans leur* loges, de l’air qu'ils peuvent comprimer ou dilater, selon le besoin qu'ils ont de s'élever ou de s'abaisser dans les eaux, et que celle coquille cloisonnée remplace la vessie natatoire des Poissons. Cette opinion, très-ingénieuse, est de Defrance : elle a l'avantage d’expliquer l'usage des coquilles Multiloculaires, dont on ne conçoit pas l'utilité, ù cause de leur forme et de leur position présumée. Cependant il faut convenir que, les cloisons ne se communiquant pas, puisque le siphon est continu , la compression ou la dilatation de l'air qu'elles pourraient contenir ne se comprend pas et exigerait des moyens d’action inconnus. Bruguière pense, avec raison sans doute, que le siphon tubuleux est destiné à loger un ligament qui sert à l'Animal pour Yégir et gouverner sa coquille, et pour conserver son équilibre, s’il est obligé de se déplacer; opinion qu’il appuie par l’exemple de la figure que Ituraphiiis a donnée de l'Animal du A 'autilus Pompilius , laquelle présente à la partie postérieure du corps de cet Animal un appendice filiforme, qui parait être le ligament tendineux dont nous parlons. Mais il est à

croire que, si l'Animal des grands Nautiles est plus ou moins contenu dans la dernière cloison de sa coquille, il n'en est point de même de celui des Ammonites; car la proportion de la dernière cloison ne permet pas cette supposition. On peut calculer le* accroissements de cet Animal par le nombre de ses cloisons, qui varie beaucoup. U y a des Ammonites qui paraissent n'en avoir que trois ou quatre par tour de spire, tandis que le plus grand nombre en offre une bien plus grande quantité. O n en compte plus de soixante-dix sur certaines esp.; Iiourguet dit en avoir vu qui en avaient jusqu'à cent cinquante; mais il est évident que cela dépend beaucoup de l’âge où elles sont parvenues, quoiqu'il y ait aussi à ce sujet des différences spécifiques. La grandeur relative de ces cloisons est en général dans une progression d’accroissement uniforme; cependant il |»eut exister des esp. où la dernière de ces cloisons est infiniment plus grande que celles qui précèdent.

On trouve peu de ces Fossiles dont le lest soit conservé en entier; on prétend cependant en avoir trouvé assez abondamment dans les environs de Pesave; Bruguière en cite provenant des couches calcaires des environs de St.-Paul-trois-Chàteaux en Dauphiné, et d’autres rapportés de Itussie par Macquart. Defrance en a observé de semblables, des deux dernières localités, cl confirme que leur test est extrêmement mince, surtout celui des cloisons. Généralement on ne rencontre que le moule intérieur de ces coquilles, et c'est dans ce cas seulement qu'on aperçoit les découpures des cloisons; car les parties conservées du lest ne les reproduisent pas.

Nous ne décrirons aucune esp. d' Ammonites, ne pouvant point présenter ici un travail d'ensemble; nous nous bornerons aux notes suivantes, sur quelques-unes des esp. citées parles auteurs tels que Lungius, Knorr, Bourguet. Bajerus, Walchschcuchzer. qui les ont figurées avec soin.

A. liifrons, Brug. Encyc. métb. sp. 15. Lister, An. angl. t. 6, n° 2.

A. annulatus , Schloth, A ’aturg. r erstein. p. 55. Knorr, p. 2, 1, t. 1. f. 0.

A. serpent inus , Schloth. Naturg. ccrst. p. 35. Lister, An. angl. t. fl, f. 5.

A. colubratus, Schloth. Naturg. r erst. p. 51.

A. bisulcatus, Brug. Encycl. mélh. sp. 15. Bourguet, t. 41, f. 270. Lister, An. angl. t. fl, f. 3.

A. eollinarius, Scholth. Naturg. c erst. p. 51 . Knorr. p. 11, I, a. f. 12.

A. bifulus , Brug. Encycl. méth. sp. 20. Bourguet. t. 42, f. 270.

A regularis, Brug. Encyc. méth. sp. 19. Schlotheim. Naturg. r erst. p. 51.

A. spathosus , Schloth. Nuturg. r erst. p. 101 .Lister, An. angl. t. fl, f. 3.

AMMONON. bot. S. vulg. d’une esp. de Plantain. Plantago coronopus.

AMNOPH1LE. Ammophila. ixs. Hyménoptères; G. établi par Kirhy aux dépens des Sphex. Caractères : antennes insérées vers le milieu de la face de la tête, mâchoires et lèvres formant une trompe beaucoup plus longue que la tête, fléchie dans le milieu de sa Ion-

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