‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 4)Chapitre 31 sur 125 · AMM · texte numérisé non relu

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gueur; palpes très prèles, à articles cylindriques. La longueur des mâchoires, celle de la lèvre inférieure, la flexion de ces parties, les palpes filiformes et deux nervures récurrentes, aboutissant à la seconde cellule cubitale, servent ù distinguer les Amtnophilcs des Sphex. Le faciès et les habitudes de ces deux G. sont à peu près les mêmes; ils se nourrissent à l'état parfait du suc des Heurs. Les femelles, peu de temps après la copulation, déposent leurs crufs dans une terre sèche et sablonneuse; à cet effet, elles pratiquent.au moyen de leurs pattes et de leurs mandibules, de petits trous ou paieries diripés obliquement à la surface du sol. Cette opération achevée, elles vont â la recherche d'une Chenille, qu'elles introduisent dans la cavité déjà creusée, après l'avoir blessée avec leur aipuillon; elles bouchent enfin ce trou avec des prains de sable, et y reviennent suivant quelques observateurs pour opérer de nouvelles pontes. Le but de cette sinpulièrc manœuvre est facile A concevoir; il naîtra de l'œuf une très-petite larve qui se nourrira de la Chenille, pendant son premier état; elle se métamorphosera ensuite en Nymphe, et l'Insecte parfait sortira de cette demeure souterraine pour reproduire son espèce, et apira de la même manière, s'il appartient an sexe féminin. Le ti. Ammophile, ranpé par Latreille dans la famille des Sphépirnes, a pour type le Sphex sabulosa de Linné, et comprend les Sphex et quelques Pepêit de Fabricius. Il renferme aussi une partie des Sphex de Jurine et la première section ou fam. de son G. Misque.

AMMOPHORE. Amtnophorus. ins. G. de la fam. des Melasomes, établi dans cette section des Coléoptères hétéromères par Guérin, pour deux esp. recueillies l’une par les naturalistes de l'expédition de /a Coquille, autour du monde, et l'autre au Pérou. Caractères : labre très-étroit, peu visible, inséré sur une échancrure, au bord antérieur de la tête; mandibules fortes, peu saillantes, creusées en cuiller et faiblement bidentéesà l’extrémité; mâchoires courtes, très ciliées, terminées par deux lobes presque égaux, armés chacun d’une forte dent cornée. Palpes maxillaires de quatre articles épais; les trois premiers égaux, le dernier sécuriforme. Lèvre inférieure hexagonale, un peu plus longue que large, à angles peu arrondis; antennes grenues, presque perfoliées. à articles monoliformes et de même grosseur. Ces insectes vivent sous les pierres; ils sont longs de deux lignes environ, noirâtres avec la tête presque carrée, le corselet plus large que long, avec les côtés arrondis et les angles peu aigus. Les élytres sont ovales, striées cl ponctuées. Les pattes sont de moyenne grandeuravec les jambes antérieures aplaties.

AMMOTIIÉE. Ammothca. aiuchr. G. de l’ordre des Trachéennes, fam. des Pycnogonides, établi par Leach, et voisin du G. Nymphon , dont il diffère surtout par les mandibules beaucoup plus courtes que le siphon , par les palpes composés de neuf articles, et par les crochets des tarses qui sont doubles et inégaux. On n'en connait qu’une esp.; l’A. de la Caroline, A. carolincn sis, décrite et figurée dans les Mélanges de Zoologie, faisant suite à l'ouvrage du docteur Sliaw. Elle habite les côtes de la Caroline.

AMMOTIIÉE. Ammothca. pol. G. de l’ordre des Al-

cyonées, dans la division des Polypiers sarcokdes, établi par Savigny, et adopté pur Lamarck. Les Polypiers de ce G. se divisent en plusieurs tiges courtes et rameuses; les derniers rameaux sont ramassés, ovales , conoïdes, en forme de chatons, et couverts de polypes non rétractiles, û côrps un peu court, avec huit tentacules pectinés sur les côtés. Ce G. se rapproc he de la Lobulaire digilée, Alcy onium digitalum, de Solandcr et d'Ellis. Savigny n’a décrit qu'une seule espèce d'Ammothée. A. verdâtre. A. rcrescens, Lamx. (Gen. Polyp. p. 09). Scs tiges sont blanches et rameuses; les Polypes ont une couleur verdâtre foncée. Savigny l'a rapportée des côtes de la Mer-Rouge. Lamarck y ajoute l 'Aleyonium spongiosum d’ Es per, sous le nom d'A. phalloïdes; ce savant croit qu'on peut y rapporter plusieurs autres Polypiers, confondus parmi les Alcyons.

AMMYRSINE. Ammyrsine. bot. G. formé par Pursh dans la fam. des Éricées, aux dépens du G. Ledum. pour une esp. L.buxi folium, qui diffère essentiellement de ses anciennes congénères par son calice A cinq divisions profondes, par sa corolle presque pentapétale, ses étamines saillantes et sa capsule qui s'ouvre par le sommet au lieu d'éprouver la déhiscence par la base. A l'espèce signalée par Pursh est venue ensuite se joindre IV/»*myrsine Lyoni , apportée de la Caroline.

AMNIOS. zooL. L'une des membranes qui entourent le fœtus.

AMNIOS. bot. Nom que l'on donne à la liqueur gélatineuse ou émulsive qui n’est visible qu’après la fécondation; dans cette liqueur nage l’embryon, à la nourriture duquel elle parait servir, et dont le résidu concrète forme le périsperme. Le lait du cocotier est la liqueur del'Amnios. Cette liqueur est quelquefois nue, quelquefois contenue dans une membrane qui porte le nom de sac de l’Amuios.

AMODAME. Amodamus. ois. Ce G. a été institué par Swainson, dans le groupe des Gros-becs, pour un oiseau de l'Amérique septentrionale, que Wilson a nommé Fringilla caudacula. Le caractère du G. consiste dans un bec médiocre, épais, conique, légèrement échancré, à bords sinueux et à base anguleuse. Les ailes sont courtes et arrondies; les première et cinquième rémiges sont égales, mais moins longues que les trois intermédiaires, qui sont égales entre elles; la queue est grêle, étagée ou arrondie avec les reclrices droites et atténuées. Les pieds sont faibles, assez longs, armés d'ongles grêles, recourbés et d’un pouce robuste.

AMflEBIENS. Amœbce. txrrs. On trouve cette fam. dans la méthode de classification publiée par Ehrenberg; elle sc distinguerait surtout des autres par son corps dépourvu de cuirasse, mais muni de prolongements pseudopédi formes variables. U n’y aurait encore dans cette f. que le seul G. Amœba, qui est peu connu.

AMO.ME. Amomum. bot. G. de la fam. des Amomées; Motiandrie Monogynic, L- Caractères : calice double : l’extérieur mince et trifidc au sommet; l'intérieur coloré, pétaloïde, profondément partagé en quatre lanières, dont l’inférieure est plus grande, et constitue ce que Linné appelait Nectaire; filet de l'étamine plane, se prolongeant au-dessus de l'anthère, où il est trilobé à son sommet; il offre deux appendices latéraux ù sa

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