‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 4)Chapitre 37 sur 125 · AXA · texte numérisé non relu

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telles sont celles des Oiseaux, tels sont encore les ischions de certains Sauriens. Bien plus, comine s’il y avait une affinité qui agit à distance, indépendamment de ces pressions convergentes, quand une pièce dépareillée se trouve près d'un fœtus complet, cette pièce, quelle que soit d’ailleurs la cause de son isolement, se porte vers ses analogues. Ainsi, un membre postérieur dépareillé va prend replacesurle bassin du fœtus normal, et non sur une autre région. Au moins ne trouve-t-on pas une jambe située sur la poitrine, et réciproquement. Ces greffes, car ce nom seul convient au fait, ces greffes ne prennent insertion qu’entre des parties congénères.

Pour en revenir aux lois de conjugaison et de perforation. il faut remonter, par la pensée, A l’époque où pour chaque type de Vertébrés, chaque région de pièces similaires est formée d’un nombre déterminé d’éléments primitifs. Ces éléments primitifs reçoivent, à des périodes fixes pour chaque type, de* accélérations d'accroissement; selon leur rapport de distance, le sens dans lequel l'accroissement se dirige, et la durée de cet accroissement dans chacun, ils se réunissent plus tôt ou plus tard en groupes définitifs de pièces plus ou moins nombreuses. C'est ainsi que se forment les différents os. Or, pour un certain nombre de ces grou|»es d’os dans chaque espèce, et pour chacun de tous ces groupes, peutêtre, dans la série des espèces, avant la juxtaposition et le rapprochement des éléments primitifs, soit pour s’articuler et rester distincts, soit pour sc souder , il existait, entre plusieurs de ces éléments, soit des vaisseaux, soit des nerfs, soit des muscles. Bans le trajet que parcourent, à travers la sphère d'ossification, ces vaisseaux et ces nerfs, leurs calibres, doués également d'un mouvement d'expansion, forment obstacle à la projection rectiligne des rayons osseux. Ces rayons s'y arrêtent ou se dévient; et, quand même les rayons d'ossification ne sc dévieraient pas, les rayons plus extérieurs, dont la direction if est que tangentielle à la circonférence des cylindres vasculaires ou nerveux, continuent leur projection jusqu'à la rencontre des bords ou des faces des centres primitifs correspondants. Be sorte que dans tous les cas, il en résulte toujours la formation d'arcs de cercle plus ou moins étendus. Bès lors, qu'il y ail seulement articulation ou soudure, leur conjugaison forme des canaux, des trous, des fentes ou des gorges, suivant que cette conjugaison se fera tout autour de l'organe interposé ou par uu seul de ses côtés. L’on voit doue que la figure cylindrique ou toute autre dépend toujours de la forme de l'organe sur lequel l'ossification s'est moulée. La figure est l'effet d’une loi mécanique; c'est la résistance du vaisseau ou du nerf, résistance prouvée par l'agrandissement des diamètres de ces anneaux osseux lors de l'accroissement des organes qu'ils embrassent, et par leur réduction et même leur effacement lors du décroissement ou de la destruction des organes inscrits. Et encore une fois, la cause de la confusion en un seul corps définitif, solide ou perforé, de plusieurs éléments primitifs, ou de leur assemblage en pièces simplement juxtaposées, avec ou sans écartement, se confond avec celles du développement. Les différents types ne diffèrent entre eux que par ces conditions.

L'on conçoit maintenant comment les variations du nombre des éléments primitifs d'un appareil, et l'excès de développement de telle ou telle région de leur série. uécessitcnl des changements correspondants dans d'autres appareils. Ainsi, dans quelques Serpents, plusieurs centaines de vertèbres, et même de côtes, compensent, si même elles ne nécessitent l'absence de toute espèce de membres.

£ vil. Nous avons cousidéré jusqu'ici les organes ou les systèmes d’organes tout formés. Mais le même organe ou le même appareil d'organes n’est pas au même degré de composition dans tous les Animaux. Y a-t-il une règle pour ce degré de composition, et quelle estelle?

Le premier tissu qu'organise la matière sécrétée par le vaisseau maternel ou de l'ovaire, c'est le tissu muqueux. Mais le tissu muqueux est continu au tissu de la peau. L’existence et la formation de ces deux tissu* sont donc simultanées. Effectivement , que l'on considère soit la formation de l'embryon, soit la composition progressive des Animaux, c'est dans l'écartement de ces deux replis que se produisent tous les autres tissus. Les Polypes nus, les Méduses, etc., ne sont qu'une bourse de peau, avec duplicature, analogue à la bulle intestinale, première ébauche de l'embryon. Quand des vaisseaux deviennent distincts dans l'épaisseur des replis de celle peau ou de cette membrane mucoso -dermoide, ce sont des veines ou vaisseaux dont le calibre va croissant vers les parois de la cavité intestinale. L'identité de nature des replis intérieur et extérieur de cette ment brane.est bien prouvée par le retournement et ledérelournemenl des Polypes qui digèrent aussi bien par une de ces fa res que par l'autre. Avec les Veines paraissent des renflements et filaments nerveux. Néanmoins, l'existence des veines, et à plus forte raison des artères, n’est pas indispensable à celle des nerfs et même des organes des sens; car les Insectes n'ont aucun de ces vaisseaux, et leurs organes des sens sont quelquefois plus compliqués que dans les .Mammifères même. Mais si les Insectes ne sont pas pénétrés en tout senspardes vaisseaux de transport du fluide nutritif nu sang, ils le sont par des canaux conducteurs de l'air, ce qui, pour l'effet, revient au même; la quantité de respiration dépendant du degré de l’action de l'air sur le fluide, el non de la manière dont se fait celte action. Tout ce que l’on peu! dire, c'est qu'il y a deux mécanismes de celte fonction, ou le sang va chercher Pair, ou l’air va chercher le sang. Or, nous avons montré, dans l'exposition du prin cipe de la subordination des organes , l'influence, sur l'activité nerveuse, de la quantité de la respiration. Le* Insectes seront donc, parmi les Animaux articulés, ceux dont l'intensité de vie sera plus grande, par la même raison que. sous ce rapport, les Oiseaux sont au premier rang parmi les Vertébrés. Mais quel est le système nerveux facteur de celle grande énergie, et sujet de cette influence si puissante de la respiration, dans le* lnsectéf? Le principe des connexions l'indique : c'est probablement le système nerveux du grand sympathique. il est inférieur au canal intestinal, comme celui-ci l'est au réservoir du fluide nutritif.

Bans les fœtus incomplets, el dans les Vertébrés nor-

maux, le* cylindre* de l'intestin, et la face interne du derme, sont muni* de fibre* musculaires. Dan* le* Mollusque*. le» Annélides, c’est aussi à la peau que s’insèrent les muscles. Les muscle* existent donc indépendamment du système cérébro-spinal et de* os. L’existence de* o* ne peut donc *e conclure de celle des muscles. Le durcissement de la peau des Insectes et des Crustacés. surtout chez les derniers, où les couches les plus extérieure* sont caduques comme chez le* Reptiles , malgré la régularité de sa division par segments, dont sinon le nombre, au moins les relations sont constantes, ne parait pas infirmer la nature dermoide de leur enveloppe. Celle modification de la peau semble au contraire l’effet nécessaire de l’absence du système osseux. Chez ces Animaux , le durcissement du derme n’est qu’un effet composé et des lois du développement intérieur de l’Animal, et de l’influence de son milieu d'existence. Ce fracturemenl de la peau, en un nombre donné de segments solides, se retrouve d'ailleurs chez plusieurs Vertébrés, parmi les Édentés. C’est un autre résultat de la loi du balancement de» organes. Dans tous les Animaux, par l’effet même des élaborations que subit la matière nutritive, les résidus de ces élaborations tendent à se concréter, à se cristalliser. La chimie vivante ou les expulse ou les dépose dans certains tissus où ils peuvent même remplir des offices, bien qu'à la fin leur accumulation y détruise la vie. Tantôt ces résidus se portent sur un point d’un tissu, tantôt sur un autre. Quelquefois ils se portent simultanément sur plusieurs tissus ; d'autres fois sur un seul. De sorte que tous le* tissus, excepté peut-être le nerveux, peuvent en devenir la gangue. Ainsi, c'est chez les Édentés que se trouvent les développements cornés de la peau dans les Vertébrés; les dents les plus dures se trouvent dans les Chondroptérygiens. La présence de* cornes exclut un certain ordre de dents, etc. C'est du système osseux au système dermoide que se font, dans les Vertébrés, ces balancements dans les dépôts proportionnels de ces résidus. Là où le système osseux n'existe plus , c’est au système dermoide que ce dépôt sera nécessairement porté, si d'autres voies ne lui sont pas ouvertes. Aussi voit-on ces trapsporls , dont la cause est toujours normale dans les divers groupes d'étres, y produire des modification* régulières du tissu qu'ils affectent. De là les valves calcaires des Conchyfères, les tests des Échinodermes, des Astéries. Les variations de l'insertion des dents, tantôt sur les replis intérieurs, tantôt sur la face extérieure du tissu muscoso-dermoide , en démontrent l’origine sur ce tissu. Les poils en sont aussi des productions dont les retours se font, à de grandes distances, dans des embranchements différents; mais, par l'effet de la loi des balancements dont nous avons parlé, on voit qu'on ne les retrouvera que là où la |»cau ne sera pas endurcie. Ainsi, ils existent dans les bisaua de quelques Mollusques acéphales et dans les soies des Néréide* et autre* Annélides. Enfin le système nerveux cérébro-spinal et le système osseux, satellites l’un de l’autre, sont produits. A ne considérer que les parties centrales ou l’axe de ces deux systèmes, on voit que le nombre des éléments du système osseux est plus constant que celai de* élément* du *y*lème nerveux (f'ore*

1 DtCT. DW SC.IEXCE» XAT.

notre Mémoire sur le système nerveux dans les Poissons); c'est ce qui fait, malgré l’unité de composition osseusede l'axe de tout cet embranchement, la grande différence de degré dans l'animalité de ses classes. Mais, quelle que soit la réduction de l'encéphale, srs masses correspondantes aux nerfs des sens subsistent toujours, et c'est dans cet étal d'absence de tout ce qui n'est pas elles que l’on trouve la relation des pièces osseuses avec les partie* encéphaliques qui les régissent. Ainsi il ne reste aux crânes des Poissons que les pièces annexées aux masses de leur encéphale. Or, l'encéphale des Poissons n’a d’autres parties que les masses conjuguées aux nerfs des sens. Quand d'autres pièces interviennent à la formation du crâne, c'est en cessant de faire partie des cavités ou loges des organes sensitifs, et celle intervention se fait au fur et â mesure que de nouvelles partie» s'ajoutent à l'encéphale. Effectivement. il y a un rapport inverse entre le degré de composition des organes des sens, et celui de l’encéphale : ce qui prouve évidemment que les uns ne procèdenl'pns de l'autre; mais que. séparément formé*, ils se mettent ultérieurement en communication. Il y a donc un ordre nécessaire dans la production des tissus, comme dans celle des organes, Un tissu ne peut se combiner qu'a vec un autre tissu ; et les variations de cette combinaison déterminent le degré de la composition des organes, comme les variations de la combinaison des organes déterminent le degré de l'animalité- L'ordre de cette association progressive des tissus devient donc le sujet d’une dernière loi.

Les moyens de déterminer l'individualité, la texture et en général l'état matériel des organes et des tissus sont connus de tout le monde. Ou y parvient par la dissection, l'injection, la macération, etc. Qu'il nous soit permis de rappeler que nous avons, avant tout autre, employé la détermination du rapport entre le poids et le volume de» masses encéphaliques par le balancement hydrostatique ( 1er Mémoire sur le système nerveux. Journ. de Phys, juin 18:20). Cette détermination de la masse réelle du système nerveux est importante, puisque, comme Cuvier l’avait déjà démontré, l'énergie des actions nerveuses est proportionnelle à la quantité de matière nerveuse, toutes choses égales d'ailleurs du côté de l'excitation du sang.

On appelle Axalocces, en Anatomie comparée, les organes ou parties d’organes entre lesquelles existent des rapports d’identité.

Le but vers lequel tendirent les naturalistes, dès leurs premier* pas dans l’étude de l’Analomie, base véritable de la Zoologie, fut de ramener l'organisation de* Animaux à un seul et même type, de rapprocher entre eux leurs divers organes, pour indiquer leurs dissemblances et par suite leurs analogies. Si le but proposé était beau à atteindre, les moyens employés pouvaientils y conduire? I/Homme. sujet habituel des recherches des naturalistes et objet naturel de leurs rapprochements, fut toujours aussi le point de départ et de comparaison. De son organisation, on marchait à celle des autres créatures, et on faisait moins ressortir leurs rapports que leurs dissemblances, pour en déduire des caractère* de classes . de genres et d'espèces. Cette

marche ne pouvait, que très imparfaitement, conduire à établir les analogies qui existent entre les organes, et même donnait plutôt un résultat tout opposé. Voulait-on filtre des rapprochements? La forme et les fonctions des organes étaient seules écoutées. La première, cependant, n'était que secondaire, et son peu de constance était trop frappant pour qu'elle pût être d’une grande considération. La seconde, bien plus physiologique et séduisante au premier coup d'œil, pouvait bien être utile dans un nombre de cas, mais aussi elle était quelquefois infidèle, et ne pouvait servir à établir le principe désiré : nous roulons dire V unité de composition dans les t'ertébrès ; car, dans les Animaux à transformation. les fonctions des organes changent avec l'âge, de même que leur forme et leur grandeur. La forme et les usages des organes étant sujets â de pareilles variations, o'n n’a donc pu s'en servir pour établir, en organisation, l'analogie entre deux parties. Geoffroy Sl.-Hilaire est parvenu â poser , du moins nous le croyons . les véritables bases de la marche à suivre en Anatomie : parti de cette idée première qu’il y a unité de composition dans les Animaux vertébrés, il dut en conclure la constance dans tes rapports des matériaux entre eux, et l'unité de composition lui fournit aussi la véritable base de l'analogie qui existe entre les diverses parties des Animaux, en même temps que cette dernière est devenue un des plus puissants moyens de justification pour la loi première, l’unité de composition dans les Vertébrés. Ainsi donc, sont analogues dans les diverses espèces, toutes parties dont les rapports sont identiques; et, par exemple, sera fémur tout os placé entre le tibia et le bassin; seront larynx, toutes pièces osseuses ou cartilagineuses soutenues par l’os hyoïde, et soutenant à leur tour la trachée-artère ou autres parties analogues, quels que soient d'ailleurs leur forme, leur grandeur et même leurs usages.

Tels sont les fondements de la doctrine des Analogues que Geoffroy a posés et développés dans le 1er volume de sa Philosophie anatomique : théorie à laquelle nous devons rétablissement d'une méthode claire et simple pour la détermination des organes, qui permet de ramener à des parties déjà connues, des organes que la grande dissemblance de formes et d'usages avait forcé de classer sous des noms totalement différents; c’est à l’aide de cette théorie que Geoffroy a pu établir l’identité des pièces osseuses du squelette des Poissons avec celles qui composent la charpente des autres Vertébrés, ce que jusqu'à lui on avait en vain essayé de faire. Les monstres eux mêmes sont rentrés dans la règle commune, et ont montré leurs pièces osseuses rangées dans le même ordre que celles de l’état normal, et variant seulement dans leur développement < selon l'Age du fœtus, cl selon l'étal de ses nerfs et de ses artères. Les Oiseaux, les Échidnés, les Pangolins et autres Vertébrés que l’on croyait dépourvus de dents, étudiés dans l'esprit de cette doctrine, ont montré au même auteur un système dentaire complet de forme différente, il est vrai, de celui des autres Animaux, mais identique quant à la position et à l'origine des matériaux. Ainsi, la subslauce cornée qui entoure le bec des Oiseaux, les mâchoires des Tortues et des Mam-

j mifères édentés, représentent le système dentaire comme substance d'origine commune, c'est-à-dire, fournie par les mêmes vaisseaux et le* mêmes nerfs; sa structure est différente, il est vrai, de celle des dents, communément réputées telles : la dissemblance n'est cependant pas aussi grande qu'on pourrait le croire au premier | coup d'œil, car les dents de l'état fœtal présentent clle*- > mêmes l’état corné que conserve, pendant toute la vie, la substance qui revêt le bec de l'Oiseau. Nous nous bornerons à ce peu d'exemples de l'influence que cette doctrine a déjà eue sur les progrès de la science de l'organisation; il nous serait facile de les multiplier.

Il nous semble que l'emploi de cette marche, dans l’étude de l'Anatomie comparée, donnera les véritables bases d'une .physiologie positive, complétera les connaissances qui nous manquent dans celte science, en rectifiera plusieurs; et, en montrant le même plan d'organisation dans tous les Vertébrés, |»eul-élre même dans tous les Animaux, en y retrouvant les matériaux rangés dans le même ordre et selon la même loi, nous donnera la solution d'un des plus intéressants problèmes de l’organisation animale.

ANATOMIE VÉGÉTALE, bot. L’organisation, la structure anatomique des parties élémentaires qui composent les Végétaux, nous offre une simplicité et une uniformité que l'on n’observe point dans les Animaux. Un seul tissu élémentaire, composé de lamelles fines et délicates, diversement entremêlées, forme la base de tous les organes des plantes. Ce tissu, que nous appellerons lamelleux ou primitif, est formé de petites lamelles transparentes, entre croisées dans tous les sens, de manière à constituer des aréoles ou cellules communiquant toutes ensemble, soit par la continuité de leurs cavités internes, soit par des pores ou fentes qu’on observe sur leurs parois.

Ce tissu primitif, nous le répétons, est la base de tous les organes des Végétaux. On le voit presque à l'état de pureté dans la moelle d'un grand nombre d' Arbres; ailleurs, il offre des modifications qui, sans changer sa nature, le rendent propre aux différens usages qu'il doit remplir. Le tissu laraelleux présente deux formes principales, qui constituent deux tissus secondaires; le tissu cellulaire ou aréolaire, et le tissu rasculaire ou tubulaire. Nous allons étudier ces deux modifications :

§ Irr. Du tissu cellulaire ou aréolaire. Il se compose de petites cellules contiguës les unes aux autres, et dont la forme dépend en général des résistances qu’elles éprouvent. On l’a comparé à celte mousse légère qui se forme à la surface de l'eau de savon, par l’agitation de ce liquide. Dans leur état primitif, ces cellules sont à peu près hexagonales, et présentent une ressemblance assez marquée avec les alvéoles des Abeilles; ces cellules, dont les parois sont très-minces, diaphanes, communiquent toutes ensemble, soit que leurs cavités intérieures s'abouchent les unes dans les autres, soit par le moyen des pores que Leuwcnhock, itill et Mirbel ont découverts sur leurs parois. Mais les aréoles de ce tissu ne se présentent pas toujours avec cette forme régulière et en quelque sorte géométrique ; elles s'allongent, se raccourcissent, suivant les pressions auxquelles

elles sont soumises. Dans le tissu ligneux elles sont en général fort allongées, et forment des petits tubes parallèles entre eux.

La ténuité extrême des lamelles qui composent le tissu cellulaire le rend très-facile ù se déchirer. Aussi observe-t-on souvent, dans certains Végétaux, des espaces vides, occasionnés par la rupture des parois de plusieurs cellules; on leur a donné le nom de Lacunes.

$ U. Du tissu vasculaire ou tubulaire. Un grand nombre d'auteurs considèrent les vaisseaux comine un tissu élémentaire et primitif. Nous ne saurions partager cette opinion, et nous regardons le tissu vasculaire comme une simple modification du tissu lamelleux. C’est avec raison, selon nous, que Mil bel préfère le nom de tubes, pour désigner les canaux dans lesquels les fluides des plantes circulent; en effet l’idée de vaisseaux entraîne toujours avec elle celle de canaux décroissant de volume, à mesure qu’ils $e ramifient, ce qui n’a pas lieu pour les tubes des Végétaux, qui conservent à peu près le méinc diamètre dans toute leur longueur.

Les tubes ou vaisseaux, dans les Végétaux, sont des lames de tissu lamelleux, roulées sur elles-mêmes de manière ù former des canaux. Ils ne constituent point un tissu primitif; car on les voit successivement se former au milieu du tissu lamelleux, dont la plnnlule est exclusivement composée, lors de son premier développement. Ces tubes doivent être considérés, non comme des canaux cylindriques et parfaitement réguliers; mais seulement comme des séries de cellules superposéi‘3. dont les diaphragmes ou cloisons ont disparu en partie.

ün distingue six espèces de tubes ou vaisseaux, différents par leur forme, leur structure et même les usages qu'ils remplissent.

1° t'ai sscaux moniliformes ou en chapelet. Ce sont des tubes poreux, resserrés de distance en distance, et coupés par des diaphragmes criblés de petits trous. Ce ne sont, à proprement parler, que des cellules de tissu aréolaire, superposées.

2° t aisseaux poreux. Ils représentent des tubes continus, criblés de pores disposés régulièrement par lignes transversales.

3° Fausses trachées. Tubes coupés de lignes ou fentes transversales.

4° Trachées. Ainsi nommées à cause de la ressemblance que Malpighi avait cru leur trouver avec l’organe respiratoire des Insectes. Ce sont des vaisseaux formés par une laine ininceet transparente, roulée sur elle-même en spirale, et dont les bords se touchent de manière à ne laisser aucun espace entre eux, sans cependant contracter d'adhérence. Ils ont la plus grande ressemblance avec ces fils élastiques de laiton que l'on met dans les bretelles.

5° /'aisseaux mixtes. Ils ont été observés pour la première fois par Mirbcl; ils sont alternativement et irrégulièrement poreux, fendus ou roulés en spirale, dans différents points de leur étendue.

C° Eofin on appelle Faisseaux propres, des tubes non poreux, contenant un suc propre, particulier à chaque Végétal, comme la résine dans les Pins, un suc blanc ët laiteux dans les Euphorbes, etc.

Telles sont les différentes formes que l'on observe

, dans les vaisseaux des plantes. Ce sont ces vaisseaux qui, en se groupant, se soudant ensemble par faisceaux, constituent les fibres végétales; tandis que le tissu cellulaire forme le parenchyme. C’est en s'unissant et se combinant de diverses manières, que les tissus parenchymateux et fibreux constituent la masse des différents organes des plantes; car dans tous l'analyse ne nous fait découvrir que ces deux modifications principales i du tissu primitif. F. pour de plus grands détails les inotsAt iMER. Bois, Écorce, Épi heure. Tige, etc.

ANATRON. mix. S. de Nalrumou Soude carbonatée.

ANAVINGA. bot. F. Casëabie.

ANAXAGOKËE. Anaxagorea. bot. Aug. St. -Hilaire, dans le bulletin de la Société philomatique de Paris, pour 1825, p. 01, a posé les caractères de ce G. nouveau qu'il a institué pour une pl. arborescente du Brésil, regardée par Dunald, dans sa Monographie de la fam. des Anonacées. comme une csp. du G. Xylipia. Depuis I Diurne, dans le Flora jatte, a confirmé le G. Anaragoj rca par la description d’une esp. de l'Inde. Ce G. fait I donc partie de la fam. des Anonacées, Polyandrie po- | lygynie du syst. de Linné; il a pour caractères : calice i divisé profondément en trois segments; corolle à peine I ouverte, composée de six pétales; étamines nombreuses;

| huit à quinze ovaires portés sur des pédicelles. et ren- | fermant chacun deux ovules dressés; un semblable nomi lire de carpelles pédicellés, claviformes, secs et seini- ! bivalvaircs, contenant deux semences dressées. L’A. ( Brésilienne comme la Javanaise, te présentent sous la forme d’arbres peu élevés, à rameaux dichotomes, cy- | lindriques. rugosules, garnis de feuilles péliolées, longues de cinq à six pouces, ovales, aiguës, d’un vert blanchâtre inférieurement; les pélales, qui ne se montrent jamais évidemment, sont d’un rouge purpurin.

ANAXETON. bot. S. de Gnnphalium.

ANBLATUM. bot. F. Clandestine.

ANCATHIE. Ancathia. bot. G. de la fam. des Synanthérées, établi par De Candolle, qui lui donne pour caractères capitule multiflore et homogame; involucre ovato-globuleux ; écailles extérieures imbriquées, les intermédiaires épineuses, les internes scarieuses et colorées; réceptacle paléacé. fimbrillifère; corolles égales, obliques, à cinq divisions; filaments des étamines glabres; anthères pédirellées à leur base; fruits oblongs, très-glabres, anguleux, striés longitudinalement, avec le bylc latéral, le bord crénélé, l’aigrette presque à deux rangées de soies plumeuses. Ce G. est fondé sur une esp. des monts Altaïs, Cirsium igniarium , Pall., mais qui diffère des Cirses parles appendices de ses anthères, sa cicatrice latérale.

ANCÉE. ^tiretts. cbcst. G. établi par Risso, qui lui assigne pour caractères d’avoir le corselet carré; les mandibules très-longues, falciformes, dentelées, et la queue munie de trois lames natatoires. Latreille place ce G. dans la section des Phytihranches, ordre des Isopodes. Les Ancées sc distinguent des Typhis, desPrani zes, des Apseudes, par leurs pieds, au nombre de dix. non terminés en serre, et insérés par paires sur autant de segments; parleurs antennes, au nombre de quatre, et fort distinctes; par l’extrémité de leur queue, munie d'appendices en feuillets, et parce qu’ils ne peuvent se

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contracter en houle. — L'esp. servant de type à ce G. est FA. forficulaire, A . forftculatius, Risso, tab.2, fig. 10. Parmi les caractères les plus remarquables qu'elle pré- I sente, et qu’on retrouvera sans doute chez les autres esp. qui pourront être rapportées au même G., nous ferons mention des suivants : le* yeux sont presque sessilcs et en réseaux ; les antennes intermédiaires sont grosses et poileuses; les extérieures longues, avec le dernier article délié en soie; la bouche munie de deux sortes de mandibules falciformes. longues, solides, dentelées à leur côté interne. Lalreüle dit qu’elles sont propres aux mâles; les palpes sont poilues, et ont la forme de cuillerons. — Les mœurs de ces singuliers Crustacés ; ne sont pas encore connues. Risso dit qu'ils se tiennent cachés entre les Madrépores, dans la région des Coraux. — Lalreille rapporte à ce G. Je Cancer ma cilla ris de Monlagu.

ANCETUM. bot. S. de Momordica Elaterium , L.

ANCHIETÉE. Anchictca. bot. St.-Hilaire, dans son Hiiloiredes pl.du Brésil, a établi ce G. de la Pent. Monog. L.. fam. des Yiolariées, pour quelques arbustes voisins des Noisetties; il assigne pour caractère* à ce G. : calice à cinq divisions; corolle irrégulière dont le cinquième pétale est beaucoup plus grand que les autres et éperonné; capsule très-grande, renflée, à trois valves polyspermes; semences grandes, comprimées et ailées. Ces végétaux sont dressés ou grimpants, à feuilles ovales ou lancéolées, à fleurs assez rares et souvent |>enchées.

ANCHOIS, rois. Esp. du G. Clupe.

ANCHOL1E. bot. F. Axc.oi.ie.

ANCHOMf.NE. Anchomenus. ros. Coléoptères pentamères; G. établi par Bonelli, dans la fam. des ('.arabiques. La plupart des esp. sont étrangères à l'Europe. Caractères : dernier article des palpes allongé, cylindrique, légèrement ovalaire, et tronqué à l'extrémité ; antennes filiformes et assez allongées; lèvre supérieure plane, en carré moins long que large; mandibules légèrement arquées et assez aigues; une dent simple au milieu de l'échancrure du menton ; corselet plus ou moins cordiforme, avec les angles postérieurs toujours marqués; élytres faiblement convexe* et ovales; les trois premiers articles des tarses antérieurs dilatés dans les mâles, plus longs que larges et triangulaires ou cordiforme*. Les dix esp. connue* de ce G., ayant en tête le C. angusticollisiit Fab.. sont d’Europe, de Sibérie et de l'Amérique; on les trouve dans les lieux humides, ail bord des eaux et sous le* pierre*.

ANCHONE. Anchonus. ix». Coléoptère* télramèrcs. Fam. des Xylophages. Antennes coudées, insérées vers le milieu de la trompe; neuf articles avant la massue, celle-ci composée du dixième et peut-être de deux autres intimement unis et peu distincts ; point d'ailes sous les élytres; quatre articles à tous les tarses dont le pénultième est bilobé. Schœnherr a formé ce G. pour un insecte que l'on avait considéré comme une Calandre.

ANCHOMUM. bot. G. de la fam. des Crucifères; Tétradynamie siliculeuse, L. ; établi par De Candolle pour une pl. , A. Billardicrit, recueillie sur le mont Liban, en Syrie, par Lahillardière. Elle est vivace; sa tige, haute d'un pied, est garnie, surtout à sa partie inférieure, de feuilles oltovale*. allongées, tomenleuses;

ses fleurs sont disposées en épi à la partie supérieure des tiges; elles sont rougeâtres et purpurines; leur calice est formé de quatre sépales, dont deux latéraux et bossus à leur hase; les pétales sont courts, obtus et entier* ; des quatre étamines les plus grandes sont soudées par paire; la silicule est ovoïde, oblongue, indéhiscente, terminée par le slvle qui est persistant et trèsaigu. séparée transversalement par une articulation; chaque portion est biloculaire. et dans chaque loge il y ! a une seule graine pendante, dont les cotylédons sont incombants. Ce G. a de l’affinité avec le G. Felto, surtout à cause de la soudure de ses étamines les plus longues, mais il s'en distingue par son fruit indéhiscent et terminé en pointe aigui*.

ANCHORAGO. rois. F. Axcre.

ANCHORELLE. axx. Sous genre de Vers intestinaux que Cuvier a établi parmi les Lernées, et dont les esp. ne *e distinguent de ces dernières que parce qu'elles ne se fixent aux ouïes des Poissons que par une seule production, partant du dessous du corps et se dirigeant en arrière.

APÎCHOVI. bot. Arbre de la JamaTque mentionné par Sloane (2, t. 217, f. 1 et 2); on en confit le fruit à la manière des Concombres pour l'usage de la table. Il appartient à la fam. des Gultifères, et au G. que Linné a nommé G riaa.

ANCHOYO. rois. S. d* Anchois.

ANCHTSA. bot. S. de Buglosse.

ANCILLAIRE. Ancil/ana. «ou. G. de Gastéropodes Pectinibranches. sans opercule, de la fam. des Enroulées. d’abord établi sous le nom d'Ancille. par Lainarck. Ce G. qui contient peu d'espèces vivantes et un assez petit nombre de fossiles, offre les caractères suivants : coquille oblongue, subcylindrique, à spire courte, non canaliculée; ouverture longitudinale, à peine éc ha ncrée à sa base, versante; avec un bourrelet calleux et oblique, au bas de la columelle.

Les esp. vivantes sont : 1. A. cinnantomea , Lamk. Encyc. pl. 503, f. R. Huila Cyprt tu, Dillw. — 2. A. rrntricosa, Lam. Bulla rentricosa, Dillw. —3. A. mar ginata , Lam. Encycl. pl. 305, f. 2. llah. Océan austral. 4. A. candida , Lam. Encycl. p. 303, f. f». Fol u ta amp/a, Gin. Bulla atnpla, Dillw.

Les esp. fossiles sont . 1. A. glandiformia, Lam.— 2. A. buccinoides, Lam. — 5. A. subulata, Lara. — 4. A. olirula, Lam. — 5. A. canalifera , Lam. — 0. A. obsolcta, Brocchi. — 7. A. arenipormis, Sowerby.

ANCILLE. «ou. E. Axciuairk. — Perry (é’onrA., pl. 31) a institué, sous ce même nom, un G. déjà établi par Lamarck. F. Ercrte.

AffCfLORHYNQUE. Ancilorrnchus. ixs. Diptères. Fam. des Tanvstoines. G. institué par Lalreille et qui prend sa place à côté des Asiles; il offre pour caractères : une trompe dirigée en avant, en forme de lier comprimé. arqué et crochu; la tête transversale, les yeux latéraux et écartés entre eux ; les antennes garnis par un stylet à peine saillant et pointu ; tarses terminés de deux crochets, avec deux pelotes intermédiaires. Deux esp. Euro]»écnnes observées par Dejean en Dalinatie et une Indienne constituent jusqu'à présent tout le genre.

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ANC1PITK, E. Ancepa. bot. Adjectif qui signifie comprimé et ayant les deux bords plus ou moins tranchants.

ANCISTRE. bot. V. Acæxæ.

ANCISTROCARPE. Anciêtrocarpua. bot. G. de la fam. des Chénopodée*, établi par Kunlz et très-voisin du Microtea de Swartz, dont il ne diffère que par le nombre des étamines cl des styles, et par des fruits hérissés de poils en crochet. La seule esp. connue, originaire de l'Orénoque, est une petite herbe à épis simples.

AISCISTROSOME. Ancistrosoma. tus. G. de Coléoptères pentamères de la fain. des Mélolonthides. établi par J. Curtis qui lui assigne pour caractères : antennes ) plus courtes que la tète; chaperon échaucré, principalement chez les mâles ; corselet à six angles aigus, armé d'une petite dent, vers le milieu de sa base; pieds très- 1 longs et robustes. La seule esp. connue, A.Klugii, a été trouvée au Pérou, dans les environs de Lima, sur les fleurs d'une Mimose. Elle est d’un brun ferrugineux en dessous, d'un brun-noirâtre luisant en dessus; le bord' des élv très et du corselet est marqué de six stries blanches. La longueur du mâle est d'un pouce environ; la femelle est un peu plus petite.

A.NCISTROTE. An .alrotua. ins. G. de la fam. des Longicornes ; Coléoptères télraraères , institué par Audinet-Survile, qui lui donne pour caractères : menton court, transversal ; languette membraneuse, en forme de cœur, échancrée ou bifide; mâchoires dépourvues de dent cornée au côté interne; corps droit, presque parallélipipède allongé; corselet ayant ses angles antérieurs avancés, sensiblement dilatés, et armés chacun de deux fortes épines ; toutes les jamlies munies, intérieurement de deux rangées d’épines nombreuses ; antennes de onze ar des.

ANCOLIE. Aquilegia. bot. Renonculacées ; Polyandrie Penlagynie. Les Ancolies ont un calice caduc , composé de cinq sépales étalés, pétalotdes; une corolle de cinq (létales dressés, concaves, bilabiés, terminés inférieurement en un éperon qui pend entre les sépales; les étamines sont très-nombreuses ; les plus intérieures sont stériles, et ont les filaments planes ; les pistils sont au nombre de cinq, et se changent en autant de capsules dressées, acuminées, uniloculaires, polyspennes.

Les esp. sont toutes herhacées vivaces; leurs feuilles sont pétiolèes, composées ou triternées; leurs fleurs, bleues, blanches ou pourpres, terminent les rameaux. On cultive dans les jardins l’A. vulgaire. A. tulgaria . L., qui offre des fleurs tantôt bleues, tantôt blanches, roses ou purpurines, quelquefois simples, d’autres fois doubles. Celte Plante est originaire de nos liois.L'A. du Canada, A. va mule nais, L., remarquable par ses Heurs rouges, variées de jaunes, est également cultivée.

ANCRE. Anchomgo. pois. Nom donné, comme spécifique, à une esp. de G. Saumon, ainsi qu'â un Spare.

ANCYLANTIIE. Ancylanthua. bot. G. de la fam. des Kubiacées, PeniandrieMonogynie, établi par Desfonlaines, et qui offre pour caractères : un calice, dont le limbe est quinqiiéfite, et indivisions aiguës; une corolle tubuleuse, velue, dont le tube est arqué, élargi insensi-

blement; le limbe Irrégulier, subbilabié, à cinq divisions subulëes, dont deux supérieures plus longues. Les étamines, au nombre de cinq, sont sessiles et insérées â la partie supérieure de la corolle; le style est filiforme, de la longueur de la corolle, terminé par un stigmate arrondi et épais. Le fruit a cinq loges monospermes. — Ce G. a de l'affinité avec le Aonalelia , dont il se distingue par sa corolle arquée, son limbe irrégulier, ses anthères se&siles, incluses, etc. — Il ne reuferme encore qu'une seule esp., VA. rubiginosa (Dcsf. Mém. Mus. 4, t. 2), Arbrisseau raineux. à feuilles opposées, elliptiques, obtuses, entières, â fleurs réunies en faisceaux axillaires. Il croit spontanément dans les environsd'Angola, sur les côtes d'Afrique.

ANCYLE. Ancylus. mou... G. de Gastéropodes de l'ordre des Pulmonés et de la fam. des Lirnnéens, établi par Geoffroy. Caractères : Animal tout couvert en dessus par son test; pied ovale, moins large que le corps; deux tentacules latéraux, contractiles et variables, coniques nu triangulaires, plus ou moins tronqués; les yeux à la base et derrière, mais paraissant en dessus comme en dessous; orifice respiratoire en siphon cylindrique, court, contractile, situé vers l'extrémité pos térieure du corps et du côt<? extérieur. Test en cône oblique et incliné communément, c'est-à-dire penché â droite ou â gauche, complet, à base ovale, souvent fléchi en arrière et du côté opposé au siphon respiratoire. Le sens de l'inclinaison du cône et celui de la flexion de son sommet indiquent la direction de la volute vers la droite ou vers la gauche; ce qui fixe le côté intérieur ou le côté extérieur de la volute; car il y a dans ce genre des espèces séneslrcs cl des dextres. L’Ancyle de Geoffroy est sénestre. — Ce G., à ce qu’il parait, n'a que des esp. très-|»eüles; elles ne se montrent pas en tout temps. Vers celui de leur reproduction, elles montent à la surface des eaux ou sur les corps el les plantes qu'elles baignent. L'Animal est lent et timide; l'accouplement a lieu par superposition et la fécondité est grande.

Les Ancyles, au nombre de sept ou huit esp., se trouvent dans les 'eaux douces en Europe; une esp. fossile a été découverte par D'Omalius-d’lIulIoy dans un calcaire gris-jaunâtre des environs d'Ulm, en Bavière.

ANCYLOCÈRË. Ancylocera. iss. G. de Coléoptères télraïuères, établi par Audinel-Survillc, dans la fam. des Longicornes. 11 a pour caractères : antennes grêles, sétacées, de onze articles, dont le premier, bombé en dedans, est échancré extérieurement; le deuxième est dilaté intérieurement en forme de dent obtuse; les troisième et quatrième dilatés en biseau à leur partie inférieure, les autres conico-cylindriques avec un petit crocbetù l’extrémité du dernier. Palpes filiformes, presqueégales; mandibules courtes; tète plus large que le corselet; écusson petit, étroit, arrondi postérieurement; ély 1res étroites, linéaires, un peu déprimées, tronquées â leur extrémité; corselet étroit, très-allongé, cylindrique, mutiqué, trois fois plus long que la tête, sans sillons transversaux; pattes assez courtes; cuisses subitement renflées en massue; jambes cylindriques. La seule esp. connue, A. cardinalis , est du Brésil; peut-être faudra-t-il lui adjoindre le linoma rujiajllis de Fab.

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aNCYLODON. iax. y. Asamak.

ANCYLODON. pois. G. de la grande fam. de* Percoï des, dans l’ordre de* Acanthoplérygiens de Cuv., établi parce «avant pour un Poisson «le Surinam, que la longueur de sa seconde dorsale et sa caudale aigue avaient fait associer aux Lonrhures par Schneider. Se* caractère* consistent dans la compression de la tète qui est armée de dentelures et de piquant* ; sa queue est fendue, et *C9 dents, surtout celle* d'en bas, sont faites en longs crochets qui sortent de la bouche, quand celle-ci est fermée. L’Ancylodon de Surinam, Lonchuru» Ancylodon de Schneider, seule espèce de ce genre, a le corps ponctué de noir sur un fond argenté, les écailles lisses et la mâchoire inférieure plus longue que la supérieure.

ANCYLOSCÊLE. Ancyloacelia. ixs. Hyménoptères. Fain. des Mellifères. G. établi par Latreille et auquel il assigne pour caractères : antennes filiformes; quatre articles aux palpes maxillaires ; premier article des tarses postérieurs des mAles très-grand, courbe, creusé en voûte à son extrémité interne; le même organe armé d’une forte épine dentelée chez les femelles. Les Apiaires qui composent ce G. ont été rapportés du Brésil.

ANCYLOSTERNE. Ancytosternua. ixs. G. de la Fam. des Longicornes, illstilué par Dejean pour quelques Coléoptères remarquables aux caractères suivants dessus du corselet grand, à peine excavé; extrémité postérieure du présteriium, et sou\ ont aussi l'antérieure élevées en carène, échancrées profondément ainsique le second article des antennes; écusson allongé; abdomen en triangle tronqué ou obtus; antennes longues, grêles, sans faisceaux de poils; extrémité latérale des élylres ainsi que celle des cuisses intermédiaires et postérieures munies «l’une épine.

AN DA. bot. Arbre des côtes Brésiliennes, fort élevé, et voisin du Hancoul. Les graines «le l'Amin, au nombre «le deux dans chaque Noix, sont employées comme purgatives; l'huile qu'on extrait du brou peut être brûlée dans l«'s lampes, et ce brou, fort astringent, jeté dans les étangs, enivre le Poisson. Dans une thèse soutenue eu 1821 . et qui avait pour objet la distribution des G. de la fam. des Euphorhiacées, A. De Jussieu a ré- j tahli le G. institué par Piso, en faveur de la plante qui fait le sujet de cet article. 11 lui assigne pour caractères principaux : Heurs monoïques; calice catnpanulé, à cinq dents; cinq pétales dont l'ongle est court, allerm** avec un pareil nombre de corps glanduleux; huit étamines réunies dont trois internes plus longues; style bifide; stigmates dentés. Le fruit est charnu, à deux loges monospermes. L'A. lirasiliensia ou (iomeaii (Joanneaia princeps; Goinès) est un arbre magnifique, lactescent, à feuilles quinées, très-entières et brillantes; les pétioles sont accompagnés d'une glande à chaque côté de leur base; les fleurs sont réunùrs en panicule.

ANDvLOlSITK. xix. /’. Mac II.

ANDARÉSE. bot. Ksp. du G. Premna.

ANDEHSOME. Andersonia. bot. Épacridées. G. formé par R. Brown, qui renferme des Arbrisseaux originaires de la Nouvelle Hollande, dont les feuilles roides, concave* à la hase, sont sémi-amplcxicaules. Les fleurs sont terminales, solitaires ou réunies en épis; chacune d'elles présente uii calice coloré, accompagné de bractées folia-

! cées, imbriquées; une corolle de la longueur du calice,

, ayant les divisions de son limbe barbues à leur base;

les étamines hypogvnes; cinq petites écailles à la base ; de l'ovaire qui sont quelquefois soudées entre elles. Le I fruit est une capsule, dont les trophospermes sont atta- 1 chés à l’axe central : les graines sont peu nombreuses et dressées.

ANDIRA. BOT. r. AXGELIX.

ANDOtlILLERS. xax. y. Bois.

ANDRACHA1IARA. bot. S. de Sempercivum tectorum , L. V. Joe DARDE.

AN’DRAf.HNF.. bot. Euphorhiacées; Monœcie Pentan drie; G. établi par Linné. C’est le même que le Tele- \ fioides de Toumefort. Il est très-rapproebé du G. Clutia ! de Roerhaavc par ses caractères, et du G. Telephium par son port. Ses fleurs «ont monoïques; leur calice est A dix divisions, dont cinq intérieures, pétaloïdes. Au fond du calice, on trouve dans les fleurs mâles et le* fleurs femelles cinq écailles bifides et non glanduleuses; la capsule est à trois côtes et à troi* loge* renfermant chacune deux graines. Ce G. ne contient que deux esp.. l’une originaire des contrées mérid. de l’Europe, et l’autre de l’Inde. Ce *ont des pl. à feuill«*s alternes accompagnées de stipules, portant des Heurs axillaires. Le nom d'Andrnchne a aussi été donné comme spécifique, à il 11 Arbousier.

AN DRÉ ASBE RGO LITE . xro. Habxotoxe.

ANDRÉE. Andrœa. bot. Les caractères de ce G. con- ' sistent dans une capsule à quatre valves réunies au | sommet par un petit opercule persistant, reposant sur une apophyse, et dont la coiffe se rompt irrégulièrement. — Il a été établi par Elirarl, qui lui a donné pour type le Jungcrmannia al pin a de Linné; Hedwig y a ensuite | rapporté le Jungennannia rupestris du même auteur, Mohr a ajouté A ces deux esp. VA. Ilothii ; et nous de- : vous A Hooker la connaissance d’une quatrième esp.

VA. niralia. Ce sont les teilles qu’on ait observées jus- 1 qu’à présent; toutes habitent les montagnes et l«*s régions les plus froides d«* l'Europe, et sont remarquables par la petitesse de toutes leurs parties.

La structure très-curieuse de ces pl. a été longtemps l'objet de discussions parmi les botanistes . qui ont I rangé ce G. lanUR parmi les Mousses, taulôt parmi les I Hépatiques. Linné, se fondant sur la division de la capsule en quatre valves, a laissé les deux esp. qu'il connais sait parmi les Jungermannes; Elirai t et Mobr. en adop tant le genre Andrœa, l'ont placé dans la fam. des Hépatiques. Hedw ig, qui le premier a rangé ce G. parmi les Mousses, a regardé les quatre valves comme un i»éristome A quatre dents, et l'apophyse comme la véritable capsule; mais c’est A Hooker que nous devons la description la plus exacte et les meilleures observations. Il a montré que les quatre divisions de ta capsule ne peuvent pas être comparées aux dents d'un périsLomt. dont elles diffèrent par leur structure et parla manière dont elles soutiennent l'opcrcule; mais il a prouvé que ce G., «(tioiqu'ayant une capsule A quatre valves comme les Jungermannes. doit être placé dans la fain. des Mousses, A cause de la présence de l’opercule et de la columelle. et «1e l’absence dcsJïlamMits en spirale. Dans I cette fam.. le G. Andrœa se rapproche surtout drs

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G. Sphagnum et Phascum ; il ressemble au premier par son pédicule charnu et pellucide, qui, au lieu de se développer dans l'intérieur de la coiffe, est un véritable pédoncule, qui soutient la coiffe et la capsule.il se rapproche des Phascum par son opercule persistant et par la petitesse de sa coiffe; il en diffère par la manière régulière dont la capsule se fend.

ANDRÈNE. Andrews, ns. G. d'IIyménoptères, établi par F rabricius, en grande partieaux dépens des Nomades de Scopoli, ou Pro- Abeilles de Réauinur. Quelques auteurs ont depuis abandonné celte dénomination, tandis que d'autres l’ont adoptée, en lui donnant plus ou moins d’extension. Kirby (Monogr. A puni Angliœ ) place les Andrènes de Fabricius dans la seconde coupe des Mellites; Jurine réunit à son G. Andrène les Collètes, les Sphécodes, les llylées. les Halictes, les Andrènes de Latreille, ainsi que les Mellites des divisions suivantes, 'a, ** a , *’b, ”c, de Kirby. Enfin Latreille restreint le G. qui nous occupe aux Andrènes de Fah. et aux espèces rangées par Kirby dans la troisième division de la seconde coupe des Mellites (**c). Il lui assigne les caractères suivants : division intermédiaire de la languette lancéolée, repliée en dessus dans le repos; mâchoires simplement fléchies près de leur extrémité; la pièce qui les termine, à partir de l'insertion des palpes, plus courte qu'elles; toutes les jambes plus longues que le premier article des tarses; trois cellules cubitales, la seconde et la troisième recevant chacune une nervure récurrente dans le plus grand nombre.

Les Andrènes ont des antennes semblables dans les deux sexes, les mandibules bidenlées . le labre demicirculaire, une sorte d'oreillette formée par deux divisions de chaque côte de la languette; le corps oblong et lrès-|»oilu chez les femelles, plus étroit et moins velu chez les mâles. Ceux-ci n'ont pas aux pieds postérieurs des brosses et les faisceaux de poils que présentent toujours les premières. Fabricius n'avait pas toujours distingué les deux sexes, et Latreille a fait voir (flist. nat. des Fourmis) combien il s'était mépris à cet égard. L’absence des poils chez les mâles indique leur inaptitude â soigner les larves. Ce sont les femelles qui sont chargées de les alimenter et de construire leurs nids. Au moyen des poils qui garnissent leurs pattes et leur abdomen, elles récoltent sur les Heurs un pollen qui, mélangé avec du miel, constitue la nourriture des jeunes individus, et est aussi employé dans certaines circonstances pour la construction des nids. Ils consistent en trous peu profonds, creusés ordinairement dans une terre sèche et battue. La femelle dépose d'abord dans le fond une sorte de bouillie nutritive, puis elle pond auprès un œuf et bouche ensuite l’ouverture de cette habitation; la larve, â la sortie de l'œuf, se nourrit de l'aliment qui lui a été préparé, se métamorphose en Nymphe, et vers les premiers jours du printemps devient Insecte parfait.

Parmi les Andrènes propres, nous citerons 1» l’A. des murs, A. muraria, ou VA, Flessœ de Panzer (Faun. 1ns. Germ. fasc. 85, f. 15), 3° l’A. cendrée, A. cincrariaf Fab., figuréc>par Sclueffer ( Icon . 1ns. Tab. 22, f. 5, 0); elle sert de type au genre. On peut aussi y rapporter les A. restita, thoracica, etc.

ANDRENÈTES. Andrenetœ. ix$. Fam. de l'ordre des Hyménoptères, section des Porte-Aiguillon, établie par Latreille, et qui, dans le Règne Animal de Cuvier, constitue la 1rr tribu de la grande famille des Mellifères. Tous les individus qui se classent dans cette stilHlivision ou tribu ont la division intermédiaire de la languette (ou sa pièce principale) plus courte que la gaine, repliée en dessus dans les uns, presque droite ou simplement inclinée et courbe dans les autres, figurant, soit un cœur, soit un fer de lance.

Ces caractères distinguent la tribu des Andrenèles de celle des Apiaires; les suivants leur sont communs : pattes postérieures ordinairement pollinifères; premier article des tarses très- grand, fort comprimé, en carré long ou ohlrigone. Au moyen de la conformation de leurs pieds, les Insectes de cette fam. recueillent sur les fleurs le pollen qui servira à la nourriture de leurs larves. Ils vivent en société, à la manière des Abeilles, mais ne présentent que deux sortes d'individus, les femelles et les mâles.

Linné réunissait dans son grand genre Apis tous les individus de celte fam.; Réaumur et surtout Degeeront les premiers établi dans ce genre la coupe des Pro- Abeilles, que Scopoli remplace par la dénomination de Nomades. Fabricius. s'étant ensuite emparé de ce nom, en détourna l'emploi, en l'appliquant à d'autres Insectes hyménoptères, auxquels il réunit cependant quelques Nomades de Scopoli ; puis il forma avec les autres esp. le G. Andrène, dont Latreille a fait sa famille des Andrenèles. Elle répond à celte des Mellites de Kirby, et est subdivisée en sept genres, Collèle, llylée, Dasypode. Andrène. Sphécode, Halicte et Noraie.

AN'DRËOLITHE. mix. /". Harmotomb.

ANDRËOSKIE. Andreoskfa. bot. G. de la fam. des Crucifères; Tétrad. siliq., institué par DC. et composé de trois esp. A. intcgrifblia ; A. cglamluloxa ; A. pectinata , qu'il a séparées du G. Sisymbrium dont elles faisaient autrefois la septième section. Il assigne pour caractère à ce G. : calice composé de quatre folioles égales à la base et tombantes : pétales entiers el onguiculés; deux étamines latérales, libres, quatre plus grandes, tantôt réunies par paires, tantôt années d'une dent vers le sommet interne; silique sessile, un peu arrondie, à valves légèrement concaves; cloison membraneuse; style court el grêle ; graines ovales placées sur un seul rang, pourvues de cotylédons plans el incombants. Ce sont des plantes herbacées, à liges courtes el grêles, â feuilles linéaires, à fleurs en grappes el rougeâtres; elles appartiennent au climat de la Sibérie.

ANDREWS1E. Andrew sia. bot. Ventenat avait ainsi nommé, en l'honneur de Henri Andrews, le genre appelé par celui-ci Pogonia , nom qui, appartenant déjà à une pl. de la fatn. des Orchidées, devait être changé. C'est le Myoporum de Portier.

Le G. Andrew sia de Sprcngel, Syst. végét. 1. p. 428, est le même que le G. Centaurella de Michaux ou Bart onia de De Conduite. V. ce dernier mol.

ANDRI.VLE. bot. F. Axdryale.

A.NDRIAPÉTALON. A nd r in pelai u m . bot. C. de la fam. des Protéacées, Télrand. Mon., institué par Pohl dans son bel ouvrage intitulé Brasilia ru tn planta *, etc

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il en décrit et figure deux esp. sous le» caractère* suivants ; involucre'iiul ; calice régulier, à quatre division*; glamlules hypogyues, urcéolées, connées, à quatre dents aigue* mi sommet ; filaments basilaires, pélalnides, aigus, supportant des anthères aduées. linéaires, suhulécs aux deux extrémité cl biloculaires; stigmate en massue. Les deux esp. sur lesquelles le docteur Pohl a établi ce O. nouveau sont des arbres de moyenne élévation qu'il a observés dans les forêts de plusieurs provinces du Brésil. Les feuille» sont alternes, éparses, simples, très-entière*, réticulées, veinée*; ù Heur* jaunes, disposées en grappes terminales des rameaux.

ANDRIEIXIE. Andrieuxia. bot. G. de la fam. des Synanlhérées, institué par De Candollc qui lui assigne pour caractères : calathide rnulli flore , hétérogaïue; fleurons du centre hermaphrodites, tubuleux, à cinq dents; ceux de la circonférence, au nombre de vingt environ, femelles, stériles et disposés sur une seule rangée; involucre formé d'un double rang d'écailles oblougucs, foliacées et faiblement acuminécs; réceptacle convexe, en partie couvert de paillettes membraneuses et aigués; style des demi-fleurons de la circonférence, profondément bifide et glabre; ceux du disque rameux et velus ; akènes de la circonférence trigones et pubescenls, les autres très-étroits et entièrement glabres. Ce G., qui se rapproche beaucoup du Zinnia, n'a encore qu'une seule esp. ; elle est originaire du Mexique; c'est une pl. herbacée, rameuse, à tiges auguleuscs, à feuilles opposées, pétiolées, ovales, aigues, dentées et pubescentes, à fleurs jaunes.

ANDROCÈRE. Androcera. bot. Ce G. de la fam. des Solanées, Pentandrie Monogynie, L., a été créé par Nuttal dans ses genres de l’Amérique sept, pour quelques esp. de Sotanum qui se distinguent par les caractères suivants : calice ventru, à cinq dents, caduc; corolle mouopétale, rotacée, à cinq lobes inégaux; anthères déclinées, écartées; l’une d'elles est plus longue et prolongée en corne. Du reste, ce G. offre tous les autres caractères des Solanum. Nuttal y rapporte le Solanum heterandrum de Pursh. ( Fl. Am. sept., suppl. T. vil) qu'il nomme A. lobata. Cette pi. croit sur les bords du Missouri.

ANDROCTONE. Androctonus. aracb. G. établi dans la fam. des Scorpions par Emprich et Ehrcmberg; l’animal qui y a donné lieu, a été trouvé au port Praslin dans la Nouvelle - Irlande, sous des pierres. Ce Scorpion se distingue de tous ceux auxquels on a donné ce nom, par le céphalothorax allongé, de forme trapézoïde, plus étroit en avant, écbancré au bord antérieur, ayant un sillon profond au milieu et inégal sur toute sa surface. Les deux gros yeux du centre sont situés un peu en avant du milieu, sur une éminence cl dirigés sur les côté*. Les autres y eux sont placés tout à fait aux angles antérieurs et latéraux; chaque groupe est composé de cinq yeux dont les trois plus gros sont égaux, placés tout à fait au bord du thorax, sur une élévation ovalaire : en dedans de ces yeux et sur le bord externe du tubercule qui les porte, on en observe deux autres, de moitié plus petits. Les segments de l’abdomen sont transverses et présentent une petite carène au milieu. Le dernier ou celui qui précède la queue en a trois. Le*

anneaux de la queue vont en augmentant de longueur ; ils sont creusé* eu sillon au milieu; leur* arête* latérales supérieures sont très-saillantes, crénelées et terminées en arrière par une petite pointe. Le* deux premiers anneaux ont, sur les côtés et au-dessous de l'aréle, dont il vient d'élre question , trois autres petites arê!e* longitudinales; les pinces sont un peu plus lougue* que le corps, grêles ainsi que la inain ; les doigts sont courbés en dedans, ayant presque deux fois la longueur du (Muguet. Les pattes sont allongées et aplaties.

ANDROCYMBIl M. bot. G. formé dans l'Hexandrie Triginie. L., par \Villdenow,aux dépens des Uelanthes pour le* esp. dont le calice est nul. et la corolle à six pétale* pourvus d'un onglet et d’un capuchon. Le Melanthcs eucomoides , pl. du Cap, est le type de ce genre.

ANDROGYNAIRE. bot. Désignation des fleurs double* qui sont devenues telles par la transformation de* deux sortes d'orgaues sexuels, sans que le* téguments soient altérés.

ANDROGYNE. iooi.. C'est-à-dire muni de» deux sexes. Il est des Animaux androgynes; les uns, comme les Limaces, s'accouplent deux à deux, et malgré les organes môle* et femelles, dont la nature doua chaque individu, uc pourraient se suffire à eux-mêmes dans Pacte de la copulation. D'autres, comme les Moules et les Huîtres, ne sauraient s'unir (tour cet acte, et paraissent se féconder eux-mêmes ; l’on pourrait réserver aux premiers la désignation d'androgynes, et donner aux seconds celle d'hermaphrodites.

ANDROGYNETTE. bot. S. de Slacliygynandrum.

ANDROGYNIE, bot. Nom formé de deux mots j(rec* qui signifient Môle cl Femelle. On désigne ainsi, en Botanique, la réunion des sexes sur un même individu; mais celle expression a un sens différent, suivant qu’on l'applique à un arltre ou une pl. entière, ou seulement à une seule fleur. Ainsi, lorsqu'on dit qu'un arbre est androgyne, cela veut dire qu’il porte des fleurs mâles et des Heurs femelles réunies sur le même individu, comme le Noyer, le Noisetier, etc., tandis qu'une fleur androgyne est celle qui renferme les deux sexes dans une même enveloppe florale. Dans le premier cas, androgyne est synonyme de monoïque; dans le second cas, il a la même signification qu'hermaphrodite.

ANDR0GYN1FL0RE. bot. Cassini donue cette désignation ô la calathide et au disque, quand toutes les fleurs sont hermaphrodites.

ANDROGYNIQL’E. bot. C'est-à-dire appartenant à une fleur hermaphrodite ; on n'emploie cette expression que par opposition, lorsqu’il existe à la fois des fleurs femelles, des fleurs môles et des fleurs hermaphrodites, comme cela a lieu fréquemment pour les calathide* des Synanlhérées.

ANDRüMACHIK. Andromachia. bot. Composées; Syngénésie Polygamie superflue, L. ; G. établi par Ilumboldt et Bonpland (Pl. æq. v. 2, p. 104), très-voisin des Verges d’or. Caractères : involucre hémisphérique, composé de nombreuses écailles imbriquées; fleurs du disque tubuleuses et hermaphrodites, celles du bord en languette et femelles; fruit cylindrique, couronné d'un grand nombre de poils simples. Ce G. renferme

«le* herbe* et des arbustes ù feuilles opposées, entières, couvertes en dessous d’un duvet épais et cotonneux; à Heurs en corymbe ou en panicule. rarement solitaires, jaunes ou blanchâtres. Kunlh a publié dix esp. d'Androinnchia, toutes originaires des Andes de l'Amérique équinoxiale, qu’il divise en trois sections, d’après l'habitus et d’après le nombre des Heurs dan* chaque capitule. La première section comprend de# espèces sans lige, à pédoncule uniflore; la seconde des herbes à lifte rameuse et à fleurs en corymbe ; les esp. de la troisième section se distinguent par le petit nombre de fleurs de chaque capitule et mériteraient peut-être de former un G. particulier. Ce sont des arbustes â fleurs en corymbe ou en panicule.

La Hierba de Santa- Maria du royaume de Quito, est une Andromachia de la seconde section du G.; Bonpland qui l’a décrite dit, au sujet de l'usage que les indigènes font du duvet qui couvre la surface inférieure des feuilles de cette pi., qu’elle est remarquable par la propriété dont elle jouit de produire une substance analogue ù l'Amadou. Toutes les parties, et surtout les jeunes pousses, sont couvertes de cette substance qui est blanchâtre, quelquefois un peu rousse, et épaisse d'une demi-ligne. Elle est douce au toucher, s’enlève facilement |>ar plaques; et, sans aucune préparation particulière, elle s'allume aussi facilement que le meilleur Amadou, par l'action du briquet. La médecine y trouve aussi un excellent styptique. Nous devons aux naturels du Pérou, la connaissance de cette pl., que les Espagnols emploient fréquemment dans les colonies et qui, jusqu’au voyage de Humboldt, avait échappé aux recherches des naturalistes. D'après l'observation de Cassini. le Starkea de Brown est une onzième esp. du G. Andromachia.

ANDROMÈDE. Andromèdes, acai. et ioll. G. établi par Monlfort (Conchyl. T. I.p. 58) pour un petit Nautile microscopique vivant, qu'il appelle Andromède gaufrée, figuré par Fichlel et Moll (Test, microsc. p. 40, t. 5, f. c, d, e) sou# le nom de Sa ut i lus striyilatus, Var., et qui a été trouvé eu abondance à Poville, près de Novi, sur les bords de l’Adriatique. Lamarck comprend celte espèce dans son G. Vorliciale; c'est son Forticialis depressa de l’Encyc. pl. 470, f. 2, a, b, c.

Forskahl, dans son b'auna arabica , a donné le nom d'Andromède à l’une de scs Méduses, fort belle et très-commune sur les côtes delà Mer Rouge. C’est une Cassiopée.

ANDROMÈDE. Andromeda . bot. G. de la fam. des Êriciuées; Décandrie Monogynic, L., caractérisé par un calice très- petit, monosépalc, étalé, à cinq divisions; line corolle monopélale, campanulée, tubuleuse ou globuleuse, à cinq dents réfléchies; dix étamines insérées à la corolle et incluses, ayant quelquefois les anthères garnies de deux petit# appendices; l'ovaire libre, surmonté d’un style et d’un stigmate obtus. La capsule est pentagone, accompagnée du calice; elle offre cinq loges, et s'ouvre en cinq valves par le milieu des loges. Les graines sont très petites et très-nombreuses. Les Andromèdes sont des arbrisseaux, des arbuslesou même des arbres à feuilles coriaces et éparses, quelquefois opposées, à fleurs solitaires ou en épis. Elles sont en

général d’un port agréable et élégant ; aussi en cultivet-on plusieurs dans les jardins. Les esp. de ce G. se plaisent ordinairement dans les lieux un peu humides. On en connail plus de trente, dont environ moitié sont originaires des différentes contrées de l’Amérique du nord, huit de l'Amérique du sud et de la Jamaïque, une du détroit de Magellan, deux ou trois des îles de France et de tMascareigne. une de la Nouvelle-Zélande, les autres croissent dans le nord de l'Europe et de l'Asie, depuis la Laponie jusqu'au Kamtschatka. V Andromeda poly folia , L., est la seule qui se trouve dans quelques landes tourbeuses de la France; elle est commune aux deux continents, et se cultive dans les jardins, comme plante d’ornement.

ANDROPÉTALAIRE. bot. Nom donné par DeCandolle aux fleurs doubles dans lesquelles cette métamorphose est duc â la corolle multipliée, et aux étamines changées en pétales, mais où le pistil n'a éprouvé aucun changement.

ANDROPHILAX. bot. G. établi par Wendland pour une pl. figurée dans la planche 10 dû troisième fascicule de son J/ortus Herrenhusanus, dont Willdenow a fait son ifendlandia populi folia, et réuni dans le G. Cocculus par De Candollc, sous le nom de C. Carolinus.

ANDROPHORE. bot. Mirbel a nommé ainsi le support commun de plusieurs anthères, qui porte le nom de filet ou filament lorsqu'il est terminé par un seul de ces organes; on voit par celle définition que le mot Androphore s’applique spécialement aux pl. de la Monadelphie, de la Diadelphie et de la Polyadelphie. L., caractérisées par la soudure des filets staminaux en un» deux ou plusieurs faisceaux. Ainsi, dans la Mauve, la Rose trémière, l’ Androphore est cylindrique et chargé d'anthères â sa partie supérieure; dans la plupart des Légumineuses il constitue une sorte de gaine fendue, portant neuf anthères à sa partie supérieure ; dans les Millepertuis on remarque trois ou cinq Androphore*, divisés supérieurement en une multitude de filets, etc.

ANDROPOGON. bot. Graminées; Polygamie Monœcie, L. A l'exemple de Kunth uous rétablissons le G. Andropoyon , tel à peu près qu'il avait été défini par Linné, c’est-à-dire que nous y réunissons les G. Anatherum de Beauvois, Heteropogon et Sorghum de Persoon. et enfin le Colladoa de Cavanilles. Caractères : épillets géminés ou ternes; celui du centre sessile, uniflore et hermaphrodite; les deux latéraux pédicellés, mâles ou neutres ; l'épillel hermaphrodite se compose d’une lépicène à deux valves coriaces, d’une glume formée de deux écailles membraneuses, dont l'inférieure est mulique et la supérieure terminée par une arête tordue, roule ; les deux épillets latéraux mâle# ou neutres n’offrent point d'arête. — Les fleurs sont disposées en épis ou en panicules rameuses. Ce G. est extrêmement nombreux en esp. : quelques-unes croissent en Europe; les autres sont réparties entre toutes les latitudes du globe. Plusieurs soûl recherchées pour leurs usages en médecine. Tels sont VA. Sardus, L., dont la racine se compose d’une touffe de fibrilles rougeâtres, fines, déliées et serrées. Elle porte dans le commerce les noms de .\ard indien ou Spicanard. Son odeur est forte et

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