‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 4)Chapitre 38 sur 125 · ANE · texte numérisé non relu

ANE

assez agréable ; sa saveur est aromatique, Mûrement ainère. Cette racine est très-excitante, aphrodisiaque; les Indiens en font très-fréquemment usage. tandis que chez nous elle est presque entièrement tombée en désuétude. VA. Sc bornant h us, L., qui croit également dans l'Inde, ainsi que dans les iles de France eide Mas careigne, est remarquable par l’odeur de ses feuilles et de ses liftes qui rappelle celle du Citron. C'est une autre espèce A. squarrosus qui est désignée sous le nom de retirer; sa racine capillaire, jaunâtre, d’une odeur extrêmement agréable, rappelle celle du bois des crayons.

ANDROSACE. fol. Bauhin, Tournefort et beaucoup d'autres ont donné ce nom à l'Acétabulaire de la Méditerranée.

ANDROSACE oc ANDROSELLE. Amlrosace. bot.

Fam. des Primulacées; Penlandrie Monngynie. Le calice est monosépale, persistant, subcainpaniforine. à cinq divisions, et comme ù cinq angles; la corolle est inonopétale, régulière, bypocratériforme; le tube est quelquefois très-court; le limbe offre cinq lobes garnis de petites glandes, jaunâtres à leur base; les cinq étamines sont incluses ; l'ovaire est globuleux, ù une seule loge; le style est court, terminé par un stigmate capitulé très-petit. Le fruit est une petite capsule globuleuse, uniloculaire, renfermant plusieurs graines attachées à un axe central ; elle s’ouvre en cinq valves par sa partie supérieure. Les Androselles sont de petites pl. herbacées, d'un aspect fort agréable; leurs feuilles sont le plus souvent toutes radicales et réunies en rosette à la base de la tige. Les fleurs sont disposées en ombelle, et garnies d'un involucrc, ou solitaires et axillaires. Linné a divisé les esp. fort nombreuses d'Androselles en deux Ci., savoir : le ti. Air lia dans lequel il a réuni toutes les esp. dont les fleurs sont solitaires, axillaires, et n’ont point d'involucre, telles sont VA. alpina, A. pubescens, pyrenaica, etc., et le G. Androsace dans lequel il n'a laissé (pie les esp. â Heurs en bouquet, environnées d‘«in involucre commun, comme VA. camea, septentrionalis, coronopifolia, etc.

Toutes les esp. de ce G. te plaisent en général sur les montagnes très-élevées, dans les Alpes, les Pyrénées, les monts Allais, etc. L’ne seule a été observée dans l'Amérique sept., et une seconde dans l'Amérique mér.; toutes les autres sont originaires d'Europe ou du nord de l'Asie.

ANDROSÈME. Androsœmum. bot. G. institué par Tournefort; il appartient à la fam. des Ilypéricinées; Monadelphie Polyandrie, L., et se trouve voisin du G. Millepertuis. Caractères : calice à cinq parties inégales; cinq pétales ; étamines nombreuses, dont les filaments sont réunis à leur base; trois styles : capsule en baie mouoloeulaire. La seule esp. qui constitue ce G. est un petit Arbrisseau à feuilles sessiles. à fleurs terminales pédonculées, qui se trouve dans toute l’Europe boréale jusqu’au Caucase.

ANDROSCEPIK. Androsccpia. bot. G. de la fam. des Graminées, institué par D’t'rville pour une pl. qu’il a observée â Amboineetqui diffèreesscntiellement du G. Anthisliria en ce que ses fleurs sont mutiques. Les épillels sont dissemblables : quatre inférieurs ses-

siles, géminés, rapprochés et composés de fleurs mâles; les supér.eurs distants, géminés par cinq ou sept et par trois ail sommet. Les épillels hermaphrodites ont deux gl urnes coriaces, roulées, l’extérieure nervurée; deux florules : l’inférieure neutre, univalve, la supéi rieure hermaphrodite et bivalve. Deux squamules tronquées. échancrées ; trois étamines â anthères obtongues; ovaire arrondi et glabre; deux stylp* filiforinrs; stigmates allongés, plumeux. Les épillels mâles inférieurs ou supérieurs ont deux#glumes dont l'extérieure planiuscule. nuiltinervurée, le plus souvent velue; l'intérieure roulée et Irinervurée. Les deux florules sont, l’inférieure neutre et unipaléacée. la supérieure à deux valves, â deux paillettes inégales et inutiques. Les deux : squamules sont tronquées. Les étamines sont au noini bre de trois. VA. giyantea a le chaume lisse et plein, les feuilles planes, linéaires, âpres, glabres et engainantes, la panicule très-grande, composée d’épis fasciculés, mais peu rapprochés.

ANDROTOMF.S. bot. Cassini a proposé de nommer ainsi les Synanthérées. parce que les filets de leurs éta- I mines semblent divisés par une sorte d'articulation i qu'indique rarement un étranglement, plus souvent un changement déformé, presque toujours un changement i subit de coloration, caractère qui semble devoir obtei nir la préférence sur celui de la connexion des autbè- I res. pour donner son nom 5 cegroujie si nombreux.

ANDRYALE. Andryala. bot. G. de la fam naturelle des Chicoracées; Syngénésie Polygamie égale, L. Il a beaucoup d’affinité avec les Épervières, f/ieracium. Il offre un involucre cylindrique, formé d'écailles lancéolées, imbriquées; toutes les fleurs sont semi-flosculeuscs et hermaphrodites, portées sur un réceptacle velu. Le fruit est surmonté par une aigrette sessile, poilue, qui manque quelquefois dans les fleurs de la circonférence. Les esp. qui offrent ce caractère, forment le G. j Rothia de Schreber. Les Andryales sont des pl. herhai cées annuelles ou vivaces, loinenleuses ; elles croissent, en général, dans les contrées médi terra néennes de l'Europe; on en trouve quatre en France, savoir : A. inte g ri folia, A. si nue. ta , A. /y rata , A. inclina, UC. Le | noin d'A.voRY vu avait été donné parles anciens au Lai- I tron. Sonchus oie race us.

ANDRYALOIDËES oc FAUSSKS-ANDRYALES. bot.

Seconde division formée par De Candolle. dans le G- Épervière, si nombreux en espèces.

ANDRZEIOWSKIA. bot. G. de Keichembach dont l’unique esp., A. cardantinœ folium, a été réunie au G. Nosoceras de R. Brown.

A MH', ois. S. de Rhea.

ANE. v\a. Esp. du G. Cheval.

Axe rat*. S. de Zèbre, autre esp. du même G.

Axr. vache. Nom impropre par lequel ou a quelquefois désigné le Tapir.

ANE. pois. S. vulg. du Colle Gobie.

I ANE. moll. N. vulg. donné â plusieurs Coquilles. Le Petit-Ane est le Cypræa A sel lus ; la Peait-d'Ane le Cypræa c au r ica. L’Ane rayé ou le Zèbre est une belle esp. du G. Agathinede Lainarck.

ANECUCHILE. Anecocbüu». bot. G. de la fain. des Orchidées, institué par (Hume pour quatre c$p. herba-

cées, caulcsccnles, qu'il a découvertes dans l'ile de Java. Les principaux caractères du G. consistent dans une disposition particulière des sépales qui forment, par leur réunion avec les deux pétales, une sorte de casque; le labclle est ventru avec le limbe dilaté, ouvert; le gyiiottème court et recourbé supérieuremenl ; l'anthère terminale, biloculaire, avec deux masses pollinaircs granuleuses.

ANÈDEou ANETTE.ois.N.anc.du Canard domestique.

ANEI. ma*. Nom asiatique de l'Eléphant.

ANE1LEMA. bot. B. Brown a distingué sous ce nom les esp. de Commeline sans involucre et en a formé un G. nouveau dont les caractères, assez peu tranchés, n'out point paru suffisants à la majorité des botanistes pour adopter d'emblée la séparation proposée.

AFfELASTE. Anelaates. us. G. de Coléoptères pentamères, établi par Kirhy dans la fam. des Serricornes de Latreille. Ce G. joint la tribu des Céhrionites à celle des Élatérides, et ressemble beaucoup aux Taupins, dont il diffère cependant par des caractères assez tranchés, fournis principalement par les mandibules et le sternum. Kirhy cite, comme type de ce G., une esp. nouvelle, l'A. de Drury, A. Drurii. On ignore son pays natal.

ANËMAGROSTIS. bot. Graminées; Trtnndrie Digynie. L. Dans sa nouvelle Agroslographic, Trinius fait un G. de l 'Agrosti» Spica renti, et de V Agrosti» inter rupta, dont le caractère distinctif est spécialement fondé sur la présence du rudiment d'une seconde fleur qui avorte constamment.

ANÉMIE. Anémia, bot. CeG. delà tribu des Osmundacées, a été établi par Swartz; on peut le caractériser ainsi : capsules turbinées. scssiles, terminées supérieurement par une calotte à stries rayonnantes, disposées en panicules 11 pst très-naturel par son port, et diffère principalement des Osmundes par ses capsules striées au sommet, tandis que dans ces pi. elles sont lisses ou irrégulièrement veinées sur toute leur surface. Les stries se terminent toutes à la même distance du sommet, de manière à former une sorte d'opercule, à stries rayonnantes, qui parait remplacer l'anneau élastique qui entoure les capsules des Fougères, de la tribu des l’olypodiacérs, et avoir pour but de faciliter la rupture et l’ouverture des capsules. Les capsules sont réunies en panicules plus ou moins rameuses, et dans lesquelles on reconnaît le mode de division des nervures des feuilles; ces panicules sont tantôt radicales et solitaires. portées sur un long pédoncule nu; tantôt elles sont géminées à la base de la feuille. Dans le premier cas, la feuille entière est changée en une panicule qui porte les capsules ; dans le second, les deux rameaux inférieurs de la feuille sont seuls fertiles. Ce caractère, sur lequel on a fondé la division en sections des Anémia, se rencontre quelquefois dans la inèine espèce. Toutes les esp. connues de ce G., au nombre environ de vingt, habitent l’Amérique équinoxiale et sont d’un port trèsélégant.

ANÉMONE. Anemone. bot. G. de la fam. des Renonculacées; Polyandrie Polygynie, L. Le calice est formé de cinq ou d‘un grand nombre de sépales réguliers, colorés et pétaloides; la corolle manque; les éta-

mines sont tort nombreuses; les akènes réunis en capitule au centre de la fleur sont tantôt nus. tantôt terminés par une longue queue barbue; les fleurs sont accompagnées d’un invo'ucre formé de trois feuilles profondément incisées ou entières.

Nous croyons devoir réunir au G. Anémone les G. Pulsati/td de Tournetort et llepatica de Dillen, que des auteurs modernes avaient rétabli, et dont nous ferons seulement des sections de ce G. Les Anémones sont des pl. herbacées, vivaces, dont les racines, que l’on doit considérer comme des tiges souterraines, sont souvent horizontales et rampantes; les feuilles, toutes radicales, sont pétiolées, ordinairement découpées profondément. Les fleurs, toujours accompagnées d'un involucre qui forme le caractère distinctif de ce G., sont tantôt blanches, tantôt bleues, rouges ou jaunes.

On peut diviser le G. Anémone en trois sous-G. de la manière suivante ;

1° Axémoxb : fruits sans queues barbues; involucre composé de feuilles découpées, éloignées des fleurs. Celte section renferme environ trente-six esp.

2° Hepatica : fruits sans queues barbues; involucre composé de trois feuilles entières, rapprochées des fleurs auxquelles elles semblent former un calice trisépale. Trois esp. appartiennent à celle seconde section.

5° Pi’LBatilla : fruits terminés par une longue queue barbue. On compte environ huit esp. dans celte section.

Plusieurs esp. d’Anémones font l’ornement de nos parterres. On cultive spécialement VA. coronaria, L., qui se fait remarquer par l’éclat, la variété des couleurs dont brillent ses fleurs, qui doublent avec la plus grande facilité. Cette esp. que l’on a crue longtemps exotique et provenant d'Orienl, a été trouvée sauvage dans les provinces mérid. de la France. L’CEil de Paon, A. paronina, Lam., n'est pas moins remarquable que la précédente; mais elle est moins répandue, encore qu’elle croisse naturellement dryis les vignobles des mêmes provinces, où elle fleurit dès les premiers jours du printemps. L’A. hépatique se cultive en Itordures, où ses fleurs, d’un bleu tendre, ou roses, font un trèsjoli effet. Les Anémones se multiplient par la séparation de leurs racines, qui portent le nom de patte» ou griffe». Elles demandent à être plantées dans une terre légère, mais substantielle.

ANÉMONE DE MER. acal. Les habitants des bords de l’Océan, les voyageurs, et quelques naturalistes ont donné ce nom aux Actinies, principalement à l’A. rousse, A. eguina f L.. si commune sur les côtes de France où elle se fait remarquer lorsque la iner se retire, et qu’il ne reste qu’un peu d’eau dans les trous des rochers qu’elle habile; celte Actinie fort commune épanouit ses nombreux tentacules, et ressemble alors aux plus belles Fleurs de nos jardins par l'éclat et la variété des nuances.

On a appelé ArEnoxe de mer a pli ses un Animal des côtes de Saint - Domingue, voisin des Actinies suivant Dose, et qui a été décrit par Lefebure-des-llayes. mais d'une manière trop incomplète pour être réputé suffisamment connu; nous croyons qu’il se rapproche des Lucernaircs plus que des Actinies.

ANEMONOSPERMOS. bot. S. d’Arctolile et de Gorlerie.

ANEMOSPHORON. bot. S. anc. de Bunium liulbo-

castanum.

ANENCÉPHALE. ma». Dans un sens restreint, c’est l'un des G. de la fam. des Acéphales. Preste-Duplessis l’a entendu ainsi dans l’article AcSpuvles; mais au moyen d'une interprétation plus étendue, Aneueépliale est récemment détenu le nom de tout un groupe de monstres, celui de tous les Acéphales incomplets, à quelque titre que ce fût. C'est le sens qu'y ont attaché les dictionnaires de médecine nouvellement publiés. Nous avons cru devoir reprendre l’ancienne nomenclature, ayant trouvé qu'on avait été, en la réformant, malheureusement plus (grammairien que physiologiste. Acéphale se disait autrefois des monstres dont la télé est difforme par la privation d'une ou de plusieurs de ses parties. I/a privatif dans Acéphale avait ainsi un sens déterminé. En faisant de ceci plus lard une question de grammaire, on a confondu toutes les idées; car en probant de partager les monstres en deux classes, les Acéphales (sans tête) et les Anencèphales (sans cerveau), on a fait une nomenclature qui a précédé les faits, au lieu d'arriver à leur suite. Il est aujourd'hui certain que tous ces prétendus vrais Acéphales ont une télé en miniature, un crâne engagé cl caché entre les épaules, et pareillement que tous les' Anencèphales, prétendus sans cerveau, uni un cerveau organisé comme celui d’un des premiers âges delà vie utérine. Leur cerveau est simplement retardé dans l’ordre des dé veloppemenls; il est enfin normal au fond. El eu effet la monstruosité de ces Anencèphales consiste uniquement dans uue réunion bien hétérogène et monstrueuse d'organes, d’âges et de développements différents; dans la combinaison, alors bien simple, d'un fœtus complet à tous autres égards, et défectueux seulement pour avoir à neuf mois le cerveau d'un embryon de quatre à cinq mois.

Le mot Anencéphale, dans un sens restreint, reste le nom d'un G., et s’applique à une organisation monstrueuse d'un caractère en effet bien déterminé. La monstruosité commence chez l'Anencéphale, avant que le cerveau et la moelle épinière se soient formés, et persévère de manière à empêcher ces organes d'acquérir de la consistance. Ainsi il est des êtres qui parcourent toutes les périodes de la vie fœtale, étant privés du système cérébro-spinal. On peut avec raison s'étonner que la privation d'un si grand système n'occasionne pas de trouble dans les autres organes. Car enfin, où se rendent les molécules qui y sont destinées, et que la tendance à la formation normale y appelle? Ces molécules iraient elles dans des bourses étrangères? mais un désordre évident s'en suivrait. L’observation nous a appris qu’elles sont données chez les Anencèphales, comme chez les autres fœtus, par le système sauguiu; on est de plus assuré qu'elles se rendent dans leur lieu ordinaire, dans les bourses qui leur sont consacrées. Elles se versent dans le* méninges; mais elles s'y versent dans l'état d’un fluide aqueux : si elles étaient plus lard ouvragées, elles deviendraient des molécules cérébrales; mais elles n'arrivent point au degré d’organisation nécessaire à cet effet.

L'empêchement vient d'adhérences au placenta ; le fœtus y est fixé par le dos et la partie occipitale du crâne. La boite cérébrale et tout le canal vertébral sont ouverts à leur partie médiane et externe. Au lieu de faire étui, les os du crâne, dont aucun ne manque, et les lames des vertèbres sont rejetés, partie à droite et partie à gauche. L'étui fendu et renversé est étendu, et prend la forme d'une table. Entre celle table osseuse et le placenta sont deux membranes; l'une supérieure et l'autre inférieure, véritables méninges formant la bourse où les molécules de l'acanf-cerreau se rendent. Ces molécules, sur lesquelles il n’est exercé aucune action, s’accumulent indéfiniment; la bourse grandit en raison de leur nombre, et devient une vessie, une graude poche dorsale , remarquée par Santorini , Alexandre Roui et Morgagni , où n'était que de l'eau jaune, au rapport de ces anatomistes. C'est le cas du Poulet à la sixième journée d’incubation, chez lequel on trouve qu'à la place du cerveau est une poche très-distendueet toute pleine d'un fluide aqueux.

Les Anencèphales forment donc une monstruosité particulière qui n'est pas rare. Goeffiroy-St.- HUatre a vu quatre Anencèphales, nés à peu d'intervalle l'un de l'autre; un premier à Dreux, en juillet 1808, un second â Paris, en 1810, uu troisième à Cornieviile. près Corn merci, en septembre 1820, et un quatrième lié à Paris, en mars 1821.

ANENTÉRÉS. Anentera. litres. Ehrenberg, dans sa classification des infusoires, nomme Anentérés tous ces animalcules ayant une bouche en cominuncation avec plusieurs vésicules stomacales; mais n'offrant ni anus, ni tube intestinal visible. Ces espèces forment sa première division qu'il nomme Légion. frM pour les caractères généraux, au mot Püïtozoaires poltgastbiqces.

ANERPONTES. ois. Nom donné par > ieillol à la fam. des Grimpereaux.

ANKSOR1MZA. bot. V. Amxesobhiza.

ANETH. Anethum. bot. Oinbcllifères; Fenlandrie Digynie. Caractères : fleurs jaunes, disposées en ombelle, sans involucre ni involucelle; pétales entiers, roulés; fruits ovoïdes, comprimés, entourés d’une membrane circulaire, à trois côtes sur chaque face. Il renferme une seule esp., l’A. ou Fenouil puant, A. gra rco/ens, L., pl. annuelle qui croit daus les champs cultivés de* provinces mérid. de la France, et dont les fruits aromatiques et stomachiques sont employés eo médecine.

ANEURE. Aneure. us. G. d'IIyménoptères, établi dans la fam. des Pléromalines, ou des Pupivores de Latreille, par C. G. Nées d'Kscnbeck, qui lui donne pour caractères distinctifs, des antennes conqiosées de dix articles et l'abdomen sessile. (juanl au reste, ces Ins. ont les caractères communs à la fam. On n'en compte jusqu'ici quedeux qui, selon Nées, se trouvent en Allemagne et vraisemblablement dans toute l'Europe tempérée.

ANFRACTUOSITÉ. Ce mol, en quelque sorte synonyme de Spire, désigne chacun de» tours que fait sur lui-méme un objet tordu en spiral. D'après cela on nomme en botanique anthères anfractueuses, par exemple, celles qui offrent des sinuosités ou des anfractuosités remarquables, comme celles des Courges.

ANGE. pois. Nom viilg. de la grandi* Raie Molubar qui rentre dans la division des Dicérobates de Blainville, et du Squalus Squalina, T.., dont Duméril a formé un G. nouveau. Ce nom vient de la figure de* nageoire* qui, dans le* poissons auxquels on l'a imposé, ont quelque rapport avec des ailes.

ANGED. pois. ,S. de Muge Chanos.

ANGEL, ots. S. vulg. de Ganga.

AN’ G EL1-M AR AVA R A . bot. C’est-à-dire Mal d’arbre . Nom donné dans l'Inde à VEpidendrutn retueum, L., qui fait périr le* Arbres sur lesquels il vit parasite.

ANGELIN. A tut ira. bot. C’est un Arbre de la fam. des Légumineuses. Sa hauteur est de quarante à cinquante pieds; son diamètre de trois environ. Son bois est dur et d’un rouge noirâtre à l’intérieur; ses feuilles sont alternes, ailées avec impaire et à folioles opposées; ses fleurs, disposées à l’aisselle des feuilles ou à l'extrémité des rameaux, sont en grappe* paniculées; leurealice est urcéolé, presque entier ou à cinq dent*; la corolle papilionacée présente des ailes et une carène bipétale, à peu près égales, mais plus petite* que l’étendard; il y a dix étamines diadelphes; la gousse stipitée, charnue, ponctuée, ovoïde, sillonée sur l’un de* côtés, contient une graine amère, à enveloppe dure et fibreuse. Cet Arbre a été observé au Brésil par Pison, et aux Antilles par Plumier. Leschenault a décrit dans les Annales du Muséum (T. 16, p. 482, pl. 81) une nouvelle esp. d ’Andira qu’il nomme Harsfrœldii, qui croit, dans Pile de Java, sur les montagnes Tingar. C'est un Arbuste de trois à quatre pieds de hauteur seulement, qui porte des fruits en gousses sèche*, violettes, luisantes, de la forme d’une Olive, et renfermant une graine entourée d'une membrane très-mince. Chacun de ces fruits se vend environ un demi franc , somme considérable pour le pays, tant est grande la confiance qu’on a dans ce contrepoison employé contre l’effet de l’Ipo et de ri’po. On appelle, à Java, l’Andira dont il est question Prono- Djevo, c’est-à-dire qui donne de la force à l’âme.

ANGÉLIQUE. Angelica. bot. G. de la fam. des Ombellifères; Pentandrie Digynie. Caractères : pétales allongés, recourbés en dessus; fruit ovoïde, comprimé, relevé de trois côtes saillantes, et membraneux sur le bord; l’involucre est nul ou composé d’une à trois folioles; l’involucelle est polyphylle. Ce G. a été partagé par Hoffmann, dans son Traité des Ombellifères, en quatre G.; 1. Angelica; 2. A rcha ngelira ; 5 . Ostericum ; 4. Conionclinum. Le G. Angélique de Linné se composait de six à sept esp. auxquelles Lagasca en ajoute trois dans son Traité des Ombellifères, publié à Madrid, en 1821, dont, parmi celles qui sont le plus anciennement connues, une surtout mérite de fixer notre attention, à cause des usages auxquelles on l'emploie; c’est l 'Angelica Archatujclica , L. La racine de cette pl. qui est vivace, blanche, charnue, est employée comme un puissant diurétique. Ses tiges, qui sont cylindriques et creuses, préparées convenablement au sucre, forment des conserves très-agréable*. On la trouve croissant naturellement dans les lieux frai* de l’Europe, d’où elle a passé dans les jardins. L’Angélique sauvage, qui croit le long des rivières et généralement au bord des

j eaux, possède les mêmes qualités, mais à un degré trèsi inférieur. On a donné improprement le nom d’Angélique épineuse à 1* tralia tpi nota. et de Petite Angélii que à I ’ Æ'gopoili M m podagmria.

ANGÉI.UNIE. Angelonia. bot. Schrophulariées. Ce G., créé par Humholdt et Bonpland, tient le milieu entre le Celtia et VHemimeri». Il est caractérisé par un calice à cinq folioles égales; une corolle à tube trèscourt, à limbe étalé, bitahié; lèvre supérieure bifide, l’inférieure beaucoup plus grande, trifide et creusée à la base en forme de soulier; quatre étamines didynames; les loges des anthères divergentes; un stigmate simple; une capsule à deux loges , s'ouvrant par deux valves bifides ; herbes à feuilles opposées, à fleurs violettes, axillaires et disposées en épi. La patrie de celle pl. est la province de Caracas.

ANGELOT, pois. E. Axge.

ANGELTASCHE. ois. V. Cavabd de Miclov.

ANGEKONE. Angerona. ixs. G. de Lépidoptères nocturnes , institué dans la fam. des Phalénites, par Duponchel. qui le caractérise ainsi : palpes très minces et n'atteignant pas jusqu'au chaperon; trompe longue; antennes très-peclinée* chez le mâle et simples chex la femelle; corselet étroit et peu velu; ailes inférieures seules légèrement dentées, avec une échancrure au milieu de leur bord terminal; chenille lubcrculée sur le quatrième et le huitième anneau et s'amincissant vers la partie antérieure. avec la tète petite et dirigée en avant. Ce G. ne présente qu'une seule esp. qui est fort commune en Europe, et qui a été décrite par un grand nombre d’eutomologistes, sous le nom de Phalène du prunier.

ANGH1VE. bot. S. de Solanutn nigrum.

ANGIANTHE. Angianthu». but. G. de la fam. de* Synanlhérécs; Syngénésie Polygamie agrégée; G. établi l»ar Wendland pour une pl. annuelle, à feuilles spatulées et alternes, qui croit au Cap. Ses caractère* consistent dans un calice cylindrique, imbriqué d’écailles colorées; un réceptacle lanugineux et une aigrette de deux folioles dentées, arisiées et plumeuses à leur extrémité.

ANGIARA. bot. S. d’ortie Dioïque.

ANGILESTR1QUE. bol. Donali a donné ce nom à des Ccllariées qu'il regardait comme des plantes.

ANGINON. bot. S. de Ciguë.

ANGIOCARPES. bot. Persoon avait donné ce nom à une des grandes divisions de la fam. des Champignons, renfermant tous les G. dont les graines ou sporules sont contenues dans un péridium. De Candolle, en conservant cette division, en a séparé plusieurs G. dont le péridium est ligneux, et dont les sporules sont plongées dans un fluide gélatineux; il en a formé la fam. des Hypoxylées. Les autres G. de celte division nous paraissent pouvoir former une fam. très-distincte des vrais Champignons, et à laquelle nous donnerons le nom de Lycoperdacées. Le* G. Æcidium. Credo, Puccinia, etc., que Persoon et De Candolle avaient laissés dans celte section, nous paraissent différer essentiellement des vraies Lycoperdacées. par l’absence d’un véritable péridium; ils se rapprochent davantage des Mucédinées, et pourraient former un petit groupe particulier sous le nom d'Urédinées; ce groupe renfermerait une partie des

ANC

des G. daignés par Nées sous le nom de Protomyci.

ANGIOCARPIENS.bot. Ce nom a élé donné par Mirbel aux fruits tels que ceux des Conifères, du Hêtre. de l'Ananas, du Figuier, etc., qui sont recouvert» par quelque organe qui les déguise, pour ainsi dire, et ne permet pas de les reconnaître au premier coup d'œil.

ANGIOPTÉRIS. bot. Ce G., établi par Hoffmann, a été depuis adopté par presque tous les auteurs. Cavanilles, en 1802. a établi ce même G. sous le nom de Clementea. Il parait appartenir à la tribu des Oamundacécs; il est caractérisé par ses capsules formant, parallèlement au bord des feuilles, un groupe continu, composé de séries transversales de capsules géminées : ces capsules sont ovales et s’ouvrent par une fente longitudinale. l.a seule csp. connue, A.ececta, UoflFm. ( Poly podium eveclum , Forster, Clementea palmiformis, Cavan. ), habite les îles de la Société dans la mer du sud. Selon Willdenow. sa tige est arborescente, et s'élève à plus de cinq pieds; mais Gaudichaud, qui a eu occasion de l’observer aux Iles Marianes, dit que toutes les feuilles parlent d'une souche souterraine, en formant une sorte de Corbeille, et qu’on ne voit aucune lige s'élever hors de terre. Ces feuilles ont environ dix à douze pied» de long; elles sont bipinnées, A pinnules très-grandes, lancéolées, acuminées, dentelée» A l’extrémité, A nervures simples ou bifide»; les capsules sont insérées sur deux rangs, vers l’extrémité de chacune de ces nervures, et forment un groupe linéaire continu le long du bord des feuilles. Le nom d’Angioptéris était celui sous lequel Mitchell et Adanson. d'après cet auteur, avaient désigué YOnoclea sensibilis.

ANGIOSPERME, bot. Végétal dont les graines sont revêtues d'un péricarpe distinct. On n’emploie guère ce mot que par opposition à Gymnospertne. qui veut dire quatre semences nues.

ANGIOSPERMIK. bot. Ce nom composé de deux mot» grecs, et qui signifie graine* contenue* dans une enveloppe, a élé donné par Linné au second ordre de sa quatorzième classe ou didy nantie, lequel renferme toutes les pl. qui, ayant quatre étamines, dont deux plu» courtes, offrent (tour fruit une capsule, et non quatre graines nue* comme dans la gymnospennie ou premier ordre de cette classe. On trouve dans l'Angiospermie les pl. qui appartiennent aux fam. des Rliinantacées, des Scrophulaires, des Orobanches, etc.

ANGIOSPORES. bot. Champignons dont les spores ou gongyles, sont placés A l'intérieur ; tels sont les l.ycoperdons, les I.icogalas, etc.

ANGIOSTOMES. «ou.. Nom donné par RIainville, à une fam. de l'ordre des Paracéphalophores sipbonobranches. comprenant ceux dont la coquille a son ouverture fort étroite.

ANGLE. A ngulu*, moll. G. de Coquilles bivalve», institué par Megerle aux dépens des Tellines de Linné, et auquel il donne pour caractères : coquille inéquivalve, ordinairement comprimée, ovale, arquée par devant; charnière A trois dent» cardinales, variables, et souvent aussi trois dents latérales. A ce G. se rapportent les esp. suivantes : Tellina lanceolata , Chemn.; T. ob'onga , Gm.; T. de pressa , Gm.; T. virgata, Chemn.; T. tnarginalis , Chemn.; T. interrupla, Dlllw.; etc.

AN’GLER. roi». S. vulg. de Lophie.

ANGOLI oc CAUNANGOLl. ois. S. de Talève.

ANGOPHORE. Angophora. bot. Ce G., établi par Cavanilles. qui en a figuré deux esp. (Icônes, tab. 338 et 339), est très-voisin du G. Mélrosidéros. De Candotle le caractérise par cinq côtes proéminentes sur toute la longueur du tube du calice, qui est turbiné et garni de cinq dents persistante»; les pétale» sont au nombre de cinq, celui des étamines est indéterminé; leurs filaments sont libres et le# anthère» ovales. Le style est filiforme; et la capsule obovale. tronquée, offre trois loge* et trois valve*, les trois esp. décrites par De Candolle sont de la Nouvelle - Hollande et forment de jolis arbuste# à feuille# opposées, A Heur» en corymbe.

ANGORA, «xi. Race* de Chat», de Lapins et de Chèvres, originaires d’Angora en N'alolie.

ANGOSTURE. bot. F. Axgcstcba.

Ah'GOUHE DE LIN. bot. I'. Cisccte.

ANGOURIE. Anguria. bot. G. de pl. monoïques de la fam. de# Cucurhilacées. Le calice oblong, ventru à la base, »e sépare supérieurement en dix découpure#, dont cinq intérieure#, obtuses, constituent une corolle, selon plusieurs auteurs, et cinq extérieures, ovales, lancéolées , alternent avec les premières. Les fleurs mâle#, disposée» en grappes, consistent en deux filet# court», opposés, munis d'une anthère A leur extrémité supérieure, et insérés par l'autre sur le calice. Les femelles, qui sont solitaires, présentent deux filets semblables, mais stériles; un style A demi divisé en deux parties que terminent des stigmates bifides; un fruit oblong, A quatre angles peu inarqués, et à quatre loges polyspermes. On en a décrit trois esp. , qui croissent aux Antilles; ce sont des Herbes sarmenteuse# et munies de vrilles.

ANGREC. Angrœcutn. bot. Le mot Angrec est une abréviation d 'Angurek , nom que porte au Japon, une pl. appartenant au G. Epidendrum, que plusieurs botanistes français et Lamarek entre autres, ont même appelé Angrec, par une extension peu convenable du nom japonais. Du Petit Thouars, ayant trouvé A Mascareigne une Orchidée dont les caractères différaient trop de ceux assignés aux Épidendres, a institué un G. nouveau auquel il a appliqué le nom d' Angrec. Lindley a depuis adjoint plusieurs esp. A celle de Du Pelit- Thouars, et le G. Angrœcutn , indépendant de V Epidendrum, a pri» place dan» les méthodes avec les caractères suivant» : périanthe étalé; pétale» et sépales presque égaux et libres; Libelle sessile. continu avec la base du gynoslème, épais, non divisé, plus large que le# pétales, pourvu d'un éperon, cylindrique et souvent connu, rarement conique, mais beaucoup plus long que le périanthe; gynoslème petit; anthère à deux loges tronquées; deux masses polliniques bi partites; candicule courte, rétrécie; glandule triangulaire.

ANGLIFORMES. bept. Première fain. des Ophidiens, proposée par Oppel, caractérisée par le diamètre de la tête plus petit que celui du corps, qui est cylindrique jusqu’à l'anus et plus volumineux dans celle partie; par la queue, également grosse, courte et en massue. Celle fam. se composerait des G. Tortrix, Amphisbène et Typhlop*.

A N II

ANGl’ILLACCl. pois. N. vulg. de l'Anguille commune.

ANGUILLAIRE. Anguillaria. bot. Il ne faut pas confondre le G. Annuitaire de Brown avec celui auquel G.Trtner «avait déjà donné ce nom. En effet le G. du carpologiste allemand n’existe plus et rentre dans l'Ar~ disia, tandis que celui du botaniste de Londres dont il est ici question doit être conservé et placé dans la fam. des CoIchicacée8. tout à côté du G. Mclanthium , dont il se rapproche beaucoup, surtout pour le port; car Brown a réuni à ce G. le Metanthium indicum de Linné, qui cependant, comme l'auteur l'indique lui-même, devrait peut-être former unG. à part. Voici les caractères assignés nu G. Annuitaire son calice se compose de six sépales onguiculés, glanduleux à la base, pétalokdes, égaux, étalés, caducs; les étamines, au nombre de six, sont insérées à la base des sépales; l'ovaire est à trois loges polyspermes. surmonté de trois styles, que terminent trois stigmates aigus; la capsule est triloculaire, et s'ouvre en trois valves emportant avec elles les cloisons attachées sur le milieu de leur face interne. Les quatre esp. rapportées à ce G. sont originaires de la Nouvelle-Hollande, elles ont le port du Melanthium du cap de Bonne-Espérance; leurs racines sont fascirulées; leurs Heurs solitaires ou en épis, sont tantôt hermaphrodites, tantôt diofqucs ou polygames.

ANGUILLARD. bept. et pois. Nom trivial de différents Animaux dont le corps cylindrique rappelle plus ou moins la forme de l'Anguille. On l'a donné au Protée, à un Silure, ainsi qu'à un Gobie.

ANGUILLE, pois. Esp. du G. Murène, et l'un des Poissons les plus connus. On a étendu ce nom , en y ajoutant quelques épithètes, à d'autres Animaux aquatiques dont les formes et la manière de nager rappellent l'Anguille commune. Ainsi l’on appelle :

Anguille aveugle, le Gaslrobranchus eweus, Anguille de boeuf, électrique ou tremhlcuse, le Gymnotus elect riens; Anguille indienne, le Trichiuru» indiens; Anguille de mer, les Murœna I/elena et Conger; Anguille de sable, 1 'Ammodytes Tobianus.

ANGUILLE DE HAIE. rept. S. vulg. de Coiuber A citrix.

ANGUILLE DU VINAIGRE, ixf. F. VlBBIOJl.

ANGUILLER. ois. S. vulg. du Canard Souche! .

ANGUILLIFORMES. pois. Cuvier , considérant les grands rapports qui existent entre tous les Malacoptérygiens apodes, dit qu'ils ne forment guère qu'une même fam. à laquelle il donne le nom d’Anguilliforraes. Ils ont tous le corps allongé, la peau épaisse, qui laisse à peine paraître leurs écailles, peu d'arêtes, point de cæcum. Presque tous sont munis de vessies natatoires des formes les plus singulières. Cette fam. se compose des G. Murœna, Sphagebranchus . $ynbranchus, A tabes , Gy tu notas, Leplocephalus , Ophidium et Ammodytes.

ANGUILLülDES. pois. Blainville a donné ce nom, qui a été adopté par Latreille, à une fam. des Apodes , qui a pour type le G. Anguille.

ANGUINAIKE. fol. Même chose qu’Actée.

ANGUINE. bot. y. Trichosaxtiie.

ANGUIS sept. S. d’Orvet.

ANGUIS CROTALOPHORE ou PORTE-GRELOT. S. de Crotale.

ANGUIS CORNU. S. de Céraslç.

ANGILIROSTRES. ois. Nom donné par llliger aux Oiseaux de sa sixième fa tri., qui ont le bec d'une longueur égale à celle de la tète, pointu et anguleux. Les Alcyons et les Guêpiers composent celte famille.

ANGUL1TUE. Angulithes. moll. G. établi par Montfort pour un Nautile fossile qu'il appelle A. trio nguluns, et qui ne diffère des autres Nautiles que par sa carène.

ANGULOA. bot. G. de la fam. des Orchidées, établi par Ruiz et Pavon, et ayant pour caractères : une fleur renversée ; cinq folioles du calice presque égales entre elles, la sixième concave et trilobée; un gynoslème membraneux sur le bord ; une authère terminale et operculée ; deux masses polliniques pédiceltées. Les Anguloas sont des Herbes parasites, hulbifères, à grandes feuilles membraneuses, à hampes unies ou inulliflores. lis se distinguent par leurs grandes fleurs tachetées , d’une forme plus ou moins singulière. VA. superba porte, dans le pays, le nom île Périquito, à cause d'une légère ressemblance de ses fleurs avec la (été d'un Perroquet. Toutes les esp. connues de ce G. sont indigènes de l'Amérique équinoxiale.

ANGUR1A. bot. S. d'Angourie.

ANGUSICULA. pois. S. vulg. A'Lsox Betlone.

ANGUSTI PENNES, ma. Nom iin|>osé par Duinéril à fine fam. de Coléoptères, comprenant les G. Mordelle, Anaspe. Ripipbore. Nécydale et (Edemère.

ANGUSTI 'RA. bot. Improprement Angosture. Fébrifuge que l'on a proposé comme succédanée du Quinquina ; c’est l'écorce d’un Arbre de l'Amérique mér.; elle est d'un gris fauve , recouverte d’un épiderme blanchâtre, raboteux; ses fibres sont longitudinales, serrées, parsemées de points brillants, sa saveur est amère, âcre, aromatique, etc.

On appelle fausse Axolstl be, l'écorce de l'Arbrisseau nommé lirucée anlidysseotérique , dans laquelle Pelletier et Caventou ont découvert la Rrucine.

ANHINGA.ois. Plot us. Lin. G. de l’ordre des Palmipèdes de Lathain et de Temminck, de celui des Syndactyles de Vieillot. Caractères : bec long, droit, en fuseau; très-aigu, finement dentelé; bords de la mandibule supérieure dilatés à la base, comprimés et fléchis en dedans; narines longitudinales, linéaires, cachées dans une raiuure peu profonde; pieds courts, gros, forts; tarse court; doigts intermédiaire et externe les plus longs, engagés, ainsi que les deux autres, dans une membrane commune; pouce articulé intérieurement au niveau des autres doigts; ailes longues; la première rémige plus courte que les deuxième, troisième et quatrième ; queue grande et large, composée de douze rectrices. Les Aiibiugassoiit remarquables parla longueur de leur cou grêle que termine une tête effilée; ils habitent les régions les plus chaudes des deux continents. On ne les trouve que très-rarement par terre, où ils paraissent ne se tenir qu'avec beaucoup de peine; perchés sur les Arbres les plus élevés, qui bordent les mares et les rivières, c'est souvent de là qu'ils guettent les Poissons sur lesquels ils fondent en plongeant ,

et qu’il* emportent pour le* dépecer avec le* ongles. I trice*. Le* Anis appartiennent aux contrée* équatolorsqu'ils ne peuvent le* avaler entiers; nageant avec riale* de l'Amérique, où on le* rencontre fréquemment une extrême vitesse, il ne leur est pa* moins facile de | par troupes de quinze, vingt et même plus, toujours poursuivre le petit poisson qu’ils frappent du bec avec I uni* entre eux et même «erré* les un* contre le* auheauenup d’adre**e. Ils sont défiant* et sauvage*; *e ■ 1res; il* se tiennent de préférence dan» le* lieux déleuant presque toujours au-dessous de la surface de couverts, sur les buissons de* Savonnes, ou blottis sur

l'eau, ils n’en font sortir la tête que pour respirer. C’est quelque motte élevée; quelquefois aussi ils s'abattent

encore sur la cime des Arbres qu’ils établissent leur nid. sur le dos des Bœufs qu'il* débarrassent de» Insecte* composé de bûchette*, de roseaux, et garni d’un duvet incommode* et delà vermine qui les rongent; leur nourépais. Les Anhinga* sont sujets ù plusieurs mue*, ce qui i riture ordinaire e*t le Mai*, le Riz. les Fruits, les Insec a donné lieu à quelque confusion dans leur description tes, les Vers et le* petit* Reptile*; leur chant, ou plutôt et dan* le nombre des esp. qu’il parait que l’on peut leur cri. est une sorte de frémissement aigu que l'on a réduire à deux : I comparé au bruit de l'eau qui chauffe dans la bouil-

A. bi SttitOAL, Buff. pi. enlum. 107. Plotu» I.erail- loire, effet dù à ce que leur cri souvent répété l'est tantii , Temminck, pl. color. 580, qui est noir, avec la toujours en commun; leur vol, en raison de la brièveté partie antérieure du cou et les tectrice* alaircs d’un 4-de leurs aile», est peu élevé, peu soutenu. Différent* roux doré. ' (lupins grand nombre des autres Oiseaux, lesAni* ne per

A. de la (îf y axe. Buff. pl. cnl. 950 et 900. dont l’An- | dent point dans la saison de» amours leur caractère éraihinga du Brésil et celui des Ile* de la Sonde ne seraient j nomment social ; ils ont en communauté reçu la vie, que des variété» que l’on pourrait réunir sou* le nom ils la transmettent de même : un seul et même nid, spécifique de Pl. me/anogaslcr- Ce qui nous porte à dont l'étendue est augmentée selon le* besoins, reçoit orcette opinion, c'est que. parmi un certain nombre d’An- . dinairement toutes le* couveuses de la troupe. Ce nid hingas qui nous ont été envoyés de Java, nous avons est construit solidement entre de larges bifurcations retrouvé toutes les modifications qui conviennent aux d’un buisson épais ou d'un arbre touffu ; il se compose descriptions des Pl. Anhinga et melanogatter , et de de branches sèches et d'herbes fine* entrelacées; ses l'Anhinga noir de Cayenne, figuré par Buffon. Nous ! bords sont assez relevés, et son diamètre est quelquefois pensons que l’Anhinga mélanogastre , dans son état d’un pied et demi. Les femelles y pondent chacune trois adulte, doit avoir trente pouces de longueur; la tête, la ou quatre oeufs ronds, verdâtres. Il arrive presque toupartie antérieure du cou et le* épaules couvertes de jours que , pendant l'incubation , les œufs se mêlent ; petite» plume» soyeuses, d'un fauve cendré, mélangé alors les couveuses en rassemblent indifféremment sous de noir; la gorge d'un blanc satiné, tachetée de noir; leur aile vivifiante autant qu’elle peut en couvrir, et un trait blanc s'étendant depuis l'angle du bec jusqu'au dè* que ces œufs sont éclos, les parents, hors d'état de delà du tiers de la longueur du cou; la poitrine, l'ai»- reconnaître leur véritable progéniture, donnent, chadomen et les cuisses d'un noir luisant, ainsi que le dos, | cun à leur tour, la becquée à tous ceux qui se présen les rémiges et les rectrices : les plus extérieures de lent. La ponte se renouvelle ordinairement deux fuis celles-ci profondément ondulées en travers; les tec- l'année. Trois seules espèces constituent le genre, trices alaires variées de blanc et de noir; le blanc, A. bes faUtcviebs, le grand Bout-de-Petun, Buff.. occupant les deux côtés de la tige, et se trouvant enve- p|. enl. 193. fig. t. Crotophaga major , Lalh. loppé par le noir, de manière à former une tache qui A. dis xavaxxls. petit Bout-de-Petun, Buff., pl. enl.

est beauctiup plus grande et plus allongée sur le* gran- 103. fig. 2. Crotophaga Ani, Lath.

des tectrices où elle forme une bande de toute la Ion- La première est de la grosseur du Geai, l'autre est de gueur de la plume : elle est large et occupe tout un | la taille d’un Merle. Toutes deux ont le plumage entiècôté sur les moyennes tectrices; elle est triangulaire rement noir, Irrisé de quelques reflets verts et violets; sur les petites. Le* pieds , les ongles et la membrane leur différence principale existe dans leur grosseur ci sont noirâtres; le bec est d’un vert obscur en dessus, dans la conformation du liée, qui est plus arrondi dan* jaunâtre en dessous : telle est la description que nous le petit Ani.

avons pu en faire d'après les trois plus vieux individus a. i»k Las-Casas. A. Caoasii . Les*, man. d’orn. 2,131. de notre collection. ld. cent. Zool. pl. 9. Tout le plumage est d’un noir mat

ANHYDKK. Dénomination donnée à tout corps que avec de* reflets bleus plus sensibles sur le dos où ils Torque l'on soupçonne privé d’eau. ment de* zones arrondies. Plumes du cou minces, étroi-

ANHYDR1T. mx. Nom donné par Werncr à la Chaux tes, pointues; ailes brun»**, teintées de roussâtre; huit

anhydro-sulfatée. rectrice* d’un noir pourpré foncé, avec les tiges fortes,

A.N1. oi». Crotophaga, Lin. G. de l’ordre desZygodac- robustes, luisantes, de mémo que le rachis de toutes les

tvles. Caractères : bec court, gros, arqué et tranchant autres plumes. Bec et tarses noirs. Taille douze pouce*,

à sa partie supérieure, comprimé latéralement, angu- Cet Aui a les plus grands rapports avec celui des savan-

leux sur les bords, non échancré; narine* ovales, laté- nés; mais sa taille est plu* grêle et plus mince; il en

raies, ouvertes, placées près de la base du bec ; pieds diffère aussi par son bec à arête recourbée sans saccade

longs et forts; tarse un peu plus long que le doigt ex- tranchante, garni sur le* deux mandibules de sillon-»

terne; ailes courtes; les trois premières rémiges éta- 1 réguliers, profonds. Il se tient sur les arbres, aux envi gées, la quatrième et la cinquième le» plus longues; rons de Lima.

queue longue, arrondie, composée de huit larges rec- ' ANIA. bot. G. de la fam. de» Orchidées, fondé par le

docteur Wallich pour deux esp., A . anguali folia et A. lati folia, qu’il a découverte» dan* l’Inde. Les caractères assignés à ce G. par Lindley sont : sépales et pétales linéaires -lancéolés, égaux, comment*; labellc non éperonnéou renflé à sa base qui l’unit au gynostème, à trois lobe*, plan, muni d’une lamelle vers son centre; gynostème ailé, dressé; anthère à six ou huit loges allongées; huit masses polliniques dont quatre plus petites. Les Anias sont des pl. herbacées, épiphytes, à rhizome rampant; à feuilles plissécs, membraneuses et solitaires; à hampe multiflore.

AN1A et AN1TRA. ois. Noms du Canard en quelques parties de l'Italie où l'on appelle Ania-Funtla le Canard sauvage, Ania-Grœca la petite Sarcelle, Ania- Muta le Canard musqué.

AN1BE. Aniba. bot. Arbre de la Guyane décrit et figuré, t. 120. par Aublet, et dont le nom a été changé par Schreber en celui de Cedrota. F. Laitues.

AN1CLA. bot. S. A' Agrostcmma Githago, L.

AN1CTANGIE. bot. F. Amctaxgye.

AN1DRE. Anidrum. bot. Le G. formé sous ce nom par Necker, est le même que XtBiforaAe Hoffmann. F. Bi-

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