A. SPÉCULA IRE. F. A. SULFURÉ
A. ROUGE. F. A. OXYDÉ sulfuré.
A. si lfi ré. Celle esp. est caractérisée par sa forme primitive, qui est celle d’un octaèdre à triangles scalènes, peu différent de l’octaèdre régulier. Les incidences de l'une quelconque des faces sur trois adjacentes sont de 109°, 24’; 197°, 56'; et 1 10», 58'. Cet octaèdre se sou s-di vise suivant des plans dont les lins sont parallèles aux trois rhoinhes formés par la réunion des arêtes prises quatre à quatre, et les aulres parallèles aux arêtes latérales, et en même temps à l’axe supposé vertical. Telle est la combinaison de joints auxquels conduit celte triple division mécanique, que l’on peut transformer l'octaèdre primitif, soit en un prisme droit rectan-
gulairc, soit en un prisme droit légèrement rhom- ! hoïdal.
La pesanteur spécifique de l'A. sulfuré est de 4,5. Sa couleur lire sur le gris d’acier. Il est très-fragile, tache le papier en noir par le frottement, et fond à la simple flamme d'une bougie. D'après Bergman , il est formé de 71 parties d'Antimoine et de 20 parties de Soufre.
Parmi ses var. on peut citer VA. sulfuré quadrioc- j tonal sous quatre formes cristallines bien déterminées, j dérivant de l'octaèdre; VA. sulfuré aciculaire; VA. sulfuré capillaire ; et VA. sulfuré compacte.
A ces variétés se joignent, par appendice, plusieurs j modifications d’A. sulfuré, qui résultent de l'union acci- j dentelle de celte substance avec d'autres principes. Telles sont : VA. sulfuré argentifère , ou TA. noir. Il ! diffère de TA. ordinaire par sa couleur qui est d'un gris métallique obscur. VA. sulfuré nickelifère ; ce Minéral est un mélange d’A. sulfuré et de Nickel arsénical, dans lequel l’A. est en quantité dominante. Sa pesanteur spécifique est de 5,0. On l’a découvert dans une mine près de FreUssburg. au pays de Nassau. VA, sulfuré plomlto-cuprifère : d'après l'analyse de Hatchett.et la formule représentative qu’en a donnée Berzelius , il est composé de trois sulfures, l'un de Plomb, le second d'Antimoine et le troisième de Cuivre. De Boumon, qui en a décrit le premier les formes cristallines, le regarde comme constituant une esp. particulière, à laquelle il attribue, pour forme primitive, un prisme droit à base carrée. D'après les recherches de HaUy, ce n'est qu’une réunion accidentelle des trois sulfures précités.-à laquelle le sulfure d'Antimoine imprime le caractère de sa propre forme. Celle opinion est fondée sur l’identité du mécanisme compliqué de la structure dans les Cristaux des deux substances, et la coïncidence parfaite des lois de décroissement, et des mesures prises avec le plus grand soin sur des échantillons de forme nettement prononcée. On le trouve dans le comté de Cornwal en Angleterre, aux environs de Serrai en Savoie, au Pérou, au Brésil, et près de Freyberg en Saxe.
A la suite des modifications précédentes, nous placerons deux var. provenant de l'altération qu'éprouvent certains échantillons d’A. sulfuré, savoir : VA. oxydé épigène d’une couleur jaune. C’est l’A. sulfuré qui s’est converti en Oxyde jaune, après s'élrc dépouillé de son Soufre. VA. oxydé sulfuré épigène rouge, tantôt aciculaire, et tantôt terreux. Ici l’A. a conservé son Soufre, en même tem|»s qu'il s’est oxydé, et a pris une couleur qui approche du rouge de cochenille.
L'A. sulfuré abonde en différents endroits de la Hongrie et de la Transylvanie. Les substances qui l’accompagnent sont l’Or natif, l’Argent natif, le Fer sulfuré, l'Arsenic sulfuré, la Blende et la Galène. Il existe en Sibérie à Nertschink, à Freyberg en Saxe; en France, dans le départemeut de l’Isère, où il adhère à la Baryte sulfatée, au Feldspath, et au Quartz.
ANTIMONBLF.NDE.mix. F'-Axtimoixe oxydé siln ré.
ANTIMONGLAN/. mix. F. Axtimoine sciptré.
ANTIMONIKEL. mi?i. V. Axtixoixe stirt RÉ kiceei.ipére.
ANTIM0N1URE D’ARGENT, un. F. Discrasse.
ANTIOCIlALINS. repy. Nom donné par Muller à une
fam. de Serpents compreuant ceux qui ont les dents su- |Ȏrieures venimeuses.
ANTIPATHE. Antipathes. polyp. G. de l’ordre de* Gorgoniées. dans la division des Polypiers flexibles. Caractères : polypier dendroïde, simple ou rameux, ayant un axe corné, dur et cassant, quelquefois couvert de poils rudes, hérissé souvent de petites épines, rarement glabre; l’écorcc est gélatineuse, fugace ou glissante, et disparait presqu’on entier par la dessiccation. L’axe des Antipathes n'offre pas toujours ces appendices épineux, ces poils et ce duvet roules que l’on regarde comme nécessaires pour soutenir leur écorce gélatineuse et gluante, et que d’autres considèrent à tort comme des rameaux avortés; l’existence de ces appendices est en rapport avec la consistance ou l'épaisseur de l'écorce; mais leur présence n’est point un caractère distinctif entre les Antipathes et les Gorgones. Aucun auteur n’a donné des notions exactes sur les Polypes des Antipathes; on les croit beaucoup plus simples que ceux des Gorgones, et surtout n’ayant qu’un très -petit nombre de tentacules. Ce caractère, réuni à celui que présente la nature de l'écorce et celle de l’axe, donne à ces Polypiers la plus grande analogie avec plusieurs éponges, et lie ces deux G. de manière à ne pouvoir être éloignés .l’un de l'autre dans une méthode naturelle. Les Antipathes varient beaucoup dans leur forme, ainsi que dans leur grandeur. Leur couleur, lorsqu'ils jouissent de la vie. n'est point connue; leur axe, seule partie que l'on conserve dans les collections, offre des nuances fauves ou brunes, plus ou moins vives, quelquefois presque noires. Ces Polypiers, rares dans les zones tempérées, commencent à se trouver vers le quarantième degré de latitude; ils sobt plus communs dans les mers équinoxiales et n'ont pas encore été découverts au delà du quarante - deuxième degré, dans l'hémisphère boréal. L’on ne connaît point de véritables Antipathes fossiles. Les principales esp. sont :
A. graxde-plime. A. eupleridea , Lamx. Celte belle esp. a été trouvée sur les côtes de la Martinique. Sa tige, haute de quatre pieds au moins, est parfaitement simple. presque triangulaire, un peu contournée et garnie sur une seule de ses faces de pinnules simples, alternes, longues et se courbant avec grâce. Ce Polypier, par sa grandeur, l'élégance de son port, la forme des pinnules. ressemble à une belle plume de Paon décolorée et brunâtre.
A. spiral. A. spiralis, Lamx. Gen., Polyp. p. 51, lah. 10, fig. 1, fi. Plusieurs esp , à tiges simples, longues, spirales ou simplement ondulées, sont confondues sous ce nom; pour les distinguer, il faut les observer vivantes.
A. évfxtail. A. Flabellum, Lamx. Hist. Polyp. p. 382, n° 530. Sa lige, comprimée et rameuse, se divise en rameaux, en ramusculcs presque plans, nombreux, étalés comme un éventail, et formant, par leurs nombreuses anastomoses, un réseau ù mailles inégales et serrées. Dans l’Océan indien.
A. de Bosc. A. Bosciij Lamx. Hist. Polyp. p. 374, n° 320, pi. 14. fig. 5. Sa tige flexueuse se divise en rameaux nombreux et divergents, à extrémités sétacées. Des côtes de la Caroline.
Los A. corticata, triguelra, dichotcma, pyr antidata, alopecuroidc», œnca, êcoparia, Larix , lacera , Ulex, pinnatifida , myriophylla, seniculacea , j*unacea, subpinnata, Cupressus, radian g, pectinata, ericoide», ligulata, clathrata, glaberrinia , «ont décrits dans les auteurs; il en existe encore beaucoup d'inédits, et que l'on confond avec ces espèces.
ANTIPE. Antipus. ixs. G. de Coléoptères télramères. établi par Pegéer (Ins. T. vu, p. 650) sur lin Insecte du Cap, figuré par lui pl. 40, f. 10 et 11. et qu'il nomme Antipe roux; ce G., suivant Olivier, est voisin de celui des Gribouris.
ANTIPIEDS, mai. Illigcr emploie cette expression pour les pieds antérieurs des Quadrupèdes.
ANTIRHEA. bot. Rubiacées; G. établi par Commerson, et qui ne diffère du Malanea d'Aublel que par ses anthères oblongucs, scssiles et incluses, caractère qui, suivant divers botanistes, est loin d'autoriser une séparation, qu'a consentie De Candolle en y plaçant trois esp., rerticil/ata , dioica et fratujulacea , qui sont des Arbrisseaux de l'ile Maurice, à feuilles pétiolées, opposées ou ternées, ovales et glabres, à stipules décidues. A pédoncules axillaires, portant des fleurs hermaphrodites.
ANTIRRH1NÉES. bot. K. ScRoem labiées.
ANTIRRHINl'M. bot. G. de la fam. des Scropbulariées; Didynamie Angiospermic, L.; il renferme des pl. herbacées, à feuilles alternes ou éparses, à fleurs axillaires ou en épis. Caractères : calice oblique, à cinq divisions un peu inégales; corolle monopétale, irrégulière, personnée. c'est-à-dire que son limbe forme deux lèvres rapprochées l'une contre l'autre et closes; à la base de la corolle on trouve un prolongement creux en forme d’éperon, ou simplement une bosse plus ou moins renflée : les étamines sont au nombre de quatre, dont deux plus grandes et deux plus petites; l'ovaire est simple, entouré d'un disque jaunâtre et annulaire plus saillant d'un côté; cet ovaire présente deux loges, et dans chacune d'elles un grand nombre d'ovules attachés à un Iropbosperme qui règne longitudinalement sur la partie moyenne de la cloison, où il forme une saillie trèsconvexe. Le style est simple et terminé par un stigmate bilobé. La capsule est environnée à sa base par le calice qui est persistant; elle présente deux loges renfermant un grand nombre de graines qui s'échappent par deux trous irréguliers, qui se forment à la partie supérieure des deux loges. Tel est le mode de déhiscence le plus général. Mais cependant, quelques esp. offrent une capsule qui se rompt irrégulièrement; telle est entre autres celle de VA. Cymbaria, L.
Ce G. est fort nombreux : aussi, dès l'origine, avait-on cherché à le partager en plusieurs groupes qui furent considérés comme des G. distincts. Tournefort en avait fait trois G. qu'il caractérisait ainsi : il appelait Antirrbinutn les esp. dont la corolle est seulement bossue à sa base, et la capsule allongée ; Asarina, celles dont la capsule est globuleuse; et enfin Linaria, celles dont la corolle est éperonnée à la base. Plus tard Linné réunit ces trois G. en un seul, auquel il conserva le nom A'Antirrhinum. Enfin Jussieu a supprimé le G A sa ri na qu’il a réuni avec VAnlirrhinum , en con-
servant le G. Linaria . Il semble cependant que ce caractère tiré de la longueur de l'éperon soit loin d’être fixé d'une manière rigoureuse, ou d'avoir une valeur suffisante, puisqu'il est certaines esp. dans lesquelles on ne saurait dire s'il existe déjà un éperon, ou simplement une bosse un peu proéminente.
Ces végétaux croissent généralement sur les rochers, ou dans les terrains secs, légers et sablonneux. Plusieurs esp. sont cultivées dans les parterres d'ornement, à cause de la beauté et souvent de l'éclat de leurs fleurs qui forment de longs épis terminaux, et présentent l'étrange figure d'un mufle d'animal, ce qui leur a mérité leur nom vulg. de Muflier, ou Gueule -de- Loup. L'A. Linaire, A. Linaria , est aussi d’un très-bon effet par ses fleurs d'une jolie couleur jaune et ses feuilles d'un vert tendre. Plusieurs autres esp. sont également cultivées. VA. omithophorum , esp. américaine fort élégante et fort rare, a été trouvée naturalisée en Galiceel dans les Asturies.
ANT1TRAGUS. bot. Ce G., établi par Gærlner, est réuni au G. Crypsis.
ANTITRICH1A. bot. Bridel a établi sous ce nom un G. de Mousse qui est le même que l'Auomodon.
ANTITROPE. bot. Richard désigne par ce mot, l’embryon dont la direction est op[K>sée à celle de la graine, c’est-à-dire dont l'extrémité colylédouaire correspond au hile, comme on peut l'observer dans les Thymélées.
ANTLIATES. Antliata. ixs. Classe onzième de l’entomologie de Fabricius. Elle comprend tous les Animaux articulés, ayant un suçoir non-articulé, et répond en grande partie à l'ordre des Diptères; elle embrasse aussi celui des Parasites et la tribu des Acarides deLatreille.
ANTOCIIARA. ois. S. lat. de Phyllanthe.
ANTOFLESoc ANTOPIIYLLES. bot. Fruits du Giroflier; ils sont aromaliques, en forme de petite Olive, noirs et charnus. On en fait des confitures fort agréables, et c'est d'eux qu’on retire l’huile essentielle de Girofle répaudue dans le commerce.
ANTOIR1A. bot. Raddi a donné ce nom à un G. qu’il a séparé des Jungermanues ; il est caractérisé par son calice comprimé et â deux lèvres; on n’y trouve que la Jungermannia platyphylla.
ANTOMAL1TE. fr. Znc alimixatê.
ANTOMMARCIHA. bot. G. de la fam. des Rulacées. Oct. Monog. Lm., formé aux dépens du G. Coma, par le prof. Colla qui l*a dédié à son compatriote le médecin de l'illustre prisonnier de S‘*-Hélène. Voici ses caractères : calice très-entier, persistant ; corolle gamopétale, cylindracée, avec son limbe dressé et partagé en quatre lobes; huit étamines inégales, dressées, dont quatre à peine exserles ; fleurs pendaules ; fruit consistant en cinq capsules, écartées supérieurement, s’ouvrant par leur côté interne au moyen d’une suture longitudinale; chacune d'elles contenant une ou deux graines.
ANTONIANA. bot. G. nouveau établi dans la fam. des Rubiacées, Pent. Mon., aux dépens du G. Coffcea, parTussac. dans sa Flore des Antilles. Il s’en distingue, suivant l'auteur, par le uoinbre quaternaire de ses par lies florales, et par ses étamines non saillantes, hors de la corolle.
ANTONIE. Antonia. bot. G. de la fam. de* Rubiacécs, Pent. Mon. de L., établi par Pohl, dan* son PL Bras. ic. et des., qui lui assigne le» caractère» suivants : calice nhlong. cylindrique, A cinq divisions, recouvert d’écailles imbriquées; corolle infuudibuliforme, velue à l'orifice, avec son limite partagé en cinq lobes; étamines cxsertes. barbues à leur base; stigmate ovale et bifide; haie A deux loges. Ce ti., qui a beaucoup d'affinité avec le Psychotria et le Chiococca , ne se compose que d'une esp., A. orata, arbuste médiocre. A feuilles décussées, entières, épaisses; à stipules interpétiolaire», A Heurs blanches, réunies en cime terminale. I/auteur l'a trouvée dans les broussailles de la capitainerie de Goya z.
ANTOPHYLLI SAXEI. ml. V . Cabyofbtllib abbo-
RESCEYTK.
ANTRACHONITE. «15. Substance compacte d’un noir intense, exhalant une odeur fétide et bitumineuse par le frottement ; elle donne A l’analyse : Carbonate de chaux. 1)8,05; Bitume, 00,76; Sulfure de fer. 00.85; Silice, 00,50. Cette pierre, que l’on ne peut considérer que comme une var. de la Chaux carbonatée bitumineuse, a été trouvée à Neudorf.
ANTRACOTHÉRIUM. mam. Nom donné par Cuvier, dans son 3* volume des Recherches sur les ossements fossiles, A un G. de Pachydermes dont les analogues vivants ne se retrouvent plus, mais dont il a reconnu cinq esp. bien distinctes, d'après les débris qui lui ont été apportés.
ANTRIADES. ois. Fam. de Vieillot, qui ne renferme que le G. Rupicole.
ANTR1BE. ixs. F. Axthrtbe.
ANTROCARPON. bot. G. que Meyer a introduit dans la Cryptogamie , parmi les Lichens, pour une production végétale qui croit sur les écorces des arbres de nos forêts. U est caractérisé par des verrues formées par le thalle, à oslioles percées d’un porc, concaves, ouvertes, contenant des sporanges membraneux . irrégulièrement rompus. Noyaux entourés d'une gélatine subcéracée. colorée. Meyer rapporte A ce G. une seule esp.. A. intlusum, que Smith regardait comme un Lichen et Acharius comme un Thelotrcma.
ANTRON. S. de Mélonidie. F. Fruit.
ANTROPHYEN. Antrophyum. bot. G. delà Cryptogamie, des Fougères, institué par Kaulfuss. Caractères : capsules entourées par un anneau élastique formant un groupe linéaire le long des deux côtés d'une nervure, recouvertes par un tégument ou intlusium double, s’ouvrant parle milieu. Les A. sont des Fougère* à frondes grandes, simples ou une seule fois pinnées, que l’on trouve dans les Iles australes des mers Africaines.
ANTRI M. bot. Moench désigne sous ce nom l’espèce de fruit appelé Pomme par Linné.
ANTI-RE. Antura. bot. G. de la fam. des Apocynées, Pentandrie Digynie. L., établi par Forskahl. et réuni par Jussieu au G. Carissa, de Linné. F. ce mot.
ANTUSE. Antusa. bot. G. de la fam. des Légumineuses, établi par Smith, et qui ne diffère du Pultcwraque par son calice simple et dépourvu d'appendices.