AM'BIA. BOT. F. I.M PUER SASSAFRAS
ANULIN. bot. F. Axoi.IRg.
ANCRÉE. A nu riva. nrrs. G. institué par Ehrenberg, dans sa fam. des Brachioniens. Les animalcules de ce G. ont un œil unique, et point de queue.
ANUS. iool. Nom de l’ouverture extérieure du dernier intestin. Il existedans tous les Animaux, la majeure partie des Zoophytes exceptée, ceux-ci n'ayant qu'une ouverture pour prendre et rejeter les aliments. Dans les Mammifères, les Oiseaux et les Reptiles des trois premiers ordres , l'Anus se trouve au delA du bassin et A l’origine de la queue; dans les Serpents, oh il n’y a point de bassin, il cbI placé A l’extrémité de l'abdomen et également A l’origine de la queue Chez les Poissons, où le bassin varie en position et n'est point fixé A la colonne épinière, la position de l’Anus varie aussi; elle est indiquée par la nageoire anale. Elle n'a rien de constant dans la classe des Mollusques : dans le Limaçon, l'anus s'ouvre près du trou de la respiration, au côté gauche du corps; dans l’ApIvsie, il existe au côté droit; dansl'Halynlis, il communique avec la cavité même de la branrhie. Parmi les Zoophytes, les Oursins et les Holothuries ont un Anus.
Dans les Mammifères. l’Anus donne seulement issue aux excréments solides. L’Êchidné et l'Ornithorhynquc font exception : l'extrémité inférieure de leur rectum se dilate en une poche dans laquelle sont versés l'urine, la semence du mâle et les produits de la génération. Dans les Oiseaux, l'extrémité du rectum forme, comme dans l'Échidné, un cloaque qui sert de passage commun aux excréments solides et liquides, aux œufs, et par où sort la verge du mAle. Il en est de même dans les Chéloniens. les Sauriens et les Ophidiens ; chez les Batraciens, qui n'ont point de verge, il donne passage aux œufs, A la semence, ainsi qu'aux excréments. Dans les Poissons il varie. L'Anus des Raies et des Squales donne passage aux œufs, A la laite et à l'urine ; chez les autres, il donne seulement issue aux excréments solides : les produits de la génération sortent par une ouverture distincte. Dans les Mollusques Céphalopodes , l’Anus donne également issue aux œufs et àla semence du mâle; dans les Gastéropodes , les organes génitaux s'ouvrent séparément ; il en est de même de ceux des Décapodes parmi les Crustacés. Dans 1rs Annélides, tels que la Sangsue et le Lombric ordinaire. l'Anus est à l’extrémité du corps, tandis que les organes génitaux sont placés au tiers antérieur du corps environ.
On voit, d'après ce qui précède, que les grandes divisions des Animaux ne présentent rien de fixe dans les rapports de l’Anus avec les organes génitaux : au reste, l’ouverture séparée de l'Anus et des organes delà génération, chez quelques Animaux . importe peu en philosophie anatomique, et l'ou sentira le peu de valeur du caractère qu’on en voulait tirer, si on fait attention que dans le jeune âge du fœtus des Mammifères, l'Anus et l’ouverture des organes génitaux forment une seule et même fente.
Des muscles ferment et ouvrent l’Anus A la volonté de l'Animal, et en forment un sphincter.
La plupart des Carnassiers, plusieurs Rongeurs, tels que le Cahiai, le Paca, le Crocodile, les Raies, les Squales. ont près de l’Anus des vésicules globuleuses, dont
l'intérieur verse une humeur variable en consistance, odorante pour l'ordinaire : ce sont elles qui fournissent la civette dans l'Animal de ce nom. C'est cette matière qui donne au Putois son odeur infecte. On en dit les Oiseaux privés. La glande qu'ils portent sur le croupion n'esl-elle pas analogue aux glandes anales?
Dans les Animaux articulés. Si on se fût attaché dès l'origine à définir les termes entomologiques, on eût donné au mot Anus une acception unique et précise. Primant un point de comparaison dans l'anatomie des Animaux vertébrés, on eût dit : l'Anus est une ouverture destinée à livrer passage aux excréments. Ce sens exact n'est cependant accordé à cette partie que par un petit nombre d'anatomistes. Parmi les zoologistes, les uns comprennent sous ce nom la circonférence de l’ouverture qui contient l'Anus proprement dit et très-souvent les organes génitaux; les autres, au contraire, nomment Anus l’extrémité postérieure de l'abdomen; ses limites sont, dans ce cas. très-variables; car il peut embrasser un plus ou moins grand nombre d’anneaux; quelquefois il est barbu, laineux, cotonneux, velu en aigrette. On a aussi exprimé les différentes modifications qu'il présente alors, par les noms de mamelonné, foliacé, lamellé, échaucré, denté en scie, etc., etc. On appelle Anus une ouverture formée par l'extrémité postérieure du rectum, terminant, par conséquent, en arrière le canal intestinal, et se continuant en cet endroit avec l'enveloppe extérieure ; on reconnaît à l'abdomen une extrémité postérieure ou anale comprenant les derniers anneaux, désignés improprement sous le nom d’Anus. On appelle bord anal le pourtour du dernier anneau que l'on trouve quelquefois lamellé, échancré, etc.; il circonscrit une cavité qui est l'ouverture anale , ayant pour caractères de contenir toujours l'Anus et de livrer souvent passage aux organes générateurs et à leurs dépendances.
ANV1LLÉE. Anrillea. bot. G. de la fam. des Synanthérées, institué par le prof. De Candolle.avec les caractères suivants : calathide mulliflore, bomogame, dont tous les fleurons sont hermaphrodites, tubuleux et à cinq dents; réceptacle convexe, garni de paillettes également convexes au sommet et ohlongues à la base ; involucres écailleux , l'extérieur des écailles les fait ressembler à des bractées foliacées et spathulalées; à l’intérieur elles sont imbriquées et serrées sur deux rangs; anthères sessiles; akènes tétragones, durs, couronnés par une petite aigrette entière. VA. garcini est jusqu'à ce jour la seule esp. du G. C'est une pl. herbacée, originaire de l'Orient, que l’on avait placée dans le G. Buphtalmum , sous le nom spécifique de Persicum ; elle a les feuilles obovales ou spalhulées; les calalhides sessiles. avec les fleurons d'un jaune doré.
ANVOIS ou ANVOYE. rept. S. vu! g. d’Orvet.
ANXANA. bot. S. de Ptérocarpe.
ANYCHIE. Anychia . bot. G. de la fam. des Paronychiées. Penl. Monog. voisin du G. Illecebrum, et formé par Michaux, aux dépens du G. Queria de Linné, et dont le Queria canadensis e si le type. Caractères : calice à cinq divisions, connivenlesà leur sommet; point de corolle; deux stigmates; un fruitqui consiste en uuecapsule environnée du calice persistant ; elle est monosperme,
membraneuse, ne se fend point, mais s'ouvre en dessous. pour donner passage à la semence. Les Anychies sont de petites Herbes, munies de stipules, dont les fleurs très -petites et tristes, sont fasciculées; on en compte trois espèces : A. dichotoma (Queria canadensis, L.), Herniarioides et Artjyrocoma , toutes trois originaires des Carolines et du Kentucky.
AÎTYCTANGIE. Anyctangium. bot. Peu de G. dans la fam. des Mousses ont subi autant de changements dans leurs caractères, et ont renfermé des esp. plus différentes. Uedvvig , dans son Species Muscorum , donna ce nom au même genre qu’il avait désigné dans ses ouvrages précédents sous le nom A' Hedwigia ; il le distingua des Gyranostomes par la position des Heurs mâles, qui sont terminales et sur des pieds différents dans ces dernières, tandis qu'elles sont axillaires et sur le même individu que les capsules dans l'Anyclangic. Plusieurs auteurs, ne regardant pas ces caractères comme assez importants, ou révoquant même en doute l'existence de véritables fleurs mâles, ont réuni ce G. aux Gymnos(ome8. Bridel a exactement suivi Hedwig; il a seulement ajouté au caractère donné par cet auteur que la coiffe est en forme de cloche fendue en plusieurs lanières, caractère qui n'existe pas dans VA. aquaticum , Hedw., et l'a engagé à reporter ensuite celte esp. dans le G. Gymnostomum. Dans ce dernier ouvrage, il a entièrement changé le caractère du G. Anyctangium ; il n’y a placé que les Gymnostomum œsticum et seiosum, tandis qu'il a donné au véritable G. Anyctangium le nouveau nom de Schistidium.
Au milieu de tous ces changements et de ces diverses opinions, nous croyons devoir adopter le caractère donné par Hooker ( Muscologia britannica) au G. Anyctangium ; il l'établit ainsi : « Capsule terminale, péristome nul, coiffe en cloche. - Ce caractère est exactement le même que celui du Schistidium de bridel. qui rapporte pourtant à ce G. quelques esp. que Hooker regarde comme Gymnosloines, tel est le Lapponicum. Le G. Jledwigia de Beauvois correspond exactement à V Anyctangium de Hooker, et son Anyctangium à V Hedwigia du même auteur. Enfin le G. Anyctangium de Schw œgrichen, fondé sur les mêmes caractères que celui d'Ilrdwig, renferme V Anyctangium, l 'Hedwigia, et une autre partie des Gymnostomum de Hooker.
Le G. Gymnostomum diffère du G. Anyctangium, tel que nous venons d'en fixer les caractères, par sa coiffe fendue latéralement; le G. Hedwigia de Hooker s’en distingue par le même caractère, et en outre par sa capsule latérale. Le type du G. Anyctangium est VA. ciliatum d'Hedwig (Species Muscorum, p. 40). On doit y rapporter aussi VA. imberbe de Hooker ou integri folia de beauvois, qui n'est peut-être qu'une var. du ciliatum , VA. filiforme de Michaux, VA. cœspititium de Scbwœgricben, et les A. torquatum et repens, figurés par Hooker dans les Musci cxotici. Toutes ces esp. ont la capsule presque sessile entre les feuilles du perichælium. La capsule est transparente et mince dans Y Anyctangium ciliatum, et ne présente aucune trace de membrane interne; les graines n’en remplissent qu'une lrès-|>etite partie, et sont fixées à un rudiment