APE
APATOMIZE. ixs. G. de Diptères, établi par Wiedman. dans la fam. des Tanysloincs. Il a pour caractères ; trompe plus longue que la télé, très-grêle et allant en pointe ; antennes plus courtes que la tète et le corselet, avec le premier article cylindrique, allongé, le deuxième très-petit, presque en gobelet, le troisième comprimé, subulé. Le suçoir avancé et du double plus long que la tète; portant à sa base des palpes allongées, coudées ou brisées vers le dernier article; trois yeux; ailes couchées; pieds longs. I nc seule esp.. A . punctipennin, constitue ce G.; elle est noirâtre avec letcdtés du corselet, l’écusson, l’abdomen et les pieds ferrugineux.
A PATURE. A patura. ixs. G. de Lépidoptères, créé parFabi-icius,el réuni par Latreille à son G. Nyinphale. P. ce mol.
APàTURIE. Apaluria. bot. G. de la fam. des Orchidées, adopté par Lindley dans son grand travail sur ce groupe important des Végétaux ; il en développe les caractères ainsi qu’il suit, d'après Wallich, créateur du G. : sépales faiblement étalés, pubcscents, avec le bord le plus étendu, un peu oblique à la base; pétales étalés, fort rétrécis. I.abcllc onguiculé, avec sa base plus ou moins prolongée, articulé au gynostème, renflé à son origine, épais, charnu, trilobé au sommet, avec son disque crété; le gynostème est cylindrique, en massue, arqué, avec le clinandre ailé ; l’anthère est à quatre ou huit loges et il y a huit masses polliniques. Ce sont des pl. herbacées, dépourvues de feuilles, dont la hampe est simplement revêtue d’un fourreau scarieux et filamenteux; les bractées sont membraneuses et les Heurs réunies en grappe pendante ; elles sont au nombre de quatre dont trois de l'Inde et une de la Chine.
APAU. SAM. y. Abar.
APEIBA. bot. Plusieurs Arbres de la Guyane y reçoivent ce nom qu’Aublet leur a conservé avec raison, et auquel Gmelin et plusieurs autres, après lui, ont substitué celui d 'Aubletia. Ils forment un G. appartenant à la fam. des Tiliacées, G. auquel il faut rapporter le Moanea de Liuné et do Loêfling, mais non celui de Plumier. C’est aussi VOxylandrum de Necker. Le calice est à cinq divisions allongées, qui alternent avec autant de pétales égaux ou moindres; les étamines sont en très-grand nombre, à blets courts, à anthères longues et acuminées au sommet. L'ovaire est hérissé, surmonté d'un style qui va s'épaississant de bas en haut et se termine en un stigmate en forme d’entonnoir, dentelé sur son bord; il se change en une capsule grande, coriace, de la forme d'un sphéroïde déprimé, qui, en dehors, est couverte de poils roides et serrés, ou rugueuse comme une lime, et intérieurement présente de huit à vingtquatre loges. dans lesquelles sont attachées à un réceptacle central et charnu, des graines nombreuses et petites. On les rencontre quelquefois en moindre quantité et d’un volume plus considérable.
On compte quatre esp. d'Apeiba. figurées dans les tah. 913, 211, 215 et 210 des pl. de la Guyane d'Aublet. Ce sont des Arbres ou des Arbustes à feuilles grandes et alternes, à pédoncules solitaires, di ou trichotomes, accompagnés de deux ou quatre bractées A Ieur6 points de division. Le fruit rarement déhiscent laisse échapper ses graines par une fente supérieure ou par un trou
situé inférieurement et résultant de la séparation du péd icelle.
APER. ma*. et pois. Nom latin du Sanglier, donné par quelques ichthyologisles à deux esp. de Poissons, un Zeus de Linné et un Baliste.
APERA. bot. Adanson a proposé, sous ce nom, un G. dans U fam. des Graminées, qui a été adopté plus lard | par Reauvois dans son Agroslographie. Ce dernier botaniste y plaça toutes les esp. d’Agrostides dont la valve , inférieure de la glume porte une soie qui nait un peu au-dessous du sommet, et dont la supérieure est légèrement biflde. Ce G. parait avoir aussi de grands rapl»orts avec le VUfn.
APÉREA oc APAREA. «ai. V. Cobaye, appelé vulg. Cochon d’Inde.
APÉRIANTHACÉES. bot. Nom donné par Mirbel à une fain. qu'il a formée des Cycas et Zamies, vulg. nommés Palmiers-Fougères, et qu’il regarde comme l’intermédiaire des Fougèrc8el des Palmiers. Ce mot exprime la privation de périanthe. %
APÉRISrERMÉ. bot. Il se dit de l’embryon qui n’a point de périsperme.
APÉTALES. Apetali. bot. Fleurs -apétales. Celte expression s'emploie en général pour désigner les Fleurs qui sont dépourvues de pétales, et, par conséquent, de corolle; telles sont celles dos Daphnés, des Joncs, des Lis, etc. Ainsi, toutes les pl. dont les fleurs sont mono périanthées, quelles que soient d'ailleurs la forme, la structure, la couleur de ce périanthe unique, sont dites Apétales. Tel est le sens que de Jussieu et en général les botanistes qui s'occupent de familles naturelles, ont donné à ce mot. Mais autrefois il n'était appliqué qu'aux Fleurs pourvues d'une seule enveloppe florale, verte et n’ayant poiut l'apparence d’une corolle, ou même A celles qui sont tout à fait privées d’enveloppes florales. C’est dans ce sens, auquel il a encore été donné une extension plus considérable, que Tourneforl a formé dans son système trois classes, savoir : la quinzième, la seizième cl la dix-septième, qui comprennent toutes les pl. herbacées apétales. De Jussieu, dans sa méthode, a également divisé les Végétaux dicolylédons en trois grandes sections, qui sont les Apétales, les Monopélates et les Polypétales.
A PÉTA 1.1 FLORE, bot. Cassini donne ce nom à la calalliide et à la couronne, quand elles sont composées de fleurs sans corolles.
APETTE oc AVETTE. us. Nom vulg. de l’Abeille melliflque.
APEX. bot. Nom ancien de l'Anthère.
API1ANAMIX1S. bot. G. établi par Blume, dans la fam. des Méliacées; Uexandrie Monogynic. L. Caractères: calice petit, A cinq sépales arrondis et imbriqués; trois pétales ovales, concaves, ouverts; six étamines réunies en une sorte de tète sphérique, à anthères trigones; ovaire triloculaire, entouré d'un anneau très-court; style pyramidé, Iriquétre, à stigmate simple ; capsule A deux ou trois valves avec pareil nombre de loges; semences solitaires. La seule esp. décrite par Blume est un Arbre élevé de 80 pieds, à feuilles pinnées, qu’il a découvert sur le mont Lalak, A Java.
APHANANTHE. bot. Linck a publié sous cette déno-
A l’ Il
miuation générique, et avec le nom spécifique Celosioittes, une pl . du Brésil, qui n'est autre que le Microteta debitis de Sw a riz.
APHANE. Aphones, bot. Ce G., établi par Linné et adopté par Jussieu, a été réuni par les auteurs modernes à l'Achemille. Ses fleurs présentent un calice urcéolé, à huit divisions, dont quatre alternes extrêmement courtes; les étamines varient d'une à quatre, et sont insérées à la partie supérieure du calice; on trouve deux pistils au fond du calice; leur ovaire est uniloculaire, uniovulé; le style part d'un des côtés de la base de l'ovaire; il est surmonté par un stigmate capitulé. Le fruit se compose de deux |>etils akènes recouverts par le calice, qui est persistant. VA. arrensis, L. (ou Alchetnillu Aphones ), qui constitue ce G., est une petite pl. annuelle, qui croit dans les champs sablonneux de la France.
APHANE. Aphanus. us. G. proposé par Delaporte dans la fam. des Géocorues, pour des Insectes hémiptères que Fabricius a compris dans son trop grand G. Lygœus. Les Aphanes auraient la télé triangulaire, lisse; le corps ovalaire, allongé; le corselet assez plat; l’écusson triangulaire; les cuisses antérieures renflées. Ce G., qui comprendrait lieaucoup d'esp. européennes, aurait pour type le Lygœus Uolandi de Fab.
APUANÈSE. MIX. y. Cl' IVRE ARLlXlATE PRISMATIQUE TRIAXCt CAIRE.
APHA.ME. Aphania. bot. Sapindacées ; Penlandrie Monogynie , L. ; G. établi par Bluine pour un Arbre qu'il a trouvé dans les montagnes de Parang, à Java, et qui lui a offert pour caractères : un calice quadripartite, inégal ; quatre pétales ciliés, doublement écailleux à leur base intérieure; un disque hypogyne entourant les organes sexuels; cinq étamines très rapprochées du pistil; ovaire ovale, comprimé, biloculaire; style presque nul, ù stigmate émargmé.
APHAMPTÉRES. ixs. Kirby donne ce nom à la classe des Insectes suceurs, dépourvus d'ailes.
AP1IAN1.STKHJE. Aphanislicus. ixs. G. de Coléoptères pentamères, formé par Latreille aux dépens de celui des Buprestes, dont il se distingue par des antennes en massue. Il s’en rapproche d’ailleurs par les mandibules n'offrant pas d'échancrure à leur extrémité, et par les palpes filiformes ou peu renflées à leur sommet. Ces deux caractères l'éloignent des Mêlas» , des Cérophyles et des Taupins. Latreille place ce G. dans la fam. des Sternoxes. On en connaît quelques esp„ toutes petites, et à corps très-étroit. La plus remarquable, parce qu'elle sert de type au G. , est VA. emarginatus. On le trouve dans l'Europe tempérée.
APHANITE. g loi.. Nom donné par llaüy à une Roche composée d’Amphibole et de Feldspath , dans laquelle l'Amphibole prend un aspect compacte, et le Feldspath est si imperceptiblement disséminé, que le tout présente l'apparence d’une matière uniforme, d'une couleur noirâtre. C’est le Trapp de Doloinicu , cl la Cornéennede plusieurs minéralogistes. On en connail trois variétés, principales : l’A. porphyrique ou le Serpentin ( Grün Porphyr, W. )* l’A. amygdalaire ou la Variolile du Drac, et 1*A. variolaire des bords de la Durance.
APHAKOB1E. Aphanohius. ms. G. de Coléoptères
pentamères, établi dans la fam. des Serraticornes, par Kscbsrhollz qui lui assigne pour caractères : antennes comprimées, en scie, plus longues que la tête et le corselet; celui-ci en carré long, à côtés presque parallèles et de même largeur partout ; extrémité du chaperon frontal très-peu élevée au-dessus du labre, presque au même niveau ; corps étroit, allongé, convexe en dessus ; abdomen en forme de triangle allongé, étroit et pointu. VA. infuscatus est le type de ce G. encore très-peu nombreux.
APHANOCIIILK. Aphanochilus\oi. G. de la fam. des Labiées, institué par Wallich et Bentham pour un assez grand nombre de plantes indiennes dont quelques-unes avaient été préalablement placées dans le G. Ment ha. Caractères : calice presque égal, à cinq dents ; corolle égalant à peu près le tube du calice , avec quatre petites découpures dont la supérieure presque droite, un peu concave, échancrée, elles inférieures étalées; quatre étamines le plus souvent exserles. dis tantes ; anthères à loges divergentes ou divariquées sc réunissant inférieurement.
APHANOSTEMMA. bot. St. -Hilaire, dans sa Flore du Brésil, a décrit uncpl. sous ce nouveau nom générique, A. Apifolius, qui parait devoir appartenir au G. Ranunculuê.
APHANOSTÊPDE. .Jplianottephus .bot. G. delà fam. des Synanthérces, établi par De Candolle qui lui assigne pour caractères : calathide pauciflorc, faiblement radiée; à la circonférence trois à cinq fleuron* femelles, très-étroits, à languettes courtes . quelquefois milles : fleurons du centre variant de trois à dix , réguliers , hermaphrodites ou stériles ; réceptacle nu, étroit; involucre oblong , à écailles imbriquées, serrées et scarieuses; akènes comprimés, entièrement nus. Les A., au nombre de cinq ou six esp. bien déterminées, sont des sous arbrisseaux de l’Amérique méridionale, dont les feuilles sont sessiles , entières et ohlongues . les capitules allongés cl les corolles jaunes.
APHKDROS. bot. S. de Carlhamus lanatus, L.
APHELANÜRA. bot. G. pro[»osé par Brown, qui lui donne pour type le Justicia pulcherrima, L. Son principal caractère est d’avoir quatre étamines ù anthères uniloculaires.
APHELEX1S. dot. G. de la fam. des Synanlhérées . Syng. Polyg. sup. de Linné, fondé par D. Don, d’après un démembrement du G. Elychrysum de NVilldenow . Il se compose des E. fasciculation, filiforme , hu mite, etc.
AP11ELIA. bot. G. de la fam. des Restiacées. établi par Brown. Ses Heurs hermaphrodites, disposées eu épis terminaux et distiques, consistent en une glume univalve, une seule étamine ù anthère simple, un ovaire mouosperine, A un seul style et un seul stigmate; il devient une capsule, ou, pour se servir du terme de Brown , un utricule qui s’ouvre longitudinalement sur l'un de ses côtés. La seule esp. connue, A. cyperoidcs , originaire de la Nouvelle Hollande, est une petite Herbe touffue, du port d'un Scirpe ou d'un Souchel, dont la racine est fibreuse; les feuilles radicales, filiformes, vaginantes à la base; les hampes sont nues, filiformes, indivises; le* glu mes hispides, acuminées,
quelquefois stériles el pins longues au bas de l'épi.
APHELOPE. Aphelopus. iss. G. d'Hyménoplères de la fain. des Oxyures de Latreille, établi par Dalman, pour deux espèces dont l'ime se trouve assez fréquemment en Allemagne. Ce G. a pour caractères distinctifs : les tarses antérieurs des femelles semblables à ceux du mâle ; le prolliorax court ; les antennes de dix articles; les mandibules bidentées à la pointe; la tarrière trèspointue en forme d'aiguillon rétractile.
AP1IÈNK. A plue nu. îxs. Ce G. de la fam. des Cicadaircs.a été établi par Guérin, dans l'ordre des Hémiptères, pour quelques Insectes observés par Bélanger aux Indes el rapportés par lui. Il a pour caractères : second article des antennes ovalaire , plus long que large, arrondi au bout, fortement granuleux, avec la soie insérée au côté extérieur de cet article et non à l’extrémité. Deux yeux lisses placés un peu en avant et au-dessous des yeux, entre eux el les antennes; front quelquefois terminé par un petit prolongement dirigé en arriére; espace compris à la hauteur des yeux, entre la naissance du front el celle du rostre, plus long que large,aplati el caréné. Labre grand, un peucordifbrme; bec long, de trois articles, atteignant la base des pattes Intérieures ; élytres moins larges que les ailes, beaucoup plus longues que larges, ayant une coloration différente. Pattes allongées, épineuses, propres au saut; prolliorax un peu moins large que le roésotborax, trèspeu écbancré au bord postérieur; abdomen aplati. Les A. dfscolor , rosea, rariegata et nigro- mac ulula sont les quatre csp. décrites par Guérin; elles sont fort belles et ont été prises dans l'ile de Java; plusieurs d'entre elles se trouvent également à la Cochincbine.
APHÉRÈSE, xix. y . Ct i vRt phosphaté.
APH1DE. ms. lf . Plcebox.
APHJDIENS. Aphydii . ixs. Fam. de l'ordre des Hémiptères, fondée par Latreille sur les caractères suivants : tarses à deux articles, mais dont le premier peu distinct, et le dernier terminé par deux crochets, ou sans crochets et vésiculeux; antennes de sept à huit pièces (des individus souvent aptères). Celle fain. comprend les G. Tbrips, Puceron, Aleyrode. Les Apliidiens sont des Insectes petits, ordinairement mous, et qui pullulent d'une manière prodigieuse. On les rencontre en très grande quantité sur les Arbres et les Plantes, depuis le printemps jusqu'à la fin de l'aulumne.
APHIDIPHAGES. ihs. Nom employé par Latreille pour désigner la première fam. des Coléoptères trimères. Tous les individus qui la composent ont les antennes plus courtes que le prolhorax cl terminées par une massue comprimée, en triangle renversé; le dernier article des palpes maxillaires très grand et en forme de hache; le corps hémisphérique ou en ovale court, avec le prol borax étendu d'avant en arrière, très-large et en forme d’arc. Celle fam. comprend le G. Coccinelle.
APHITÉE. bot. V. Aphïteia.
APHLOM1DÉE. dot. Groupe de la fam. desUydophyles. y. ce mol.
APHOD1E. Aphodiu». ixs. G. de Coléoptères pentamères, établi par llliger aux dépens du G. Scarabée de Linné, el adopté depuis par Fab. Caractères : palpes labiales presque glabres ou peu velues, filiformes, à ar-
ticles presque égaux, cylindriques; toutes les pattes séparées entre elles par des intervalles égaux, les postérieures distantes de l'anus ; longueur de l'abdomen surpassant sa largeur; un écusson distinct; un chaperon souvent lisse dans les deux sexes, quelquefois tuberculeux surtout daus les mâles, arrondi par son bord antérieur, qui est libre el recouvre en entier toutes les parties de la bouche. Celle-ci sc compose d’un labre membraneux, de deux mandibules peu consistantes, de deux mâchoires terminées par un lobe inou, transversal, el d'une lèvre à menton écbancré, supportant des pal|»e$ filiformes. Les yeux sont petits, très-peu visibles supérieurement, et situés dans l'augle rentrant que forme le chaperon avec la partie postérieure de la tète. Les antennes sont insérées au-dessous du chaperon en avant des yeux, et se trouvent conqiosées de neuf articles , les trois derniers formant line petite massue feuilletée. Le corps, convexe supérieurement, aplati en dessous , supporte les élytres prolongées jusqu’à l'extrémité anale de l'abdomen el les ailes membraneuses, cachées au dessous. Des pattes courtes, à cuisses aplaties et à jambes dentelées au côté interne, sont insérées au thorax. Les Aphodies sont de petits Coléoptères ayant des habitudes analogues à celles des Bousiers. c'est-à-dire se nourrissant de fiente et d'excréments. Leur démarche est lente, mais ils volent avec assez de facilité cl sont les avant-coureurs de la belle saison. On les rencontre en assez grande quantité dans les premiers jours du printemps. Leurs larves ont des formes, une organisation et des mœurs semblables à celles des autres Scarabéidcs. Ils constituent un G. trèsnombreux en espèces, el beaucoup se trouveut en Europe.
APHOTISTUS. bot. Ce nom a été donné par Humboldt à un G. de Cryptogames qui n'a depuis été indiqué par aucun auteur; il parait pourtant difficile de le rapporter à aucun des G. déjà connus. 11 se rapproche des Clavaires et des Hhtzomorphes, mais il diffère des unes et des autres par sa lige rameuse, cornée, dont les branches sont terminées par une partie charnue. U croit dans l’intérieur des mines, sur les rochers el les bois de construction.
APURAGAMK. Aphragatnus. bot. G. assez incertain, de la fam. des Crucifères, et qui a beaucoup de rapport avec le G. Camelina . De i^aiidolle le caractérise ainsi : silicule lancéolée , aigue ; valves planes , marquées de nervures ; point de cloison ; semences attachées sur deux rangs.
APHR1T. xix. Nom d'une variété de Cbaux carbonalée nacrée.
AP11RITE. Aphritfs. ixs. G. de Diptères de la fam. des Alhéricères, fondé par Latreille, qui lui assigne pour caractères : antennes beaucoup plus longues que la tête, ayant le troisième article en palette conique, allongée, avec une soie simple à sa base. La longueur des antennes empêche de confondre ce G. avec les Mérodons el les Milésies, qui ont des appendices lieaucoup plus courts que la tète. Ces Insectes n'ont pas de proéminence sur le nez, el se distinguent par là des autres G. de la même fam., dont ils différent encore par quelques caractères tirés de l'insertion des aolennes. de la
proportion do leurs deux premiers articles, et de la forme du troisième. L’écusson du mésolhorax a deux épines. L'A. npiaire, A. apiarius , sert de type au G.; c'est la même esp. que le Mulio apiarius de Fab.. ou la Mouche Abeille de Degéer. Le Mulio mutnbilis, Fab., le M. bidens du même auteur, et plusieurs autres esp. mentionnées par Latreille, appartiennent à ce genre.
AP11RLZ1TE. six . Variété de la Tourmaline, dont la forme est une légère modification de celle de l’isogone. D'Andrada a fait une esp. particulière de cette var., sous le nom d'Aphrisite (tiré d'un mol grec qui veut dire écume), pour avoir méconnu sa véritable forme et sa vertu pyroélectrique. Elle se boursoutfle au chalumeau , et avec le Borax elle écume fortement et donne un Verre transparent d'uu blanc-verdâtre. Elle accompagne le Quartz et le Fer oxydulé, dans File de Langoé en Norwége.
APHROCON1E. mix . Nom d’une variété de Chaux carbonalée nacrée.
APHRODISIENS. Aphrodisii. axxèl. Linné avait appliqué le nom d’Aphrodite à un G. d'Annélides, que Savigny a érigé en fam. sous la même dénomination ; mais comme l’érection de la fam. n’avait pas éteint le G., il en est résulté une sorte de confusion ou d'équivoque qu’Audouin etMilne Edwards ont fait disparaître en substituant le nom d'Aphrodisicns à celui d’Apbrodites.
APHRODITE. Aphrodita. \xxf.L. G. de la fam. des Aphrodisiens, établi par Linné, et modifié successivement par Bruguières, Audouin et Milne Edwards. Caractères : télé cachée plus ou moins complètement par les écailles membraneuses qui recouvrent la face dorsale du corps, ou par les soies ; deux yeux en quelque sorte pédonculés, et seulement trois antennes dont la médiane petite et subulée et les externes très -grandes ; antennes mitoyennes nulle*; orifice de la trompe entouré d’un cercle de petits tentacules et en général armé de mâchoires minces et cartilagineuses; pieds * divisés en deux rames bien distinctes et garnies, au moins de trois faisceaux de soies, dont deux appartenant à la rame dorsale et le troisième fixé sur la rame ventrale ; les soies de la rame dorsale sont quelquefois très-compliquées; celles de la rame ventrale sont simples ou fourchues. Les pieds de la première paire sont petits et pourvus de longs cirrhes ten ta eu li formes , et ceux de la dernière ne diffèrent pas notablement des autres. Les cirrhes sont subuléi : les inférieurs petits et coniques , les supérieurs longs et filiformes. Les écailles dites élytres sont très-grandes et recouverte» plus ou moins complètement par les soies des rames dorsales; leur nombre est de quinze paires, et celles de la treizième sont toujours fixées aux pieds du vingtcinquième segment ; celles qui les précèdent alternent d'anneau en anneau, avec les cirrhes supérieurs, tandis que les suivante* ne se montrent que de trois en trois anneaux. Les branchies consistent en des tubercules quelquefois peu distincts, souvent frangés sur leurs ' bords, disposés par rangée s transversales, et de même I que le cirrhe dorsal, elles cessent de paraître et de dis- ; paraître alternativement à chaque segment, après la I
vingt- cinquième paire de pieds; quelquefois elles lie diffèrent que peu des tubercules ovalaires, qui donnent insertion aux élytres.
Les Aphrodite8 sont placée* parmi les Annélides errantes; on les trouve sur les côtes de l'Océan et de la Méditerranée, et la plupart d’entre elles se réfugient , au moindre danger, sous le* pierres, ou se cachent dans le sable. Savigny a réparti dans trois divisions génériques les esp. qui pouvait appartenir â cette famille; ces G. portent les noms de Palmyre, Habillée, Polynoé. La fain. des Aptirndisiensapniir caractères distinctifs : branchies en forme de petites crêtes . ou de petites lames simples, ou de languettes, ou de fiiels pectines tout au plus d'un côté, quelquefois ne faisant point saillie, et pouvant passer pour absolument nulle*; des acicules. Par là elle s'éloigne de la fam. des Amphinomes, et se rapproche au contraire de celles des Néréides et des Eunices, dont elle diffère cependant par les caractères suivants : branchies et cirrhes supérieurs nuis à la seconde paire de pieds, à la quatrième et à la cinquième, nuis encore à la septième, la neuvième, la onzième, et ainsi de suite jusqu'à la vingt-troisième ou même la vingt-cinquième inclusivement; quatre mâchoire» (deux en haut, deux eu bas, opposées les unes aux autres par leur tranchant).
Comme tous les Aphrodisiens, ils ont une bouche formée par une trompe cylindrique, fendue transversalement à son extrémité, et munie de quatre mâchoires cartilagineuses \>u cornées, se mouvant surtout dans le sens vertical. Leurs yeux sont tantôt au nombre de deux, tantôt de quatre. Ils ont ordinairement cinq antennes; les deux extérieures ne manquant jamais, plus longues que les mitoyennes et l'impaire. Le corps, formé essentiellement de vingt-trois ou vingt-cinq segments, en général plus court et plus comprimé que dans les autres Annélides, supporte des branchies, des élytres et des pieds. Les branchies sont petites, mais n’existent pas à toutes les rames de pieds; elle» déterminent par leur absence celle des cirrhes supérieurs, et sont remplacées par des élytres qui ont la forme de plaques membraneuses placées sur le dos; le nombre de celles-ci est de treize paires au plus et de douze au moins. Les pieds ont des lames munies d'acicules; les cirrhes sont très-apparents : les supérieurs de beaucoup plus longs que les inférieurs. L'anatomie de ces Animaux fait voir que le canal intestinal était droit et garni de nombreux cæcums, tantôt entiers, tantôt divisés et subdivisés en un plus ou moins grand nombre de franges ou ramifications. Les vaisseaux sanguins, quoique petits, ont une existence démontrée; ils sont remplis d'un fluide rouge. Le système nerveux consiste principalement en un cordon médullaire, renflé en autant de ganglions qu'il y a d’anneaux au corps. Ouant à l'appareil générateur, on n'a encore reconnu aucun organe extérieur qu'on pût lui comparer; et, bien qu’on ait découvert une sorte de laite dans le corps des mâles, et plusieurs œufs dans celui des femelles, on n'a vu, jusqu'à présent, aucune ouverture extérieure pour leur sortie. Un pense cependant que les sexes sont séparés, et que ces Animaux sont ovipares. Les Aphrodisiens ne sont pas rares dans le* mers d’Europe; quelques-uns se nourrissent de Motlus-
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ij ue$. Leur corps est garni supérieurement de poils nombreux, quelquefois très -serrés; ces poils soyeux, dont plusieurs touffes naissent au-dessus de chaque pied, brillent dérouleurs éclatantes qui sont Por, l'azur, le violet. L’esp. la plus remarquable sous ce rapport est VA. aculeata de Pallas. Elle appartient au G. Mali thée. Les A. squannnuta , Pall., Cuv.; imbrieata, l.inn.; data , Monlag.;pwnc/a/a, MtllL; cirrosa, PalL; cirrata, scabra, longa , minuta , Olh. Fab., font partie du G. Polynoé.Les A.romplanata et carunculata de Pallas sont des Pléioncs; VA. (lata, du même auteur, est une Chloé.
Gærtner et Rorckausen ont donné le nom d’ApimoDites aux plantes Cryptogames.
APHRONATRON. min. Nom donné à la Soude carbonatée mélangée de Chaux carbonatéc, que l'on rencon tre souvent tapissant les parois des vieux murs, sous la forme d'une efflorescence, et que l'on a confondue dans 1 cet étal avec le Salpêtre de Houssage, qui porte quelquefois le nom é'Aphronitrvm.
APHROPHORE. Aphrophora. ins. Germar a distrait du G. Cercopis de Fabricius le G. Spu maria et quelques autres analogues pour en former un G. Aphrophore auquel il donne pour caractère, d’avoir le bord postérieur de la télé concave, et les yeux lisses plus éloignés entre eux que danB les Cercopes proprement dits. Ce G. se compose des Cercopis spvmaria, Fab.; Cicada salicina, Degéer, et de quelques autres csp. analogues.
APHTALOSE. mix. Nom donné par Beudant à la potasse sulfatée native.
APHYLLANTHE. Aphyllanthes. bot. G. de la fara. des Joncées, de l'Hcxandrie Monogynic. L., qui ne comprend qu'une seule esp., originaire des contrées méridionales de la France, et qu'en Languedoc ou désigne sous le nom de liragalou. Ses caractères génériques sont les suivants : chaque fleur est environnée à sa base par un involucre double : l'extérieur composé de deux écailles trifides au sommet; l’intérieur inonopliyllc, caliciforme, et à six divisions; le calice est tubuleux à sa iiasc, composé de six sépales soudés à leur partie inférieure; le limbe est ouvert, un peu oblique, à six divisions oblongues, obtuses : les six étamines sont insérées à la partie supérieure du tube du calice; l'ovaire est libre, à trois loges qui contiennent chacune un seul ovule attaché à son angle interne : le style est allongé, triangulaire, élargi à son sommet qui est occu|té par un stigmate à trois angles très-saillants. Le fruit est une capsule Iriloculaire.
VA. monspdiensis, L., est une pl. vivace qui a le port de l'tEillel slolonifère. Ses liges sont grêles, cylindriques, garnies seulement dans leur partie inférieure de quelques petites feuilles planes et courtes.
APHYLLE. Aphyllus. bot. C'est-à-dire sans feuilles. Ou appelle ainsi toute pl. dont la lige est nue et dépourvue de feuilles qui sont quelquefois remplacées par des sortes d'écailles. comme dans les Orobrancbes et les Clandestines. La Cuscute, le Cassylbe et surtout YAphyteia hydnora, sont aphyiles dans toute l’étendue du mol.
APHYLLOCALPA. bot. C’est-à-dire, urnes sans feuilles. G. de Fougères proposé par Cavanilles, et dont
VOsmunda regai i s , L., serait le type. Il parait rorres pondre exactement au G. Osmumla , tel que les botanistes modernes l'ont limité.
APHYLLOCAULON. bot. Lagasca nomme ainsi un G. de sa fam. des Chénanthophores. et lui donne pour caractères : un involucre composé de folioles lâchement imbriquées et lancéolées, qui ne contient que des fleurons égaux, hermaphrodites, bilabiés; la lèvre extérieure est à trois dents, l’intérieure bifide dans les fleurons du centre, et dans ceux de la circonférence à deux lanières allongées en manière de vrille. Les anthères sont accompagnées de soies courtes à leur base. L'auteur ajoute, mais avec doule, que le réceptacle est nu, et il ne parle pas des akènes. Du milieu des feuille.i radicales pinnatifldes, part une hampe munie seulement d'une ou de deux écailles, et portant une seule fleur jaune. H. Cassini fait de ce genre une esp. de GerbcriOj et lui donne le même nom que Lagasca.
APHYOSTOMES. rois. Duméril nomme ainsi une fam. de Poissons cartilagineux, dont les branchies sont complètes, les nageoires ventrales derrière les pectorales, et la bouche à l'extrémité du inuseau. Elle se com- I*ose des G. Macrorhiiique, Soletioslome et Onlrisque.
APHYTEIA. bot. C’est une pl. singulière que Tliunberg observa et recueillit le premier au Cap, où elle croissait parasite sur les racines de Y Euphorbia mau~ riliana ; il la prit d’abord pour un Champignon et la nomma Hydnora a f ricana. Elle fut ensuite le sujet de deux dissertations , l’une d'E. Acharius, soutenue sous la présidence de Linné, l’autre de llornstedt, sous celle de Thunberg lui -même, et son fruit fut examiné par Gærtner. D’après leurs descriptions et leurs figures, elle présente les caractères suivants : absence de tiges, de feuilles; les organes de la fructification seuls la constituent. Le calice, grand , Infundibuliforme, charnu et succulent, se divise supérieurement en trois découpures ciliées à leur bord, et présentant chacune sur sa surface interne, qui est concave, une apparence ou uu rudiment de pétale. Les étamines consistent en trois anthères striées. réunies à leur base de manière à former un seul corps à Irois lobes conniveuls, insérées au milieu du tube du calice, et le fermant au moyen de trois filets soudés en un seul, selon Linné. Mais Gærtner ne reconnaît pas l’existence de ces Hlets,et en conclut que Y Aphylcia doit être classée dans la Syngénésic plutôt que dans la Monadelphie.
L'ovaire est infère, le style épais et court, le stigmate trigone. Le fruit est une baie uniloculaire, rétrécie supérieurement en un cou que surmontent les atilbères persistantes, presque globuleuse à son milieu, cl terminée inférieurement en cône mousse. La surface extérieure en est fendillée et réticulée. Intérieurement, et dans une pulpe abondante, sont logées des graines très-petites et très-nombreuses, qui se dessinent en stries irrégulières par la coupe horizontale du fruit. Elles contiennent un périsperme d'une chair granuleuse, Uuant à l’embryon, Gærtner l’a cherché vainement, peut-être parce que les graines soumises à sou examen n'étaient pas parvenues au degré convenable de maturité. Une seule fois il a trouvé une petite cavitéau centre du périsperme. Il remarque, et R. Brown après lui, que ce G-,
par la structure des anthères, a quelques rapports avec | les Cucurbitacées. On l'a aussi comparé au Cytinu s, pl. parasite, qui appartient aux Aristoloches. Quoiqu'il eu soit, sa place est encore incertaine dans la série des fam. naturelles.
API. bot. Nom d'une var. de Pomme.
API AIRES. Apiariœ. irs. Hyménoptères composant j la seconde tribu de la fam. des Mellifères. ainsi carac- ‘ térisés : division intermédiaire de la languette Hli- | forme ou sétacée, aussi longue ou plus longue que son tube inférieur (la pièce répondant au menton), fléchie en dessous, et appliquée sur lui dans le repos; les deux premiers articles des palpes labiales ordinairement trèscomprimés, fort longs, et imitant une soie écailleuse ou une division de languette. Cette tribu, renfermant aujourd'hui une assez grande quantité de G., exige des divisions. Les suivantes s'accordent parfaitement avec les mœurs de ces Insectes; elles sont fondées sur l'examen comparatif de tous leurs organes.
•J* Ahi aires solitaires. Apiariœ solitariœ. Pieds postérieurs sans corbeille aux jambes, ni brosse au côté interne du premier article des tarses; deux sortes d'individus ordinaires.
1° Les AxDRExoïnis. Amlrenoides. Angle extérieur du bout du premier article des tarses postérieurs des femelles point dilaté, milieu de ce bout donnant naissance à l'article suivant ; palpes labiales â articles grêles, linéaires et presque semblables, pour la forme et les couleurs, aux palpes maxillaires; pieds postérieurs des femelles garnis d'une houppe ou velus; ventre sans brosse. Les G. Rophite, Systrophe. Panurge, Xylocope.
2° Les Dasygastres. Dasygastra . Angle extérieur du bout du premier article des tarses postérieurs des femelles point dilaté, milieu de ce bout donnant naissance à 1'arlicle suivant; palpes labiales en forme de soies, très comprimées, écailleuses, avec les bords membraneux ; labre carré, ou en forme de parallélogramme, ordinairement allongé et recouvrant la fausse trompe; mandibules fortes; ventre des femelles le plus souvent garni d'un duvet soyeux, formant une brosse servant à | récolter le pollen ; paraglosses toujours très-courtes. 1 peu saillantes, en forme d'écailles, terminées en une 1 pointe courte un peu prolongée. Abeilles maronnes, coupenses de feuilles. Les G. Chélostome, Hériade, Stélide. Anlhidie, Osmic, Mégachile, Cadioxyde.
3° Les Cicilires. Cuculinœ. Angle extérieur du bout du premier article de» tarses postérieurs des femelles point dilaté, milieu de ce bout donnant naissance à l’article suivant; palpes labiales en forme de soies, très comprimées, écailleuses, avec le» bords membraneux ; labre presque demi-circulaire ou triangulaire, ordinai ! rement court et découvert au-dessus des mandibules; . celles-ci faibles, étroites (sans dentures au côté interne, I ou n'en ayant qu'une); corpi nu, simplement pubescent, du moins par places; jamais de brosse sous le ventre. (Paraglosses longues et en forme de soies, dans plu- ! sieurs femelles, déposant leurs œufs dans les nids de divers autres Insectes mellifères.) Les G. Ammobate, ! Philerème, Pasite, Ëpéolc, Nomade, Oxée, Crocisc, Mélccte.
4° Les Porte-hoissoir. Scopipedes. Angle intérieur I
du bout du premier article des tarses postérieurs des femelles dilaté ; l'angle opposé paraissant plus rapproché de la naissance de l'article suivant que cet angle extérieur. (Pieds postérieurs des femelles ordinairement très-velus ou garnis d'un duvet épais.) Les G. Eucère, Macrocère. Melliturge, Anthophore, Sarapode, Centris. Épicharis, Acanlhope.
■J-fr AmtHfcs sociales. Apiariœ sociariœ. Pieds postérieurs des femelles et des mâles ayant un enfoncement ou une corbeille au côté extérieur des jambes ; face interne du premier article des larses des mêmes pieds garnie d’une brosse soyeuse. Les G. Euglosse, Bourdon, Alieille. Méliponc et Trigone.
AP1ASTRE, AP1ATRE. ois. S. vulg. du Guêpier commun.
APlASTRt'M. bot. S. de Melilis Melissophyllum , L.
APICAL. Article ou partie qui forme le sommet ou l'extrémité d’un organe.
APIC1LAIRE. bot. On distingue parcelle épithète, tout organe inséré sur le sommet d'un autre; ainsi l’embryon est apicilaire , quand il est logé dans la partie du périspenne, diamétralement opposée au hile; le placenta est apicilaire quand il occupe le sommet de la cavité péricarpienue, etc., on appelle aussi apendice apicilaire, celui qui termine l'anthère des Synanthérées. Varêle apicilaire est celle qui termine la glutne.
APICRA. bot. G. formé par Willdenow, aux dépens des Aloès. Il s’en distingue par scs liges dressées, ses feuilles très-rigides, entières et terminées par un aiguillon fort acéré, ses corolles cylindriques, presque droites, avec le limbe subrégulier. Les esp. comprises dans ce G. sont les Aloe spiralis , spi relia , imbricata, foliolosa , rigida, 5 -angularis, etc., etc.
APICI'LE. bot. Poil ou pointe piliforine, terminale, aigue, courte, et dont la consistance n'est pas trèsraide.
AP1E. Apius. irs. (Jurine.) F. Trypoxylor.
AP1NEL. bot. S. Mex. A' Aristolochia anguicida.
AP10GR1N1TES. ross. G. de la fam. de» Encrines que l’on ne retrouve plus que dans les couches inférieures du système jurassique.
APIO.MÈRE. Apiomerus. 1RS. G. nouveau d’Hémiplères, institué dans la fam. des Géocorises de Lalreille, par De Ilahn, sous les caractères suivants : antennes de cinq articles : le troisième très petit et globuleux, les deux derniers presque égaux, cylindriques et allongés; bec droit; corps généralement velu; télé ovale, allongée; yeux ronds; ocelles écartés, placés derrière les yeux; corselet large, tronqué en arrière, partagé antérieurement par une ligne transversale; écusson triangulaire; béinélylres grandes; abdomen grand; cuisses longues, non renflées, ordinairement velues; jambes et surtout les antérieures très -couvertes de poils très-serrés; larses très-courts; crochets simples. Les esp. qui composent ce G. sont fort nombreuses, et appartiennent toutes à l'Amérique du sud; on peut considérer le Redutius hirtipes de Kabricius comme en étant le type.
APION. Apion. ixs. G. de Coléoptères iétramères. établi par Herbst, aux dépens des Allelabes de Fab.
Lalrcille le rapporte à la fain. des Charansonites, et lui assigne pour caractères : antennes terminées en une massue de trois articles, et insérées sur une trompe allongée, cylindrique ou conique, non dilatée à son extrémité; télé reçue postérieurement dans le corselet; point de cou apparent ; éperons des jambes très-petits ou presque nuis; abdomen très-renflé, presque ovoïde ou presque globuleux. Ces Insectes se dinlinguent par là des G. Brente, Cylas, Apodère, AUelabe et Rhynchite. Ils diffèrent aussi des autres G. de la même fam. par leurs antennes de on/c articles, droites ou peu coudées, toujours insérées sur la trompe; par leurs pattes postérieures. toujours impropres au saut; et par le pénultième article des tarses qui est bifide. Les Apions sont 1rs plus petits Insectes de leur nombreuse fam. On les trouve communément dans les prairies, sur les Fleurs et sur les Arbres fruitiers. L’esp. servant de type au G. est PA. rouge, A. frumentarium. D’autres Apions, tels que A. œneurn, A. cyaneum, etc., ont été décrits et figurés par Olivier, et principalement par Uerbsl cl par Kirby.
APIOS. bot. G. de la fam. des Légumineuses, Diadelphic Décandric, L., proposé par Mcench, et adopté par Nultal. Caractères : calice tronqué, subbilabié ; la lèvre inférieure à une seule dent; carène falciforme; ovaire cylindrique, aminci à sa base; fruit polysperme. Ce G. ne renferme qu'une seule esp., A. tuberosa, ainsi nommée A cause de sa racine composée de plusieurs tubercules charnus; sa tige est herbacée; scs feuilles pinnées, composées de cinq ou sept paires de folioles; ses Heurs sont disposées en épis axillaires, et répandent Codeur du Réséda. Cette esp. est originaire de l'Amérique sept. C’est le Glycine A pins de Linné.
APIOSPORII’M. bot. Ce G., établi par Kunze, parait appartenir à la fam. des Uypoxylées. Il est ainsi caractérisé : péridions presque pyriformes, opaques, pulvérulents en dehors, agrégés; sporules globuleuses, transparentes, mêlées à un fluide gélatineux. Ces péridions sont réunis en petits groupes irréguliers, de la grosseur d'une graine de Pavot. Ils sont noirs. Kunze indique deux esp. dans ce G. : l'une croît sur l'écorce des Saules, l'autre sur celle des Sapins. Il en rapproche le G. Conisporium de Link; mais il semble en différer beaucoup par ses péridions, renfermant plusieurs sporules plongées dans un fluide gélatineux, caractère qui le rapproche des petites esp. de Sphœria, et par conséquent de la fam. des Uypoxylées.
AP1ROPODES. zooi.. Nom d'une grande division, dans laquelle Savigny place tous les Animaux articulés qui ont plus de six pattes ; tels sont les Crustacés, les Arachnides et les Insectes myriapodes.
APISTA. bot. G. de la fam. des Orchidées auquel le Dr Blume, en l'établissant, lui a reconnu, outre les caractères assignés au G. Podochile, un gynostème large, échancréde chaque côté; les loges de l'anthère disjointes, et les masses poli nuques disposées par paires comme des flèches dans un carquois, sur des pédicelies correspondants aux échancrures du gynostème. L'unique esp. que Blume a nommée A. te nuis, vit parasite sur les Arbres des forêts montueuses de la province de Buitenzorg; c’est une plante herbacée à feuilles petites,
distiques, linéaires, acuminées; les fleurs, très-petites et peu nombreuses, sont accompagnées de bractées et garnissent les épis qui terminent des tiges de faible apparence.
APISTF.. pois. G. établi par Cuvier, dans l’ordre des Aranthoplérygiens, auquel il assigne pour caractères : des dents aux palatins; une seule nageoire sur le dos; rayons des nageoires pectorales peu nombreux, mais hranchus; une forte épine au sous orbitaire, qui, en s'écartant de la joue, devient une arme perfide. Ce G., qui renferme toutes esp. de petite taille, est susceptible d’être subdivisé ; on placerait d'un côté les esp. au corps écailleux, avec un rayon libre sous une grande pectorale. tel que l'Apiste ailé de Cuvier, et la Scorpène carénée de Block ; d’un autre côté seraient encore des esp. écailleuses, mais sans rayon libre aux nageoires pectorales, comme l'Apisle tenianotc de Cuvier et le Cotte austral de White, et enfin on séparerait encore les esp. au corps nu, avec ou sans rayon libre aux pectorales ; nous citerons pour exemple du premier cas, l'Apisle minous de Cuvier et la Scorpène monodaclyle de Block; en second lieu des esp. nouvelles, décrites dans le 4e vol. du grand ouvrage de Cuvier.
AP1LJM. bot. Syn. latin d'Aclie. F. ce mot.
AP1ÜS. V. A ne.
APLECTRE. Aplectrum. bot. G. de la fiim. des Orchidées, Gynandr. Monandr., L., élabli par Nultal, pour une esp., A. hyenutle, particulière de l’Amérique du nord, et qui est encore peu connue dans les collections. quoique son introduction date de 1827.
APL1 DE. Apliitium. «ou . G. institué par Savigny dans la classe des Ascidies ou Tuniciers de Lamarck qui, en l'adoptant, a changé sa dénomination française en celle de Pulmonelle ; Cuvier le fond, ainsi que beaucoup d'autres, dans son G. Polyclinum. Lamouroux, qui réunit aux Polypiers une partie des Tuniciers, a adopté le G. Aplide, qui est compris dans l’ordre des Polyclinées. En voici les caractères corps commun sessile, gélatineux ou cartilagineux, polymorphe, composé de systèmes très-nombreux, peu saillants, annulaires, subellipliques, qui n'ont point de cavité centrale, mais qui ont une circonscription visible; Animaux (3 à 25) placés sur un seul rang, à des distances égales de leur centre ou de leur axe commun ; orifice branchial divisé en six rayons égaux; l'anal dépourvu de rayons, peu ou point distinct; thorax cylindrique; mailles du tissu respiratoire pourvues de papilles? abdomen inférieur, sessile. de la grandeur du thorax; ovaire unique, sessile, attaché exactement sous le fond de la cavité abdominale, et prolongé perpendiculairement.
La seule esp. conmre avant Savigny, était classée parmi les Alcyons de Linné; c’est son Alty onium Fi eus. Savigny en fait connaître cinq autres, cl les divise ainsi qu'il suit :
t Animaux simplement oblongs, à ovaire plus court que le corps.
1. A. lobé, Alcyonium lobatum,Sa\.y hab. l'Égypte, sur les côtes de la Méditerranée. —2. A. Figue de mer, A. j Ficus; A. pulmonarin. Ellis et Solander; A. Ficus.
I Linné; A. sublobalum, Lam., hab. la Manche. — 3. A.
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tremblant, A . trcmulum , Sav., hab. le golfe de Suez, sur le# Madrépores et les Fucus.
tt Animaux filiformes, à ovaire beaucoup plus long que le corps.
4. A. étalé, A. effusum , Sav., hab. le golfe de Suez, sur les rochers. — 5. A. bosselé, A gibbulotum , Sav., hab. la Méditerranée. —0. A caliculé, A . calicvlaium, Sav., hab. les mers d'Europe.
APUTE. «toi. Nom donné par les Suédois à une Roche composée de Quartz et de Feldspath blanchâtre ou rougeâtre, dont ce dernier fait la partie dominante , et qui existe en grandes masses dans la Dalécarlie.
APLOA. ims. Hope a institué ce nouveau G. de Coléoptères dans la fam. des Carabides. Caractères : antennes filiformes; dernier article des palpes maxillaires simple; menton simple et uni; corselet plus large que la tête dans sa partie antérieure, avec son bord postérieur droit; pieds et tarses simples. Ce G. qui a beaucoup de rapport avec les I.ibie# par la troncature des élytres, ne compte qu'une esp. Elle est jaune avec trois taches et une bande postérieure ondulée, noires; les pieds sont jaunâtres. Sa taille est de cinq lignes; elle a les Indes pour patrie.
APLOCENTRUS. rois. G. formé par Raffinesque; il ne diffère guère des Spares que par un seul rayon épineux et prolongé, situé en avant d'une très-longue nageoire dorsale.
APLOCÈRES oc SIMPLICORNES. ms. Fam. de l'ordre des Diptères, établie par Duméril. Elle comprend les G. billion, Leptis, Hvpoléon, Anthrax, Ogcode, Stratiome, Némotelle, Sique, Mydas et Cérie.
APLOCNÈME. Aptocnemu*. ns. G. de Coléoptères pentamères, de la fam. des Serricornes, établi par Stephens, dans son Iconographie des Insectes britanniques, v. 5, p. 316. pour quelques esp. dont la détermination avait jusque-lâ paru incertaine. Il donne pour caractères à ce G. : tous les articles des antennes allongés; tes palpes inégales, lesextérieuresplusépaisses.avecl'extrémilé tronquée obliquement; le corps ovoïde; le corselet trapézoïdal, plus étroit en devant. Stephens admet dans ce G. les Dasytct ftorali» , Oliv.; D. 4 -punctuiatu», Fab.; et Cr. impressu* , Marsch.; tous trois d'Europe.
APLOCNtMIE. Aplocnemia. ms. G. de Coléoptères tétramères, institué par Stephens, dans la fam. des Longicornes. Voici les caractères qu'il lui assigne, dans son Entomologie de l'Angleterre : palpes courtes avec le dernier article fusiforme, les maxillaires un peu aigués; antennes velues, de la longueur du corps; bords latéraux du corselet entiers ou mutiques; corps oblong, élargi, presque convexe; élytres ponctuées, arrondies â l’extrémité; jambes simples. Le Cerambyx nubila d’Olivier, seule esp. du G., est assez rare.
APLODIN’OTUS. pois. G. établi par Raffinesque, voisin des Scièues, dont il se distingue par ses opercules et ses nageoires écailleuses. Le type en est l' A.grunniens, beau Poisson de l'Ohio.
APLODON. bot. R. Brown a donné ce nom à un G. de pl. Cryptogames de la fam. des Mousses; mais l'esp. qu'il y a fait entrer avait déjà été décrite par Dridel. sous le nom d 'Eremodon et plus anciennement encore par Homemann, sous celui de Spalanchnutn / f’ortns kfottlii. C'est dans ce dernier G. qu'elle est restée.
APLODONTIE. Aploitontia. mai. Nouveau G. de l'ordre des Rongeurs, décrit par John Richardson, d'après un Animal du nord-ouest de l'Amérique , déjà mentionné sous le nom vulg. de SetcelM. Il a pour caractères . incisives *; canines — : molaires lr-*. Inclsivos très- fortes, offrant antérieurement des rainures; molaires simples, remarquables en ce qu’elles ont la couronne unie. La première de la mâchoire supérieure est étroite, cylindrique et pointue, placée dans l’angle antérieur de la seconde; les autres molaires, parfaitement simples dans leur structure, ont la couronne un peu concave; on observe une saillie aigue et verticale sur le côté externe des molaires sii|>éricures et sur l’interne des molaires inférieure#. La deuxième d’en liant et la première d'en lias sont un peu plus larges que les autres. Palais étroit, les deux rangées de molaires étant rapprochées et disposées |»arallèleinent. Tète large et aplatie; nez légèrement courbé, gros et obtus; mâchoire inférieure fort bien développée postérieurement , et ayant les condyles dirigés transversalement plutôt que dans le sens antéro-postérieur. Point d'abajoues; yeux très-petits; oreilles courtes et arrondies, approchant pour la forme de celles de l'Homme. Corps épais et court; membres courts et forts ; cinq doigts partout; le pouce des pieds de devant beaucoup plus court que les autres doigts; ongles, surtout ceux de devant, longs, forts, comprimés et un peu recourbés; queue très- courte, cachée par les poils des hanches; six mamelles; la paire antérieure placée entre les membre# antérieurs.
A. léporine, Aplodonlia leporina , R. Animal plantigrade, fouisseur, couvert d'un pelage analogue â celui du rat musqué ou du lapin ; la longueur de la tète et du corps est de 14 pouces; la queue a un demi pouce, de même que les ongles. 11 séjourne dans les villages et se nourrit de végétaux.
APLOME. an. C'est-à-dire timple. Nom donné par Ilauy à une esp. minérale de la classe de# substances terreuses, remarquable par la simplicité de sa structure et de ses formes cristallines. On l’a regardée assez généralement comme une variété de Grenat. Elle en diffère non seulement par sa forme primitive, qui est le cube, mais par son tissu qui a moins d'éclat, et parait plutôt granulaire que vitreux. En réunissant à l'indication de cette forme celle de la pesanteur spécifique, qui est au moins de 3, 4, on a le véritable caractère distinctif de cette espèce. L'Aplome étincelle par le choc du briquet; il raie fortement le Verre et légèrement le Quartz. Il est fusible au chalumeau en Verre noirâtre. On ne l’a encore trouvé qu’en Cristaux d’une couleur brune, dont les formes les plus ordinaires sont les suivantes :
A. dodécaèdre; rhomboïdes, dont les faces sont sillonnées par des stries parallèles à leur# petites diagonales. Ces stries suffiraient pour indiquer que le cube est la forme primitive de ces Cristaux, et que cette forme passe à celle du dodécaèdre rhomholdal en vertu d'un décroissement par line rangée sur tou# ses bords.
A. eu ho- dodécaèdre . la variété précédente, dont les angles solides, tétraèdres, sont remplacés par autant de petites faces carrées, parallèles à celles de la forme
primitive. On l'a trouvée en Angleterre, en petits Cristaux épars dans un Manganèse oxidé, pulvérulent. Ces Cristaux se divisent très-nettement, suivant des directions parallèles aux faces primitives.
Les Cristaux d'Aploine. d’une couleur brune, ont été découverts d’abord en Sibérie, sur les bords du fleuve Léna. On les a retrouvés depuis à Berg-Grun en Bohême, en Saxe, à Schwarzenberg, et en Angleterre.
APLOPAPPB. Aplopappus. bot. G. établi par U. Cassi ni dans la fam. des Synanthérées. Caractères : Calathidc multiflore, radiée; fleurons de la circonférence femelles, ligules et disposés sur un seul rang; ceux du centre hermaphrodites, à cinq dents; réceptacle planiuscule, à fossettes ou alvéoles; involucre imbriqué d'écailles presque linéaires, aigues; akènes oblongs, cylindriques ou turbines; aigrette garnie de soies inégales, disposées sur plusieurs rangs. Les pl. qui cora- IKisent ce G., sont toutes américaines; ce sont des Herbes ou des sous Arbrisseaux; De Candulle en décrit vingt huit esp. qu'il partage en sept sections.
APLOPÉR1STOMÉES. Aplopcrislomati. bot. Bridel. dans sa Muscologie. avait désigné sous ce nom, une des classes delà fam. des Mousses, qui renferme les G. dont le péristome est simple ou composé d’un seul rang de dents.
APLOPHYLLA. bot. L'esp. qui constitue ce G. nouveau d'Adrien Jussieu, a été reconnue devoir appartenir au G. Ruta. V. Rts.
APLOSTELLIDE. Aplostellis. dot. Dans sa Monographie des Orchidées des îles de France et de Bourbon. Achille Richard propose rétablissement de ce genre qui ne serait fondé que sur une seule esp., VArethusa simple x de Du Petit-Thouars. Jusqu'ici les botanistes ne se sont point prononcés sur ce G. nouveau.
APLOTARSE. Aptolarsus. ns. G. de Coléoptères pentamères, établi dans la fam. des Ëlatérides par Stephens qui lui assigne pour caractères : deuxième article 1 des antennes très-court, presque globuleux, le troisième | allongé; tète moyenne; yeux médiocres, à peine proéminents; palpes filiformes; corselet un peu déprimé ou gihheux; corps allongé; élytres entières; tarses simples et point dilatés. VElater testaceus , Fab., est le type de ce G., qui admet encore les E. ruflpcs cl pallipes du même auteur.
APLOTAXE. Aplotaxis. bot. G. de la fam. des Synanlhérées, établi par De Candolle. qui lui assigne pour caractères : capitule homogame, multiflore; involucre composé de plusieurs rangées d’écailles imbriquées; réceptacle plan, paléaceo-fimhrillacé; corolle tubuleuse, à cinq dents, avec la gorge ventrue; filaments des étamines hispides ; anthères garnies à leur base de longues queues ou velues ou presque nues ; akènes glabres, sunnontés d'aigrettes dont les soies plus nu moins serrées et disposées sur plusieurs rangs, forment une sorte d’anneau à leur base. Ce G., très-voisin du Saussurea , a été confondu avec lui par Don et Wallich : il a été désigné par Lessing, d'après une seule esp., sous le nom d'Eriostemon; mais ce nom ne peut être conservé, puisque ce n’est ni l' Eriostemon de Smith, G. admis parmi les Rulacées, ni celui de Colla qui rentre dans l'Elœocarpus. V Aplotaxis diffère principalement du
Saussurea , par son aigrette dont les soies sont sur un seul et non sur deux rangs. C’est de cette circonstance que le nom est tiré.
APLl'DE. Apluda. bot. Ce G. de la fam. des Graminées est très voisin du G. Andropogon. Il a été établi par Linné et se distingue par les caractères suivants ; ses fleurs sont paniculées, et ses épillets géminés, enveloppés chacun dans une spalhe mucronéeâ son sommet; l*un est sessile et l'autre pédicellé. Celui qui est sessile offre une lépicènc bivalve, mince et biflore; l’une des fleurs est neutre, mutique, l'autre est hermaphrodite; la valve externe de la glume porte une arête qui naît un peu au-dessous de son sommet, lequel est légèrement bifide. L'èpillel est pédicellé, uniflore, neutre et mutique. Ce G., qui renferme trois ou quatre esp., se distingue surtout de l'Andropogon par la sorte d'involucre que l’on remarque à la base de chacun de ses épillets.
APLYSIE. Aplysia. *oll. G. de Gastéropodes de la fam. des Dicères, établi |«r Linné, pour un Mollusque connu de toute antiquité sous le nom de Lièvre marin. Les Aplysies ont généralement un corps ovale, bombé en dessus, plus ou moius pointu en arrière, et se rétrécissant en avant, pour former une sorte de cou contractile. à l'extrémité duquel est la tête qui dépasse le bord antérieur du pied; celui-ci est long et étroit; quelques esp. sont fort minces et très-allongées. Les bords du plan locomoteur, très-élargis , se redressent à volonté, se rabattent, se croisent même sur le dos de certaines esp., et prennent enfin . au gré de l'Animal, toutes sortes de figures. Sur le dos, on voit une fente longitudinale, c'est l'ouverture d'une poche dorsale, dans laquelle sont contenues les branchies; elles sont couvertes par un appendice charnu, analogue à la cuirasse des Limaces, lequel contient, dans son intérieur, une plaque cornée ou un rudiment de test. Cet appendice, demi-circulaire, est attaché par son célé gauche, et il est mobile, comme un couvercle à charnière; son bord libre est flexible, de manière à pouvoir former à volonté une gouttière propre à conduire l’eau aux branchies. L’anus est situé à l’extrémité postérieure de l'appendice ou autre cuirasse vers son point d'attache. Le bord antérieur de la tête offre de chaque cdté un appendice membraneux, conique, comprimé, extensible, qui forme comme un tentacule; ce sont les tentacules buccaux de beaucoup d'autres Mollusques. En dessus, plus en arrière, se trouvent les véritables tentacules coniques, contractiles, pliés en deux, et longitudinalement à leur extrémité, ce qui les fait ressembler à l'oreille d'un (Quadrupède; au-devant de leur l>ase sont les yeux qui n’offrent que deux points noirs. La bouche est fendue longitudinalement en dessous de la tète. Tout cela est commun à toutes les esp. de ce genre. Elles varient par la forme . les proportions des parties, les couleurs, etc.
Les Aplysies rendent , très-rarement , par un orifice situé près de l'organe femelle, une liqueur âcre et blanchâtre, que l'on a regardée comme un venin. Outre celle-là, elles en répandent une autre bien plus abondante, d’un rouge pourpre très-intense. Une grande Aplysie peut fournir assez de celle liqueur pour rendre
Digiti.
VjC
un seau d'eau semblable à du vin pour la couleur. Celle liqueur a son siège dans la cuirasse ou l'appendice qui couvre les branchies tout autour de son bord libre, et sort, à ce qu'il parait, en transsudant au travers des pores de la peau. L’4nimal la répand pour peu qu'il soit contrarié. F. dans Roissy, Moll., tom. v, p. 165, les observations de Fleuriau de Bellevue sur la fixité de la belle couleur de ces Animaux. Les Aplvsies sont des Mollusques fort peu à craindre, et qui ne méritent nullement la réputation que les anciens leur ont faite. Elles se meuvent dans la mer comme nos Limaces sur la terre, et ne vont pas plus vite; elles se tiennent ordinairement tapies sur de grosses pierres, ou dans des creux de rochers ou de sable; elles ne sortent que pour chercher leur nourriture qui consiste en petits coquillages ou en fucus. Elles n'ont aucun moyen défensif que l'émission de la liqueur rouge, qui obscurcit l'eau comme l'encre de la Seiche.
Il faut que les Aplysies soient très-fécondes, dit Cuvier, car elles sont fort abondantes dans certaines saisons, et il y a des journées de printemps où la mer en fourmille. Elles pullulent dès le mois de janvier, et on en trouve en tout temps d'adultes, même au fort de l'biver. Les pécheurs, ajoute le savant à qui l'on doit tous ces renseignements, ont remarqué qu'elles ne sont pas plus de deux moisît prendre tout leur accroissement. Elles répandent une légère odeur vireuse, qui a sans doute donné lieu de leur attribuer des propriétés vénéneuses. On ne mange pas les Aplysies, celte odeur et leur figure les rendant dégoûtantes.
Lesesp. de ce G. sont : 1. Aplyaia depilan », Gmel., Syst. «a/., p. 5105; Ijsrnœa, Bohalsch; Le pus marinus, Rondelet, Enc. mèth., pl. 85 et 84; hab. la Méditerranée. l'Océan, sur les côtes de France. — 2. A. (' amelus . Cuvier. Ann. Mua., T. n, p. 395. pl. 1, f. 1.
— 5. A. olba. Cuvier, Ann. Mua., loc. cit., p. 1, f. 6.
— 4. A. punctata, Cuvier, loc. cit., pl. 1, f. 2 à 5; dans la Méditerranée, vers Marseille, et dans l’Océan, près de La Rochelle. — 5. A. faaciata, Poiret. Pour les A. riridia, Bosc, et p i ride a, Montagu, V. Act.«ox.
APOATRE.ois. F. Apiastbe.
APOCALBASUM. bot. Gomme-résine tirée d’un Euphorbe, et dont quelques peuplades africaines se servent pour empoisonner leurs armes.
APOCYN. Ajmcynum. bot. Ce G., de la fam. des Apocinées, établi par Tournefort, a été caractérisé de la manière suivante, par Brown, qui en a retiré plusieurs esp., pour les rapporter à d'autres G. : la corolle est campanulée; son tube offre cinq petites dents incluses, alternant avec les lobes de la corolle; les étamines sont également incluses; les anthères sagittées, adhérentes au stigmate par leur partie moyenne; les deux ovaires sont surmontés par un stigmate conoïde, presque sessile. Les cinq écailles staminales pressent la base de l'ovaire ; les follicules sont grêles, dressés, renfermant des graines ornées, à leur sommet, d'une aigrette soyeuse. Ce G. est composé d’un grand nombre d’esp., qui toutes sont des pl. vivaces, dressées, quelquefois grimpantes, portant de» feuilles minces et opposées, et des fleurs disposées en cime. Presque toutes sont originaires des contrées mérid. de l'Europe, de l'Améri-
que, ou du Cap ; quelques unes croissent dans l'Inde. On en cultive plusieurs dans nos jardins; tel est entre autre PA. à feuilles d’Androsème, A. a ml rosœmi folium, L., originaire de l'Amérique sept. Celte pl.a reçu le nom vulg. d'Altrape-Mouchc ou Gobe-Mourhe, parce que les Insectes, attirés par le suc mielleux répandu au fond de ses (leurs, y insinuent leur trompe qui se gonfie et s’y trouve retenue Les efforts que -l'Animal fait pour se dégager, excitent les parties de la fleur à se contracter cl à se resserrer de plus près. Les liges de VA. cannabinum fournissent, lorsqu’elles ont été convenablement préparées, une très-bonne filasse.
APOCYAËES. Apocyneœ. bot. Fam. de Pl. dicotylédones, raonopélales , à corolle hypogyne, ayant des rapport* de structure avec les Genliauées, les Rubiacées et les Sapotées. L’ensemble des G. de celle fam., \ telle qu'elle a été présentée par de Jussieu, offre les ca- | ractères suivants : le calice est monosépale, à cinq di- | visions profondes et persistantes ; la corolle est hypogyne, monopétale, régulière, à cinq lobes; elle donne attache à cinq étamines alternant avec ses lobes, dont la structure offre des différences très-remarquables; tantôt en effet elles sont libres, distinctes, et leur pollen est pulvérulent; tantôt au contraire elles sont réunies, soudées ensemble, et leur pollen est agloinéré en masses solides, analogues à celles que l'on observe dans les anthères de certains G. de la fam. des Orchidées; de la base interne des filets partent des appendices creux, en forme de cornet, de casque, etc. Les pistils sont au nombre de deux, très- rapprochés ; quelquefois même il parait n'en exister qu'un seul, parce qu'ils se sont soudés; dans ce cas, l’ovaire est hiloculaire, tandis que, lorsqu'on observe deux pistils, ils n'offrent l’un et l'autre qu'une seule loge renfermant plusieurs ovules : chacun de ces ovaires est surmonté d'un style court, couronné par un seul stigmate dilaté et discoïde, à cinq lobe», et soudé avec les anthères. Le fruit qui succède à ces pistils est tantôt un follicule simple ou géminé; tantôt une capsule; plus rarement une drupe ou une baie. Les graines sont assez nombreuses, renversées et comme imbriquées, assez souvent elles sont couronnées par une aigrette soyeuse; l'embryon est droit, ren fermé dans un endosperme très-mince.
Les Plantes qui appartiennent à cette fam. sont des llerbes vivaces, des Arbustesou même des Arbrisseaux : leurs feuilles sont opposées ou vcrticillées; très-rarement elles sont alternes. I n assez grand nombre de ces pl. sont lactescentes. La plupart sont d'un port élégant ou d’un aspect agréable. Cependant elles sont en général très-âcres et très-vénéneuses. On en cultive l>caucoup dans les jardins d'agrément; tels sont les Asclépiades, les Lauriers roses, les Pervenches, etc. Celte fain., ainsi caractérisée, renferme un très-grand nombre de G., dont la structure et le port ont en général assez d'analogie, mais qui cependant offrent des différences très - remarquables. Aussi R. Brown, profond et habile observateur, a-t-il partagé en deux familles distinctes les G. qu'Adrien de Jussieu a réunis dans son groupe des Apocynées. Ces deux fam. que l'on peut aussi ne considérer que comme deux sections d'un même ordre naturel, ont été désignées sous les noms d’Apocy-
nées et d’Aselépiadées. Nous allons faire connaître briè- I veinent leurs caractère# distinctifs et indiquer les O. qui entrent dans chacune d’elles :
1° A poc\ x fcKs Ilrown place dans celle première section. qu’il distingue comme fatn., tous les G. dont les anthères sont simples, libres, distinctes, renfermant du pollen pulvérulent, et dont le stigmate, ordinairement simple, est capitulé. A cette fam. se rapportent les G. Panons in, Echites, The nard ta, Lyonsia, Ichnocarpus, Balfouria , Apocynum , Cryptolepi », Prestonia , Aérium, f'inca, Strophantus, tErightia, Asionia , Tabcrnc montana , Holarrhœna, Carissa , Isonema, Eallaris , Cerbera, A lia manda, Plumeria , lia u wolfia, fade sia, SI ry ch no s, etc.
2" Asclêmadêis. Tous les G. dont les étamines sont irrégulières, réunies et soudées; les anthères à deux ou quatre loges, remplies d’un pollen en masses solides; le stigmate pelté et à cinq lobes, appartiennent à cette autre fam. T. ÂscLftriADfcKS.
APODANTHE. Apodanthcs. bot. Plante phanérogame parasite qui parait avoir de grands rapportsavec le G. Cytinellc et devoir être placée près de lui dans la nouvelle fam. des Cytinéca de R. Brown. Voici les caractères que lui assigne Poileau.ù qui est dû l’établisse' ment du G. Apodantlic : pédoncule court, entièrement caché dans lès couches extérieures et desséchées de l'é- I corce du Cascaria sur lequel vil l'Apodanthe; bas de l’ovaire muni de deux petites écailles opposées ; calice semi -adhérent, se divisant en quatre lobes arrondis, appliqués sur l’ovaire qui se rétrécit au-dessous en un style gros, conique, terminé par une tète aplatie sur laquelle on remarque l’empreinte d'une sorte de stigmate en croix; point de corolle ni d'étamines, mais à une certaine distance, au-dessus du calice, sont quatre écailles alternes avec les lobes du calice, ovales, arrondies supérieurement, échancrées en cœur, et prolongées en un petit appendice à la base; ovaire offrant intérieurement une substance charnue, blanche, et quatre faisceaux de Hbres qui vont de la hase au stigmate en suivant la convexité du fruit; une seule loge au centre, assez grande, presque carrée, avec les quatre parois couvertes d'un grand nombre d’ovules sessiles, ovales centripèdes. Celle rare et singulière plante se trouve, dans toutes les saisons, a Cayenne 6ur le tronc et les gros rameaux du Cascaria, appelé vulgairement par les colons Petit-Bois Gaulctto ; elle s'y multiplie au point de le faire périr avant qu'il ail dépassé une hauteur de 20 à 25 pieds.
APODANTHCS. bot. Ce G., décrit par Delapylaie, parait encore très-douteux; aucun botaniste ne l’a revu depuis, et il est pourtant originaire d’un pays où, depuis quelque temps, l’étude des pi. cryptogames les plus petites a été l'objet des recherches de beaucoup de savants naturalistes. La description de ce G. est de plus très-incomplète, puisque l'auteur n'a vu ni l’opercule, ni la coiffe, et que. par son périslomc, il ne diffère pas du G. Octohlepharum. Toute la pl. n’est formée, d’après Delapylaie, que d’une capsule sessile, sans tige ni feuilles; celle capsule est oblongue, ovale, et présente un orifice garni de huit dents entières et droites. Il a observé cette pl. sur des masses de Sptachnum, venant de Suède.
APODE, ois. Ce qui signifie sans pied. Nom improprement donné aux oiseaux de Paradis, parce qu'on ne rapporte ordinairement en Europe que la partie supérieure et brillante de leurs peaux où manquent les ; pieds, ce qui a donné lieu aux contes les plus absurdes.
APODÈME. ïool. Audouin a donné ce nom à des parties de consistance cornée, situées à l’intérieur du thorax ou faisant saillie à l’extérieur. Leur caractère le plus important est de naitre de quelques pièces cornées du cor|»s. et de leur adhérer iutimement, sans qu'il soit | possible de les mouvoir et de les désarticuler. Ces prolongements se présentent souvent sous forme de lames fixées surle point de soudure de deux pièces entre elles, ou bien ils semblent naitre de deux portions, paires de la même pièce, réunies sur la ligne moyenne. — Les Apodèmes sont très-visibles dans plusieurs insectes, ils le deviennent davantage dans les Crustacés décapodes, et constituent de nombreuses cloisons qui partagent en autant de cellules leur cavité thoracique ; les Apodèmes, qui tirent leur origine des lignes de soudure des sternums entre eux, et avec l'épisternum, sont nscenj dants; ceux qui naissent au point de réunion des épimères, sont descendants, et se rencontrent bientôt avec les précédents.
Les Apodèmes sont de deux genres, les uns se nomment Apodèmes d'insertion ; leur caractère est d’èlre situés à l'intérieur du thorax, et de donner souvent attache à des muscles. Les autres, appelés A pottèmes d'articulation, sont des prolongements de même nature,
I qui font souvent saillie à l’extérieur du thorax, et servent principalement à l’articulation de quelque appendice du corps, les ailes en particulier. T. Épidbme et Tborax.
APODÈRE. Apode ru s. iss. Coléoptères lélramères ; G. de la fam. des Curculionides, formé par Olivier au dé|»ens du G. Attelabe de Fab. Ses caractères sont : antennes terminées en une massue formée de trois articles, et insérées à l’extrémité d'une trompe courte, large,
! dilatée à l'endroit où elle se termine; tète dégagée, ayant un cou distinct ; jambes terminées par un seul et fort éperon. Ces Insectes diffèrent par là des Brcnles, desCyclas, des Attelahes, des Rhynchites et des Apions. Us se distinguent aussi des autres Charansonites par leurs antennes de onze articles, en massue ovale, droites ou peu coudées, toujours insérées sur la trompe; par leurs pattes jamais propres pour sauter, et par le pénultième article de leurs tarses bifide. Le G. Apodère a peu d’esp. : une d’elles lui sert de type, c’est l’>f. Coryti , 01. On la trouve aux environs de Paris.
APODES, zool. Linné donna ce nom au premierordre de sa classe des Poissons , composé d’esp. ossiculées , dépourvues de nageoires ventrales, et réparties dans les G. Murœna, Gymnotus, Trichiurus, Anarhichas, Ammoilytes, Ophidium , Stromateus , Xiphias , auxquels furent ajoutés, par Gmelin, Sternoptyx et Lcptocephalus. Duméril , considérant comme un caractère secondaire la présence ou l’absence et la disposition des nageoires, a réparti les Apodes, comme sons-ordres, en tête de chacun des huit ordres de sa Méthode analytique. Cuvier a restreint celte désignation au septième
ordre de ses Malacoplérygiens qui renferme les Poissons anguillifonnes, tels que les Murènes, Sphagcbranches, Symbranches, Alabes, Gymnotes, Leptocéphales, Donzelles et Équilles.
Blainville appelle Apodes non-seulement le troisième ordre de sa seconde tribu des Poissons, mais il étend ce nom, dans le développement de- son tableau de classification des Animaux, aux Serpents, et au troisième ordre de ses Lacerloïdes. Le même naturaliste l'applique encore à la huitième classe du sous-type des Enlomozoaires, caractérisée par l'absence des ap|»endices latéraux aux anneaux du corps. Lamarck restreint le nom d'Apodesaux Annélides de l’ordre premier decette classe : Latreille, dans une nouvelle distribution des Animaux articulés, donne le même nom au cinquième type decette grande division.
APOGON. rois. G. assez nombreux de la grande fam. des Percotdes à deux dorsales. Cuvier a montré comment l'histoire naturelle de PA. commun, Apogon rex tnullortnn , se trouvait embrouillée par les icthiologistes ses prédécesseurs. Dégagée d'erreurs, l'histoire de ce petit poisson de la Méditerranée est devenue sous la plume de ce grand naturaliste pleine d'intérêt. Trois autres esp. de ce G. étaient déjà mentionnées dans d'autf es ouvrages; mais elles étaient rapportées à des G. dont elles n'ont pas les caractères assignés par les naturalistes. Cuvier, d'après Lacépède, distingue les A. par leur corps court, garni, ainsi que les opercules, de grandes écailles qui tombent aisément ; par les deux dorsales très-séparées, et un double rebord dentelé au préopercule. A l'exception de l’Amérique, d’où il n'eu a pas cucore été apporté, on a trouvé des Apogons dans presque toutes les mers : While en a observé à la Nouvelle-Galles du Sud, Tbunberg au Japon , Commerson aux Indes, Desjardins à l’Ile-de-France, les naturalistes de l'expédition du Cap. Durville, dans le vaste bassin de l'Océan atlantique, etc., etc. Le nombre des esp. bien connues dépasse aujourd'hui vingt-cinq, et parmi elles nous citerons :
A. or. la Nouvelle-Guinée. Apogon. Nocœ-Guineœ, Val.; Ann. du Mus. 3* série, v. 1, pl. 4,fig. 1. Corps médiocrement comprimé, ventru dans sa partie moyenne, mais assez court; dos rougeâtre, parsemé de traits noirâtres. irréguliers; flancs et ventre argentés; première dorsale bordée de noirâtre, deuxième teintée de gris; lobe inférieur de la caudale gris- noirâtre, bordé en dessous d'un trait blanc, à reflets nacrés; les autres nageoires blanches, d. 7^. a. — c. 19. — p. 12. — v. I. Taille, trois pouces.
A. AX1LLA1BK. Apogon axillaris . Val., Ann. du mus. troisième série, v. 1, pl. 4, fig. 3. Corps allongé; première dorsale assez élevée; dos rougeâtre, sablé de trèspetits points noirâtres; tête rembrunie; une tache noire à la base de la pectorale, se contournant un peu en dessus et en dessous, derrière la nageoire, dans les angles de l'aisselle, dont le centre est blanc, semé de points noirs; à l’extrémité de celle nageoire, est une tache pâle et grisâtre, d. G a. î, etc. Taille deux pouces et demi. De l’ile de l'Ascension.
APODOGYNE. bot. On surnomme ainsi le disque quand il n'adhère point à la base de l’ovaire. Ri-
chard l'emploie dans les mêmes cas que Pleurogyne.
APOGON ES. Apogoni. bot. Nom donné par Beauvois, dans son Prodrome de l'Æthéogamie, à la première section des Mousses, qui renferme les G. dont l'urne est privée de péris tome.
APOGONIE. Apogonia. ins. G. de Coléoptères pentamères de la fam. des Lamellicornes, établi par Kirby, sur une esp. qu’il présume originaire du Brésil, et qu’il nomme Apogonia gemellatu. Ses caractères sont : labre arrondi postérieurement , muni dans son milieu antérieur d'une pointe particulière; lèvre transversale, presque acuminéc; palpes un peu en massue; mandibules un peu arquées, érhancrées à l'extrémité; antennes de dix articles : les trois derniers en massue lancéolée, velue; corps oblong, un peu cylindrique, glabre, brillant, ponctué; corselet transversal et convexe; tarses avec des crochets bifides.
APOLECTE. Apofectus. pois. Genre de l'ordre des Acantboptérygiens. fam. des Scombéroldes. Les esp. qui le composent sont très-peu nombreuses, car â celle qui en est le type, ,/. im munis, rapportée des mers atlantiques, à la société zoologique de Londres, on n’a encore ajouté que le Scomber mai ulatus de Mitchill. Les Apolectes ont le corps allongé, sans corselet visible; des dents fortes, coniques et distantes; une ligne dorsale composée d'écailles entièrement semblables et égales; les nageoires dorsales rapprochées, presque continues. L'A. itnmunis a le dos d'un bleu pâle el sans taches; le ventre et les flancs d'un blanc d'argent; la nageoire dorsale noire antérieurement, o. 18, 24 (8 fausses). a. 23 (8 fausses), p. 19.
APOLLE. Appollo. moll. G. établi par Montfort pour quelques Murex ôe Linné, que Lamarck place parmi les Ranelles. Le type de ce G. est le Murex Gyrinus, L., auquel Montfort conserve ce nom spécifique.
APOMEGYNE. Apomecyna. ins. Coléoptères télramères; G. établi par Dejean qui en possède trois esp., dont une originaire des Indes orientales et les autres du Sénégal. Ce G. fait le passage des Lamies aux Saperdes, fam. des Longicornes. Il a pour caractères : antennes glabres, presque filiformes, courtes, atteignant au plus la longueur de la moitié du corps, distantes de leur base; de onze articles; palpes et mandibules courtes; tête assez forte; face un peu bombée; corselet mutique latéralement, cylindrique, en carré long, avec son bord antérieur coupé droit, et ne s'avançant point sur la tête; corps ovale, allongé, convexe en dessus et ailé; élytres allongées, assez étroites, un peu ovalaires; écusson petit, presque triangulaire; pattes courtes, fortes, égales.
APON. moll. y. Ap AT.
APONAR. ois. S. de Manchot.
APONÉVROSE, zoo l. y. Membranes.
APONOGETON. bot. Ce G. établi par Linné fait partie de la fam. des Saururées, Dodécandric Trigynie, L. Les quatre esp. dont il se compose sont des Herbes vivaces, aquatiques, qui croissent dans l’Inde et au Cap; leur racine est généralement tuberculeuse et charnue; elle sert d'aliment dans quelques contrées. Caractères : fleurs réunies en forme d'épis écailleux; les écailles qui sont alternes, tiennent lieu de calice et de corolle; en
ait
effet il existe une Heur nue et hermaphrodite à rnisselle de chacune d'elles. Ces fleurs se composent de trois ou quatre pistils sessiles, rapprochés, renflés et globuleux inférieurement, terminés en une sorte de pointe recourbée à la partie supérieure : ils offrent une seule loge dans laquelle on trouve trois ovules attachés au fond de cette loge; le stigmate est à peine distinct du sommet du style sur la face interne duquel il se prolonge en formant un petit sillon glanduleux. Les étamines qui entourent ces pistils sont irrégulièrement disposées; elles sont en nombre variable de sept à quatorze; les filets sont courts; les anthères sont globuleuses et comme didymes. Les pistils se changent en autant de capsules uniloculaires et trispermes. Les esp. de ce G. ont beaucoup de ressemblance avec les Saururées quant à leurs caractères intérieurs, et avec les Potatnogeton par leur port. On peut considérer également ce que l'on appelle une fleur comme un assemblage de fleurs unisexuées. VA. dislachyon , L., a les fleurs blanches; elles répandent une odeur extrêmement suave.
APOPHYLL1TE. ms. Z colit lie d' Hcllesta. Ichihyophlhalmc. Minéral de la classe des substances terreuses, caractérisé par sa forme primitive, qui est lin prisme droit, qiiadrangulaire, symétrique, dans lequel le côté de la base est 5 la hauteur comme 4 est à 5. Son éclat lire sur le nacré. Sa dureté est médiocre; il raie légèrement la Chaux flualée. Si l'on passe avec frottement un fragment du Minéral sur un corps dur, en le présentant par le côté, il se délite en feuillets. Il s'exfolie également lorsqu'on l'expose à la flamme d’une bougie, et fond avec difficulté, en émail blanc, par l'action du chalumeau. Mais dans l'Acide nitrique, il se divise eu petits fragments, qui se convertissent bientôt en une matière floconneuse blanchâtre. Sa poussière y forme une gelée, comme celle de la Mésolype. C’est la grande tendance de ce Minéral à l'exfoliation qui a suggéré à liatiy le nom d 'Apophyllite, dont le sens est : qui n'exfolie . Il est composé, d'après Vauquelin, sur 100 parties, de Silice 51, Chaux 28, Eau 17, Potasse 4. Les variétés de formes cristallines les plus simples sont les suivantes :
A. primitif; il a été observé dans la mine d'Ulo en Suède.
A. dodécaèdre; il offre l'aspect d'un prisme quadrangulaire, terminé par des sommets à quatre faces, lesquelles résultent d'un décroissement par une rangée sur les angles de la forme primitive. Se trouve à Feroé.
A. époixté; c'est la variété précédente, dans laquelle le décroissement n'a point atteint sa limite; c'est la forme primitive dont les huit angles sont légèrement tronqués. HaUy a reconnu qu'il faut rapporter à celte variété les cristaux qui, jusqu'alors, avaient été classés dans les méthodes sous le nom de Mésolype èpoinlée.
La seule variété de forme indéterminable est PA. laminaire, qui est tantôt limpide, et tantôt blanc-grisâtre ou rouge de chair.
L’ Apophyllite se trouve dans la mine de Fer dTto en Suède, où il a pour gangue, tantôt une Gliaux carbonatée lamellaire d'un rouge-violet, qui renferme de l'Amphibole verdâtre, et tantôt l’Amphibole seul; ou bien il
adhère immédiatement au Fer oxydulé granulaire. Il existe aussi à Grodenlhal, près de Fassa dans le Tyrol, en cristaux et en masses laminaires d'un volume considérable, accompagnés de Chaux carbonatée.
APOPHYSE, bot. On a donné ce nom â un renflement pinson moins marqué qu'on observe dans quelques espèces de Mousses à la luise de l'urne; celle Apophyse forme un anneau ou un bourrelet circulaire tout autour delà base de Purne, comme on le voit dans beaucoup de Polytrichum et dans les Splachnum ; dans quelques esp. de ce dernier G., elle atteint un développement considérable, et forme, au dessous de la capsule, une sorte de vessie beaucoup plus grande que la capsule elle-même; tels sont les Splachnum luteum et rubrum , etc.; tantôt ce n'est qu’un léger renflement unilatéral, formant au-dessous de la capsule une sorte de dent qu'on a comparée â un goitre : celte espèce d'Apopbyse se rencontre dans plusieurs Dicranum.
APOPHYSE, zooi. V. O».
APORE. Aporum. bot. G. de la fam. des Orchidées, établi par Blume qui lui donne pour caractères : sépales latéraux étalés, attachés obliquement à l'onglet du gynostème, embrassant inférieurement le labelle et formant par leur réunion une sorte d'éperon obtus; l’intermédiaire est dressé et les pétales sont beaucoup plus étroits. Le labelle est rétréci inférieurement, dilaté vers le limbe, avec une crête longitudinale sur la face interne. L'anthère est terminale, biloculaire, fixée à la dent dorsale du gynostème; les deux masses pollin que* sont bipartihles. céréacée», adhérentes au bord visqueux du stigmate. Les A. lobatum, indictsum et incrassatutti, décrits par Blume, ont été trouvés parasites sur les arbres des forêts montagneuses de Java; ces Plantes sont munies de hampes que terminent de courts pédoncules portant des fleurs entourées de spalhe; les feuilles sont distiques, scapelliformes, rigides, engainantes à- Icur base.
APORE. Aporus. ns. Hyménoptères; G. fondé par Spinola et rangé par Latreille dans la fam. des Pompiliens. 11 sc distingue de tous les G. qu’elle contient par le nombre des cellules cubitales, qui est de deux au lieu de trois. VA. bicolor de Spinola en est le type.
APORETICA. bot. G. de la fam. des Sa pindacées. établi par Forstcr; il ne diffère point assez du Sch mi délia de Linné, pour ne lui point être réuni.
APOROBRANCHES. y, Ptéropodes.
APOROSE. Aporosa. rot. Fam. des Urticécs. Le docteur Blume a établi ce G. qui est très-voisin du Cecropia f pour une pl. nouvelle, découverte par lui dans l'ile de Kamhanga qui fait partie de l’Archipel indien. 11 lui donne pour caractères : des fleurs dioïques, réunies en épi très-serré; les mâles ont le calice profondément divisé en quatre parties, deux étamines courtes, avec les loges des anthères arrondies; à leur centre est un rudiment pistillaire; les fleurs femelles sont encore inconnues. L'esp. offre un Arbrisseau à feuilles alternes, oblongues, pointues, veinées : les épis sont axillaires.
APORRHAIS. MOLL. V . PTtROCÈRE.
APOSTASIE. Apontasia. bot. G. de la fam. des Orchidées. établi par le docteur Blume qui le caractérise ainsi : sépales et pétales égaux, dressés, étalés et caré-
né*; labelle conforme aux sépales; gynoslème droit, filiforme, ayant A sa partie postérieure el ver* le bout une sorte île filament stérile; deux filaments fertile*, distincts, latéraux, sur lesquels sont fixées postérieurement deux anthères biloculaires. oblongucs; masses polliniques oblongues. pulvérulentes; stigmate terminant le gynoslème. obtus, verruqueux; capsule oblongue, carénée et trigone. On connaît maintenant dan* ce G. trois csp. toutes de l'Inde el de Java, et ces pl. forment un groupe assez singulier dans la fam. des Orchidées; leurs racines sont fibreuses; les feuilles alternes, lancéolée*, linéaires, membraneuse* et nervurée*. Les fleurs, réunies en épi au sommet de la hampe, sont sessiles, bractifères, odorantes et jaunes.
APOTÊRE. Apoterium. bot. G. delà fam. des Gultifères, Monadelphie Polyandrie, établi par Blume qui lui assigne les caractères suivants : calice nul; quatre pétales; étamines nombreuses, presque monadelphes à leur hase, à anthères oblongues, longitudinalement déhiscentes; ovaire à un seul ovule; style filiforme, roide, à stigmate pcllé, déprimé; drupe en forme de baie, à noyau monosperme. La seule e*p. connue est un arbre à feuilles elliptiques, à pédicelles réunis pour ainsi dire en ombelles, mais ne portant qu’une seule fleur chacun, qui se trouve à Java dans les champs et principalement sur le bord des chemins.
APOTHÉC1E. Apothecia. bot. Achara donné ce nom à la partie des Lichens connue aussi sous le nom de Sculelle, et qui renferme les organes de la reproduction de ces PL, soit qu’on veuille les regarder comme de vraies graines, ou plutôt comme des sortes de bourgeons connus sous les noms de Sporutes ou de Gongyles. Achar a donné des noms très-variés à cet organe, suivant les diverses formes qu'il prend dans les différents G., mais cette partie est toujours essentiellement composée d'un parenchyme homogène au milieu duquel sont renfermées les sporules. Ce parenchyme est, en général, embrassé par un rebord saillant de la tige ou fronde du Lichen, ou par un rebord particulier qui dépend des Scutelles. La forme de ces A/>olhcaa, la présence ou l'absence de ce rebord, leur position sur la tige ont fourni la plupart des caractères des genres de cette famille.
APOTHÈQUE. bot. V. Afotbéciï.
APOTOME. Apotouius. ixs. G. de Coléoptères pentamères, établi parHoffmanseeg, el rangé parLatreille dans la fam.. dei Carahiqiies. Caractères : antennes point roonilifonne8; mandibules pointues; palpes maxillaires extérieures, très- longues, filiformes; les labiales beaucoup plus courtes, subulées. 11 se distingue par là des Scarites, des divines, des Morions, des Siagones et autres G. qui l’avoisinent. Iloffmanseeg a fondé son G. Apo tome sur une esp. trouvée en Italie et en Espagne; elle a été décrite par Rossi sous le nom de Scarites rufua. 01. Coléopt., T. ni.
APPAT, zool. En terme de chasse et de pèche, on nomme ainsi toute substancealimentaire, employée pour tenter l'appétit des Animaux qu'on veut attirer dans un piège. La nature a donné à ces Animaux, que l'Homme trompe avec des Appâts, l'instinct d’employer, dans les mêmes fins, quelques parties d'eux-mêmes. Ainsi les
Pics, dont la langue rétractile cl gluante tente l’appétit de plusieurs petits Insectes, insinuent cette langue dans les fourmilières ou dans des trous d'Arbres d’où Us la retirent chargée de proie. Beaucoup de Poissons, entre ! autres celui qu*on a nonuné Pêcheur par excellence, Lophius piacutorius , L., se cachent dans la vase où, en agitant des barbillons, voisins de leur bourbe et qui ont l’apparence de Vers, ils attirent par ces Appâts les Poissons plus petits, dont ils se nourrissent.
APPAT DE VASE. pois. /r. Ëqi’iLLE.
APPENDA1ITE. bot. La graitteesl apperulante, selon Mi bel, lorsque le hile, de niveau avec le placenta, ou à peu près, est situé au - dessous du point le plus élevé de la graine, à une distance qui ne passe pourtant pas la moitié de sa longueur totale. Quand le hile est voisin du point* le plus élevé, on dit la graine appendante par le bout; si le hile sc trouve mitoyen entre le point le plus élevé et le point le plus bas, on dit que la graine est appendante par le milieu.
APPENDICES, zool. bot. Les classificateurs ont gél néralemenl entendu par ce mot des parties qui semblent I comme ajoutées à d'autres pièces plus constantes; tels j sont, par exemple, les filets terminaux de l’abdomen de ; certains Insectes, ceux des Perles, des Ephémères, etc.
, On a nommé aussi Appendice un petit article joint à la ! hanche, et qui porte plus communément le nom de Tro- ! chanter. Le mol Appendice a été pris depuis dans un j sens plus général, et se trouve aujourd'hui beaucoup mieux défini. Les Appendices sont des dépendances des i anneaux qui constituent le corps ; ils se joignent avec ! eux au moyen d'une articulation diarlhrodiale ou syi narlhrodiale, et sont eux-mêmes souvent articulés, c’esti à-dire, composés de plus d’une pièce : de ce nombre sont les mâchoires, les mandibules, les antennes, les ailes, les pattes, les filets qui terminent l'abdomen, l'aiguillon, etc., etc. Telle est, selon nous, l'idée qu'on doit avoir des Appendices. Nous les distinguons, en outre, en ceux de l'arceau inférieur et en ceux de l'arceau i supérieur. Les premiers, considérés au thorax, s’arti- | culent entre le sternum et Pépinière, ce sont les pattes ;
les seconds sont fixés entre les pièces du terguni et Pé- ( pisternum; on les nomme ailes, éiytres ou balanciers.
| Sous ce point de vue, les ailes sont analogues aux pattes, en tant qu'elles sont des Appendices d’un anneau.
! La forme et les usages des Appendices sont variés à 1 l'infini, el les différents changements qu'ils éprouvent se lient à des modifications très-importantes dans l'organisation. Blainville s'est servi avec avantage de ces parties pour classer les Animaux articulés; c’est lui et Savigny qui ont attiré principalement l'attention des i savants sur elles : le premier, en les prenant pour base de sa méthode; le second, en faisant connaître leur structure. Latreille a aussi entrepris avec succès leur élude comparative, et ses recherches Pont conduit â ■ des résultats précieux pour l'édifice fondamental de la j science.
Outre les pattes, le* ailes el les mâchoires, etc., etc.,
: qui sont des Appendices d'un même ordre, le corps de ! certains Animaux articulés en présente d'un autre ; genre; ce sont les branchies. Les considérations tirées j de leur nombre, de leurs formes, etc., sont très-impor-
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