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Brys, se retrouve pourtant dans plusieurs esp. de ce G. et ne parait pas assez important pour autoriser la séparation. La seule esp. rapportée au G. Arrhcnopterum était VA. heteroatichum d’Hedwig; beau vois l’avait réunie à plusieurs autres Brys pour en faire son G. Othopyxia ; et Smitli l’avait placée dans son G. Mnium, dont les caractères sont les mêmes que ceux de l'Ortopyxis de Beauvois; mais ces deux G. fondés sur des caractères peu importants, et surtout difficiles à bien fixer, n'ont pas été adoptés par les autres botanistes.
ARKIHZES. V. Arbre.
AMMAN, ois. Esp. du G. Vautour.
ARRIÈRE-FAIX. zool. Le Placenta et les membranes qui entourent le fœtus des Quadrupèdes portent ce nom, de même que celui de Délivre, de Secondiues; ils le doivent à ce qu’ils ne sortent qu’après l’accouchement. — Le Placenta est un gâteau spongieux, celluleux, com- |>osé d’un plexus de vaisseaux sanguins, adhérant d'une part à la matrice, et tenant de l’autre au fœtus par le moyen du cordou ombilical. Les membranes qui entourent le fœtus sont, en allant du dedans au dehors, l'amnios, membrane lisse, transparente et d’une ténuité extrême; c’est celle qui exhale le fluide, au milieu duquel nage le fœtus dans le sein de la mère. Le chorion vient ensuite; son tissu est bien plus ferme que celui de la précédente : ces deux membranes adhèrent à la matrice au moyen d’une couche couenneuse que Hunter avait nommée membrane caduque , et qui parait être le produit de la sécrétion de la surface intérieure de la matrice stimulée par le produit de la génération. Le chorion et l’amuios garnissent toute la partie de la matrice qui n'est pas tapissée par le Placenta, passent audevant de ce dernier, et s'élèvent jusqu'à l'ombilic du fœtus, en recouvrant les deux artères et la veine qui forment le cordon. Outre le Placenta et ses membranes, on trouve encore une poche nommée allantoïde, qui communique dans la vessie au moyen de l'ouraque, et qui, selon l'opinion commune, est destinée à servir de réservoir à l’urine; elle est très-vaste chez les Animaux, mais chez l'Homme on ne peut l’apercevoir que dans le très-jeune âge; elle perd, au bout de peu de temps, ses communications avec la vessie, s'éloigne de l'ombilic de l'enfant, pour se rapprocher du Placenta et pour disparaitre des le quatrième ou le cinquième mois. Celle poche porte, chez riiomme, le nom de vésicule ombilicale.
ABROCHF.. A triplex, bot. G. de la fam. des Atriplicées. H diffère du G. Chénopode en ce qu’il présente, mêlées avec des fleurs hermaphrodites dans lesquelles l'ovaire avorte quelquefois, d'autres fleurs femelles ont le calice à deux divisions seulement, qui grandissent après la fleuraison, et forment autour du fruit une enveloppe bivalve et comprimée.
Il renferme une vingtaine d'espèces, dont la moitié au moins se trouve en France. Celles que l’on cultive ou qui présentent quelque utilité, sont les suivantes : — L'A. de mer, A. Hatimus, L., Arbrisseau d'un glauque argenté, à lige très-rameuse, à feuilles deltoïdes, entières. — L'A. Pourpier, A. Portulacoidea, L., sous- Arbrisseau d’un blanc glauque, à feuilles oblongues,
courtement |»étioIées et de consistance un peu charnue. — L’A. des j ardixs, A. hortensia, L.. connu sous le nom de Bonne-Dame, originaire de Tartarie et cultir vée dans nos jardins comme pl. potagère. Sa lige est droite, herbacée : ses feuilles sont triangulaires; elle est tantôt d'un vert pâle, tantôt rouge. — L’A. êtai.Zk, A . patula , L. Sa tige, herbacée, est ordinairement étalée et couchée à terre; ses feuilles sont lancéolées, triangulai res; ses valves séminales, dentées sur le dos. — L’A. littorale, A. litioralis, L., lferbe redressée, à feuilles alternes, linéaires, allongées, entières au soinmeL des rameaux, dentées à la partie inférieure de la tige.
ARROCHE PLANTE, bot. N. vulg. du Chenopodium cuira ria , L.
ARROSOIR. Aapergillum. «oï l. axxEl. Ce fut d’ahord le nom vulg. de la première et seule esp. connue de ce G., ainsi nommée à cause de sa forme singulière, en tube fermé, à l'une de ses extrémités, par un disque percé d'une infinité de petits trous qui, dans les exemplaires bien conservés, sont garnis chacun d'un tuyau capillaire. Ce sont des Coquilles très-rares, fort chères et des plus recherchées par les amateurs d'Ilistoire naturelle. Elles sont, en même temps, au nombre de celles qui offrent le plus d'embarras pour déterminer leur véritable place dans le système. Linné les considéra comme desSerpules dont le G. entre, du moins en partie, dans la elasse des Annélides. Bruguière, le premier, fit de ces singulières Coquilles, dont il distingua une seconde espèce, un G. à part parmi les Testacés univalves, sous le nom d'Arrosoir, qui fut d’abord adopté par Lamarck. Bruguière les a considérées comme étant des Coquilles univalves parce qu’elles présentent un tuyau continu, sans pièces articulées bien apparentes. Lamarck, en les plaçant d'abord dans les Mollusques céphalés, semble avoir suivi la même idée; mais dans l'Extrait de sou Cours de zoologie, p. 108, cet habile naturaliste, ayant déjà reconnu l'analogie des deux petites valves incrustées dans les parois du tube de l'Arrosoir avec celles libres et internes des Fistulancs, crut devoir placer ces deux G. dans une même fam. de Mollusques acéphales, celle des Pholadaires. Dans la deuxième édition des Animaux sans vertèbres, les genres de la fam. des Pboladaires forment deux fam. distinctes, et les Arrosoirs sont compris dans celle des Tubicolées avec les Clavagelles, les Fislulanes, les Tarets, etc. L'Animal des Arrosoirs étant inconnu, il est certain qu'on ne |»eul se guider que ! par l'analogie pour classer leurs Coquilles, et alors ou ne peut s'empêcher de reconnaître, avec Lamarck, une liaison très-marquée entre les Fislulanes que tous les naturalistes placent dans les Mollusques acéphalés et les Arrosoirs, au moyen des Clavagelles. Dans celles-ci, une seule des petites valves est adhérente à la paroi externe du tuyau, tandis que l'autre est libre dans son intérieur; enfin, la Clavagelle montre aussi sur le disque de sa massue de petits tubes saillants, analogues à ceux des Arrosoirs. D'un autre côté, Cuvier, considérant les rapports non moins frappants qui existent entre les Arrosoirs et les Térébclles. dont plusieurs se construisent des tubes analogues, qui offrent même de petits tuyaux servant d'étuis à leurs tentacules, a placé les Arrosoirs parmi les Annélides lubicoles, et cet exemple a été suivi
par le» naturaliste* Ocken, Schweigger et Goldfuss.
Ce* Coquilles présentent un tube testacé, rétréci vers le côté ouvert, grossissant vers l'extrémité opposée, où il est fermé par ufi disque de même nature, ayant la forme d’une calotte, dont la surface convexe est parsemée de petits tubes, qui ne font qu'un seul corps avec elle, et bordée par d'autres tubes qui adhèrent les uns aux autres en forme de couronne. Sur celte paroi, vers la massue, se trouve la Coquille véritablement bivalve et équivalve. Elle complète, par ses deux valves ouvertes et enchâssées, une partie du tube qui contient l'Animal. Les esp. connues de ce singulier G. sont :
A. de Java. A. jacanuin, Lamarck; Serpula Pénis, Linné; Serpula Aquaria, Burrow , Dillwyn; Serpula perforata, Shaw; PeniciUus jacanus, Bruguière, Lamarck; Arythœna Pénis , Ocken. L’Arrosoir, Favaane, Conchyl. T. v. litl. B. Guall. lab. 10, f. iM. Celte esp. habile lesilesMoluques,et les Hollandais l'apportaient surtout de Java. On la trouve aussi sur les côtes de Coromandel, à Madagascar et aux îles de Nicobar. On en voit qui ont jusqu'à huit pouces de longueur.
A. a manchettes . A. vaginiferum, Lain.; Aquaria imbricata , Pcrry, pl. 53, f. 4. Celte rare et magnifique esp., qui vit dans la Mer Bouge, doit avoir plusieurs pieds de longueur. Le superbe dessin qu'en a fait graver Satigny, Egyp. pl. 14, fig. 0, la uioulre dans tous ses détails. 11 semblerait, si elle est complète, que le tube ne peut être fixé de la même manière que celui de la précédente, car il ne s'amincit pas comme lui.
A. de la Nouvelle-Zélande- A. A ovœ-Zelamliœ , Lamarck, Favannc, Conchyl. T.7i),f. E. Celle esp., qui vient de la Nouvelle-Zélande, est moins grande et plus en massue que la précédente.
A. agglutinant. A. agglutinons, Lam. On doit la connaissance de celte esp. à Lamarck; elle a été trouvée dans les mers de la Nouvelle-Hollande, et rapportée par l'éron et Lesueur.
11 résulte de tout ce que nous avons dit sur ce curieux G., qu’il est très-incertain qu'il appartienne à la classe des Mollusques, mais que les faits ne permettent cependant pas encore de l’en ôter; il en est de même du G. Clavagelle. S'il est fixé , on ne peut concevoir son accroissement, comme le dit Duvernoy, qu’en supposant qu'il fait sauter son disque à des époques marquées, pour en construire un autre ; mais alors les deux petites valves doivent aussi s'oblitérer, s'effacer et se porter en avaut à chaque cercle d’accroissement. 11 est peutêtre plus naturel de croire qu'il ne construit son disque que lorsque sa croissance est achevée, ainsi que les Coquilles univalves font à l'égard des dents ou lames, et des bords de leur ouverture.
ARRUDÉE. Arrudeœ. bot. G. de la fam. des Guttifères, établi par Cambessédes dans la Flore brésilienne de Sl.-Hilaire. Ce G. est voisin du Clusis, mais il eu diffère suffisamment par son calice polypliylle, sa corolle composée de neuf à dix pétales , ses étamines soudées en une masse compacte, qui entoure le pistil ; ses anthères «'ouvrent par deux pores, etc. Une seule esp. compose jusqu'à présent ce G., c’est VA. clusioides.
ARSELLA. ioll. S. de t enus cerrucosa, L.
ARSENIC. min. Substance métallique qui est la base d’un G. composé de trois e*p., dont l'une offre le Métal à l’état natif, et les deux autres le présentent combiné à l’Oxygène et au Soufre.