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elle répond au -dessu» de l'anus. Il souffle l'eau avec plus de force que la Baleine franche qu'il surpasse aussi en vigueur el en vitesse ; il poursuit les bancs de Poissons jusque sous le Tropique; il habite les mers boréales; on ne le chasse qu'à défaut de Baleines, parce que son lard, étant moins riche en huile, sa pèche est moins productive et plus-dangereuse. Adrien Camper dit qu’il a douze eûtes.
•j-ff BalSIROPîÈbks a vevtrr puMfe. Les Baleines de cette section ont la peau sous le devant du corps plisséc longitudinalement depuis la pointe de la mâchoire inférieure jusqu'à 5 nu 4 pieds en avant du nombril. Ces rides se dilatent quand l’Animal abaisse la mâchoire inférieure, mais on n'en connaît pas bien l’u-> sage.
R. Jubarte des Basques, Balœna Boop s, Lin.; Klein; Lacép., pl. 4, fig. 1; Kncycl., p. 3, fig. 2; la nageoire dorsale est presqu'à demi-distance de la queue et de la verge, par conséquent plus reculée que dans les autres Baleinoplères; les évents s'ouvrent sur le milieu de la longueur du front, derrière trois rangées de protubérances arrondies; les orifices des évents, recouverts par une sorte d'opercule commun , ont l'air de se confondre en un seul ; les fanons ont à peine un pied de long ; les deux batteries ne se joignent pas en avant; les sillons abdominaux sont concentriquement ellipti- ques, de sorte qu'ils se joignent eu avant et en arrière; les extérieurs soûl donc les plus longs, et les plus concentriques les plus courts ; le fond de ces sillons est couvert de sang; les bords saillants des plis sont noirs avec un double liseré blanc, de sorte que le ventre parait marbré quand les rides sont fermées, el de plus sillonné de rouge vif quand l'Animal se prépare à avaler. Les femelles ne portent pas tous les ans , elles mettent bas, au printemps, un seul petit qui suit sa mère jusqu'à une nouvelle mise bas. Elle lance l'eau par ses évents avec moins de force que les autres Céla- cés de sa taille.
Albers a donné dans ses Icônes ad illust. Anal, comp. le dessin d'un squelette de Jubarte conservé à Rremen; toutes les vertèbres cervicales sont séparées. Il y a 12 vertèbres thorachiques et 34 lombaires et coccygiennes.
B. Rorqual. Balœna Musculus, Lin.; Lacép., pl. 5, f. 1; Kncycl.. pl. 3, f. 1. Quoique l’on ne possède aucun caractère ostéologique du Rorqual, il parait pourtant assez bien déterminé par sa forme résultant de deux cônes réunis au milieu du dos, la dépression de son museau, la position de l'œil au-dessus de l'angle des lèvres, de manière qu'en nageant il dépasse la ligne d’affleurement , l'origine au-dessous de l'anus , de la dorsale, qui est un peu échancréeet se prolonge souvent par une petite saillie jusqu'à la caudale , dont chaque lobe est écbancré sur son bord postérieur. Un seul Rorqual peut donner plus de cinquante tonnes d'huile. Le pharynx est fort rétréci par un muscle circulaire dont l'ouverture ne pourrait pas admettre de Poissons un peu gros. L’ouverture de la bouche est immense. Il se nourrit de Clupées, avec lesquelles il voyage sans doute, puisqu'il parait et disparait avec leurs colonnes. Il s’avance jusqu'au trente-quatrième degré, et pénètre dans
la Méditerranée. C'est sans doute, selon Cuvier, le Musculus de Pline , le Mysiicelus d'Aristote , et , selon nous, l'un des Cétacés péchés sur leurs côtes par les Basques. D'après la figure de vertèbres cervicales donnée par Lacépéde, pl. 7, il parait que l’atlas est libre, cl que les six autres vertèbres sont soudées ensemble. Si ce caractère est authentique, il sépare le Rorqual de la Jubarte.
B. museau poijitc. Balœna roslrata , Lin.; Lacép. , pl. 8, fig. 1 et 2. Baleine à bec, Encycl. , pl. 4, f. 1. Scoresby, pl. 13, fig. 2. La moins grande de toutes les Haleines, suivant Lacépéde et Scoresby; elle n'excède pas huit à neuf mètres. La forme de ses mâchoires terminées en pointe, l'inférieure surtout plus longue que l'autre, ont fourni le nom distinctif de celte espèce. Les fanons sont blanchâtres; mais un caractère plus remarquable, s'il est vrai que cet organe ne soit pas commun à tous les Baleinoplères à ventre plissé, c'est une grande poche ou vessie située entre les branches de la mâchoire inférieure et sous l'œsophage, eldont la largeur égale au moins celle du corps.
Il parait que l'Anitual peut gonfler à volonté cette poche dont la structure el les rapports anatomiques sont encore ignorés. Celte poche se tuméfie après la mort jusqu'à sortir de la bouche. Dans l’Animal vivant, la dilatation de cette poche nécessite l’extension des plis abdominaux. La dorsale est au-dessus de l'anus.
B. a mi sEAi' EoiüTi australe. Balœna rostrata australis. Pendant le séjour du capitaine Freycinet à la haie française des Malouine*. Quoy a observé un Baleinoptère tout à fait pareil, suivant lui, au Museau- Pointu. Il échoua sur le rivage ; mais sa longueur était de cinquante trois pieds quatre pouces, double par conséquent de l'espèce analogue boréale. La mâchoire inférieure avait neuf pieds six pouces de la commissure .au museau ; son rapport n’est donc guère que du sixième. Dans un individu boréal pris à Cherbourg , sur quatre mètres deux tiers, la mâchoire supérieure était d'un mètre, celle d'en bas d'un mètre un septième. Hunier en a disséqué un où la tête avait un quart de la longueur; dans l'Auslral, en outre, la figure des fanons est un trapèze dont les bords parallèles sont horizontaux; elle est triangulaire dans le boréal ( V . Lacépéde, pl. 8. f. 4). Ces fanons sont aussi plus longs proportionnellement, dans l’Auslral, où ils ont jusqu'à deux pieds six pouces. L'envergure de la queue était de treize pieds; les pectorales longues de six pieds trois pouces; la dorsale en croissant au-dessus de la verge , l'œil à peine apparent. Or, sur un Museau-Pointu boréal de cinq mètres, il avait près d’un décimètre de fente : l’œil est donc beaucoup plus petit dans l'austral. Quoy a observé que tous le* plis ne sont pas rectilignes ; il y en a qui se bifurquent : ils sont d'ailleurs comme dans les autres Baleinoplères. Blessé sur le sable où il était échoué, il put se rejeter à la mer; beaucoup de jeunes s’approchèrent comme pour le secourir. Chez eux, la nageoire dorsale parait plus grande à proportion. Le lendemain de sa mort, la mâchoire était fermée; le surlendemain elle était enlr’ouverte par le gonflement de la poche aérienne. Par sa taille, par la proportion de
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longueur de sa mâchoire , et surtout par la figure de «es fanons, unique entre les Baleines, cette espèce parait devoir être distinguée de la précédente. Cetera un second exemple, dans ce genre, de la différence de* espèces boréales et australes crues identiques.
B. Poescop. Ce nom de Poescop est donné par les Hollandais à une espèce nouvelle, australe, observée récemment par Delalande au Cap; il lui vient d’une bosse qui se voit sur son occiput. Elle est fort rare, puisqu'on n'y en voit pas plus de deux ou trois par an, et quelquefois pas du tout. Sa dorsale se trouve à peu près au-dessus des pectorales, position qui ne se retrouve dans aucun autre Kaleinoplère. Les caractères ostéologiques de sa tète sont à peu près les mêmes que dans la Jubarte. dont elle diffère seulement par le bombement de l'occipital, déprimé eu deux fosses chez ce dernier; il n'y a de soudé au cou que l'axis et la vertèbre suivante, encore la soudure est-elle imparfaite, et le fibro-cartilagc existe entre les deux corps de vertèbres; la colonne vertébrale a cinquante-trois vertèbres, dont trente-six concourent au canal rachidien; il va treize paires de cèles. De toutes les Baleines c'est celle dont la nageoire pectorale a la plus grande longueur. De scs quatre doigts , les deux moyens ont huit et neuf phalanges : il en résulte que la largeur est proportionnellement fort petite. Les pécheurs en prennent fort peu à cause de leur rareté, de la difficulté de les attaquer . de leur vitesse bien supérieure à celle du Nord- Caper, et du peu d'huile qu’elles produisent. Le dessus du corps est noir. la gorge rose marbrée, et le reste du dessous du corps blanc. Delalande a trouvé dans ses intestins, comme dans ceux du Kord-Caper, celte matière liquide d'un si beau rouge, que l’on a signalée depuis longtemps dans les autres Baleines et dans les Cachalots. Par ses caractères , tant extérieurs qu’ostéologiques, cette Baleine est évidemment distincte des autres Baleinoptères; c’est donc une esp. nouvelle.
Des douze ou treize esp. présomptives de Baleines, trois, bien déterminées, sont des mers australes; les autres des mers boréales, de celles-ci deux seraient particulières au nord de l’Océan Pacifique.
Baleines fossiles. Il existe au Muséum deux têtes de Baleines fossiles : l’une, que nous désignerons sous le nom de Macrocéphale jusqu'à ce que l’on ait déterminé sa place zoologique et son nom, diffère des Baleines connues par la courbure de son bec dont la convexité est inférieure; l’évent y est presque vertical. Comme dans les Cachalots, les maxillaires, fort élargis à leur hase, après avoir doublé le frontal, se repliaient en voûte en avant et en dedans. Trouvée sur la plage de Sos, département des Bouches du-Rhône.
L’autre a le bec si arqué, à la manière ordinaire, que les intermaxillaires font presque un angle droit sur le plan des frontaux ; le canal osseux de l'évent est parallèle à ce plan ; les os du nez saillent entre les deux évents- Trouvée en creusant le bassin d’Anvers.
Cortesi ( Saggi géologie i , piavensa 1819) a décrit et figuré deux squelettes de Baleines fossiles. Nous croyons ces Baleines non identiques entre elles, et elles sont évidemment différentes des deux précédentes, ainsi que des esp. vivantes dont le squelette est bien
connu et desquelles, comme les deux précédentes, elles sont d’ailleurs séparées par In petitesse de leur taille.
Cortesi n'ayant pas donné de nom à l'esp. dont il a trouvé un squelette parfaitement conservé à Montc- Pulgnasco. nous proposerons de lui appliquer celui de Cuvier f en l'honneur de l'illustre créateur de la zoologie souterraine. Elle est caractérisée par la dépression de la tête haute seulement de 10 pouces 4 lignes audessus du plan inférieur des condyles; la grandeur de ses fosses temporales; le sillon et la crête occipitale; la grande obliquité du canal de l’évent, dont la direction est presque horizontale ; le peu de courbure des branches maxillaires, d'où résulte une ellipse d'un cinquième plus excentrique que dans la Baleine museau-pointu, celle des Baleines vivantes où l’arc maxillaire est le moins convexe. Toutes les vertèbres cervicales sont libres. Leur corps a proportionnellement plus d’épaisseur et le cou plus de longueur que dans aucune des espèces vivantes. Enfin, il n’y a que 34 côtes. La longueur totale est de 21 pieds. Des Huitres étaient adhérentes en divers point» de ce squelette, elles s’y étaient donc fixées pendant leur vie. Ce squelette avait donc été longtemps gisant sur le fond d’une mer tranquille.
Nous appellerons Baleine de Coetesi l’esp. trouvée à Montczago dans le Plaisantin, et très-bien décrite par cet auteur. La tête et le squelette étaient moins complets que dans la précédente. Nous la croyons une esp. distincte en ce qu’elle n’a que douze pieds et demi de long. Or, tous les caractères du squelette indiquent l’état adulte, entre autres la parfaite consolidation des cartilages intervertébraux et la saillie des apophyses épineuses cervicales. D'ailleurs, l’arc maxillaire est aussi peu courbé que dans la précédente. Ces squelettes ont été trouvés entre six et huit cents pieds au-dessus du lit des ruisseaux voisins, dans des couches de Marne bleue, sur lesquelles repose le sol du Plaisantin.
BALEINON ou BALEINEAU, mais. Noms des jeunes Baleines.
BALEINOPTÈRE mai. G. de Cétacés formé par Lacépède, aux dépens des Baleines, et qui n’a été adopté que comme sous-genre.
BALEMCANDA-SCHÜLARMAND1. bot. S. d’Ixie de la Chine.
BALÉNAS. bas. y . Baleinas.
BALÉNEAU. hax. V. Baleixon.
BALERI. ois. N. vulg. du Faucon Cresserelle.
BALFOUR ou BALFOURIE. Bal fou tin. bot. Apocynées; Pentandrie Digynie, L. ; G. établi par Brown pour un petit Arbre de la Nouvelle-Hollande, dont les feuilles sont opposées, linéaires, lancéolées; les fleurs disposées en cymes trifides, latérales ou terminales. Il se distingue par sa corolle infundibuliforme, dont la gorge est couronnée par un petit tube crénelé, et dont le limbe offre cinq lanières dressées, équilatérales. Les cinq étamines sont un peu saillantes; les anthères sont sagittées, aigues. soudées à la partie moyenne du stigmate; les deux ovaires sont totalement unis par leur côté interne ; le style est simple, dilaté à son sommet qui porte un stigmate anguleux. Dix squammulcs sont insérées à la base du calice, et en dehors de la corolle. On ne compte encore dans ce G. qu'une seule esp.,
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désignée par Brown sous le nom de B. «aligna.
BALI (Daubenton) ou BALI-SALAN-BOEKIT. iept. Serpent peu connu qui se trouve à Ternate, dans les montagnes, et qui paraît être le Cotuber plicatitis. V. Couleuvre.
BALICASSE. ois. Esp- du G. Drongo.
BALICl'S. bot. S. de Cytisus Cajan.
BALI-FF.AR. mxm. V. Bali-Sacr.
BAUGOt'LK , BOÜLIGOULE it BRIGOl LE. bot. S. à'Jçaricuê Eryngii, De Candolle. Champignon comestible, qui croit communément sur les vieilles tige» du Panicaut.
BM.IMBA ou BOL1MBA. bot. S. de Bilimbi. BALIMB1GO. bot. Petit arbre des Moluques, qui parait être I* Hibiscus populneu s. y. Ketmie.
BALIOSPF.RME. Baliospennum. bot. Euphorbiacées. G. établi par Blume. dans sa Flore de Java, et qu’il caractérise ainsi : fleurs monoïques; calice quinquéparli , roulé avant l’inflorescence; point de pétales; i les fleurs mâles ont de seize à vingt étamines libres dont les anthères ont leurs loges à l'extrémité des filaments. Fleurs femelles : ovaire rebordé inférieurement par une courte membrane; trois loges uniovulaires ; trois stigmates sessiles. Le fruit consiste en trois coques renfermant des semences arides. La seule espèce décrite jusqu'ici, le B. axillare f est un arbrisseau à feuilles alternes, oblongues; à fleurs mâles axillaires, presque fasciculées; à fleur» femelles solitaires et tout entremêlées. On la trouve sur les montagnes de Java.
BALI -SAUR. mai. Singulier Animal dont F. Cuvier forme un G. nouveau sous le nom d 'Àrctonj'x. Il appartient à l'ordre des Carnassiers Plantigrades; il a le port et les griffes d’un Ours, avec le museau, les yeux et la queue d’un Cocbon ; ses oreilles sont courtes; son museau est de couleur de chair; son poil est rude et beaucoup plus rare sous le ventre que partout ailleurs excepté sur la queue qui est presque nue. La robe est en général d'un blanc jaunâtre, ondée de noir, à cause de l’extrémité des poils qui prend celle nuance. La gorge est jaune ; un trait noir naît du côté du museau, passe sur l'œil , se rend au-dessus de l'oreille, et de là va vers le bas de l’épaule, d'où il se recourbe en dessous pour rejoindre celui du côté opposé; les quatre extrémités sont noires.
Duvaucel , qui a vu cet Animal dans la ménagerie de Baracpour, le dit originaire des vastes plaines qui s'étendent des rives du Gange à celles du Brahmapoutre; il s'est assuré qu'il a six petites incisives égales et deux longues à chaque mâchoire. Son nom indien de Bali- Saur ou Bali-Souar signifie Cochon de terre. Ce Quadrupède est lent dans ses mouvements, et grogne quand on l’irrite; il semble faire le passage des Carnassiers aux Pachydermes omnivores. F. Cuvier lui donne le nom d’yf retour* colla ris.
BALISE, moll. L’un des noms vulg. du Troque télescope.
BALISIER. Canna, bot. Ce G. a donné son nom à la fam. des Balisiers ou Cannées. Il se compose de pl. herbacées, à racine vivace, rampante et charnue, à tiges dressées, simples, portant des feuilles alternes et engainantes. dont toutes les nervures, partant de la cdte
médiane, sont obliques et parallèles. Les fleurs constituent un épi à la partie supérieure des tiges. Ces fleurs, d’une organisation très compliquée, présentent la structure suivante : leur calice est double : l’extérieur trèscourt, avec le tube soudé â l'ovaire qui est infère; le limbe est divisé en trois segments ovales; le calice intérieur, coloré, pétalnïdeet tubuleux à sa base, présente un limbe à six divisions , dont trois extérieures plus courte» , ovales, lancéolées, aiguës, égales entre elles : les autres sont ohovales, obtuses, comme spatulées ; deux de celles-ci, formant une sorte de lèvre supérieure, sont dressées, et la troisième, constituant la lèvre inférieure, est réfléchie. De la partie moyenne du tube formé par le calice intérieur part un appendice pétalolde, plus court que les deux divisions supérieures, un peu roulé en gouttière, et portant à la partie supérieure d'un de ses cdlés une anthère allongée, uniloculaire; cet appendice est le filet slaminal. L’ovaire, qui est infère, présente trois loges, contenant chacune un assez grand nombre de graines, disposées dans l’angle interne, sur deux rangées longitudinales; le style est plan et tranchant, caché inférieurement dans le canal formé par le filet de l'étamine, tronqué obliquement à son sommet; le stigmate se présente sous l'aspect d’une ligne glanduleuse. Le fruit est une capsule ovoïde, couronnée par les trois segments du calice extérieur; il offre trois loges qui contiennent plusieurs graines globuleuses, pyriformes, et s’ouvre naturellement en trois valves par le milieu de chacune de ses loges. L'embryon est renfermé dans l'intérieur d’un endosperme farineux.
Placé en tête de la Monandrie Monogynie de Linné, le G. Balisier se compose d'environ une douzaine d’esp., originaires des Indes-Orientales; quelques unes croissent également en Amérique. On cultive dans nos jardins le B. de l’Inde, C, indien. L., remarquable par ses feuilles ovales, très-larges, d’un vert tendre, par ses fleurs d’un rouge pourpre éclatant. Elle peut résister en pleine terre lorsque l'hiver n’est pas trop rigoureux. Le B à fleurs jaunes ou B. â feuilles étroites. C. angusti folia, L. Cette esp.. distincte delà précédente par ses feuilles plus étroites et ses fleurs mélangées de jaune et de rouge, est originaire de l'Amérique mér. On trouve encore dans nos serres et nos orangeries plusieurs autres esp., telles que le B. gigantesque, C. giyantca , le B. glauque, C. glauca , etc.
BALISIERS, bot. Fam. de pl. plus généralement désignées aujourd'hui sou» les noms de Cannées ou de Scitaminéet.
BAI ISO IDES. bot. y. AmoméES.
RALISTE. Batistes, rois. G. nombreux de l’ordre des Branchioslèges de Linné, rangé par Cuvier dans celui des Plectognatlies, fam. des Sclérodermes. Des Poissons généralement ornés d'assez belles couleurs, et remarquables par la bizarrerie de leur figure le composent; tous ont de commun ia compression de leur corps, qui est ordinairement tranchant et caréné, soit sur le ventre, soit sur le dos; celle de leur tête qui est terminée par une sorte de bec; la dureté et l’épaisseur de leur peau rugueuse qu’il est forte difficile de percer, et j qui les met , par cette sorte de cuirasse, à l'abri de la I morsure des autres Poissons; huit dents tranchantes et
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ns ao z semblables à des incisives disposées sur une seule rangée; l'absence apparente d'opercule et de rayons aux ouïes qui, cachées sous une peau épaisse, ne laissent voir à l’extérieur qu'une petite fente branchiale; des nageoires dorsales, dont la première, armée de forts aiguillons, est quelquefois réduite à un seul de ces aiguillons rudimentaires, lequel, s'abaissant ou s'élevant avec vivacité et comme par ressort, est caché quand l’Animal le couche dans une fente particulière. C’est la propriété que possèdent les Batistes de redresser une telle arme qui les fit comparer à une arbalète ou autre antique machine de guerre, et qui leur mérita le nom par lequel Artédi les désigna le premier. Outre leurs dorsales, la caudale, l'anale, et deux petites pectorales, quelques Batistes ont encore une ventrale unique que représente, quand elle manque, un aiguillon plus ou moins hostile, qui parait n'èlre qu'un prolongement des rudiments de leur bassin.
Les Poissons de ce G. ont, en général , la chair médiocre et quelques rapports de physionomie avec les Cliélodons; ils habitent les mers de tout le globe, surtout dans les pays chauds, où ils se plaisent parmi les rochers; ils y nagent à Heur d'eau, se nourrissent de Coquilles, passent pour vénéneux dans certains parages, et craignent peu d'ennemis, doués qu’ils sont par la nature d'arines offensives et défensives qui les font respecter; leur allure est assez lourde et embarrassée; ils se rendent plus légers au moyen d’une grosse vessie natatoire, située près du dos, et de la faculté qu'ils ont de distendre considérablement leur ventre.
Gmelin, dans la treizième édition du Systema naturœ , a décrit dix-huit esp. de Balisles, que Lacépède a portées au nombre de vingt six; Schneider, dans son édition de Bloch, en a encore ajouté de nouvelles et Bosc, deux dans le Dictionnaire de Détcrville. Avec celles que nous ajouterons ici et quelques autres mentionnées et figurées par Cuvier, ou conservées dans les galeries du Muséum, on pourra porter à quarante environ le nombre des Balisles qu’on doit réputer connus. On peut les répartir dans les quatre sous genres suivants :
•f Baliste* proprement dits. Les esp. de ce sous G. ont le corps entièrement revêtu de grandes écailles très dures, rhomboldales, qui n'empiètent pas les unes sur les autres; ces écailles ont l’air de compartiments. La première dorsale a trois aiguillons dont le premier est très fort, et le troisième ou dernier fort petit; quand la ventrale n'existe pas, elle est remplacée parquelques aiguillons.
«. Queue nue ou du moins dégarnie de tout aiguillon ou armure particulière.
B. Caprisqce ou Porc. B. Cap ris eu. h, L.;Séba. Mus. SA. xxtv, f. 16. C'est le Caper des anciens, le Pescebaleslra de la Méditerranée ; on le trouve jusque dans les mers d'Amérique; ses couleurs varient selon les climats qu'il habile ; elles sont nuancées de violet , de bleu et d'or. Aucun auteur n’a donné d’une manière exacte le nombre des rayons de ses nageoires.
B. vielle. B. Vctula , L. ; Turdus oculo radiato, Catcsb., Carol, 2, T. xxii. La fig. 33, pl. 10, donnée dans l'Encyclopédie pour celle de ce Poisson, ne nous parait pas présenter la moindre analogie; mais la des-
cription est exacte; le fond de cette esp est brun, les lèvres, les nageoires, une grande bande en travers de la tête, et quelques lignes divergentes autour des yeux en manière de rayons, sont d’un beau bleu ; quand on le prend, il fait entendre un petit bruit qui a été comparé aux plaintes d'une voix affaiblie par l’âge, cl de là le nom donné à ce Baliste; le précédent présente la même singularité.
Les B. mactilatus , Bloch; Encycl., Pois. T. u,f.37; Punira Stella ris , Schn. ; forci pat un , puni talus, Gmcl.;/Wscus, Schn.; Grande-Tache, américain etNoir, de Lacépède, appartiennent à celle section.
fi. Les côtés de la queue armés d'un certain nombre de rangées d’aiguillons ou épines recourbés eu avant, avec de grandes écailles derrière les ouïes.