‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 4)Chapitre 68 sur 125 · A douze ou quinze rangées · texte numérisé non relu

A douze ou quinze rangées

Le Baliste bourse de Lacépède.

y. Des tubercules sur les côtés de la queue, au lieu d’aiguillons.

Le Baliste bridé de Lacépède est probablement l'Assasi de la Mer-Bouge.

Moxacaxtbes. Les esp. de ce sous-genre n'ont que de très-petites écailles ou sont simplement hérissées de scabrosilés roides et serrées. L’extrémité du bassin, saillante et épineuse comme dans les Balisles proprement dits. y devient quelquefois une nageoire assez étendue. La première dorsale n’est plus représentée que par un aiguillon recourbé très-remarquable, plus ou moins fort et muni d'un, de deux, ou même de quatre rangs de dents en scie, fort aiguës; la disposition et la figure de cette arme ont quelquefois mérité le nom de Licorne ou Monocéros aux Poissons qui en sont porteurs.

a. L'os du bassin très-mobile et tenant à l'abdomen par une sorte de fanon extensible.

B. Chinois. B. sinensis, L.; Encycl., Pois. tab. 12, f. 31. C’est le Pira-aca des Brésiliens. Ce Poisson, en dépit d'un nom qu’il tient de sa forme bizarre, n’est pas des mers de la Chine, mais des côtes de Siam, et de celles du Nouveau Monde. Sa nageoire ventrale, assez grande et dont les rayons sont dentés, le rend remarquable.

B. T AtPi. B. tatpina, Bory. Cette singulière esp., qui acquiert de trois à sept pouces de long, est d’une forme assez allongée, et comme bossue ; sa caudale est fort considérable; l'aiguillon antérieur fort long, aigu, et

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profondément denté. Sa nageoire ventrale, ou plutôt le fanon qui représente cette nageoire, parait devoir être fort extensible, et produit sous la gorge de l'Animal, quand il la gonfle, un véritable goitre non aiguillonné; toute la couleur de l'Animal est d'un noir lavé, qui présente cependant quelques teintes plus foncées sur le dos; l'iris sent lire sur le jaunâtre; la peau dure, qui semble luisante, ne présente ni écailles ni tubercules. Le contre-ainiral My lins a découvert cette espèce dans la baie des Chiens- marins à la Nouvelle -Hollande; et c'est d’après le dessin qu’il en a fait qu'a été rédigée la description qui précède.

B. de Mylics. B. Mjrlii, Bory. C’est encore au contre-amiral Mylius que nous devons la connaissance de cette espèce remarquable; elle a été prise à la Nouvelle-Hollande dans la baie des Chiens - marins; sa forme est à peu près ovale, un peu bossue sur le dos; l’aiguillon antérieur est armé en arrière de treize dents; sa queue est fort grande, avec vingt-quatre rayons fourchus, en éventail, ayant le bord d'un jaune serin assez vif qui s’affaiblit vers la base, et qu'interrompent deux bandes parallèles noirâtres , qui traversent cette queue du haut en has. La dorsale et l'anale sont également jaunes, avec quelques petites taches ; une ventrale plus considérable que n'en présentent les autres Batistes, et dont les rayons ne sont ni dentés ni épineux, caractérise cet Animal, qui est d'une couleur brune, tirant sur le bleuâtre; la couleur générale du corps est d’un gris noirâtre, marqué de quelques teintes jaunâtres; des verrues de cette dernière couleur forment derrière les yeux dont l’iris est jaune, et sous le corps, vers l'anale, des taches irrégulières, outre deux bandes diagonales qui, parlant de l'insertion postérieure de la dorsale pour arriver à l'insertion de la ventrale, laissent entre elles un espace uni; deux rangs de tubercules ou d’aiguillons se voient aux côtés de la queue.

Le B. tomcnlosus de Bloch, qui n'est pas celui de Linné, appartient encore â cette division, ainsi que l'espèce que Cuvier a figurée sous le nom de geographicu s. Cette dernière a la peau garnie de fines écailles, dont les nuances se font remarquer comme le tracé d'une carte géographique ; elle est aussi des mers de la Nouvelle-Hollande.

fi. Ayant les côtés de la queue hérissés de soies rudes, et point de fanon.

Le B. tomcnlosus, L., qui est le Poisson Monocéros des anciens auteurs, particulièrement de Lécluse, IJ sot. 145, et le B. à brosse de Lacépède, appartiennent à cette division.

y. N'ayant ni nageoire ventrale ou fanon, ni poils â aiguillons sur les côtés de la queue.

Les B. hispidus et papillosus de Linné, le rillosus, le guttatus et le penicilligerus de Cuvier, le Varié et le Cuivré de Dose, appartiennent à celte division. La dernière esp. a l'aiguillon dorsal quadrangulaire, denté sur chaque angle.

ttt Alu TfeRE. Les esp. de ce sous-genre ont le corps allongé, couvert de petits grains serrés , à peine visibles, une seule épine â la première dorsale, et le bassin étant entièrement caché sous la peau. Non-seulement il n'existe sur le ventre ni fanon, ni rudiment de na-

geoire, mais pas même d'aiguillons ou rayons osseux.

Le Monocéros de Linné et sa variété, B. scriptus , L., unirornu de Cateshi, Carol. 19; le Monocéros de Bloch, Encycl., Pois. T. 10, f. 31. différant du précédent, le lœris et le Kleinii avec le Poisson figuré par Marcgrave sous le nom d’/fcaramMci#, constituent ce sous-genre.

•j-ffi- Triacaxtde. Une seule esp. est jusqu'ici com- | prise dans ce sous-genre : ses caractères consistent en ; quatre épines â la dorsale antérieure, dont la première | est très-forte comme dans tous les autres Batistes. et ; dont les deux forts rayons épineux, qui. adhérant à un bassin non-saillant, forment deux espèces de nageoires ventrales, où se voient deux ou trois petits rayons. La peau est garnie de petites écailles serrées.

B. not ble- AiGriLLon. B. biaculeatus, L. ; Bloch, pl. 149, f. 9. Batiste â deux piquants. Encycl., Pois.

; pl. 1 1, f. 30. Ce Poisson , des mers de l’Inde , est d’une I forme assez allongée : deux sillons lui servent à cacher j les deux aiguillons dentés de ses nageoires ventrales;

| ses couleurs sont tristes.

| On pourrait peut-être former encore un cinquième , sous-genre pour y comprendre les esp dont la première dorsale est formée ou représeulée par deux aiguillons; on y comprendrait sous le nom commun de Diacaytie les B. Ctirassavien, Klcinien, Pralin, (acheté, mamelonné et velu, qui seraient extraits des sous-genres précédents.

La plupart des esp. du G- dont il vient d'étre question ayant été établies sur des individus conservés dans les collections, d’une manière plus ou moins parfaite, et la synonymie établie, communément fondée sur des figures souvent médiocres, il règne une certaine confusion parmi les Balisles, dont une bonne monographie serait un service rendu à l'Histoire naturelle.

BALIVEAUX, bot. Jeunes Arbres de la plus belle venue, et réservés, dans la coupe des taillis, pour former ou entretenir la futaie.

B ALLAN. pois. Esp. du G. Labre.

BAI.LAR1A et BALLARION. bot. S. anc. de Lichen.

BALLARIS. bot. S. de Conferve.

BALLE, bot. y. B a le.

BALLEL. bot. S. de Contolvulus repens, L. y. Li-

BALl.ERt'S. pois. Esp. du G. Cyprin.

BALLIER1A or BAILI.ERIA. bot. Ce G., appartenant à la fara. des Synanthérées, présente un involucre composé de quatre à cinq folioles, et un récepfable paléacé,

| qui porte des fleurons mâles à la circonférence, et fe- ! ruelles au centre. Les corolles des premiers sout plus < étroites â leur base; les akènes des seconds sont ovoïdes,

| comprimés et surmontés de deux petites cornes. Auhlet, 1 auteur de ce G. sous le nom de Baiilieria, en a ren- . contré dans la Gtiiane deux petites esp.; l'une B. espera, pl. herbacée, à fleurs paniculécs, à feuilles ovales, acuininées au sommet, dentées à leur contour, et âpres à la surface, appelée vulgairement par les habitants Coi nanti franc ou Herbe <i enivrer le Pôisson , parce que telle est en effet la propriété dont elle jouit , et i qu’on met à profit pour se procurer une pèche facile et I abondante : l'autre, qui ne produit pas les mêmes effets.

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