‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 4)Chapitre 69 sur 125 · BAI · texte numérisé non relu

BAI

BAL

c’est le B. sylrestris ou Conami bâtard, qui n’est peut-être au reste qu'une variété de la première.

Swarlz, Willdenow et Persoon, qui font de ce G. leur Trixis, en décrivent trois autres esp. originaires de la Guiane ou des Iles de l’Amérique sept. 11. Cassini lui trouve beaucoup d’analogie avec le Parthenium , et le place avec lui daus sa tribu des Héliantliérs.

BALLOTE. BaUota. bot. Labiées; Didynamie Gymnospermie, L. Ce G., rapproché des Marrubes. s’en distingue par son calice évasé, strié, terminé par cinq dents aigues et divergentes; par sa corolle dont le tube est plus long que le calice, la lèvre supérieure concave et en forme de voûte, la lèvre inférieure trilobée, le lobe moyennant plus grand et échancré; les quatre étamines sont réunies sous la lèvre supérieure; les fleurs forment des verticillcs serrés, munis de bractées linéaires. Nous ferons remarquer parmi les esp. nombreuses de ce G. :

La B. fétide. B. nigra, L., vulg. Marrube noire. Elle croit en abondance dans les lieux incultes et stériles, sur le bord des chemins et des grandes routes, où elle fleurit pendant tout l’été : sa lige est rameuse, carrée ; ses feuilles sont ovales, subcordiformes et crénelées, d’une couleur verte très foncée; ses fleurs sont rougeâtres. Elle répand une odeur peu agréable.

La B. LAi.iEtsE. B. lanata, L. Cette esp., qui se distingue par les longs poils blancs dont toutes ses parties sont recouvertes et par ses fleurs blanches, croit en Sibérie. On la cultive quelquefois dans les jardins.

On a récemment, et d’après Desfontaines, donné ce même nom de Bali.ote à un Chêne.

BALMISIA. bot. S. A'drisarum.

BALO. bot. S. vulg. de Placoma.

BALOTA. ois. S. de Chevalier.

BALSAMAKIA. bot. Loureiro a séparé le Calophylium Inophyllum, L., distinct de ses Congénères, par son calice composé de deux folioles, par le nombre de ses pétales qui est six, par ses étamines réunies en cinq ou six paquets; et il l’a dénommé ainsi à cause du suc que fournissent son tronc, ses rameaux et ses feuilles, et qui est connu vulgairement sous le nom de Balsamum Marias. Il croit dans les Indes-Orientales.

BALSAMIER. bot. P. Anyris.

BALSAMINE. Balsamina . bot. Ainsi nommé par Tournefort et Jussieu , ce G. a été appelé ImjHitiens par Linné et par la plupart des auteurs systématiques. Cependant, le premier de ces noms étant antérieur, nous croyons, à l’exemple de Jussieu, devoir l'adopter. Les affinités et la place du genre Balsamine, dans la série des ordres naturels, ne sont point encore fixés d’une manière bien positive. Placé par Jussieu à la suite des Géraniacées, rapproché par Bernard de Jussieu des Papavéracées, et des Violettes par Lamarck, il se distingue, de ces trois ordres, par quelques caractères importants qui nous paraissent suffisants pour faire du G. Balsamine le type d’une fam. nouvelle que nous désignons sous le nom de Balsaminécs. Nous allons donner, avec quelques détails, la description du G. Balsamine, qui formera, en quelque sorte, les caractères de notre nouvelle fam. des Balsaminées.

Toutes les esp. de Balsamines, au nombre d’une douzaine environ, sont des PI. herbacées, annuelles ou

vivaces, portant des feuilles alternes, rarement opposées, simples, dépourvues de stipules; des fleurs pédonculées et axillaires. Leur calice se compose de quatre sépales irréguliers et inégaux : deux extérieurs et latéraux, beaucoup plus petits, ovales, aigus, égaux entre eux ; un supérieur plus grand, très-convexe ; un inférieur, le plus grand de tous, terminé à sa base par un éperon plus ou moins allongé; la corolle, plus longue que le calice, est formée de quatre pétales inégaux, réunis et soudés deux à deux par la base, où ils se terminent en onglet. Dans chaque paire de pétales, il y en a un constamment plus petit, en sorte, qu’au premier abord, la corolle semble dipétalée. Les étamines, au nombre de cinq, sont un peu obliques, rapprochées sur le pistil qu’elles recouvrent entièrement; leurs filets, qui sont courts et inégaux, sont en partie soudés entre eux et en partie libres; les cinq anthères, soudées dans toute leur longueur, sont â deux loges qui s’ouvrent chacune par un sillon longitudinal. Le pistil est libre; l’ovaire est ovoïde, très-allongé, marqué de cinq sillons longitudinaux : coupé transversalement, il offre cinq loges, et dans chacune d’elles environ six ovules attachés â l’angle rentrant. Le style est court et très-épais, à peine distinct du sommet de l’ovaire; il se termine par un petit stigmate qui offre cinq dents rapprochées. Le fruit est une capsule ovoïde, oblongue, quelquefois étroite et allongée, marquée de cinq sillons longitudinaux ; elle présente cinq loges qui renferment chacune de trois à six graines ovoïdes, attachées â l’axe, et redressées vers le sommet de la loge. A l’époque de la maturité, cette capsule s’ouvre avec élasticité, en cinq valves qui se roulent en spirale vers le pédoncule, et s’en détachent presque aussitôt. La graine contient un embryon très-gros, dépourvu d’endosperrae, ayant la radicule très-courte et inférieure, les deux cotylédons épais et charnus. — Nous citerons les esp. suivantes de ce G. comme plus dignes d’être remarquées :

La B. des jardins. B. hortensia ou Impatiens Balsamina, L. PI. annuelle, originaire de l’Inde, que l’on cultive aujourd’hui dans tous les jardins, et qui se fait distinguer par sa tige dressée, rameuse, charnue, rougeâtre inférieurement; par ses feuilles alternes et sessiles, lancéolées, dentées en scie; par ses fleurs ordinairement rouges, pédonculées, réunies au nombre de trois à six dans l’aisselle des feuilles supérieures.

La B. des bois. B. impatiens ou Impatiens Nolitangere , L. Remarquable par sa racine vivace, par ses tiges plus grêles et glauques; par ses feuilles courtement pétiolées, ovales, aiguës, dentées en scie; par ses fleurs jaunes réunies au nombre de trois à quatre, au sommet d'un pédoncule commun et axillaire. Cette esp. croît spontanément dans les bois ombragés de l’Europe sept, et même de l'Amérique du Nord.

BALSAMINE MALE. bot. Esp. du G. Momordique.

BALSAMINÉES. Balsamines, bot. Richard propose l’établissement de celte nouvelle fam., dont le G. Balsamine serait le type et le modèle. Ses caractères sont les mêmes que ceux dont nous venons de faire l’exposition détaillée. En les comparant attentivement avec ceux des autres ordres, dont on a rapproché des Balsaminécs, tels que les Géraniacées et les Violariées. il

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sera facile de voir qu'elles forment un groupe tout à fait distinct. En effet, dans les Géraniacées, l'ovaire est à cinq loges, ne contenant jamais que deux ovules; les étamines, au nombre de dix ( dont trois ou cinq avortent quelquefois) sont libres et non soudées entre elles; l'embryon est dépourvu d'ondosperine, et les feuilles sont accompagnées de stipules. Notre farn. se rapprocherait davantage de* Violariées; mais dans ces dernières, l'ovaire est uniloculaire, et les ovules sont attachés à trois trophospermes pariétaux; la capsule s'ouvre en trois valves, et les feuilles sont accompagnées de stipules. Ces différences nous paraissent suffisantes pour établir, comme groupe distinct, la fam. des Balsa minées, que nous plaçons auprès des Géraniacées, dont cependant elles diffèrent par plusieurs caractères trèsimportants. Cette nouvelle fam. ne se compose encore que du seul G. Balsamina; mais plusieurs autres groupes, établis par les auteurs modernes, ne sont également composés que d'un seul G., ainsi qu'on le voit pour les Globulariées, les Violariées, les Résédacées, les Calvcanlhées et plusieurs autres.

BALSAMITE. Balsamita. bot. Desfontaines a retiré du G. Tanacetum quelques esp. dont il a fait, à l'exemple de Vaillant, le G. Balsamite. 11 se distingue par son involucre composé d'écailles imbriquées très-nombreuses , par son pliorante nu , par ses fleurons tubuleux tous hermaphrodites et quinquéfides, par ses fruits couronnés par un rebord membraneux, incomplet. Une des esp. les plus remarquables de ce geure est la grande Balsamite, Balsamita suaveolens, Desf., ou Tanacctum Iiaisamita y L., vulg. nommée Menthe-Coq, Grand- Baume. Baume des jardins. Elle est vivace; sa lige est droite, rameuse; ses feuilles elliptiques, dentées : les supérieures sessiles, les inférieures pétiolées ; les fleurs jaunes et disposées en corymbes. Cette pl., extrêmement aromatique, croit dans les départements méridionaux de la France. On la cultive dans les jardins.

BALSAMODEiNDRE. bot. Balsamodendrum. Fam.

des Téréhinlhacées. Kunth a formé ce G. aux dépens des Amyris, en lui assignant pour caractères : des fleurs diclines; un calice persistant, quadridenté; quatre pétales linéaires, oblongs; huit étamines insérées sous un disque annulaire et ayant entre elles des points verruqueux élevés; un ovaire, un style court, obtus; une baie ou drupe ovale, aigué, marquée de quatre sutures, à une ou deux loges monospermes. Les esp. qui constituent ce nouveau G. , et on compte parmi elles les Antyriê Gileadense, Opabalsamum , hatuf et Zeylanica, sont des Arbres balsaïuifères, à feuilles composées de trois à cinq folioles sessiles, originaires des contrées orieutales du globe.

BALSAMQNA. bot. La pl. décrite sous ce nom par Vandelli, appartient au G. Cuphée de Jacquin.

BALSAiNNES oc BALZANNES. ma*. Marques blanches et annulaires qu'ont souvent les Chevaux près du sabot.

BALTIMORE, ois. Esp. du G. Troupiale.

BALTIMORE. Baltimora. bot. G. de Linné, appartenant à la fam. des Synanthérées, et à la tribu des Hélianthée» de Cassini. Son involucre est cylindrique, à plusieurs folioles disposées sur un seul rang ; son ré-

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