‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 4)Chapitre 70 sur 125 · B AM · texte numérisé non relu

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coplacle garni de paillettes ; ses fleurs sont radiées ; les fleurons au nombre de dix ou douze et mâles; les demi-fleurons au nombre de cinq et femelles; les akènes sont dépourvus d'aigrette et triangulaires. Ce G. doit son nom à la ville de Baltimore, près de laquelle on a rencontré l’esp. qui lui sert de type. C'est une petite pl. herbacée dont la tige est lélragone, les feuilles opposées, âpres et marquées de trois nervures, les fleurs disposées en panicules terminales, peu garnies. Persoon en décrit une seconde esp. à fleurs presque sessiles , conservée dans l'herbier de Richard , et qu’on cultivait dans le jardin de Trianon sous le nom de Miller ia alba.

BALZANNES. mai. V. Balsaxnes.

BAMBAGIO UES INDES, bot. S. de Bombax.

BAMBÈLK. pois. S. de Véron, y. Able.

BAMBI.A. ois. Esp. du G. Fourmillier.

BAMBOCHES, bot. Nom donné aux jeunes pousses de Bambou, dout on fait des cannes.

BAMBOS. bot. V. Bambou.

BAMBOU. Bambusa. bot. Graminées. G. que Retz forma le premier quand il établit que VArundo Bambos de Linné devait être séparé des Roseaux ; ce botaniste le désigna sous le nom de Bambos, que Schreber changea en celui de Bambusa. Le caractère exposé par Schrebcr dans son Généra, publié en 1789, ne laisse, quant à la précision, presque rien à désirer, el, à la même époque, Jussieu constitua, avec une Graminée arborescente de Mascarcigne, vulgairement nommée dans cette ite le Calumet des hauts, son G. Aastus. On n’a qu'à comparer les caractères génériques donnés par ces deux botanistes, pour se convaincre qu'ils avaient sous les yeux deux pl. tout à fait différentes. Le G. Bambusa de Se h relier présente des épillels à plusieurs fleurs, dont les inférieures hermaphrodites, et les supérieures mâles. Chaque fleur consiste en un ovaire surmonté d'un style bifide, de six étamines, de trois écailles hypogynes, et de deux paillettes, dont l'intérieure enveloppe d'abord la fleur, el dans la suite le fruit. A la base des épülets, on observ e plusieurs écailles semblables aux glumes des autres Graminées, mais plus nombreuses. Dans le G. iïastus, au contraire, l'épillel est composé d'un grand nombre de glumes, dont la terminale seulement renferme une fleur nue, c'est-à-dire trois écailles nectarines, six étamines, un style à trois divisions profondes, et point de paillettes. Cette structure présente quelque analogie avec celle de certaines espèces de Sckænus. On trouve en outre à la base de la glume qui enveloppe la fleur, un pédicellc couché dans le sillon dorsal de cette même glume, et portant à son extrémité une petite Heur stérile. Malgré ces différences bien sensibles, plusieurs botanistes ont réuni le Nastus au Bambusa , ils ont même confondu, sous le nom de Bambusa arundinacea , le Mastus de Jussieu, avec la pl. de Rhéedc et de Rumph, que Linné désigna sous le nom d ' Arundo Bambos. Beauvois, en conservant les deux noms, mais en les appliquant mal à propos à d'autres pl. , a augmenté la confusion. Le caractère et la figure du G. Bambusa qu’il a donnés dans son Agroslographie , ne répondent pas à la description de Schreber. Son. Aa* J us, formé avec une

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nouvelle espèce de Bambou , le Bambusa Thouarsii ( Kunlh), qui lui a été communiqué par Aubert du Petit-Thouars, doit être supprimé, et la dénomination de N'astus préférée, comme plus ancienne que celle de Stemmatospermum , qui désigne, chez lui, le même genre.

llumholdt et Bonpland ont fait connaître, dans leur Histoire des pl. équinoxiales, deux autres Graminées arborescentes de l'Amérique méridionale, sous les noms de B. Guadua et B. latifolia. Kunth a partagé d'abord (Nova Généra et spec. Pl. t. t) leur opinion en rapportant également ces Végétaux au G- Bambusa; mais ce savant a reconnu depuis qu'ils présentent des différences suffisantes pour en former un G. distinct, quoique très-voisin de celui qui fait le fond de cet article. Le Guadua, c’est le nom générique sous lequel Kunth réunit les deux esp. de Humboldl et de Bonpland, a un style profoudémenl tripartile; dans le Bambusa, au contraire, il est, d'après le témoignage de Retz, de Scbreber et de Roxburg, seulement bifide. Le Bambusa a les fleurs inférieures hermaphrodites, tandis que, dans le Guadua, celles-ci occupent la partie supérieure de l’épillet. Kunth se trouve encore dans la nécessité de former du B. baccifera de Roxburg un G. particulier, auquel il conserve le nom de Beesha , sous lequel il a été décrit par Rhéede dans son Hortus Alalabaricus. Son gros fruit charnu et quelques différences daus la structure des parties florales suffisent sans doute pour autoriser celle séparation. Le Chusque, Graminée grimpante de l'Amérique équinoxiale, ne fut placé par Kunth que provisoirement dans le G. Nastus , dont il diffère par le nombre de scs étamines et des stigmates ; il propose maintenant d'en former un G. à part, qui renfermera deux esp., le Nastus Chusque (A or. Gen. et spec. Plant. Amer, œquinox.), et VArundo Quila de Poiret, très-différent de la pl. de Molina. Il resterait à exposer les caractères dos cinq G. dont il vient d'élre question, en y rapportant les diverses espèces connues qui s'y doivent répartir. Nous bornant ici à -décrire le G. auquel Kunlh réserve le nom de Bambusa, nous renverrons, pour les autres, â leurs articles respectifs.

Telles sont les observations de Kunth qui a établi avec toute la précision latine, et en botaniste profond , les caractères du G. dont il est question , nous en donnerons ici un aperçu : ils consistent en épillels oblongs, comprimés, distiques et multiflores; à trois fleurs dont une. inférieure, est hermaphrodite, les deux autres, supérieures, sont mâles; le style est allongé, bifide, selon Retz, Scbreber et Roxburg, mais quelquefois trifide dans une esp. nouvelle de ce G. , communiquée par le savant Du Petit-Thouars; les stigmates sont plumeux, etc. Les Bambous, véritables Graminées dont les chaumes nombreux, très -élevés, noueux, émettent des rameaux par leurs nœuds, finissent par former des massifs d’une verdure gracieusement balancée dans les airs en panaches ondoyants. Peu de Végétaux présentent un port à la fois plus élégant et plus nuûrslueux. Ces végétaux ne contribuent pas moins que les Palmiers à donner aux paysages équinoxiaux une physionomie particulière. Dans l'Inde, qu’ils habi-

tent et d'où ils ont été transportés dans toutes les colonies européennes des deux mondes, on les cultive en haies gigantesques autour des grandes habitations. Ces haies immenses sont ce que l’on appelle, dans les établissements français, des balisages ; il est difficile de s'en former une idée quand on n'en a point vu. Le frottement des grands chaumes qui se confondent dans leur épaisseur divergente et qui , tout gros qu'ils sont, n’en demeurent pas moins flexibles , produit, quand le vent agite le balisage, un bruit très-fort, singulier et capable d'effrayer qui ne l’a jamais entendu. Des personnes dignes de foi assurent que ce frottement de surfaces polies a quelquefois produit un feu dont est résulté plus d’un incendie considérable. Les Bambous ont leurs rameaux piquants dans leur jeunesse ; leurs feuilles sont du plus beau vert, et très-mobiles sur leur insertion, ce qui contribue à donner tant de jeu à leur verdure quand les vents s’y jouent. Leurs fleurs forment une sorte de panicule imparfaite, composée d’épillets interrompus et sans ordre; elles se montrent rarement, et jamais sur les individus vigoureux, qui sont en pleine végétation. Bory raconte qu’après en avoir cherché vainement pour son herbier, il avait en quelque sorte renoncé à de nouvelles investigations, quand l'inceudie d’un balisage ayant eu lieu dans une habitation de la rivière de l'Est de l’ile de Mascareigne, il a pu s’en procurer. Les nouvelles pousses de certains vieux troncs qui avaient résisté aux flammes se chargèrent de fleurs, dont le nombre alla toujours en diminuant quelques années après, et, lorsque les Bambous eurent repris leur ancienne vigueur, on n’en retrouva plu*. On verra à l'article des G. américains détachés du G. Bambou, que le même fait s’observe chez eux. Hubert l’alné a fait sur l’air contenu dans les entrenœuds des Bambous et sur les sons qu’il occasionne des expériences fort curieuses.

Le bois des Bambous est d’une extrême dureté ; il est fort employé dans les pays que pare ce précieux Végétal, pour construire des meubles, des entourages en palissades, des parois de maisons, des supports de charpentes légères, et des barres de palanquin. Les Indiens font des nattes et des corbeilles de sa surface coupée en lanières très-minces ; mais de tels ustensiles ont l'inconvénient de remplir les doigts d’échardes. Les Bambous dont on fait des cannes sont les très-jeunes tiges de ces Graminées gigantesques. Une liqueur douce et miellée découle spontanément de leurs noeuds dans l'intérieur desquels on trouve une concrétion siliceuse, connue sous le nom de Tabaxir, célèbre dans quelques parties de l’Asie par les propriétés merveilleuses qu'on lui attribue.

BAMBUSA. bot. y. Bambou.

B a MI A. bot. S.d 'Hibiscus esculentus, L. y. Ketmie.

BAN. bot. Même chose que Calaf.

BANABA ou BAN AV a. bot. Camelli a figuré, sous ce nom ( le., 42), une pl. que Ray, dans son texte, représente comme un fort grand arbre à feuilles alternes, à belles fleurs disposées en grappes â l'extrémité des rameaux. Elles ont un calice à six divisions rayonnées, autant de pétales alternant avec elles, des étamines nombreuses, un style allongé. D'après sa description et

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sa figure incomplètes , on ne saurait assigner la place de celte pl., rapportée avec doute au Afunchousia, j par Jussieu.

BAN AN A or BON AN A. ois. S. de Troupiale. Sloane et ; Brisson donnent le nom de Banana au Gros-Bec Bonam.

BANANE oc BANANE, rois. On appelle Poissons Ba- ' nancs ou Bananés, dans plusieurs colonies françaises, des espèces mangeables, dont la chair, très-molle, a quelque chose de la consistance du beurre ou de la pulpe de la Banane, et peu ou point d'aréles. V . Bityriv et Clcpé.

BANANE, bot. Fruit du Bananier. On appelle Figue- Danane une petite var. de ce dernier fruit dont la pulpe est plus savoureuse.

BANANE- SERPENT, bot. Var. de Banane longue, dont l'écorce est rouge de sang.

BANANIER. Musa. bot. Les pl. qui forment ce G. apparlienueut A la fam. des Musacées, à l'Hexandrie Alooogynie, L. On distingue le G. Bananier par les caractères suivants : son ovaire est infère, très-grand, et comme triangulaire; coupé en travers, il offre trois loges. et dans cbacune d'elles un grand nombre d'ovules attachés vers leur angle rentraut; le style est terminé par un stigmate concave, dont le bord offre six dents. Les élamincs, au nombre de six, sont insérées sur le sommet de l'ovaire; leurs anthères sont lancéolées, portées sur des filaments un peu plans. Le périanUie se compose de deux folioles formaul comme une corolle bilabiée : la lèvre supérieure est plus longue, plus en dehors que l'iuférieure qu’elle embrasse cnlièremeut à sa base; son sommet, qui est relevé, offre cinq lanières étroites; la lèvre inférieure est intérieure et plus courte, très-concave, d'abord entièrement renfermée dans la supérieure , dont elle s'écarte ensuite. Le fruit est une sorte de baie triangulaire, contenant un très -grand nombre de graines. Les Bananiers se fout distinguer par un port extrêmement élégant, et tout à fait particulier. Leur racine se compose d'un grand nombre de fibres allongées, cylindriques et simples, qui donnent naissance A une sorte de tige d'une organisation particulière. tout à fait semblable A celle des bulbes des pl. Liliacèes. Eu effet, on trouve à sa base un plateau charnu, dont la face inférieure donne naissance aux fibres qui constituent la racine. De la face supérieure s’élève cette sorte de coloune que l'on regarde généralement comme la tige; elle se compose d'un grand nombre de gaines foliacées, étroitement emboitées les unes dans les autres, dont les intérieures se terminent A leur sommet par une lougue feuille elliptique, dont les nervures secondaires, parallèles entre elles, partent toutes des côtés de la nervure médiane ; les plus extérieures, au contraire, sont nues A leur sommet, soit que les feuilles s'eu soient déjà détachées, soit qu'elles aient entièrement avorté; tout ù fait au centre de l'assemblage de feuilles qui couronne ce bulbe tout particulier, on voit sortir une hampe recourbée et pendante, qui occupe l'axe du bulbe, depuis sa base jusqu'à sa partie supérieure. Les (leurs, qui sont très-grandes, sont disposées en demi-verticilles distincts les uns des autres à la partie supérieure de la hampe; chacun de J ces demi-verticilles, composé de dix A douze fleurs ses- *

sites, est accompagné, A sa base, d’une grande bractée vivement colorée. Les fleurs qui occupent la partie inférieure de cette sorte de régime sont femelles et les seules qui donnent des fruits; leur ovaire est beaucoup plus gros et beaucoup plus allongé ; leurs étamines, qui sont stériles, sont moitié plus courtes que la division supérieure du calice. Celtes, au contraire, qui naissent A la partie supérieure, sont inAles et stériles par l'imperfection de leur pistil dont l’ovaire est beaucoup plus petit, tandis que leurs six étamines sont saillantes au-dessus du calice.

Oii trouve décrites dans les auteurs . environ dix à douze esp. du G. Bananier. Toutes croissent dans les contrées les plus chaudes du nouveau et de l'ancien continent; mais deux de ces esp. méritent surtout de fixer noire attention, à cause de leurs usages et des services qu’elles rendent aux habitants des contrées où elles croissent naturellement, et de celles où on les cultive en grand : ce sont le M. paradisiaca et leM.sapientum de Linné.

Le B. bu Paradis. M. paradisiaca, L. Nous ne nous engagerons point ici dans une discussion aussi difficile que peu importante pour déterminer si le Bananier est, ainsi que plusieurs auteurs le prétendirent, l'Arbre dont le fruit tenta nos premiers parents, et dont les feuilles servirent A cacher leur nudité lorsqu’ils eurent succombé A la tentation. Il suffit de dire que c’est par allusion A ce fait que le nom de paradisiaca lui a été donné. En Afrique et dans les deux Indes, le Bananier est une pl. vivace dont la tige périt dès qu Vile a donné des fruits. Chaque année il naît de son plateau de nouvelles tiges qui éprouvent les mêmes développements. Mais dans nos climats, et surtout dans nos serres, ce Végétal se conserve (tendant plusieurs années, jusqu'au moment où il fleurit, époque marquée (tour sa destruction. Croissant en général dans les lieux bas et humides, sa végétation est rapide et vigoureuse. Son bulbe ou sa tige acquiert jusqu'à douze pieds d'élévation, sur un diamètre de six A huit pouces; il se termine par un faisceau de belles feuilles redressées,elliptiques, allongées, très-entières, longues de quatre A cinq pieds, d’un vert clair et agréable, très-obtuses à leur sommet. Ses fleurs sont jaunâtres, portées sur la partie supérieure d'une hampe qui dépasse le sommet de la tige de trois à quatre pieds; chaque groupe de fleurs est enveloppé dans une grande bractée rougeâtre , qui tombe très-peu de temps après leur épanouissement; cette hampe se termiuc A sou sommet par une sorte de bouton composé d'un grand nombre d'écaiiles colorées, très-serrées les unes contre les autres. Les fruits qui succèdent aux fleurs inférieures, les seules qui soient fertiles, sont presque triangulaires, jaunâtres, longs de six A huit (toutes, terminés en pointe irrégulière à leur sommet. Leur chair est épaisse, un peu pâteuse; leurs graines avortent presque constamment dans les esp. cultivées. Ou connaît ces fruits sous le noin de Bananes.

Le B. des Sages. M. sapientum , L. Semblable au précédent par son port et sa taille, il s’en distingue par ses feuilles plus aigues, et surtout par ses fruits beaucoup plus courts, ayant la cbair plus fondante.

Ce sont ces deux espèces qui forment l'objet d'une

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culture très soignée en Afrique, en Asie et en Amérique, pour obtenir leurs fruits, dont les peuples de ces contrées font une très-grande consommation. Les Bananes ont quelque ressemblance extérieure avec les Concombres, mais leur goût en est bien différent. Celles que l'on recueille sur le B. des Sages sont beaucoup plus sucrées et plus fondantes; aussi ne les mange-t-on qu'au dessert. Les fruits du B. du Paradis, quoique moins délicats, sont ce|>endant beaucoup plus employés. Leur pulpe fondante, jaune fauve, pourrait être comparée pour la consistance à une pâte fondante, composée de beurre et de fécule, d'un goût légèrement sucré et parfumé, un peu sèche quelquefois. On mange les Bananes crues, ou cuites, apprêtées de diverses manières. Aux Antilles, en Afrique et dans l'Inde, elles forment la principale nourriture du peuple ; le colon en nourrit ses nègres. On en relire une sorte de liqueur d'un goût assez agréable, et que l'on désigne dans les colonies sous le nom du fruit ; celte liqueur s'aigrit facilement et demande d’être préparée en petite quantité. En écrasant des Bananes bien mûres , et les faisant passer à travers un (amis pour en retirer la partie fibreuse, on forme une pâte avec laquelle on prépare un pain fort nourrissant. Celte pâle, presqu’entièremenl composée d'amidon, peut, lorsqu’elle est sèche, se conserver pendant longtemps. Délayée dans de l’eau nu du bouillon, elle forme un aliment sain. Les fibres retirées des gaines qui constituent la tige sont dures et résistantes; on les emploie pour faire des cordages ou des fils avec lesquels on fabrique différentes espèces de toiles. Cette tige contient une grande quantité de mucilage et d'amidon, et, lorsqu'elle est encore jeune, elle peut servir avec avantage à la nourriture de l'homme et des bestiaux. Quant aux feuilles, elles sont employées, quoique très-fragiles, soit à couvrir le toit des habitations, soit â former différents ustensiles dé ménage.

On cultive communément dans nos serres le B. du Paradis et te B. des Sages. Ces deux pl. y demandent beaucoup de chaleur, et ne doivent pas sortir de la serre chaude lorsqu’on veut qu’elles fleurissent, ce qui arrive assez souvent lorsque les sujets sont forts, bien exposés ël d'une hauteur de huit à dix pieds. 11 faut, lorsqu’ils ont fleuri, avoir soin de couper la tige par sa base, afin de faciliter l'évolution des nouvelles pousses qui doivent s'élever de la racine. L'idée que nous donne liumboldt de l'utilité du Bananier n'est point exagérée; elle est conforme aux observations d'Hubert, agriculteur habile de Mascareigne. Ce planteur s'était occupé soigneusement du Bananier, et le regardait comme de tous les Végétaux celui qui produit le plus de substance nourricière, liumboldt (Essai politique sur le royaume de la Nll*-Espagne , livre IV, chap. ix) évalue qu’un terrain de cent mètres carrés, dans lequel on aurait planté quarante touffes de Bananiers, rapporterait dans un an quatre mille livres d'aliment en pesanteur; un mérite terrain, semé de Froment, n'eût guère donné que trente livres pesant. Le produit des Bananes est donc à celui du Froment comme 133 est à !. Par rapport â la Pomme-de-Terre, il est comme de 44 â 1 .

BANANIERS, bot. On a donné ce nom à la fam. pour laquelle nous adopterons celui des Musacées. V . ce mot.

BANANISTE. ois. F.sp. du G. Sylvie.

BANARA. bot. G. établi par Auhlet. d'après un Arbre de la Guiane. De Jussieu l'avait placé à la fin des Tiliacées; et. d'après Runth. dans un Mémoire récemment publié, il fait partie de sa fam. desBixinées. Ses caractères sont : un calice â six divisions; six pétales insérés à un disque hypogyne, ainsi que les étamines qui sont en nombre indéfini. Porté sur ce disque, l'ovaire est surmonté d'un seul style que termine un stigmate en tête. 11 devient une baie petite, globuleuse, â une seule loge polysperme. Les rameaux sont flexibles, garnis de feuilles alternes, lisses supérieurement et légèrement velues en dessous, dentelées , ovales, aigues, accompagnées de deux stipules caduques. Les fleurs, disposées en grappes axillaires et terminales, offrent chacune à la base de son pédicelle, ainsi que le pédoncule général, une petite bractée.

BANAVA. bot. y. Baxaba.

BANAWILL-W1LL. ois. Esp. du G. Merle.

BANC. rois. S. de Scombre Thon.

BANCHE. ms. V. Barcbcs.

BANCHE. gêol. C’est, selon Patrin et d'après Réaumur, le nom qu'on donne quelquefois à des couches de glaise ou de marne qui se trouvent au bord de la mer et qui, alternativement mouillées par les vagues et desséchées par le soleil, prennent, à la longue, la consistance d'une pierre feuilletée.

BANCHROFT. ois. N. vulg. du Colibri grenat.

BANCHLS. Banchus. ms. Hyménoptères. G. établi par Fab., qui lui assignai! pour caractères : quatre pallies allongées, à articles cylindriques ; lèvre inférieure cylindrique et cornée à sa base, membraneuse, arrondie, et entière à son sommet ; antennes sélacées. Ces caractères sont loin d'élre tranchés et propres aux Banchus; le seul qui, suivant Latreille, te» distingue des lcbneumons, existe dans le dernier article des palpes maxillaires qui, dans toutes les esp. du G. que nous décrivons, est court et dilaté. Ce G., rangé par l.a- Ireille dans la tribu des Ichneumonides. a plusieurs rapports avec celui des Opinons, et s’en distingue cependant parce que l'abdomen, aplati de droite à gauche, est sessile à sa base ou n’a qu’un pédicule fort court avec l'extrémité anale pointue ou bien obtuse, non tronquée obliquement, et pourvue d'une tarière, n'étant pas ordinairement saillante. Les banchus diffèrent encore des Fumes, des Évanies et des Aulaques par les antennes sélacées. composée* de quatorze à vingt articles environ, et jamais moins. Les Banchus se trouvent l'été dans les lieux humides , tels que les prairies. Fabricius en décrit neuf espèces parmi lesquelles nous citerons comme propres à notre climat le B. chasseur, B. Venator , Ichneumon Venator, L.; le B. peint, B. pictus ; le B. Iiastateur, B. ha stator. Les autres esp. se rencontrent eu Allemagne, en Suède, en Italie, etc. On ne sait rien de positif sur les mœurs de ces Hyménoptères ; ou croit qu'ils déposent leurs œufs dans le corps des insectes , et que les larves , qui en naissent , y vivent à la manière des lcbneumons.

BANCOC. bot. S. A' Indigo fera argentata.

BaNCOUL. bot. y. Baxcoclieb.

BANCOULIER. Aleurites. bot. Commerson, dans ses

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manuscrits, nomme Noix de Bancoul ou Ambinux le fruit d’une Euphorbiacéc qu'il avait observée à l’Ile-de- France où elle a été portée de l’Inde, et qui présente les caractères suivants : la lige est arborescente ; les feuilles sont éparses, grandes, ù trois ou cinq lobes; les fleurs monoïques, en panicules composées, les mâles beaucoup plus nombreuses au sommet des panicules partielles, les femelles rares à leur base. On trouve dans les premiers un calice extérieur à deux ou trois divisions, et un calice intérieur, formé de cinq sépales pétaloides, beaucoup plus longs et velus intérieurement à la base ; le* filets des étamines sont réunis inférieurement eu une colonne qu’environnent, à sa base, cinq squammiilcs alternes avec les sépales; ils sont courts et velu» sur leur face interne ; le» anthères sont biloculaires et introrses. Dans le» fleurs femelles le pédoncule est très-dilalé; le calice, simple, enveloppe l’ovaire et s’ouvre supérieureremcnl pour le passage des stigmates; l'ovaire, ceint à sa base par une couronne glanduleuse à six lobes, présente extérieurement une surface velue, marquée de six sillons, et intérieurement deux loges contenant chacune une seule graine. Il est surmonté par deux stigmates bifides. Tels sont les caractères que nous a offerts la Noix de Bancoul île Commerson. lequel, dans ses manuscrits, représente le fruit comme composé de deux Noix de la forme d’une Châtaigne, accolées sou» un péricarpe commun et charnu, ayant chacune en outre une enveloppe coriace et contenant une graine couverte d'un tégument dur et ligneux, graine qui est très-sapide, aphrodisiaque et indigeste. On a rapporté cet Arbre au G. Aleurites qui présente les mêmes caractères, si ce n'est que les auteurs décrivent le calice de la fleur femelle comme double et semblable à celui de la fleur mâle. Or, dan» un grand nombre de fleurs, nous n’avons jamais trouvé un tel calice. soit qu’il n’existe pas en effet, soit qu’il soit caduc, et que ce qui nous a paru être un calice, fût une enveloppe particulière de l’ovaire, qui l'environnerait sans , le toucher et s’ouvrirait pour le passage de* stigmates comme l’urcéole de* Caret, caractère qui mériterait d’être noté. Quoi qu'il en soit, le G. Aleurites contient, outre le Bancoul qui lui a été réuni sous le nom spécifique d 'Ambinux, deux autre» esp., savoir : VA. mo- \ luccana, qui était un Jatropha pour Linné, et qui croit dans les Moluques et à Ceylan, et VA. triloba, origi- i naire des îles de la Société où il a été trouvé par t oraler qui en a formé ce genre.

BANCS, zool. On appelle ainsi, quand il est question d’Animaux aquatique», ces associations, souvent trèsnombreuses, que forment les individus d’espèces qui vivent en société et qui voyagent par trou|>es. Les Bancs que forment les Thons et les Hareng» sont pro- I digieux par le grand nombre de Poissons dont ils sont composés; le» Maquereaux voyagent aussi par Bancs, tin voyageur, Henri Sait, rapporte avoir rencontré non loin des côtes d’Afrique, vers le cap Baxas, uu Banc de Spares, de Labre» et de Télrodons morts, dont l’étendue avait plus d’une lieue.

BANCS. ctoL. La plupart des substances minérales mélangées, ou Hoche», dout se compose l’enveloppe solide du globe, sont disposées en couches qui se revê-

tent dans un ordre constant , d’après l’époque plus ou moins ancienne de la formation de chacune ; les couches sont elles - mêmes divisées en couches secondaires qui prennent le nom de bancs ou de lits , selon la consistance de la substance dont ils sont formés et leur épaisseur. En général le nom de banc s’applique plutôt aux substances solides et pierreuses, qui sous-divisent une couche de même nature. C’est aux mots Géologie et Stratification que l’on verra ce que l’on doit entendre exactement par Couches , Bancs et Lût.

Bancs de sable. Amas plus ou moins considérables de Sable et de Gravier, qui se rencontrent dans la mer dans les fleuves et les lacs, et qui sont produits par un mouvement constant dans la masse des eaux au milieu desquelles ils sc trouvent. Le* Bancs de Sable changent quelquefois de place lorsque les courants varient dans leur direction et dans leur force; les Bancs de Sable se forment par une cause analogue à celle qui produit les atterrissements et les allucions.

Bancs de glace. Ce sont les vastes espaces d’eau gelée des régions circompolaires.

BANDA, BAN l» ASCII E. BANDASCHE-CACATOCHA et ICANBANDA. roi*. S. de Coryphène à cinq taches.

BANDELETTE, pois. S.deCépole Tænia.

BAN DINA. bot. S. vulg. de Henouéc Sarrazin.

BlNDl'KKA. bot. F.*p. du G. Câprier.

BAN DU HA. bot. S. de Népenthe.

BANÉ. pois. Esp. du G. Mormyre.

BANFF1E. bot. Banffia. G. de la fam. des Caryophyilées. Caractères : calice tubuleux, profondément divisé en cinq lanières persistantes; cinq pétales entiers; dix étamines dont cinq fertiles; deux pistils; une capsule uniloculaire et oligosperme. On ne cite encore dans ce G. que le B. Pet ram que quelques botanistes ont confondu avec les Gypsophiles dont, à la vérité, il diffère très-peu.

BANGI. bot. Arbrisseau laiteux des Philippines, dont > les fruits sont mangeables et les graines vénéneuses. Il pourrait bien être voisin des Slrychnos, où plusieurs esp. présentent la même particularité.

BANGIE. Bangia. bot. G. établi par Lyngbie pour des pl. regardées comme des Confcrves par les anciens | botanistes, et comme des Oscillaires ou des Scytonema par Agardh. Il est consacré à Hoffmann Bang, naturaliste danois, distingué par la variété et l’étendue de ses connaissances. 11 offre pour caractères des filaments capillaires et continus; c’est-à-dire sans cloisons ou diaphragmes et sans articulations, renfermant des semiuules agglomérées en petites masses ; ces dernières sont elliptiques, allongées ou globuleuses, rarement éparses, situées ordiuairemenl en lignes transversales ou ci rcuj laires. imitant une articulation. II appartient à la seconde i section de la classification de Lyngbie, et se divise en deux groupes : le premier à filaments simples, le second à filaments raineux; les esp. les plus remarquables sont:

Les B. crispa , Lyngb., p. 82, Xab. 24; — fuscopurpurea, p. 83, lab. 24, et le Concerta atropurpurca de Dillwyn.

Les B. laminaria, — rutilons ( Con ferra rutilant Roth.), — Mica ns, — at roc ire ns ( Conf. at ravirent, Dillw.), — mamillosa, — quadripunctata ( Ulva fe-

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tida, Vauch.), complètent, dana Lyngbie, un G. où cet auteur a réuni des Uydruphyles de mer et d’eau douce. Nous ne pensons pas qu’on puisse l'adopter tel qu'il a été pro|«)sé; il faudra en exclure plusieurs espèces pour les réunir à d'autres genres ou en établir de nouveaux.

BANGO. bot. Esp. du G. Pavella.

SANGLE. bot. Variété de Chanvre de l'Inde, qui s'élève à yne beaucoup plus grande hauteur que notre Chanvre cultivé, et qui jouit de propriétés narcotiques bien marquées. Ces propriétés paraissent résider dans ses feuilles que les Indiens emploient, jointes A diverses autres substances, pour mâcher et fumer, à peu près dans le même but que les Turcs font usage de l'opium.

BANGL1LING. bot. S. de Cicca distnha , L.

BANIAHBOU. ois. Esp. du G- Merle.

BAMSTERIA. bot. G. de la fam. des Malpighiacées. Son caractère est d’avoir un calice â cinq divisions, cinq pétales à onglets, dix étamines monadelphes, trois ovaires surmontés par autant de styles, trois capsules non déhiscentes, réunies entre elles et prolongées en dehors en autant d'ailes membraneuses. Les Banisterias sont des Arbustes exotiques, à tige sarmenteuse ou volubilc, â feuilles opposées, à fleurs terminales ou axillaires, disposées en ombelle, en grappe, en corymbe ou en panicule. kunth regarde comme un G. particulier qu’il nomme Hétéropléris, les esp. qui ont le bord épaissi des ailes dirigé en dehors. Le contraire a lieu dans les vraies Banisterias.

BANKSEA. bot. Koenig appelait Bankaca apcciosa une pl. que Swarlz regarde comme la même que son Costua glabratua et le Tajana-Kua de VHortus malabaricus, 11, lab. 8. y. Costcs.

BANKSIE. Baukaia. bot. G. de la fam. des Protéacées, établi par Linné Hls en l’honneur de Joseph Banks, président de la société Linnéenne de Londres. Les Banksics appartiennent toutes à la Nouvelle-IioUande. Ce sont des Arbrisseaux ou des Arbres peu élevés, dont les feuilles persistantes et coriaces sont éparses, entières, dentées ou pinnatifides. Les fleurs constituent des chatons, accompagnés à leur base de quelques folioles courtes et étroites. Chaque fleur est environnée par trois bractées persistantes, d’inégale grandeur, et présente un calice à quatre divisions plus ou moins profondes, concaves surtout à la partie supérieure. Les étamines sont au nombre de quatre, et ont leurs anthères engagées dans la concavité des lobes du calice. L'ovaire, environné de quatre écailles hypogynes, offre deux loges monospermes. Le fruit est une capsule à parois épaisses et ligneuses, se séparant en deux valves. Les graines sont souvent ailées et membraneuses. Le nombre des esp. de Banksies s’est considérablement accru par les recherches des botanistes modernes qui ont ex ploré l'Australasie. Linné fils en a décrit quatre, Willdenow huit, Persoon en mentionne douze, et enfin Brown, dans son Mémoire sur la fam. des Protéacées, donne les caractères de trente et une esp. , toutes originaires des diverses parties delà Nouvelle-Hollande. Quelques-unes ont été transportées et sont aujourd'hui cultivées dans nos orangeries : telles sont le B. à feuilles en scie, B. serratoj L., Arbuste de huit à dix pieds, à rameaux

cotonneux, à feuilles lancéolées, tronquées au sommet qui se termine par une petite épine; dont les fleurs sont jaunâtres et forment des cônes assez gros; le B. à petits cônes, B. microstachya, Cav., le B. à feuilles de bruyères, B. criccc folia, Smith, etc.

BANKSIEN. Bankaianut. ois. Le démembrement du grand G. Perroquet a donné naissance à plusieurs G. ou sous-genres nouveaux au nombre desquels Lésion a placé le Banksieu qu'il caractérise ainsi : bec deux fois plus haut que large, à arête très-convexe, très-rccourbée, très-comprimée, à extrémité crochue, s'adaptant en dessus à une échancrure de l'extrémité de la mandibule inférieure, qui est très-élargie, et très-obtuse; tête huppée; queue ample, presque égale, s'élargissant un peu à son extrémité; tarses courts.

B. au stb al. B . australis , Less. Paittacua Banksii, Shaw., Lath.; Pait.funereua, Shaw.; Cacatua Bank- »iit Vieill. Bec corné; plumage noir; huppe large, retombant sur l'occiput; queue très- amplement zonée de rouge carmin en dessous. Telle est la robe du mâle adulte; dans sa jeunesse il est d'un noir sale, teinté de roux, et sa queue est presque entièrement rouge en dessous. Dans sa seconde livrée, il prend un plumage noir, vermiculé de jaune, avec les tectrices caudales inférieures rayées de noir et de jaune ; la queue est rouge en dessous, rayée de noir et marquée de jaune ; il y a en outre à la partie inférieure des joues, une tache jaune plus ou moins étendue. La troisième livrée est caractérisée par la tête entièrement noire, ainsi que les parties supérieures; des points et des lignes irrégulières jaunâtres aux parties inférieures ; la queue jaune en dessous, rayée de noir, et tachetée de rouge. Enfin la quatrième livrée montre l'oiseau d'un noir vif, à l’exception de la télé, des joues et des côtés du cou qui sont jaunes ; de la queue qui est zonée de rouge, rayée de noir et tachetée de jaune.— La femelle (Psittacua funereus,$hav/.) a le plumage noir-brun, chaque plume bordée de jaune olive, les joues d'un jaune pur. la queue jaune en dessous et ponctuée de noir. Sa taille est de dix-huit à vingt-deux pouces. On le trouve à la Nouvelle-Galles du Sud.

B. a tète bouge. B. galeatus, Less.; Paittacua galeatu.s , Lath.; Cacatua galeata , Vieill.; Paittacua phœnicocephalua, V. Tétc d'un rouge de minium : les plumes se dressent en huppe frisée; plumage d'un gris ardoisé, avec les bords de chaque plume d'un cendré plus clair, ce qui les fait paraître comme encadrées. La femelle a également la tête huppée, mais colorée d’un roux brunâtre. Cette seconde esp. habite, comme la précédente, la Nouvelle-Galles du Sud.

On rapporte au même G. un oiseau dont le bec offre les caractères ci-dessus décrits; il a le dos et les lectrices supérieures des ailes d’un bleu-noir fort intense et un peu lustré, le croupion d’un rouge sanguin; les moyennes rémiges d’un rouge de feu, les grandes rémiges d’un noir profond sur leurs barbes internes, cl d’un rouge brillant sur les barbes externes. Ou ne connaît point la patrie de ce bel oiseau que Lessou a nommé C. Fulgidua. II se pourrait que ce fût le P. Leachii de Kuhl.; P. Cookii de Temminck.

De La Fresnay, qui donne au G. Banksieu la dénomi-

US

nation de calyptorhynque, pense que le C. Funereus n'est point une var. du Banktii , mais bien une esp. distincte. Il en décrit en outre deux nouvelles , et des mêmes contrées, qu’il nomme C. Baudinii et Temminckii. La première se rapproche beaucoup du C. Funereus r par la forme étroite de sa mandibule inférieure; mais elle offre des caractères spécifiques qui ne permettent pas de la confondre avec elle; sa taille est plus petite d’uu tiers environ ; son plumage est noir, avec une tache sur les oreilles, et le bord de la plupart des plumes du devant du corps d’un blanc grisâtre ; sa queue est barrée d'une bande blanche sans taches. Le C. Temminckii n'a que dix-sept ou dix-huit pouces de longueur; il est d'un noir un peu sombre, teinté d'olivâtre, rembruni sur la télé et le cou; la queue est barrée de vermillon.

BANKSIENISK. pois. Nom donné par Lacépède à une esp. de Raie découverte par Banks.

BANMSTKROIDK. bot. F. Pilla.

BANTAJAM. max. S. de Guenon Nasique.

BA.NTA.W. ois. Esp. du G. Coq.

BANTIALE. rot. Uuraph, 0, t. 55, décrit imparfaitement sous ce nom deux pl. parasites dont la première. la Bantiale noire, parait être un Gui, et la seconde, la Bantiale rouge, uue sorte d'Épidendre. Des Fourmis noires ou des Fourmis rouges habitent dans les bulbes, souvent considérables, d'où sortent les feuilles des deux Bantiales; elles s'y creusent des galeries et en font extravaser le suc, sans que les pl. percées paraissent en souffrir ou même cesser de végéter.

BANULAC. bot. Pl. des Philippines, qu'on a rapportée au G. Pavetta.

BANWAL. bot. Liane de Ceylan dont les rameaux servent de cordes pour attacher les Auimaux.

BAOBAB. Adansonia. bot. Adanson, à son retour du Sénégal, a, le premier, décrit et fait connaître la structure de ce G. que le célèbre Bernard de Jussieu désigna sous le nom d 'Adansonia. Il fait partie de la faro. des Boinbacées, établie récemment par kunlb, laquelle est un démembrement des Malvacéesde Jussieu. Voici les caractères du G. Baobab : calice simple, coriace, quinquétide, corolle formée de cinq pétales réfléchis, ainsi que le calice, au moment de la floraison; étamines extrêmement nombreuses, réunies par leurs filets en un tube cylindrique, qui occupe la partie centrale de la fleur et se termine su|*érieuremenl en un grand nombre de filets grêles et distincts, qui sont réfléchis ; l'ovaire est simple, à dix loges, contenant chacune plusieurs graines; le style est simple, cylindrique, creux, plus long que le tube staininal, terminé par des stigmates prismatiques, dout le nombre varie de dix à dix-huit. Le fruit est une grande capsule indéhiscente, ovoïde, allongée, velue et dure à l'extérieur, renfermant un nombre assez considérable de graines entourées d'une pulpe abondante.

On ne connaît qu’une seule esp. de ce G., c'est le B. d'Adauson, A. digitaia, L., Encycl. illust., pl. 58B, célèbre par les dimensions énormes qu'il peut acquérir. Cet Arbre croit sur le littoral de l'Afrique, depuis les bords de la Gambie jusqu'au royaume d'Oware et de Bénin, et même au Congo où le capitaine Tucklay le mentionne comme l'un des principaux Arbres des bords

du Zaïre; il te plait de préférence sur les plages sablonneuses et arides. Son tronc, dont la hauteur excède rarement soixante-quinze pieds, présente un développement de quatre-vingts à quatre-vingt-dix pieds en circonférence; il se couronne par un énorme faisceau de branches, dont chacune pourrait être considérée comme un Arbre d'une proportion remarquable. Les plus extérieures de ces branches s'inclinent souvent presque jusqu'à terre, en sorte que l'Arbre toyt entier semble former un vaste dôme de verdure. Les racines n’ont point desdimeusions moins gigantesques; le pivot, qui s'enfonce perpendiculairement dans le sol, est la continuation de la hase du tronc ; les ramification# latérales, d'une énorme grosseur, s'étendent quelquefois à plus de cent pieds de distance de la tige. Les feuilles ne se développent qu’à la partie supérieure des jeunes rameaux qui sont un peu tomenleux; elles sont éparses, péliolées, digitées, composées de cinq ou sept, plus rarement de trois folioles obovales, très-obtuses, rétrécies vers la base, marquées de quelques dentelures irrégulières vers leur partie supérieure, et longues d'environ quatre à cinq pouces; le pétiole est long de deux à quatre pouces, canaliculé et accompagné à sa base de deux petites stipules triangulaires, qui tombent presqu'en même temps que les feuilles se développent. Les fleurs ne sont pas moins remarquables par leur grandeur ; elles sont solitaires, portées sur des pédoncules d’environ un pied de longueur, recourbés et pendants vers la terre, naissant seuls à seuls à l'aisselle des feuilles inférieures; leur calice est monosépale, coriace, subcampanulé, long de près de trois pouces, ayant le limbe partagé en cinq dents à son sommet ; il se rompt irrégulièrement à l'époque de l'épanouissement de la fleur, se rabat sur le pédoncule, mais ne tombe qu'après que toutes les autres parties se sont détachées. Les cinq pétales qui composent la corolle , sont ovales , un peu obtus, épais, d’abord étalés, puis rabattus en dessous, ils sont blancs et un peu plus longs que le calice, marqués de nervures très-apparentes; le tube «laminai est long d’environ deux pouces, cylindrique, mais cependant un peu plus étroit vers la partie supérieure, où il se divise en un nombre prodigieux de filaments grêles et distincts, portant chacun une anthère à son sommet. L’ovaire est libre et comme pyramidal, un peu tronqué à son sommet; très-velu extérieurement, il se termine par un style épais, recourbé, plus long que les étamines, et au sommet duquel sont de douze à dix-huit stigmates glanduleux, étalés. Le fruit est une sorte de capsule à parois ligueuses, charnue et pulpeuse intérieurement où elle est partagée en dix loges par autant de cloisons membraneuses. Sa structure intérieure a la plus grande analogie avec le fruit des Cucurhitacées. Les graines sont réniformes, nichées dans une sorte de pulpe charnue, rougeâtre. Les fruits sont ovoïdes, allongés, de la grosseur d'une courge; leur surface est verte et tomeuleuse. Ils sont connus dans le pays sous le nom de Pain de Singe.

Le Baobab a été transporté d'Afrique dans plusieurs parties du Nouveau - Monde. C’est ainsi qu'il existe à St-Doiningue , à la Martinique et dans plusieurs autres iles du golfe du Mexique. On en voit quelques jeunes

BAR

pieds à l'Ile-de-France et 5 Sainte-Hélène. On le cultive aussi dans nos serres. Mais, exigeant toujours un haut degré de température, il ne s'élève jamais à une hauteur remarquable, et ne donne aucune idée de la taille gigantesque qu'il acquiert dans son pays natal. On doit le considérer non-seulement comme le Végétal qui peut présenter les dimensions les plus grandes, mais encore comme celui â qui la nature a accordé la durée la plus longue. -Adarison a observé aux lies du Cap -Vert un Baobab sur lequel des voyageurs anglais, trois cents ans auparavant, avaient dit avoir gravé des lettres. Eu entaillant le tronc, il a retrouvé, au-dessous de trois cents couches ligneuses, ces mêmes inscriptions, et il a mesuré l’épaisseur des couches qui les recouvraient. Partant de cette donnée et de la manière que grossissent de jeunes pieds de la même espèce, il a dressé un tableau de la végétation de cet arbre, dont Ducbéne a extrait les nombres suivants:

A 1 an le Baobab a de 1 pouce à 1 pouce 1/2 de diamètre.

A 20 ans le Baobab a 1 pied de diamètre.

30 — 2 pieds

Adanson dit en avoir vu de plus gros encore et qui

devaient approcher de six mille ans.

De même que tous les Végétaux du groupe auquel appartient le Baobab, cet Arbre se distingue par des propriétés adoucissantes et émollientes. Les feuilles et surtout l'écorce des jeunes rameaux, contiennent une grande quantité de mucilage ; elles peuvent être employées en décoction pour faire des tisanes adoucissantes, utiles dans la dysseuterie et les différentes fièvres inflammatoires. Ces feuilles, séchées avec soin et réduites en poudre, constituent le Lato des Nègres, qu’ils mêlent à leurs aliments. La pulpe renfermée dans le fruit du Baobab, a une saveur aigrelette et agréable. On en fait des sortes de limonades , très-utiles dans les régions brûlantes où croit le Baobab. Les fruits, lorsqu'ils commencent à se gâter, sont employés par les Nègres, pour faire un excellent savon. Enfin, on raconte que les Nègres creusent le tronc des Baobabs, y pratiquent des excavations profondes dans lesquelles ils suspendent les cadavres des individus que la superstition et l’ignorance leur fait juger indignes des honneurs de la sépulture.

BAPH1E. Baphia. bot. On trouve, sous ce nom, dans le Bot. Cabinet de Loddigès, un G. nouv. que Afzelius a établi dans la fam. des Légumineuses. Caractères : calice en capuchon; étendard de la corolle ouvert, arrondi. de même longueur que les ailes qui sont linéaires; carène aigué; dix étamines distinctes; légume courbé en faux, renfermant six semences aplaties, lenticulaires. Le Végétal qui a donné lieu à la création de ce G. est un Arbre de Sierra-Leonc , à feuilles pinnées, à fleurs blanches, axillaires.

RAPTISIE. Baptisia. bot. Aiton et Ventenal ont décrit, sous le nom de Bapliiia perfoliala , le Crotalaria perfotiuta de Linné, que Willdenow rapporte au G.

Hafnia, Michaux au Potlalyra , et Walt ber au Sophora. De Candolle adopte le G. de Aiton et Venlenat qu'il place dans la première tribu (les Sophorées) de sa fam. des Légumineuses avec les caractères suivants : calice demi-4 5-fide. bilahié; cinq pétales presque égaux; côtés de l’étendard réfléchis; étamines décidues; légume ventru. pédicellé et polysperme. Au B. perfoliata, qui a les feuilles simples. De Candolle en ajoute huit autres qui ont les feuilles lernées; toutes sont des pl. herbacées, de l’Amérique septentrionale; leurs fleurs blanches ou colorées, sont réunies en grappes terminales ou axillaires.

BAQUEBO, BECQUABO et BICQUEBO. ois. S. vulg. de Pic-vert.

BAQUOIS ou PAN DAN US, bot. V. Vaqbois.

BAQUOÜC. ois. S. vulg. de Bergeronnette grise.

BAR. rois. S. de Perche Loup de mer.

BARACHOUAS. pois. S. de Scombre Maquereau.

BARACOCEA. bot. S. d' Abricotier.

BARAICE. bot. S. vulg. de Vératre blanc.

BARAMARECA. bot. S. de Dolichos eniiformit.

BARAULTIA. bot. V . Barralbéia.

BARBACÉN1E. Barbacenia. bot. G. établi par Vandelli d’après une pl. qu'il figure dans sa Flore du Brésil, T. i, fig. 0. U la décrit comme présentant un calice monosépale et quinquélobé, renflé et couvert extérieurement de poils glanduleux ; six pétales et autant d'étamines à filets élarg'is, supérieurement dentés et portant les anthères latéralement appliquées. Leur insertion commune parait se faire au sommet du calice ; l'ovaire, surmonté d'un style et d'un stigmate, devient une capsule allongée , (rival ve , polysperme. Mais l'auteur ne parle pas de sa situation qui, infère ou supère, indiquerait son analogie avec les Onagraires dans le premier cas, ou avec les Salicaires dans le second. 11 passe également sous silence la lige et les feuilles, de sorte que cette pl. est encore assez peu connue.

RARBAGOU. Monasa. ois. Levaillanl et Cuvier ont formé ce sous-genre de l’ordre des Zygodactyles et lui donnent pour caractères : bec allongé, pointu, à mandibule supérieure convexe, recourbée en pointe à son sommet, à bords très-entiers, garnis d'un rebord membraneux, léger, comprimé sur les côtés ; narines basales. cachées par les soies du front ; tour des veux nu ; tarses courts, robustes, garnis de sculelles, 1rs deux doigts internes les plus courts; ongles médiocres; ailes amples, plus courtes que la queue, à deuxième et troisième rémiges les plus longues; queue composée de dix rectrices presque rectilignes. Les Barbacous sont des oiseaux indolents, passant la plus grande partie de la journée cachés sous le feuillage le plus épais, et prenant eu quelque sorte des habitudes nocturnes ; Us vivent d'insectes et nichent dans les vieux troncs percés où les femelles déposent sur quelque peu de duvet quatre œufs lâchetés de brunâtre. TouLes les esp. connues sontde l'Amérique méridionale.

B. a BECRotcK. A/onasa tranquilla , Vieil!.; Cuculus tenebrosu », L.; Bucco calcaratus , Lalh.; Corru$auitralis. timel. Parties supérieures d'un noir foncé, les inférieures d’uu noir grisâtre; tectrices ala ires bordées de blanc ; bec et iris rouges ; pieds bruns -. ailes tuber-

BAR

BAR

culées à leur partie supérieure; queue de longueur moyenne, presque rectiligne. Taille 11 pouces.

B. a croupion blanc. M. tenebrosa, Vielll.; Cuculus tenebroaua, Pal.; Lypomix tenebroaa , Wagl. Bec noir; plumage noir avec l’abdomen roux ; croupion et tectrices caudales inférieures d’un blanc pur; ailes aussi longues que la queue. Taille G pouces.

B. A FACE blanche. M. peraonata, Vieill. ; Bucco leucops, Illig. Bec jaunâtre; front cl gorge recouverts d’un masque blanc; plumage brun, teinté de gris en dessus ; tour des yeux couleur de chair. Taille 7 pouces.

B. roussatre. M. rufa, Les».; Bucco rufus, Spix. Il est entièrement d'un brun-roussâtre, avec les tectrices alairesd'uneteinte plus foncée. Il a la taille du précédent.

B. rufalbin. M. rubecula, Less.; Bucco rubecula, Spix ; Lypomix rubecula, Wagl. Bec noir; plumage olivâtre, cendré en dessus ; gorge et ventre roux ; tarses olivâtres; ailes plus courtes que la queue. Taille fi pouces.

B. strié. M. tiriata, Less. ; Bucco striatua, Spix ; Bucco torquatua, Deban; Tamatia brun. Levai!!.; Lypomix torquaia, Wagl. Bec brun ; parties supérieures d'un brun-roux, avec une bande longitudinale plus pâle sur chaque plume ; trait oculaire et plastron blancs; gorge, devant du cou et bas de la poitrine d'un brun cendré, rayé de brun plus clair dans la longueur des plumes. Taille 5 pouces.

B. unicolore. M. unicolor , Less.; Bucco nigrifrons , Spix; Lypomix unicolor , Wagl. 11 est entièrement d’un brun cendré, avec un bandeau plus obscur sur le front. Sa taille est la même que celle de l'esp. précédente.

BARBAIAN. ois. S. de Grand-Duc. V. Choi ltte.

BARRAJOU. bot. S. vulg. de Joubarbe des toits.

BARHAN. ins. N. vulg. d'une esp. du G. Thrips.

BARBAREA. bot. G. de la fam. des Crucifères, établi par Brown et adopté par De Candolle. Caractères : les quatre sépales du calice dressés, à peu près égaux à leur base; les pétales onguiculés et â limbe entier; des étamines dont les filets sont libres et dépourvus d'appendice ; de petites bosses glanduleuses entre les filets les plus courts et le pistil; une süique à quatre angles, dont deux plus aigus, et à valves pliées en carène; des graines disposées dans chaque loge, sur une seule série verticale; des cotylédons accoinbants, c’est-à-dire à radicule latérale. Ce dernier caractère éloigne beaucoup, dans le système de De Candolle, le Barbarea des Erysimum et Sysirnbrium, dont plusieurs esp. ont servi à le formerfwais dont les graines présentent des cotylédons incombants, c’esl-â dire à radicule dorsale. — Ce G., tel qu'il Vient d'ètre caractérisé, contient six esp. Ce sont des pu herbacées, vivaces, glabres, à racines fibreuses, à tiges dressées et cylindriques, à feuilles en lyre, pinnatifidesou dentées; à fleurs disposées en grappes terminales, dressées et présentant des pédicules filiformes, dépourvus de bractées; des pétales jaunes et des calices souvent colorés. Quatre croissent dans l'Orient ou dans le Midi, et deux se rencontrent en France. La plus commune est le Barbarea rulgaria, De Cand., Erytimutn Barbarea, L., connue vulgairement sous le nom d’Herbe de Sainte-Barbe.

BARBARIN. fois. Nom donné en divers pays, à des Poissons qui ont des barbillons aux mâchoires ; ainsi il aélé appliqué au Silurus Clarias, L., au Rouget, au Surmulet, etc.

BARBASTELLE. mam. Esp. du G. Vespertiliou.

BARBATÜLE. fois. N. anc. du Cyprin Barbeau.

BARBE, zool. C’est le poil qui croit au menton de l'Homme et de quelques autres Animaux tels que les Boucs, certains Singes, etc. On en a étendu le nom à diverses choses analogues. Ainsi dans les Mammifères Cétacés, on appelle Barbes ces crins qui garnissent les fanons ou les gencives des Baleines; et dans les Oiseaux. un faisceau de petites plumes que l'on voit, chez quelques-uns. à la partie inférieure du bec. On appelle Barbes des plumes les filaments qui s’étendent presque horizontalement de chaque côté de la tige.

Ce mot est devenu spécifique dans quelques cas; par exemple, on nomme Barbe, une race de Cheval de Barbarie et une esp. du G. Syngnathe.

BARBE. / frista . dot. Quelques agrostographes appellent ainsi l’arête que l’on observe dans plusieurs G. de la fain. des Graminées.

Barbe de Bore. Ou appelle vulg. ainsi le Salsifis sauvage. et la Clavaire corallolde.

Barbe de CAFrciN, une variété de Chicorée sauvage, étiolée par un procédé de culture particulière, pour la manger en salade. Le même nom a été donnée aux Usnées qui pendent en Barbes des vieux Arbres.

Barbe de Chèvre, le Spirœa Aruncus et le Clacaria coralloides , L.

Barbe de Dieu, des Graminées du G. Andropogon.

Barbe espagnole, le Tillandsia uaneoides , L., dont des touffes, tombées dans la mer, cl s'y étant altérées, ont été prises pour des llydrophytes par Esper.

Barbf. de Jupiter, une esp. du G. Anlhillide.

Barbe de moine, le Cuacula europœa.

Barbe de Renard, plusieurs esp. d’ Astragales.

BARRE tU. pois. Esp. du G. Cyprin, qui a donné son nom à une division de ce G.

On a appelé Barbeau de ver, le Mulle Rouget.

BARBEAU, bot. L’un des noms les plus répandus du Bleuet des champs, Centaurea Cyana . On l’a étendu à d’autres Centaurées, et l'on appelle : R. jaune, plusieurs de celles dont la fleur est dorée, particulièrement le Centaurea suareolcns, W. ; B. musqué, le Centaurea moachata, W.; B. de montagne ou Vivace, le Centaurea montana, L.

BARBERON, bot. S. vulg. de Salsifis.

RARBELLE. Barbota, moll. G. de Coquilles bivalves, fluviatiles, établi par Humphrey pour une esp. rare et précieuse, nommée par Solandcr, dans se3 manuscrits, Mytiluaplicatua,d'aprH l’exemplaire venu de la Chine, qui se trouvait dans le cabinet de la duchesse de Portland.

BARBELLE. Barbella. bot. C’est, selon Cassini. le nom qu’il faut donner aux appendices de l'aigrette des pl. synanlbérécs, quand ces appendices sont courts, roides. épais, droits, etc., comme on les voit dans la plupart des esp. du G. Centaurée.

BARBELLULE. Barbellula. bot. Diminutif de Barhelle; applicable quand les appendices sont petits, coni-

bah

BAR

que*, pointus et semblables à des épines, comme dans les Aslères.

BARBEMA. bot. Calice monosépale, à cinq divisions profondes, concaves, membraneuses; pas de corolle; des étamines nombreuses, insérées au fond du calice, par des filets courts et aplatis, qui portent des anthères oblongues et sngittées; un ovaire libre; deux styles courts, épais, velus; une capsule bilobée, à deux loges, contenant chacune une graine fixée à son fond et munie d'un arille qui la recouvre à demi. C’est un Arbrisseau faible, sarmenteux, grimpant; à feuilles alternes, simples, pétiolées, glabres, ovales, oblongues; à fleurs fasciculées. Il croit à Madagascar.

Du Petil-Tliouars, incertain sur la place que doit occuper cette pl., se contente d'indiquer l'affinité qu'elle pourrait avoir avec le Prockia.

IURISET.zool. Parmi les Mammifères, c’est une race de Chiens. Parmi les Poissons le Rouget et le Mulet portent vulg. ce nom.

BARBIALX. pois. Barbeau.

BARBICAN. Pogonias. ois. G. de l’ordre des Zygodactyles. Caractères : bec court, gros, fort ; arête proéminente, arquée; bord tranchant de la mandibule supérieure, armé d'une ou de deux fortes dents ; la mandibule inférieure moins haute que la supérieure; narines percées dans la masse de la corne du bec, près de sa base, latérales, recouvertes à claire voie par des poils; tarse de la longueur du doigt extérieur; les deux doigts antérieurs réunis jusqu'à la seconde articulation; première rémige très courte; seconde, troisième et quatrième étagées, la cinquième la plus longue.

Les Barbicans, qu'llliger a séparés des Barbus, appartiennent tous à l'Afrique. Tristes, silencieux et même en quelque sorte stupides, ces Oiseaux offrent encore, joints aux désagréments d’une conformation massive et pesante, des embarras dans le vol, dépendants de celte conformation, où les leviers de la locomotion paraissent trop rapprochés des parties antérieures. Conséquemment leur vol n’est ni élevé ni soutenu, et ils éprouvent beaucoup de difficultés à s’y livrer, ce qui leur donne des habitudes stationnaires. Ils fuient la société, même celle de leurs congénères; cependant Levaillanl rapporte d’eux un trait (p. 71, Ilist. des Barbus) qui prouverait plus que de l'instinct chez ces Oiseaux : il trouva dans les forêts désertes du pays des Namaquois un Arbre creux qui servait de retraite à plusieurs Barbicans; il tira du trou cinq Oiseaux, dont un dans l'extrême vieillesse, qui paraissait, par différents indices. devoir aux quatre autres une nourriture qu'il était hors d'état d’aller lui-mème chercher; les conjectures de Lovaillanl se changèrent en certitude, lorsqu'il eut tenu pendant quelque temps les cinq Oiseaux en cage. Les Barbicans se nourrissent de fruits et d'insectes; la plupart d'entre eux restent constamment fidèles à leur compagne; ils nichent dans de vieux troncs ou dans des nids couverts, abandonnés; ils y déposent, sur un peu de duvet négligemment rassemblé, deux à quatre œufs, et gardent assez longtemps près d'eux la famille qui en provient, et qui chaque jour revient coucher avec les parents dans le berceau même.

B. a. coece xoihe. Bucco niger, Lath.. Levai!. , Ois.

de Parad. numéros 29, 30 et SI. — Tète notre, front rouge, une ligne jaune au dessus des yeux, terminée par une tache blanche; quelques taches jaunes et blanches sur les tectrices alaires, qui sont noires; reclrices et rémiges brunes, frangées de jaunâtre; gorge noire; une large bande blanche, qui descend de chaque côté de l'angle du bec sur la poitrine et les parties inférieures : celles-ci sont également d’un blanc quelquefois grisâtre. La femelle n'a point de rouge au front. Taille 5 pouces 1/3.

B. de Levaii.i.abt. Pogonia» tninor, Cuv., Petit Barbican. Levai!. , Ois., Par., pl. a. Parties supérieures brunes, d'une teinte plus claire vers le cou; parties inférieures d’un blanc sale; front d’un rouge vif; croupion, lectrices caudales supérieures et reclrices noires; partie de la poitrine et abdomen d'un rouge pâle et terne; d'Afrique.

B. iasqcé. J'ogonias personatus, Tem., Ois. Col., pl. 201. Tête et gorge d’un rouge ponceau; lorum noir de même que l’occiput et un large collier; parties supérieures d’un brun cendré; bord extérieur des moyennes rémiges et des reclrices, jaune ainsi que le ventre; flancs olivâtres ; bec et pieds noirs; taille, 5 pouces.

B. silcirostbe. P og onia S sulciroslris. Leacli; Bucco dubius, Linn.; Buff., pl. enl. G02; Levai!., Ois. Parad., pl. 19 ; Pogonias major, Cuv. — Parties supérieures d'un noir-bleuâtre, à l'exception d'une plaque blanche sur le milieu du dos ; rémiges et rectriccs inférieures d'un noir mat; aréole des yeux d'un rouge-orangé; devant du cou et poitrine d'un rouge vif; une bande delà même couleur sur le ventre, avec les flancs blancs ; tectrices caudales inférieures rouges ; taille neuf pouces. Le Pogonias lerirostris de Leacli , Bucco ieuconotus , Vieil!., que quelques auteurs ont rapportécomme synonyme au B. de Levaillant, parait n’être qu'une variété du B. sulcirostre, un peu moindre de taille.

B. de \ iei llot. Pogonias V ieilloti , Leach. Miscel., Hist. Nat., pl. 97; Bucco fuscescens, Yieill. — Parties supérieures brunâtres, les parties inférieures blanchâtres; gorge d'un rouge -orangé; des taches de cette couleur sur la poitrine, et quelques nuances semblables sur la tête et les tectrices.

BARBICHE, bot. S. vulg. de Nigelle.

BARB1C110N. 019. Esp. du G. Barbu. Ce nom est aussi donné au Moucherolle à moustaches.

BARB1CORNES. Barbicornis. ins. Lépidoptères. Godarl a établi ce G. dans la fam. des Crépusculaires, pour ceux dont tes palpes inférieures ont trois articles distincts, mais dont le dernier est presque nu ou bien moins fourni d'écailles que les précédents, cl dont les crochets des tarses sont très-petits, point ou à peine saillants. La cellule discoïdale des ailes inférieures est ouverte postérieurement. Les antennes sont sétacées et plumeuses quoique terminées, ainsi qu'à l'ordinaire, par un renflement solide en forme de bouton. Ce dernier caractère rend ce G. extrêmement douteux.

On étend généralement l'épithète de Barbicorne à tous les Insectes dont le premier article des antennes est garni ou entouré de poils.

BARBIER, eois. N. vulg. du Serran Anthias.

BARB1ÉRIE. Barbie ria. bot. G. établi par De Can-

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