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Uéhiexcéphale. ( Tête arec moitié de ses matériaux.) • Tous les organes des sens anéantis, et leurs rudiments apparents à la face par des traces sans profondeur ; cependant la boite cérébrale et son cerveau presque dans l'état normal. »
Rhinencéphale. ( Tète à trompe ou à narines extraordinaires.) Fœtus à trompe; cyclopes; fœtus monospes.
Une seule chambre oculaire; un seul œil à deux cristallins ; point de système nerveux olfactif ; les os de l'appareil olfactif ont délaissé les maxillaires , sont groupés et saillants sur le milieu du front; de cette racine les téguments se prolongent en trompe.
Stoh ENCEPHALE. ( Tète à bouche fermée. ) Cyclope comme dans le précédent; une trompe labiale formée par la lèvre ramassée, prolongée en une caroncule filiforme.
Th i encéphale. ( Tête privée de trois organes des sens.) Tète sphéroldale; face nulle par la privation de trois organes des sens : des organes de l'odorat , de l'ouie et de la vue; les oreilles réunies en dessous; un seul trou auriculaire au centre; une seule caisse.
Spqénencépu ale. (Tête remarquable par une partie de son sphénoïde. ) « Crâne ployé à sa partie palatine de façon que les dents de chaque côté se rencontrent et se touchent sur la ligne médiane ; oreilles soudées ensemble; un seul trou auriculaire et une seule caisse; le sphénoïde postérieur ayant ses deux ptérigoïdaux (apophyses ptérigoïdes externes) soudés dans les neuf dixièmes de leur longueur.*
Ces trois derniers Acéphales ne se trouvent pas dans le Mémoire cité : nous en devons la communication à Geoffroy St. -Hilaire. Ils seront développés dans le deuxième volume de sa Philosophie anatomique.
Diodoncépiale. ( Tête avec une double rangée dentaire.) Treizième et dernière espèce.
Il resterait encore beaucoup de choses à dire sur ce genre de monstruosités; mais nous avons dû nous renfermer dans les bornes qu’impose un dictionnaire d’histoire naturelle. C'est dans les ouvrages de ('.haussier, Béclard. F. Meckel, Tiedemann et Geoffroy St. -Hilaire, que l’on trouvera des détails plus étendus et plus précis. Ce sont les travaux de ce dernier, surtout, qui nous ont guidé dans la rédaction de cet article. Si, entre les mains de Geoffroy, les monstres ont perdu une partie du merveilleux qui les entourait, ils ont en revanche répandu un grand jour sur la science de l’organisation, et promettent d'importants résultats à ceux qui voudront se livrer à leur étude.
ACÉPHALE, bot. M. Mirbel nomme ainsi l’ovaire quand il n'est point terminé par le style, et il cite pour exemple les pl. de la fam. des Labiées.
ACEPHALES, abac. Latreille. Groupe d’insectes dont Lamarck a fait l’ordre des Arachnides palpistes.
ACÉPHALES, holl. Dans la première édition de son Système des Animaux sans vertèbres. Lamarck emploie celte dénomination pour désigner tous les Mollusques sans tête distincte , qui formaient alors un second ordre dans la classe de ces Animaux. Depuis il en a successivement séparé, d’abord les Cirrhipèdcs qui composent une classe à part dans l’Extrait de son Cours de Zoolo-
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gie, et ensuite les Acéphales nus qui, sous le nom de Tuniciers, forment une classe distincte éloignée des autres Acéphales, et rapprochée des Polypes et des Radiaires, dans la deuxième édition de ses Animaux sans vertèbres. Il ne conserve point dans celle édition la dénomination d’Acéphales; il donne aux Animaux restant de l’ordre primitif, ainsi dénommé, le nom de Conchifères, et en forme sa xr classe. — Dans la Zoologie analytique de Diiméril, les Acéphales forment le i\« ordre des Mollusques, et ne comprennent point les Brachiopodes, séparés en un ordre distinct, que Lamarck continue à comprendre parmi ses Couchifères. Dans le Règne Animal de Cuvier, les Acéphales composent la iv* classe des Animaux Mollusques; les Tuniciers de Lamarck n'y constituent qu’un ordre à part, tandis que les Brachiopodcs forment, dans cet ouvrage, une classe distincte, ainsi que les Cirrhopodes (les Cirrhipèdes de Lamarck ).— Hlain ville suit une autre inarche; il appelle Acéphalophores les Acéphales ( Conchifères et Tuniciers, l.am.) et les Brachiopodes de Cuvier; réunis, ils forment sa il* classe du sous -type des Mollusques ou Malacozoaires, tandis que lest irrhopodes forment, avec les Oscabrions, le sous-type des Subentomozoaires.
Tel est l’ensemble des changements d’ordonnance et de rapports qu’ont subis les Mollusques dépourvus de télé distincte, et appelés primitivement Acéphales par Lamarck.
ACÉPHALOCYSTES. ixt. Vésicules hydatiformes que l’on trouve assez souvent dans différentes parties du corps de l’IIomine. Laennec les regarde comme de véritables Entozonires. Rudolphi n'adopte point cette opiniou, et les considère comme de simples corps vésiculaires. Quand on observe successivement des Acéphaloeysles sur l'Homme et sur les Animaux, on s’aperçoit bientôt de deux formes différentes de ces êtres. Celles qui se rencontrent chez l'Homme sont emboilées les unes dans les autres, ce qui provient de ce que I’Acéphalocystc primitive donne naissance à de jeunes individus qui sc détachent dans l’intérieur de leur mère, et qu’à leur tour les jeunes en produisent d’autres qui tombent encore dans la cavité de celle qui les a produites; en sorte que l’Acéphalocyste originaire peut contenir, par emboîtement, plusieurs générations successives. Dans les Animaux, au contraire, dans le bœuf et le Mouton, les jeunes Acéphaloeysles. en se détachant de leur mère, ne tombent pas dans l’intérieur de celle-ci, mais eu dehors; en sorte que le phénomène de l’emboîtement ne s’observe plus. La membrane des Acéphaloeysles est mince, transparente, fort délicate; elle n’offre aucune trace de vaisseaux sanguins; elle se déchire facilement et n’indique rien de la structure fibreuse; elle jouit d’une certaine élasticité, au moyen de laquelle elle fait jaillir son liquide lorsqu'on la pique ; ce liquide est clair, limpide, inodore et légèrement salé. A défaut de bouche et de canal alimentaire, les Acéphaloeysles ne peuvent se nourrir et s’accroître que par l’absorption qui doit s'opérer à toute leur surface, et c’est ce que le docteur Cruveiller a pu constater à l’aide de liqueurs colorées répandues sur cette surface; il a pu suivre la marche de l’absorption.
ACÉPHALOPHORES. holl. Dénomination employée
par Blainville pour caractériser la il® classe de son soustype des Mollusques ou Malncozoaires.
ACER. bot. S. d’Érable.
ACÉRACÉES. bot. Même chose qu’Acérinées.
ACERAS bot. Richard et R. Brown, dans un travail qu’ils faisaient en même temps et chacun de leur «Hé. sur les orchidées, séparaient du G. Satyrium quelques esp. pour en former un G. distinct que l'un a appelé Loroylossnn i, et l'autre À ce ras. V. Lorog lusse.
ACÉRATES. bot. Genre de la fam. des Asclépiadées ; Pentandric Digynie, L., dans lequel Etliot range V Asclepias longifolia. Ce G. se distingue des Asclépiades par l'absence des appendices en forme de corne, qui existent dan» les cornets.
ACËRATIE. Aceratium. bot. Genre de la fam. des Éléocarpées; Dodécandrie Monogynie, établi par L. Decandolle , pour une plante ligneuse, qui croit à Amboine; ce G. offre pour caractères, un calice à cinq sépales. cinq pétales dont le limbe est découpé et l’onglet couvert de poils; des anthères poilues mais dépourvues de soies terminales; un seul style. L'espèce connue a été nommée A. Oppositi folium.
ACKKDÉSE. mit. Nom donné par Beudant au manganèse hydraté. V. ce mot.
ACERELLÉ. bot. Terminé par une pointe aigue.
ACÉRÉS, aracr. Latreille (Gêner. Crust. et Jnsect.) appela ainsi une grande division des Insectes, comprenant les G. Scorpio, Avança, Phalangium et Acarus de Linné, pour laquelle il avait antérieurement pro- ]»<»sé le nom d'Acéphales. Depuis, dans ses Considérations générales , il appliqua la dénomination d’Acères à l'ordre sixième de la classe des Arachnides; mais, dans le Règne Animal, édit, de 1817, ayant érigé cet ordre en classe, il remplaça le nom d'Acères par celui d'Arachnides.
ACÉRÉS. Akera. boll. Muller a le premier employé le mot Akera, qui signifie privé de tentacules, comme qualification générique, dans le Prodrome de sa Zoologie danoise, pour une petite esp. du G. Bulle, la Bulla Akera de Gmelin, ou Bulla nonregica de Bruguière. Il la nommait Akera bullata. (Elle est figurée, Zool. Dan. icon 1. Tab. 71. f. I à 5.) Voy. Bille. Cuvier a étendu la dénomination d’Acères à tous les Gastéropodes teclihrnnches analogues A l’ Akera de Muller; il n'en fait qu'un seul G. dans son Règne Animal (T. n, p. 400), divisé en trois sous-genres : les Bc liées de Lama rck , chez lesquelles la coquille est cachée dans l'épaisseur du manteau; les Billes du même auteur, où la coquille est extérieure ; et les Acérés proprement dites.qui «ont dépou nues de test : celles-ci composent le genre Doridium de Meckel.
ACERINA. roiss. Syn. lai. de Gremille.
ACÉKINËES. bot. Juss. Famille de PI. Dicotylédonées polvpétales . ayant les étamines hypogyniques. Cette fam., composée des G. Acer et Xegundo, a beaucoup de rapports avec les Malpighiacées; elle offre les caractères suivants : calice monosépale, divisé; corolle composée de cinq à neuf pétales qui avortent quelquefois; de sept à douze étamines insérées sous l’ovaire, A un disque hypugync; ovaire à deux ou trois loges ( AAculus), dont chacune renferme une. deux ou
I plusieurs graines. Le fruit est une sauta rc à deux ailes membraneuses, à deux loges, ou une capsule Irilocti- | laire. t rival ve. — Les Acérinées sont des Arbres ligneux,
< A feuilles opposées, simples ou composées; ayant des i fleurs hermaphrodites ou polygames, disposées en grappes ou en corymhe.
ACESCENCE. Tendance que manifeste un corps (tour passer à l'état acide.
ACÉTABLLAlRE. pol. G. de l’ordre auquel il donne son nom, de la division des Polypes flexibles; il est fort distinct par sa forme élégante, imitant celle d'un petit parapluie ouvert. Les esp. qui le composent, offrent une tige simple, grêle, fistuleuse, terminée par une ombrelle striée, radiée, plane nu presque infundibulairc; elles croirsent sur les rochers et les autres corps solides, qu'elles couvrent de touffes épaisses, d'un vert éclatant, qui se fanent et se détruisent promptement par l'action de l'air. Un n'a pas encore bien observé les Animaux de ces Zoophytes; plusieurs naturalistes modernes doutent de leur existence, et regardent ces productions marines comme des Plantes; c'était aussi l’opinion deTournefort et des botanistes anciens. Ce sont néanmoins de véritables polypiers. Leurs Polypes sont placés dans les tubes rayonnants de l’ombrelle ; ils ont une vie commune au moyen de la tige à laquelle vient aboutir l'extrémité inférieure de chaque animalcule. Linné a classé les Acétabulaires parmi les Madrépores; Pallas avec les Combines, et Gmelin parmi les Tubulaires. Bertoloni en a fait un genre sous le nom d'OIivie. et Lamarck. sous le nom d'Acétabule. Lammiroux l'avait établi, avec ces naturalistes, sous le nom d'Acélabulaire, dans un Mémoire lu en 1810 A la première classe de l’Institut. On ne connaît encore que deux esp. d' Acétabulaires.
A. a bords extiers. Acctahutaria integra, Lamx. Hist. Polyp.. 249. Madrepora Acetabuluni, L. Tournefort. Inst., R. H., pl. 338. Acetabuluni mediterraneuni, Encyc. Moll., p. 478, f. 3, où ses bords paraissent crénelés, encore que le caractère de l’esp. est de les avoir entiers. On la voit souvent dans les collections sous le nom A' AceUibulum Tournefortii. Elle se trouve abondamment dans la Méditerranée.
A. a bords cRtXEi.te, Acetabularia creneta, Lamx. Hist. Polyp., pl. 8, f. 1. Brown, Histoire de la Jamaïque, pl. 40, f. a, dont les bords sont crénelés, et qui habite les mers des Antilles.
ACÉTABl LARIÉES. fol. Sixième ordre des Calcifères, deuxième section de la division des Polypes flexibles; ils forment un groupe bien distinct dans la classe des Polypiers; ils ont toujours une tige simple, grêle, fistuleuse, terminée par un appendice en forme d’ombrelle ou de petit parapluie, et composé de tubes réunis par le côtés (les Acétabulaires), ou bien celte tige supporte un groupe de petits corps py «formes et polypeux (les Polypiivses).
ACÉTABL LE. pol. J'. Acétabilaire.
ACÉTABCLIFORME.qui a la forme d’un acetabuluni, vase anciennement employé au mesurage des liquides et particulièrement du vinaigre.
ACÈTE, Acetes. criât. G. de l'ordre des Crustacés décapodes, établi par Milne-Edwards, qui offre pour caractères : carapace lisse, présentant A son extrémité
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inférieure une série de trois petites dents; yeux sphériques, portés sur des pédoncules assez longs; antennes supérieures pédonculées, avec le dernier article plus court que le premier et ne portant que deux soies, dont l'une a environ deux fois la longueur du corps; antennes inférieures ou externes présentant un filet terminal moins allongé, avec une grande lame cornée à leur base ; mandibules grosses ; palpe très-long et grêle ; deuxième paire des pattes mâchoires grêles, très-longues.reployées sur elles- mêmes et appliquées sur les autres parties de l'appareil buccal; pattes ambulatoires filiformes, terminées par un article pointu ; les deux paires de pattes postérieures nulles; fausses pattes natatoires se terminant toutes par deux laines étroites et pointues. Suivant Milne- Edwards, ce crustacé, quoiqu'il n'ait pas dix pieds, doit appartenir au groupe naturel des Décapodes macroures, tribu des Saliroques. La seule esp. connue appartient aux rives du Gange; sa longueur est d’un pouce.
ACÉTIFICATION. Passage d’un suc fermentescible à l'état d'acide acétique ou de vinaigre.
ACÉTONE. Liquide particulier, connu depuis longtemps, sous le nom d'esprit pyro-acétique, parce qu'il est un des produits de la distillation de l’acide acétique combiné avec une base salifiable. Ce liquide est incolore, limpide, d'une saveur acre et brûlante, d’une odeur très-pénétrante, d’une densité égale à 0.7021, d’une grande inflammabilité, ne se congelant point à — 15°, et susceptible de s'unir à l'eau en toutes proportions.
ACETOSA. pot. y. Oseille.
ACEYTl MLLA. bot. Nom du fruit de l'ÆxToxicrR.
ACHAINK. bot. Syn. d'Akène.
ACIIAMARCIIIS. roi.. V. ACAMARCBIS.
ACHANDE oi ACHAIDES. pois. N. Ane. du Rémore commun.
ACHAMA. bot. V . Malvaviscis.
AC11ANTINE. Achalina. bull. Swainson et Green ont successivement établi sous ce nom un G. de coquilles terrestres, formé du quatrième groupe du sous-genre cochlogènede Férussac, ou hélictères. y. HAlice.
ACHAR, Aicliar ou Altchar, mots indiens qui désignent des fruits d'espèces diverses, des bourgeons de Palmiste et de Bambou, des Choux, des Légumes, de l'Ail ou autres racines, fortement assaisonnés de moutarde et de piment, et mis en infusion dans le jus de Citron et le vinaigre le plus fort, comme on y met en Europe les Câpres et les Cornichons. De même que ces derniers ils servent d’assaisonnement.
ACHARIA. bot. G. de la Monoécie Triandrie de Linné, mais qui n’a pu jusqu'ici être rapporté â aucune fam. naturelle. Thunberg, qui l’a établi dans son Prodrome, lui donne pour caractères : un calice â deux folioles, et une corolle monopétale à trois lobes, velue (corolle qui n'est probablement qu'un calice monosépale, accompagné de deux bractées â sa base), dans les fleurs mâles, qui sont placées le plus haut sur la lige, trois étamines insérées sous les lobes de la corolle; dans les femelles, un ovaire libre, à un seul style, terminé par trois stygmates 11 devient plus lard une capsule â une seule loge, qui s'ouvre en trois valves, et renferme une seule graine globuleuse, inégale à sa surface. Ce G. ne renferme encore qu'une seule esp. A. â trois lobes, A. Tragode» ,
Thunb. Lam., Illustr. pl. 755. C’est une berbe â feuilles alternes, â pédoncules uniflores et axillaires, qui croit au cap de Bonne-Espérance.
ACIIATE. ixs. Esp. du G. papillon.
ACHATES. xix. y. Agate.
ACÜAT1NELLE. Achatinella. «ou. G. nouveau proposé par Green pour certaines esp. du G. hélice, mais qui n'a pas été accueilli.
ACIIDAR. ois. N. atic. du Canard sauvage.
ACHE. Apium. bot. G. de la fam. des Ombellifères ; Pentandric Digynie, L. Limbe du calice entier; cinq pétales égaux entre eux, ovales, ayant la pointe recourbée en dessus ; cinq étamines saillantes, â peu près de •la même longueur que les pétales ; fruit ovoïde, un peu comprimé, marqué de trois stries longitudinales sur chacune de ses faces. Les fleurs sont d'un blanc jaunâtre, disposées en ornMIe* régulières, ordinairement sans involucres ni involucelles. Ce G. se compose de quatre à cinq esp. dont deux surtout méritent d’être mentionnées ici ; ce sont :
A. persil. Apium Pehoaelinum , L. PI. bisannuelle, dont la lige, haute d’un â deux pieds, est anguleuse, rameuse; les feuilles sont décomposées, à folioles ovales subcunéiformes, incisées : les supérieures entières, lancéolées ; les omhellules sont accompagnées de petites folioles linéaires. Cette Plante est journellement employée comme assaisonnement.
A. commue. Apium grareolens, L. Cettcesp. est plus grande dans toutes ses parties que la précédente; ses folioles sont cunéiformes dentées ; les omhellules dépourvues d'involucelles. L'esp. sauvage porte le nom d'Ache. Sa racine est employée comme diurétique et apéritive. Cultivée, elle porte le nom de Céleri , alors ses feuilles et ses racines sont usitées comme aliment. Il y a une variété de Céleri fort remarquable; c’est elle qu’on désigne sous le nom de Céleri-rare. Sa racine est grosse comme le poing , charnue et fort bonne à manger.
On appelle vulgairement Acbe d'Esc, la Berle, Sium Si sa ru m , L.; et Ache de Moxtag.xe, la Livéche , Liguai ic uni Leeislicum , L.
ACUÉ. Adieu», xax. F. Cuvier donne ce nom aux Paresseux de la première Irihu, qui ont trois ongles aux pieds de devant, et qui, conséquemment, doivent être distingués des Ilradypu » qui n'eu ont que deux. Les premiers portent une queue , les autres en sont totalement privés, y. Bbadvfe AT.
ACUÉE. Axxfci. N. vulg. des Lombrics, d’où les pécheurs ont appelé A c liée» ou Ache» les Vermisseaux, Larves. Insectes dont ils font des appâts pour prendre le Poisson.
ACUÉE. Achœus. crist. Leach a formé ce G., qui prend place dans la fam. des Brachyures, parmi les Crustacés Décapodes. Les caractères des Acbécs sont d'avoir tous six segments à la queue, mais leurs quatre tarses postérieurs sont très-arqués ou en faucille; leurs pédicules oculaires sont très-saillants, et présentent audevant un tubercule; tel est : VAchœu» Crâne fui, Leach, Maine. Brit. xxn. c.
ACHÉL01TE. Aclieloi». *oll. G. de Montfort, adopté par Ocken, pour une pétrification qu’on voit assez fré-
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quemmcnl dans les marbres anciens d’Alldorffen Suisse, et qui atteint jusqu'à deux pieds de longueur. On ne peut, dans l'état de nos connaissances sur les fossiles analogues, séparer l'AchéloIte des Béleinnites.
ACliF.NE bot. y. AxfcRE.
ACHENODE. bot. Acbard appelle ainsi un fruit composé de plusieurs akènes disposés sur un même plan, et qui résulte de ce qu'aucune des carpelles primitives de l’ovaire n'a avorté.
ACIIÉIIONTIE. Acherontia. irs. Lépidoptères. Fam. des Crépusculaires. On a proposé ce sous-genre pour y placer le Sphinx Téte-de-Morl ( Atropos ) ainsi que trois autres esp. qui lui ressemblent beaucoup, l’une de Java et les deux autres de l'Australie, rapportées par l’expédition autour du monde, commandée par le cap. Durville. Toutes ont la trompe proportionnellement plus courte qu’elle ne l’est dans les autres Sphinx.
AC11ÈTE- Acheta, irs. Nous excluerons, avec Latreille, du langage ent ontologique le mot Achète, et nous le remplacerons par celui de Tètrix. Cette substitution est nécessaire pour remédier à la confusion qui résulte de l’emploi très-différent qu’on a fait de ce nom. Linné l’appliqua d'abord à une division de son G .Gryllus. Geoffroy érigea cette division en G. distinct, et At usage du mol Grylton pour la dénommer. Fabricius remplaça sans nécessité ce dernier nom par celui d' Achète, et Latreille, ainsi que plusieurs auteurs modernes, employèrent le même mot dans un autre sens.
ACHÉT1DES. ms. Nom donné par Leach à une Fam. qu'il a établie parmi les Orthoptères, et qui a pour type le G. Achète.
ACH1AS. A chias, irs. G. de Diptères, établi par Fabricius, et placé par Latreille dans le grand G. Mouche de Linné. Les yeux sont pédoncules, c'est-à-dire portés sur un prolongement de la tête. Ce caractère singulier lui est commun avec le G Diopsis, dont il se distingue par l'insertion des antennes sur le front. L'esp. unique, servant de type à ce G., est l’A. oculé, Achiasoculatu s, Fabr. Elle est originaire de Java. Latreille, ayant récemment examiné plus particulièrement cet insecte, s'est assuré qu'il serait mieux placé parmi les Syrphes.
ACHILI.ÉK ou ACHIL1.IÈRE. BOT. y. MlLLI-nuiLU.
AC11ILLKES. bot. Ce nom a été donné par quelques botanistes à une division des Corymbifères , l'un des groupes établis par \ aillant dans la fam. desSynanlhérées.
ACHILLELN ross. G. de Polypiers de la fam. des Alcyonaircs, qui se trouve dans les couches du système jurassique su|iérieur.
ACH1MARAN. bot. S. deTriphasia.
ACH1ME. V . Acuyik.
ACHI MENES, bot. G. établi par Brown, dans la fam. des Scrophularinéesde Jussieu; Didynamie Angiosperinie de Linné. Caractères : calice monosépale, velu, reuflé à sa base, resserré à son ouverture, à cinq divisions; corolle monopétale, personnée, tubuleuse et ventrue, inférieurement velue; son limbe est à cinq divisions inégales. Les étamines, au nombre de quatre, sont presque didynanics; le stigmate est bilobé.
Ce G., désigné par l’Héritier sous le nom de Cyrilla (C. pulchella), que Scopoli a réuni au Buchnera
! (B. Coccinea)e l Lamarck au Columnea (C. E recta ), ne renferme qu’une seule esp., A. minor, de Brown, Jam. 371, t. 58, f. 1. Plante fort remarquable par la belle couleur de feu de ses fleurs. On la cultive dans nos serres où elle brille de tout son éclat, pendant l'automne.
ACHIRA. bot. S. de Balisier.
AC1IIKA - MOI ItOU. bot. S. de Cordia Collococca. y. Sebestier.
ACH1HE. rois. G. formé par Lacépèdeaux dépens des Pleuronectes, et adopté comme sous-genre par Cuvier, qui les considère comme des Soles absolument dépourvues de pectorales. Celte privation caractérise donc les Achires qui, d’ailleurs, ont les deux yeux disposés du même côté de la tète; elle influe sur leurs habitudes. Le Pleuronectes Achirus de Linné a servi de type à ce G. qui compte aujourd'hui de sept à huit esp. :
t Les Achires proprement dits, qui ont les deux yeux situés à droite , avec la nageoire caudale échancrée en croissant ou arrondie, distincte de la dorsale et de l'anale.
A. barbu, Achirus barbatus , Geoffroy. Ann. des Mus. 1. pl. 11. C'est, selon Cuvier, le Pleuronectes Achirus de Linné qui ne serait pas celui auquel Lacépède rapporte ce synonyme. Cependant le Poisson de Linné habile l'Amérique septentrionale, et le Barbu se trouve dans la mer Bouge, particulièrement aux euvirousde Suez; il habile aussi Amboine. Sa forme est ovale elliptique; de sept pouces et demi environ dans son grand diamètre, sur près de quatre dans le petit; sa couleur est brune sur le côté droit, avec des points gris, remarquables par le point noir qui en désigne le centre; le côté gauche est d'un blanc sale, uniforme, d. 05. f. 0. v. 5. a. 55. c. 18.
| A. r ascé, Pleuronectes lineatusy Gmcl. Écailles ciliées; queue ronde; sept lignes transversales noires sur le dos qui est brunâtre. Il habite les côtes de la Nouvelle- Angleterre. D. 55, CO. r. 0. v. 4, 5. a. 45, 48. c. 10.
A. marbré, de Lacépède, T. ni, pl. 13, f. 5 et À. pavorier, du même naturaliste. Le premier découvert à , l'Ile-de-France par Coininerson, rejette une liqueur lai- ! teuse par des porcs disposés à la base des rayons de ! l'anale et de la dorsale; on ignore la patrie du second.
tt Les PLAGUSIE9, Ptagusia de Brown, qui ont les deux yeux à gauche et la caudale pointue, confondue ' avec la dorsale et l'anale.
A. double MGKE, Pleuronectes bilineatus , Bloch.
’ pl. 188.Encyc. Pois. pl. 01, f. 377. Corps allongé, d’un brun jaunâtre en dessus, blanc - rougeâtre en dessous, et marqué de deux ligues latérales plus foncées de chaque côté. Sa tête est plus grosse proportionnellement que celle de ses congénères. La dorsale, la caudale, et l'anale réunies comptent cent soixante-quatorze rayons, i Ce Poisson habite en abondance les mers de la Chine et des Archipels indiens.
A. orré, Achirus omatus} Lac. iv. 653 et Pleuronectes Arely de Schneider, sont aussi des Plagusies; mais il n'est pas certain qu'on doive rapporter à ce sousgenre le Pleuronectes Plagusia, L. de la Caroline; encore que ce Poisson ait la caudale confondue avec la dorsale et l'anale, puisqu'il a scs yeux à droite, et qu'il ) n’est pas dit qu'il manque de pectorales.
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ACHIRITE oü ASCH1R1TE. nn. V. Cuiybe-Dioptasb.
ACBIT. bot. V. Cissi's.
ACH1TON1UM. bot. ( Urèiiinèe» .) Ce G. a été établi par Née* (Journal de botanique; Ratisbonne. 1819). 11 appartient aux Champignons les plu» simples, n'étant composé que de sporules nues, libres, réunies en groupe. Nées lui donne pour caractères : sporules globuleuses, transparentes, réunies en groupes nus. Ce G. est trèsvoisin des Fusidium et des Slilbospores. La seule esp. indiquée pousse sur les fpuilles du pin sauvage.
AC H LIS. iax. N. de l'Élan chez les anciens.
ACHILrs. i iss. Kirby a établi sous ce nom , dans les Insectes Hémiptères, de la fam. de* Cicadaires, un G. qui a beaucoup de rapport avec le G. Cixie de Latreille. Il parait n'en différer que par la longueur et la forme des antennes dont tous les articles sont granuleux.
ACHLYS. bot. Ce nom mythologique est celui de la déesse de l'obscurité. De Candolle l'a donné à un nouveau G., encore fort obscur, qu'il a rapporté à la fam. des Podophyllées, à cause de son affinité avec le G. Jeffersonia; mais il parait avoir aussi quelque analogie avec l’Aetsa. Ce G. ne contient encore qu'une seule esp., A. triphylla. C’est le Leontice triphylla , décrit par Smith dans l’Encyclopédie de Rées.
ACHLYSIE. Achlysia. AtAC. G. de la fam. des Holètres, tribu des Acarides, établi par Audotiin. Il peut être placé à côté des Leples, et a pour caractères distinctifs : six pattes de cinq articles uniformément développés, situées, ainsi que le siphon, dans une échancrure profonde du corps, et partant de six pièces quadrilatères constituant une plaque sternale.
L'esp. qui a donné lieu à la formation du G., VA. Dytisci , a été rencontrée, une seule fois, sur un Dytiscu* tnarginalis , péché dans une de* mare» de la forêt de Fontainebleau, au mois de juin 1819. Deux individus furent trouvés sur l'abdomen du Dytique et au-dessous des élytres et des secondes ailes; ils étaient couché* sur le côté, position assez rare chez un Animal articulé, et qui trouvera son explication dans le courant de cet article.
La longueur totale de cette esp. est de six millimètres, et sa plus grande largeur de trois et demi. Considérée d'une manière générale, elle est ovoïde, et figure assez bien une cornue dont la panse serait allongée, et dont le cou très-court, fermé et arrondi, serait abruptement recourbé sur cette panse, de manière à laisser entre elle et lui un intervalle oii une sorte d’échancrure étroite et profonde. La couleur dominante est le jaune orange, disposé par zones irrégulières et transversales sur la région du dos, s'étendant sur celle du ventre et confondu. sur les côtés, avec une couleur jaune citron qui se prolonge supérieurement entre les bandes orangées. Si à ces caractères on ajoute qu’il n'existe ni tète, ni yeux, ni antennes, ni thorax, ni division du corps en anneaux, ni anus, ni ouvertures pour la respiration; qu’il y a bien, il est vrai, un suçoir et des pattes, mais que leur ténuité est telle qu’il faut un microscope pour les apercevoir; si, donc, on ajoute ces caractères aux précédents, on aura déjà une idée assez exacte de cet Animal parasite. La peau qui l’enveloppe est épidermi-
1 DICT. DES SCIENCES flAT.
que, c’est-à-dire, parfaitement transparente, et se roule sur elle-même, lorsqu’on vient à la détacher. Elle adhère peu aux parties qu’elle recouvre, ne présente aucune ouverture et se continue avec le suçoir et le plastron sternal, situés l'un et l'autre dans le fond de l'échancrure. Le suçoir, placé en avant et à une très -petite distance du sternum, est de forme conique, denté à 6a partie postérieure et de consistance cornée. Sa ténuité excessive et son opacité n’ont pas permis de déterminer s'il était simpleou composé. Son sommet est aigu, libre et s'introduit dans le corps du Dytique. Sa base se continue avec la peau et se détache avec elle. Derrière le suçoir on aperçoit, avec une très-forte loupe et mieux au microscope, le plastron formé par trois sternums placés à la suite les uns des autres, et composés chacun de deux pièces écartées l’une de l'autre sur la ligne moyenne, de manière à laisser entre elles un intervalle d’autant plus large qu’il est plus postérieur, lequel est complété par la peau. Ces pièces, au nombre de six, sont planes, quadrilatères, un peu plus consistantes que la peau; l'angle externe et antérieur de chacune d'elles donne attache à une patte composée de cinq articles uniformes, à peu près également développés et munis intérieurement et en dedans d'un poil, à l'exception du dernier qui porte à son côté externe une petite épine. D’après ce qui vient d'étre dit, on reconnaîtra, dans cel être singulier, un organe de succion et un appareil locomoteur bien caractérisés, sans lesquels il serait, pour ainsi dire, réduit au premier degré de l’animalité.
L’Achlysie présente en outre ce fait très-remarquable : elle est fixée au Dytique au moyen de son suçoir, mais ce suçoir, situé dans l’échancrure que nous avons décrite, est d'une petitesse excessive, et ne saurait dépasser les bords inférieurs de celte échancrure qui est très -profonde. 11 résulte de cette disposition que si l'Animal était posé de champ, c'est-à-dire, sur le ventre, à la manière de presque tous les Insectes, son bec ne pourrait rester adhérent au Dytique. Il est obligé, pour obvier à cette disposition défavorable, de se placer sur l'un ou l'autre flanc; ceux-ci étant très-comprimés permettent au suçoir de les dépasser soit à droite, soit à gauche, et d'atteindre, par son extrémité libre et aigue, l'abdomen du Dytique, auquel il adhère très-fortement, afin d'y puiser des sucs nourriciers indispensables à son cxisteuce.
Une manière d'étre aussi singulière devait naturellement inspirer le désir d'ajouter à cette connaissance, de nouveaux faits fournis par l'anatomie des parties internes. Audouin a disséqué avec tout le soin possible, les deux seuls individus qu'il possédait; mais il ne rencontra que quelques tissus parenchymateux. Il a cependant exposé dans son Mémoire la texture différente de chacun de ces tissus, et il s'est convaincu qu’ils enveloppaient un canal rempli d’une matière blanche comme farineuse, terminé postérieurement par un cul-de-sac vésiculeux. Si ce conduit est l’intestin, c’est un intestin n’ayant d’autre orifice que celui de la bouche. Audouin n'a découvert en effet aucun canal ou parlant de la vésicule, ou y aboutissant. Ce fait, très -curieux et le plus positif de ceux qu’il a observés, s'accorde parfaitement avec l'absence de toute ouverture à la peau, celle du suçoir exceptée.
A C II
A C II
Une seconde esp. d’Achlysie a été découverte postérieurement par le baron de Manncrheim sur le Dytiacua laponicus ; elle est blanche et a sur le dos quatre rangées de points rouges. Cette nouvelle espèce a été nommée par Audouin, Achlysic de Mannerheim.
ÀCUMFK. bot. y. Æcbbée.
ACH.M1TE. mi*. Substance dont la classification est encore incertaine. Ses caractères sont d’être réductible au chalumeau, après une action soutenue, en un bouton métallique noirâtre; d'être attirable à l'aimant; de rayer le verre. Elle cristallise en longs prismes rhomboïdaux, terminés par des pyramides aigues, ou en aiguilles trèsdéliées. Sa pesanteur spécifique est 3.24 ; sa couleur est le vert de pré ; elle est translucide et plus souvent opaque. Composition : Silice 57; Triloxide de Fer 31; Potasse 12. Ce Minéral que l'on peut regarder comme du Fer silicéo-potassé, a été trouvé à Eger en Norwège, dans une gangue siliceuse.
ACHNANTHE. V. ArtruodiIles.
ACHNATHERl'M. bot. G. de la fam. des Graminées, établi par Palisot de Beauvois, dans son Agroslographic ; il est très-voisin du G. Calamagrostis. dont il se distingue par la valve externe de la lépicène, terminée par une arête tordue ; par sa paillette inférieure simplement échancrée et sans aucune soie. Les fleurs sont en panicule. Ce G. renferme certaines esp. des G. Agrostis, Calamagrostis et Arundo.
ACHNERIA. bot. Palisot de Beauvois a aussi proposé ce G. dans la fam. des Graminées, et il y a placé toutes les esp. du G. Eriachne de Brown, qui ne sont point aristées, et qui ont les paillettes couvertes de longs poils lanugineux. Ce G. est bien voisin de l'Eriachne.
ACIINODONTON. bot. C’est encore le même botaniste qui a formé ce G. de la f. des Graminées, avec le Phleum ISellanhï, L., et le Phalaria tenuis, de Host.CeG. se distingue des Phalaris par les paillettes de la glumc qui sont dentées et incisées au sommet ; des Phleum par les valves de la lépicène, qui sont muliques et obtuses.
ACIIOMANES. bot. S. de Trichomanes.
ACHOVAN. bot. y. Achaova*.
ACHRAS. bot. y. Safotilmer.
ACHROMATIQUE. Privé des couleurs dont les rayons lumineux, en se décomposant, environnent quelquefois certains corps, surtout lorsque leur surface est parsemée de facettes d’une certaine étendue. La lentille d’une lunette est achromatique, lorsqu'elle est taillée avec tant de précision qu'il n’y a qu'une divergence insensible des rayons lumineux, qu’ils frappent tous juste au foyer; alors il n’y a point de décomposition partielle de ces rayons et le corps que l’on examine ne parait point entouré des couleurs du spectre solaire.
ACHl'PALLA. bot. S. de Pourretia pyramiüata. y.
Pot RKKTIt:.
ACHRYSE. Achryson. t*b. G. de Coléoptères tétramères delà fam. des Longicornes ou Cerambicins de Latreille, institué par Audinct-Servile qui lui donne pour caractères • quatre palpes égaux et courts; antennes velues, plus longues que le corps dans les mâles, de onze articles dont les troisième et onzième assez longs; corselet cylindrique, inutique, point inégal, ni rugueux en dessus, allongé, évidemment plus long que la tête;
corps oblong; élytres terminées chacune par ane épine médiocre et non suturale. très-distincte; elles ont leur angle huméral saillant et accompagné intérieurement d'une excavation arrondie très-prononcée; écusson petit, triangulaire; pattes longues; cuisses un peu élargies et comprimées, l.a seule esp. de ce G. est VA. Circnmflerum, de l'Amérique méridionale; Fabricius et Olivier l’ont décrite, l'un comme un Stenocorus, l'autre comme un Cerambix.
ACHYME. Achymua. eot. G. dont les caractères et la place, dans l’ordre des fatn. naturelles, ne sont point encore bien connus. C’est le même qne Streblu » de Lourelro. Il a quelque affinité avec le G. Trophi », de la fam. desUrticécs, mais il s’en distingue par son fruit A deux loges qui contiennent chacune denx graines, caractères qui l'éloignent des Urticées.
ACHYOULOU. bot. S. vulg. de Malpighia .
ACHYRANTHE. Aehj'ranthea. bot. G. de la fam. des Ainaraiithacées ; Penlandrie Monogynie, L. Caractères ■ calice régulier ù cinq et rarement quatre divisions, accompagné à sa base de trois bractées simples et épineuses au sommet. Cinq étamines, dont lesfiletssont un peu soudés par la base et alternent avec cinq petites écailles festonnées ; le style est simple, terminé par un stigmate globuleux; le fruit est un akène. Les Achyranthes sont assez nombreuses, herbacées ou sous-frutescentes; leurs fleurs sont disposées en épis ; leurs feuilles opposées. Fresque toutes sont originaires de l'Inde. R. Brown en a rapporté deux de la Nouvelle-Hollande.
ACHYRITES. mi*. S. de Calcaire Oolitique.
ACHYRONIE. Achyronia. bot. Ce G. appartient A U fam. des Légumineuses, Diadelphie Décandrie, L. 11 est très-voisin du G. Borbonia , dont il diffère par son calice non épineux, ayant la dent inférieure beaucoup plus longue, par sa gousse comprimée et polysperme. Il renferme une seule esp., P Achyronia tillosa , Willd. ; arbrisseau originaire de la Nouvelle-Hollande, ayant les feuilles simples, péliolées, lancéolées, glabres, ciliées ; les fleurs jaunes, solitaires, axillaires et pédonculées.
ACHYROPAPPE. Achyropappua. Bor. Fam. des Synantbérées. La pi. qui a servi A former ce G., a été trouvée dans le royaume de la Nouvelle- Espagne, à la hauteur de 1380 toises au-dessus du niveau de la mer. C’est une herbe à feuilles op|>osées, très-découpées, à fleurs en corymbe et radiées. Quoique très-voisine des G. Urborgia et Unxia, elle diffère du premier par le réceptacle nu. de l'autre par les fleurs centrales hermaphrodites. On ne peut pas la confondre avec lesScbkuhriasàcause | de son port, de l’alwence des écailles à la base de l'involucre et du nombre, cinq, des fleurs du rayon. Kunt lui assigne pour caractères génériques, un involucre de cinq folioles égales; un réceptacle plane et nu; des fleurs centrales nombreuses, tubuleuses et hermaphrodites; cinq fleurs marginales en languette et femelles; les fruits triangulaires, munis d'une couronne de petites écailles.
ACHYROPHORE. Achyrophorua . bot. G. nouvellement rétabli par Don, dans la fam. des Synanthérées, tribu des Chicoracécs, avec les caractères suivants : invoturreimbriqué; aigrette uniforme, stipitée, plumeuse; rayons simples à leur base. Ce G. a été formé par Vaillant
et adopté par Adanson; mais plus tard on l'a confondu avec les hypocharis , et c’est de là qu’on l’a tiré pour lui rendre sa destination primitive. Ce sont des pt. herbacées. vivaces, à feuilles poilues, à tiges simples, à fleurs jaunes que l'on trouve dans les parties boisées de l’Europe centrale.
ACHYRGOPHYTE. bot. Necker a donné ce nom aux pl. dont la fleur se compose de plumes ou de paillettes, comme dans les graminées.
ACUYROSPERME- Achyrosperm uni .rot. l,e docteur Plume a formé ce G. dans la faut, des Labiées, avec deux pl. nouvelles qu’il a découvertes dans le* forêts de l’Iledc Java. Il donne pourraratêrrs à ce G. calice plus ample que la corolle, subbilabié : la lèvre supérieure dressée et Iriftde; l’inférieure un peu plus courte, étalée et bifide. Corolle plus longue que le calice, tubuleuse, à limbe hilabié : la lèvre supérieure assez courte, droite, échancrée; l'inférieure demi trifide avec le lobe intermédiaire plus grand et concave; quatre élaminès. presque égales, ascendantes; anthères uniloculaires; quatre akènes enveloppés du calice persistant, couronnés d’un arille paléacé. Les deux esp. décrites par Blumesont des pl. herbacées à feuilles opposées, dentées, et mollement puhescentes. Les fleurs sont disposées par verlicilles en épis terminaux.
ACIA oc ACIOA. bot. F. Cortrt.
ACIANTHE. Acianlhu «. bot. G. de la fam. des Orchidées, de la Gynandrie Monandrie, L., établi par Rob. Brown; il comprend trois ou quatre esp. originaires de la Nouvelle-Hollande, et qui ont pour caractères génériques un calice pétalofde. à six divisions inégales, rapprochées, les trois externes étant terminées en pointe et les internes plus petites -. le labelle est plus petit, entier, étendu, offrant deux callosités à sa base, mais sans appendice foliacé ; le gyuoslèine est plane antérieurement, terminé par une anthère persistante, dont les deux loges sont rapprochées; chaque loge renferme quatre masse* polliniques. Ce sont de petites plantes glabres, ayant les bulbes entiers, la tige à um* seule feuille, et les fleurs rougeâtres, solitaires ou en épi.
ACICARI’HA. bot. Ce G., établi par Jussieu, et qu’il a rapporté à la fam. des Cynarocéphales, appartient à la nouvelle fam. desCalycérées de R. Brow n, ou Boopidées de Cassini qui. après avoir adopté le nom de Acicarpba , l’a changé en celui de Cryptocarpha. Caractères : fleurs disposées en capitules opposés aux feuilles, involucre à quatre ou cinq divisions soudées avec les ovaires les plus extérieurs. Les Heurs inférieures ou externes sont fertiles; lessupéricures. beaucoup plus nombreuses, sont stériles ; les ovaires sont tous soudés en uu seul corps. Dans les fleurs fertiles, le limbe du calice est terminé par cinq arêtes épineuses, épaisses : la corolle, tubuleuse, grêle, est infiindihnlaire ; les cinq étamines sont monadelphes; lestyleest terminé par un stigmate capitulé. CeG. renferme trois esp : A. tributoides ; A «patulata; A. lanata; toutes trois originaires de l’Amérique méridionale.
ACICt'LAIRE. Très-aigu, en forme d’aiguille.
ACICl'LES. AitüÊL. Savigny donne ce nom à des soies (dus grosses que les autres, très-aigues, contenues dans une sorte de fourreau, et qu’on observe, au nombre de