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dolle, dans la fam. des Légumineuses. 11 a pour caractères : un calice tubuleux, quinquéfide, kihractéolé à si base , à découpures aigues et égales ; une corolle allongée, composée de cinq pétales dont l'étendard est plus court que la carène et les ailes; étamines diadelphes, la dixième libre et de moitié plus courte que les autres; style filiforme garni vers l'extrémité d’un duvet couché longitudinalement; stigmate obtus; légume linéaire, velu, uniloculaire et polysperme. La seule esp. connue jusqu'à cc jour est un Arbrisseau à feuilles pinnées avec impaire , à rameaux axillaires, plus courts que les feuilles, portant quelques Heurs accompagnées de bractées d’un rouge purpurin ; elle est originaire de Porto-Ricco et a été nommée B. polyphyllée.
RARBIFFRE. bot. S. de Barbula (mousses).
BARBIGÈRE. Organe quelconque garni de poils assez longs pour ressembler à une barbe.
BARB1LANIER. ois. S. de Sparacte.
BARBILLON, pois. Esp. du G. Squale. On donne aussi ce nom aux jeunes Barbeaux.
BARBILLONS, zool. Ce nom désigne, dans les Poissons, des filaments qu'on trouve autour de la bouche de certaines esp., et dans lesquels semble restreinte la perception du tact. Les Poissons munis de ces Barbillons sont en général des Animaux rusés, qui se cachent dans la vase, agitent à sa surface ces tentacules sur lesquelles se jette leur proie trompée par l'apparence de ver qu'ont ces organes.
Dans les Animaux articulés. Barbillons sont la même chose qu'Antennules ou Palpe*.
BARBINERVÉ. bot. On dit qu'une feuille est barbinervée quand ses nervures ou réticulations sont velues.
BARBIO. pois. S. vulg. de Barbeau.
BARBION. ois. Esp. du G. Barbu, qui est devenu un sous -genre dans la méthode de tesson. Ce sous- G. se distingue par un bec conique et même assez grêle.
BARBIROSTRE. zool. Bec ou trompe garnis de poils.
BARRO. bot. N. vulg. d’un Bolet.
BARBON, bot. S. d’Andropogon.
BARBOTA, pois. S. de grand Esturgeon.
BARBOTE oc BARBOTTE. N. vulg. du Gade Lotte.
BARBOTE A P. pois. S. d’Able Cheranne et de Cobite Loche-franche.
BARBOTBUR. ois. S. vulg. de Canard Chipeau.
BARBOTINE. bot. V. Armoise.
BARBOTTE. bot. S. vulg. de Vesce.
BAR BOl’Ql'INK. bot. N. d'une var. de Salsifis.
BARBU. Bucco. ois. Genre de l'ordre des Zygodactyles. Caractères : bec lisse, dur, gros, large, peu arqué , déprimé dans toute sa longueur ; mandibules presque égales, la supérieure dentée vers le milieu et fléchie à la pointe, l'inférieure retroussée à l'extrémité; narines situées vers la base , latérales , percées dans la masse cornée et recouvertes par des soies dirigées en avant . qui déliassent souvent la pointe du bec ; tarse plus court que le doigt extérieur ; les deux doigts antérieurs ou de devant réunis jusqu'à la seconde articulation ; première rémige très-courte , les deuxième , troisième et quatrième étagées , la cinquième la plus longue.
Les contrées les plus chaudes des deux continents
sont habitées par les Barbus . dont plusieurs espèces , revêtues d'une magnifique livrée, semblent vouloir dérober, sous le luxe éblouissant des plus riches couleurs, l'ingratitude de formes qui donne à ces Oiseaux un air pesant, géné et en quelque sorte stupide. Leurs habitudes tiennent beaucoup de l'imperfection de leurs formes : on les voit rarement réunis; jamais ils n'égaient les bocages soit par leurs chants , soit par cette pétulance que l'on admire dans presque tous les Oiseaux des régions tempérées. Posés sur la branche la plus liasse d’un arbre bien touffu, ils restent, des heures entières, affaissés pour ainsi dire sous le poids d'un corps épais, qui laisse à peine apercevoir une tète ordinairement retirée entre de larges épaules. S’ils sont découverts dans leur obscure station . ils s'éloignent lentement et paraissent alors craindre d'étre incommodes, plutôt que de chercher leur salut dans la fuite. Les Insectes, les fruits et les graines leur convenant indistinctement, ils sont toujours certains d'une nourriture abondante. Leur indolence naturelle se retrouve encore dans la construction de leur nid qu'ils placent dans le creux d'un arbre, et où, selon les esp., ils pondent de deux à quatre et six œufs.
B. Barbichov. B. Barbiculu s, Cuv.; Leva itl. , Ois. Par., pl. 5G. Tout le plumage d'un vert foncé, à l'exception du front , de l'aréole de l'œil et du menton qui sont rouges, d'une large moustache qui est bleue de ciel , et des rémiges externes qui sont brunes ; le bec est bleu d'ardoise , entouré de longs poils nombreux; taille, quatre pouces trois lignes. Des Moluquet.
B. Barbiox. B. pusillus , Dum.; B. rubri front , Vieill.; B.parcus tttus, Cuv.; Levait., Ois. Par., pl. 32. Parties supérieures obscures, marquées de taches allongées, jaunes; rectriccs , rémiges et tectrices bordées d’une teinte jaune; parties inférieures d’un gris jaunâtre; front rouge; moustaches blanches; gorge jaune; bec noir ; pieds bruns ; taille : quatre pouces trois lignes. De l’intérieur de l’Afrique où sa manière de vivre est â peu près celle des Mésanges d'Europe. Buffon a figuré la femelle dans la pl. 746. fig. 2, des Oiseaux enluminés.
B. Bicarré. B. versicolor , Raffles; Temm.. pl. co- Ior. 309. Plumage d'un vert assez pur, un peu plus clair en dessous ; front, sommet de la tète, nuque, origine de la moustache et une plaque de chaque côté du cou d’un rouge sanguin très-vif; un large sourcil, le menton et la gorge d'un bleu d'azur; un large trait noir partant de l'angle du bec, et que termine une grande tache orangée ; extrémité des rémiges , bec et pieds noirs; taille huit pouces. Sumatra.
B. Bcssbr-buddoo. B. indiens , L. Parties supérieures d’un vert sombre; parties inférieures d’un jaune verdâtre avec des traits longitudinaux verts; front, moustaches et menton rouges; un triple collier noir, rouge et jaune; nuque d’un noir verdâtre; rémiges noires bordées de vert; taille, cinq pouces. De Hic de Java. On a pensé que celte espèce pouvait n’élre qu’une variété des Barbus à couronne rouge et à collier rouge; mais il suffit d'examiner comparativement les trois espèces, pour être convaincu de l'impossibilité de la réunion; la différence est encore plus grande avec le Barbu Kotléréa.
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B. a ceinture rouge. Bucco torquatus , Cuv.; Levail.. Ois. Par., pi. «37. Parties supérieure* et reclrices d’un beau vert ; parties inférieures blanches , avec des traits longitudinaux noirâtres; front rouge; une bande de la même couleur qui traverse l'abdomen ; sommet de la tête brun; croupion jaune; bec et pieds noirâtres; taille, cinq pouces neuf lignes. Patrie inconnue.
B. a collier roege. B. rubricollis, Cuv.; Cabezon à gorge jaune. Yieill.; B. philipjwnais , Lin. ; BufF. , pl. enl. 331. Parties supérieures d’un vert foncé, avec la plupart des plumes bordées de jaunâtre ; parties inférieures jaunes, tachées de vert; sommet de la tête et collier rouges; menton d’un brun clair; aréole des yeux jaune; taille, sept pouces. Des Indes et des îles Moluques.
B. corvine. Bucco corrinus , Tem. Tête d'un gris brunâtre , variée de blanc ; gorge et devant du cou marron; bec noir; le reste du plumage vert , maillé de jaune sur le manteau ; queue teintée d'aigue-marine; taille, huit pouces. De Java.
B. a coi rosie roege. B. rubricapil/us , L. ; Cuv. Parties supérieures vertes; les inférieures jaunâtres, avec l'abdomen blanc ; sommet de la tête écarlate , de même que la gorge; joues blanches; un trait de celte couleur sur les tectrices alaires; rémiges et rectrices brunes; taille, cinq pouces. Des Indes. Levaillant regarde celte esp. comme une var. du B. à collier rouge.
B. a dos roege. B. erythronotos , Cuv. ; Levait. , Ois. Par., 57. Parties supérieures noirâtres, avec quatre lignes irrégulières sur la tête; les bords des tectrices alaires, des rémiges et des rectrices jaunes; parties inférieures d'un blanc jaunâtre; croupion et tectrices caudales supérieures d'un rouge vif; taille, trois pouces neuf lignes. D’Afrique.
B. de Duvaucel. B. Duraucelii, Less. Bec noir; front et occiput bleus, séparés par une large raie noire, qui traverse le vertex ; trois taches rouges en dessous des yeux , avec l'intervalle qui les sépare noir; gorge d'un bleu d’aigue-marine, encadrée de noir; parties supérieures vertes, les inférieures d’un jaune verdâtre; queue un peu fourchue; taille, six pouces. De Sumatra.
B. élégant. B. tuaynahetisis , Lnth. ; BufF., pl. enl. 330. Parties supérieures vertes, sommet de la lête, menton et gorge rouges , bordés de bleu ; poitrine jaune avec une plaque d'un rose sâle, qui descend sur l’abdomen dont la couleur, ainsi que celle des cuisses, est verdâtre rayée de vert; rectrices vertes; taille, cinq pouces trois lignes. De l’Amérique méridionale.
B. a flancs ponctués. B. punctatus, Less. Bec noir; occiput et sommet de la tète d'un vert olive; joues veloutées, noires, avec une bande jaune pâle, qui s’étend jusque sur le dos; gorge et devant du cou orangés; dos noir, varié de jaune; ailes noires, traversées par une raie jaunâtre ; abdomen d’un jaune de soufre ; flancs ponctués de noir; tarses bruns. Taille, six pouces.
B. a front d'or. B. ftaci front , Cuv. ; Levait., Ois. Par., 55. Parties supérieures vertes, avec le bord des plumes jaunâtre; parties inférieures d’un vert pâle; poitrine maillée; front d'un beau jaune d’or; une biche de cette couleur â la base du bec; aréoles et menton
bleus ainsique les reclrices inférieures; taille, six pouces. De Ceylan. Celte espèce a de grands rapports avec le B. élégant.
B. a gorge bleue. B . g u tarit, Teinm., pl. eolor. 89, f. 2. Parties supérieures d'un vert foncé; parties inférieures d’un vert plus clair; sommet de la tête et menton bleus ; moustaches noires, avec une tache jaune en dessous de l'œil; un plastron noir, bordé de jaune doré sur la gorge; reclrices inférieures d’un bleu transparent; taille, six pouces environ. De Java. Nous avons reçu plusieurs de ces Barbus avec quelques variations de plumage.
B. a gorge dlehe. B. cyanops, Cuv.; Bucco cyanicoliis, Vieill.; Bucco cœruleus, Dura.; Levaill., Oi». Par., pl. 21 et 22. Parties supérieures vertes, avec quelques taches bleues aux tectrices alaires extérieures; parties inférieures d'un vert plus clair; sommet de la télé brun-noir, avec le front et l'occiput rouges; joues, menton . gorge et lectrices inférieures d'un beau bleu de ciel; deux taches rouges sur la poitrine du mâle seulement; taille, six pouces six ligues. Des régions équatoriales de l'ancien continent.
B. A GORGE JAENE. V. B. A COLLIER ROEGE.
B. A GORGE NOIRE. /'. BaRBICAN A GORGE NOIRE.
B. a gorce rose. B. roseua, Cuv.; Levai!., Ois. Par., pl. 53. Parties supérieures vertes, passant au brun de chaque côté du cou ; parties inférieures d’un blanc verdâtre, moucheté longitudinalement de noirâtre ; front, moustaches , menton et gorge d'une couleur de rose assez foncée ; rectrices bordées de brun ; taille, six pouces. De l’Inde.
B. de la Gciane. V. Barbu a tète et gobgb bouges.
B. Kottorca. B. seytanicus, L.; Levaill., Ois. Par., p). 38. Tête et cou bruns, nuancés de teintes plus pâles; tout le reste du plumage vert, un peu clair en dessous , avec les rémiges brunes et les tectrices alaires supérieures bordées de brun. Le bec rouge, ainsi qu'un espace nu qui entoure les yeux; taille, sept pouces trois ligues. De Ceylan.
B. majeur. Bucco grandis, L. ; BufF. , pl. enl. 871. Tête et cou d’un vert obscur, avec des reflets bleus; le haut du dos d'un brun chatoyant, ainsi que le bord des tectrices supérieures : le reste des parties supé Heures vert; parties inférieures d’un vert clair; tectrices caudales inférieures rouges; bec d’un blanc jaunâtre, noir à la pointe; taille, onze pouces. De la Chine.
B. de Latbav. Bucco Lathami, Less. Bec corné : parties supérieures d’un brun roussâtre, les inférieures d'un brun gris, s'éclaircissant un peu sur l'abdomen;tarses jaunes ; taille , sept pouces. De la presqu’île de l’Inde.
B. a masque roux. B. iMthami , Gmel. Parties supérieures d'un vert-olive, plus clair inférieurement; front, joues et menton bruns, mélangés de roux; rémiges et rectrices noirâtres, bordées de verdâtre; bec blanchâtre; pieds jaunes; taille, cinq pouces six lignes. Patrie inconnue. Levaillant considère cette espèce comme une variété du Barbu Koltorea.
B. a. moustaches jacnes. B. Chrysopogon , Temm., Ois. col. 285. Parties supérieures d’un vert brillant, les
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inférieures d'un verl très-clair; front blanc ; sommet de la tête bleu, parsemé de taches rouges; narines couvertes de plumes de celte couleur; sourcils et trait oculaire bruns ; une large moustache jaune ; menton blanc; gorge bleue; bec et pieds noirâtres; taille, onze pouces. Iles Mnluqties.
B. mystacopbate. B. mystacophanos, Temm., Ois. col. 315. Plumage d'un vert brillant, plus clair en dessous ; lorutn jaunâtre ; front orangé ; sommet de la tête et gorge d’un rouge vif; un petit demi-collier et une tache oculaire d*un bleu d'azur; une tache d’un rouge orangé de chaque côté du cou; bec et pieds noirs; taille, huit pouces. De Sumatra.
B. oraxgè. B. peruvianus , Cuv.; Levail., Ois. Par., pl. 27. Front d’un jaune orangé; occiput et partie du dos jaune, varié de noir bleuâtre, qui est la couleur dominante dans les parties supérieures ; parties inférieures d’un jaune olivâtre , parsemé de petites taches noirâtres; gorge et poitrine d'un jaune orangé; bec cl pieds noirs; taille, six pouces. De l'Amérique méridionale.
B. oraxvert. B. auro-vtrens , Cuv. Bec brun; front et occiput rouges de feu ; parties supérieures d’un brun fuligineux; menton blanc; devant du cou, de la gorge et du centre, d'un rouge orangé; parties inférieures d’un gris olivâtre; tarses bruns; taille, 3 pouces. De l'Amérique méridionale.
Petit Barbu. T. B. Rarbiox.
B. a plastrox xoir. B. nigrothorax , Cuv.; Levait., Ois. Par., pl. 28. Parties supérieures brunes, les inférieures d’un blanc jaunâtre; front et menton d'un beau rouge ; sommet de la tête, cou et gorge d'un noir bleuâtre; reclrices noirâtres : leurs bords ainsi que ceux des rémiges jaunes ; taille, 0 pouces, G lignes. Du Brésil.
B. a plastrox rouge. Levait., Ois. Par., pl. 30. Parties supérieures vertes, les inférieures d'un jaune verdâtre, parsemées détachés vertes; front et poitrine rouges ; aréole des yeux jaune, à l'exception d'un petit trait noir; bec noir ; pieds rougeâtres; taille, 4 pouces 9 lignes. De l'Inde. Cette esp. a été donnée par Brisson comme le Barbu des Philippines.
B. rayé. B. lincatus, Vieill. Parties supérieures d'un vert clair; tète, cou et poitrine d’un gris pâle, rayé longitudinalement de brun; abdomen verdâtre; rectrices inférieures bleuâtres; hcc jaune; pieds couleur de chair; taille, 8 pouces. De Sumatra.
B. rose-gorge. B. rose us, Q*f. front et gorge d’un rouge pourpré pâle; joues ét côtés du cou noirs; parties supérieures d'un vert assez intense, les inférieures d’un jaune clair, maillé de vert ; tarses d'un gris brunâtre; taille, 5 pouces. De Java.
B. serin. B. tutens, Less. Bec de couleur gris de corne; tout le plumage d'un jaune blanchâtre ou de serin; tarses jaunes ; taille, G pouces. De Pondichéry.
B. souci-col. B.armiUariSj Temm., pl. color., p. 81), f. 1. Tout le plumage d'un beau vert, avec les parties inférieures plus pâles ; front et collier orangés ; sommet de la têle bleu de ciel ; un trait noir qui, de chaque côté, à partir des narines, s'étend au delà des yeux; bec et pieds noirs; taille, 7 pouces 9 lignes. De Java.
B. a TÊTE ET GORGE boi ges. B. cay ennemis, L.; Buff . pl. enl. 206; Levail., Ois. Par., pl. 23, 24. 25 et 96. Parties supérieures noires, mélangées de jaune; parties inférieures jaunes, tachées de noirâtre; sommet de la tête jaune; front, menton et gorge rouges. La femelle a le dos plus clair et la poitrine entièrement jaune. Il varie un peu selon les âges; taille, G pouces. De la Guiane.
B. vert. B. ri rit lis, L. ; Buff.. pl. enl. 870. Parties supérieures vertes, les inférieures d'une teinte plus pâle; télé et cou d’un gris-brun, nuancé de blanchâtre; une tache blanche derrière l’œil; rémiges brunes; bec blanchâtre; taille, G pouces. G lignes. Des Indes.
BARBU, rois, boni donné simultanément comme spécifique â un Achire. à un Cycloptère, à un Pimélode, à un Squale ainsi qu'à une Ophidie.
RARBti. bot. Var. du Froment cultivé.
BARBUE. ois. S. vulg. de la Mésange Moustache.
BARBUE, rois. Nom donné à divers Poissons désignés aussi par celui de Barbu, mais plus particulièrement à divers Pleuronectes, dont l’un est le Carrelet.
BARBULA. bot. Lourciro nomme ainsi un Arbrisseau de la Cochinchiiie, appartenant â la fam. des Labiées. Il lui donne pour caractères : un calice à cinq divisions égales, une corolle tubuleuse â deux lèvres : la supérieure composée de quatre lobes égaux, l'inférieure plus grande, ouverte, recourbée, frangée et barbue, d’où vient le nom du G.; quatre étamines fertiles. Les fleurs, disposées en verlicillcs axillaires, exhalent une odeur agréable. Beldnyer; dans son voyage aux Indes, décrit deux esp. nouvelles de ce C». qu’il a trouvées l’une sur les vieux murs de Calcutta et qu'il a appelée indica , l’autre rccolula, sur la terre, entre les rochers des environs de Tiflis.
BARRI LE. Burbula. bot. Hedvvig avait distingué ce G. des Torlula, parce qu'il lui attribuait des fleurs mâles en tète et placées sur des pieds différents des fleurs femelles; mais la plupart des muscologisles modernes, n'adoptant pas res distinctions fondées sur un système d’organes qui «'est pas généralement admis, ont réuni ce G. au Tormla. Les esp. principales sont Tortula rigida , ruralm, unguic ulala,ncnosa, fat lax eleonroluta. \ \
BARBELES, ois. Productions cornées, courtes et en forme de petits crochets, qui garnissent les barbes des plumes.
BARBUS, pois. S. vulg. de Barbeau, j
BARBUS. Barbati. tics. Nom appliqué ypar Uatreille à une division de la fam. des CarabiquesJl'omprcnant les G. Nédrie, Pogoxopüore, Loricêre et Orophrox. lesquels offrent pour caractère commun, d'avoir la côte externe des mâchoires dilatée et ciliée à sa base.
RARBUSER1CS. ois. l.e&son a établi sous ce nom une quatrième division, ou sous-genre, parmi ses Barbus; ce sont ceux dont le bec est triangulaire à sa base, comprimé sur les côtés,
BARRYLLS. bot. Brou n décrit, sous ce nom, un Arbre de la Jamaïque dont les feuilles sont alternes et pinnées, les fleurs disposées en grappes. Leur calice, cainpanulé, présente quatre ou cinq divisions; leurs (létales, en même nombre, s’insèrent au bord intérieur du calice.
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du Fond duquel naissent huit ou dix étamines à filets comprimés et à anthères ovoïdes. L’ovaire est libre, le style et le stigmate sont simples ; le fruit est une capsule à trois loges dispermes. Jussieu a placé ce G. à la suite des Rhamnées. Adanson, qui lui a donné le nom de ; Harola, le rapportait aux Térébinthacées , près du Ptéléa.
BARCKAI'SIE. Harckausia. bot. Mœnch a décrit, sous ce nom, comme devant former un G. distinct, les Crépides qui ont l’aigrette slipitée et nonsessile. Telles sont : Crépis Atpina, C. rubra, C. taraxacifolia et quelques autres. Lamarck avait réuni cesesp. au G. Picris.
BARCLAYE. Ba relaya, bot. Ce Gv, formé par le docteur Wallich f d'une pl. curieuse et intéressante du royaume de Pégu, a été dédié à Robert Barclay; il appartient à la fam. des Nymphæacées, Polyand. Polyg. de Lin. Caractèces : cinq sépales distincts, iusérés en dessous de l'ovaire; lorus renflé à sa base, ensuite tubu- J leux, corollacé , staminifère; la gorge est garnie de j huit à dix lobes inégaux, conni vents sur deux ou trois { rangées; étamines nombreuses, penchées, incluses et i attachées A la face interne du tube : les supérieures sont j stériles et rameuses; anthères nues; plusieurs styles insérés radialemcnt au fond du tube. Le fruit consiste j en une baie charnue, globuleuse, couronnée par le calice persistant, à plusieurs loges renfermant un grand j nombre de graines arrondies. Le H. longifolia est une plante aquatique, remarquable non par la beauté de ses fleurs, mais par la singularité de leur structure qui ne ressemble en rien à celle des autres plantes de la même famille. Les feuilles ont assez l'aspect de celles du Patamngéton.
BARDAIS F., bot. Arrtium, L. ; Lappa, Juss., Lam. ; fam. des Carduacées, Syngénésie Polygamie égale, L. Ce G. se distingue des Chardons par son involucre presque globuleux, formé d'écailles allongées, étroites, terminées à leur sommet par une pointe recourbée en crochet. Son réceptacle est presque plan , garni de soies courtes; tous ses fleurons sont hermaphrodites et fertiles ; leur corolle est tubuleuse, peu évasée dans sa partie supérieure ; les fruits sont anguleux, couronnés par une aigrette courte, sessile et poilue. Ce G. renferme un très petit nombre d’esp. vivaces, originaires de l'Europe. La Bardane officinale, Arctium Lappa , L., est extrêmement commune dans les lieux incultes et sur les bords des chemins, dans presque toutes les parties du centre et du nord de la France. Sa racine est vivace, noirAtre. rameuse, et employée fréquemment en médecine, principalement dans les maladies chroniques de la peau.
BARDEAU ov BARDOT, mai. Métis provenu du Cheval et de l’Anesse.
BARDEAUT oc BARDEAU LT. ois. S. vulg. de Bruant jaune.
BARDIGLIONE. un. V Ce aux sulfatée exbydre.
BARDOT, mai. V. Bardeau.
BARDOTTIER. bot. S. d’Imbricaire.
BAREGINE. Substance organique azotée, d’apparence gélatineuse, obtenue par Loiigchamp qui l'a observée dans toutes les eaux thermales. Elle est insoluble dans
l’eau, très-faiblement soluble dans les acides azotique, chlorhydrique et acétique; il en est à peu près de mémo dans la potasse caustique. Cette substance avait reçu successivement les noms de Glairine, de Plombiérine, de Zoogène. etc.
BARERIA. bot. y. Karrf.ria.
BARETIA. bot. Coinmerson avait ainsi nommé un G. de la famille des Méliacées, le Quivisia de Jussieu, y. ce mot.
BARETINO. ois. S. de Geai. V. Corsbaü.
BARGE, ois. Li m osa , Briss.; Limicula , Vieillot. G. de la seconde fam. de l’ordre des Gralles. démembré de celui que Linné appelait Seolopax. Caractères : bec très-long, mou et flexible dans toute sa longueur, recourbé en haut, déprimé, aplati vers la pointe; les deux mandibules sillonnées latéralement, la supérieure plus longue que l'inférieure, terminée par une dilatation ou sorte de bourrelet interne; narines latérales percées de part en part dans le sillon; pieds longs, grêles, avec un grand espace nu au dessus du genou; trois doigts devant, celui du milieu réuni à l'extérieur par une membrane qui s'étend jusqu'à la première articulation ; un doigt derrière, articulé sur le tarse; ailes médiocres : la première rémige la plus longue.
Les marais et les rives limoneuses forment l'unique habitation des Barges; elles y séjournent aussi longtemps qu'une température trop froide ou trop élevée ne les force pas à chercher un climat pjus approprié à leur existence, et c'est le motif pour lequel on les voit, dans beaucoup de pays, effectuer deux passages réguliers, fondés sur le retour des saisons. Leur constitution physique commande ces migrations; car leur bec, long et membraneux, n'est aucunement propre ou à briser les glaces, ou à s’enfoncer sous une croûte desséchée pour aller chercher, dans une vase très-molle, les larves, les vers et les petits mollusques qui font la nourriture des Barges, que celles-ci ramassent pour ainsi dire; car l’extrémité de leur bec étant presque toute musculaire, il est très-probable qu'elle est douée d'une sorte de tact. Ces Oiseaux, qu'une timidité naturelle engage à vivre en société, se tiennent, pendant toute la journée, cachés dans les roseaux, d'où ils fuient ail moindre bruit. Ce n'est que le matin et vers le soir, qu'au moyen de leurs longues jambes, ils s'enfoncent dans la vase et y cherchent leurs petites proies ; ils sont tristes et assez silencieux; la crainte, plus que toute autre sensation, leur arrache îles sons glapissants et entrecoupés; ils courent très-vile. Leur vol, assez rapide d'abord, se ralentit bientôt et parait même assez lourd et difficile ils tiennent leurs longues pattes étendues sous la queue, afin de remplacer celle-ci dont les rectrices sont extrêmement courtes. Dans les contrées où ils pondent, on trouve leur nid dans les hautes herbes riveraines, contenant trois ou quatre œufs assez arrondis.
Bâillon a observé que, chez les Barges, les femelles étaient sensiblement plus petites que les mâles. Du reste on s'est assuré que la double mue qui s'opère dans les deux sexes arrive beaucoup plus tord chez les femelles : quelquefois elles sont encore dans la livrée complète de la saison passée, lorsque les môles en ont totalement changé. En général, les jeunes individus, quoique très-
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facile* à distinguer, diffèrent peu de* vieux dan* leur plumage d’hiver,
B. a boy lise. V . B. Rorssr..
B. HEI.CK. y. B. A QCEl'E VOIRE.
B. br iXE. S. fusca, L. V. Chevalier Arleqciv.
B. de Cambridge. S. eantabricjiensis, Lat. y. Chevalier Arleqciv en plumage d'hiver.
B. COXMCHE. y. B A QCECE VOIRE.
B. JRfiOCinULE. y. B. A QCEIE BOIRE.
B. FtDOA. S. Fédoa, Lalh.; Edw., pl. 137. Sourcil* blanc* ; une bande brune entre le bec et l’œil ; parties supérieures roussâlre*, rayée* transversalement de noir; gorge blanche; poitrine roussâlre, rayée de noir et de brun; abdomen roux; queue rousse, traversée de noir; pieds noirs. De l’Amérique sept.
B. griève. y. Chevalier Arleqciv.
B. grise, y. Chevalier Abovecr.
B. grise. Buffon. y . Chevalier stagvatili.
B. grise (gravde). Brisson. y. B. roi sse.
B. marbrée. S. marmorala , Lalh ; Limicula marniorala, Vieill. Parties supérieures brunes, striées et tachetées de roussâlre; lectrices alaires supérieures brunes, les inférieures plus claires; poitrine blanchâtre. rayée transversalement de noirâtre; milieu du ventre roux. — Elle est présumée n’élre qu’une variété de sexe de la Barge Fédoa en plumage d'hiver. De l’Amérique sept.
B. de Meyer. V. B. rocsse.
B. a pieds palmes. Scol. cinerea, Gmel. Scol- Tarck ; Lalh. Li mi cota indiana. Parties supérieures d’un gris clair, les inférieures blanchâtres; tarses jannes: bec noirâtre. Taille, 15 pouces. Elle se trouve dans l’Inde de même que dans l'Australie.
B. AIX PIEDS ROl’GES. T. CHEVALIER ARLBQCIH.
B. A Ql'ECE voire. Temm.; S. limosa, L.; Limosa mefanura, Leisler. Barge commune, Buff., pl. enl. 874. Bec presque droit. Toutes les parties supérieures brunes, avec les baguettes plus foncées ; gorge, devant du cou et poitrine d'un gris clair; abdomen, partie supérieure des rémiges et des rectrices blancs, le reste des rectriccs noir à l’exception des intermédiaires; bec noir, avec la base orangée; pieds bruns; taille. 15 pouces et demi. Les jeunes, avant leur première mue. ont les moustaches, la gorge, la base des rectrices et des rémiges, l'abdomen blancs; les plumes du haut de la (été brunes, bordées de roux clair ; le cou et la poitrine d'un roux cendré clair; les scapulaires noirâtres, entourées par une bande rousse; les tectrices alaires cendrées, bordées de blanc roussâlre; l'extrémité des rectrices blanche. Nauman en a figuré un, t. 2. f. 11, sous le nom de Totünus rufus. Dans le plumage de noces, la moustache est d’un roux blanchâtre; l’espace entre l’œil et le bec brun; les plumes du sommet de 1a tête sont noires, bordées de roux ; la gorge et le cou d’un roux vif. parsemé de très-petits points bruns ; la poitrine et les flancs roux, avec des zigzags noirs; le haut du dos et les scapulaires noirs, avec chaque plume bordée de roux; les tectrices alaires cendrées; la partie inférieure du dos et la queue noires; le milieu du ventre, la base des rémiges et des rectrices blancs : c’est alors la grande Barge rousse, Buff., pl. enl. 016;
] Scolopax œgocephala, Gmel.; Sco/opa.r bclgica , Lalh. B. a qieie voire et manoie. y. B. Fédoa.
B. a QCEiE ratée. C’est la Barge rousse on plumage d’été.
B. ro t sse. Limosa rufa; Limosa q rixe a major , Briss. Barge aboyeuse ou â queue rayée. Cuvier. Bec recourbé en haut ; sommet de la tète, espace entre l'œil et le bec. joues d’un cendré clair, strié longitudinalement de brun foncé; sourcils, gorge, poitrine et parties inférieures d'un blanc pur; parties supérieures d'un gris cendré avec la lige des plumes noire; croupion et tectrices caudales inférieures blancs, variés de quelques taches noirâtres; tectrices alaires noirâtres, liserées de blanc; rectrices rayées sur les barbes intérieures de bandes noirâtres et blanches, presque blanches sur les barbes extérieures; bec noir avec la base rougeâtre; iris brun, pieds noirs; taille. 13 pouces 4 lignes. I.cs jeunes ont les plumes de la télé, du dos, et les scapulaires d’un brun foncé, bordés de couleur isabelle. les tectrices alaires entourées de blanc ; le cou, la poitrine et les flancs cendrés, avec de petits traits bruns longitudinaux; les sourcils, la gorge et le ventre blancs; le croupion et les tectrices caudales inférieures blancs, avec des taches lancéolées noirâtres; la queue rayée de larges zigzags bruns, sur un fond rntmâtre. et terminée de blanc; la base du bec cendré. A cet âge. c'est le Scolopax leucophœa, Lalh., le Tolanus leucophœus, Bechst. et le Tolanus glottis, Meyer. Pour le plumage de noces, le sommet de la téle et la nuque sont d'un roux clair, rayé longitudinalement de brun; les sourcils, la gorge, les côtés du cou et toutes les parties inférieures rousses avec quelques traits noirs ; les parties supérieures noires, marquées sur les barbes des grandes plumes de taches rousses; les lectrices alaires cendrées, bordées de blanc; le croupion blanc avec quelques grandes taches brunes; les rémiges noires, marbrées intérieurement de blanc ; les rectrices rayées de blanc et de brun. Les femelles n'ont point les couleurs aussi \ives. et les parties inférieures sont d'un jaune roussâlre. On reconnaît alors la Barge rousse. Buff., pl. enl. 900; Scolopax lapon ica, L.; Limosa rufa, Briss.; Limosa rufa et Meyeri, Leist.
B. ROC SSE A Ql'ECE RAYÉE, f'. B. ROUSSE.
B. noissr. de la baie d'Hidsov. T. B. Fédoa.
GRAVDE B. ROI SSE. y. B. A QCEIE VOIRt.
B. variee. y. Chevalier aux pieds verts.
BARGE, pois. S. vulg. de Plcumnecte Carrelet.
BARHARA. bot. Les habitants de Madagascar nomment ainsi un grand et bel Arbre de leur Ile, au rapport de Du Petit-Thouars. qui en avait fait son G. Le nidia , parmi les Magnoliacées. C’est le fL'ormia madascuriensis de Poiret et de De Candolle. fam. des Dillrniacées, figuré lah. 82 des Icon. Select, de Delesserl. Commerson, dans scs manuscrits, le nommait Clu- « y nia roi u pi s.
BAR1DIE. Baridius. ivs. G. de la fam. des Charansonites. dont les esp. ont les cuisses postérieures trèsgrosses, ce qui leur donne conséquemment la faculté de sauter; leurs antennes sont de onze articles et reçues, avec la trompe, dans une cavité plus ou moins étendue que présente le sternum ; les pieds sont écar-
BAR
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lé* à leur naissance et le corp* e*l déprimé, rhomboldal, peu convexe en dessus.
BARILLK. bot. S. de Soude. On donne quelquefois le même nom au Bâtis maritime.
BARILLET. Doliolutn. mou.. G. de la division des Biphores, institué par ytioy et Gaymard ; dans la Zoologie du voyage de l'Astrolabe, pour un Mollusque de la | fain. des Salpiens, qu'ils ont découvert dans les eaux de j la raded'Amboine. La forme de ce singulier petit Mollusque incolore est celle du vase dont il lire son nom générique, c'est-à-dire qu’il est renflé dans son milieu, rétréci aux extrémités où sont les ouvertures. L'antérieure est un peu saillante, denticutée comme une couronne; huit cercles en relief entourent le corps à peu prés à égale distance. Ils ont plutôt une forme polygonale que circulaire, et ce sont probablement des vaisseaux. On aperçoit à l'intérieur la branchie divisée en deux, ayant leurs lamelles obliques sur un vaisseau central, comme dans les Pcclinibranches. Prés de l’union des deux branches, postérieurement, est le cœur, et entre elles remonte un vaisseau qui est l’aorte. Non loin du cœur est un nucléus transparent. C'est de ces observations qu'ont été déduits les caractères du G. qu'il ne faut pas confondre avec celui nommé de même, par Otto, dans scs Aora acta curios. na/ur., t. 42, fig. 7, qui n'est qu'un biphore tronqué aux deux extrémités par une esp. de Crustacé pélagien nommé Pbronyme, qui s'y loge, et y fait développer ses petits. Le B. den liculé, I). dcnliculatum , Q. et G., a environ 2 lignes de longueur.
BARILLETS, èchix. y. Spat angle.
BAR1N. bot. y. Baux.
BARIOS.ME. bot. y. Baryosma.
BARIPE. Baripus. ijis. G. de Coléoptères pentamères, de la Fam. des Carabiques, établi par Dejean qui le caractérise ainsi : dernier article des palpes presque cylindrique et tronqué à l'extrémité; lèvre supérieure très-courte, transversale et coupée presque carrément; mandibules fortes, peu arquées, et assez aigués; une dent bifide au milieu de l'échancrure du menton; antennes courtes et presque monoliformes; corselet con- ! vexe, assez grand, presque ovalaire; élylres convexes, j en ovale allongé; les deux premiers articles des tarses antérieurs dilatés dans les mâles. Le Molops riralis de Gerroar forme le type de ce G. nouveau dont les autres esp. paraissent exclusives à l'Amérique du sud.
BARII'HONUS. ois. S. deMomot.
BARIS. Baris. in». Coléoptères tétramères; G. établi par Gerraar, et adopté par Dejean qui le place entre le G. Rhine de Lalreille et le G. Calandre de Fab. Il a pour caractères principaux : des antennes coudées, de douze articles dont les sept derniers forment une massue allongée; trompe allongée, presque cylindrique et courbée; corselet convexe; corps elliptique, déprimé; élytres oblongues, arrondies à l'extrémité; jambes fortes . les antérieures très-distantes de la base. Ce G. a pour type le Curculio atriplicis de Pavk; on y place aussi le Rhynchœnus artemisiœ de Fab.
BAIUSTIS. ois. S. de Sitelle.
BAR1TA. ois. S. de Cassican.
BARITE. ois. Esp. du G. Troupiale.
BARIUM, min. Nom donné par les chimistes, au métal de la Barite. qu'ils ont obtenu dégagé de sa combinaison naturelle avec l'Oxigène, par le moyen d'une forte pile voltaïque en activité. L'affinité de ce .Métal pour l’Oxigène est si forte et si prompte qu'à j»eine a-t-on eu le temps d'examiner ses propriétés physiques. On a pu seulement s'assurer qu'il est solide à la température ordinaire, d'un éclat semblable à celui de l’Argent; il est plus pesant que l'Acide sulfurique. BARKKR. ois. S. de Chevalier aboyeur.
BARKHAUSIA. bot. y. Barckaisie.
RARLERIA. bot. y. Barrelière.
BARNACLE ou BARNICLE. ois. S. de Canard Remâche.
BAKNADKSFA. bot. G. de la fam. des Synanthérées. proposé par Mulis et publié par Linné fils dans son supplément. Voici scs caractères : involucre imbriqué; ré ceptacle velu; fleurs nombreuses, toutes hermaphrodites, corn posées d'une corolle bilabiéc, de cinq étamines à filets et authères réunis; fruit couronné par un grand nombre de rayons velus ; arbres ou arbustes épineux ; feuilles alternes, simples; fleurs terminales, solitaires ou en grappe. Ce genre a la plus grande affinité avec le Chuquiraya , le Dasyphyllum, le (iochnatia et le yernonia. Il en diffère principalement par les filets des étamines qui sont réunis. L'Amérique mér. est la patrie des quatre esp. connues, auxquelles Don propose de réunir le Bacasia corymbosa de Ruiz et Fa von.
BtRNARDIE. Barnardia. bot. G. de la fam. des Asphodélées; Ilexandrie Monogynie, L. Caractères : pé rianthe coloré, pctaloide, à six divisions profondes, égales, étalées; six étamines dont les filets sont dilatés à leur base; un ovaire triloculaire, trisperme, à ovules solitaires et dressés, surmonté d'un style subulé, terminé par un stigmate simple. La B. Scillolde est une plante bulbeuse de la hauteur de 8 à 10 pouces, à fleurs d'un rose tendre en épi qui termine une hampe grêle. Elle est originaire du Japon. Ce G. a été dédié par Lindley à sir E. Barnard, secrétaire de la société d'horticulture à Londres.
BARNET. ioll. Dénomination spécifique, donnée par Adanson à une esp. assez petite, de Coquille marine, dont il a fait le type de son G. Buccin, qui n'est pas celui de Linné, de Bruguière ou de Lamarck. y. Biccin. BARNICLE. ois. y. Barnacle.
BAROLA. bot. Adanson, dans ses fam. naturelles, nomme ainsi le Barbylun de Brown, et le classe auprès du Ptéléa.
BAROLITIIE. mit. y. Baryte carbonatêe.
BAROLLEA. bot. Necker a changé en ce nom celui du G. Fekea d’Aublet.
BAROMÈTRE, y. Atmosphère et Montagnes. (Mesure de leur hauteur.)
Onnppelle Baromètre et Hygromètre Ami mal et Végétal, des Animaux ou des pl. dont quelques habitudes peuvent indiquer l'état et les variations de l’Atmosphère. Les Sangsues, les Tritons et la Rainette verte servent de Baromètre dans les vases où on les renferme, vases où ils s'élèvent ou s'enfoncent selon le beau ou le uiaui vais temps.
BAR
Le Cobit i s foiêilis, Poisson des Fossés bourbeux de l'Europe, nourri dans des bocaux, en agile le fond el en trouble l’eau dés qu'il doit pleuvoir.
Dicqueinare observa que les Actinies qu’il nommait Anémones de mer, devançaient les indications des Baromètres artificiels. Contractées, elles indiquent la tein- | pète ou l'orage; simplement fermées, le vent, la pluie et le brouillard ; s’ouvrant et se fermant indifféremment, un temps variable ; bien épanouies, un beau jour ; trèsouvertes el allongées, le beau fixe.
Divers Fucus, particulièrement le loreus, L., el les Laminaires de Latnouroux, s'allongent ou se contractent sensiblement, selon que le temps sera humide ou sec. line Mousse, qui a mérité le nom d'hygrométrique par excellence, est encore un lrès-l>on Baromètre naturel ( Funaria hygro met riva). — Enfin, la Rose de , Jéricho, -t nu statua hyerochuntica, présente la même ! propriété dans un ordre de Végétaux plus élevé, et, , encore que depuis longtemps desséchée, s'étend d'une 1 manière remarquable quand sa racine est plongée dans un vase plein d’eau.
BA RO METZ. bot. Esp. de Polypode de Linné.
BAKOSÉLËMTE. us. S. de Baryte sulfatée. V. Bi- 1
BYTE.
BaROSME. Barosma. bot. G. de la fam. des Ruta* cées, Pentandrie inonogynie, L., formé par Willdenow. aux dépens du G. Diosma, dont il se distingue par ses , étamines qui sont à peu près de la longueur des péta- ; les, celles stériles dilatées et pétaloïdes; par ses fleurs ; axillaires pédicellées; par ses feuilles opposées, glabres j et planes. Le nombre actuel des Barosma est d'une i douzaine environ, dont le SerratifoUa peut être con- ! sidéré comme type; c'est un joli petit Arbrisseau, à tige brune ou rougeâtre ainsi que les rameaux ; à feuilles opposées, presque sessiles, assez grandes, dentées en 1 scie, ponctuées el glanduleuses sur les bords. Les (leurs sont assez grandes, blanches, ordinairement au nombre de deux, à l'aisselle des feuilles supérieures. Appartiennent aussi à ce G. les Diosma or ata , putchetta, tlioica, belulina , etc., etc.
BAROTE. mis. Vieux nom de la Baryte.
BAROUTOUS. ois. S. vulg. de Tourterelle.
BAKRACOL. rois. S. de Raie Mirailtet.
BARRALDEIA. bot. Du Petit-Thouars, auteur de ce ; G. qu’il rapporte à la fam. des Rhamnées, l’a consacré à un médecin botaniste de l’Ile-de-France. Barrauld. el, pour mieux indiquer l’origine du noin, Jussieu pense qu’il serait à propos de le changer en celui de Barrauldia. Quel que soit celui qu’on adopte définitivement . les caractères sont les suivants : calice urcéolé . quinquéfidc ; cinq pétales très-petits, bifides, onguicu- ! lés, insérés dans les intervalles des divisions du calice; j dix étamines, dont les filets, élargis à leur base, pré- | sentent une insertion périgyne, et dont les cinq opposées aux pétales sont plus allongées; un cercle glanduleux s'élève autour de l'ovaire caché au fond du calice et surmonté d'un seul style plus long que les étamines. Le fruit n'a pas été observé. C’est un Arbrisseau de Madagascar, dressé, à rameaux opposés et articulés, à i feuilles opposées, très - glabres, parsemées de points transparents, légèrement dentées. Les pédoncules axil- ;
la ires se divisent bientôt en deux, et ces deux divisions en trois, portant chacune une fleur petite et globuleuse.
BARRALET. bot. S. vulg. A' Hyacinthus comosun, L. y . Mtscari.
BARRAS, bot. C’est ainsi que l’on nomme le suc résineux qui , après avoir découlé des incisions faites à dessein au Pin maritime, s'est desséché spontanément.
BARRE, pois. Esp. du G. Silure.
BARRE, g toi. Amas de sable et de gravier qui forme un bas-fond, souvent très-dangereux pour les navigateurs, à l'embouchure de certains fleuves; l’accumulation des matériaux que ceux ci roulent avec eux, est causée par Faction contrariée du courant du fleuve et des eaux de la mer; elle prépare les deltas et l'encombrement des embouchures.
BARREL1ÉRE. Barleria ou Barretiera. bot. Aeanthacées, Juss.; Didynamie Angiospermie, L.; un calice à quatre ou cinq divisions inégales, aiguës, accompagné de deux bractées , souvent veinées, quelquefois en forme d'épines; une corolle infundihuliforine. à quatre lobes, dont un assez profondément échancré, de manière à présenter en effet l’apparence de cinq lobes inégaux; quatre étamines, dont deux beaucoup plus courtes; un stigmate bifide ou plus rarement simple; une capsule présentant extérieurement quatre angles et intérieurement deux loges dont chacune contient une ou deux graines : tels sont les caractères de ce G. consacré à Barrelier, parle père Plumier dans ses PI. d’Amérique. Ajoutons-eu un autre tiré du mode d’attache des graines. au moyen d’une sorte de petit crochet ou languette solide naissant du bord intérieur de la cloison el soustendant ces graines. Ce caractère, qu’on observe dans quelques genres voisins de la même famille, comme le Bucltiaei Vdcnnthus, manque dans celui-ci, selon la plupart des auteurs, et s’y retrouve suivant Gærtner (de Fruct. !, pag. Î03, tab. 54). Los esp. de Barleria sont des Plantes herbacées ou frutescentes , décrites , au nombre de quinze environ, dans les auteurs. On peut les diviser d’après l’absence ou la présence d’épines à Faisselle de leurs feuilles; le B. long i {tara , figuré tab. 16 des Symb. bot. de Vahl, est un exemple de la première manière d'être. Dans celles où l’on rencontre des épines axillaires, ces épines peuvent être simples, comme dans le B. bu ri folio, ou géminées, comme dans le B. Hystrix, ou ternées, comine dans le B. trispinosa f ou quaternées , comme dans le B. Prionitis, ou rameuses, comme dans le B. noctiflora. Le D. cristata, L.. où des quatre divisions du calice, deux sont alternativement plus grandes, à dentelures épineuses, el où la capsule comprimée offre des valves naviculaires, a été sépaié par Necker, sous le nom générique de Sou beyrania.
La patrie du plus grand nombre de ces esp. est l’Asie, l’Inde principalement. Ine se rencontre au Cap. et deux en Amérique. C’est d’après celles-ci même que le G. a été établi, comme on Fa vu plus haut.
BAKRERIA. bot. Scopoli. et plusieurs auteurs après lui, ont changé en ce nom celui du G. Poraqueiba d’Aublel.
BARRES, mai. Espace qui, dans la mâchoire du Che-
BAR
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val, est dépourvu de dents entre les canines et les molaires, et sur lequel porte le mors. Les Ruminants et les Rongeurs ont aussi des Barres.
BARRI, mam. N. vulg. du jeune Vérat.
BARRINGTON1E. Barringtonia . bot. Rumpü a décrit et figuré (Herli. amb. 3, t. 114), sous le nom de Butonica , un Arbre élevé qui croit sur les rivages de la Chine, des Moluques. des lies des Amis et de la Société. Ses feuilles opposées, verliciilées au sommet des branches, sont coriaces et très-entières, très touffues et entremêlées avec des (hyrses de grandes Heurs nuancées de pourpre et de blanc. Elles lui donnent un bel aspect et un épais ombrage. Il forment jusqu'ici l'unique esp. d'un G. qui a reçu de différents auteurs des noms différents. En effet, Lamarck et Jussieu ont conservé celui de Rumph; Forster, Linné fils et Gærlner Font nommé Barringtonia ; Adanson, Hutum ; Sounerat, Commerso ni a ; Gmelin, Milraria. Jussieu Fa placé dans sa seconde section desMyrtées, nonloinduG.Lecythis. lia pour caractères : un calice très-grand dont la substance est coriace, et la forme celle d'utie pyramide quadrangulaire, partagé supérieurement en deux lobes aigus, voûtés et conuivents; quatre |>étales grands et de même consistance; des étamines extrêmement nombreuses, réunies par la base de leurs filets eu un tube que traverse le style très-allongé et persistant. Le fruit est de même forme que le calice avec lequel il fait corps ; il renferme sous une enveloppe sèche à l'extérieur, intérieurement charnue et entremêlée de fibres, un noyau télragone et monosperme, par suite de l'avortement de trois loges et d'autant de graines, de manière que leur véritable nombre est quatre dans l'ovaire. Sonnerai a figuré cet Arbre tab. 8 et 9 de son Voyage à la Nouvelle- Guinée. Lamarck y rapporte comme congénère le Samslrataih de Rhéede (Mort. Malab. 4, t. 6) que Linné regardait comme la même chose que son Eugenia racemosa, et qui présente de même un calice bifide, des étamines inonadelphes à la base, un fruit quadrangulaire monosperme, des feuilles touffues, et en outre des Heurs alternes sur des grappes terminales. — Le Dr Diurne, dans son Bydrag. tôt de flora im/., a ajouté aux esp. connues deux nouvelles qu'il a trouvées dans les forêts du centre de File de Java, ce qui porte maintenant à cinq le nombre des Barringlonics bien déterminées.
BARRIS, mai. Grand Singe de Guinée, qu'on croit être, sur ce qu'en disent d'anciens voyageurs, le Mandrill ou le Chimpanzé, A'. Cvxoc6phalk et Orang.
BARRI S. mai. S. latin d'Éléphant.
BARS. Labrax. rois. G. de l’ordre des Acanthoplérygiens, établi par Cuvier, dans la fam. des Percoïdes avec les caractères suivants : préopercule dentelé ; opercule écailleux, terminé pardeuxépines; langue couverte d'aspérités; toutes les dents en velours; corps assez long, garni d'écailles ciliées; tête petite, sans armure; bouche peu fendue; lèvres charnues; dorsale régnant tout le long du dos, n'ayant que des épines minces, présentant plusieurs séries de {tores, de manière à former plusieurs lignes latérales. Le B. comtnvn, Labrax lupus, Cuv.; Perça Labrax, L.; Sciæna Diacantha,b\. 305, est un Poisson de nos eûtes, que les provençaux nomment vulgairement Loup ou Loubine.
Le L. Lineatus. est des mers du nord de l'Amérique.
BARTALAI. bot. S. vulg. de Cnicus ferox, Linné.
BARTAVELLE, ois. Esp. du G. Perdrix.
BARTIIELIL'M.bot. Ce G. .établi par Achar, a élé réuni depuis par lui au G. Trypethelium.
BARTHOLIME. Barlholinia. bot. Un des G. établis par Brown, dans la fain. des Orchidées. Ce G. ne contient qu'une seule esp. qui est VOrchis pcctinata de Willdenow. O. Burman tjiiana. Sw . Caractères : calice tubuleux à sa base, divisé eu trois segments parallèles, linéaires lancéolés ; deux pétales, un peu courbés et pointus ; Libelle éperonné, développé et trilobé : les deux lobes latéraux trifides et l'intermédiaire multifide; anthère dressée, à loges allongées et contiguës A leur base, où elles forment une suture qui sépare deux prolongements rcnHés , valvulaires et recourbés extérieurement en capuchon; masses polliniques petites; chacune d'elles est munie d'une très -longue caudicule linéaire et canaliculée. La Barlholonic pectinée croit au cap de Bonne- Espérance.
BARTLINGIË. Bartlingia. bot. Nous connaissons à peine ce G. de la fam. des Rubincées, Penlandric Moiiogynie, L.; il doit son existence à Beicheinbach qui en a trouvé le type dans un Arbrisseau de Ténériffe, à rameaux verlicillés, à feuilles roides et linéaires, à pédoncules terminaux. Les caractères génériques .sont calice urcéolé, à cinq dents; corolle divisée en cinq dé coupures linéaires, et roulées en dedans vers l'extrémité; cinq étamines insérées sur la gorge de la corolle avec leurs antlières presque sessiles; drupe renfermant deux-ou trois noyaux. De Candolle ( Prodr. ni, p. S77) ne trouvant pas de différence en ire ces caractères et ceux du G. Plocatna, précédemment publié par Alton, dans son Hart. Kew., a fait du B. scoparia de Reichcinhach, WP. Pendula du botaniste anglais.
BARTMÆNCHEN. ois. Syn. de Mésange moustache.
BARTOLINA. bot. G. formé par Adanson, et qui est devenu le G. Tridax de Linné.
BARTO.NIE. Bartonia. bot. Ce G., de la fam. des Genlianées. présente un calice quadriparti. une corolle à quatre divisions plus longues, quatre étamines, un ovaire evoide.obloug, et un stigmate glanduleux, qui se divise en deux parties décurrentes sur un style court. La capsule, environnée par le calice et la corolle qui persistent, est à une seule loge et à deux valves, le long de la suture desquelles régnent deux placentas épais, où s'attachent des graines nombreuses cl petites. — Ce G., tel que nous le présentons, se trouve décrit sous le nom de Centauretla dans Michaux qui en a observé deux esp. en Caroline : l'une, qu’il appelle Centaurella cerna , chez laquelle la tige se divise supérieurement en plusieurs pédoncules, portant chacun une seule Heur, dont les lobes de la corolle sont allongés et le style plus long que l’ovaire; l’autre, le C. panicu lata, dont l'inflorescence est telle que l’indique son nom, dont la corolle est à lobes ovales et le style beaucoup {dus court que l’ovaire. — Persoon, qui appelle ce même G. Centaurium , réserve le nom de Bartonia pour un autre de la même fam. et même très-voisin, puisque, si Fou compare ses deux descriptions génériques , on
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ne trouve pour caractère différentiel que l'existence d’un calice à quatre sépales dans son Bartonia, taudis qu'il est d'une seule pièce et quadrifique dans son Ceutaurium. Il en indique une seule esp., le Bartonia tcnelta originaire de Philadelphie , semblable à l'extérieur au Bufunia tenuifolia.
BARTRAMIA. bot. Ce G. fut fondé par Hedwig qui le dédia à liai tram, botaniste de la Pensylvanic, souvent cité par Dillen. Depuis cette époque, il n'a éprouvé aucune modification; on peut le caractériser ainsi : capsule terminale presque globuleuse ; périslome double, l'extérieur formé de seize dents simples, l'intérieur I composé d'une membrane plissée et divisée en seize laciniure» bifides; sa coiffe est fendue latéralement. Un voit que ce caractère ne diffère de celui du G. Bryum que par les dents du périsloine interne bifides. Ce G. est cependant uu des plus naturels. Sa capsule, presque sphérique, souvent recourbée obliquement, est sillonnée longitudinalement à sa maturité dans toutes les esp., excepté dans le Bartramia arcuata ; les feuilles, longues et d'un beau vert, nombreuses et insérées tout autour de la lige, lui dounent un port très caractérisé. La capsule est globuleuse et sillonnée; elle forme le principal caractère qui distingue, au premier aspect, le G. Bartramia, du Biyum. Ce caractère se retrouve dans toutes les esp., excepté dans le Bartramia arcuata dont la capsule est lisse; on doit méine remarquer à cet égard que le Mnium tomentosum de Swartz, que Schwægrichen avait réuni à celle esp., et que Bride! cl llooker en ont distingué, sous le nom de Bartramia tomentosa, en diffère surtout par sa capsule sillonnée comme celle des autres esp. du genre.
On distingue dans ce G. deux sections : l’une renferme les esp. à pédicelles très-longs, droits, dépassanlde beaucoup la tige ; tels sont les Bartramia pomiformi », OEilcri, fontana, crispa , etbyphytta , etc. L'autre comprend les esp. dont les pédicelles sont plus courts que la tige et recourbés latéralement; tels sont, parmi les esp. européennes , les Bartramia Ilallcria et arcuata.
Les esp. de ce G., au nombre de 23 à 30 environ, paraissent assez également répandues sur toute la surface de la terre : ou les observe en Europe, dans ('Amérique sept, et équinoxiale, jusqu’au dédroil de Magellan, au cap de Bonne-Lspérance et à la Nouvelle-Hollande. Elles croissent généralement sur la terre ou les rochers humides, et entre les raciues des Arbres. Bory de Saint- Vincent en a rapporté une belle de Mascareigne, Bartramia giganica ; elle croît dans les vieux cratères dunl abondent les hautes régions de cette ile.
Salisbury a donné le nom de Bartramia au G. que Milchel a appelé fc nt nie mon.
BAllTKAMIK. Bartramia. ois. C'est le nom d’un suus-G., par lequel Lesson désigne les Chevaliers à large queue de Cuvier. Ils ont le bec de la longueur de la télé, à mandibules légèrement renflées à l'extrémité, égales, convexes; les narines basales et latérales. La seule esp. counue est la B. à large queue, B. iaticauda Le ss.; Tringa Bartramia, Wils. p. 59, 2; Tolanus bartramus , Teiuni.; Tringa longicauda, Bcchsl. Parties supérieures d'un brun noirâtre, avec les plumes
liserées de brun fauve; scapulaires et lectrices alaires d’un brun roussâtre, bordées de fauve et finement rayées de noir; Joues, cou et poitrine fauves, avec des raies longitudinales noires; parties inférieures blanches, avec les flancs rayés en travers de zigzags noirs; tectrices caudales inférieures rousses; les quatre rectrices intermédiaires brunes, les autres fauves, toutes j rayées diagonalemcnt de noirâtre; bec allongé, d'un brun jaunâtre, iris brun ; pieds rougeâtres; taille, neuf pouces et demi. Les jeunes ont les parties supérieures, à l’exception du dos, marquées de grandes taches brunes; d'autres taches lancéolées ornent le devant du cou, La poitrine et les flancs. On le trouve dans le nord tempéré des deux continents, plus rarement en Europe.
BAHTSIE. Bartsia. bot. Ce G. est placé dans la fam. des Pédiculaires ou Rhinanthacées, et dans la Didynainic Augiospermie, L. Composé d’un petit nombre d'esp. herbacées, à feuilles alternes, à fleurs axillaires et disposées en épis, il se distingue par les caractères suivants : son calice est tubuleux, à cinq dents profondes et un peu inégales ; la corolle est tubuleuse et bilabiée, la lèvre supérieure est convexe et presque carénée, entière; l’inférieure est trilobée; les quatre étamines sont didynames et iucluses; le style est saillant et terminé par un stigmate bitobé ; la capsule , recouverte par le calice, est un peu comprimée, à deux loges. Ce G. est bien voisin des Pédiculaires et des Caslillées; ses esp. pourraient, sans nul inconvénient, être réparties dans ces deux G. On en trouve en France cinq, savoir : Bartsia r iscosa, alpina , spicata , TrixagoeX. cersicolor.
HAHl’CE. bot. Fruit du Sablier.
BAKYNOTE. Bary notas. us. G. de Coléoptères tétratuères, de la fam. des Rhynchophores de LatreiUe, institué par Germar qui lui assigne pour caractères ; a n tei mes coudées, composées de douze articles, dont les derniers forment une massue en fuseau, terminée en pointe; trompe courte, robuste, carénée et arrondie; yeux placés latéralement, arrondis et déprimés; corselet presque transversal, marqué au milieu d'un sillon longitudinal ; écusson très- petit; élylres obovales , échancrées antérieurement, vers la base; jambes égales; cuisses un peu renflées. Le Curculio mercurialis, Fah., est jusqu'ici la seule esp. de ce G. que l'ou ail observée en Europe.
BAKYOSMA. BOT. T. CoUNAROU.
BARYPHONUS. Ois. S. de Momot.
BARYSCELIDE Buryscelis. ns. G. institué par Boisduvnl, dans la fam. des Mélasomes, Coléoptères hétéromères, pour deux esp. de la Nouvelle-Hollande, qui font partie de la collection du général Üejean.
BARYSOME. Barysomus. ns. G. de Coléoptères pentamères, établi par Dejean dans la fam. des Carabiques, pour deux Ins. des Indes et un troisième du Mexique, dont les caractères sont : dernier article des palpes très légèrement ovalaire, presque cylindrique et tronqué à l'extrémité ; chaperon fortement échancré en arc de cercle; lèvre supérieure courte et presque transversale, mandibules obtuses cl ne dépassant pas la lèvre supérieure; menton échancré, sans dent au milieu
Digiliz£CÜ)y. G.OOgle
BAR
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de l'échancrure ; antennes courtes et filiformes : tête courte , large , presque transversale et point rétrécie postérieurement ; corselet en carré moins long que large ; corps court et assez épais ; élytres courtes , légèrement ovales et parallèles; les quatre premiers articles des quatre tarses antérieurs faiblement dilatés f courts, serrés, triangulaires et cordiformes.
BARYTE, jus. Oxyde de Barium des chimistes. L'une des anciennes terres que la chimie moderne considère comme des Oxydes métalliques. D’après la capacité de saturation , Berzélius a trouvé qu elle doit contenir 10,45 sur 100 d'Oxygène, et 80.55 de Barium. Elle est la base d'un genre minéralogique composé de deux espèces, la Baryte carbonatée et la Baryte sulfatée.
B. cabboxatée. Substance découverte à Anglesarck. dans le Lancashire en Angleterre, par le docteur Wilhering, d'où lui est venu le nom de tVitherit, sous lequel elle est connue dans la minéralogie allemande. Elle j a pour forme primitive un rhomboïde légèrement ob- ! tus, dans lequel l'incidence de deux faces voisines vers un même sommet est de 01° 54'. La structure de ce rhomboïde, ainsi que celle de la Strontiane carbonatée et du Quartz, se trouve dans un cas particulier, en ce qu'elle conduit à une molécule intégrante d'une forme differente, qui est le tétraèdre. Si l’on suppose le rhom- ! boïde primitif divisé par des plans qui, en parlant des > sommets, passent par les milieux des bords inférieurs, ces sections le transforment en un dodécaèdre composé de deux pyramides droites, appliquées base à base. Ce dodécaèdre étant divisé à son tour par des plans qui, en partant des sommets , passent par les arêtes qui leur sont contiguës, se résoudra en six tétraèdres qui représenteront les molécules intégrantes. Tel est le mode de sous-division du rhomboïde primitif de la Baryte carbonatée. Ce Minéral est formé, suivant Berzélius, de 22,54 d'Acide carbonique, eLde 77,00 de Baryte. Pesanteur spécifique 4,3. 11 raie la Chaux carbonatée , et non la Chaux flualée. Sa poussière , mise sur des charbons allumés , devient phosphorescente. Il se dissout avec effervescence dans l'acide nitrique , pourvu que cet acide ne soit pas trop concentré ; et fond très-aisément ! au chalumeau, en se convertissant en un verre limpide i qui, par le refroidissement, prend l'aspect d'un émail > blanchâtre.
Les Cristaux réguliers de Baryte carbonatée sont rares; ils présentent la forme d'un prisme hexaèdre, terminé par une ou plusieurs rangées de facettes disposées en anneau. Les variétés indéterminables sont la laminaire, com|>osée de lames allongées et divergentes; l'aciculaire radiée; la suhfihreuse, qui laisse apercevoir une tendance à la texture fibreuse, et la compacte.— | La Baryte carbonatée d’Angleterre appartient à la for- > malion des terrains secondaires; elle est située dans ! un filon de Plomb sulfuré, qui traverse des couches de Charbon de terre , et de Grès des houillères. Le même i Minéral a été retrouvé dans les couches de Fer oxydé, aux environs de Neuberg dans la Uaule-Styrie. La Baryte carbonatée, quoique sans saveur, agit comme poison sur l'économie animale : aussi a-t-elle été employée en Angleterre pour faire périr les Rats, et delà vient le nom de Pierre aux Rats qu'on lui a donné dans ce pays.
B. sulfatée, vulg. Spath pesant . Ainsi nommée à cause de sa grande pesanteur spécifique. Cette eBp. est caractérisée par sa forme primitive, qui est un prisme droit, rhomhoïdal, dont les angles sont de 101° et 78» 38' ; c'est-à-dire que sa base est semblable aux faces du rhomboïde de la Chaux carbonatée. Le côté de cette base est à la hauteur du prisme , à peu près comme 45 est à 40 , d'où il résulte que les pans sont presque des carrés. Le prisme se sous-divise parallèlement aux plans qui passent par les diagonales des bases, en sorte que la molécule intégrante est un prisme droit, à base triangulaire rectangle. Pesanteur spécifique, 4, 3; réfraction, double. La Baryte sulfatée raie la chaux carbonatée ; elle est plus tendre que la Chaux flualée. Exposée à l'action du chalumeau, elle décrépite avec violence, s'arrondit vers les bords, ou fond avec une difficulté extrême. Mise sur la langue après le refroidissement, elle y produit un goût semblable à celui des œufs gâtés. Son analyse a donné à Bcrthier 00 de Baryte, et 34 d'Acide sulfurique. — La Baryte sulfatée est, après la Chaux carbonatée, l'esp. la plus féconde en cristaux déterminables, ilauy en a décrit près de quatre-vingts. Parmi toutes ces formes régulières, nous citerons quelques-unes des plus simples el des plus communes : 1° la B. sulfatée primitive, en prisme rhomhoïdal ordinairement très-court, que l’on trouve à Schemnitz en Hongrie, et à Kapnick en Transylvanie; 2° la var. unitaire, ainsi nommée parce qu'elle résulte d’un décroissement par uue rangée sur les angles aigus des bases de la forme primitive : sa forme peut être considérée comme un assemblage de deux coins réunis base à base; 3» la var. dodécaèdre, produite par deux décroissements qui ont lieu simultanément, l'un par une rangée sur les angles aigus, et l'autre par deux rangées sur les angles obtus des bases du prisme primitif. Les cristaux de celte variété, que l'on trouve à Coude, département du Puy-de-Dôme, ont leurs sommets recouverts d'une couche jaunâtre de la même substance, dont la structure est la même que celle de la matière du Cristal, comme si le tout avait été produit d'un seul jet. Le plus grand nombre des Cristaux de Baryte présentent ces formes aplaties que les Allemands désignent par la dénomination de Cristaux en tables : ils sont assez généralement d'un volume sensible. Les plus beaux viennent des comtés de Cumberland et de Durham en Angleterre. Ou en a trouvé au Derby sbire qui étaient sans couleur; mais le plus ordinairement ils ont une teinte jaunâtre, surtout ceux de l'Auvergne : quelques-uns sont d'un rouge de chair, ou d'un bleu teudre, comme ceux que l'on a découverts à Riechelsdorf eu West pha lie, el à Offenbanya en Transylvanie. Les cristaux du Palatinat sont souvent pénétrés de Mercure sulfuré , qui leur communique une teinte rouge de rubis.
Les var. de formes indéterminables composent la série suivante : 1° la B. sulfatée crélée, vulg. Spath pesant eu crêtes de coq. Celle var. dérive d'un des Cristaux en tables, dont les bords et les angles ont subi des arrondissements. 2° La B. sulfatée laminaire ou lamellaire. 3° La bacillaire, c'est-à-dire en baguettes ou le Spath pesant en barres , que l’on trouve aux envi-
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rons de Freyberg. 4° La globuleuse-radiée ou la Pierre de Bologne, dont on s'est servi, de préférence, pour la préparation du phosphore dit de Bologne. Pour obtenir ce phosphore, on calcinait fortement la Pierre, puis on agglutinait sa poussière à l'aide d’une dissolution gommeuse, et on en formait des sortes de gâteaux que l'on présentait à la lumière pendant quelques secondes; en les portant ensuite dans l'obscurité, on les voyait luire comme des charbons allumés. 5° La B. sulfatée concrétionnée , dont une modification a reçu le nom de Pierre de tripes, parce que sa forme imite à peu près celle des intestins. <i® La concrétionnée fibreuse, que l’on trouve à Chaud-Fontaine près de Liège. 7° F.nfin, la var. compacte, qui est quelquefois noirâtre et biluminifère. U existe à Konsberg en Norwège des masses laminaires de B. sulfatée qui rendent une odeur fétide par le frottement : elles accompagnent l’Argent natif.
La Baryte sulfatée se rencontre quelquefois dans les terrains anciens : témoin le Granité de Wittichen qui sert de gangue à la Chaux arsenialée, et qui renferme de la B. sulfatée d'un rouge de chair; mais plus ordinairement ce Minéral forme des filons qui traversent les terrains primitifs et secondaires, comme en Auvergne, ou bien il accompagne les filons de matières métalliques, en particulier ceux d' Antimoine sulfuré en lion grie, de Plomb sulfuré à Pesev, d'Argent natif à Kousberg, et de Mercure sulfuré dans le Palalinat. — La Baryte sulfatée n'est, parmi nous, d'aucun usage daus les arts. Les Chinois, dit-on, l'emploient dans la composition de leur Porcelaine.
BARYTJLE. six. S. de Baryte sulfatée.
BARYTINE. *ix. K. Baryte sulfatée.
BARYTO-CALCITE. mis. S. de Baryte carbonalée.
BAKYXYLl M. bot. Loureiro a établi ce G. d'après un grand Arbre qui croit sur les revers septentrionaux des montagnes de la Cochinchine. Il appartient aux Légumineuses dont la corolle est régulière, la gousse uniloculaire, et les dix étamines distinctes. Sa tige est dépourvue d'épines, son bois dur et pesant, d'où lui vient son nom; ses feuilles sont composées de quelques paires de folioles petites, oblongues, entières et glabres; ses fleurs sont jaunes, disposées en grappes lâches, terminales. Elles présentent un calice à cinq divisions égales; cinq pétales arrondis, presque égaux, à peine onguiculés; dix étamines inégales, à anthères oblongues; un style; un stigmate allongé et concave; un légume long, épais, contenant plusieurs graines (huit environ). Loureiro soupçonne que cet Arbre est le Melrosidcros umboinettsis, figuré dans Rumph, torn. 3, tabl. 10. Il parait se rapprocher des espèces à tige inerme du G. Cœsalpinia.
BASAAL ou BASAL, bot. Rhéede a figuré, sous ce nom commun, dans son I/ortus inalabaricus (T.V, lab. 11 et 13), deux Arbustes de l'Inde, toujours verts, ayant leurs fleurs odorantes, disposées en grappes latérales, un calice à cinq parties, cinq divisious profondes à la corolle, cinq étamines, un seul style central auquel succède une petite baie pisiforme, monosperme. Laraarck, dans l'Encyclopédie, a formé sous le mènienom un G. de ces Arbrisseaux imparfaitement connus; mais
Jussieu pense que l'un d’eux pourrait bien n’être qu’une Ardisie, et l'autre une Thymélée. Adanson avait formé le même G. sous le nom de Patlara.
BASAL, bot. fr. Basa al.
BASALTE. ctOL. Soiis ce nom employé par Pline pour désigner une Pierre noire très-dure que les anciens Egyptiens tiraient de l'Éthiopie pour en faire des vases, des statues, et construire des monuments impérissables, on a longtemps confondu toutes les masses minérales, homogènes en apparence, noires ou d’un brun foncé, difficiles à casser, et qui présentent dans leur structure, en grand, une division colomnaire, prismatique. Comme parmi les Pierres auxquelles ces caractères peuvent convenir, les unes se lient par des passages insensibles, soit dans leur composition géologique, aux Roches le plus généralement regardées comme primitives, telles que le Granit, les Schistes, et que les autres se rapprochent d'une manière peut être encore moins contestable des produits volcaniques les plus récents; de longues discussions ont existé entre les géologues de divers pays, et notamment entre ceux de l'Allemagne et ceux de lTlalie, sur l'origine des Roches qu'ils appelaient Basaltes. Les belles recherches de Cordier sur la composition des Basaltes, comparée à celle des Roches évidemment volcaniques, ont jeté un grand jour sur cette matière ; et de nombreuses observations paraissant aujourd'hui décider la question en faveur de l'origine ignée, non -seulement des Basaltes, mais de plusieurs des Roches auxquelles ils se lient, et que, jusqu'à ces derniers temps, on rangeait dans les substances primitives.
On s'accorde donc presque généralement aujourd'hui pour appeler Basaltes les masses minérales qui ont pour hase le Pyroxène et de Feldspath intimement unis, dont la couleur est d'un brun ou d'un bleu d'ardoise plus ou moins foncé, qui sont dures à casser, qui constituent à elles seules des monts arrondis, ou qui couronnent des montagnes d'une nature tout à fait différente de la leur, ou qui enfin se divisent en colonnes prismatiques.
Quoique homogène en apparence, le Basalte, examiné au microscope, laisse voir dans sa composition des cristaux de substances différentes, que l'on reconnaît pour être du Pyroxène, de l'Amphibole, du Péridot-olivine, ’s^lu Feldspath, du Fer litané. La couleur foncée du Basalte passe au gris, au verdâtre, au rouge; sa cassure est terreuse; presque toujours il agit sur l'aiguille aimantée; et, en fondant (ce qui arrive facilement avec le chalumeau), il donne un émail noir. Sa pesanteur spécifique, lorsqu'il est compacte, est trois fois plus grande que celle de l'eau. Soumises à l'analyse chimique, les différentes var. de celte Pierre ont donné des résultats qui ne s'éloignent pas beaucoup de celui que nous allons rapporter d'après Bergmann : Silice 30, Alumine 15, Chaux H, Magnésie 2. Oxyde de Fer 25.
Le Basalte n'est pas toujours compacte ; il offre quelquefois, dans l'intérieur des masses qu'il forme, des vacuoles vides ou remplis par des substances minérales étrangères, telles que l’Aragonite, la Calcédoine, la Sléatite, la Chaux carbonalée, les Zéolites, le Fer carbonate, le Soufre, et métne l'Eau; quelquefois aussi des cristaux très-visibles de Feldspath lui donnent une apparence porphyrilique.
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Le Basalte se rencontre dans la nature en masses puissantes. qui, comme nous l'avons dit, constituent des montagnes, des plateaux et des pays très-étendus; ces masses ont le plus souvent l'apparence de couches continues ou interrompues, et souvent elles sont de véritables coulées comparables en tout à celles des laves des volcans actuellement en activité. Les Basaltes se divisent généralement en prismes dont le nombre des pans varie de trois à six, et rarement à neuf; les plus fréquentssont à cinq. Ces prismes, qui diffèrent beaucoup entre eux par leur grosseur et leur longueur, ont quelquefois jusqu’à 20 mètres de hauteur. Dans une même montagne isolée, ils peuvent avoir des inclinaisons trèsopposées ; ils sont verticaux ou horizontaux ; souvent ils divergent eu partant d’un [mini, ou bien ils sont courbés (Hocher de Mural). L'aspect des colonnes basaltiques et des faisceaux entrelacés qu'elles présentent, est aussi remarquable qu'il est difficile d'expliquer leur formation. On ne peut les regarder comme un effet de la cristallisation, et le retrait produit par un refroidissement prompt ne semble pas non plus être la cause unique de ces formes régulières; car beaucoup de coulées volcaniques ne sont point ainsi divisées, et. d'une autre part, des substances minérales d'une toute autre nature, telles que le Grunstein, le Porphyre (Kreutznach ), le Gypse à ossements (Mont- Martre), offrent aussi la division culoinnaire prismatique. Les prismes d’une grande longueur sont presque toujours formés de tronçons placés bout à bout et comme articulés ; la face que l’on peut regarder comme inférieure de chacun de ces tronçons, s’cinboite dans la face légèrement concave et supérieure de celui qui est contigu ; les arêtes des pans du prisme se prolongent en |Kiinlesqui découpent le bord de chaque tronçon. On remarque que, d$ns un faisceau de prismes, les articulations sont au même niveau; c'est à cette dernière disposition que sont dues ces grandes mosaïques naturelles, sur lesquelles on marche lorsque l'on est au-dessus d'une masse basaltique, et que l'on connail dans plusieurs localités sous les noms de parés et de chaussées des géants.
Presque toutes les contrées connues du globe ont offert aux observateurs des Basaltes qui leur ont présenté, en grand, les mêmes caractères de structure. En Écosse, en Irlande, en Allemagne, en Italie, en France, en Amérique , à Ténériffe, à l'ilc de ftlascareigne, on les rencontre au milieu des terrains et des produits évidem- .jnent volcaniques. La côte septentrionale d'Irlande est depuis longtemps célèbre par la beauté et la dimension des prismes basaltiques que l'on y rencontre. Ils ont quelquefois jusqu'à 10 pieds de haut, et leur réunion forme, au cap de Fairhead, un promontoire qui s’avance beaucoup dans la mer, au-dessus de laquelle il est élevé de plus de 300 mètres. C'est dans cet endroit que l’on aperçoit, sur une assez grande étendue, le plan des prismes basaltiques coupés à uue même hauteur, et représentant une chaussée de pavés hexagones que l’on désigne sous le uoin de chaussée des géants. La grotte de Fingal dans l’Ile de Staffa, à l'ouest de l'Écosse, n'est pas moins célèbre; les murs de cette grotte, dans laquelle l'eau de la mer pénètre à plus de 10 mètres de profondeur, sont formés de prismes réguliers, perpen-
diculaires, dont la hauteur est de 10 mètres, et qui soutiennent une voûte composée de petits prismes couchés dans toutes sortes de directions. Dans le Vicentin, dans le Vivarais, en Auvergne, on rencontre des dispositions basaltiques non moins remarquables, et qui toutes s’accordent entre elles. Bory de St. -Vincent, dans son Voyage aux quatre Iles de la mer d’Afrique, nous a fait connaître à ce sujet un grand nombre de faits très-intéressants pour le géologue , par les rapports qu'ils établissent entre des localités très-éloignées les unes des autres, comme entre les phénomènes volcaniques actuels et ceux que nous présentent les Basaltes d’origine douteuse.
D’après tout ce que nous avons dit jusqu'à présent sur les Basaltes, il est évident que nous les regardons comme des produits du feu, qui, à une époque plus ou moins reculée, ont été répandus sur des terrains d'une origine plus ou moins différente de la leur, ou vomis par les bouches de vnleanf dont les uns existent encore quoique éteints, et dont les autres ont entièrement disparu. Les irruptions dont les Basaltes sont les produits, ont-elles été faites à l'airousousles eaux? C'est unequeslion que nous traiterons plus en son lieu aux articles Géologie, Terrains basaltiques et Terrains volcaniques.
Nous dirons encore que les Basaltes se rencontrent en filons qui suivent une même direction sur une grande étendue, et qui donnent lieu, lorsque les substances au milieu desquelles ils se lrou\ aient, viennent à se décomposer avant eux, comme ce que l'on appelle Dikcs en Angleterre et en Écosse. Os filons paraissent, dans beaucoup de cas, avoir été remplis du bas en haut.
Quoique le Basalte, très-compacte et très-dur, ne se décompose pas à l’air, ou au inouïs ne se décompose que très-difficilement, cependant plusieurs variétés de cette roche subissent des altérations par riiiffuence de l'atmosphère; elles passent quelquefois à l'état d'une terre grasse, argileuse, qui est très-propre à la végétation; d'autres fuis les couches extérieures de la ruche se laissent diviser par le choc, en une multitude de grains grisâtres, dont la grosseur varie depuis celle d'un pois jusqu'à celle de la tête et plus. Les boules basaltiques, qui paraissent comme composées de feuillets concentriques, semblent être, ainsi que les Basaltes en tables, un produit de la décomposition.
On a cité des Fossiles ayant appartenu à des corps organisés, qui se seraient trouvés dans les Basaltes; mais ces faits n'ont pas été constatés, ou sont controrivés. Ce qui est certain, c’est que. dans beaucoup de cas. de vrais Basaltes reposent sur des cailloux roulés, sur des couches de sédiment, qui renferment des Coquilles marines, et sur des déjiôts de Lignite. Les circonstances de cette dernière position, loin d'élre favorables à l'opinion des neptiiniens allemands, semblent même, plus qu'aucun autre fait, prouver en faveur de l'état igné du Basalte lors de sou dépôt sur le Lignite ; nous avons vu au Meisner, le point de contact de ces deux substances : immédiatement sous le Basalte, ou aperçoit un petit lit d'Argde durcie et colorée en rouge, puis un charbon à l'étal de Coke et privé de toute matière bitumineuse, ensuite l'Anthracite bacillaire, au-
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dessous le Lignite à l'état de charbon de terre et comme j BASCONETTE oi BASCOUETTE. ois. S. vulgaire de imprégné de tout le bitume provenant de la distillation Mésange à longue queue, de celui des couches supérieures, ét qui, ne pouvant | BASE. rois. S. de Spare Sargue. s'évaporer, s'est infiltré; enfin A mesure que l’on s’éloi- BASE. Basis. MOLL. Linné a considéré, comme étant gne du Basalte, le Lignite parait moins altéré, et, dans I la base de la Coquille, la portion du dernier tour de la les couches inférieures il a tout l'aspect du bois, avec ; spire, qui avoisine son ouverture, et qui repose sur le une couleur seulement brune. Un commit beaucoup plan horizontal où on la place. Bans les Cônes et les d’autres localités où le Basalte, en couches ou en filons. Volutes, la base se trouve être ainsi, selon Linné, le a produit, sur les roches avec lesquelles il s'est trouvé | point où les deux côtés de l'ouverture sc réunissent, en contact immédiat, des altérations analogues à celles j Linné a distingué les Coquilles dont la hase est éclianque le feu aurait produites. I crée, c marginal» , de celles qui l'ont entière, integra.
Le Basalte, à cause de sa dureté et du poli qu'il re- Blainville a entendu la base d'une autre manière qûe çoil, peut être employé dans les arts. Si la Pierre noire Linné; pour lui, la base d'uue Coquille est toute celle que les Égyptiens employaient, est plutôt un Granité à , partie qui appuie plus ou moins obliquement sur le dos grain fin qu’un véritable produit du feu, il est certain | de l'Animal. Aussi, pour ce savant, sa direction est que les roches dont nous venons de faire 1 histoire peu- j ordinairement celle de l’ouverture. Bruguière définit vent être employées aux mêmes usages qu'elle, puisque j ainsi la base : la partie la plus saillante de la Coquille, les monuments égyptiens, transportés à Rome, ont été ; qUj Cst opposée à la spire. U admet les différences prinrestaurés par les artistes italiens avec les produits vol- ! cipales suivantes : Ëchancrée, basis emarginata , lorscaniques de leur pays. C’est même à cause de cette res- qu'elle est accompagnée d’une échancrure qui est visisemblance entre les deux substances que le nom de file, même par le dos de la Coquille, comme dans la Basalte, employé par Pline, comme nous l'avons dit. Volute. — Simple ou entière, bâtit simplex aut intepour désigner la Roche éthiopienne, a été appliqué aux gra, lorsqu'elle n'a ni tube ni échancrure comine dans produits des volcans. On fait avec les Basaltes d'Europe |»;s Calices, etc. — Tubuleuse, tubulosa seu cuudala, des pilons, des morliers, des enclumes pour les bal- j lorsqu'elle est formée par un tube plus ou moins «ailleurs d'or, etc. I lant, comme dans les Murex. — Versante, efl’usa, lors-
C'est au Basalte d'Italie, employé pour réparer les qu'elle est terminée par une tubulure droite, trèsmonumerils antiques, que l’ou donne, dans le pays, le courte, non échancrée et peu saillante, comme dans nom de Basalte Pidocchioso. y. Terrains yolcam- les Porcelaines et les Cônes. Nous renvoyons au mot qiies et Volcan*. Coquille, où nous expliquerons au paragraphe axe,
BASALT1NE. six. Amphibole et Pyroxène auxquels d'une manière générale, ce qu'on doit entendre par le Kirwan, qui a confondu les deux csp. à l'étal de cris- | mol Base chez les Lnivalves et tes Bivalves. Nous pretaux noirs, a donné ce nom. nous ce mol, pour les premières, dans l'acception de
BASAN1TE. cftOL. Ce nom a été employé quelquefois Linné et de Bruguière, tuais eu définissant la Base d'uue par Pline , pour désigner une substance minérale qu'il manière (dus rigoureuse, toute la partie de la Coquille, dit servir de Pierre de louche et être employée pour qui repose sur un plan parallèle à celui dans lequef se faire des mortiers. Quelques minéralogistes ont voulu trouve l'extrémité de l'axe opposée au sommet. — Dans reconnaître sur celte légèreMiidication.soit notre Pierre les Coquilles bivalves, chaque valve isolée rentre dans de louche ordinaire, soit la même roche que le Basalte ce principe général;- mais, en considérant les deux valantique, taudis que d'autres ont pensé que c’était yes comme formant une seule Coquille, Linné a cru un marbre. Sans vouloir lever l'incertitude qui règne : pouvoir considérer comine sa base, laïus inferius seu à cet égard . Brongniarl a proposé, dans sa Classifi- margo inferior, les sommets mêmes des valves, et c'est cation minéralogique des Roches, de donner le nom j la position qu'il a adoptée pour la description des Bide Basanite aux masses minérales mélangées qui ont I valves, position admise par Bruguière et Lamarck. pour base le Basalte considéré comme substance sim- > Blainville prend pour position la situation contraire, pie. Il pose la Coquille sur les bords des battants opposés aux
Il considère alors comme Basanite les Roches à base | sommets. A le bien prendre, le mol Base ne doit point de Pyroxène et de Feldspath compacte, qui renferment : s'appliquer aux Bivalves.
essentiellement des cristaux de Pyroxène, apparents et : BASELLE. Basella. bot. G. de la fain. des Atripli-
cotnme parties accessoires des cristaux d'Atnphibole, I cécs, et qui a pour caractères : un calice urcéolé, à d'Olivine et de Fer titane. Le Mica, les Feldspalhscom- sept divisions, dont deux extérieures plus larges; cinq pacte et vitreux, l'Hyacinthe s'y rencontrent aussi dis- étamines; un ovaire vurmonlé de trois styles, auxquels sémiiiés, et paraissent avoir une origine contemporaine sont aduès autant de stigmates; le calice persiste et avec la pâte, tandis que la Lillioinargc, la Sléatile, la | forme une enveloppe charnue autour du fruit. Il com- Mésolypc, la Chaux carbonatée, la Calcédoine, etc., ont prend quatre ou cinq esp. dont la plus généralement
rempli, après coup cl par infiltration , des cavités pré- connue est le Basella rubra, L. Ses fleurs soûl dispo-
existantes. Le Basauile passe au Mimose ou Boléritc. sécs en épis axillaires, cl sa tige grimpe en spirale de Quoiqu'il ressemble beaucoup, dans certains cas , et au droite à gauche. Rutnph, sous le notn de Gondola , en
premier aspect, au Grunstein des Allemands, il s’en décrit deux dont l'une est figurée dans son ouvrage sur
distingue par sa composition, celui-ci ayant pour base Amhoine (T. v, tab. 154), il« dont ces pl. sont origil'Amphibole et non le Pyroxène. 1 naires. Deux autres croissent dans l'Inde. Les Baselles