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sont dos pl. charnues dont on peut sc nourrir en préparant leurs feuilles à la manière des Épinards.
BAS-FOND. cêol. Lieux où la mer a peu de profondeur. communément syn. de Banc de Sable. On rencontre les Pas-Fondsaux atterrissements des côtes adoucies auxquelles ils semblent destinés à se joindre. On en trouve rarement près des côtes Açores, ou coupées brusquement.
BAS1CÉR1NE. mu. F. Cérii m flüaté.
BASlGYNDEoi: BASIGYNF.. bot. Le support du pistil ou carpophore est basigyne, selon Richard, quand il ne porte qu'un ovaire simple , par l'amincissement de la base qui le forme; on le voit ainsi dans le pavot.
BaSJLÆA. bot. V. Eicomide.
BAS1LÆA. bot. Le G. que Jussieu avait établi sous ce nom dans la fam. des Asphodélées. pour le Fritillaria u gia , est le même que celui que l'Héritier appelle EucomiSy et qui a été généralement adopté.
BASILAIRE, bot. Ce terme a été proposé par Gærtner pour indiquer la situation des parties d'un Végétal, qui s'implantent à la base de quelque autre partie. Ainsi l'arête est basilaire dans les Graminées, lorsqu'au lieu de partir du sommet ou du dos de l'écaille qui la supporte, elle sort du poiut inférieur de son insertion. L'embryon est basilaire dans les Ombellifères, les Joncs, etc.
BAS1LÉ. bot. On donne cette épithète aux poils quand ils s'élèvent d'un mamelon glanduleux comme dans l'ortie.
BASILIC. Basilicux. reft. G. formé par Daudin de l'un des démembrements du grand G. Laccrta de Linné, adopté par Cuvier qui l’a placé dans la fam. des Iguani* ns. et tfont les caractères sont : une queue longue et comprimée; le corps couvert de petites écailles qui, sous cette queue et sous le ventre, approchent de la forme carrée; des dents fortes, comprimées, sans dentelures; une rangée de pores sur les cuisses; la peau de la gorge lâche sans former un fanon, et des crêtes écailleuses régnant sur les parties supérieures, comme des nageoires ou comme les ailes des Dragons et des Ptérodactyles; ces crêtes sont soutenues par de véritables arêtes qui sont les prolongements des apophyses épineuses des vertèbres. Les mœurs dos Basilics sont peu ou point connues; on croit que ces Animaux habitent le bord des eaux dans lesquelles leurs appeudices membraneux pourraient faciliter la natation. Deux esp. constituent ce G., dans l'état actuel de nos connaissances.
B. a capïcbox. B. mitratus, Daudin, T. ni, pl. 42; B. ameriranux, Laur. ; Isicerta Basilicux , L. La tête de cet Animal singulier est surmontée d'un capuchon qui lui donne l'aspect le plus extraordinaire, et qui a sans doute donné l'idée de l'appeler du nom de ce Lézard fabuleux que les anciens supposaient porter une petite couronne qui lui avait mérité le titre de Royal, dont Basilic est la traduction. Ce Basilic imaginaire fut longtemps célèbre, et le vulgaire ignorant attache encore à son seul nom une idée de puissance nuisible, que l'étude seule des faits suffît pour effacer. C'était une sorte de Dragon en miniature, dont la piqûre causait un trépas inévitable; mais qui. plus à craindre encore par
le feu de ses regards que par le venin de son dard, lançait la mort d'un coup d'œil. Malheur au voyageur qui en était aperçu, et dont la prunelle rencontrait celle du monstre; il se sentait aussitôt dévoré d'un feu soudain; si l'homme, au contraire, apercevait le Basilic avant qu'il n'en eût été vu, il n'avait rien à redouter de sa puissance, et les chasseurs se servaient, pour le prendre. d'un miroir où, dès que l’Animal s'était regardé, l'effet du poison agissait sur lui-même. Des charlatans, façonnant de petites Haies en forme de Dragons, les% vendaient aux gens crédules pour des Basilics desséchés. On voyait autrefois dans tous les cabinets de curiosités de semblables préparations frauduleuses, dont Aldrovande et Séba donnèrent des figures. Aujourd hui de telles puérilités sont repoussées des collections scientifiques. Le Basilic réel est un Lézard innocent, voisin par ses rapports organiques des Dragons plus innocents encore cl des Iguanes; ses couleurs sont assez tristes; sa crête dorsale, ou plutôt la longue nageoire qui règne sur son corps et sur sa queue, est tout ce qu'il présente d'étrange. Séba croyait qu'elle lui servait pour une sorte de vol.
B. porte-crête. B. crixtattix, B.; Lacerla amboi nenxix, Gmel. D'après Schlosser. cet Animal, plus grand que le précédent, acquiert jusqu'à trois ou quatre pieds de long; il est varié de diverses couleurs; il n'a de nageoires que sur la queue; son dos est hérissé de dentelures, et sa chair exquise. 11 parait se nourrir de feuilles et d'insectes; du moins, Cuvier en a-t-il trouvédans son estomac.
l.e JLorer/ojViram'cttsd’Hornstedt (Aror. Act., Stock., 1787, t. v, f. 1—2). donné par Gmelin comme une var. du Basilic porte-créte, pourrait bien être une troisième espèce.
BASILIC. Ocymum. bot. Ce G. composé d'un petit nombre d'esp. herbacées, très- odorantes, presque toutes originaires des contrées chaudes de l'Inde, est placé dans la fam. des Labiées et dans la Didynamie Gymnospermie, L. Son calice est à deux lèvres : la supérieure large et entière, l’intérieure plus longue est a quatre dents subulées; la corolle est renversée, c'est-à-dire que la lèvre supérieure devient inférieure et r/ce rersâ; la lèvre supérieure, qui est réellement l'inférieure, est dressée, à quatre lobes peu profonds et presque égaux; la lèvre inférieure est concave et entière; les quatre étamines sont déclinées vers la partie inférieure de la fleur, caractère qui. dans les pl. de la fam. des Labiées, est toujours l'indice d’une corolle renversée. Plusieurs des esp. sont cultivées dans les jardins : telles sont le B. commun, O. Baxiticum, L.. pl. annuelle qui nous vient originairement de l'Inde et de la Chine. Sa lige, haute d'environ lin pied, est carrée, rameuse, rougeâtre ; ses feuilles sont opposées, péliolées, ovales, lancéolées; ses fleurs, de couleur purpurine, forment des épis verlicillés à la partie supérieure des ramifications de la lige. Cette esp. est très abondamment cultivée, à cause de l’odeur forte et aromatique que répandent toutes ses parties. Cet arôme est encore plus développé dans le petit B., O. minimum , et dans le B. de Ceylan, O.gra lissimum , que l'on voit moins fréquemment dans nos jardins.
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Le grand B., O. grandiflorum , est un petit Arbuste remarquable par ses fleurs beaucoup plus grandes et blanches, écartées les unes des autres. Il est originaire d’Afrique : son odeur est moins agréable.
On appelle vulg. Basilic sauvage plusieurs pl. odorantes de la fam. des Labiées, telles que des Clinopodes et des Thyms, etc.
BAS1NERVÉ. Basinerois. bot. Organe (et ce sont ordinairement les feuilles ) marqué de nervures partant feulement de la base ; telles sont le* feuilles palmées.
BASISOLUTË. bot. Désignation d'un organe dont la base se prolonge en un petit appendice non adhérent ; telles sont les feuilles del'orpin réfléchi, /■'. ce mot.
BAS1TOXE. Mas ilo.ru a. 15s. Coléoptères télramères; G. de la fam. des Longicornes, institué par Audinet- Servillc qui lui donne pour caractères : antennes filiformes, n'alleignant pas la moitié des élylres dans les femelles, un peu plus longues dans les mâles, de onze articles cylindriques : le premier conique, gros, arqué; les troisième et quatrième presque égaux en longueur; palpes assez courtes; article terminal obeonique; les trois premiers des maxillaires courts, presque cyalhiformes; mandibules glabres et entières, épaisses et bidentées intérieurement. Corselet en carré long, chaque bord latéral crénelé, point tranchant ni dilaté; préslcrnum aplati, inutique; son bord postérieur s'avançant entre les hanches antérieures et se terminant en pointe obtuse ; métasternum peu saillant, ayant nu bord antérieur une petite saillie angulaire, se logeant dans l'échancrure du mésosternum, qui est rebordé latéralement. écbancré au bout. Elylres allongées, linéaires, rebordées; angle suturai sans épine distincte; écusson demi-circulaire, arrondi au bout; pattes fortes, inermes, de longueur moyenne ; dernier article des tarses plus long que les trois autres réunis. Les deux espèces connues de ce G. sont nouvelles et brésiliennes.
BASNAGILL1. bot. S. de Bryonia taciniosa.
BASO. bot. S. vulg. de Bananier.
BASOLK1K. Basoleia. ms. G. de Coléoptères pentamères. de la fain. des Carnassiers, tribu des Carabiques, institué par Weslwood qui lui assigne pour caractères : palpes labiales, filiformes, les maxillaires un peu allongées; mandibules courbées, aigues ; labre court, faiblement écbancré; lobes du menton larges, obtus, obliquement tronqués, avec une dent aigue au centre; corselet en carré transversal, presqueaussi large que les élylres, à bords antérieur et postérieur droits, les latéraux arrondis et relevés, avec deux enfoncements en arrière; élylres lisses vers l'écusson, et striées au disque ; misses antérieures épaisses, dentées, inarquées d'un sillon sur la face interne. Ce G. ne se compose encore que d'une csp. que l’on avait assimilée d'abord aux Axinophores, du général Dejean. sous le nom de A . brasiliensis. L'Insecte est entièrement noir et long de fi à 9 lignes.
BASOCRA. bot. PI. employée par les Brésiliens pour faire des balais, et qui paraît être le Scoparia i laids, W.
BASOUR1NHA. bot. S. de /''andellia pralensis, Vahl.
F. Van BEL lie.
BASSE, rois. S. de Perche ocellée.
BASSETS, ma*. Race de Chiens à jambes torses.
BASSETS, bot. Nom vulg. donné à quelques Champignons stipités. dont le pédicule est court, et le chapeau conséquemment bas sur terre.
BASSIE. fiassia. bot. G. de la fam. des Sapotées. Il renferme des Arbres originaires des Indes où ils sont nommés Illipé. Le calice est formé de qiiatre sépales ; la corolle, campamilée, présente supérieurement huit divisions ; les étamines, au nombre de seize, sont disposées sur un double rang. Le fruit est une drupe à chair laiteuse, contenant d’une à cinq graines (rigones et allongées. Les fleurs sont ramassées à l'extrémité des pédoncules terminaux ou axillaires. On peut voir le B. longi folia, figuré t. 398, Lamk.. illustr.; le B. lui i folia , lab. 19 de Roxburgh. Forsler en a fait connaître une troisième esp.,le h. obornla.
Allioni a décrit et figuré (Mise. Tour., T. ni, 177, tab. 4, fig. 2), sou» le nom de Bnssia muricata. une pl. des cuntrées méridionales, considérée maintenant comme uneesp. du G. Sa Isola.
BASSIN, zool. Le système osseux, réduit à sa plus simple expression, se compose d'une série de vertèbres qui. par suite de développements, d'extensions et de dispositions variables de leurs éléments, donnent les autres pièces osseuses, qui composent la tête, le tronc et les membres. Nous n'anticiperons sur cette idée que | pour pouvoir faire apprécier ce qu'est le bassin en anatomie philosophique. Celte ceinture osseuse, qui occupe une place variable dans l’étendue de la colonne vertébrale, selon les classes d’Animaux. n'est point un surajouté aux vertèbres ail niveau desquelles il se trouve; mais c’est réellement une partie des éléments formateurs de ces mêmes vertèbres qui se sont élargies, développées pour former une ceinture osseuse, comme, plus haut, les mêmes pièces se sont allongées pour former les côtes. Si nous pouvions développer cette idée, ce serait dans le squelette le plus simple, celui du Serpent, ou dans ceux de quelques Poissons, que nous irions étudier la vertèbre pour la voir former à elle seule toute la charpente osseuse du tronc de l'Animal; nous l’y verrions fournir les côtes, et nous donner ainsi la clef de la composition du tronc. Mais nous ne pou\ons ici qu'indiquer les questions; il n'entre pas dans le cadre de notre Dictionnaire d'en présenter le développement. Le principal usage du bassin est de servir d’articulation aux membres abdominaux , et de point d'insertion aux muscles qui cirronscrivrenl la cavité abdominale.
II existe chez tous les Vertébrés, à l’exception des Serpents et de quelques Poissons qui, alors, n’ont pas de nageoires ventrales.
Chez tous les Animaux qui ont un bassin, l'abdomen s’y termine. Les excréments, les produits de la génération cl de la sécrétion urinaire le traversent. La Taupe présente une exception remarquable : les os de son bassin sont si serrés les uns contre les autres, que la cavité qu'ils forment ne pourrait donner issue aux produits de la génération ; aussi la matrice s’ouvre-t-elle au-dessus du pubis, disposition qui n'est connue que dans ce seul Animal. L'Homme est, de tous les Animaux, celui qui, proportionnellement à sa grandeur, a le bassin le
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plus large et le plu* évasé, ce que nécessitait la grosseur de la tête de l'enfant naissant. Le bassin des Singes *'en rapproche beaucoup; il est aussi celui qui, après le bassin de l'Homme, forme un angle moins ouvert avec la colonne vertébrale, ce qui détermine en grande partie la station des uns et des autres.
Le bassin ne forme pas une ceinture osseuse chez tous les Animaux; il ne se compose, dans les Cétacés, que de deux os suspendus dans les chairs. Dans le Cochon-d'Inde, les pubis sont aussi séparés l'un del'aulre, et les pièces du bassin sont mobiles sur la colonne vertébrale, ce qui doit rendre l’accouchement très- facile chez, ces Animaux. Cet écartement des os du bassin est aussi un caractère de la classe entière des Oiseaux, tant il est vrai que chaque fois qu'un Animal sort des conditions naturelles à sa classe, c’est toujours pour retomber dans celles d’une autre. Le bassin des Didelphcs offre une disposition qu'on leur a longtemps crue particulière; leur pubis est surmonté de deux grands os que l'on a nommés marsupiaux, du nom de la famille où on les a observés pour la première fois. Ils sont mobiles. et donnent attache à des muscles qui ouvrent et ferment la poche qui renferme et leurs mamelles et leurs petits. Mais c'est surtout dans les Oiseaux que ces os se trouvent au maximum de développement; ils appartiennent, comme Serre l’a montré, à la classe tout entière, et font partie essentielle de leur bassin ; ils forment le stylet que l'on avait jusqu’ici pris pour le pubis. On les retrouve aussi dans les Mammifères, autres que les marsupiaux. Le fœtus humain les présente souvent; mais il faut les chercher dans le très-jeune âge : leur présence est liée à celle des muscles pyramidaux. Dans les Oiseaux, les os coxaux et le sacrum font, avec les vertèbres des lombes, un seul et même os qui forme une large cavité évasée, dont les pubis se portent en arrière au lieu de se réunir pour former ceinture.
L’Autruche, qui touche les Mammifères par nombre de points, s’en rapproche encore par son bassin; dans cet Oiseau les pubis s'élargissent beaucoup et se réunissent pour former une ceinture osseuse.
II est des Poissons où l’on ne trouve point de bassin, et qui alors manquent aussi de nageoires ventrales; quand il existe, ou il se borne à une simple plaque qui soutient ces nageoires, ou il se compose d’un plus grand nombre de pièces dont la disposition varie singulièrement : il n'est, chez aucun, attaché ù la colonne épinière, et il est plus ou moins rapproché de la tête.
Le Bassin est. dans l'Ilommc et la plupart des Vertébrés. formé, en arrière, par le sacrum, série de corps vertébraux qui fait évidemment suite à la colonne épinière, et qui se continue en coccyx ou en une queue plus ou moins allongée. Il est, sur les côtés et en devant. formé par quatre os. ordinairement soudés en un seul dans l'âge adulte; l'un est l'iléon attenant au sacrum; un autre, le pubis, qui s'unit avec celui du côté opposé pour former la saillie et l’arcade de ce nom ; le troisième est l’os marsupial qui, chez l'Oiseau, concourt à former la cavité du Bassin, et passe chez les Didelphes à des usages plus spéciaux, ceux de servir de point d’insertion aux muscles de la poche de ces Animaux; le quatrième enfin est l’ischion qui, chez les Mammifères,
offre une large tubérosité qui porte sur le sol dans la situation assise : aussi la peau qui recouvre cette tubérosité est elle dure et calleuse chez plusieurs Singes pour qui celte position est la plus ordinaire.
BASSINET, bot. y. Bacixet.
BASSINS. ctoL. Grands lits des fleuves, surfaces de terrains, plus ou moins étendues, dont les eaux, suivant des versants divers, finissent par se réunir en un seul canal qui les conduit en un réservoir commun, soit l’Océan, soit une mer intérieure ou quelque lac. De tels Bassins généraux se composent de Bassins partiels, et les vallées des hautes montagnes, par lesquelles des torrents portent aux fleuves un premier tribut, ue sont que de petits Bassins plus étroits et plus encaissés; leur nombre concourt à l'ensemble d'un Bassin général. Les crêtes des monts sont donc des partages de Bassins ; ces partages existent partout où les eaux pluviales prennent, eu tombant sur les pentes de la terre, une direction différente : on en trouve sur des plateaux où l’œil saisit â peine l’aspect d’une différence de niveau ; aussi les géologues et les savants qui s'occupent de géographie physique, ont -ils reconnu combien le système des anciens dessinateurs de cartes, qui environnaient les Bassins naturels de grandes cbaines, est faux et erroné. Si de grands cours d'eaux descendent de sommets imposants, si des séries de montagnes en accompagnent ou limitent quelque étendue, et séparent ses versants de ceux d'un cours contigu, il ne faut pas en conclure que tous les grands cours d'eau soient nécessairement encaissés et séparés de leurs voisins comme par une barrière insurmontable que posa primordialemeiit la nature. Depuis qu'on ne trace plus au hasard et sur de fausses données des élévations en pain de sucre, ou comme des colliers de perles enfilées, dans la topographie, on s’est aperçu que les cours d'eaux les plus connus n'avaient pas toujours des Bassins positivement circonscrits, et que plusieurs, comme pour donner un démenti aux anciens systèmes, semblaient se plaire & couper successivement des chaînes de monts considérables. qu'au premier coup d'œil on supposerait qu'il leur eût été plus facile de tourner; il suffit d'avoir voyagé le long de quelque grand fleuve pour se convaincre de celle vérité. Qu'on examine le Danube, par exemple; son cours se compose de quatre ou cinq Bassins successifs. qui probablement furent des lacs, comme le cours du fleuve Saint-Laurent en offre encore dans l'Amérique septentrionale. Ces lacs étaient interceptés par des chaînes de monts plus ou moins élevés, et recevaient le tribut d'un système particulier de versants; leurs eaux ayant communiqué par quelque canal, qu'elles approfondirent à mesure que la pente générale favorisait l'écoulement vers la mer, ces lacs ont diminué et sont devenus enfin des plaines dont le terrain d'alluvion indique le premier état; ils ont même disparu, et le lit des ruisseaux, des rivières et d'un fleuve serpente tortueusement, dans des canaux restreints, au fond de ces espaces mis à sec. La Méditerranée, la Baltique, la mer Rouge, la mer Blanche, la mer Vermeille et la plupart de ces golfes enfoncés dans les terres, dont l’orifice se rétrécit, peuvent encore être considérés comine des Bassins qui, tôt ou tard, n'offriront plus que des lits de
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rivière, arrosant la partie la plus basse de vastes vallées. La Méditerranée, par exemple, ne prend-elle pas déjà une forme analogue à celle du cours de ce fleuve Saint-Laurent que nous avons déjà cité? La mer d'Azof et la mer Noire ne sont-elles pas déjà des lacs qu'on peut comparer aux lacs supérieurs Huron et Michigan? Un jour les lies de l'Archipel en intercepteront d'autres. L'Adriatique, devenue la continuation du Bassin secondaire de l'Êridan; l’espace contenu entre les côtes de Syrie, de Libye, et une ligne tirée par la Calabre, la Sicile. Malte et la pointe Punique, seront d'autres lacs, auxquels succédera un lac plus vaste, où les îles Baléares. de Corse et de Sardaigne, diversement unies par leur augmentation, en prépareront d’autres; et toutes ces successions de lacs alimenteront, par le détroit de Calpé et d'Abila, l'embouchure d’un grand fleuve dont le Nil. l'Oronle, le bon, le Danube, le Pô, le Tibre, le Rhône et l'Èbrc ne seront que des affluents. La Baltique, dont les eaux sont tellement adoucies et la diminution si sensible . qu'elle subira la première une métamorphose analogue, est presque déjà réduite à la condition géographique de cette Gironde, reste du vaste golfe dont le sol aquitanique demeure le monument, et qui n'est plus que la simple embouchure de la Garonne' et de la Dordogne.
BASSON, ois. S. vulg. de Foulque Macroule.
BASSORIE. Bassoria. bot. Aublel, sous le nom de Bastoria sylcatica , a décrit et figuré ( PI. de la Guiane, tab. 85) une pl. herbacée, que L.C. Richard regardait comme congénère des Solanum. Ses caractères sont : un calice quinquéparti; une corolle monopétale, hypogyne. dont le tube est court et le limbe ouvert, à cinq divisions aigués ; cinq étamines insérées à la base de ces divisions, à filets courts et à anthères libres; un ovaire porté sur un disque; un style court et un stigmate obtus. Le fruit est une haie ovoïde, pulpeuse au dedans, bosselée à sa surface par la saillie de graines petites, nombreuses, réniformes, bordées d'un feuillet membraneux. Les tiges sont nombreuses, les feuilles alternes et grandes, les fleurs en corymbes axillaires peu garnis.
BASSORINF. oc BASSOR1TE. bot. Matière particulière de la nature des Gommes, observée pour la première fois par Vauquelin, dans ce qu'on nomme vulg. la Gomme de Bagdad, et que J. Pelletier a reconnue dans la plupart des Gommes-Résines dont ou l'obtient en traitant successivement ces Gommes-Résines par l'eau, l'Alcool et l'Éther. La Bassorine est insoluble dans l'eau, quelle que soit la température; elle s'y gonfle considérablement, et se dissout à chaud dans l'eau chargée d'un peu d'acide nitrique ou hydro-ch torique. La dissolution évaporée et édulcorée par l'Alcool abandonne un précipité floconneux, lequel, desséché, offre tous les caractères de la Gomme arabique. Ce qui reste en dissolution parait être un principe nouveau qui doit attirer l'attention des chimistes.
BASSUS. Bassus. ixs. Hyménoptères; G. établi par Fab. aux dépens du G. Ichneumon de Linné, et comprenant tous ceux dont le ventre est à peine pétiolé et cylindrique. Latreille n'adopte pas ce groupe, et dissémine les esp. qu'il contient dans les G. Ichneumon et Crypte.
BASTA MARINA. >oltp. Synonyme d'Éponge panache noir.
BASTA N. bot. S. vulg. d’GEillet.
BASTANGO. pois. N. vulg. de la Trygonobate Paslenague.
BASTARDIA. bot G. de la fam. des Malvacées, établi par Kunth. et très-voisin du G. Sida, dont il diffère seulement par uue capsule unique, à cinq ou plusieurs loges monos|»ermes. Ce G. ne renferme jusqu'à présent que deux esp. originaires de l'Amérique; une était déjà connue sous le nom de Sitla vinosa.
BASTERA. bot. S. de Rohria.
BASTER1A. bot. Miller, et Adanson à son exemple, nommaient ainsi le Catrcanthus de Linné; Ehret lui donne le nom de Bcureria, et Duhamel celui de But ncria.
BASTONAGO. poir. V. Bvstango.
BAT. Clitellum. avxél. Quelques auteurs, Lamarck en particulier, nomment ainsi, dans les Lombrics terrestres , l’espèce de ceinture que l'on observe à la partie antérieure et supérieure du corps, et qui résulte de la réunion de six à neuf anneaux.
BATA. bot. S. vulg. de Bananier de paradis.
BATAJASSKoc BATTAJASSErr BATTELESSIVE. ois. N. vulg. de la Bergeronnette grise.
BATARA. Thamnophilus. ois. G. de l'ordre des Insectivores, dont les caractères sont : bec épais, court, un peu bombé, élargi à sa base , dilaté sur les côtés, comprimé vers la pointe qui est obtuse, courbée et échancrée, dépassant la mandibule inférieure : celle-ci est boniliée en dessous et pointue; narines latérales, un peu distinctes de la base, percées dans la masse cornée du bec, arrondies ou ovoYdes, totalement ouvertes; pieds longs , grêles; tarse beaucoup plus long que le doigt intermédiaire; l'externe réuni jusqu’à la première articulation, l'interne divisé; ailes très-courtes, arrondies; les trois premières rémiges également étagées : les quatrième, cinquième et sixième les plus longues. — Le genre Balara , indiqué par d'Azara, et formé par Vieillot, se compose, quant à présent, d’espèces presque toutes de l'Amérique méridionale, et d'un petit nombre d'Afrique. Leurs mœurs et leurs habitudes sont encore peu connues. Selon d'Azara qui a pu observer plus particulièrement ces Oiseaux au Paraguay, on ne les rencontre que dans les broussailles des fourrées obscures, où il* se tiennent silencieusement avec leur seule compagne; ils n’en sortent que le malin et le soir pour aller à la chasse des petits Insectes dont ils font leur principale nourriture; ils évitent la grande chaleur, ce qui ferait croire que ces Oiseaux se trouveraient beaucoup mieux dans des climats plus tempérés; leur chant, ou plutôt le cri qu’ils ne font entendre qu'à l'époque des amours, se borne à la syllabe tu, assez vivement répétée. C'est aussi dans les buissons épais que les Bataras font avec soin leur nid fortement enlacé, et où ils pondent ordinairement deux ou trois œufs blancs dans la plupart des espèces, et picotés ou rayés de brun ou de rougeâtre dans quelques-unes.
Les Bataras se rapprochent beaucoup des Fourmilliers; on pourrait les diviser en deux tribus, d’après la force du bec.
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Digitiz
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•f Bec robuste plus ou moins renflé en dessous.
B. Agriperre. T. caudatus, Vieil!. I)*un roux verdâtre. plus clair sur le cou; rectrices d'un brun noirâtre avec la tige aigue, presque usée ; taille, sept pouces et demi. De la Guiane.
B. a ailes vertes. T. chloropterus, V. Parties supérieures rousses; tectrices alaires roussâtrex avec une zone noire vers le haut ; rémiges vertes en dehors ; parties inférieures rayées transversalement de brun et de noir; queue longue, arrondie et rayée de noir, de blanc et de gris ; pieds bleus ; taille , huit pouces- Cayenne.
B. bleuâtre. T. cterulescens , V. Parties supérieures d'un gris plombé; sommet de la tète noir, ainsi que les ailes et la queue qui sont en outre bordées et terminées de blanc; une tache de la même couleur sur le haut du dos; parties inferieures d’un blanc bleuâtre; bec noir et bleu; taille, cinq pouces huit lignes. Paraguay.
B. dore. T. auratus, V. Parties supérieures d’un brun plombé nuancé de jaune doré; sommet de la tête mordoré; tectrices alaires brunes , terminées de blanc vers la pointe; gorge d'un blanc bleuâtre, devant du cou mordoré; dessous du corps d'un roux mêlé de jaune doré; taille, cinq pouces huit lignes. Paraguay.
B. ferrugireux. La ni us rubiginosus, Lalh. Parties supérieures d’un jaune de rouille avec la nuque garnie d'une huppe; parties inférieures 4'un jaune rougeâtre. Cayenne.
Grard Datara. T. major , V. Parties supérieures noires avec les tectrices alaires bordées de blanc ; parties inférieures blanches; cinq bandes transversales blanches sur les deux rectrices extérieures, et quelques points de la même couleur sur les trois suivantes ; taille, huit pouces deux lignes. Paraguay.
B. niPrÊ. Turdus cirrhalns, Lath. Parties supérieures d’un brun noirâtre; tectrices alaires noires; une huppe de cette couleur sur la nuque; gorge noire et blanche; poitrine noire; rectrices bordées de blanc; taille, six pouces- Cayenne.
B. otbello. B. Othello, Less.; Tamnophilus niger, Suchs? Il est entièrement noir et de la taille de cinq pouces environ. Il se trouve au Brésil.
•J-J- Bec presque grêle.
B. Alapi. T. A ht pi , V.; Turdus Alapi, Lath.; Buff. , pl. enl. 701, fig. 9. Parties supérieures brunes, piquetées de blanc; tête, cou et dos olivâtres; une tache blanche sur le dernier; parties inférieures cendrées; gorge, devant du cou et poitrine noirs; rectrices noirâtres, un peu étagées ; la femelle est sans tache sur le dos; elle a la poitrine blanche et le ventre roussâtre; taille, six pouces. Cette csp. se distingue de ses congénères par une vie plus sociale. Guiane.
B. a calotte roire. T . airicapillus , V.; Lan tus ater, Lath.; Merren., pl. 10. Parties supérieures d'un gris foncé ; sommet de la tète noir; lectrices alaires bordées de blanc ; parties inférieures d’un cendré bleuâtre ; rectrices noires , terminées de blanc ; la femelle est brune en dessus avec le sommet de la télé roux; elle a de petites taches blanches sur les scapulaires; les parties inférieures sont d'un blanc sale; taille, cinq pouces. Guiane.
B. CoiAYA. T. Coraya , V.; Turdus Coraya, Lalh.; Buff. . pl. enl. 701 . fig. 1. Parties supérieures brunes; tête noire; gorge et devant du cou d'un blanc qui prend une teinte cendrée roussâtre sur la poitrine et le ventre; queue rayée transversalement de noirâtre; (aille, cinq pouces six lignes. Guiane.
B. a cravate roire. T. cintiaMomeus , V.; Turdus cinnamomeus, Lath. ; Buff., pl. enl. 500. fig. 9. Parties supérieures d'un roux foncé; moustaches blanches; gorge d’un noir velouté; lectrices alaires supérieures noires, avec une Lâche blanche; les inférieures blanches; parties inférieures roussâtres ; rémiges et rectrices noires, bordées de blanc ; taille, cinq pouces. Cayenne.
B. a frort roux. T. rufifrons , V.; Turdus rufifrons , Lath.; Buff.. pl. enl. 644, f. Parties supérieures brunes; gorge, côtés de la tète, front, devant du cou et ventre roux ; tectrices alaires noires , bordées de jaune; tectrices caudales inférieures blanches; rectrices cendrées ; taille, huit pouces six Jigncs. Amérique méridionale.
B. grisir. T. grisous, Sytcia grisea , Lath.; Buff. , pl. enl. 043. fig. 1 et 9. Parties supérieures d’un gris cendré; tectrices alaires supérieures terminées de blanc; rémiges noirâtres, bordées de gris clair; sommet de la tète noirâtre; moustaches blanches; parties inférieures blanches, à l'exception de la gorge et de la poitrine qui sont noires ; la femelle diffère du mâle en ce que tout ce qui est noir chez celui-ci est gris chez elle; taille, quatre pouces six lignes. Amérique méridionale.
B. de Leaci. T. Leachii, Sw. Parties supérieures noires tachetées de blanc, avec des raies fauves sur les rémiges ; parties inférieures noires avec des raies et taches blanches sur les côtés de l'abdomen; bec cl I pieds noirs; taille, dix pouces. Brésil.
B. a lorgi e quels. T. longicaudus, V. Noir avec de ; petites mouchetures blanches sur la gorge et les rect’rices; taille, sept pouces. Amérique méridionale.
B. macule. T. maculai us, S. Parties supérieures noires, tachetées de blanc; rectrices noires rayées de blanc; parties inférieures blanches; abdomen fauve; bec et pieds noirs; taille, huit pouces. Brésil.
B. moucheté. T. gutlatus, V. Blanc avec des taches noires, en forme de larmes, sur les parties supérieures; taille, sept pouce*. Amérique mér.
B. roir. T. niger , S. Le corps noir; rémiges brunes avec des bandes d'une nuance plus foncée ; occiput garni d'une huppe; bec et pieds noirs; taille, sept pouces. Amérique méridionale.
B. raye de Catirre. Lanius doliatus, Lath. (Pie- Grièche rayée); Buff., pl. enl. 997, fig. 1. Entièrement rayé de noir et de blanc , avec une petite huppe rayét? longitudinalement sur la nuque; taille, six pouces six lignes.
B. ratE du Paraguay, T. radial us , V. Parties supérieures rayées de blanc et de noir ; ces deux couleurs se mêlant irrégulièrement sur la tète et le cou ; rémiges noires, tachetées de blanc; parties inférieures blanchâtres , rayées de noir; rectrices rayées de noir; une huppe noire sur la nuque; la femelle a roux tout ce
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qui est noir dans le mâle; taille, six pouces six lignes. |
B. rayé a tête rolsse. T. lineatus, V . Entièrement ' rayé de noir et de blanc roussâtre, aveu la tête rousse; j taille, six pouces. Amérique tnér.
B. roigeatre. T. tubicus, V. Dessus de la têted'un gris cendré; joues blanches et tachetées de brun; parties supérieures rousses; parties inférieures rougeâtres; ailes et queue noirâtres; rectrices bordées de blanc; taille, neuf pouces. Amérique méridionale.
B. roi x. T . ru fus, V.; liatara roso , Aznra. Parties supérieures rousses; tectrices alaires noires; parties inférieures d'un blanc sale et jaunâtre; taille, sept pouces. Paraguay.
B. t\chet£. T. tUPViugf V.; Lanius nœcius, Lalh. Parties supérieures noires, terminées de blanc; rcctrices noires avec une tache ohlongue â l'extérieur de chacune : parties inférieures cendrées; taille, six pouces trois lignes. Brésil.
B. Scbet-bé. T. rulilus , V.; Lanius ru fus , Lath. Tète, gorge et çou d'un noir verdâtre; parties supérieures rousses de même que la queue; parties inférieures d'un gris blanchâtre; taille, sept pouces neuf lignes. Madagascar.
B. de Swajxmh. T. Sicainsonii , S. Tout le plumage noir, rayé de fauve; occiput orné d’une huppe d’un brun roussâtre; bec et pieds noirs; taille, huit pouces. Brésil.
B. Tcüagra. T. Tchagra, V. ; Lanius senegalus , Lalh.; Buff., pl. eul. 47b, f. 1; Levait., Ois. d'Afrique, pl. 70. Parties supérieures d’un brun foncé; nuque d'un noir olivâtre; gorge blanchâtre; parties inférieures cendrées; moustaches blanches; les deux rectrices intermédiaires rayées finement par une teinte grise; plus intense que le fond; les autres noirâtres, terminées de blanc; taille, neuf pouces. Sénégal.
B. a tête bleie. T. cyanocephalus , V. Tête d'un bleu turquin, traversée sur le milieu du sommet par une raie blanche; parties supérieures noires; lectrices alaires avec quelques taches et les bordures blanches; rectrices uoires avec l'extrémité blanche, A l'exception des intermédiaires; la femelle est d'un noir verdâtre, et n'a point la raie blanche occipitale; taille, six pouces quatre lignes. Paraguay.
B. a tète roi ge. T. ruficeps , S. Noir, rayé de fauve avec le sommet de la tête d'un rouge assez vif; bec et pieds noirs ; taille, sept pouces. Brésil?
B. a tète rocsse. T. ruficapillus, V.; Dalara aca nelado, Azara. Sommet de la tète d'un brun roux, plus clair sur les côtés; dos d'un brun mélé de bleuâtre; tectrices supérieures et bordures des rémiges mordorées; devant du cou et poitrine blanchâtres, rayés transversalement de noir ; rectrices intermédiaires entièrement noires, les autres bordées de blanc; taille, six pouces trois lignes. Paraguay.
B. v arié. T. r anus, V.; Lunius rarius, Lath. Parties supérieures d'un brun cendré; scapulaires blanches; parties inférieures d’un blanc jaunâtre; ailes et queue brunes. Brésil.
B. verdâtre. T. eirescens , V. Parties supérieures verdâtres avec la tète tachetée de noir; tectrices alaires noires, tachetées de blanc; parties inférieures grises et
roussàtres dans le mâle; queue noire, terminée de blanc; laille, six pouces. Amérique méridionale.
B. vert. T. r iridis, V. Parties supérieures vertes; parties inférieure.* , front et tectrices caudales rayé* transversalement de noir et de blanc; taille, six pouces dix lignes. Amérique méridionale.
BATAKD. axxéi.. Nom par lequel les pécheurs désignent de petits Vers rouges, qu'ils recherchent entre les rochers pour amorcer leurs lignes.
BATAKIlÉE. Batarrea. dot. G. de Cryptogames de la fam. des Champignons, institué par Persoon, dans son Synopsis fungorum, p. 1S9, qui n'en â fait connaître que très imparfaitement les caractères, mais que, tout récemment. Ch. Monlague a pu mieux constater, d'aprés une esp. surtout que Gaudichaud a trouvée aux environs de Lima et qu'il a rapportée eu Europe. Dans cette esp. le péridium est assez épais et muni de quelques radicules â sa hase; le stype est élevé, d’une dureté presque ligueuse, couvert dans toute son étendue de squames imbriquées ; une large cavité ou canal régnant dans toute sa longueur, est parcouru de haut en bas, par un cordon filiforme, dont la partie supérieure, dilatée, envoie des fibres au stype et au chapeau. Ce dernier est mince, hémisphérique, un peu évasé à la hase, grand de six â dix-huit lignes de diamètre. Il n'est continu avec le pédicelle que dans le tiers moyen de l'épaisseur de celui-ci et lui est contigu seulement dans le reste de celte épaisseur. La surface inférieure du chapeau est lisse, la supérieure garnie de filaments articuleux, raineux et anastomosés de manière à former un capillitum très-dense, qui donne attache à de nombreuses sporidées globuleuses, sessiles, de couleur brune-pourprée vues en masse, mais transparentes sous le microscope. La portion de la valve qui persiste sur le chapeau, déchirée en son bord irrégulièrement orbiculaire, est un peu plus large que lui, et d'une consistance et d'une épaisseur moins grandes quq le reste de la volva. Telle est la description faite d’après le B. Gaudichaudii qui, avec le B. phalloïdes, Pers., et le B. sterenii f Fries, constituent le genre.
BATATE. Balalas. bot. Choisi, dans sa Monographie de la fam. des Convolvulacées, a établi ce G. pour les esp. dont l’ovaire est à quatre loges inonosperines, avec la corolle en cloche et les étamines nullement saillantes. Les Bâtâtes se distinguent ainsi des Ipomées. Elles se séparent de même des Quamoclels par l'apparence extérieure qui ne permettra jamais de confondre les esp. des deux G. Plusieurs Bâtâtes ont les graines couvertes de longs poils soyeux, qui se recourbent dans la cavité de la loge, mais ce caractère n’est pas général.
BATATE. Batatas. but. Esp. du G. Liseron.
BATAULE. bot. /\ Beirre df. Galas.
BATEAU, xoll. N. vulg. d'une espèce de Patelle, Patella compressa .
BATECH. bot. S. de Pastèque ou Melon d'eau.
BATELEUR, oh. Esp. du G. Faucon, dont Lesson a fait un sous-G. sous celte même dénomination, et qu'il caractérise ainsi : bec droit à la hase; mandibule supérieure recourbée, à bords lisses, très-élargie au milieu; face nue ou couverte de quelques poils rares; narines ovalaires, verticales; tarses robustes, courts, large-
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ment réticulé#; une rangée d'écnille# sur chaque doigt; queue rectiligne, très-courte, tronquée, dépassée par les ailes.
BATEMANNIE. Bateniannia. bot. G. de la fam. de* Orchidée*. Gynandrie Monandrie, Lin., établi par le professeur Lindley, pour une pl. envoyée de Demerary à #ir J. Bateman, par M. Colley, qui avait reçu du premier la mission d'aller colliger, dans le nouveau inonde, des productions encore ignorées des botanistes. Caractères : fleur* ringentes; sépales étalé* : le# latéraux unis â leur base, l'antérieur un peu plus large et plus court, presque semblable aux pétales qui ont un pouce de longueur; labelle articulé au gynoslème, oblong, trilobé un peu au delà de moitié de sa longueur, avec le bord de* lobes dentelés et en forme de capuchon; gynoslème demi-cylindrique, avec sa base prolongée et son clinanthc rebordé ou marginé; anthère petite, bilnrulaire et membraneuse, contenant deux masses polliqiques, kilobées postérieurement ; glaudule triangulaire; point de caudicule Le B. Colley , seule esp. connue, a son pseudobulbe ovale, scs deux ou trois feuilles ovales oblongues et plisséea, sa hampe courte, portant de cinq à douze fleurs pédicellées, bractéolées, d'un rouge un peu terne, avec le labelle et le gynoslème blanchâtres.
BATHKI.IL’M. bot. G. établi par Achar, pour quelques Lichens, mais qui n'a pas été généralement adopté.
ÜATillERGLE. Bathiergus. mai. G. de la fam. des Rongeurs, établi par F. Cuvier qui lui donne pour caractère# : tète arrondie; trois mâchelières de chaque côté de l'une et l'autre mâchoire; elles ont d’abord deux collines séparées par un sillon, etqui, à un certain degré d'usure, présentent une surface unie avec deux échancrures; incisives unies; yeux petits; point d'oreilles externes; queue très-courte; cinq doigts à tous les pieds. Ces Animaux ont la vie souterraine; ils se creusent eux-mêmes des terriers, se nourrissent principalement de racines et d'insectes. On n'en connait jusqu'ici qu'une seule esp.
B. cb i cet. B. capensis, Mus capensis , Pall. Taupe du Cap. BufF. Suppl. Tome iv. Taupe des Dunes. Allam. Gif res. Sa taille est à peu près celle du Surmulot; sa couleur est d’un brun rougeâtre en dessus, plus foncé sur la tête; le dessous du corps est cendré; le bout du museau, le tour des yeux et les oreilles sont d'un blanc assez pur, de même qu’une tache sur la nuque. On le trouve sur bout le littoral de l’Afrique australe.
BATHYRHYNQUE. zool. S. de Bec épais.
BATICDLA. bot. y. Baciccco.
BATIE oc BATIEC. bot. V. Batecb.
BATIS, ois. S. de Traquet Tarier.
BATIS, rois. Esp. du G. Raie.
BATIS, rot. On nomme ainsi un arbuste de la Jamaïque, assez remarquable par la structure de ses fleurs, et qui n'a jamais été rapporté par les auteur* à aucune fam. connue. On le rencontre sur les rivages de la mer et dans les terrains salins. Aussi renferine-l-il beaucoup de particules salines. Il s'élève à la hauteur de quatre pieds; scs rameaux nombreux sont à quatre angles et opposés, ainsi que ses feuilles charnues, à l'aisselle desquelles naissent des chatons de fleurs mâles
sur un pied, femelles sur un autre. Les premières consistent en quatre étamines situées à la base d'une écaille un peu plus courte qu'elles, accompagnée, suivant Browne. d’une petite gaine membraneuse. Ces écailles, imbriquées sur quatre rangs, constituent une pyramide quadrangtilaire et sessilc. Les fleurs femelles, réunies en un chaton oblong, un peu pédicelli et ceint de deux écailles â sa base, sont formées chacune par une squammule à laquelle tient un ovaire surmonté d'un stigmate sessileet bilobé, et qui devient une baie contenant, dans une seule loge, de deux à quatre graines. Ces baies, fixée# à un axe commun et charnu, finissent par se souder entre elles et former ainsi un fruit composé, y. Lam.. Illust., lah. 80G. — Itatis, dans Pline, désigne la Perce-Pierre, Criihmum maritimum , L. F. Bacille.
BATLESCHAlAN ou BAD1NDJAN. S. de Morelle Aubergine.
BATOLITES. Baloli/es. moll. ross. Dénomination générique créée par Moulfort pour distinguer un corps pétrifié, fort singulier, qu’il appelle B. Tuyau d’Orgue. B. organisons. Ce Fossile a été compris, par Picot de la Peyrouse, dans ses Orthocératites. Quant â la figure citée par Knorr {Dilue. Test., éd. Valcb. , pl. 1, a , f. 13), on peut douter si elle se rapporte au même corps représenté par Montfort. Voici la description générique que cet auteur donne des Batolites : « Coquille » libre, adhérente ou vivant en famille, univalve, cloi-
• sonnée, droite et fisluleuse ; bouche arrondie, peu
* profonde, ouverte, horizontale; cloisons criblée# et » percées latéralement de deux grands stigmates, ré- » pondant à deux arêtes parallèles ou divergente#, qui » percent toute# le# cloisous jusqu'au sommet de la » Coquille. »
Montfort et Blainville comparent , avec raison , les Batolites aux Hippuritcs. Ce que le premier appelle des stigmates et des arêtes parallèles, se retrouve en effet dans les Ilippurite6, dont les Batolites sont kieu distinguées par leur forme fisluleuse ou cylindrico-conique; car chaque tuyau montre une diminution progressive dans son diamètre, de sorte qu’on peut croire que ces corps acquéraient line assez grande longueur. Montfort dit en avoir vu de plus de trois pieds de long, n'ayant qu’un pouce de diamètre à leur base, et à peine deux lignes du côté du sommet qui était tronqué. Il conclut d'une Batolite, du cabinet du marquis de Drée, qui a au moins trois pouces à son grand diamètre, qu'il a dû avoir cinquante-quatre pieds de longueur. Ces corps paraissent avoir été groupés. On voit â l'extérieur les traces de l’accroissement successif, et ils ressemblent beaucoup à des Polypiers. Selon Montfort, ces corps constituent à eux seuls de# masses de rochers dans les hautes Alpes : ils doivent, d'après cela, être regardés comme très-anciens parmi les Fossiles organisés. Nous avons réuni les Batolites et les Hippurites dans line même fam. de la classe des Céphalopodes décapodes; mais il est évident qu'on ne conçoit point encore assez bien ces deux corps singuliers pour en avoir une idée juste.
BATON, bot. Nom vulgairement appliqué avec quelque épithète, par le# jardinier#, â de# p|. dont les fleur#