‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 4)Chapitre 78 sur 125 · DEM · texte numérisé non relu

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composes de douze pièces dans les femelles, de treize dans les mâles, et quelquefois légèrement dentelées chez ceux-ci. Le labre est coriace, très-aigu au sommet, plus long que les mandibules, dirigé obliquement de haut en bas et de devant en arrière; les mandibules sont allongées, presque droites, tinideulées au côté interne; la trompe est formée par les mâchoires et la lèvre inférieure. Celle-ci offre quatre divisions dont deux latérales plus courtes, les deux moyennes réunies dans une portion de leur longueur et séparées à leur sommet; le thorax a la forme d'un cylindre tronqué en avant et en arrière; les ailes du mésolhorax, non pliées dans leur longueur, ont, suivant Jurine, une cellule radiale, allongée, arrondie à son extrémité, cl trois cellules cubitales, dont la première grande, la seconde plus petite, presque carrée, avec une inflexion à son angle interne, et recevant les deux nervures récurrentes, la troisième enfin n 'atteignant pas le bout de l'aile. Les jambes et les tarses sont garnis dans toute leur longueur. surtout du côté interne, de petites épines roides. Les tarses des pattes antérieures de la femelle sont très-remarquables sous ce rapport; les |K)ilssonl plus longs et rangés en peigne. Nous indiquerons bientôt le but de cette disposition. L'abdomen est allongé, conique, turbiné (de là sa dénomination de Bembex , d’un mol grec qui signifie Toupie), convexe supérieurement, plan à la face inférieure, qui offre souvent dans les mâles quatre éminences cornées, faisant saillie sur la partie moyenne du premier, du second, du sixième anneau et de l’extrémité supérieure de l’abdomen. — Les Reinbex ont des mouvements rapides, et leur vol est accompagné d'un bourdonnement très 'Sensible. Ils habitent les lieux sablonneux exposés aux ardeurs du soleil. On croit qu'ils ne vivent pas en famille, et qu'il n’existe par conséquent pas de neutre. La femelle, étant fécondée par le mâle, pourvoit seule à l'entretien de sa postérité; elle creuse dans le sable, au moyen des peignes qui garnissent ses tarses antérieurs, un trou au fond duquel elle dépose ses œufs; puis elle se met en course, afin de pourvoir à la subsistance des petits qui doivent nailré. Plusieurs Hyménoptères recueillent sur les Heurs les éléments d'une bouillie qu'ils déposent à côté de l’œuf. Celte nourriture, appropriée pour un si grand nombre d'insectes du même ordre, ne saurait convenir aux Beinbex qui, à l'état de larve, réclament une nourriture animale. Aussi surprend-on souvent la femelle, qui vient de pondre, occupée à faire la chasse à plusieurs Insectes, aux Bomhvlles. aux Syrphes, et principalement â la Mouche apiforme de Geoffroy; elle dépose son butin dans le trou qu'elle a creusé, et l'abandonne après avoir ainsi pourvu aux premiers besoins des petits qu'elle ne doit pas connaître. Les soins que les femelles prodiguent à leurs œufs ne se bornent pas là : souvent elles ont à les défendre d'un Insecte qui n'est pas moins intéressé qu’elles à la conservation de ses petits. Cet Insecte appartient aussi à l’ordre des Hyménoptères; il est connu sous le nom de Parnopès incarnot ; il dépose ses œufs dans le nid des Beinbex. Lorsque nos Insectes aperçoivent cet ennemi, ils l'attaquent vivement au moyen de leurs dards; mais la peau dure qui recouvre tout son corps le garantit ordinairement

des coups qu’on lui porte. Le G. Bembex était nombreux avant que Latreille n'en distinguât, sous le nom de Monédules, lesesp. propres â l'Amérique méridionale : on n'en compte que deux aux environs de Paris, où elles se trouvent dans le mois de juillet. Celle qui sert de type au G-, cl sur les mœurs de laquelle nous avons donné qnelques détail!, porte le nom de R. à hcc, U. rontrala, Fab. La seconde esp. a été décrite par Latreille, qui la nomme B. Tarsier, B. larsala. Cet insecte exhale l’odeur de la Rose.

BEMBI. bot. S. A'.tcorus Cala ni us. F. Acore.

BEMRIDION. Bembidion. îxs. Coléoptères pentamères. G. établi par Latreille qui le place dans la fam. des Carabiqucs. Caractères : pénultième article des palpes maxillaires extérieures et des labiales plus grand, renflé, en forme de poire la dernière de ces palpes trèsmenue et fort courte ou en forme d'alêne. Le G. Beinbidion , qui répond à celui d* Ocjrdromus de Clairville, comprend un grand nombre de petits Insectes qu'on a longtemps confondus avec les Élaphres auxquels ils ressemblent sous plusieurs rapports. Ils s'en distinguent cependant par la forme du dernier article de leurs palpes.

Des antennes filiformes et assez courtes, à second article plus tenu, des mandibules avancées sans dentelures et pointues, une languette divisée en trois parties, dont les latérales sont peu développées, et celle du milieu un |>qu élevée en pointe au milieu de son bord supérieur, des yeux assez saillants, un prothorax presque en cœur tronqué, des étytres entières, enfin des jambes antérieures échancrées à leur côté interne, sontdes caractères qui, suivant Latreille, empêcheront de confondre ce G. avec aucun autre. Les Bemhidions habitent eu général les lieux humides, tels que les bords des rivières, des étangs et des ruisseaux; ils courent très-vite, mais feignent d'étre morts lorsqu’ils ne peuvent échapper, par la fuite, au danger qui les menace; ils répandent alors par l'anus un liquide légèrement acide et d'une odeur désagréable. Tout leur corps et leurs élylres en particulier sont brillants et comme huilés. Leurs métamorphoses ne sont pas connues. On sait qu'à l'état parfait ils se nourrissent de petits Animaux. Ce G., très-nombreux, a déjà subi de grands changements; on en a extrait cinq ou six sous-genres; on en a fait le type d'une tribu.

Une esp. des plus communes est le B. à pieds jaunes,

B. flaripes, ou la Cicindrlla flaripes de Linné. Elle a été figurée par Panzer et par Olivier sous le nom d’Élaphre Havipède. On trouve encore très-abondamment aux environs de Paris le B. riverain, B. riparium, ou le Carabe riverain d’Olivier, ainsique le B. littoral. //. littorale de Latreille, qui est le même que Y Elaphrun rupestris , Fab. On peut rapporter encore à ce G. les esp. suiv., rangées par les auteurs, soit avec les Carabes, soit avec les Élaphres : Carabus uslulatus, Fab., ou le Carabe varié d’Olivier, et le B. variant, Latr. ; — Car. Guttula, — tninulus , — modes! us, — cursor,

— biijultatus, — qualuorguttatus, — pygmœus, — articulai us de Fabricius, figurés par Panser; — les

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