‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 4)Chapitre 80 sur 125 · HER · texte numérisé non relu

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donnait au second celui de Berardia, en l'honneur d’un botaniste son compatriote ; et il appelait B. subacoulis son unique esp. que sa tige et ses feuilles cotonneuses ont fait nommer par Latnarck Arctium lanu ginosum. Persoon, dans son Synopsis, a adopté la nomenclature de Yillars.

BKRBKNA. bot. S. vulg. de Verveine.

BEHBEItl. moll. S. d’Avicule Nacre de Perle.

BERRÉRIDF.. bot. F. VlNRlEM.

BERBÉRIDÉES. Berberidcœ. bot. Fara. de pl. qui fait partie du groupe des Dicotylédonées polypétales, dont les étamines sont insérées sous l'ovaire ou hypogyncs. Les caractères essentiels de cet ordre sont les suivants : le calice se compose de quatre ou six sépales, rarement d’un nombre plus considérable ou moindre , accompagné extérieurement de plusieurs écailles ; les pétales, qui constituent la corolle, sont en nombre égal à celui des sépales; ils sont tantôt plans, tantôt concaves et irréguliers, mais toujours opposés aux sépales, caractère très-important à noter; assez souvent ils sont accompagnés, à leur base interne, de petites glandes ou d’écailles glanduleuses : les étamines sont hypogyneset en même nombre que les pétales; elles leur sont également opposées, c'est-à-dire qu’elles correspondent au milieu de leur face interne; leurs anthères sont tantôt sessi les ( Aandina ), tantôt portées sur un filet plus ou moins long; elles offrent constamment deux loges s’ouvrant par une sorte de valve ou de panneau qui s’enlève de la base vers le sommet, déhiscence qui se remarque également dans les Laurinées. L’ovaire est libre et central, ordinairement ovoïde, allongé, constamment à une seule loge qui renferme de deux à douze ovules, attachés tantôt à la base de la loge et dressés (Berberis), tantôt insérés longitudinalement sur la paroi de la loge, et y formant une seule ou deux rangées. Le style, rarement latéral, est court et épais; il manque quelquefois ; le stigmate est généralement concave, le fruit est sec ou charnu, uniloculaire et indéhiscent; les graines se composent, outre leur tégument propre, d’un endosperme charnu ou quelquefois corné, dans lequel . on trouve un embryon axile, dressé, dont les cotylédons sont plans et la radicule un peu épaisse à sa base.

Les Berbéridées sont des herbes ou des arbrisseaux à feuilles alternes simples ou composées, accompagnées à leur base de stipules qui sont assez souvent persistantes et épineuses; leurs fleurs, généralement jaunes, sont disposées en épis simples, réunis ou fasciculés.

Dans son Gênera Plantarum, Jussieu avait rapporté à sa fam. des Berbéridées les G. Herbe ris, Leontice,

£ pi medium , Binoria et Conoria , et en avait rappro- j ché, comme ayant avec eux beaucoup d'affinité, les G. , Riana , Corynocarpus , Poraquieba , Hamamelis , ! Oihera cl Bapanea. Mais parmi les premiers ou doit j exclure les G. Binoria et Conoria d'Aublet, qui doi- . vent avec le Biana du même auteur être placés parmi les Viola ri ées. L’ Hamamelis forme aujourd'hui le type d'un nouvel ordre nommé liamamellidées ; enfin, quant aux G. Corynocarpus de Forster, Poraquieba d’Aublet, Othcra de Thunberg et Bapanea d'Aublet, ils appartiennent presque tous à la nouvelle fam. des Myrsinées de Brown ou Ardisiacées de Jussieu.

La fam. des Berbéridées se compose aujourd’hui des G. suivants : 1° Berberis , L. ; î® Mahonia de Nuttal , qui est à peine distinct du Berberis, et qui devra probablement y être réuni, car Richard a observé, dans quelques esp. de Mahonia, des glandes à la hase des pétales comme dans les Viuetiers; 3* le A ’atuiiha de Thunberg; 4° le Leontice , L.; 5“ le Caulophyllum de Richard , qui parait distinct du précédent; 6° YEpimedium, L.; 7* et enfin le Diphylleia de Richard.

La fam. des Berbéridées forme un groupe assez naturel, très-distinct par ses étamines opposées aux pétales, et scs anthères qui s’ouvrent au moyen d’une valve qui s’enlève de la base vers le sommet. Ce dernier caractère se retrouve aussi dans les Lauriers que Bernard de Jussieu avait réunis aux Berbéridées; mais le périanthe simple dans les Lauriers, l’absence des stipules, le fruit monosperme les en distinguent facilement. Les Berbéridées ont encore une certaine affinité avec les Ménispermes et les Podophyllées , mais elles se distinguent de l’une et de l’autre de ces deux fam. par la structure de leurs anthères, et en particulier de la première par leur fruit simple, et de la seconde par la structure intérieure de leur fruit.

BERBÊRINE. Matière azotée, jaune, soluble dans l'eau et dans l’Alcool, déliquescente, insoluble dans l'Éther, trouvée par Brnndes dans la racine du Berberis culgaris , Vineticr, Épine-vinette.

BERBERIS. bot. F. Vinetier.

BERBKAS. rois. Poisson peu connu, qui parait devoir appartenir au G. Cobile.

BERCE. Heracleum. bot. Fam. des Ombellifères , Pentandrie Digynie, L. ; Sprengcl a placé ce G. dans sa section des Sélinées, dont tous les G. out pour caractères communs : un fruit plan, comprimé, souvent membraneux sur les bords. Le G. Berce se distingue par ses fleurs blanches, ses pétales inégaux , émarginés ; ses fruits elliptiques, comprimés, amincis sur leurs bords, échancrés au sommet, quelquefois présentant trois stries longitudinales sur chacune de leurs moitiés. Les ombelles, qui sont grandes et étalées, sont accompagnées d’un involucre polypbylle, dont les folioles sont quelquefois caduques; les involucellessont également composées de plusieurs folioles. Les feuilles sont très-grandes, découpées en segments nombreux , qui sont lobés ou même pinnatifides. Hoffmann, dans son Traité des Otnbellifères, a partagé les Berces qui, cependant, sont peu nombreuses, en quatre G., savoir : Heracleum, Sphondyliutn, Zosima et tFendia. Nais les caractères assignés à chacun de ces G., par cet observateur exact et minutieux, nous ont paru trop peu importants et trop difficiles à bien saisir pour devoir les adopter ici.

BERCEAU DE LA VIERGE, bot. S. vulg. de Clématite des haies.

BERCHEMIE. Berchemia. bot. Ce G. a été proposé par Necker et adopté par De Candollc, pour quelques esp. assez obscures du G. Nerprun. Le calice est quinqueparli, caduque, etla corole composée de cinq pétales squaminiformes ; les cinq étamines sont insérées sous les pétales; un style; deux stigmates; un drupe oblong à deux loges renfermant deux graines. Le B. cola- • bilis, arbrisseau de la Caroline, est le type de ce genre.

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BERCKHEYF.. Berckheyà. bot. G. de la fam. des Synanthérées, établi par Schreber, adopté par Willdenow et Brown, très-voisin des Gorteries, et dans lequel viennent se ranger toutes les esp. décrites par Thunberg sous le nom de Rohria. Ce G. offre pour caractères : un involucre monophylle, formé d'écailles imbriquées, lancéolées , ouvertes , ciliées et un peu épineuses ; les inférieures sont plus courtes. Le réceptacle est plan , chargé de paillettes soudées ensemble latéralement, et formant des sortes d'alvéoles dont les bords sont denticulés; les capitules sont radiés; les fleurons qui occupent le disque sont tubuleux, hermaphrodites, infundibuliformes , à cinq divisions profondes; les demi-fleurons de la circonférence sont femelles, mais stériles, tronqués à leur sommet qui présente quatre dents; les fruits sont turbinés, velus, couronnés par une aigrette formée de dix à quinze écailles lancéolées, dentelées sur les bords. — Ce G. se compose d’un assez grand nombre d'esp. exotiques, presque toutes originaires du Cap. Ce sont des pl. vivaces ou même de petits Arbustes dont les fleurs (capitules) sont généralement très-grandes et solitaires. Brown a retiré de ce G. quelques esp. distinctes par leurs fruits entièrement dépourvus d'aigrette, et glabres; il en a fait un G. nouveau qu’il nomme Cullumia.

BERCLAN. ois. S. vulg. de Canard Tadorne.

BERDA. pois. Esp. du G. Spare.

BERD-BOl ISSET. bot. S. vulg. de Fragon piquant.

BF.RDIN ou BERLIN ou BERNICLE. roll. Noms vulg. d'une Coquille du G. Patelle.

BEKEAU. ram. S. vulg. de Bélier.

BEREE. ois. S. vulg. de Sylvie Rouge-Gorge.

BÉRÉNICE, Berenicea. folyp. G. de l'ordre des Flustrées, dans la divison des Polypiers flexibles. Les Bérénices for meut des plaques minces, arrondies, composées d'une membrane crétacée, couverte de très petits points et de cellules saillantes, ovoïdes ou pyriformes, séparées et distantes les unes des autres, éparses ou presque rayonnantes. L'ouverture par laquelle sort le polype, est roude, petite et située près de l'extrémité de la cellule.

B. smi.latte, H. pi oe mi ne ns, Larnx., t . «0. fig. 1—2. Cette esp. forme des taches blanches, presque arrondies et peu saillantes sur des Délesseries de la Méditerranée. Ses cellules allongées sont beaucoup plus saillantes dans la partie supérieure où se trouve l'ouverture polypeuse, que dans l’inférieure.

B. du déluge. B. diluciana, Lamx., P., t. 80, fig. 5-4. Cette Bérénice, assez commune sur les térébratules et autres productions marines du terrain à Polypiers des environs de Caen, se présente en expansions arrondies et planes, quelquefois de près d'un centimètre de rayon. Les cellules sont pyriformes avec l’ouverture polypeuse, très-grande.

B. AXXKLtB. B. annulata, Lamx. P., t. 80, fig. 5 6. Elle se reconnaît aux cellules ovales, marquées de plusieurs anneaux, réunies en petites plaques à contours irréguliers, et se trouvant sur les mêmes bydrophyles que la Bérénice saillante.

Ce G. renferme encore plusieurs autres esp. vivantes et fossiles qui ne sont point encore suffisamment déterminées.

Pérou et Lesueur ont donné le nom de BÊBÊxics-à un groupe de la fam. des Méduses, que Lamarck a réuni aux Équorées. et qui se trouve désigné dans le Dictionnaire de Délervillc sous le nom de Bcrenix.

BEBENIX. foi. y p. S. de Bérénice.

BERF.SNA. pois. S. de Grand Esturgeon.

BKKGAMOTTK. bot. Fruit parfumé d'une var. du Citrus limetta. üuli. p. 70, n° 7. V . Oraxger.

BERG A MOTT 1ER. Citrus bergn m ia . bot . Z''. Or argeb .

BERGBUTTER. mis. Même chose que Zinc sulfaté.

BERG-DOL. ois. S. de Pyrrbocorax.

BERGE, gkol. Terrain escarpé qui borde un cours d'eau.

BERGEME. Berge nia. bot. Mœnch a proposé d'établir ce G. nouveau, pour le Saxifraga crassifolia, qui a l'ovaire entièrement libre. Mais les caractères tirés de l'ovaire. sont trop variables, dans leG. Saxifrage, pour qu'ils puissent servir à l'établissement d'un genre.

BERGÈRE ou ÜERGKRETTE. F. Bergeruxxette.

BERGÈRE. Bergera. bot. Linné, sous ce nom. a fait un G. d'un Arbre des Indes-Orientales, figuré T. i, tab. 53 de YHcrbarium amboinense de Rumph, qui l'appelle Papaya sylcestris. 11 est extrêmement voisin du G. Murraya; il lui est rapporté avec doute par quelques botanistes, et avec certitude par quelques autres, notamment par Correa qui, dans ses Observations sur la famille des Orangers, s'étonne que des caractères aussi variables que ceux d'ouverte et de cainpanulée, appliqués à une corolle polypétalc, etc. , etc., aient pu faire illusion un seul moment, et pascerpour des caractères génériques. En attendant que les doutes soient mieux éclaircis, et que l’on sache positivement si le G. de Linné doit être maintenu ou réuni au G Murraya, le docteur Colebrooke, dans ses descriptions d'arbres nouveaux et intéressants de l'Inde, donne deux esp. de Bergera: l'une déjà nommée par Buchon, B. integerritna , est un Arbre indigène des contrées situées à l'est de la rivière Megna au Bengale; l'autre, que Roxhurg a déjà fait connaître sous le nom de B. kænigii , est aussi un fort bel Arbre de la côte de Coromandel.

BERGERETIA. bot. Dcsvaux, dans le Journal de botanique, a proposé de diviser le G. Ctypeola en plusieurs, d'après les différences observées sur la surface et les bords des péricarpes de scs diverses espèces. Le Clypcola lasiocarpa de Persoon, dont les silicules sont dentées sur les bords et hérissées de soies roides sur l'une et l'autre face, est devenu pour lui le type, et jusqu'à présent l'unique espèce d'un G. nouveau qu'il nomme Bergcretia. De Candolle, sans adopter entièrement ces divisions nouvelles, les a cependant admises comme sections de son G Clypéole.

BERGERONNETTE. Atotncitla. ois. G. de l'ordre des Insectivores. Caractères : bec droit, grêle, en forme d'alène, cylindrique et anguleux entre les narines qui sont situées à sa base' et latéralement : elles sont ovoïdes, à moitié recouvertes par une membrane nue; tarse double en longueur du doigt du milieu; trois doigts devant, l'extérieur uni par la base à l'intermédiaire; un doigt derrière, dont l'ongle est beaucoup plus grand qu'aux autres; queue longue, égale, horizontale; première rémige nulle., la seconde la plus longue; scapulaires

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assez longues pour couvrir le bout de l’aile repliée. !

Ces Oiseaux qui, presqu'en tous lieux, ont reçu des I surnoms particuliers à cause de quelques habitudes i bien tranchées, sont néanmoins assez généralement ap- j pelés Lavandières , parce qu'on les voit souvent volti- [ ger autour des lavoirs ou des buanderies, et Hoche- I Queues parce que, chez eux, celte pirtie est constatu- J ment en mouvement de bas en haut. Le nom de Berge- j ronnette, qui a prévalu sur tous les autres, présente l’idée de gardien des troupeaux, et en effet, sans les garder, les Bergeronnettes accompagnent souvent les troupeaux près desquels, sans doute, elles rencontrent plus abondamment que partout ailleurs, les petits Insectes attirés par les bestiaux, et dont elles font leur nour- i riture ainsi que des Vers et des larves aquatiques. Ces Oiseaux ont encore l'habitude de suivre de très-près le j laboureur dans le sillon qu’il trace , et d’y saisir les petits Vers que inet à découvert le soc de la charrue; l'extrême confiance avec laquelle ils se livrent à cette recherche leur donne un air de familiarité que l’on remarque, avec plaisir, dans ces petits êtres. Les feux de l’amour qui, chez eux, s'allument d'assez bonne heure, sont souvent le signal de combats que les mâles se livrent à outrance pour se disputer une femelle que le vainqueur poursuit à son tour de la manière la plus vive, jusqu’à ce qu'elle lui ait accordé le prix de la victoire. Après l'union des époux, tous deux s’occupent de la construction du nid qu'ils placent sur un fond de décombres, dans des trous de rocher, ou vers des rives désertes dans des touffes d'herbes fortes et élevées; ce nid reçoit six œufs verdâtres, mouchetés ou de noiroude rougeâtre. Jamais les Bergeronnettes ne perchent sur les arbres;elles aiment à se promener sur les terrains humides, sur les berges marécageuses; posées sur un pignon élevé, sur des cheminées, elles s'appellent d’un cri perçant et sonore pour se réunir par petites bandes, soit pour aller en société à la quête d’une nourriture dont elles ont épuisé le canton, soit pour se rendre au gite où elles dorment en commun. Quoiqu’un grand nombre de ces Oiseaux restent sédentaires sous tous les climats et dans tous les pays, la plupart néanmoins se soumettent à des émigrations réglées; ils s'éloigenl de nous vers la fin de l’automne, pour revenir lorsque la saison suivante a cessé ses rigueurs. Aux deux époques de départ et de retour, ils éprouvent des mues qui ont donné lieu à des erreurs notables sur le nombre des espèces. Vieillot a nommé Hoche-Queue le genre Bergeronnette, et Cuvier l’a divisé en Uoche-Queue et Bergeronnette; cette sousdivision, fondée sur la courbure de l’ongle du pouce, peut être facilement adoptée sans changement de nom.

B. Acunip, Levaill. , Ois. d’Afr., pl. 178. y. B. grise.

B. de la baie d’Hudson. M. hudsonica, Lalh. Parties sup. brunes, nuancées de ferrugineux; les inf. blanchâtres; gorge brune, rayée de noirâtre; rectrices extérieures blanchâtres; bec et pieds pâles; taille, 0 pouces.

B. blanche, M. alba, Lalh. Var. blanche de ta B. Lavandière.

B. bleue, Af. ccrrulescens , L. Parties supérieures bleues, les inférieures d’un jaune pâle; rémiges et rec-

trices noires; secondes tectrices alaires d'un htanc rougeâtre; taille, 7 pouces. Nouvelle-Galles du Sud.

B. du Cap. M. capcnsis , L. Lavandière brune, Levaill., Ois. d’Afr., p. 177. Parties supérieures brunes, mélangées de noirâtre et de blanc sur les tectrices alaires et caudales; parties inférieures blanchâtres; tête brune; un trait blanc au dessus des yeux; gorge blanche; une bande noire sur la poitrine ; les trois rectrices latérales blanches, les autres ainsi que les rémiges noires; taille, 7 pouces.

B. citrixe. A/.ciVreo/o, Pall. Parties supérieures d’un cendré plombé; les inférieures, le sommet de la tête et les joues jaunes; un croissant noir sur l’occiput; rémiges noirâtres avec leurs tectrices terminées de blanc; rec- Irices noirâtres à l'exception des latérales qui sont blanches; taille, 7 pouces. Les femelles n’ont point de croissant noir à la nuque, elles sont en dessus d'une couleur olivâtre. On la trouve eu Russie.

B. a collier. M. alba, Var.; Lalh. Parties supérieures cendrées, les inférieures blanches ainsi que le sommet de la tête, les joues et la gorge ; nuque , cou et poitrine noirs; rémiges bordées de blanchâtre ; grandes tectrices alaires grises, les autres blanches ; rectrices noires . à l'exception des deux latérales qui sont blanches; taille, 7 pouces. Ile de J.uçon.

B. grise. M. cinerea , Ofliel. ; Lavandière, Buff. , pl. enl. 052, flg. 1. Parties supérieures cendrées , les inférieures, le front, les joues et les côtés du cou blancs; occiput, nuque, gorge, poitrine, rectrices intermédiaires et tectrices alaires supérieures noires; les deux rectrices latérales blanches. La femelle a les joues d'un blanc sale; taille, 7 pouces. Dans le plumage d’hiver, la gorge et le devant du cou sont d'un blanc pur, avec un simple hausse-col noir. Les jeunes ont les parties inférieures .d’un blanc sale avec un croissant d'un brun cendré sur la poitrine , et de c^lle dernière couleur sont toutes les parties que l’on voit noires chez les adultes : c’est dans ce dernier état que Buffon a figuré la Bergeronnette grise, pl. enl. 674. Europe et Afrique.

B. jaune. M. Iloarula, L ; Buff., pl. enl. 28 , fig. 1. Parties supérieures cendrées ; parties inférieures d'un jaune clair; gorge noire; un trait blanc au-dessus des yeux, et qui s'étend sur les parties latérales de la gorge; rémiges et rectrices bordées de blanc et d'olivâtre; rectrices extérieures blanches; taille, 7 pouces? I. Les femelles ont la gorge blanche. Europe.

B. de Java. M.javensis , Briss. Parties supérieures d’un cendré olivâtre; parties inférieures jaunes; gorge et devant du cou gris; rémiges brunes, les secondaires à moitié blanches; rectrices intermédiaires noirâtres, les autres bordées de blanc ; tectrices caudales supérieures jaunes; taille, 7 pouces.

B. lavandière, y . B. GRISE.

B. A LONGUE QUEUE. V. h. JAl’NE.

B. lugubre. M. lugubris, Pallas. C’est la Lavandière dans son jeune âge. y. B. crise.

B. de Madras. M. maderaspatensis , Lalh. Parties supérieures, gorge, cou, ailes et les deux rectrices intermédiaires noirs; le reste blanc.

B. nti ANOPE. M. tnclanopa , L. Parties supérieures d’un cendré bleuâtre , les inférieures jaunes; gorge

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noire; sourcil* blancs; reclrices latérales blanches, avec le bord extérieur noir; taille , 6 pouces 0 lignes. De la Sibérie.

B. frintaniére. M. Jlara, L.; Buff. , pl. enl. 674, f. 2. Parties supérieures d’un vert olivâtre, les inférieures d'un jaune brillant ; tête cendrée, avec deux bandes blanches de chaque côté; rémiges et reclrices noirâtres, bordées de blanc-jaunâtre; reclrices extérieures blanches; taille, 6 pouces, ta femelle a les parties su|>érieures plus nuancées de cendré, et la gorge blanche; les jeunes en différent peu. Europe.

B. a tète jauni. AI. avreocapilla , Less. Elle paraît être la même chose que la B. citrine.

B. a tète noire. M. atricapilla , L. Parties supérieures d’un roux brun , les inférieures blanches ; poitrine roussâlre ; tête et rémiges noires; rectrices mélangées de brun et de jaune. Nouvelle-Galles du Sud.

II. variée. M. r ariegata, Yieill.. Levait, Ois. d'Af., pi. 176. Parties sup. d’un gris brun, les inf. blanches avec deux colliers noirs . l'un au bas du cou , et l’autre sur la poitrine; ailes variées de noir et de blanc; rectrices latérales blanches ; taille , 7 pouces. Afrique et Bengale.

B. verdâtre. M . inornata, Vieill.; Sylcia inornata, Lath. Parties supérieures d’un vert brunâtre, les inférieures jaunâtres; reclrices bordées de cendré. Nouvelle-Hollande.

B. verte. M. r iridié, L. Parties supérieures d’un vert sombre , les inférieures blanches ; tête , ailes et queue grises; taille, 4 pouces. Cevlan.

BERG-GALT ou BERGYLTE. rois. Espèce du genre Labre.

BERG -HA AN. ois S. d’Aiglc Bateleur, au Cap. F. Faucon.

BERG1E. bergia. rot. G. établi par Linné dans sa Décandrie Pentagvnie , placé avec doute à la suite de la fam. des Caryophyllées de Jussieu , et que Necker nomme bcrgicra. Il présente un calice à cinq divisions, cinq pétales, dix étamines, cinq styles courts et rapprochés, terminés par des stigmates persistants. Le fruit est une capsule globuleuse , à cinq côtes , à cinq loges |K>lyspcrmes, s’ouvrant en autant de valves qui. après la déhiscence , simulent des pétales étalés : ce serait au contraire, suivant Roxburgh, une haie uniloculaire. Il renferme deux esp., les b. rerticillata et glomcrata , dont les fleurs offrent, daus leur disposition, la différence qu’indiquent leurs noms spécifiques , dont les feuilles sont opposées, et qui habitent, la première aux Indes, la seconde au Cap.

BERGIERA. bot. F. Bkrgie.

BERGKIAS. bot. S. de Gardénia Thunbcrgia.

BERGLACIIS ou BERLAX. i*oi<. Esp. du G. Macroure.

BERGMANMTE. min. Esp. établie par Schumacher, qui. le premier, en a donné la description. Ce Minéral, que l’on trouve à Frederischwern , en Norwège , est composé tantôt d’aiguilles grises, groupées confusément, tantôt de lamelles d’un blanc-grisâtre, légèrement nacré. Ses parties aiguës raient le UuartE. Sa pesanteur spécifique est de 2, 3, suivant Schumacher. II répand une odeur argileuse, par l'insufflation de l’ha-

Ieine; un polit fragment, présenté à la flamme d’nne bougie , blanchit et devient friable ; exposé au feu du chalumeau, il se fond en émail blanc et demi-transparent ; il est accompagné de pierre grasse ( Fcttstein ) et de Feldspath tantôt d’un rouge brun, et tantôt d’un rouge incarnat.

BERGSALZ. min. Même chose que soude murialée ou hydrochlnratée.

BF.RGSEIFE. min. V. Argue smectique.

BERGSNYTRE ou BERGSNYLTRE. rois. Esp. du G- Labre.

BERGUE. bot. S. d’Aune.

BF.BG -UGLE. ois. S. de Chouette Harfang.

BERGYLTE. rois. S. de Bergsnytre.

REBGZINNOBER. min. V Mercure sulfuré.

BÉRICUON ou BERICUOT. ois. S. de Sylvie Troglodyte.

BÉRIL ou BÉRYL. V. Émeraude.

RÉKIL DE SAXE. min. L'un des noms vulg. de la chaux phosphatée.

BÉRIL .SCBOKLIFORME. il». Même chote que Pi- Dite.

BÉRINGÈNE. bot. V. Morelle aubergine.

RERING1ERA. bot. Le genre Marmbe.de Linné, en formait deux avant lui, dans les Institutions de Tournefort: l'un était le Pseudodictamnus , que Necker a rétabli en lui donnant le nom de beringicra , et que la plupart des botanistes adoptent maintenant avec les caractères suivants : calice infundibuliforme. à dix découpures égales, à dix dents mucronées. dilatées et étalées; orifice intérieur velu; corolle hilabiée; son tube égale le calice en longueur ou le dépasse faiblement; la lèvre supérieure est dressée, linéaire, voûtée, entière ou dentelée ; l’inférieure est étalée, divisée en trois lobes dont l’intermédiaire entier; les quatre étamines surpassent le lobe supérieur; les anthères sont biloculaires, à loges divariquèes; le style est presque également bifide au sommet ; les akènes sont de nature sèche ou cornée, lisses et très-finement pointillés. On doit rapporter à ce G. outre les B. cinerea, acetubu- Iom et spe mtodicta mnus de Link, les Marrubium africanunt, crispa m et hispamcum de Lino., hirsutum de Willd. et enfin orientale de Sprcng.

BÉRIS. beris. ns. G. de Diptères . fam. des Notacanthes. établi par La treille qui lui assigne pour caractères: antennes presque cylindriques, de trois articles, dont le dernier divisé transversalement en huit anneaux , sans soie ni slylet; palpes très-petites, ou tout au plus de la longueur de la trompe; écusson épineux. Ce G. e*i le même que celui fondé par Meigen sous le nom d’Actine. Les espèces qui le composent ont la tête avancée, supportant des yeux â facette moins étendus dans les femelles que dans les mâles où ils occu|>enl presque toute la tête, et trois petits yeux lisses situés sur une petite saillie, au milieu du bord supérieur et postérieur de la tète ; les antennes étendues en avant, rapprochées près de leur insertion , un peu plus longues que la tèle , avec les deux premiers articles courts et le troisième allongé et conique; la trompe proéminente; le corps déprimé et ohlong; l’écusson du mésolhorax, saillant . arrondi à son bord postérieur, et garni, vers ce point, de

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plusieurs épines dont le nombre Tarie entre quatre , six et huit. Les ailes sont parallèles, couchées sur le corps avec le carpe très-éleiulu et très-distinct; l'abdomen est ovale, aplati, garni dans les mâles de deux pointes et de deux crochets courbés chacun en dedans, et situés à son sommet; enfin les pattes sont assez courtes avec le premier article des tarses postérieurs grand, surtout dans les mâles.

Les Béris ont beaucoup de ressemblance avec les Xylophages, et n'en diffèrent que par la moindre longueur du corps et des antennes, la petitesse des palpes et la présence des épines â l’écusson. Les caractères qui les distinguent des Stratiomes, avec lesquels Kabricius les réunissait, sont plus tranchés et consistent dans le nombre distinct des articulations de la troisième pièce des antennes, et la forme de celte dernière. Ces Insectes, en général petits, se trouvent au printemps dans les bois et les prés marécageux. On croit que quelques uns placent leurs œufs dans la carie humide des arbres, et que les autres les déposent dans l'eau.

Meigeu en décrit onze esp. Parmi elles nous citerons : le B. à tarses noirs, B. clacipes , décrit par Linné sous le nom de Muaca clacipes, et figuré sous celui de Stratiomys clacipes , par Panzer. Cette esp. peut être considérée comine type générique ; elle se trouve aux environs de Paris ainsi qu'une seconde, le B. brillant. B. miens de Latrcillc ou le B. chalybeata de Meigen ; c'est le Musca duilybeata de Linné. Parmi les autres esp., nous mentionnerons, afin d'éclaircir la synonymie, le B. nitena, Meig., ou le Xylophagus nitena, Latr.; le B. callatu de Meigen, et auquel cet auteur rapporte le Stratiomys clacipes de Fabricius, que Latrcille , au contraire, regarde comme la même esp. que son B. nigritarais; à cette esp. appartient encore la Mouche armée, noire, à ventre et cuisses jaunes de Geoffroy ; le B. fuacipea de Meigen , ou , suivaut lui, le Stratiocnya aexdentata de Fab. , que Lalreille pense, au contraire, ne différer que comme var. de son B. fM’tena.

BERK1IEYA. bot. F. Berckbeye.

BEftKIE DU CAP. bot. Y. Bergkias.

BERLaMMKRE. Berlnntliera. bot. G. de la fam. des Synanlhérées, établi par De Candolle, pour une plante que Berlandier a découverte au Mexique, et qui lui a offert pour caractères : calalhide multiflore, monoïque, à fleurons de la circonférence ligules, femelles, disposés sur un seul rang entre les aisselles des écailles intérieures de l'involucre; à fleurons du disque mâles, tubuleux, 5- dentés, posés daus les aisselles des paillettes extérieures du réceptacle; involucre formé de trois rangées d'écaiiles foliacées, oblongues; six ou huit paillettes foliacées sur le réceptacle ; akènes uu peu comprimés , obovales-orbiculés, couronnés chacun par une aigrette très-courte, subarislée.Le B. texan» est un sous arbrisseau à tiges et rameaux arrondis et poilus; à feuilles alternes, sessiles, cordées, ovales-suhlaiicéolées, crénelées, pubescenles; à calai bides longuement pédiccllées, garnies de fleurs jaunes, se réunissant en coryinbe de trois à cinq, à l'extrémité des rameaux.

BERLE. Sium, bot. Fam. des Ombellifères, Penlandrie Digynic, L. Ou recoonail ce G. à ses involucresel

involuceltcs composés de plusieurs folioles â peu près égales entre elles ; à ses pétales cordiforines et à ses fruits ovoïdes et comme pyramidaux , dont chaque moitié est marquée de cinq côtes longitudinales , obtuses et peu saillantes. Les fleurs sont blanches; les feuilles sont décomposées. Lamarck et. d'après lui. plusieurs auteurs modernes avaient réuni en lin seul les G. Sium et Sison de Linné. Mais ce dernier diffère par plusieurs caractères des véritables Sium, et surtout par ses pétales lancéolés, ses fruits dont chaque moitié ne présente que trois côtes, et ses involucres, qui ne se composent en général que de trois à quatre folioles. Quelques esp. de Berles méritent d'étre distinguées ; telles sont principalement :

B. de la Cuire ou le Nirbi. S. Xi nsi, L. PI. potagère que l'on cultive â la Chine et au Japon , pour obtenir sa racine qui est tubéreuse, blaucbàlre, formée de tubercule* fascicules. Sa tige est rameuse et présente à l'aisselle de ses rameaux des bulbilles solides, ayant souvent la grosseur d'un pois. Ses fleurs sont blanches et ses feuilles simplement pinnées. Les racines de Niusi jouissent à la Chine d’une réputation colossale, comme un des excitants les plus énergiques. Leur usage , dit-on , répare les forces épuisées, et redonne une vigueur première à ceux qui ont abusé des plaisirs de l'amour.

B. Cu f. h vi , S. Sisarum , L., que l'on croit aussi nous avoir été apportée de la Chine , et qui, aujourd'hui, est cultivée abondamment dans tout te nord de l’Europe. Ses racines, également tubéreuses, sont douccset sucrées; on les mange cuites et assaisonnées de différentes manières. Marcgraveen a retiré une quantité assez considérable de sucre.

BERLIN, moll. y. Berdiy.

BERMIIHKNNE. Sisyrinchium. bot. Bermudiana, Tourn. et Gærtner. Fam. des Iridées ; Monadclphie Triandrie, L. Ce G. se compose d'une vingtaine d'esp., dont la racine est fibreuse ou hulbifère . la tige nue ou garnie de feuilles ensiformes. et dont les fleurs, solitaires ou disposées en épis quelquefois rameux , sont renfermées avant leur développement daus une spalhe bivalve. Leur calice est pétaloïde, adhérent par sa hase avec l'ovaire infère; son limbe est plan et à six divisions égales ; les trois étamines ont leurs filets soudés et monadelphes dans toute leur longueur; le style est 1er miné par un stigmate à trois divisions linéaires, écartées. Le fruit est une capsule à trois loges. Toutes les espèces de Bcrmudieunes sont originaires du Cap ou du nouveau monde. Ou en cultive plusieurs dans nos serres; telles sont : la B. striée, S. striatum, W., Red., Lil. , t. GG , grande et belle esp. originaire du Mexique, dont les fleurs, jaunes et veinées de pourpre, forment une longue panicule serrée; la R. à feuilles étroites, S. Bermudiuna , qui, dans l'Amérique septentrionale sa patrie, constitue des touffes d'un vert tendre, sur lesquelles ses fleurs bleues se détachent d'uuc manière agréable.

BEKNACIIE un BERNACLE, zool. Esp. du G. Canard, dont Lesson a fait un sous G. ainsi caractérisé : liée court, menu, haut à la base, convexe, comme tronqué , ayaul, sur ses bords, des lamelles internes qui ne

paraissent pas à l’extérieur. 11 y place les A. leucopsis, bernicla , polycomas , coromandeliana , madagascariensis , tcucoptera , tinta rt ica , œgyptiaca et ruficoliïs .

On a étendu ce nom à une Anatife, dans la fausse idée où l’on était que le Canard, qui porte ce nom, eu provenait. V. Anatifère.

BERNADET oc BERNARDET. rois. S. de Squale llumantin.

BERNAGE. bot. Fourrage printanier , qui provient d’un mélange de Céréales et de Légumineuses semées en automne.

BERNAKDIA. bot. Houston avait ainsi nommé, en l'honneur de Bernard de Jussieu, un genre de la fam. des Euphorhiacées, et Brown avait suivi son exemple. Mais Linné, rejetant les prénoms de sa nomenclature, changea ce nom en celui $ A délia, consacré par Brown à un G. que le botaniste suédois crut devoir supprimer, et que Michaux a rétabli depuis, en considérant son analogie avec le G. Chionanthus de la fam. des Jasminées ; ainsi le nom d 'Adclia se trouve appliqué à deux pl. différentes, et celui de Hernardia , qu'il pourra être hou de rétablir, pour celte raison, n’en désigne plus aucune.

BERN tRD-L’F.RMITE. c.bcst. V. Pactre.

BERNHARD1A. bot. Willdenow a donné ce nom au G. désigné par Michaux et Swartz, sous le nom de Pêilotum.

BERNICLE. MOLL. S. de Patelle.

BERNOl’LLIA. bot. G. formé par Necker, des esp. de Benoites dont les fruits présentent des arêtes plumeuses.

BERNSTEIN, «in. Syn. de Succin.

BÉROÉ. Beroe. acal- G. de l'ordre des Acalêphes libres, dans la troisième classe des Animaux rayonnés, de Cuvier. Lamarck les place parmi ses Radiaires anomaux de la division des Radiaires molasses. — Ces Animaux ont un corps ovale ou globuleux , garni de côtes saillantes, hérissées de filaments ou de dentelles, allant d’un pôle à l’autre, et dans lesquelles on aperçoit des ramifications vasculaires et une sorle de mouvement de fluide. La bouche est à une extrémité. Dans ceux qu'on a examinés, elle conduit dans un estomac qui occupe l’axe du corps, et aux côtés duquel sont deux organes probablement analogues à ceux que l'on appelle ovaires, dans les Méduses. — Celte description , prise dans l'ouvrage de Cuvier sur le Règne Animal, renferme ce que l'on sait de plus précis sur les Béroés , genre d'Animaux assez peu connus, regardés d'abord comme des Volvoces par Linné, ensuite comme des Méduses par ce même auteur et par Gmelin. Gronovius en a fait, le premier, un G. particulier sous le nom de Béroé, que Muller a figuré; ce dernier, ainsi que les naturalistes modernes, ont adopté ce G., en y faisant quelques changements sous le rapport des esp. — Des trois Béroés dont Bruguière nous donne la description , deux en ont été séparés par Péron, sous le nom d’Eucharis. — Cuvier. ainsi que Lamarck, rapportent aux Callianires de Péron le Béroé hexagone de Bruguière. — Fréminville a formé son G. Idya du Béroé macrostome de Pérou et d’une nouvelle esp. de Radiaire qu’il a découverte sur la

côte occidentale de l'Islande. Cuvier el Lamarck u’oul point adopté ce G. Idya.

L’organisation de ces Animaux est si peu connue qu’il est impossible de rien ajouter à la phrase de Cuvier. On ne |»eut les toucher sans les blesser, et ils se résolvent en eau, pour peu qu'on les blesse. Ils périssent presque aussitôt qu'on les sort de la mer, quoiqu’on les mette dans de l'eau salée. Ainsi il est presque impossible de les voir longtemps en vie. Enfin il est trèsdifficile de les conserver pour les collections. La manière dont ils se nourrissent nous est inconnue, ainsi que leur multiplication. Vu leur innombrable quantité , ils doivent trouver dans les eaux des mers une nourriture abondante, el qui cependant a échappé à nos observations. Ont-ils des sexes distincts? sont ils hermaphrodites ou sans sexe ? On l'ignore; mais leur propagation doit être aussi prompte que leur croissance, vu leur nombre et leur grosseur qui varie depuis une ligne jusqu'à C pouces de diamètre. — Les Béroés sont éminemment phosphoriques ; la lumière qu'ils répandent, différente dans le corps et dans les tentacules, est d'autant plus vive que les mouvements de ces Animaux sont plus rapides. Ils se trouvent dans toutes les mers. — Jusqu'à ce moment l'on en connaît quatre espèces assez bien déterminées.

B. cylindrique. B. cylindricus , Lam. C'est le B. mactoslome de Pérou et Lesueur; le corps est ohlong , cylindrique, à huit côtes peu saillantes; la bouche a le même diamètre que le corps. Celte esp. se trouve dans l’Océan Atlantique austral. Fréminville en a fait le G. Idya , dont il a été question plus haut.

B. a huit côtes. B. octocostatus , Lamx.; B. oral us. var. A. Lam. Celte esp. n'a jamais que huit côtes, el n'habile que dans les mers d'Amérique; elle est figurée par Brown , et dans l'Encyclopédie méthodique, pi. PO , f. 1. Bruguière l'a confondue avec la suivante.

B. ovale. B. oral us, Brug. ; Encycl. méth., pl. 00, fig. 2; var. B. Lam. — Elle diffère de la précédente par la forme du corps, par le nombre des côtes, constamment de neuf, et par son habitation ; elle se trouve dans les mers d'Europe.

B. globilelx. B. pileus , Brug.; Encycl. méth., pl. 90, fig. 3 el 4. Celte esp. sc distingue à sa forme globuleuse el à deux de ses cirrbes qui parviennent à une longueur démesurée.

BËKOÏDES. Bcroides. acal. Dans un travail important sur les Acalêphes libres, qui fait partie du quatrième vol. des mémoires de la société d'histoire nat. de Paris, Rang divise l'ordre de ces animaux en trois fam. dont les caractères sont pris dans les organes locomoteurs. La première fam. a les organes du mouvement dans uu nombre, toujours pair, de côtes longitudinales formées par des séries très- nombreuses de petits cils ou rames; dans la deuxième fam., ce sont des membranes quelquefois entières, quelquefois frangées ou découpées en folioles, el rangées en cercle autour d'une ombrelle; et dans la troisième ces organes ne consistent que dans le bord de l'ouverture principale , et quelquefois aussi dans une membrane qui en garnit le pourtour. C'est la première de ces fam. qui a reçu le nom de Béroldc; la deuxième sc trouve naturellement

BER

BER

établie par Péron et Lcsueur sous le nom de Médusaires; et la troisième appartient à Quoy et Gaymard, qui la nomment Diphides.

La fam. des Béroldes est très-naturelle; enrichie des découvertes de son auteur, elle devient l'une des plus intéressantes de l’ordre. Caractères . organes locomoteurs composés de cils rangés à la suite les uns des autres, sur des côtes longitudinales; une seule cavité profonde et verticale; ouverture principale inférieure.

Le G. Béroé, de Muller, en est Içtype; viennent ensuite les Cal/ianèresde Péron, qui font suite aux Béroés; les Cestes de Lcsueur, et enfin deux G. nouveaux Alcinoè et Ocyroè qui , munis, outre leurs bandes ciliées , de membranes natatoires, font naturellement le passage aux Médusaires.

BÉROSE. Berosus. ms. Coléoptères pentamères; G. de la fam. des Palpicornes de Latreille, établi par le docteur Leach, aux dépens du G. Hydrophile. Les caractères de ce nouveau G. sont : palpes maxillaires terminées par un article subovalaire, plus long que le pénultième ; menton presque carré; labre court, transverse, aussi large que l’épistome qui est tronqué; antennes de sept articles : le premier renflé au bout, rétréci ù la base, arqué; le deuxième allongé, étroit, cylindrique; le troisième plus court que le premier, obconique; les autres courts, à l'exception du dernier qui est ovalaire, formant, avec les deux précédents, une massue allongée et velue; tête subrectangulaire, avec les yeux très saillants et arrondis ; prolhorax subreclangulaire, légèrement convexe; écusson étroit et triangulaire; pattes grêles, non comprimées; le dernier article des quatre tarses postérieurs n'étaut pas aussi long que les deux premiers réunis. L'auteur place dans ce G. les hydrophiles signaticollis , punctatissimu s, tondus, spittosus, sticticus, et quatre autres esp. qui n’avaient point encore été décrites.

BERHETACCIA. bot. S. de Pezixa cochleata.

BERKYE. bot. Berrjra. G. de la fam. des Tiliacées, Polyandrie Monogynie, L.. établi par Roxburg qui lui a donné les caractères suivants : calice à cinq sépales; cinq pétales oblongs; étamines nombreuses, à filaments libres, à anthères petites et biloculaires; un ovaire sessile, garni de trois membranes en forme d’ailes; un style; un stigmate en tête trigone; capsule arrondie, triloculaire, à trois valves, garnie de six ailes; deux semences grosses, ovulaires, globuleuses et couvertes de. poils roides. dans chaque loge. La B. ainomilie, U. amomilla, seule esp. connue, est une pl. ligneuse, à rameaux cylindriques, à feuilles alternes, exslipulées, pétiolées, ovales, aigues et entières, à panicules terminales. qui se trouve dans l'ile de Ceylan.

BERTA. ois. S. de Pie. y. Corbexc.

BERTAVELA. ois. S. des Perdrix Bartavelle et rouge.

BERTAZINA. ois. S- de Bruant Fou.

BERTEROA. bot. G. de la fam. des Crucifères, formé par De Candolle de plusieurs esp. d'Alyssum de Linné, et dédié à Bertero, botaniste qu'ont fait connaître plusieurs travaux, et notamment une Dissertation médicale sur quelques pl. indigènes qui peuvent remplacer les exotiques. Le Berleroa présente un calice de quatre sépales dressés et égaux à leur base ; quatre pétales ongui-

culés, dont le limite est bilobé ; six étamines libres, dont les deux petites ont une dent à la partie inférieure et interne de leurs filaments; une siliculesessile. elliptique. surmontée d’un style persistant et d’un stigmate en petite tête, s'ouvrant en deux valves légèrement convexes et membraneuses, et séparées en deux loges par une cloison elliptique; des graines ovales, aplaties, environnées d'un rebord court, à cotylédons plans et accombanls. Ce G. comprend des Herbes et des sous- Arbrisseaux couverts d'un duvet blanchâtre, dressés, ratnetix, à feuilles oblongues, linéaires, entières ou légèrement sinuées; â fleurs blanches, disposées en grappes terminales. Une de ses esp. croit en France; e'est celle qui est décrite dans Linné et dans la Flore Française sous le nom d'Alyssum incanum ; elle se distingue à ses silicules légèrement ventrues et pubcscentes. Trois autres se rencontrent dans l'Orient et le Midi, et enfin une pl. trouvée au Pérou par Ruiz et Pavou, parait encore devoir être rapportée â ce genre.

BERTHE. ois. V. Grèbe m ppé.

BEKTUELOTIE. Berlhelolia. bot. G. de la fam. des Synanlhérées, fondé par De Candolle pour une pl. indienne et de l'Afrique équinoxiale; il a pour caractères : calathide multiflore, hélérogame, ù plusieurs rangées de fleurons radiaires , femelles , tubulés , bi ou tri dentés : les fleurons du centre , au nombre de cinq à douze, sont plus grands â cinq dents, hermaphrodites et souvent stériles par avortement; réceptacle plane, ponctué et nu ; involucre formé de plusieurs rangées d'écailles imbriquées, serrées : les extérieures larges, courtes et obtuses ; les intérieures linéaires, aigues et scarieuscs; style des fleurons radiaires grêle, exserte et bifide au sommet ; il est papilleux, presque inclus, bifide et hispide dans les fleurons du disque ; akènes sessiles, glabres et cylindracés; aigrettes ornées d'une auréole de soies très-ténues. Le B. Urne vola ta est un petit arbrisseau à tiges dressées et rameuses, pubescentcs; les feuilles sont alternes, sessiles, lancéolées et mucronées; les fleurs sont purpurines.

BERTII1ÉR1NE. mm. Substance qu’a fait connaitre Berlbier, dans son travail sur les mines de fer de l'est de la Frauce. Elle est en petits grains d'un gris bleuâtre ou verdâtre, magnétique, susceptible d'ètre rayée par une pointe d'acier, réductible en gelée par l'Acide nitrique, composée de Protoxide de fer 75; Silice 12; Alumine H ; Eau 5. Onia Irouvedisséminée dans quelques mines de fer de la Lorraine et de la Bourgogne.

BbltTHlÉillTE. mm. Même chose que Hxidmgerite.

BLRTI10LI.ÉTIE. Berlholletia. bot. G. de la fam. des Myrtacées, institué par llumboldt et Bonpland qui lui ont assigné pour caractères : calice adhérent, biparti ; corolle formée de six pétales épigincs et inégaux; étamines nombreuses, mouadelpbes; les filaments soudés à leur base, avec les pétales, formant une urcéole circulaire, déjetée d'un côté en une languette large et concave, dont tout le bord supérieur est garni d'anthères presque sessiles; style courbé; stigmate capilé; ovaire à quatre ou cinq loges contenant chacune quatre ovules superposés. Capsule grande, arrondie, ligneuse, enveloppée d'une matière pulpeuse, renfermant seize â vingt graines attachées, en double rangée, à l'axe. Le B.

fl K R

fl E S

excetsa, seule esp. connue, est un arbre superbe des forêts de l'Orénoque et que l'on cultive à Cayenne sous le nom de Tonka, et qui élève sa cime à plus de cent pieds ; il est pyramidal, garni depuis le bas jusqu'au sommet, de branches étalées à angle droit; les feuilles sont distiques, alternes, oblongues, coriaces , ondulées . sur les bords, pétiolées, longues de dix à vingt pouces, larges d'un peu moins de moitié. Les fleurs sont grandes de près de deux pouces, disposées en grappes droites, terminales, simples ou ramifiées ; elles sont d'un jaune pâle et répandent une odeur nauséabonde. Le fruit qui leur succède est de la grosseur d'une tête d'enfant, ovale et déprimé en dessus; il consiste en une capsule ligneuse, qui recouvre un brou charnu ; elle renferme une vingtaine de graines osseuses.

BERTIF.RA. bot. Àublet a décrit et figuré (tab. 09), sous le nom de Bertiera guianensis , un arbrisseau qu'on rapporte à la fain. des Kubiacées. Sa tige est lomenteuse ; ses feuilles sont opposées et munies d'une stipule à leur base; ses fleurs disposées en panicules terminales, avec des bractées sur les pédoncules généraux ou partiels : elles présentent un calice turbiné, à cinq dents ; une corolle tubuleuse, dont la gorge est velue et le limite quinquéfide; cinq anthères presque j sessiles et à peine saillantes; un stigmate bilamellé < terminant un style a ssez long cl grêle; uue baie pisiforme, couronnée par le calice, à deux loges et à beaucoup de graines fixées à deux trophospermes centraux, qui font saillie de part et d'autre sur la cloison â laquelle ils te continuent ; l'embryon, suivant De Candollc et Giertner fils, est situé transversalement dans un périsperme un peu charnu. — La pl. de .Maseareigne, que Commrrson, dans ses manuscrits, nomme Zalusania , a été rapportée au genre liertiera , et ne diffère de celle d'Aublel que par sa baie lisse et les lobes tonoivenls de son calice, tandis que la baie est marquée de côtes , cl que les lobes du calice sont étalés dans le B. guianensië. Toutes deux sont figurées par Lamarck ( lllust.y tab. 105). Depuis, le docteur Blume a trouvé, dans l'ile de Java, trois esp. nouvelles de Bertiera, qu'il a décrites dans son Bydragen tôt te Flora pan Intlic, p. 907.

BERTOLONIE. Bertolonia. bot. La dénomination de ce G. de la fain. des Melaslomacées avait déjà reçu plusieurs applications diverses et assez éventuelles, lorsque Raddé, dans ses mémoires sur le Brésil, le fixa à trois ou quatre plantes intéressantes de celte contrée de l’Amér. mérid., avec les caractères suivants qu'adopta le professeur De Candolle : tube du calice campanulé, son limbe entier ou très-faiblement partagé en cinq lobes élargis, obtus et très-cour t; cinq pétales obovales ; étamines inégales; anthères ovales obtuses, à un pore, atténuées à la base, mais peu ou point auriculées; point de soie à l'ovaire ; capsule à trois eûtes et à trois valves presque rétuses, s’ouvrant transversalement vers le sommet ; semences scabres. Ces plantes sont herbacées, vivaces, à feuilles pétiolées, ovales ou cordiformes, à cinq ou onze nervures crénelées. L'inflorescence consiste, au sommet des liges, en une cymc ou corymbe composé de fleurs blanches ou purpurines.

BF.RTONNEAU. rois. S. vulg. de Turbot.

BERTOU. ois. S. de Geai. V. Cordeau.

BERL'LE. Berula. bot. Koch avait formé du Sium a tujusti folium , le G. Berula qui n'a point été adopté.

BKRUS. rept. F. Vipère comcne.

BERVISCH. rois. S. de Cycloplère Lompe.

BERYLLIUM ot BERYLLYUM. lis. $. de Glucinium.

BÉRYTE. Berytut. iss. G. d'Hémiptères, faut, des Géocorises de Lalreille. ainsi nommé par Fab., mais établi antérieurement par Lalreille sous le nom de Néide.

BERYX. pois. G. établi par Cuvier, dans les Poissons Acanthoptérygiens, et voisin des Uolocenlres, fam. des PercoJdes. Les espèces dont il se compose onl plus de sept rayons aux branchies; leurs ventrales ont une épine et dix rayons mous ; elles n’ont sur le dos qu’une nageoire peu étendue, où l'on ne voit que quelques petites épines presque cachées dans son bord antérieur. Ou compte parmi les Beryx le Decadactylu» et le LÀneatus, tous deux décrits par Cuvier et Valenciennes dans leur grand ouvrage sur les Poissons, vol. 3.

BERZELIE. Berzelia. bot. G. de la fam. des Bruniacées, dédié au célébré chimiste suédois Berzclius. par Ad. Brongniard qui lui assigne |»our caractères : calice adhérent à l'ovaire, avec son limbe partagé en cinq divisions inégales et gibbeuscs; cinq pétales oblougs, à limbe étalé, alternant avec les divisions calicinales ; étamines en nombre égal à celui des pétales et alternant aussi avec eux ■ leurs filaments adhérant par un côté aux onglets des pélales ; ovaire inférieur, à une loge mouosperme ; style simple; fruit indéhiscent. Ce G. renferme deux esp., B. abrotanoides et B. lanuginosa, toutes deux du Cap et ayant été d'abord placées dans le G. Brunia.

BEUZELIN E. nu. Quelques auteurs ont donné ce nom au cuivre Sélénié. F. ce mol.

BERZEL1TE. lia. Nom donné par quelques minéralogistes au Thorite, substance dans laquelle Berzelius a découvert le Thorixii i. F. ce mol.

BERZ ELITE, IM. F. P fr alite.

BESC11EBOIS. ois. S. vulg. de Pic-vert.

BESENGE ou BEZKNGK. ois. S. vulg. de Mésange charbonnière.

BÉS1MÊME. bot. Necker a donné ce nom aux corpuscules reproducteurs des pl. agatnes; nous ne pensons pas qu'on doive l'appliquer aux fructifications des pl. mariues, composées de plusieurs enveloppes, renfermant de véritables semences que nous appelons séminules, avec beaucoup d’autres botanistes, à cause de leur extrême petitesse, même dans les esp. les plus grandes.

BESLERIA. bot. Ce G., établi par Plumier, a été placé à la suite des Personnées. Ses caractères sont : un calice quinqueparli ; une corolle dont le tube se renfle à la base et au sommet, et doul le limbe se partage en cinq lobes inégaux; quatre étamines didy naines; un ovaire porté sur un disque glanduleux, dont le style simple est terminé par un stigmate bifide, et qui se change en un fruit mou, à une seule loge, où les graines nombreuses sont attachées sans ordre apparent à des placentas pariétaux. Plumier en a fait connaître trois esp. daus les pl. d’Amérique, et les a figurées tab. 48, 49 et 50. Trois autres «ont représentées dans les pl. de

irÈ t

la Guiane d’Aublet, tab. 254, 255 el 250 : elle* croissent dam la Guiane et la Jamaïque. Une septième, le B. scrrulata (Jacquin, Hort. Schœn. 3, tab. 290), est également originaire d'Amérique, ainsi que deux autres pl. que Fersoon rapporte encore à ce G., mais avec doute. Necker a fait déjà de l’une d'elles, le B. biralcis , L., Supp.y son Senkebergia que caractérisent un calice bivalve et une baie ù noyau biloculaire. Un calice en crête, une cinquième étamine rudimentaire, un stigmate capité, une capsule coriace à deux valves, et des pédoncules uniflores se rencontrent dans le B. cristata que Scopoli a séparé sous le nom de Crantsia. Dans les autres esp., ces pédoncules axillaires portent plusieurs fleurs : ce sont des herbes ou des arbrisseaux à feuilles opposées.

BÉSOLATou BÉZOLE. rois. Esp. du G. Corégone.

BESthV mas. S. vulg. de Chevreau.

BESSERE. Messe ra. bot. Le professeur Schleclcndal vient d’établir ce G. nouveau dans la fatn. des Hémérocallidées, Hexandrie Monogynie, Lin., pour une pl. rapportée du Mexique par Karbinski. Il a dédié ce G. au prof. Besser auquel semblable hommage avait déjà été adressé par Sprengelet Schlutes. mais dont les G. n’avaient pasétéadmis. Caractères : spalhe à trois ou quatre divisions, multiflore; corolle infère, monopétale, campauulée, à six divisions et longtemps persistante; tube court et atténué à sa base en une sorte de support ; couronne slaminale adhérente au tube, cylindrique el à six côtes; six étamines partant du sinus des dents de la couronne; style dressé, exserle; stigmate à tête déprimée; capsule ovale, soudée avec la base du tube, à six cannelures, à trois loges, à trois valves; cloisons doubles, dont les bords soûl repliés sur ceux des valves; plusieurs graines dans chaque loge, aplaties et attachées sur deux rangs, à un angle, central.

BESSI. bot. V. Casv.

BESTEG oc BESTEIG. mis. V. Filons.

BÊTA. bot. V. Bette.

BÉTAULE. bot. y. Beirre db Baiboiic.

BETEL, BÈTLE ou BKTTÈLE. bot. Esp. du G. Poivrier.

Il ET EN COURUE. Betencourtia. bot. A. de St. -Hilaire a établi sous ce nom un G. dans la fam. des Légumineuses, dont les caractères se rapprochent beaucoup de ceux du G. Sophora. On n’en connaît encore que le B. Rhynchosioïde , arbuste du sommet de la Serra du Lapa, au Brésil.

BÊTES, zool. Nom collectif et synonyme d’ Animaux, dans ce sens qu’on suppose ceux-ci dépourvus d’intelligence. Ce serait sortir du cadre de cet ouvrage que d’examiner si les Bêtes sont effectivement des machines, et c’est au mot Sensibilité qu’on trouvera ce que nous pensons relativement à Pâme des Bêles. Il suffit de remarquer ici qu’on appelle vulgairement :

Bête ou Vache a Disc, et Béte a Martin (ins.), les Coccinelles.

Bètx a tel (ins.), les Lampires, les Taupins, les Fulgores et les Scolopendres, qui répandent un éclat lumineux dans l'obscurité.

BAti a grandes dent* (mam.), le Morse.

BEte de la mort (ois. et ins.), divers Oiseaux du

genre Slrix, particulièrement l’Effraie, et quelques Insectes, entre autres le Blaps morsitaga, L.

Bête noire ou des boulangers (ins.), le même Blaps morsitaga ; les Ténéhrions et le Grillon domestique.

Bêtes plantes (mai.), divers Animaux qui, saisis de crainte, répandent une urine empestée, d’où vient à plusieurs le nom de Mouffettes.

BÊTES ROUGES. Des voyageurs qui ont parcouru les îles de l’Amérique , désignent par ce nom, des Animaux de celle couleur et à peine perceptibles, qui, trèscommuns dans les prairies, s’attachent à l’Homme et aux Animaux, et font éprouver à ceux-ci, par leurs piqûres, des démangeaisons insupportables. On emploie l’eau acidulée avec du jus de citron, ou bien mélangée avec de l’eau-de-vie ou du tafia, pour se délivrer de ces hôtes importuns. Ces Animaux appartiennent au G. Mille. F. ce mot ainsi que TiQrx.

BETHENCOURTIE. Bclheneourlia. bot. Ce genre, formé dans lafam.desSynanthérées par Clmisy, de Genève, pour une plante des Canaries, que Nées a nommée Cineraria pal mentis, ne paràit point avoir été adopté.

BÊTHYLE. Bethylus. ois. Cuvier a placé dans ce sous-genre In Pie Pie-Grièche, Lanius picatus, Latli., pour laquelle Vieillot a établi le G. Pillurion, et qu’à l’exemple d'Hliger, Temminck a laissée parmi les Tanga ras.

BÊTHYLE. Bethylus. ins. G. d’Hyménoptères, établi par Lalreille qui le range dans la famille des Proclotrupiens. Caractères : tarière très-pointue, en forme d’aiguillon rétractile; premier segment du thorax grand, presque en carré long; antennes filiformes, brisées, de treize articles dans les deux sexes, dont le second et le troisième presque de la même longueur; mandibules bidenlées à la pointe. Ainsi caractérisé, ce G. se trouve assez restreint, et répond au G. Oinale de Jurine; mais Latreille lui a donné dans le Règne Animal de Cuvier beaucoup plus d’extension. Le G. Bélhyle, tel qu’il est établi dans cet ouvrage, embrasse comme sous-divisions la plupart des G. compris ailleurs dans la fam. des Proctolrupiens el quelques-unes des fam. voisines. On y trouve réunis ceux qui suivent : Hélore, Antéon, Téliade, Céraphron. Diaprie, Bélyte, Proclolru|»e, Ci liâtes, Plalygastre, Dryinc et Bélhyle propre. Ce que nous dirons ici se rap|iortera à ce dernier, et non au grand G. Bélhyle, qui, les renfermant tous, équivaut à une coupe de famille.

Les Béthyles propres ont beaucoup de ressemblance avec certaines petites Tiphies ; mais l’absence de nervure aux ailes du mélathorax suffit seule pour les en distinguer. On ne les confondra pas non plus avec les Anléons dont le protborax est court et les antennes formées de dix articles, ni avec les Dryines qui ont, il est vrai, uit prothorax de forme semblable, mais dont les antennes n’offrent encore que dix articles.

Les Bélbyles ou les Omales de Jurine ont d’ailleurs une tête ovale ou presque carrée, aplatie; des yeux entiers; des antennes un peu mouiliformes, avec le premier article long et figurant un cône renversé; des palpes allongées, filiformes; les maxillaires de six articles dont le premier el le second courts, et ceux du mi-

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