‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 4)Chapitre 81 sur 125 · BET · texte numérisé non relu

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lieu presque eu cône renversé; la languette entière; les ailes du raélathorax privée* de cellules cubitales, mais en ayant une radiale demi-circulaire, incomplète, et plusieurs brachiales pariant du thorax et s'étendant seulement jusqu'au tiers environ de l’aile; les pattes courtes, égales entre elles et à cuisses renflées; enfin l'abdomen ovoldo-conique, terminé en pointe.

Ces Insectes sont très-petits et en général d'une couleur noire. Les uns. et c'est le plus grand nombre, ont des ailes quelquefois très-courtes ; les autres en sont privés. Ils courent avec agilité sur les arbres, et se cachent dans les tissures de l’écorce ; on les trouve aussi à terre, sur le sable. Quelques uns se trouvent aux environs de Paris. De ce nombre sont :

Le B. hémiptère. B. hemipterua de Fab., qui sert de type au G. Il a été figuré par Panzer. Le B. cénoplère, B. cenoplerus, dont la femelle a été figurée par Panzer, qui a regardé le mâle non seulement comme une esp., mais comme un G. distinct qu'il a représenté sous le nom de Ccraphron formicariua.

J ii ri ne a représenté la femelle d'une esp. nouvelle de ce G. qu'il nomme Omalua fuacicornis . 11 figure l'antenne qui a treize articles, tandis que dans les caractères du G., il dit positivement que les femelles n'en ont que douze; mais il y a évidemment lapsus catami, ainsi que l’a fait remarquer Latreille. Fabricius, qui a adoplé le genre Béthyle, décrit, sous le nom de H. Latreillii, un Insecte qui doit être rangé dans le G- Mérie.

BETIFALCA. bot. S. de Ta mu* communia , L. f/. Taminier.

BET10N. bot. S. d’Origan Dictamne.

BETKÉE. Bctkca. bot. G. de la Tarn, des Valérianées, établi par De Candotle qui le caractérise ainsi : limbe du calice unidenlé et décidu ; corolle infundibuliforme, à cinq lobes ; trois étamines; fruit A une seule loge, triangulaire, nu au sommet ; une graine semblable au fruit pour la forme, et remplissant totalement la loge. Le B. sumalifolia est une pl. annuelle du Chili, à tige glabre, simple et dressée; à feuilles indivises ; les inférieures obovates-oblnngiies, les supérieures obrondes, sessiles et ainplexicautes; les fleurs sont petites et blanches, réunies en cymes axillaires, et munies de bractées oblohgucs.

BET01NE. Betonica. bot. Fam. des Labiées, Didynamie Gymitospermie, L. On reconnaît ce G. à son calice évasé, strié, terminé par cinq dents épineuses; à sa corolle bilabiéc, dont le tube est arqué, la lèvre supérieure dressée, convexe, arrondie, entière; la lèvre inférieure a trois divisions, celle du milieu étant plus grande et éinarginée Les Bétoines, au nombre de huit à neuf esp. qui croissent en Europe ou en Orient, sont toutes des pl. herbacées, à feuilles opposées et à fleurs verticitlées, ordinairement rougeâtres.

La B. officinale. B. offleinalia, L., est vivace et croit en abondance dans tous les bois de l’Europe, où elle fleurit généralement aux mois de juillet et d'août. Sa racine passe pour émétique. Ses fleurs et ses feuilles, réduites en poudre, sont employées comme sternutatoires.

La grande B., B. grandi/lora, est assez souvent cul-

tivée dans les jardins; elle est originaire (TOrient, et se fait distinguer par ses fleurs deux fois plus grandes que celles de l'esp. précédente, et ses feuilles tomenleuses.

On a improprement étendu le nom de Béloinc à quelques autres pl.; ainsi l'on a appelé :

Bétoine d'eau, le Scrophularia aquatica, L.

Bêtoine des ront agnes, V Arnica monlana.

BÈTRE 00 BET VS. bot. S. de Poivrier Bctel.

BF.TTF,. B eta. bot. G. de la fam. des Chénopodées et de la Penlandrie Digynie, L. Caractères : fleurs toutes hermaphrodites ; leur calice à cinq divisions profondes, un peu écartées à leur sommet; les étamines, au nombre de cinq, opposées aux segments du caliee et insérées à leur base. L'ovaire déprimé, surmonté de trois, et plus rarement de deux stigmates sessiles ; le fruit est un aliène environné par le calice qui forme cinq côtes; il est béant dans sa partie supérieure. La plupart des botanistes attribuent à ce G. deux styles surmontés chacun d’un stigmate, et donnent ce caractère comme propre à distinguer les Bettes des Ansérines. Nous avons examiné avec une scrupuleuse attention plusieurs esp. du G. Bêla, et sur aucune d'elles nous n’avons pu apercevoir les traces des deux styles, les stigmates nous ayant toujours paru sessiles. Ce G. n'offre donc aucune différence sensible, qui puisse le distinguer des Ansérines, si ce n’est cependant le calice qui, dans ce dernier G., est resserré et entièrement clos par sa partie supérieure, tandis qu’il est ouvert, et a ses divisions écartées dans les Bettes. Il nous semble donc que l'on devra un jour réunir en un seul et môme G. les Bettes et les Ansérines.

L'esp. la plus intéressante est la Bette ordinaire, Bcla vulgarfa, grande pl. annuelle ou bisannuelle, originaire des contrées méridionales de l’Europe, et abondamment cultivée, surtout aujourd'hui. Elle présente deux var. ou races principales, qui. l'une et l'autre, se subdivisent en plusieurs sous variétés; ces deux races sont : la Poirée et la Betterave.

La Poirée, dont Linné avait fait une esp. particulière sous le nom de Bêla Cicla, se distingue par sa racine dure, ligneuse et légèrement rameuse. Elle présente une sous-variété remarquable par la largeur considérable de la côte ou nervure moyenne de ses feuilles, qui est la seule partie dont on fasse usage comme aliment ; on la connaît sous le nom de Cardc-Poirce. Quant à 11 Poirée ordinaire, ce sont ses feuilles tout entières que l’on mange; leur saveur est douce et fade: on les mélange généralement à l'Oseille; elles en masquent l'acidité.

La Betterave, Beta rulgaria, L., offre une racine pivotante, charnue, obeonique, très-épaisse, qui a quelquefois le volume de la cuisse. Cette variété a acquis . depuis une quinzaine d'années, une importance extraordinaire, et sa culture peut exercer une influence marquée non-seulement sur l'agriculture en général, mais encore 6ur l'économie politique. Pendant longtemps, la Betterave n’a été cultivée qu'à cause de ses racines qui, lorsqu’elles sont cuites, ont une saveur douce et sucrée, et peuvent servir d'aliment à l’homme , et qui lorsqu'elles sont crues, sont, ainsi que leurs feuilles, un

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