‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 4)Chapitre 82 sur 125 · BEU · texte numérisé non relu

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fourrage extrêmement sain et abondant pour les Bœufs, les Vaches et les Moutons. Marcgrave le premier fit voir, par des expériences multipliées, que la racine de la Betterave contient une quantité considérable de Sucre, dont l’extraction est peu coûteuse et facile h opérer. Plus lard. Achard, de Berlin, sut tirer habilement parti de la découverte de Marcgrave, et fil connaître les procédés au moyen desquels on pouvait opérer en grand l’extraction du Sucre de Betterave. Une pareille découverte ne pouvait pas rester indifférente pour la France, à une époque où, privée par les suites de la guerre continentale et maritime, de toute communication avec ses colonies, la politique de ce pays voulait interdire à l’Angleterre l’entrée des denrées coloniales dans aucun des ports du continent. Aussi le gouvernement français protégea t* il, par tous les moyens en son pouvoir, l'introduction en France de cette nouvelle source de richesses. C’est particulièrement à Chaptal que l'on doit les perfectionnements sans nombre que les procédés de fabrication ont successivement éprouvés. Pendant longtemps, presque tout le Sucre consommé en France a été fourni par les racines de la Betterave, et aujourd'hui, où la paix a rétabli les libres communications entre toutes les parties du globe, le Sucre de Betterave, préparé en France, peut encore rivaliser avec le Sucre de Canne que l'on apporte des deux Indes.

La racine de Betterave présente trois sous-variétés relatives à sa couleur qui est tantôt rouge, tantôt blanche et tantôt jaune. Celle dernière est celle que l’on préfère en France pour l’extraction du Sucre.

La culture de la Betterave est devenue une branche importante de l'agriculture européenne. Celte pl. demande une terre profonde, bien meuble, un peu grasse, et mélangée de sable. Les terrains argileux et trèsfroids ne lui conviennent pas plus que les terrains trop secs et trop sablonneux. Elle doit être semée au printemps, lorsque les gelées ue sont plus à craindre; tantôt on repique les jeunes pieds, tantôt on les sème à plein champ. On doit sarcler avec beaucoup de soin les terrains où l’on cultive la Betterave, car cette pl. est une de celles qui redoutent le plus le voisinage des mauvaises Herbes. C’est dans les quinze premiers jours du mois d’octobre que l’on doit récolter les racines de Betterave; passé celle époque, les matériaux du Sucre se décomposent, et ces racines ne contiennent plus que du Citrate de potasse. — Voici en peu de mots les procédés mis en usage pour extraire et fabriquer le Sucre de Betterave : 1® On lave les racines et on les râclc superficiellement pour en séparer la terre et les autres ordures; on coupe le collet et les fibrilles; 2° on les réduit en pulpe au moyen de râpe* mues par une roue d'engrainage ; 3® on soumet immédiatement cette pulpe à la presse afin d'en exprimer le Suc, avant que la fermentation ail pu s'y établir; 4® ce suc est ensuite versé successivement dans trois chaudières. On le despume dans la première; on le clarifie et on l'amène à la consistance d'un sirop épais, dans la seconde, et il finit de cuire dans la troisième ; 5° lorsqu’il est bien cuit, on le verse dans des formes coniques où il se cristallise en masse irrégulière et laisse écouler la Mélasse; 6° enfin

on le raffine par les mêmes procédés que le Sucre de Canne. — Lorsqu’il a été bien raffiné. le Sucre de Betterave est entièrement identique avec le Sucre deCanne, au point qu’il est impossible de les distinguer l'un de l'autre. Cette identité existe également clans leurs caractères chimiques et leurs propriétés. C’est en vain que l’ignorance et la prévention ont cherché à jeter quelque défaveur sur le Sucre indigène, en le faisant passer pour inférieur en qualité au sucre des Colonies ; les connaissances chimiques, et surtout l’expérience journalière se sont réunies pour détruire ces erreurs populaires. — Le marc ou résidu de la pulpe de Betterave, quand on en a exprimé le suc, est loin d'élre un objet à dédaigner. Tous les Bestiaux en sont extrêmement avides, et l'on peut le conserver pour les nourrir une partie de l’hiver. On engraisse également les Porcs et la Volaille, soit avec ce résidu, soit avec les épluchures que l’on a enlevées des racines avant de les réduire en pulpe.

BETTERAVE, bot. V. Bette.

BETTHYLE. ms. /'. Bétüyle.

BETULINE. Matière grasse, azotée, cristnllisable, trouvée par Lowilz. dans l’écorce du Bouleau.' (Journ. de Pharm . VI, 307.)

BETYS. BOT. ‘y. H ETRE.

BEUDANTITE. Min. Celte substance est cristallisée en rhomboïdes légèrement obtus et basés; les cristaux sont groupés; la surface est noire et son éclat un peu résineux; elle est translucide et d'un brun foncé dans les parties minces. Le clivage n’a lieu que dans une seule direction parallèle à la base ou perpendiculaire à l'axe du rhomboïde; mais la face qu'il met à découvert n'est pas assez brillante pour permettre de mesurer, avec le goniomètre à réflexion, son inclinaison sur les faces du rhomboïde, lesquelles sont un peu arrondies. En prenant une moyenne entre plusieurs mesures, le prof. Levy a trouvé, pour l'angle de deux faces primitives, 02° 30'; il considère doue la forme primitive de la Bcudanlile comme un rhomboïde obtus de V2° 1/2. Sa dureté est plus grande que celle du Spath fluor; la couleur de sa poussière est le gris verdâtre ; sa gangue parait être la même substance à l^élat amorphe, avec des veines d’hématite fibreuse. Elle est composée, selon Wollaston , d'Oxide de plomb et d'Oxide de fer, on ne l'a encore trouvée qu’en très-petits échantillons à Uornhausen sur le Rhin.

BEUDINGIAN. bot. y. Badimuar.

BEURERIE. y. Bf.i rri.iue.

BEURRE, zool. rot. et mir. Substance grasse, molle, douce, d'un blanc jaunâtre, qui se sépare du lait par l'agitation prolongée de ce liquide; il y est contenu plus ou moins abondamment, suivant l’espèce d'Animal qui l'a fourni. Il est spécifiquement plus léger que l'eau, doué d'une odeur particulière, aromatique, qui devient insupportable |>ar l’altération que celle substance éprouve très-promptement lorsqu'elle est exposée pure au contact de l'air. Le Beurre, suivant Chevrcul. est composé de Stéarine, d’Élaïne, d'un peu d’Acide butirique et d'un principe colorant particulier. Le Beurre est d’un usage fréquent dans l'économie domestique, comme assaisonnement de beaucoup de mets; étendu sur le pain, il forme une nourriture agréabîe,

devenue de première nécessité chez certains peuples ; | il est quelquefois employé, en pharmacie, dans la prépara lion de quelques remèdes externes. On parvient à j le conserver pendant assez longtemps, en le privant de toute humidité par la fusion, et en le garantissant de l'atteinte de l'air; dans le ménage, on se contente de le saler fortement et de le couvrir d'une forte saumure.

On a étendu le nom de Beurre â plusieurs autres substances tirées des trois règnes, ainsi l'on a appelé :

Beu ires d'Astihoixe, d'arsesic, de Bismuth, d’Étair, de Zinc, etc., des Sels métalliques qui, par leur déliquescence. offrent un aspect gras. Ces Sels sont ordinairement des Chlorures;

Bel rre de B a moue ou deGalam, une matière grasse, concrète, jaunâtre, un peu grenue, d'une saveur douceâtre, que, selou Aublet. ou retire, en Afrique, d’un Palmier du G. Etais, et, selon Jussieu; des graines d’uu arbre indéterminé de la famille des Sapotées; les Africains l'emploient dans la cuisioc où clic a le même usage et à peu près le même goût que le l.ard ;

Beurre de Cacao, l’Huile concrète, douce, odorante, d'un blanc jaunâtre, que l'on obtient par expression à chaud après broiement, ou par macération chaude, de l'amande du Cacaoyer, Theobrotna Cacao, L.; le Beurre de Cacao est employé en médecine comme pectoral et adoucissant ;

Beurre de Cire, la Cire distillée qui, passant presque tout entière et sans beaucoup d’altération dans le récipient, y prend une consistance analogue à celle du Beurre provenu du laitage;

Beurre de Coco, une substance analogue au Beurre de Cacao, et que l'ou obtient de la même manière, mais du fruit du Cocotier, Cocos nucifcra, L.; les Indiens s'en servent comme de Beurre de Vache ;

Beurre de mortaurk ou Beurre de roche, un mélange d’Argile, d’ Alumine sulfatée, d’üxyde de Fer et de Pétrole, dont l’odeur est pénétrante, la couleur blanchâtre, la cassure lainelleuse et brillante, et la saveur aslringeiile. Il sc trouve, eu forme de stalactites, dans les cavités schisteuses de la Ilaute-Lusace, eu Sibérie, aux environs de Krusuviarsk, sur le Jeuissei et sur les monts voisins du fleuve Amour. Les Elans et les Chevreuils en sont friands. Ou l'emploie comme appât pour attirer ces Auiiuaux dans les pièges.

Beurre de .Muscade, une substance grasse, rougeâtre el très-odorante, qui conserve toujours un peu d'Huile essentielle. On le retire des fruits du Mjristica moschata, L. Il est employé en médecine comme sudorifique et anti-spasmodique.

BEURREBIE. Beurreria. bot. Ce G., de la fam. des Borraginées et de la Penlandric Monogynie, L., créé par Jacquin, avait été réuni à VICh relia par Willdeuovv; Kunlb l'a rétabli de nouveau comme G. distinct, avec les caractères suivants : calice campauulé, â cinq dents plus ou moins profondes; corolle iufundibuliforrae, â cinq divisions, dépourvue d'appendices; étamines â peine saillantes; style à deux divisious plus ou moins profondes, terminées chacune par un stigmate capitulé; le fruit est formé de pyrènes, dont les uoyaux sont biloculaires el chaque loge monosperme. Ce G. renferme deux esp. originaires de l’Amérique mérid. Ce sont des

arbustes â feuilles alternes et entières; ayant des fleurs blanches, disposées en corvmbe. Il diffère de l'Ebrétie, principalement par son fruit formé de quatre pyrènes , taudis qu’il n'en offre que deux dans les Ehréties.

BEYR1CH1E. Beyricliia. bot. G. de la fam. des Scrophularinées, établi par Cbamisso el Scbletsteudal, qui l’ont dédié à Ch. Beyricb, qui a rapporté beaucoup de pl. du Brésil. Caractères : calice profondément divisé en cinq parties inégales : la postérieure la plus petite, les deux latérales plus grandes que les deux supérieures; corolle tubuleuse, bilabiée ; quatre étamines didyuaines dont les deux plus grandes fertiles el exserles, les deux autres stériles et incluses; style plus épais à l’extrémité qui sc termine par un stigmate cupuliforine ; capsule biloculaire, bivalve, déhiscente, septicide; spermophore central libre; semences nombreuses et scrobiculées. Le B. ocytnoides est une pl. des environs de Rio-Janeiro dont les fleurs sont réunies en épis axillaires et opposés ; les calices sont munis de trois bractées à leur base.

BEZAR. rois. S. de Scorpwna horrifia, L.

BEZETTA. bot. S. vulg. de Crolon tinctorîum. L

BEZOARD. zool. ira. On donne ce nom aux Pierres ou Calculs qui se forment dans différents viscères des Animaux. La crédulité attribuait autrefois des vertus extraordinaires à ces concrétions, et le haut prix auquel les portail leur rareté, les exposait à de nombreuses sophistications. De là sont venues les épithètes de Bézoards vrais el de Bézoards faux ou factices. On distinguait encore les Bézoards orientaux des Bézoards oeci dentaux qui étaient produits par des Animaux d'Europe ou d'Amérique, et dont on prétendait que les propriétés étaient beaucoup inférieures à celles des autres. C'est de l'Antilope Oryx ou plutôt du Paseng (Chèvre sauvage de Kaempfer), que proviennent les Bézoards orientaux. Ce nom de Bézoard a été étendu à d'autres corps dont la forme était plus ou moins voisine. Ainsi l’on s appelé :

Bèeoards fossiles, des concrétions calcaires formée» de couches superposées, que l'on soupçonnait avoir été produiles dans le corps des Animaux et rejetées par eux. On ne leur accordait que peu de propriétés. On sait maintenant à quoi s'en tenir sur ces concrétions sphérotdales, formées comme les stalactites, et que l'on trouve dans tous les terrains calcaires. On a encore appelé Bézoards fossiles des Alcyoniles de forme arrondie.

BEzoard surir, le Madrepora calcarea de Pallas.

Le nom de Bézoard végétai, proposé pour les concrétions nommées Calappites par Rumph, nous parait devoir être rejeté de l'histoire naturelle.

BÉZOARD, BÉZOARDIQUE. moll. N. vulg.. parmi les marchands et les amateurs, d’une Coquille uuivalve, le fiuccittum ÿ/a de Lin., Cassidea glauca, Brug.; Casque Bézoard, Casais glauca, Latu.

BEZOGO. rois. S. de Pagre, y. Sparb.

BÉZOLE. rois. y. BEsolat.

BIACUMI.NÉHS. bot. Feuilles garnies de poils à deux branches, qui sont fixés par le milieu. De Candolle les nomme en nanetle. Les poils du Malpiphia urens, L.. I offrent celte singularité.

B1 AIGUILLONNE. C’est-à-dire qui porte ou qui est armé de deux aiguillons.

RIA1LÉ. bot. Organe accompagné de deux ailes, ou dont les côtés sont prolongés par une sorte de membrane qui lient lieu d’aile. — En général le mot Bi précédant et se liant à un autre mot indique que la chose exprimée par ce mot est double.

BI-AILES. ixs. S. anc. de Diptère.

BIANTHÊR1FÈRE. bot. Nom donné au filament ou filet des étamines quand il est terminé par deux anthères.

BIARÉ. Biarum. bot. G. de la fam. des Aroïdées, formé pour une pl. nouvelle trouvée par Bové sur le Mont-Liban, et qu’il avait placée provisoirement dans le G. Caladium . Les feuilles décrite plante ont bien quelque analogie avec celles dcsCaladiers; mais le spadice est cylindrique, atténué au sommet, delà grosseur d’une plume ; les étamines les plus inférieures sont rudimentaires et filiformes ; les ovaires oblongs, charnus et terminés par un style allongé, que surmonte un stigmate assez large; l’ovule est unique, pyriforme, quelquefois atténué au sommet. De Canne a nommé B. Il or et, la seule esp. de ce G. qui soit encore connue.

BIARO. bot. N. vulg. de la Racine du Symphœa Lotus, que l'on mange en Égypte, et que l'on y vend, comme légume, sur les marchés.

BIARON. Biarum. bot. Le professeur Schott. dans sa Monographie de la fam. des Aracées, a fait de 1 'Arum tenuifolium le type d’un G. nouveaji, sous le nom de : Biarum ou Biaron; on trouve quelquefois dans les ; ouvrages arabes, cette même dénomination appliquée à notre Arum Dracunculus.

BIAS. ois. L'une des divisions du G. Gobe-Moucbe de Lesson, où se trouvent ceux qui ont le bec fort, crochu, déprimé et assez élevé; les tarses très-courts, emplumés au-dessous du tibia ; les ailes presque aussi longues que la queue : celle-ci courte et rectiligne. Le Moucherollc noir et blanc est le type de ce sous-genre.

BIASLIA. bot. Vandelli décrit et figure, sous ce nom, une pl. du Brésil, qui diffère peu du Ma/aca d'Auhlet.

U1ATORA. bot. Ce G. a été réuni au G. Lecidea.

BI ATI), ois. S. vulg. de Bruant Ortolan.

BIB ou B1BE. Nom que les pécheurs anglais donnent à une esp. de Morue, Gadus luscus, L.

BIBARO. haï. y. Bivaro.

BIBASSIER. bot. N. vulg. du Mespilus japonica.

BIBBY. bot. N. vulg. d'un Palmier de l'Amérique méridionale, que Lamarck croit être voisin de l’Aouara ou Avoira. y. Élais.

PIRE. rois. V. Bib.

BIBERRATZE. mai. S. vulg. de Desman.

BIRIO.W ois. (Savigny.) S. de Demoiselle de Numidie. y. Grue.

BIBION. bibio. 1X8. G. de Diptères, extrait du grand G. Tipule par Geoffroy qui lui a assigné pour caractères : antennes en lf, perfoüées, presque aussi courtes que la tète ; boucliV accompagnée de barbillons recour- i bés et articulés; trois petits yeux lisses. Lalreille place ce G. dans la fam. des Tipulaires. Ses caractères sont, d’après lui : antennes courtes, épaisses, cylindriques, perfoüées, de neuf articles, insérées devant les yeux;

palpes filiformes, courbées, de quatre à cinq articles distincts; trois petits yeux lisses; segment antérieur du lliorax sans épines; jambes antérieures prolongées, à leur extrémité, en une pointe forte, en forme d’épine. — Le G. Bibion, admis aujourd’hui par tous les entomologistes, ne fut pas d’abord accueilli par Fabricius, qui s’empara de ce nom pour l’appliquer à un groupe nouveau d’insectes très-différents, appelé depuis Tué- RtVB. I'. ce mot. Cependant un examen ultérieur lui fit sentir la nécessité d’adopter la manière de voir de Geoffroy. Mais, ne voulant pas restituer à ces Insectes la dénomination de Bibion, dont il avait fait une application inconvenante, il lui substitua celle à'Hirtea, employée déjà par Scopoli. pour désigner certains Diptères du genre Straliome. Le G. Bibion, tel que nous le décrivons ici, c'est-à-dire, tel qu’il a été établi par Geoffroy et adopté par Lalreille et Meigen, a plusieurs points de ressemblance avec celui des Tipules; il en diffère néanmoins par la forme des antennes, la présence des yeux lisses et la brièveté du corps. 11 a un plus grand nombre de rapports avec les Dilophes, les Scatopses et les Simules, et peut cependant en être distingué par des considérations tirées des antennes, des yeux, des palpes et des pattes.

Ces Insectes, d'ailleurs, ont la tête assez différente dans les deux sexes pourvue, dans le mâle, de deux yeux à réseaux, très-grands, réunis entre eux supérieurement, ce qui la rend grosse et arrondie; la femelle, au contraire, a les yeux comparativement très-petits, et par cela même la tète peu volumineuse et aplatie. On remarque à son sommet et en arrière, les petits yeux lisses, situés sur une élévation très-saillante. Les antennes sont à articles grenus, comprimés sur les deux faces dès leur insertion. Le protliorax est peu étendu d’avant en arrière, concave de ce dernier côté, et emboîtant le bord antérieur et convexe du tergum, du mésothorax, qui est très-relevé dans la femelle; l'écusson de ce même anneau thorachique est peu développé, mais assez saillant. Les ailes sont nues, membraneuses, horizontales, assez développées et assez profondément échancrées à leur base, sans cuillerons apparents. Les balanciers, insérés sur un métathorax rudimentaire, représentent de courts filets terminés par une petite masse de forme ovale et aplatie. Les pattes ont une longueur moyenne, les postérieures plus étendues, les antérieures à cuisses renflées et à jambes terminées par une pointe qui est beaucoup moins apparente aux jambes des autres pattes. Enfin, dans toutes, les tarses de cinq articles diminuant progressivement , le dernier ou le moins long . étant terminé par deux crochets et trois pelotes spongieuses. L’abdomen est allongé, plus étroit dans les mâles que dans les femelles. Les Bibions ont été étudiés sous plusieurs rapports par Réaumur, qui nous a transmis des détails curieux sur leurs mœurs.

Les sexes diffèrent beaucoup entre eux, ce qui los a fait considérer, par plusieurs classificateurs, comme des espèces distinctes. L’accouplement dure plusieurs heures. et dans cet acte, le mâle ne se tient pas sur la femelle, mais est placé bout à bout, de sorte que le corps de l’un et celui de l'autre sont sur une mèinc ligne, et paraissent n'en faire qu’un. La jonction est telle, qu'ils

ne se séparent pas ordinairement lorsqu'on vient à les saisir, et que la femelle emporte dans l'air le mâle qui lui reste uni. La femelle est fécondée, et les œufs paraissent être déposés par elle dans la terre; les petites larves qui en naissent s'introduisent dans les bouses de vaches et y vivent jusqu'à leur transformation en nymphes. Elles sont apodes, semblables, par la forme générale de leur corps, à de petites Chenilles, et pourvues de poils, assez rares, dirigés en arriére ; on croit qu'elles changent plusieurs fois de peau, pour passer à l'état de nymphes; elles se dépouillent de cette peau de Ver, à la manière des Chenilles, lorsqu'elles deviennent chrysalides. Elles s'enfoncent aussi à cette époque dans la terre, et, six semaines après, environ, arrivent à l'étal d'insecte parfait. Leur apparition a lieu au printemps, à deux époques différentes, qui répondent assez exacte-, tement à la fête de saint Marc et à celle de saint Jean, ce qui a valu à ces Insectes Te singulier privilège de porter les noms de Mouche de Saint - Marc et de Mouche de Saint- Jean. — Leur démarche et leur vol sont lourds. On les rencontre souvent en grande abondance sur les Arbres fruitiers auxquels ils n'occasionnent aucun dommage, ainsi que le vulgaire ignorant l‘a plus d'une fois pensé. Le G. Billion se compose d’un assez grand nombre d'espèces. Meigen en décrit seize habitantes de l'Europe, parmi lesquelles nous citerons :

Le B. précoce - H. hortulanus, ou Hirtea hortulana de Fahricius. Il est le même que le B. de Saint-Marc rouge de Geoffroy.

Le B. de Saint-Marc. B. Marci, ou le B. de Saint- Marc noir de Geoffroy, qui ne diffère pas du Tipula Marci nigra de Degéer. C’est celte esp. qui a été observée par Réaumur. Meigen regarde aussi comme lui appartenant V Hirtea Marci et Y Hirtea brcricornis de Fab. Le premieF serait le mâle et le second la femelle. Ces espèces et quelques autres sont très-communes dans nos contrées.

BIBLIOLITE. mu. C’est-à-dire livre pétrifié. Nom trèsimpropre donné à des Schistes ou autres pierres qui sontquelquefois disposées comme les feuillets d'un livre, ainsi qu'à des feuilles incrustées de Chaux carbonalée, qui ne sont que de simples empreintes.

BIBLIS. Biblis. ins. G. de Lépidoptères, établi par Fab., et rangé dans la fam. des Diurnes par Lalrcitle, qui lui réunit le G. Melanitis du même auteur. Les caractères distincts du G. Biblis sont très-peu tranchés et se réduisent aux suivants : antennes terminées en une petite massue allongée; palpes inférieures manifestement plus longues que la tête. Ces Insectes ont beaucoup de ressemblance avec les Vanesses et les Ny inphales; leurs palpes inférieures sont peu comprimées, très poilues, avec la face antérieure de leurs deux premiers articles presque aussi large ou plus large que leurs côtés, et le dernier article n'étant au plus que d’une demi-fois plus court que le précédent ; la cellule discoïdale et centrale des ailes inférieures est ouverte postérieurement. Leurs chenilles ont sur le corps des tubercules charnus et pubescents. Ce G. est peu nombreux, et parmi les esp. qui ont été décrites, une seule présente d’une manière distincte les caractères assignés au G. Celle esp. a reçu

le nom de B. Thadana , Godard ; elle est la même que le Papilio Biblis de Herbst, et le Papilio Hyperia de Cramer (Pap., pl. 236. fig. e, r); on la trouve au Brésil et dans Plie de St. -Thomas. Les autres esp.. au nombre de six et toutes exotiques, décrites dans l’Encyclopédie Méthodique, doivent rentrer, suivant Lalreille, dans les G. voisins. Parmi elles nous remarquerons la B. Jlithyie, B. Ilithyia, ou le Papilio Ililhyia de Cramer (Pap., pl. 213. fig. a, b, le mâle, et pl. 21 i, fig. c. d, la femelle), qui, d'après l'examen attentif qu'en a fait Godard, appartient au G. Yanesse. Celle esp. se trouve à Sierra-Leone ; elle parait habiter aussi la côte de Coromandel.

B1BORA. rept. V. VlYOlA.

B1BRACTËTÉ. bot. Organe accompagné de deux bractées.

BIBREUIL. bot. N. vulg. de YHeracleum Sphondyliutn, L. V. Bebce.

BICAPSULA1RE. bot. Fruit composé de deux capsules réunies.

BICARËNÉ. Offrant deux carènes.

BICAl'DË. Organe terminé par deux appendices représentant deux queues.

BICHAT1E. Bichatia. bot. Ce nouveau G. que Turpio a dédié à la mémoire de l'immortel physiologiste Bichat, appartient à l'organisation microscopique; la production qui le constitue, est éminemment simple et ne se trouve jamais qu'aux surfaces du verre dans les lieux chauds et humides, comme, par exemple, dans les serres. Sa couleur et la forme des masses, vues à l'œil nu, rappellent assez bien le cambiutn en forme de goullelcltes de suif qui sc développent çà et là sur la surface d'un aubier vif et décortiqué. Dans la Bichatie se trouve toute l'explication de la formation du tissu cellulaire, par agglomération de vésicules blanches, transparentes, muqueuses, sphériques, simplement contiguës, en laissant entre elles des vides angulaires, ou devenues hexagones par pression mutuelle, et soudées entre elles sans vides angulaires ; en elle est la preuve de l'individualité de chaque vésicule des tissus cellulaires, puisque chacune d’elles a son centre vital particulier de végétation et de propagation ;cn elle se trouvent encore deux autres preuves : la première que c'est toujours, ou presque toujours à la présence et à la couleur propre de la globuline propagative, contenue dans les vésicules-mères des tissus cellulaires que sont dues les couleurs dont sc revêtent les diverses parties des végétaux; la deuxième, que l'étendue dans tous les sens des masses végétales n’a lieu que par l’accouchement de vésicules nouvelles. Le tissu cellulaire lâche et aqueux de la pulpe de certains fruits, comine par exemple celui du potiron, se forme d'une manière analogue, puisqu'il se compose de vésicules de grandeurs diverses, libres entre elles, et jetées au hasard, les unes sur les autres, comme autant de petites vessies à moitié remplies d’air.

BICHE, mam. Femelle du Cerf. On a étendu ce nom à plusieurs esp. du même G., qui seront mentionnées au mot Cerf.

BICHE, pois. S. deScomhre et de Carcharias.

BICHEME. Bichenia. bot. G. de la fam. des Synanthérêes, institué par Don pour une pl. récemment ap-

portée du Chili. Ce G. est facile à distinguer à son aigrette dont les rayons sont disposés sur trois rangs et pénicellés au sommet, aux fleurons ligules de la circonférence. qui ont la lèvre extérieure pourvue d’un nombre indéfini (dix à quinze) de nervures. LeBichenia avi va a été trouvé près de Coquimbo.

BICUER1NO. bot. Nom que porte aux environs de Florence un petit Champignon coriace, figuré par Micheli (A'dr. Gen., f. 70, t. 9), et qui appartient au G. Polypore.

BICHET. bot. S. de Rocou.

B1CHIOS, BICUO oc B1CIOS. intrst. Nom qu’on donne, en Guinée, au Dragoneau qui s’introduit dans les chairs.

BICflIR. MUS. F. POLYPTtRE.

BICHON, «am. Race de Chiens domestiques, provenue du croisement du petit Barbet et de l’Épagneul.

BICHON DE MER. échi*. Balati.

BICIPITÉ. bot. Épithète par laquelle on désigne la carène des fleurs légumineuses, quand les deux pièces qui la constituent sont soudées aux deux extrémités.

B1CLE oc BIGLE, mam. Nom donné, en Angleterre, à une race de Chiens qu’on emploie pour la chasse du Lièvre.

BICONJUGOÉ. Même chose que Bigéminé.

BICORNE, itïtest. Nom donné, par quelques auteurs au G. découvert et décrit par Sulzer sous le nom de Dilrachycères. F. ce mol.

BICORNE, bot. Ventenat a donné ce nom, à cause des deux prolongements situés à la base des anthères de la plupart des pl. qui la composent, à la fam. que Jussieu appelle Éricinées.

On donne aussi le nom de Bicorne au Marlynia annua .

BICQDEBO. ois. V. Pic vert.

BICUCILLA. bot. Nom générique sous lequel Borekhausen a désigné une esp. qu’il a séparée du G. Fumeterre, le F. fungosa, d’ Alton. C’est YAdlutnia de De Candolle.

B1CUCIILLATA. bot. Marchand avait ainsi nommé une esp. de Fumelerre, le F u maria cucullarin, placé par De Candolle dans le G. Dicfytra, dont il est, par conséquent, synonyme.

BICI IRASSÉS. bipeltata. CREST. Latreillea divisé le second ordre des Crustacés, celui qu’il a nommé StomapodcN.en deux fam., les unicuirassés et les bicuirassés. Ceux-ci ont pour caractères : test divisé en deux boucliers dont l’antérieur, très-grand et plus ou moins ovale, forme la tète; le second, répondant au thorax, est transversal, anguleux dans son pourtour; il porte les pieds-mâchoires et les pieds ordinaires; ces pieds, à l’exception au plus des deux postérieurs, et les deux derniers pieds mâchoires, sont grêles, filiformes, pour la plupart très-longs et accompagnés d’un appendice latéral, cilié. Les quatre autres pieds- mâchoires sont très-petits et coniques. La base des antennes latérales n’offre point d’ccaille; les mitoyennes sont terminées par deux filets. Les pédicules oculaires sont longs; le corps est très-aplali, membraneux, transparent, avec l’abdomen petit, et sans épine àla nageoire postérieure; celle fam. ne comprend qu’un seul G., Phillosotna ,

Leach. dont toutes les esp. habitent les mers orientales et l’Altantiquc.

BlCl’SPIDE. Organe muni de deux épines ou pointes.

B1DACTYLE. ois. Nom employé quelquefois pour Didactyle.

BIDENT. Bitlens. bot. G. de la fam. des Corymbifôres de Jussieu, de la tribu des Hélianlhées, de Cassini; Syngénésie égale, L. — Les folioles de l’involucrc sont disposées sur deux rangs : les extérieures ordinairement plus longues. diffbrmeB et étalées; le réceptacle est plan, garni de paillettes. Au centre sont des fleurons tubuleux, hermaphrodites ; à la circonférence des demifleurons neutres, d’autres fois staminiféres. ou enfin ils manquent quelquefois, de manière à ce que la fleur soit alors entièrement flosculeusc. Les akènes sont comprimés, quadrangulaires, surmontés de deux à cinq arêtes persistantes et rudes au loucher, à cause des petits crochets recourbés qui les garnissent. — Les espèces de ce genre sont des Plantes presque toutes herbacées, à feuilles opposées, dont le contour est entier ou diversement incisé; à fleurs terminales, solitaires ou disposées en corymhes, dont le rayon est ordinairement jaune, et plus rarement blanc. Les auteurs en avaient décrit environ une vingtaine, nombre que Kunth a presque porté au double dans ses Nova Généra et Specieaf T. iv, p. 230-939, tab. 581. La plus grande parliedcs esp. est donc originaire d’Amérique. Il nous suffit ici d’en décrire deux, les seules, avec quelques var„ qui croissent dans nos environs. L’une est le B. tripartila, L., dont la tige cylindrique, cannelée, branchue et rougeâtre s’élève jusqu’à deux pieds. .Ses feuilles, divisées en trois ou cinq folioles oblongues, dentées, imitent celles de l’Eupatoire ou du Chanvre; ses fleurs, garnies de quatre à cinq bractées presque entières et plus longues qu’elles, sont jaunes, droites et presque flosculeuses. Dans l’autre, le B. cernua , L., qui est moins haute, les feuilles sont embrassantes, presque réunies par la base, ovales, lancéolées, dentées en scie et glabres, et les folioles de l’involucre, colorées en leur bord, paraissent, en grandissant, former une couronne de demi-fleurons. Toutes deux se rencontrent dans les lieux aquatiques.

Adanson a étendu le nom de Rident à la dixième et dernière section de sa fam. des Composées.

RI DENTÉ. Oui porte deux dents.

Bf DI. bot. S. de Crypsis acuteata.

BIDI-R1DI. ois. Esp. du G. Gallinule.

BID1G1TË. bot. Une feuille est bidigitée quand elle est composée de deux folioles qui terminent le pétiole à la manière des doigts et non disposées de chaque côté.

BIDON A. bot. F. Acontia.

BIKBER. «am. S. de Castor.

BIKBERSTEIME. bot. Biebersteinia. G. de la fam. des Zygophyllées, ayant pour caractères : un calice à cinq sépales; cinq pétales; dix étamines hypogynes, à filaments suhulés un peu velus, à anthères oscillatrices; cinq ovaires réunis à la base, distincts au sommet; cinq styles; carpelles inonospermes. «ari liées intérieurement. Les deux esp. décrites jusqu’à ce jour appartiennent à l’Asie : ce sont des pl. herbacées, vivaces, à feuilles alternes, à rameau terminal simple, et couvert de poils glanduleux.

BIELLOUGB. mai. V. Béicga.

BIEN-JOINT, bot. V . Benjoin.

BIÈVRE. i ah. $. anc. de Castor.

BIÈVRE, ois. S. viilj;. de Grand Harle.

BIF. «AM. Prétendu produit de l'accouplemeut du Taureau avec l'Anesse.

BIF. ois. S. d'Orfraic. V. Faucon.

BIFAR1É. liifariua. bot. Terme par lequel on désigue la disposition des parties de la pi., qui se développenlcn deux séries ou tiles assez régulièrement opposées.

B1FENAIRE. Hifenaria. bot. G. de la fam. des Orchidées, institué par le professeur Lindley, pour une épiphyte nouvelle, originaire de Deinerary, qu’il n*a pu placer dans aucun des G. existants. Caractères : sépales étalés, libres et presque égaux : les latéraux un peu otiliques à leur base et soudés avec le prolongement inférieur du gynoslêine ; pétales de moitié moins grands que les sépales; labclle articulé avec l'extrémité inférieure du gyuostème, qui est mucronée, en forme de capuchon, et composé de trois loties dont l'intermédiaire calleux; gynoslème court, demi-cylindrique et mulique de même que l'anthère qui otfre en outre une sorte de crête ; quatre masses |Killiniqucs disposées par paires; deux caudicules distinctes cl enduites d'une matière visqueuse; glandule oblongue.

La B. orangée, B. aurantiaca, seule esp. connue, offre l’aspect d'une Oncidie; son pseudohulbe est presque rond, comprimé, couronné par deux feuilles oblongues, plissées, acuniinées, d'un vert intense en dessus, plus pâles en dessous et marquées de taches nombreuses brunâtres; sa hampe, qui prend un peu plus de hauteur que les feuilles, s'élance de la base latérale du pédoncule; elle est articulée par des écailles engainantes et terminée par une belle grappe de dix ou douze fleurs d'un jaune doré, picoté de rouge orangé, et portées chacune sur un pédicelle qu'accompagne une petite bractée. Cette jolie plante a été envoyée en 1853 au duc de Dcvonshire, et fait partie de sa collection.

BIFF.UILLE. annEl. Dicquemare a décrit et figuré, sous ce nom, un très-petit animal marin, presque microscopique, qu'il recueillit au Hâvre : la figure qu'il en donne est trop incorrecte et la description trop vague pour qu'on puisse, avant de nouvelles observations, rien décider sur la place qu’occupera cet Animal dans la classe des Anuélides, à laquelle il parait certainement appartenir. Blainville cependant, afin de l'introduire d'une manière provisoire dans le système, propose de lui appliquer le nom générique de Bosacella, et d'appeler Dicquemartiana l'esp. dont Dicquemare a parlé. Quoi qu'il en soit, les caractères conuus de cet Animal sont de vivre en société, c'est-à-dire, groupé autour d’un axe commun, de manière à représenter une sorte de rosette de couleur blanche et translucide; celte rosette résulte d'un plus ou moins grand nombre de tuyaux cylindriques plus déliés à leur extrémité, libres jusqu'à leur base autour de laquelle ils s'insèrent à la manière des (létales d'une Rose ; il sort de chaque tuyau un tube membraneux, transparent, d'une couleur verte très-foncée, évasé en entonnoir, de l’intérieur duquel s'élève par intervalles une autre tige de même couleur, très-allongée et très-gréle, terminée par un bouton qui

se déploie et figure alors deux feuilles. Le moindre attouchement fait contracter à l'instant ces parties qui rentrent dans le tube. Blainville suppose que les deux feuilles représentées par Dicquemare ne sont autre chose que des branchies, et qu’elles sortent plutôt de la partie inférieure de la tige que de son centre. La présence de ces deux feuilles, que nous regardons aussi comme branchies, la place qu'elles occupent à la partie antérieure du corps, ainsi que l'existence d'un tube naturel, permettent de rapprocher ces animaux du G. Serpule, tel que l'a établi Savigny.

RI FEUILLE. bot. On donne quelquefois ce noin. qui n'est qu'une traduction de l'épithète spécifique latine, au Majanthemum bi folia qui était un Muguet, Cottrailaria de Linné, ainsi qu’à YOrchi» bifolia , L., et aux Ophrys cordata et iHxludosa du même naturaliste.

BIFORE. Bifora. bot. Hoffmann a décrit, sous le nom de Bifora, le Coriandrum leaticulatum de Linné, dont il a fait un G. nouveau, adopté ensuite par Sprengel qui l'a nommé Biforin. Ce G. se distingue surtout des Coriandres dont il a le port, par son involucre et ses involucelles ordinairement composés d'une seule foliole; par ses pétales égaux, les extérieurs n'étant pas plus grands; par ses fruits didymeset verruqueux dont la commissure est un peu creuse et percée de deux trous vers son sommet ; de là le nom de Bifora.

L'esp. unique, B. dicocca , Hoffm., umb. 1D2, Biforù testiculata , Sprengel, est, comme nous l'avons dit. le Coriandrum teaticulatum de Linné, petite p|. annuelle et délicate dont la tige est anguleuse, avec les feuilles décomposées en lanières linéaires, lancéolées, aigues, qui croit dans les moissons des contrées mer. de l’Europe.

B1FORÈ. Biforatu*. bot. On le dit de tout organe porté de deux trous, telles que sont les anthères dans les Erica. Cassini a qualifié hiforéc la Calatliide quand elle est composé*! de deux sortes de fleurs différenlrs quant à la forme. Telles sont les Coréopsides.

BIFORIS. bot. y. Rirons.

BIFRE. mai. y. Bièvre.

BIFURQUÉ, bot. Nom donné comme français, par Beauvois, aux Mousses du G. Dicrane.

BIGARADE, bot. Var. d’Orangcr.

BIGARRÉ, sept, et pois. Nom spécifique d'un Tupinamhis, d'un Spare et d’un Chélodon.

BIGARREAU, bot. Var. de Cerises; l'arbre qui la produit est nommé Higarreautier. y. Cerisier.

BIGELOW1E. Bigclowia. bot. G. de la fam. des Synant Itérées, établi par De Candollc, pour cinq ou six plautes que les botanistes avaient considérées jusque-là comme des esp. américaines du G. Cbrysocome. Caractères : calatliide composée de trois àcinq fleurs, homogame ou hétérogame par la présence d'une seule languette femelle; réceptacle étroit, portant entre les fleurons une squame sétacée, un peu large à sa base, égalant en longueur les akènes; aigrette poilue, rigide et «cabre. Toutes les esp. de ce G. qu'il ne faut pas confondre avec celui auquel Sprengel a donné le même nom, et qui n'esl qu'une division du G. Spermacoce, sont her bacées et vivaces; elles ont leurs feuilles alternes, en-

Itérés, oblongues ou linéaire*, leur* calathides disposées en corvmbes et composée* de fleurons jaune*. — Sprengel avait donné précédemment le nom de Bige/otria, à un G. de la fam. des Ruhiacées qui s'est trouvé être le même que le G. Borreria de Meyer.

BIGÉMINÉ. Bigcminatuê. bot. Ce mot désigne les feuilles composées, dont le pétiole commun se divise en deux rameaux chargés chacun de deux folioles. Les Heurs sont bigéminées quand il y en a quatre disposées deux à deux sur un pédoncule commun.

BIGËNÉR1NES. Bigenerinœ. MU» G. de Coquilles fossiles, établi par d’Orbigny. et dont l'animal eût appartenu à l'ordre des Céphalopodes. Les coquilles sont chambrées, microscopiques; les cellules sont simples et disposées en deux série* alternatives. On trouve les Bigénérine* en grande quantité dans le calcaire coquillier.

BIGITZ. ois. S. de Vanneau.

BIGLE, mai. V. Bicle.

B1GNI. *oll. Nom donné par Adanson à une petite Coquille que Murray, Bruguière et Dillwyn ont rapportée au Buccinum nititlulum de Linné.

BJGNONE. Bignonia. bot. Ce G. forme le type de la fam. de* Bignoniacées. Voici ses caractères, tel qu'il a été limité par Jussieu qui en a retiré plusieurs esp. pour en faire les G. Catalpa et Tecoma : le calice est campanulé, à cinq dents, quelquefois à peine marquées. La corolle est monopétale; son tube est très-court; son limbe est en cloche allongée, partagé à son sommet en cinq lolies inégaux, formant deux lèvres : les étamines sont au nombre de quatre, fertiles etdidynames, accompagnées d’un filet stérile, qui est l’indice d’une cinquième étamine avortée; le style est terminé par un stigmate hilamellé; la capsule est allongée et en forme de silique, à deux loges séparées par une cloison qui est parallèle aux valves; les graines sont imbriquées, membraneuses sur leurs bord*, disposées sur deux rangées longitudinales. Le G. Bignone se compose d’Arbres ou Arbrisseaux, souvent grimpants et munis de vrilles, qui se plaisent particulièrement dans le* contrées chaudes du globe; leurs feuilles sont opposées, quelquefois simples, d'autres fois ternées, digitées ou pennées; le* fleurs forment, en général, de grandes panicules axillaires ou terminales. On compte aujourd'hui plus de quatre-vingt* espèces appartenant à ce genre.

On en cultive plusieurs dans les jardins : tels sont le B. de l’IIe de Norfolk. B. pandorea, joli Arbrisseau sarmenteux, fi feuilles persistantes, pennées, composées de cinq A sept folioles elliptiques et dentées, luisantes; ses fleurs, blanches ou lavées de pourpre, forment des grappes axillaires. On le cultive en terre de Bruyère, dans la serre tempérée. — Le B. de la Chine, B. grandiflora, W., remarquable par ses fleurs safranées, dont la corolle et le calice sont de la même longueur, et qui forme un Arbuste également sarmenteux et grimpant. Le B. Catalpa, L., forme le G. Catalpa de Jussieu. Les B. étant et radicans appartiennent, avec quelques autres, au G. Tecoma du même auteur. Ce dernier, cultivé en pleine terre dans plusieurs parties de la France, est presque naturalisé dans certains cantons des Landes,

où il fait l’ornement de quelque* haie*, et sert à couvrir le* tonnelles des jardins.

BIGNONIACÉES. Bignoniaceœ. bot. Celte famille appartient an groupe de* Dicotylédones monopélales dont la corolle est hypogvne; voici les caractère* généraux de# O. qui *’y trouvent réunis : les Bignoniacées sont des Arbres, des Arbrisseaux, ou plus rarement des pl. herbacées, dont la tige est souvent harmonieuse et garnie de vrilles; leurs feuilles, ordinairement opposées ou ternées, sont rarement alternes ; le plus souvent elles sont composées, soit digitées, soit imparipennées; il est fort rare d'en trouver qui soient entières; leurs fleurs offrent une inflorescence très-variée; tantôt elles sont solitaires et terminales, tantôt elles sont réunies en épis ou en grappes axillaire* ou terminales; leur calice est monosépale, souvent persistant; quelquefois il est campaniforme ; d'autre* fois il ressemble à une sorte de spathe unilatérale; son limbe présente cinq divisions plus ou moins profondes ; la corolle est toujours monopétale, hypogvne et irrégulière; sa forme est très- variée; le limbe est ordinairement à cinq divisions inégales, disposées en deux lèvres; les étamines sont fréquemment au nombre de quatre, didynames, accompagnée* ou non d'un filet stérile, qui est l'indice d'une cinquième étamine avortée; plus rarement on n'en rencontre que deux de fertiles, le* autre* étant restée* rudimentaire* ; dans quelques genres, les cinq étamines sont égales et fertiles; les anthères sont toujours à deux loges qui «'ouvrent par un sillon longitudinal ; l’ovaire est libre, appliqué sur un disque hypogyne, et offre le plus souvent deux loges, plus rarement une seule, ou un nombre plus considérable. Nous ferons remarquer ici que tous les botanistes, jusqu’à ce jour, se sont trompés, à notre avis, en attribuant au G. Mar - //ma un ovaire à quatre ou cinq loge*. Ce G. a certainement l'ovaire uniloculaire; mais les deux trophospermes qui sont pariétaux, ayant leur surface interne très-sinueuse, semblent partager la cavité du péricarpe en plusieurs loges, ce qui n'arrive pas. Gartner lutméme, qui attribue au G. Martynia une capsule, à cinq loges, dans la coupe transversale qu'il donne du A/<irtynia annua , t. 110, fig. e, la représente à une seule loge dans laquelle on voit saillir deux trophospermes bipartis. Chaque loge contient ordinairement plusieurs ovules; le style est simple et se termine par un stigmate le plus souvent hilamellé.

Le fruit se présente dans la plupart des genres sous la forme d'une capsule, uni ou biloculaire, s’ouvrant en deux valves, soit dans toute leur longueur, soit seulement par leur sommet ; d’autres fois ce fruit est une sorte de drupe sèche, à une ou plusieurs loges, terminée quelquefois par une longue pointe; les graines, quelquefois munies d'appendices membraneux, en forme d'ailes, renferment, sous un épisperme souvent double, un embryon dressé, un peu comprimé comme les graines.

Tels sont les caractères généraux qui distinguent la fam. des Bignoniacées, ainsi que nous allons tout à l’heure la circonscrire, en énumérant les différents G. que nous pensons lui appartenir.

De Jussieu avait divisé les G. de la fam. des Bigno-

niacées en trois sections. Dans la première, il plaçait ceux dont le fruit est une capsule bivalve, et dont la tige est herbacée ; les G. Chelone, Setiamum et Incarvillœa y étaient réunis. La seconde section renfermait ceux de ces G. à capsule bivalve, dont la tige est ligneuse, savoir : Mitlingtonia, Jacatamla, Catalpa, Tecoma et Bignonia. Enfin, il plaçait dans la troisième les G. dont la capsule ligneuse s'ouvre seulement |>ar son sommet, et dont la lige est herbacée; on y trouvait lesG. Tourretia, Martynia, Craniolaria et Pedalium.

Venlenat, dans son Tableau du Règne Végétal, a adopté la fam. des Bignoniacées, telle à peu près que de Jussieu l'avait établie. Cependant il en a retiré, avec juste raison, les G. Chelone et Penstemon , pour les placer parmi les Scrophulariées, dans lesquelles elles doivent demeurer. Mais il ne fit aucune mention des G. un peu obscurs, Incarvillœa , Millingtonia et Craniotaria.

Brown, dans son savant Prodome de la Flore de la Nouvelle-Hollande, fonne sa fam. des Bignoniacées uniquement avec la seconde section des Bignones de Jussieu, à laquelle il joint, mais avec doute, le G. Incar villœa. Cet auteur ne dit pas ce qu'il fait des G. de la troisième section, à l’exception du Pedalium, qui, avec le Josephinia de Venlenat, constitue, dans le Prodrome, [ la nouvelle fam. des Pédalinées.

Le travail le plus récent et le plus complet sur la fam. des Bignoniacées est celui de Kunth, publié dans le Journal de physique, décembre is 18. Dans cet important Mémoire, l'auteur s’efforce de prouver que la nouvelle fam. des Pédalinées, établie par Brown, doit être de nouveau réunie aux vraies Bignoniacées dont elle offre tous les caractères. Le fruit multiloculaire et indéhiscent, d'après lequel Brown a surtout établi celle famille, sc rencontre, suivant Kunth, dans plusieurs autres G. des vraies Bignoniacées. Nous ne saurions partager entièrement cette opinion, puisque nous avons observé que, dans le Martynia , le fruit est réellement biloculaire et non multiloculaire. Il en est de même dans le Sesantum. Avant sa maturité, le fruit n’est jamais qu'ci deux loges, et ce genre nous parait avoir plus de rapport avec les Pédiculaires qu’avec les Bignones. Quant au G. Cobœa que Kunth place parmi les Bignoniacées, nous le croyons beaucoup mieux entouré dans les Polémoniacées où Jussieu l'avait mis précédemment.

Voie», selon nous, l’énumération des G. qui appartiennent aux vraies Bignoniacées :

{* Bigxovi acées traies, Kunth. Graines ailées.

k. Tige herbacée.

Jncarcillœa, Jusa.; Tourretia , Dombey.

p. Tige ligneuse.

Catalpa , Juss.; Tecoma , Juss.; U i g ho nia , Jusa.; Oroxilnm , Vent. ; Spathodea, Beauv. ; Amphilobium, Kunth.; Jacaranda , Juss.; Platycarpum, Bon pi. ; Eccremocarpus, Ruiz et Pavon.

•j-j- StSABÈES, Kunth. Graines dépourvues d’ailes.

Sesamum , L.; Martynia , L.; Craniolaria, L.

Quant aux G. Pedalium et Josephinia , n'ayant pu étudier par nous-mêmes la structure de leur fruit, nous en traiterons au mol Pédalinées.

BIGORNEAU ou BIGOURNEAU. eoll. Sur quelques parties de nos côtes, vers l'Océan, on nomme ainsi la Coquille appelée en d’autres lieux Vigneau ou Vignot, et en Batavie Alykruik ou Aliekruk. C'est le Turbo littoreus de Linné, esp. de Paludine marine du sousgenre Liltorine. Selon Favart d’Herbigny, c’est à des Nërites que Delon appliquait le nom de Bigorneau.

BIItAl. bot. Esp. du G. 1/cliconia que Linné regardait, dans les premières éditions du Species Planta rum , comme la pl. mère des Musa paratlisiaca et sapientium , considérant ces deux Végétaux indiens comme des Uibrides provenus d’une pl. américaine.

BIHIMITROU. bot. V. Bois b'Akisett*.

BIIIOIl ET BIHOIR. ois. V. Dehors

BIHOREAU, ols. Esp. du G. Héron, type de la race ou division qui renferme, dans la méthode de Lesson, les esp. à plumes roules, longues et minces, implantées dans l’occiput, au cou de longueur médiocre, au bas de la jambe emplumé -Les faux bihoreaux, qui, dans la même méthode, forment une autre race, ont le bec assez court, élevé, épais à la base du cou, sans plumes allongées, les tectrices alaires effilées, plus longues que la queue, les jambes à moitié nues.

DIJON, bot. Térébenthine très pure, provenue du Pin maritime.

BIJUGUÉ. bot. Les feuilles sont bijuguées ( folia bijuguata) quand le pétiole commun porte deux paires de folioles.

BIKERA. bot. S. de Tetragonochela.

BIKKIE. Bikkia. bot. G. de la fam. des Rubiacécs, institué par le professeur Reinwardt, pour une pl. qu'il a observée dans les lies Pacifiques. Caractères : tube du calice turbinalo-oblong, anguleux, à huit côtes étroites, dont quatre en forme de carène et quatre en forme de suture; le limbe est divisé en quatre parties linéaires lancéolées; la corolle est tel ragonc, en massue, avec son limbe 4-fide. Les quatre anthères sont linéaires, ne dépassant pas le limbe de la corolle; la capsule est ovale, déhiscente par le sommet, A deux valves bifides supérieurement, à deux loges bordées donnant l'apparence de quatre; les placentas sont étroits, un peu prominules; les semences très-nombreuses, petite.*, comprimées et crélées. La seule esp. reconnue et à laquelle on a donné trois variétés bien distinctes, est un arbrisseau à rameaux glabres, à feuilles obovales. obtusiuscules, pétiolées, accompagnées de petites bractées tronquées et engainantes; à pédicelles axillaires, solitaires. portant chacune une fleur blanche.

RII, AIMÉ Bilabiatus. bot. Organe, soit calice, soit corolle, dont les découpures priucipales offrent deux lèvres ordinairement inégales, l’une supérieure, l’autre inférieure.

BILAC. Bilacus aubilanu». bot. L’arbre nommé ainsi dans Rumph(T. i, lab. 81), est, suivant Linné, le Craera Marmelos, distingué maintenant sous le nom générique d’F.glé.

RI LAMELLE. Bilamellatus. bot. Organe qui secom pose de deux lamelles contiguës et susceptibles de s'ouvrir et de sc séparer.

BILBIL. ois. S. de Sylvie Troglodyte.

B1LDSTE1N. niv C'est-à-dire pierre de sculpture. V. Talc grafiuole.

BILE. zool. Humeur sécrétée du sang dans le foie et reçue dans un organe particulier appelé la vésicule du fiel, d’où elle s’épanche ensuite dans le duodénum. Il y a des Animaux qui n’ont point de vésicule; alors la Bile ne séjourne pas dans le foie : elle ne fait que le traverser pour se rendre directement dans le duodénum. Celle humeur est liquide, visqueuse, limpide, mais ordinairement colorée en jaune ou en vert , fortement amère et tout à la fois sucrée, d’une odeur particulière qui. par une certaine altération, se rapproche de celle du Musc; d’une pesanteur spécifique un peu supérieure à celle de l’eau. La Bile est soluble dans l'eau et dans l'Alcool; elle dissout à son tour les matières grasses; elle perd sa transparence par la présence d’un peu d'acide. Sa composition varie chez les diverses espèces d’ Animaux qui la produisent; en général elle donne à l'analyse : de l’Eau, du l*icromel,une matière résineuse à laquelle on attribue l’odeur, la saveur et la couleur de la Bile; de l'Albumine, une matière jaune soluble dans les Alcalis, de la Soude, des Phosphate, liydrochlorale et Sulfate de Soude, del’fiydrochlorate de Potasse, du Phosphate de Chaux et de l’Oxyde de Fer. On n’est pas encore bien d’accord sur les fonctions que remplit la Bile dans l’économie animale; il parait qu’elle aide la digestion duodénale conjointement avec le suc pancréatique; toutefois la rupture de ses proportions amène celle de l'équilibre dans les organes, et devient la cause d'un grand nombre de maladies. On a mis à profit la propriété qu'a la Bile de dissoudre la graisse pour l'employer ù enlever les taches de cette matière sur les étoffes, sans en altérer les couleurs; les peintres font quelquefois usage de la Bile dans leurs teintes; enfin elle entre dans plusieurs préparations médicamenteuses.

B1LIMBI. bot. Ksp. du G. Arerrhoa. F. Carasbolier.

BILINONTIA. bot. S. de Jusquiame.

B1LLARDIÉRK. liillardiera. bot. G. dédié par Smith au savant botaniste voyageur Labillardière, auteur de la Florede la Nouvelle-Hollande et des Décades des PI. de Syrie. Ce G. fait partie de la fam. des Pittosporées, établie par Brown. Il offre les caractères suivants : son calice est campanulé. formé de cinq sépales distincts, égaux et terminés en pointe; sa corolle se compose de cinq pétales un peu soudés par leur hase et semblant, au premier abord, constituer une corolle monopétale, longuement tubuleuse, dont le limbe serait à cinq divisions réfléchies ; ses étamines, au nombre de cinq, sont alternes avec les pétales, et généralement plus courtes; elles sont insérées sous l’ovaire. Celui-ci est libre, allongé, à deux loges, renfermant chacune un grand nombred'ovules disposés sur deux rangées longitudinales. Le style est très court, terminé par un stigmate qui semble bilobé. Le fruit est une baie à deux loges, tronquée au sommet, contenant plusieurs graines comprimées, dont l’endospcrme dur et corné, ayant la même forme que sa graine, renferme près du hile un embryon extrêmement petit. — Ce genre se compose de cinq ou six esp. qui sont des arbustes tous originaires de la Nouvelle -Hollande, ayant leur tige quelquefois étalée, d'autres fois grimpante; les feuil-

les alternes et dépourvues de stipules; les fleurs axillaires et pédonculées. souvent solitaires, plus rarement réunies au nombre de trois ou quatre. Quelques esp. sont cultivées dans nos serres tempérées; tel est le liillardiera scandent, petit arbuste grimpant, peu élevé, ayant les feuilles ovales, aigués, irrégulièrement dentées, velues inférieurement; les fleurs grandes, blanches, portées sur des pédoncules solitaires , velus, qui naissent ù l’aisselle des feuilles supérieures. Le fruit est une haie très-obtuse, de couleur violette. C’est, à ce qu'il parait, le seul fruit pulpeux, bon à manger, que les voyageurs aient, jusqu’à présent, trouvé sur les côtes de la Nouvelle-Hollande.

On cultive aussi le B. lottgiflora, distinct par scs feuilles plus petites, glabres, ciliées sur leurs bords.

Le G. Bii.laroiera de Smith est mentionné sous le nom de Labillardiera, dans Riemer et Schultes.

Quant au G. Billaidiera de Wahl, c’est le Frœtichia de Willdenow.

BILLBERGIE. Billbcrgia. bot. G. de la fam. des Broméliacées, institué par Thunherg qui lui assigne pour caractères : calice supère à trois divisions, à une seule bractée; trois pétales plus longs que les sépales ou divisions du calice , roulés en tube et garnis d'écailles ù leur hase; six étamines libres, insérées entre les écailles delà base des pétales et des sépales; un ovaire triloculaire,polyspenne, à ovules très-petits; un style filiforme; trois stigmates linéaires, roulés; capsule bacciforme; semences nues. Ce G. que Nées et Martius ont réuni au G. Bromélie. se compose de plusieurs esp. herbacées originaires du Brésil. Lindley dans le Bot. regist. en a figuré jusqu'ici trois, les B. iridi folia, fasciata et pyramidalis; quatre autres sont, par lui , mentionnées dans sa répartition des G. de la fam des Broméliacées.

BILLE D’IVOIRE, moll. Nom vulg. donné par les marchands et les amateurs à la Venus pensy Iranien, Linné, Lucina pensylranica , Lam., à cause de sa blancheur parfaite, surtout lorsqu'elle a été polie.

BILLIN et BILL1NGHAS. bot. S.d'Acerrhoa Bilimbi. V. Carambolier.

BILLON et BILLOUS. bot. Nom donné, dans le commerce, au chevelu des racines de Garance , qui donne une teinture de qualité inférieure.

BILLOTT1E. Billottia. bot. G. de la fam. des Rubiacées. institué par I)e Candolle qui lui assigne pour caractères : tube du calice adhérent à l’ovaire, avec son limbe divisé en cinq ou sept segments; cinq à sept étamines adnées au tube de la corolle ; ovaire recouvert supérieurement d’une urne nectarifère; un style et quatre stigmates. L’avortement réduit le fruit à une seule drupe. Le/?. Psychottyoidesesl un arbrisseau glabriuscule, à feuilles opposées, péliolées. elliptiques et uii peu aiguès : il y a ordinairement, à chaque articulation, quatre stipules caduques. — 11 ne faut pas confondre ce G. avec le Billottia de Colla ( Hort . ripul. p. 20), qui a été fondu dans Te G. Caloihamnus , par De Candolle.

BILOBÉ. fois. Esp. du G. Sparc.

BILOCULINES, Biloculinœ. HOLL. G. de Coquilles fossiles, établi par d’Orbigny, dans la fam. desCéphalo-

podes, et qui appartiennent à la tribu des Agathistègues dont les cellules sont simples et rassemblées en petit nombre, et ramassées comme en peloton. Ces Coquilles sont petites, microscopiques et fort abondantes dans le calcaire Coquillier.

BILOROT. ois. S. vulg. de Loriot d'Europe.

B1L1U.0. bot. Arbre des Philippines, qui parait appartenir au G. Mangifera.

BIMANES, haï. Cuvier qui n’a point séparé, dans son ouvrage intitulé Régne Animal , l'Homme du reste de la création, a cependant établi en sa faveur et parmi les Mammifères, l’ordre des Bimanes que caractérisent, selon lui, des mains aux deux extrémités antérieures seulement. L'Homme ne forme qu’un genre, et ce genre est unique dans son ordre. Nous renvoyons pour les caractères, les modifications particulières et l'histoire de ce G. au mot HoiME.

BIMANES, hift. y. Chirotes.

B1MRELÉ. ois. Esp. du G. Sylvie.

B1NECTARIE. Binectaria. bot. S. de Mimutopa obtuai folia.

BINERIL or BINERY. ois. S. vulg. de Bruant Jaune.

BINERVÉ. Binerratu». bot. Marqué de deux nervures. Ce caractère se retrouve assez souvent sur les feuilles et le* pétales.

BINIA. bot. Noronlia nommait ainsi un G. que Stedman , et après lui. Du Petil-Thouars, ont consacré à sa mémoire sous le nom de Noronhie. y. ce mot.

BINKA. bot. S. A' A rte mi sia vulgaria.

B1NN1 or BINNY. rois. y. Bits?.

BINOCLE. Binoculua. crcst. G. fondé par Geoffroy, et que Latreille a caractérisé ainsi : tête d’une pièce; point de mâchoires; un bec; queue bilobée; deux pattes terminées en crochet*, deux en forme de ventouses, les autres natatoires. Le Monoculua Argulua de Fab. en était le type. Le G. Binocle n’existe plus dans le règne animal, il répond aux Brancbiopodes qui ont deux yeux séparés, et les trois esp. décrites par Geoffroy se classent de la manière suivante : son Binocle h queue en filets appartient au G. Apus, et porte le nom A' A. caticriformia; son Binocle du Gaslérostée constitue le G. Argule, et porte le nom A' A. foliuceua; enfin son Binocle à queue en plumet doit aussi former un G. propre, voisin de celui des Argules, cl pour lequel on réservera, ainsi que l'a fait Duméril, le nom de Binocle. Il se compose par conséquent d'une seule esp., le B. pis eiforme de Duméril , R. piacinua , décrit par Geoffroy sous le nom de B. à queue en plumet. Ce petit Crustacé se trouve dans les ruisseaux : sa démarche est vive et sa queue sans cesse en action. Il vit en société nombreuse dans des mares qui se forment sur des terrains argileux après de petites pluies.

BINTU. ois. S. vulg. de Bruant Ortolan.

BIONDF.LI.A. bot. S. de Gentiane Centaurium, L., et de Daphné Gnidiutn, L. V. Criroxie cl DaphxE.

BIOPlfYTE. Biophytu ni . bot. G. détaché des Oxalides par De Conduite qui l'a caractérisé ainsi : calice â cinq sépales; cinq pétales; dix étamines libres, dont cinq alternativement plus courtes; cinq styles émarginés, bifides au bout; capsule ovale-globuleuse, presque pentagone. La B. sensitive et la B. dendrolde sont deux

Plantes annuelles, originaires la première de l'Inde, Fautrede l’Amérique méridionale.

BIOTIE. Biotia. bot. G.delafam. des Synanthérées, établi par De Candolle qui le caractérise ainsi : calathide radiée, â fleurons femelles et fertiles; ceux du disque sont hermaphrodites et également fertiles; alvéoles du réceptacle obtusément dentées; écailles de Piiivolucre ovales , imbriquées sur plusieurs rangs et serrées : les extérieures graduellement plus longues et plus étroites; stigmates du disque hispides, acuminés et tordus; akènes glabres ou rigidement pubescenls, allongés, à trois côte* ; aigrette garnie de soie» un peu roides, filiformes et un peu inégales. Les cinq ou six esp. que l’on trouve placées dans ce G., l’avaient été précédemment parmi les Aslères et les ffurybies. Ce sont des pl. herbacées, de l’Amérique du nord, qui ont l’aspect des Aslères, les liges dressées.coryinbifères, les feuilles dentelées : les radicales amples et pétiolées; les caulinaires alato-péliolée*. ovales ou oblongues. Les fleurons de la circonférence sont d’un jaune très pâle et ceux du disque d’un jaune d'or. — H. Cassini avait donné le nom de Biotia â une plante qu'il croyait devoir former le type d'un G. nouveau, mais que l’on a reconnue depuis pour l'analogue du Madia Salira.

BIOTINE. mis. Substance volcanique découverte par Moutirelli dans les laves du Vésuve, et qu’il a ainsi appelée du nom d'un savant auquel la cristallographie est redevable de l>caucoup d’applications heureuses. La Biotine a pour forme primitive le rhomboïde obtus, mais le plus souvent elle est en petits cristaux indéterminables; sa pesanteur spécifique est 5,11; sa cassure est vitreuse, légèrement conchoïde; elle ne raye point le verre; elle semble n'éprouver aucune altération de l’action même prolongée du chalumeau; l'acide nitrique détruit l’adhérence de ses parties, mais lie la convertit pas en gelée; scs cristaux sont limpides ou transparents, tirant quelquefois sur le gris ou le jaune de topaze; ils sont ordinairement disséminés dans un aggrégat graniloïdc, renfermant du Pyroxène et du Mica.

BIOCTE. bot. S. vulg. de Peuplier.

BIPAP1LLAIKE. Bipapillaria. moll. G. formé par Lamk. d'après une description et un dessin communiqués par Pérou, qui a découvert cet Animal sur la côte occidentale de la Nouvelle-Hollande. Il appartient aux Tuniciers libres ou Ascidiens du même auteur. Scs caractères consistent en un corps libre, nu, ovale, globuleux, terminé en queue postérieurement, ayant à son extrémité supérieure deux papilles coniques , égaies , perforées et fentaculifèrcs; trois tentacules à chaque oscule. Les deux papilles, qui l'ont fait ainsi nommer, terminent son extrémité antérieure ou supérieure. Chaque papille finit par une oscule, d'où l'Animal fait sortir, comme à son gré, trois tentacules séiacés, roides, un peu courts, dont il sc sert pour saisir sa proie et I.i sucer. Son corps est membraneux, et un peu dur et résistant au tact; il se termine postérieurement en queue de Rat tendineuse et contractile. La seule esp. connue est appelée, par Lamk.. B. australe, B. austmlis.

B1PARIA. bot. S. de Glycire Phaaeoloides , dont la graine rouge est marquée d’une tache noire.

BIPARTI, Biparti lut. bot. On qualifie par ce mot tout organe divisé en deux par une incision qui s'étend au-dessous de son milieu ; c'est ce qui établit la différence entre biparti et bifide, dont le point de section est conduit au plus jusqu'à moitié.

BIPÈDE. Bipes. beft. T. HvstÊiopi.

BIPÈDES, zool. Les Oiseaux soûl essentiellement Bipèdes. Parmi les Mammifères, les Gerboises et les Kanguroos partagent cette prérogative, qui détermine un plus libre exercice des membres antérieurs, avec les Bimanes qui sont les Bipèdes par excellence. Parmi les Reptiles , quelques espèces n'ont aussi que deux pieds.

BIPUORE. Salpa. sou. Les Bipliores sont connus depuis longtemps; il est à présumer que les voyageurs avaient remarqué les longs rubans de feu qui se dessinent en ondoyant dans la mer. pendant la uuit, et qui sont dus à la phosphorescence de ces Animaux, avant que les naturalistes les eussent soumis à leur investigation. Quoique fort remarquables sous plus d'un rapport, ils ne furent pourtant mentionnés d'une manière non équivoque que très-tard, la première fois dans l'Histoire naturelle de la Jamaïque par Brown; il proposa pour eux son G. Thalia que Linné, on ne sait pourquoi, 1 u’adoplo pas; mais, dans la dixième édition du «Vys/ema A aturœ, il rassembla dans un seul les G. Thalia et Arcthusa de Brown, sous la dénomination d'Hololhurie, ce qui mettait de la confusion à la place de la clarté que Brown avait voulu établir dans leur distinction. Dans la douzième édition, la confusion s'augmenta encore par l'addition, dans ce G. Holothurie, des Animaux que Rondelet nommait ainsi {T, HoLorntniB) ; de sorte qu'il présentait l’assemblage vraiment bizarre d’Animaux fort différents. Pallas eut doue raisou de le critiquer dans ses Mélanges de Zoologie et dans son Spicilegia lorsqu'il voulut débrouiller ce chaos. Il proposa de partager les Actinies en deux sortes, celles qui sont fixes et celles qui sont libres; ces dernières n'étaient autres que les Holothuries; mais comine ce nom se trouvait par cela même sans application, il proposa de le donner aux Animaux du G. que Brown avait nommé Thalia. c’est-à-dire aux Bipliores.

Forskalh. auquel ou doit de fort bons travaux sur plusieurs genres de Mollusques, observa un assez grand nombre de Bipliores, et proposa un nouvel arrangement pour les Animaux compris par Linné dans son G. Holothurie ; d'abord au lieu de laisser ce nom aux Bipliores, comme Pallas, il rassembla dans ce genre les Velelles et les Porpites. Il fit des véritables Holothuries un G. qu’il nomma Fistulaire.ct qui correspond aux Actinies libres de Pallas, et enfin créa le G. Priapus pour les Actinies fixes du même auteur. Le nom d'Uololhuiie n'eut donc plus pour lui lamétnc application, et il donna le premier le nom de Salpa aux Animaux que Pallas y comprenait, c'est-à-dire aux Thalides de Brown. Malgré l'élude particulière qu’il avait faite des Salpes, Forskalh néanmoins confondit avec elles des Ascidies, ce qui fut probablement l’origine du rapprochement que l’on fit des Biphores et de ces Animaux. Dans la treizième édition du Syttema \aturœ , Graetin fit, à l’occasion du G. qui nous occupe, un double emploi qui n'est pas le

seul qu’on pourrait lui reprocher; 11 adopta tout à la fois et le G. Salpa de Forskalh en confondant toujours les Animaux Thalides de Brown avec les Holothuries, et le G. Dag)‘$a qui venait d’être créé par Banks et Solander pour un Animal du G. Salpa. Bruguière, sur le prétexte que te noin donné par Forskalh avait appartenu autrefois à un poisson, le changea pour celui de Bipbore, tout en donnant dans l'Encyclopédie des caractères mieux circonscrits à son genre, qui lui permirent d'en écarter deux espèces d’ Ascidies qui y étaient confondues, comme nous l'avons vu. Bruguière ne laissa pas de faire une faute semblable à celle de Gmelin en admettant en même temps, dans les planches de l’ouvrage que nous venons de citer, et les Biphores et les Thalies de Brown; il confondit même avec ce dernier G. les Physales. On ne sait pas quels rapports Bruguière aurait donnés aux Thalies, puisque ce G. n’est mentionné que dans les planches ; quant aux Biphores, il les place dans les Vers mollusques dépourvus de tentacules. Nous ferons connaître à l'article Molm sqie tout ce que cet arrangement a de défectueux. Les Animaux dont il est question étaient généralement peu connus; leurs liaisons avec d'autres analogues étaient difficiles 1 à établir; il n'y a donc rien de bien étonnant que Cuvier, dans son Tableau élémentaire d'Histoire naturelle, en imitant Bruguière quaut au double employait placé, d'une manière peu convenable, le G. Thalic parmi les Mollusques gastéropodes et les Biphores dans une classe toute différente avec les Ascidies dans les Acéphales nus sans coquille. Du moins Cuvier avait conservé ces deux G. dans les Mollusques ; Lamarck ne fit pas de même dans son Système des Animaux sans vertèbres (1801). On trouve bien des Biphores dans la classe des Acéphalés nus; mais il faut chercher les Thalies parmi les Radiaires mollasses. Bosc, peu de temps après, démontra d’une manière évidente le double emploi de Gmelin, Bruguière, etc., et donna quelques nouveaux détails sur les Biphores qu'il avait vus pendant son voyage en Amérique. De nouveaux renseignements, ainsi que de nouveaux matériaux, furent rapportés par Péron de son voyage aux Terres Australes. Des Animaux conservés dans la liqueur, déposés par ce voyageur au Jardiu du Roi, furent anatoniisés par Cuvier qui publia à leur sujet un excellent Mémoire dans les Annales du Muséum. Il confirma l'opinion de Bosc, et il ajouta une anatomie qui mit hors de doute le plus grand nombre des zoologistes, que les Biphores par leur organisation se rapprochent plus des Acéphales que de tout autre type d' Animaux. Roissy adopta celte opiniou et sut pro filer du bon travail de Cuvier lorsqu'il traita ce G. dans le Buffon de Sonnini ; Lamarck lui-même , comme le prouvent les Tableaux de sa Philosophie zoologique, la (urtagea d'abord pour l’abandonner seulement dans son dernier ouvrage, après l’avoir reproduite une seconde fois dans l’Extrait du Cours. Ce respectable savant, après avoir admis les Biphores dans la section des Acéphales nus de ses précédentes méthodes, abandonna tout à fait cette opinion, et dans son dernier ouvrage fit avec les Ascidicns et les Salpiens une nouvelle classe, les Tuniciers (f'. ce mot), qu’il considéra comme formant un type d'organisatiou intermédiaire entre les

Radia ires cl les Vers. A l'exception de Lamouronx, dans l'Encyclopédie*, cl deLalrcilIc, dans ses Familles naturelles du Règne Animal, nous ne connaissons aucun zoologiste qui ait adopté la manière de voir de Laraarck. Cependant avant les trois ouvrages que nous venons de mentionner avait paru un travail très- important sur les Ascidies par Savigny; là se trouve confirmée d'une manière évidente la justesse des rapports assignés au Biphore par Cuvier, et d'après cela nous cherchons en vain à nous rendre compte des motifs qui ont déterminé Lnmart'k à proposer ce nouvel arrangement. Le travail de Savigny a été reproduit, quant à la classification, dans les Tableaux systématiques de Férussac; le G. Biphore avec ses deux sous-G. constitue à la fois la dernière famille de la classe des Ascidies, les Thalies (V. ce mol). Enfin Blainville, dans son Traité de Malacologie, établit dans les Ascidies deux familles; la seconde, celle des Salpiens (y. ce mot), partagée en deux sections, contient dans la première le G. Biphore et daus la seconde le G. Pyrosome qui se trouve de celte manière plus en rapport avec le premier, que dans les méthodes précédentes. Plusieurs autres travaux, quoique moins généraux , ne laissent pas que d'avoir un grand intérêt par la multitude d'observations qui y sont répandues; ce sera donc avec fi uit qu'on consultera le Mémoire de Home, une dissertation de Chamisso qui est fort importante, le chapitre «pii traite de ce G. par Quojr et Gaymard, dans le Voyage autour du monde par la corvette l'Uranie, et enfin des renseignements anatomiques donnés par Van-llassell et par Kuhl. G'esl à l'aide de ces matériaux auxquels il faut joindre l'article Salpa de Blainville, dans le Dictionnaire des Sciences naturelles, que l'on pourra se faire une idée, si ce 11'est complète, du moins assez satisfaisante de l'anatomie des Biphores et des rapports qu’ils ont avec d'autres Animaux analogues.

Les Biphores sont des Animaux cylindroïdes, transparents, gélatineux, plus ou moins allongés, tronqués ordinairement aux deux extrémités, composés d'une enveloppe extérieure subcartilagincuse ou membraneuse que l'on nomme le manteau, et d'une autre partie ou corps qui parait |>ouvoir s'en détacher facilement, comme l'observe Chamisso; de sorte que celte partie extérieure, d'après ce que dit ce savant, serait plutôt un corps excrété, que la véritable peau. Celle-ci formerait alors l'enveloppe même du corps proprement dit ; elle est munie de bandes trausverses plus épaisses; quelques personnes croient que ce sont des bandes musculaires; d’autres, et entre autres Quoy et Gaymard, affirment que ce sont des réseaux vasculaires. Les deux voyageurs que nous citons ayant vu sur le vivant sont assez dignes de confiance. D’après des Animaux conservés dans la liqueur, Blainville avoue qu'il est imposai ble de se décider. Cette membrane, quoique moins épaisse que le corps extérieur, s'en distingue cependant assez bien et s'en détache facilement. Les Biphores ont reçu leur nom des deux ouvertures dont ils sont percés; ces ouvertures terminent antérieurement et postérieurement un canal ouvert dans toute la longueur du corps de l'Animal; elles appartiennent à la face ventrale. La première ou l'antérieure est la plus

grande, die est ordinairement ovalaire ou semi lunaire et pourvue d’une lèvre, sorte d’opercule charnu, pourvu de muscles qui lui sont propres. C'est par celte ouverture que s'introduit l’eau tant pour la respiration que pour la nutrition; le liquide repasse par l'ouverture postérieure dépourvue le plus souvent de la lèvre operculaire et se terminant quelquefois par un tube peu prolongé. Cette longue cavité viscérale offre à l’intérieur l'organe branchial ainsi que les ouvertures buc- | cale et de l'anus; elles sont situées assez près Finie de ! l’autre; la première est une fente étroile. arrondie, garnie d'un petit bourrelet labial qui, d'après Blain- ! ville, serait festonné et même lobé, et le même zoolo- ' giste pense que la partie que Snvigny décrit comme une seconde branchie. pourrait bien n’êlre autre chose que les appendices labiaux, comme ceux des Lamelli- : branches. Comme dans ceux ci, au reste, la bouche conduit presque sans œsophage à l'estomac qui est peu volumineux et enveloppé totalement par une glande irrégulièrement lobée, qui est le foie.L'inleslin qui naît de cet estomac est court ; il fait plusieurs circonvolutions dans le foie et se porte en arrière pour s’ouvrir dans la cavité viscérale, tout près de son ouverture postérieure. Cette réunion d'organes qui, à cause du foie qui les enveloppe, a une couleur particulière, auxquels il faut joindre le cœur et l'appareil générateur, a été désigné par Forskahl sous le nom de Nucléus, qui a été généralement adopté. Quoiqu'il n’ait pas une position absolument constante dans toutes les esp., cependant il est toujours placé postérieurement, et son volume est très variable selon les esp.; ainsi les ouvertures de la bouche et de l'anus, qui sont dépendantes de la position du nuclcus, sont également très-postérieures dans les Biphores.

L’organe de la respiration est fort simple, composé d'un seul feuillet branchial qui s'étend de l’ouverture antérieure de l'Animal jusqu'à la bouche ; elle a la forme d’un triangle scalènc dont la hase est vers le nucléus; elle est placée perpendiculairement dans la ligne médiane; dans plusieurs esp.. on distingue sur elle des stries perpendiculaires, coupées par d'autres obliques. Celle branchie est soutenue par un canal médian, une sorte de bronche, comine dit Blainville, qui porte sans doute les vaisseaux à la branchie. Savigny dit que ce canal contient line seconde branchie que Blainville n'a pu découvrir; les autres auteurs n’en parlent pas.

La circulation se fait d'une manière très -singulière et dont on n'a point encore d'exemple parmi les Animaux. si l’on en croit ce que disent Quoy et Gaymard : le cœur placé à la partie supérieure du nucléus n'embrasse pas l'intestin comine dans les Lamellibranches. Il est fusiforme et paraît dépourvu de péricarde; anléj rieurement, il donne naissance à un tronc unique, fort J gros, médian et dorsal, qui est l'aorte; mais il est triangulaire, et ce qui a droit d’étonner davantage, puisqu'on ne retrouve nulle part rien d'analogue, c'est que ce vaisseau est composé de deux parties semblables, accolées, qui se désunissent au moindre choc; dans ! ce cas alors le sang s’épanche et la vie doit cesser. Ce j fait a besoin d'être affirmé par les deux observateurs J que nous venons de citer, pour être cru. Cette siogu-

Itère aorte, à mesure qu'elle s'avance, fournit des vaisseaux pairs, qui paraissent symétriques, et qui se distribuent au manteau ; elle se termine antérieurement par (rois brandies principales . deux latérales qui se contournent autour de l’ouverture antérieure pour se rejoindre ensuite dans le canal branchial , et la troisième moyenne s'infléchit à l'intérieur du canal médian sur la li|jne où sont placées les ouvertures buccale et de l'anus, et donne des rameaux au manteau. Tous ces vaisseaux se réunissent de tous les points du corps en une seule veine pulmonaire, qui porte le sang au cœur; de sorte que, d'après les observations de Quoy et Gaymard, il n'y aurait à chaque impulsion qu'une partie de ce fluide qui aurait été soumise à l'influence de l'organe respiratoire, et qui, se mélangeant avec l’autre, rentre dans le cœur. Mais un fait très extraordinaire, relatif à la circulation des Riphures, est le suivant : le cœur se contracte en spirale et chasse par ce moyen tout le sang qu’il contient; après l’avoir poussé pendant quelque temps dans l'aorte antérieure, il se contracte tout à coup dans un sens opposé, le fait entrer dans la veine pulmonaire, et il circule dans tout le corps en suivant une direction inverse à la première cl dans les mêmes vaisseaux. Voilà certainement la plus singulière circulation qui existe parmi les Animaux; aussi quelque garantie d’exactitude que nous présentent les observateurs auxquels nous empruntons ces détails, nous pensons qu’ils ont besoin d'élre confirmés pour qu'on les croie sans réserve.

Les organes de la génération sont à peine connus; cependant on distingue quelquefois autour du nucléus un organe granuleux, qui est bien probablement un ovaire; c'est la seule partie que l’on ait pu distinguer. Il est donc bien croyable que les Riphores sont hermaphrodites et que chaque individu se suffit à lui-même comme daos les Lamellibranches. Les Riphores ont la faculté de s'attacher les uns aux autres dans un ordre régulier ; ils peuvent être séparés sans que la vie cesse; cependant cette cliaine d’individus une fois interrompue ne peut plus se réunir. Il y a des individus qui, dès leur naissance, vivent isolés, et quoique provenant d'une esp. bien caractérisée, cet isolement les modifie d'une telle manière, qu'il est fort difficile de les rapporter à leur véritable type spécifique, à moins que l’on n'ait observé deux générations; à cet égard il parait qu'il n'existe pas moins d'anomalie que dans les autres fonctions. Chamisso a observé en effet que les Riphores agrégés donnent naissauce à des individus qui ne le sont jamais, ou vivant isolément , tandis que ceux-ci ne produisent que des Riphores réunis, qui, à leur tour, donnent de nouveau des individus solitaires. Qu’ils soient agrégés ou isolés, les Riphores ne vivent que dans la haute mer et toujours complètement immergés à une profondeur variable; les mers équatoriales en contiennent bien plus que les autres; on en trouve aussi dans la Méditerranée, mais il n'est pas certain qu’ils dépassent cette limite vers le nord. Les Animaux ont une progression lente, qui leur est propre; elle est due au passage de l'eau dans le canal médian ; le liquide actuellement contenu est chassé par l'ouverture postérieure et à l’aide d'une contraction du

manteau; elle ne peut prendre une autre direction, la valvule de l’ouverture antérieure s'y opposant; la force avec laquelle le liquide est poussé au dehors, détermine le fluide ambiant à devenir un obstacle, et l'Animal s'avance par la même raison que l'Oiseau s'élève et que le Poisson nage; la sortie de l’eau agissant ici comme une nageoire. Par un motivemeut de relâchement du manteau, le canal se remplit de nouvean par l’ouverture antérieure, et une nouvelle contraction détermine un nouveau mouvement en avant de l'Animal. On est convenu, par une comparaison assczjustc.de nommer ces contractions alternatives systole et diastole . On ne connaît rien sur le système nerveux de ces Animaux; il est à présumer que leur transparence, qui s'étend à la plupart de leurs organes, est la cause qui l’a fait échapper jusqu’ici à la recherche des observateurs.

Voici les caractères que Dlainville donne à ce G. : corps ohlong, cylindracé, tronqué aux deux extrémités, quelquefois à une seule, et d’autres fois plus ou moins prolongé à l'une ou â toutes deux par une pointe conique rarement caudiforme; les ouvertures terminales ou non; l'une toujours plus grande, transverse, avec une sorte de lèvre mobile, ope roula ire; l'autre plus ou moins tubiforme, quelquefois fort petite, béante. L'enveloppe extérieure, molle ou subcartilagineuse, toujours hyaline, pourvue de sortes de tubercules creux, faisant l'office de ventouses en nombre et en disposition variables, au moyen desquels les individus adhèrent entre eux d’une manière déterminée pour chaque esp. Si le mode d'adhérence était suffisamment connu, ce serait le meilleur moyen de déterminer rigoureusement les esp.; mais l'observation manque sur un certain nombre, de sorte qu'il est presque impossible de ne pas faire de doubles emplois, line autre cause bien faite pour augmenter l'embarras, c'est la différence qui existe entre les individus libres et agrégés d'une même espèce. Cliaiui&so s'est vu, â cause de cela, dans l'obligation de faire une double description pour chaque espèce, exemple qui sera suivi puisqu'il est le seul qui puisse lever tous les doutes. On ne connut d'aliord que peu d'espèces dans ce G.; mais les derniers travaux de Chamisso, et surtout de Quoy et Gaymard, en augmentèrent considérablement le nombre qui est maintenant de plus de trente; il s'augmentera probablement encore beaucoup.

bans sou Traité de Malacologie, Rlainville a porté à huit le nombre des divisions qu’il propose parmi les esp. de Riphores; l’une d’elles renferme le genre Monophore de Quoy et Gaymard sur lequel il existe encore des doutes ( f \ Moxofbore). Dans son article Salpa du Dictionnaire des Sciences naturelles, il les réduit ü cinq; peut-être deux seraient-elles suffisantes, l'une pour les espèces sans appendices, la seconde pour celles qui en sont pourvues.

t EsP- tronquées aux deux extrémités, s'agrégeant circulairemenl et ayant l’anus très-éloigné de la bouche.

B. mit. S.pinnata , L., Gmel., p. 521», n° 2; ibid. , Lamk., Anim. sans vert. T. ni, p. 110, n° 2; ibid., Forskahl, Ægjrpt., p. 113, il" 31, et Icon., lab. 35, flg. B, b, 1, 2; Brug., Dict. encycl., p. 180, u° 2; pl. 74, fig- 0, 7, 8 ; Salpa crislala, Cuv., Mém. sur les Moll ,

flg. 1,9, 11 ; ChamUso. Mém., %. 1 A à 1 I. Des mers de Portugal et de l'océan Atlantique.

■f-f Esp. tronquées aux deux extrémités; l'anus trèsvoisin de la bouche; s’agrégeant latéralement et sur deux lignes.

B. confédéré. S. confœderata, L., Gmel., loc. rit., n°6; Forskahl, ibid., pag. 115, et Icon., tab. 50, A, a ; Encycl., p. 181, n°0, pl. 75, fig. 2, 5, 4. Se trouve dans la Méditerranée.

fft Esp. subcari ilagineuses, à orifices subterminaux, souvent mucronées au moins à une extrémité; agrégation sur deux lignes, les individus de chaque ligne par les extrémités, et les deux lignes entre elles par le dos de chaque Animal.

B. zoxaire. Biphora sonaria , Lamk., toc. cit. , n° 10; Holoturia zona n'a, L., Gmel., p. 5142, n° 18 j ibid., Pallas, Spicil. soolog., p. 20, tab. 1, fig. 17, a, b, c; Encycl., pl. 75, fig. 8, U, 10; Cbamisso, Mém., fig. 3. La mer des Açores.

|-j- Esp. tronquées à l’état solitaire, et pourvues à l’état agrégé d’une longue pointe latérale, opposée à chaque extrémité, d’où résulte une agrégation oblique sur un seul rang.

B. géaxt. S. ma xi ma , L., Gmel., loc. cit., n° 1; Forskahl, loc. cit., p. 112, n°50, Icon., tab. 55, fig. a, a ; ibid., Lamk., loc. cit., n° 1; Brug., Encycl., loc. cit., n° 1, pl. 74, fig. 1 à 5. C'est une des plus grandes esp. du G.; elle a environ huit pouces. La Méditerranée, la mer Atlantique.

Esp. tronquées aux deux extrémités ; les orifices terminaux; une paire d'appendices plus ou moins longs, symétriques à l'extrémité intérieure ; agrégation sur deux rangs.

B. démocratique. S. dcmocralica , L., Gmel., loc. cit., n°3; Forskahl, loc. cit., n° 32, cl lcon., lah. 50, fig. 9; Brug.. loc. cit., n® 3; Encycl., pl. 74, fig. 9; ibid., Lamk., toc. cit., n® 3. Très-commun aux environs de File Mayorque.

BIPHYLLE. Biphyllus. ms. Coléoptères pentamères; G. établi par Dejean aux dépens du G. Dermesle de Fab.; il a pour type et seule esp. le Dcrmestcs lunatus, et pour caractères : massue des antennes composée de deux articles; mandibules courtes, dentelées vers l’extrémité; palpes presque filiformes; corps ovalaire, épais, convexe; tête petite et penchée; corselet élargi et siuué dans sa partie postérieure; élylres inclinées sur les côtés et faiblement rebordées. Le Üiphylle lunule est long de deux lignes environ, noirâtre, avec les pattes et les anlcnnes brunes; on remarque sur la suture des élylres deux taches lunulées, formées par des poils courts et blanchâtres, dont la réuuion forme une sorte de coeur élargi. On trouve sa larve rongeant les matières animales desséchées.

BIP1NNAT1FIDE. Dipinnatifidus. bot. Les feuilles sont bipinnatifides, lorsque, sur les parties latérales de leur pétiole commun, elles offrent des divisions qui sont elles-mêmes pinnatifides.

BIP1NNÉ. Bipinnaius. bot. On dit des feuilles qu’elles sont bipinnées quand les folioles sont disposées par paires sur des pétioles secondaires, qui prennent naissance sur les parties latérales du pétiole commun.

BIPINNULA. bot. O. de la fam. des Orchidées, établi, d’après Commerson, par Jussieu, et voisin de YArothusa, auquel il a été réuni par plusieurs auteurs. Le Bipinnula est une pl. qui croit à Buenos- -Ayres. Ses racines sontfascicu!ées;sa hampe porte une seule fleur terminale. Le calice présente trois divisions supérieures, grandes, élargies à leur base, se rapprochant en forme de casque, et trois divisions inférieures, l’une intermédiaire, courte et en cœur, deux autres latérales, beaucoup plus longues en alêne, et remarquables par les cils qui garnissent les deux côtés de leur sommet, comme les barbes d’une plume. Ce sont elles qui ont fourni te caractère distinctif et le nom du genre.

BIPLEX. moll. G. formé par Perry aux dépens des Murex de Linné, et dans lequel il comprend les Coquilles de ce G., munies de deux bourrelets opposés, latéraux et longitudinaux, qui sont, comme l’on sait, formés à chaque époque de croissance de l’Animal. Cette même considération lui a fourni les caractères de ses G. Triplex, Ilexaplex, Polyplex. Le G. Biplex revient au G. Ranelle de Lamarck.

BIPOREIE. Iliporeia. bot. Du Pctit-Thouars, dans ses nouveaux G. de Madagascar, nomme ainsi une pl. à laquelle il doune pour S. le Niota de Lam., qui parait lui-méme devoir être rapporté au Samadera de Gærlner.

BIPTERALIS. bot. S. de Lenticule.

BIQUE et BIQUET, mam. Vieux noms de la Chèvre et de son petit.

1URAGO. bot. S. vulg. d'ivraie.

B1RA-SOUREL. bot. S. vulg. d'Hclianthun annaux.

B1KGUE. Birgux. crist. G. de l'ordre des Décapodes fondé par Leach, et ne différant des Pagures, auxquels Latreiile le rappôrtc, que parce que l’abdomen est crustacé, la queue orbiculaire, de trois articles, divisée en tablettes cartilagineuses. Le Pagure voleur, Pagurux latro de Fab., sert de type à ce nouveau genre.

BIRKUAN. ois. Esp. du G. Tétras.

RIROLK et BIROLlA. bot. T. Élatixm.

BIROSTR1TE. Biroxtritex . moll. Genre institué par Lamarck, [jour un corps fossile fort singulier, dont l’intérieur est inconnu, et qui parait composé de deux pièces ou valves qui ne se réunissent point par les bords de leur base, comme dans les bivalves ordinaires; mais dont l’une enveloppe l'autre en partie par celte même base. Ces valves sont en forme de cône presque droit, légèrement marqué en dedans, inégales et divergeant obliquement sous la forme d'un V fort ouvert. Il semble que l’une sorte de la base de l'autre, et c’est toujours la plus courte qui se trouve enveloppée. Ces considérations ont engagé Lamarck â éloigner ce nouveau G. de la Dicérale et â le placer près de la Calcéole et des Radiolites dans ses Concbyfères Rudistes. 11 nomme la seule esp. connue, B. inéquilobe, B. inœquiloba. On ignore le lieu où elle se trouve. — Ce G., mieux examiné, a été jugé ne reposer que sur le moule intérieur, incomplètement connu d’une spbérulite; conséquemment il devra disparaître de la méthode.

BIROU. ois. V. Biribik.

RIR-REAGEL. ois. Esp. du G. Engoulevent.

BIKKHK. 158. V. Byrbhe.

soa

D1SA. MOLL. y. Bu.

BISAAM ou BIZAAM. mai. Var. de la Civette.

BISANNUEL, bot. Qui dure deux ans; dont la période de l'existence est de deux années, bornée néanmoins à une seule flpuraison.

BISCACHO. Mi*. V. Viscacbe.

BISCHOFF1E. Biseho/pa. bot. O. que, dans sa Flore de Java. Blume a dédié au botaniste Bischoff. 11 lui assigne pour caractères : des fleurs dioïques; un calice infère, à cinq sépales; point de corolle. Les fleurs mâles ont cinq étamines à filaments courts et â anthères biloculaires. Les fleurs femelles ont un ovaire globuleux à trois loges renfermant deux ovules chacune ; trois stigmates ses si les. linéaires, réfléchis et rapprochés à leur base; le fruit consiste dans trois coques dispermes. La Bischoflie javanaise est un bel arbre dont le bois est très-dur, les feuilles alternes, composées de trois folioles dentelées, les fleurs axillaires, pédicellées et paniculées,

BISCÜTELLE. Ht seule! ta. bot. G. de la fam. des Crucifères, ainsi nommé par Linné, à cause des deux loges arrondies en forme d'écusson, et connu aussi vulg. sous le nom d eLunelière. Ses pétales sont onguiculés, à limbe ovale et entier. Les filets de ses étamines sont libres et sans aucun appendice. Sa silicule, surmontée d’un long style persistant, présente deux loges très -coin primées et articulées, ad nées latéralement à l'axe dont, à l'époque de la maturité, elles se séparent depuis la base jusqu'au sommet. Chacune de ces loges contient une seule graine comprimée, dans laquelle la radicule s'infléchit de haut en bas et sur la fente des cotylédons qui, par conséquent, sont accomhants. De Candolle en décrit vingt-trois esp. Suivant sa remarque, presque toutes habitent le contour de la Méditerranée, c'est-à-dire les régions méridionales de l’Europe, septentrionales de l'Afrique et occidentales de l’Asie. On en voit qui s'avancent jusqu'au centre de l'Europe et jusqu'à la mer Noire. Toutes se plaisent dans des lieux montagneux et exposés au soleil. Ce sont des pl. herbacées, vivaces ou annuelles, le plus souvent hispides, quelquefois tomenteuses ou glabres; à feuilles oblongues, entières, dentées ou pinnatifldes ; à tiges arrondies, dressées, ramifiées ordinairement en corvmbes vers le sommet; à fleurs jaunes et inodores, portées sur des pédicelles filiformes, dépourvus de bractées, et disposées en grappes courtes, mais qui s'allongent après la fleuraison.

De Candolle distribue ces esp. dans deux sections; la première qu'il appelle celle des Jotulraka, dans laquelle deux des quatre sépales du calice sont éperonnés à leur base ; la seconde, celle des Thlaspidium, où ces quatre sépales sont égaux. Celle-ci, où le plus grand nombre est compris, est encore suhdivisée d'après la durée des pl. qu'elle renferme et qui sont, comme on l’a déjà dit, les unes vivaces, les autres annuelles. Parmi les Biscutellcs indigènes, on peut citer comme exemple de la première section le B. auriculata ; et comme exemple de la seconde, le B. lœrigata.

BIS-ERGOT, ois. Esp. du G. Perdrix.

BISER1É. BUeriatu». bot. Cela s’entend ordinairement des graines lorsqu'elles sont disposées sur deux rangs, et attachées ainsi au placentaire.

BISERRULE. Biaerrula. bot. Ce G. fait partie du

petit nombre des Légumineuses remarquables par une gousse biloculaire. Tournefort l'avait établi sous le nom de Pelecinu», que Linné changea en celui de Biserruta, pour indiquer les dents qui régnent sur les deux bords du légume et qui constituent un caractère propre à distinguer ce G. des Astragales. Le calice est monosépale, cylindrique, à cinq divisions linéaires, égales; la corolle polypétale, papilionarée ; son étendard oblong, obtus, dépassant à peine les ailes; celles-ci sont stipitées, à limbe allongé, et se prolongent inférieurement d'un côté en un appendice ; la carène est de la même longueur et obtuse; des dix étamines, neuf ont leurs filets réuuis, le dixième est libre; l’ovaire est sessile, oblongou ovoïde; leslyle infléchi dès sa base ou plus souvent à son milieu; le stigmate est simple, linéaire, légèrement barbu inférieurement. Le fruit est un légume plan, séparé intérieurement en deux loges par une cloison opposée aux valves, qui présentent chacune sur leur dos de sept à neuf dents aigues; à chacune de ces dents répond une graiue plane cl à peu près rénifonne. — Ce G. renferme une seule esp., le B. Pelccinus , L.. pl. herbacée qui croit dans les régions méridionales. Ses liges sont velues; ses feuilles impari pinnées, composées de vingt-neuf à trente -sept folioles opposées, sossiles, en cœur renversé, munies à leur base de deux stipules courtes et aigues; les pédoncules axillaires portent huit à douze fleurs disposées en épi. La forme de son fruit a fait donner à cette pl. le nom vulg. de Râteau.

BISET, ois. Esp. du G. Pigeon.

B1SETTE. ois. S. vulg. de Canard Macreuse.

BISETTES. bot. S. de Mousserons.

BISIPIJITE. Bisiphites. mou.. G. de Céphalopodes, institué par Montfort, pour des Nautiles caractérisés par deux siphons placés sur une même ligne droite, l'un près de la convexité de l'avant-dernier tour, l’autre vers le bord de l'ouverture. Déjà Montfort avait décrit et figuré celui qui fait le type de son G. dans l'ilistoire naturelle des Mollusques du Bufltm de Sonnini (vol. iv, p. 308), où il mentionne deux autres esp. de Bisiphiles fossiles : celle qui vient de Somhrenon en Bourgogne, est celle qu’il a fait figurer comme type du G., et dont il cite des fragments qui indiquent deux pieds de diamètre dans certains individus; il l’appelle B. quadrille, B. recliculatu*. Une seconde, trouvée dans les carrières de marbre noir de Barbançon dans les Ardennes, et une troisième qu’il a trouvée aux environs de Bruxelles, et qui ressemble à la première. Il regarde les Bisiphites de Barbançon, qu'il nomme B. flambés, comme les analogues fossiles du Nautile vivant figuré et décrit par Gualtieri ( Te»t ., t. 18, Vign., fig. 4) comme ayant aussi deux siphons. Il faut observer que le second siphon de l'esp. de Gualtieri n'est tout simplement qu'un creux en entonnoir sans continuité, qui, ne pénétrant que peu avant dans la loge précédente, est fermé à son extrémité, en sorte qu’on ne peut assimiler cette partie, destinée sans doute à loger un muscle d'attache, au tube qui sert de fourreau à l'organe qui remplit le siphon. Il est donc douteux encore qu'il y ait de véritables Nautiles à deux siphons; mais le caractère qui a fait croire à celte circonstance peut être employé pour diviser le G. Nautile auquel nous rapportons provisoi-

reinent les Bisiphites de Montfort. Ocken en a fait aussi ’ un G. distinct de sa fain. des Nautiles.

DISLINGUE, bot. S. de Huacua hypophyllum , L.

y. Fragoh.

BISMALVA. bot. S. anc. de Guimauve.

BISMUTH, mi n. Substance métallique d'un blanc- I jaunâtre, fragile et fusible mémo à la simple flamme d'une bougie. F.llc est la base d'un genre minéralogi- | que, composé de quatre esp., savoir : B. natif, B. sul- j furé, B. oxydé, et B. carbonalé.

Bismuth arsénié. Il est indiqué par Berzelius comme existant dans les mines de Neugluck et d’Adain-Heber à Sehneeberg. en petites masses brillantes, non métalloïdes, brunes ou jaunâtres, fusibles au chalumeau en une j matière vitreuse. Le même chimiste l’a trouvé composé 1 d’Arsenic et de Bismuth, dans des proportions qu'il ne détermine pas.

B. carbonate. En petites masses terreuses effervescentes dans l’acide nitrique; formées de 51,5 Acide carbonique. 38.8 Oxide de Bismuth, 19,9 Alumine, Silice, Fer et Eau; leur pesanteur spécifique est 4,31. Découvert à S,r-Agnès en Cornwal, par W. Gregor.

B. hâtif. Il a pour caractère distinctif d'avoir un tissu très-lamelleux avec une couleur d’un hlanc-jaunàtre, et pour forme primitive l'octaèdre régulier. Il est très-fragile et s’égrène sous le marteau, fusible à la flamme d’une bougie, soluble avec effervescence dans l'acide nitrique où il produit une nébulosité d'un vert-jaunâtre. On en a cité des Cristaux en octaèdre primitif et en rhomlwldes de 130 degrés à 60 degrés, semblables à la molécule soustractive. On le trouve plus communément à l'état lamellaire ou sous forme de ramifications éparses dans la gangue, qui est tantôt le Quartz, et tantôt la Chaux carbonalée ou la Baryte sulfatée. Il est ordinairement dans des filons où il accompagne d'autres substances métalliques, principalement le Colialt, l'Argent natif et te Plomb sulfuré. On en a rencontré à Bielier dans le Hanau, à Willichen en Souabe, â l’oulnourn, à Joachimslhal en Bohême, à Freyberg, à Maricnberg et à Sehneeberg en Saxe. C’est dans ce dernier endroit que se trouve la variété ramuleuse. engagée dans un Jaspe d’un rouge brunâtre. — La fonte de Bismuth prend par le refroidissement des formes cristallines très-prononcées, qui sont ordinairement des assemblages de lames rectangulaires disposées en recouvrement, et un peu excavées en trémies, comme celles de la Soude uiuriatée. L'usage du Bismuth est d'étre employé dans les alliages avec diverses substances métalliques, entre autres l'Étain, auquel il donne plus d'éclat et de dureté. Il est un des composants de l'alliage fusible de Darcet.

B. oxydé. Cette esp. n'a encore été trouvée qu'en masses informes ou à l'état pulvérulent à la surface des mines de Bismuth natif, principalement près de Sclineeberg en Saxe. Elle est aisément réductible par le chalumeau en Bismuth métallique; elle est très- tendre et même friable. Sa couleur est le jaune-verdâtre, passant quelquefois au gris-jaunâtre.

B. sllfirê, divisible en prisme légèrement rhomboldal ; soluble sans effervescence dans l'acide nitrique ; facile à ràcler avec un couteau; couleur, le gris de

Plomb, avec une nuance de jaunâtre; fusible â la simple flamme d’une bougie. On le trouve à Ilieber dans le Hanau, sous la forme d'aiguilles ou de lamelles engagées dans un Fer spathique lamellaire; en Saxe et en Bohème, dans un Quartz-Agathe grossier, à Bastnaès en Suède, dans le Cérium oxydé silicifère.

La var. Plumbo-Cuprifère, ou le Nadelerz de Werncr, d'un gris métallique jaunâtre, se trouve en Sibérie où elle a pour gangue un Quartz gras. Elle a passé d'abord |>our une mine de Chrôme; mais l'analyse qui en a été faite par John, a prouvé qu'elle contient environ les deux cinquièmes de son poids de Bismuth.

Bismuth telliré. En lames cristallines, d'un gris bleuâtre comme le Zinc, d'une pesanteur spécifique de 7,83 ; fusible au chalumeau en dégageant une odeur de raves, et réductible en un globule métallique qui couvre le cbarlion d'un enduit pulvérulent et orangé ; attaquable par l'Acide nitrique; composé de Bismuth 60; Tellure 35 ; Soufre avec indice de Sélénium 5. Cette substance, qui n'a été trouvée qu'en très-petite quantité, dans la mine de Borsonv et sur les bords de la Cran, à Scbernowilz, n'est point susceptible d'exploitation. Cependant Esmarck prétend qu'elle existe plus abondamment en Norwège, à Tellcinarken où elle est plus riche en Sélénium.

BISMUTllINE. hiv. Même chose que Bismuth sulfuré.

B1SNAG1LLI. bot. S. vulg. de Br) onia lacinioaa.

BISNAGO. bot. S. vulg. de Daucus f'isnaya , L. y. C arotte.

BISON, y. Boetf.

BISOTTE. bot. S. A'Agartcus lirescens.

B1SPÉN1ENS. rept. Ordre troisième de la première sous-classe des Reptiles (les Ornilhoïdes), institué par Blaiuville dans son Tableau de la classification des Animaux. et qui comprend la plupart des Sauriens et les Ophidiens de ses devanciers. « D'après l’anatomie dé- » taillée, dit ce naturaliste, de la plupart des genres de « cet ordre, je suis convaincu qu'il est impossible de » séparer les Sauriens des Ophidiens, puisqu'en effet il » y a de véritables Serpents qui ont des pattes comme le » Bimane, et de vrais Lézards qui n’en ont pas, comme

• les Orvets: ainsi je n'en fais plus qu'un seul ordre, » que je désigne par lin nom qui indique la singulière » disposition de l'organe excitateur mâle dont les deux

• parties paires ne sont pas réunies. • y. Sauriens et Ophidiens.

BISSE, ois. S. vulg. de Sylvie Bouge-Gorge.

BISSE-MORELLE. ois. S. vulgaire d'Accenleur Moucla-L

B1SSF.T et BISSCS. bot. y. Basais.

B1SSO. rois. S. vulg. de Syngnathe.

BISSOL1TUE. min. y. Ami anthoïue.

B1SSOURDET. ois. S. vulg. de Sylvie Troglodyte.

DISSOUS, mam. S. vulg. de Lapin.

B1STARDE oc BITARDE. ois. S. vulg. d’Otilarde.

BIST ELI. A. bot. Lippi, botaniste français qui voyagea et périt dans la Haute-Égypte au commencement du dix-huitième siècle, a laissé manuscrites des lettres et un grand nombre de descriptions de pl. observées dans les pays qu'il avait traversés. Parmi celles-ci, il

en esl une qu'il signale comme singulière, et nomme Bisteüa y G. adopté par Adanson. Il en avait rencontré dans la Nubie deux esp. ou var. : ce sont des herbes à tiges nombreuses, liantes d'un pied environ, présentant de distance en distance des nœuds vers lesquels sont opposés les rameaux et les feuilles; ces feuilles sont haslées, assez semblables à celles de plusieurs Lychnis, et des pédoncules axillaires portent à leur sommet des fleurs rapprochées; leur calice esl couique, quinqué- Hde; leur corolle, dont la forme rappelle les Borraginées, est en roue, à cinq lobes, mais tout à fait adhérente par son tube au calice dont il ne peut être séparé, et par conséquent périgyne; cinq étamines s'insèrent sous l'ovaire né du fond de la fleur et biparti à son sommet; le fruit est une capsule embrassée étroitement par le calice et le tube de la corolle qui persistent et s'accroissent, à deux loges, suivant Adanson, et contenant des graines petites et nombreuses, attachées à un double trophnspcrine couique. Telle est en substance la description de Lippt, qui, quoique détaillée, laisse encore incertaine la place de ce G. dans les fam. naturelles. — lia il la ud et Del il le ont donné le nom de Bistella gemini/lora, â une plante de l'Égypte supérieure, que l’on a reconnu ensuite pour avoir été placée par Reicheinhaeh, dans le G. luhlia, de Thunberg, sous le nom de V. H'eltlcnii.

ItlSTOHTE. dot. Celle expression s'emploie en botanique pour exprimer une racine qui offre deux coudes rapprochés; elle esl S. de contournée. Hadix conlortn. C'est aussi le nom d'une esp. du G. Renouée.

RISTOURNÉE, ioll. Nom vulg. d’une Coquille bivalve du G. Arche, VA. torluosa , Lin. et Lamarck, à cause que scs valves, assez allongées, sont contournées l'une sur l'autre d'une manière fort singulière. Sa forme bizarre a déterminé OcLen ù en faire un G. distinct des Arches sous le nom de Trisis.

BISTRÉ. Nom que l’on donne à la Suie de cheminée épurée, en usage dans la peinture.

BISTROPOGON. bot. /'. Bystropogox.

BI-SULFURE DE CUIVRE, Mm. Celle substance a été découverte dans le cratère du Vésuve, par Cavelli qui a visité les fumerolles de la |ænte occidentale du Cûnc, établies sur les laves qui coulèrent de ce coté en 1B22 ; elle se forme par la réaction de l’Acide hydrosulfurique sur le Sulfate et le Muriale de cuivre; elle y est accompagnée par le Soufre, le Sulfate de (.baux laminaire et par diverses modifications des Sels cuivreux primitifs. Le Bi-sulfure constitue sur les scories une sorte d’enduit, de croûte ou de grumeaux qui n’ont pas tous la même couleur, car ils offrent toutes les nuances du noir, du bleu, du vert mêlées ensemble; quelquefois la même substauce prend l'aspect d'une toile d'araignée ou de la suie d’un noir terne, dans les cellules de ces scories.

Traité au chalumeau dans un tube ouvert aux deux Itouts, le Bi-sulfure brûle avec odeur d'Acide sulfureux, et fond en une scorie noire, qui, traitée sur le charlMm, à la flamme intérieure du chalumeau, donne un boulon de cuivre. L’analyse de la substance dans ses j différents étals ou variétés a donné pour résultats moyens : Cuivre 60 ; Soufre 32 ; perte 2.

B19ULQUES. iai. y. Rinisaxt».

BITANGOR. dot. V. Calopiiylu i.

BITARDE. ois. F. Bistaroe.

BITF.STACÉS. «CST. On a désigné quelquefois sous ce nom les Crustacés de l’ordre des Branchiopodes et de la section des Lophyropcs. qui ont le corps entièrement renfermé dans un test imitant les deux battants d’une Coquille bivalve. Du nombre de ces Animaux sont les Cythérées, les Cypris, les Lyncés et les Daphnies de Muller. Duméril les nomme aussi Ostracins.

BITOME. Bitoma. ms. Coléoptères tétramères, fam. des Xylophages, tribu des Trogossilaire* ; G. établi par llerbst, et ne différant des Lyctes de Fab. que parce que les individus qui le composent ont les antennes plus courtes et les mandibules cachées ou peu découvertes. Le B. crenata ou le lyctm crenalu» de Fab., sert de type à ce G. Cette esp. se trouve aux environs de Paris, sou* les écorces des arbres. Elle a été figurée par Panzer sous le nom de Lyctus créant us. Dejean en possède une seconde de Saint-Domingue; il la désigne sous le nom de sulcala. Latreille a substitué, à cause de l'étymologie. le mol de Dilome à celui de Bitume.

BITOMK. Bitomtis. moll. G. de Coquilles microscopiques, établi par Montfort, et auquel il donne les caractères suivant* : Coquille libre, univalve. à spire régulière, écrasée, ayant un ombilic; bouche arrondie, séparée en deux par un prolongement de la lèvre inférieure, mais sans canal et entière; lèvre* tranchantes et réunies. Il nomme l'csp. qui lui sert de type, B. Solrianien, B. Soldant, du nom du naturaliste qui le premier l’a trouvée et décrite ( Ttrl. mi c rose. lom. 1 , p. 21 , t. 14, f. s, ras. 06). Soldani ne trouva ce mollusque qu'en faisant draguer dans les bas-fonds; il le recueillit principalement sur les madrépores de la Méditerranée.

BITOR et BITOUR. ois. /'. IIUo* BüTOR.

B1TR1SCHUS. ois. S. de Sylvie Roitelet.

BITTAQUE. Bittacus . ms. G. de l’ordre des Névroptères, fondé par Latreille aux dépeus du G. Panorpe, et rangé dans la fam. des Planipennes. Caractères : ailes égales . couchées horizontalement sur le corps ; pelits yeux lisses; abdomen presque cylindrique, à peu près semblable dans les deux sexes ; pattes très longues, avec des tarses terminés par un seul crochet et sans pelote. Les Bittaqucs, de même que les Némoptères, les Panorpcs et les Borées, autres G. de celte section, ont cinq articles à tous les tarses, et l’extrémité antérieure de leur tête prolongée et rétrécie en forme de bec ou de trompe; leurs antennes sont sélacées et insérées entre les yeux; le chaperon est prolongé en une lame cornée, conique, voûtée en dessous pour recouvrir la bouche; les mandibules, les mâchoires et la lèvre ont une forme presque linéaire; il existe quatre â six palpes courtes, filiformes, et dont les maxillaires ne sont composées que de quatre articles distincts ; ils ont enfin le corps allongé avec la tète verticale; ils diffèrent cependant de chacun de ces G. par des caractères assez: tranchés. On ne les confondra pas avec les Borées à cause de l'étendue de leurs ailes toujours plus lougues | que l'abdomen, propres au vol et existant chez la fc- | mellc comme chez le mâle ; ils se distingueront aussi des I Némoptères par la présence des yeux lisses, cl des

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