‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 4)Chapitre 88 sur 125 · BLE · texte numérisé non relu

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fredi de Risso, composent cette troisième section, selon Cuvier.

t+tt Gixxelles. Ces Blennes ont les ventrales à peine sensibles et souvent réduites à un seul rayon. Leur tête est fort petite ; leur cnrps est allongé en lame d’épée : une dorsale dont tous les rayons sont épineux y régne tout le long. Les dents sont comme dans le sous-genre Clinus, et les intestins d'une seule venue avec l'estomac.

B. Gc.toel. B. Gunellus , L., Bloch, Encyc., pl. 32, f. 119. La longue dorsale de ce joli Poisson est marquée de dix taches noires ocelliformes; elle est munie de soixante-dix-huit rayons, p. 10. v. 2. a. 43. c. 16. On trouve le Gunnel dans nos mers ; il acquiert un pied de longueur.

B. Mi RfcxoIoB. B. tnurrenoides, Gmel. D'après les Mémoires de l'Académie de Pétersbourg, où Sujef a décrit cet Animal devenu le type du G. Murènoïde de Lac., G. qui n'a pas été adopté par Cuvier, cette esp. n'a que six pouces de longueur ; « lie est fort voisine du 2Lptt«c/<i/w«d'Olbo-Fabricius, donné par Gmelin pour une var. de l'esp. précédente, mais que Cuvier a, comme nous l'avons vu, placé dans le sous-genre Clinus, et qu’il ne faut pas confondre avec le B. pointillé de LÎc., qui, avec le B. Lumpcnus, L., fait encore partie du sous-genre dont il est ici question.

t'H'ït Opistogxatbe, Y Opislognatus Sonneratii de Cuvier, seule esp. connue de ce sous-genre, présente la forme des Blennes et surtout leur museau court, mais s'en distingue par ses maxillaires très-grands et prolongés en arrière en une sorte de longue moustache plate. Les deuts sont en râpe à chaque mâchoire, et la rangée extérieure est plus forte. On compte trois rayons aux ventrales qui sont placées sous les pectorales. L'Opislognalhe de Sonnerat a été apporté par ce naturaliste des mers de l’Inde.

Risso a encore ajouté quelques esp. au G. Blennie, telles que les B. Boy cri f stellatus , tripteronolus et argenleus. Plusieurs Poissons également rapportés à ce G. ont flotté entre lui et les Gades; d'autres en ont été distraits pour être placés ailleurs, tels sont le Torsk des mers du Groenland et la Grenouillelte de l'Encyclopédie, que Linné dit vivre dans les lacs de la Suède, où, selon le même naturaliste, les autres habitants des eaux douces s'éloignent d'elle; on place aujourd'hui ce dernier Poisson dans le G. Batracbotde.

Les B. albidus et mediterraneu» de quelques auteurs, qui furent les Gadus albidus et medilerraneus, L., complètent le G. Blennc.

BLEISMOIDE. rois. Esp. des G. Gade et Balrachoïde.

BLE.NiNOCHOES. oor. Vieux nom de la Nicotianc Tabac.

BLENNORINA. bot. Division du G. f^crrucaria , qui, dans Achar, renferme les espèces presque gélatineuses.

BLËPHARE. Blepharis . bot. Jussieu a formé ce G. en séparant des Acanthes de Linné plusieurs esp. qui offrent les caractères suivants : un calice double, l’intérieur à quatre divisions, dont deux beaucoup plus grandes, l'extérieur composé de quatre folioles ciliées et accompagnées de trois bractées ciliées également et

plus petites ; une corolle dont le tube est court, rétréci, fermé par de petites écailles, et le limbe à deux lèvres : la supérieure denticulée, l'inférieure très -grande et trilobée; un stigmate simple. Ces esp.. au nombre de dix à peu près, sont des pl. herbacées, à feuilles disposées par verticilles de quatre, à fleurs solitaires* axillaires et terminales, la plupart originaires soit de l'Inde, soit du Cap.

BLEPHARF.S. Blepharœ. bot. Link désigne sous ce nom les cils ou dents qui, dans certaines Mousses, bordent le péristoine.

BLKPHAR1DE. Blepharis. ixs. Orthoptères. G. de la fam. des Manlides, auquel Audinet «mille donne pour caractères principaux : tête munie d'une élévation en forme de corne; yeux élevés, arrondis; antennes pectinées dans les mâles, simples dans les femelles ; corps long, très-étroit, filiforme ; corselet court, sa longueur égalant au plus le tiers de celle de l'abdomen, sensiblement dilaté sur les côtés, et cette dilatation occupant les trois quarts antérieurs de la longueur du corselet, arrondie et bordée extérieurement de cils roides, épineux; abdomen filiforme ou à peine élargi au bout; cuisses intermédiaires et postérieures ayant une membrane foliacée à leur extrémité. Ce G., formé aux dépens des Empuses de Lalreille, ne se compose que d’une seule esp., B. tu end ica, observée sur les rives africaines.

BLEPHARIPE. Blepharipus. ns. G. d’Hyménoptères fouisseurs, de la fam. des Crabroniles. institué par Lepelletier-St-Fargeau, pour quelques esp. distraites du G. Crabro de Fab. Caractères : antennes allant en grossissant un peu vers l'extrémité, composées de treize articles; front marqué d'une impression un peu courbée près des yeux; prothorax mulique; abdomen à peu près de la longueur du corselet, avec son premier segment court; anus convexe, sans pointe particulière, non' creusé en gouttière; appendice de la cellule radiale presque fermé, dessiné par une nervure qui tend à se rapprocher de la côte; hanches des pattes postérieures plus courtes que les cuisses; ces dernières et leurs jambes moyennes assez renflées; tarses antérieurs des femelles un peu ciliés; jambes postérieures épineuses. Le Crabro maculatus de Fabricius appartient à ce G.; il est de l’Amérique septentrionale; les autres esp., au nombre de huit, sont deB environs de Paris.

BLEPHARIS. pois. Acanlhoptérygiens. Sous -genre des Voiliers, qui, avec le corps comprimé et élevé, ont de longs filaments à leur deuxième dorsale et à leur anale; leurs ventrales sont très-prolongées, et les épines de la première sont courtes, elles percent à peine la peau. Le Zeus ciliaris de Blocb, et le Zens sulor de Cuvier, vulg. le Cordonnier de la Martinique, soûl les esp. principales de ce sous-genre.

BLEPHAR1SPERME. Blepharispennum. bot. G. de la foin, des Synanlhérées, institué par Wigbt et adopté par le professeur De Candolle qui lui donne pour caractères : calalhides innombrables, hiflores, ramassées en globules sphériques ; fleurons tubuleux, l'un femelle,

! terminé par trois petites dents; l'autre mâle, à cinq ! dent»; réceptacle très-étroit, avec une paillette interposée entre les deux fleurons; quelques petites écailles ovales, garnissant l'involucre; deux fleurettes égales et

presque semblables, accompagnant l’une le fleuron j mâle, l’autre le fleuron femelle ; style court et bifide au sommet; anthères appcmliculèes; akène ovaleoblong, avec son aigrette garnie de paillettes scarieuses. Les deux espèces décrites appartiennent à diverses contrées de l'Inde; ce sont des sous-arbrisseaux raineux, à feuilles alternes, ovales et très-entières.

BLEPHAROPAPPE. Blepkaropappus. bot. G. de la fam. des Synanlhérées, institué par Hooker qui le caractérise ainsi . calathide mulliflorc, radiée, à fleurons de la circonférence peu nombreux, femelles, cunéiformes, assez larges et profondément divisés en trois segments; fleurons du Risque hermaphrodites, à cinq dents; involucre hémisphérique, garni d’écailles oblongues ou elliptiques, égales, disposées sur un seul rang; réceptacle paléacé; corolles poilues au sommet; style rameux dans les fleurs hermaphrodites, allongé, linéaire, recourbé, glanduloso-pubesceul; il est trèscourt dans les fleurons femelles; akènes en massue; paillettes ou écailles de l’aigrette au nombre de huit environ, linéaires- acuminées, ciliées et frangées. Les deux esp. connues, B. ylandulosus et scaber sont des pl. annuelles et rameuses, à feuilles alternes, linéaires, entières, à fleurons centraux jaunes, et radiaires blancs. De l’Amérique septentrionale.

BLEPHILIE.£fe/>/ii/;a. bot. G. de la fam. des Labiées, établi par Raffinesque qui le caractérise ainsi : calice ovato-cylindrique, à dix nervures et bilabié ; lèvre su- |»éricure à trois dents subulato-aristëes ; l’inférieure à deux dents brièvement aristèes ou mutiques. Corolle à tube exserlc, à gorge renflée, bilahiée, à lèvres presque égales : la supérieure dressée, linéaire, entière; l’inférieure étalée, trifide; deux étamines fertiles, ascendantes, dépassant la lèvre supérieure; anthères connexes par leur hord. à deux loges divariquées; style bifide au sommet; akène sec et lisse. Le Monarda ciliata de Linn. est le type du G. nouveau auquel appartient encore le M. hirsuta de Pursh.,

BLEPSIAS. pois. Acanthoptérygiens. G. voisin des Scorpèncs, établi par Cuvier pour une espèce des iles Alenliennes. qui faisait partie, selon Steller. du G. Blennius sous le nom spécifique de Fillosu s, et que l'allas avait placé sous celui de Cirrhosus dans le G. Trachinuê. Les Blepsias se distinguent des autres Poissons à joue cuirassée, par une tète comprimée, des barbillons charnus sous la mâchoire inférieure, cinq rayons aux ouïes, de très petites veutrales et une dorsale très- b au le, divisée en trois par des échancrures.

BLERF.AU. mas. F. Blaireau.

BLÊRIE et BLERY. ois. V. Foulque.

BLET. bot. S. d 'A triplex talarica.

BLÊTE. Blitum. bot. G. de la fam. des Atriplicées et de la Monandrie Digynie, L., dont les caractères consistent dans un calice persistant, divisé en trois parties; une étamine plus longue que le calice ; un ovaire supérieur, ovale, pointu, surmonté de deux styles dont les stigmates sont simples; une semence globuleuse, comprimée et recouverte par le calice devenu bacescent. — Trois pi. herbacées et annuelles, propres aux climats tempérés de l’ancien monde, composent ce G. assez remarquable pour être cultivé dans quelques jardins.

oû la singularité des giomérules colorés, que forment leurs semences, leura mérité le nomvulg. d'Épinard*- Fraise*. Ce nom est en effet bien mérité. Les feuilles des Blèles, triangulaires et plus ou moins oléracées, rappellent celles de l’Epinard, au vert près, qui en est moins foncé, et les calices, réunis comme en un fruit sanguinolent, ont la couleur pourpre de celui auquel on les compare.

On a encore appelé Biète ou Blette la Betterave ou la Poirée, ainsi qu'une esp. d'Ainaranlhe, slmaran- Ihus Blitum, L.

BLÉTHISE. Blethisa. ixs. Coléoptères pentamères. G. établi par Bonelli.el rangé dans la fam. dcsCarabiques. Lu-jean le place entre les Élaphres et les Oinophrons, en lui reconnaissant pour caractères : le dernier article des palpes allongé, presque ovalaire et tronqué à l’extrémité; la lèvre supérieure entière; les mandibules non dentées intérieurement ; une dent bifide au milieu de l'échancrure du menton; des yeux assez gros et saillants; des antennes plus courtes que la moitié du corps, et grossissant un peu vers l'extrémité. Corselet plan , presque carré , rebordé et plus large que la tête; élylres peu convexes, assez allongées et presque parallèles. Les quatre premiers articles des tarses antérieurs légèrement dilatés dans les màlfi. Ce G. se compose de trois esp.^B.multipunctata, Eschscholtzii et urtica, toutes (rois du nord de l'Europe et de l'Asie.

BLF.TIF.. Blelia. bot. G. de la fam. des Orchidées et de la Gynandrie Monandrie, fondé par Ruiz et Pavon pour quelques pl. originaires du Chili et du Pérou, dont voici les caractères communs : calice à six divisions, trois extérieures, lancéolées, aiguës, égales entre elles, ordinairement étalées; trois intérieures, dont deux latérales semblables, tantôt plus larges, tantôt plus étroites que les extérieures; Libelle sessile, formant une gouttière profonde, tantôt simple, tantôt profondément trilobée, offrant quelquefois à sa base un éperon court; gynoslème libre, dressé, un peu concave antérieurement, convexe à sa face postérieure ; aréole stiginalique, concave , présentant à son sommet un bec plan, plus ou moins allongé; anthère terminale, operculée, remplissant une fossette qui occupe la partie supérieure et un peu postérieure du gynostème; celte anthère, dont l’opercule est très-convexe, est à deux loges séparées chacune en deux cavités, par une cloison membraneuse; chaque loge renferme quatre masses polliniques, solides, ordinairement réunies deux h deux, dépourvues d'appendices caudifonnes et de rétinacle. Le fruit est allonge, un peu tordu, à une seule loge qui contient un grand nombre de graines excessivement petites, attachées à trois Irophosperraes pariétaux séparés de leur côté libre.

Ce G., établi par les auteurs de la Flore du Pérou pour cinq espèces américaines, dont ils ont fait connaître les caractères spécifiques dans leur Abrégé de la Flore Péruvienne (Syttema Flora Pcrurianœ ),a été augmenté d'un égal nombre par Robert Brown, dans la seconde édition du Jardin de Kew. Cet auteur a un peu modifié le caractère donné par Ruix et Pavon, en faisant entrer dans le G. Blétie, des Orchidées munies d'un

éperon. Les cinq esp. ajoutées par Brown iont presque toutes des pl. réunies d'abord au G. Limotlorutn de l.inné, que les auteurs modernes ont, avec raison, partagé en plusieurs G. distincts. L’esp. la plus remarquable est le B. Tankerriltæ de Brown, ou Limotlorum Tankervillœ d'Aiton. si bien figuré dans les Liliacées de Redouté, pl. 43. Celte pl.. originaire de la Chine, et qu’il n’est pas rare de voir fleurir dans nos serres, a une racine fibreuse d’où s’élève une tige de deux à trois | pieds, accompagnée à sa base d'une touffe de feuilles lancéolées, très -aigues, et se terminant à son sommet par un épi de grandes fleurs purpurines, écartées, ayant | le labelle entier et crénelé à son sommet qui est trèsobtus.

BLEl’ D'INDE, bot. S. d’indigo.

BLEU DE MONTAGNE, mx. k\ Cuivre carboxaté et Klaprotbine.

BLEU DE PRUSSE NATIF, xix. S.vulg. de Fer phosphaté.

BLEU D OUTRE-MER. nx. Couleur bleue du plus vif éclat, obtenue du Lazulite par une opération purement mécanique.

BLEU-MANTEAl’. ois. S. vulg. de Goéland à manteau. V. Molette.

BLEU MARTIAL FOSSILE. xix. S. de Fer phosphaté.

BLEUET, ois. S.vulg. de Martin-Pêcheur Alcyon.

BLEUET, bot. Esp. du G. Centaurée, et S. vulg. d’une Airelle du Canada.

BLICKE ou BLIECKE. rois. S. vulg. de Cyprinus lotus.

BLIGUIE. Blighia. bot. Un bel arbre originaire de Guinée et naturalisé à la Jamaïque, où il atteint soixante pieds de hauteur, avait été décrit par de Tussac, et figuré, tab. 3 de sa Flore des Antilles, sous le nom d 'Akeesia africana. Ce même botaniste l'a changé depuis en celui de Blighia , que Kennedi lui avait donné antérieurement, et qu’on doit, j»our celle raison, lui conserver, quoique le nom d'Akea, consacré dans les colonies, méritât d’un autre côté de faire pencher la balance. Quel que soit le nom sous lequel les botanistes l'inscrivent, ce G. présente les caractères suivants : un calice de cinq sépales, persistant ; cinq pétales munis Intérieurement d'un appendice pclnloide, insérés à un disque glanduleux, ainsi que les étamines au nombre de huit. Ce disque porte un ovaire trigone et velu, dont le style, cylindrique, est terminé par trois stigmates obtus. Le fruit est une grande capsule rouge, s'ouvranL au sommet en trois valves, et à trois loges; chacune contient une graine sphérique, noire, luisante, insérée à l'angle interne, et à demi enfoncée dans un arille blanc, charnu, qui remplit le fond de la loge, et qu'on recherche comme aliment. Les feuilles sont pinnées, sans impaire, et à folioles opposées; les fleurs sont munies d'une petite bractée, et disposées en grappes simples et axillaires. Ce G. se place près du Paullinia , dans la fam. des Sapindacées, Octandrie Monogynie de Linné.

BL1.MDING, BL1MBYNF.N. bot. V . Bilixbi.

BLINKVORTHIE. Blinkcorthia. bot. G. nouveau, établi par Choisy, dans sa Monographie de la fam. des Convolvulacées. Caractères : calice garni d'un calicule; corolle urcéolée; carpelles réunis dans un seul ovaire

6 deux loges renfermant chacune deux graines ; péricarpe Uaccien. indéhiscent; embryon colylédoné. Ce G. offre cette particularité que chaque fleur est accompagnée de trois bractées tout à fait semblables aux sépales, et simultanément deux calices, ou, si l'on préfère, un involucre et un calice.

BLITUM. bot. y. BLfcTE.

BLJXE. bot. V. Bi.yxa.

BLOCHI EX. rois. Nom spécifique donné par Lacépède, àl’undeses€œsioraorcs,etau Poisson dont Bloch forma le G. Kurle.

BI.OED1TE. six. John a donné ce nom à une substance qui ressemble beaucoup au Sel de Schemnilz et que l’on y trouve soit cristallisée confusément, soit à l'état de dissolution dans les eaux; 100 parties ont donné 38.5 de Sulfate de Magnésie; 50 de Sulfate de Soude; 0,5 de Sulfate de Manganèse ; 0,5 de Sulfate de Fer ; 0.5 de Chlorure de Sodium, et 24 d’Eau.

BLOXDEA. bot. C'est le nom d'un G. établi par L. C. Richard, dans un Catalogue de pl. de Cayenne, et consacré à Le Blond, qui avait fait l'envoi de ces pl. à la Société d'histoire naturelle de Paris. Le calice est composé de quatre sépales étalés en croix et pétaloïdes; les étamines, très- nombreuses, s'insèrent sous l'ovaire; leurs anthères sont presque sessiles. drcssécscl acuminées au sommet, plus courtes que le calice ; le style est plus long que les étamines, terminé par un stigmate simple; le fruit est* à quatre loges polyspermes. Le B. loti folio est un arbre à feuilles alternes, grandes, longuement («étiolées ; à fleurs disposées eu coryinbes à l'aisselle des fleurs supérieures. Voisin du Patrisia, ce G. doit conséquemment faire partie, avec lui, de la fam. des Tiliacées de Jussieu , ou de celle des Bixinées , récemment établie par Kunth.

BLONDI A. bot. Le Tiarclla tri foliota , qui présente des feuilles ternées et comme deux capsules, est pour Necker le type de ce G. nouveau.

BLONGIOS. ois. Esp. du G. Héron, formant le type d'une race ou division à bec mince et allongé, à fanon de plumes effilées sur le jabot, à queue courte, conique, etc. Le bas de la jambe est emplumé jusqu'à l'articulation ; les tarses sont médiocres et cependant assez ëjiais.

BLUET. ois. Esp. du G. Tangara, Tangara gularis , L., de l'Amérique inér. y. Taxgara. Edwards donne ce nom à la Poule Sultane, Fulica porphyrio, L. y. Talève.

BLUET. Cyanus. bot. A l'exemple de Tournefort, Jussieu a rétabli ce G. pour les esp. de Centaurées dont les fleurs centrales sont hermaphrodites, et les marginales neutres, beaucoup plus grandes, ayant la corolle évasée en entonnoir , à plusieurs dents ; les écailles de l'involucre sont ciliées au sommet. A ce G. se rapportent les Ceniaurea Cyanus , L. ; C. montanat L.; C. uniflora, C. pullula , etc.

BLUET. bot. cryft. L'un des noms vulgaires de VAgaricus cyaneus, Bull.

BLUET DU CANADA, bot. S. présumé de yaccinium album.

BLUET DU LEVANT, bot. S. de Centauna mosc lui ta , L.

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BLUETTB. 013. S. de Pintade.

BLCNÉE. Blumea. bot. Ce G. de la fam. de* Synantbérées a été dédié par le professeur l)e Candolle, au savant auteur de la Flore de Java. Deux autres G. ont reçu postérieurement le nom du même botaniste; mais pour éviter toute confusion, ils devront subir un changement de dénomination, et c'est ce qui déjà a eu lieu pour Fund'cux. Les caractères duG .Blumea Av De Candolle sont : calathide multiflore, hétérogame, à plusieurs rangées de fleurons radiaires, femelles, filiformes, tronqués ou 2-5-dentés; les fleurons du disque sont en plus petit nombre ( de cinq à vingt-cinq), mâles, cylindriques, à cinq dents; réceptacle plan, souvent entièrement nu, mais quelquefois parsemé de fiinbrilles tenues; involucre garni d'écailles linéaires, acuminées, irrégulièrement imbriquées; anthères ayant à leur base un très- petit prolongement caudiforme; akène allongé, un peu arrondi ; aigrette entourée de soies capillaires, un peu scahres. Ce G. se compose d'une centaine d'esp. que De Candolle partage en deux séries, subdivisées en un grand nombre de sections; la plupart de ces pi. sont nouvelles ; quelques unes avaient été provisoirement placées dans les G. Erigeron et Coniza. Ce sont des pl. herbacées ou sous-frutiqueuses, à feuilles alternes , rarement velues , à fleurs jaunes ou purpurines ; à l’exception d'un peliL nombre qui appartiennent aux régions africaines, elles ont pour patrie le climat ardent de l’Inde.

BLDMEMIACHIA. bot. Koelcr fait, sous ce nom. un G. distinct de YHolcus halepen&is , L., placé depuis parmi les Sorghum. /'. Uoiqce.

BLLML.NBACHIE. Blumenbachia. bot. G. de la fam. desLoasées, Polyadelphie Polyandrie, Linn., établi par le D'Schrœder pour une pl. du Chili, que De Candolle avait placée provisoirement et avec doute, à la fin du G. Loa»a (£. Palmala. Prodr. 3. 345). Ses caractères sont : tube du calice adhérent à l'ovaire et marqué de stries en spire ; son limbe est divisé en cinq parties marcescentes ; cinq pétales en forme de capuchon, comprimés et garnis d'écailles alternant avec les pétales et renfermant chacune deux filaments stériles; étamines nombreuses partagées en cinq faisceaux opposés aux pétales, un seul style obtus. Le fruit est arrondi, spongieux, visiblement formé de dix parties réunies par des sutures en spirale, et déhiscentes par la base; de ces dix parties cinq sont plus faibles et forment évidemment les cloisons; les cinq plus épaisses sont les valves; à ces cloisons sont attachées plusieurs graines ohovalaires, enveloppées d'un épiderme rugueux. La seule esp. connue, B. inêignis, croit aux environs de Monte-Video; c’est une pl. herbacée, rameuse , grimpante . couverte de poils irritants ; les feuilles sont opposées , palmées et découpées ; les pédoncules axillaires, terminés par une fleur blanchâtre, avec le sommet des écailles d'un rouge carmin.

BLGM1A. bot. y. Reinwardtia. Le nom de Rlume avait encore été affecté à un autre G. qui est le Talaomia.

BLYXA. bot. Aubert Du Petit Thouars a mentionné, sous ce nom, un G. de la fam. des Hydrocbaridées. Caractères : port et feuilles à peu près les mêmes que dans

les yallfsneria; pédoncules comprimés, ordinairement plus courts que les feuilles. Les fleurs unisexuées et diolques. Dans les mâles, la spatlie est tubuleuse, cylindrique, très-longue, un peu échancrée à son sommet; elle renferme plusieurs fleurs pédicellécs qui se développent successivement. Leur calice est à six divisions : trois extérieures , linéaires , ohlongues , subspalulées ; trois intérieures, beaucoup plus longues, très-étroites et comme fiiamenliformes. Les élamiues, dont le nombre varie de trois à huit, ont leurs filets grêles, leurs anthères allongées , terminées en pointe. Au centre de la fleur, on trouve un corps charnu, Irifide. Dans les fleurs femelles la spalhc est unifhre : le calice, semblable à celui des fleurs mâles , est un peu plus long. L’ovaire est subulé , terminé supérieurement par une longue pointe saillante hors de la spatlie. Le style est surmonté de trois stigmates linéaires. Le fruit est une péponide oblongue, uniloculaire, renfermant un très-grand nombre de graines ovoïdes, dont la surface est irrégulière, i Deux esp. seulement composent ce G. Ce sont deux petites pl. exotiques, qui sc plaisent dans les ruisseaux. L'une, B. . iuberli , a été observée à Madagascar, par Aubert Du Pelit-Thouars; elle n'offre que trois étamines. La seconde, originaire des cèles de Coromandel , décrite sous le nom de EaUisneria octandra par Roxburg. est le B. Roxburgii ; elle présente constamment huit étamines.

BOA. Boa. reft. Genre fqrmé par Linné, et qui comprend les Serpents non venimeux, munis de grandes plaques sous le ventre ainsi que sous la queue, à l'extrémite de laquelle ne se voient pas de ces appendices sonores qui caractérisent les Crotales. Les Serpents qui composent ce G. ont les os mastoïdiens détachés, leurs mâchoires peuvent conséquemment se dilater comme dans les Couleuvres dont ils ont aussi la langue fourchue et fort extensible. Leur occiput est plus ou moins renflé. Us sont les plus grands Animaux de leur ordre. C’est parmi eux que se rencontrent ces Serpents monstrueux qu’on dit dévorer des Hommes, des Gazelles et des Buffles. Quelques uns atteignent de trente à quarante pieds de long ; mais on doit regarder comme des fables ce qu'on rapporte de Serpents qui en atteignent cent; et le Serpent qu'on assure avoir arrêté une armée romaine qui dut le combattre avec des machines de guerre, n’est pas une preuve suffisante pour ajouter foi à l'existence d'Ophidiens de cent pieds de long.— Ce nom de Boa se trouve dans Pline; il y désignait sans doute quelqu'uncdes Couleuvres d'Europe, parvenues à la plus grande taille; il vient de l'idée où l'on était, et qui s’est conservée jusqu'à ce jour, parmi les gens de la campagne, que les Couleuvres s'introduisent parmi les troupeaux pour y teter les Vaches.

Les grands Boas, dépourvus de venin , n'en sont pas moins redoutables par leur force et par leur agilité. Ils attaquent et poursuivent leur proie , quand ils croient la pouvoir atteindre et vaincre ; sinon la ruse leur devient un moyen. Tapi sous l'herbe, suspendu sur les arbres dont il enlace le branchage, ou bien enfoncé dans les eaux, le Boa attend à l'affût , sur le bord des i fontaines ou dans quelque lieu de passage, que l’occa- ' sion lui livre une victime; il s'élance alors sur celle-ci.

BOA

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l'entoure, la presse, l’écrase dans ses replis tortueux, et, comme Laocoon , celte victime est bientôt étouffée; ses os même sont rompus et broyés de façon à ne plus porter obstacle à la déglutition : car le Boa ne mâche point ce dont il se nourrit, il l’avale, et même péniblement, pour peu que l’objet de sa voracité soit d'un volume considérable. Après qu’il a, pour ainsi dire, pétri 6a proie, il l’enduit d’une sorte de salive muqueuse et fétide, et, distendant progressivement ses mâchoires, il la hume lentement. Quelquefois on a surpris ce monstre au milieu de cette pénible opération, et alors il est facile de lui donner la mort, parce qu'il ne peut ni fuir, ni se débarrasser de l’objet qui occasionne la déformation de sa tête. Quand la déglutition est opérée, la digestion devient encore un pénible travail. Fatigué par le poids de son repas, dont le volume en bloc forme dans sa longueur une grosseur souvent disproportionnée avec l’entrée des lieux où il se pourrait enfouir, le Boa se tapit aux endroits écartés, y demeure à peu près immobile, et attend le moment où son estomac ne sera plus surchargé. Il est inutile de dire qu'une sorte de putréfaction concourant à la digestion des Boas, ces Serpents répandent une odeur horrible. Cependant ils engraissent, et leur chair est fort bonne à manger; certaines peuplades indiennes s'en nourrissent.

Le G. Boa, tel que l’a circonscrit Daudin, est l’un des plus naturels. Cet auteur en a séparé quelques esp. pour former les G. Acanlhophis, Coralle, Humai et Python, qui nous paraissent devoir être conservés. Cuvier, qui place les deux derniers parmi les Couleuvres, pense qu'ils ne sont fondés que sur des anomalies, et confond, comme sous-genres parmi les Boas, les Ërix et l'Erpeton. Cependant quels que soient les rapports qui existent entre ces Serpents, il est difficile de sup|>oser que la nature ait rapproché aussi intimement des Géants et des Pygmées. Si les Boas sont les plus grands des Reptiles, les deux G. qu'en sépara Daudin sont de véritables nains, extraits du G. Orvet qui n’a jamais contenu que de petites esp. Quoi qu’il en soit, en adopLint la classification de Daudin, nous n’omettrons pas de mentionner que Blainville a le premier observé le nombre des vertèbres dans les Animaux de ce G. ; ce nombre est plus considérable que dans les autres Serpents, et rend compte de la prodigieuse force des Boas.

Il y a beaucoup d'incertitudes sur la patrie des Boas et sur les véritables caractères par lesquels on pourrait distinguer leurs espèces. Celles-ci , établies sur des peaux desséchées ou sur de jeuues individus conservés dans l’esprit-de-vin, ont souvent été regardées comme communes aux régions les plus éloignées des deux mondes. Cependant, â mesure qu’on observe plus soigneusement les Reptiles, on croit s’apercevoir que les véritables Boas sont propres au nouveau continent. Laurenti et Lalreille ont débrouillé ce chaos. Entre une douzaine d’esp. à peu prèB constatées, nous citerons les suivantes comme les plus remarquables :

B. Devis. B. Constrictor , L.; Lac., pl. 16; Encyc., pi. 5; Séba. Ce Boa habite les contrées chaudes de l’Amérique, notamment de la Guiane, et jamais l’ancien continent. On a mal à propos regardé quelques grands Serpents comme des individus ou des variétés de son es-

pèce. Sa tête est en forme de cœur; sa lèvre supérieure est bordée d’écailles imitant des dentelures; son cor|»s est élégamment varié de gris, de blanc, de noir et de rouge. Il offre, sur le dos, une sorte de dessin en chaîne, qui rend la robe de ce Serpent resplendissante. De telles qualités lui ont valu, chez les Sauvages, un culte que rUommo rend partout volontiers à l'alliance de la force et de la beauté. On adore en plusieurs pays le Boa Devin sous les noms de Xaxalhua ou Xalxathua, noms qui signifient, au Mexique, Empereur, de Boiguacu, Giboyo ou Jiboya . et Jauca Xcanga, qui répond à Reine des Serpents , chez les Brésiliens. — C’est â tort qu’on a cru que saint Jérôme avait désigné l'Ophidien dont il est ici question, sous le nom de Dragon, dans sa Vie de saint Hilarion. Saint Jérôme n’a pu connaître aucun Animal d'Amérique. Plaques ventrales 240-248, plaques anales GO.

B. Géaist. B . Gigns. C’est Lalreille qui, le premier, a reconnu que cette esp., la plus grande de toutes, y compris même la précédente, diffère de toutes les autres. Elle habite les mêmes pays, et parait être celle qu’on nomme â Cayenne la Dépone. Elle n'a point été figurée. Ses écailles sont carrées : une suite de grandes taches ovales, d’un brun noirâtre, disposées transversalement deux à deux, règne le long du dos. p. v. 250, p. a. 178.

B. Aboma. B. Cenchris , L., Sel». 1, pl. 56, f. 4. Le Forte-Anneau de Daudin. Sa tète est ovale, marquée, dans toute sa longueur, de cinq bandelettes brunes. Les lèvres sont crénelées. Le corps est d’un jaune clair avec des taches rondes, entourées d’un cercle gris. Ce Boa habile Surinam. Le nom de Cenchris, appliqué sans raison suffisante à un Animal de l’Amérique, désignait dans l'antiquité un Serpent agile , jaunâtre et tacheté, et l'on ne conçoit guère comment, sur celte conformité de noms, Üonnalerrc, en décrivant le Cenchris de Linné, lui applique des vers de Lucain et de Nicander. p. v. 263, p. a. 57.

B. Scttale. B. Scytale , L. Mangeur de Chèvres. Encyc., pl. 6, f. 7. L'Anacondo de Daudin. Celle esp., plus petite que les précédentes, qui vit beaucoup plus de Grenouilles et d’Animaux aquatiques que de Bétail, habite près des eaux, dans les parties chaudes du nouveau monde ; se fixant par la queue à quelque corps submergé, elle se laisse flotter au courant, attendant ainsi sa proie qu Vile enlace quand elle vient boire. Elle n'est point â craindre pour l'Homme qui se nourrit de sa chair. Sa tête est oblonguc, presque cylindrique et amincie par devant. Son corps est d'un vert de mer avec des taches parsemées sur le dos, demi-circulaires et dont le milieu est blanc, p. v. 250, p. a. 26-70.

B. Margeur ue Rats. B. murina, L.. Encyc., pl. 6, f. 0. Cette esp. a tant de rapports avec la précédente, que Cuvier les réunit sous le nom d’Anacondo. Cependant il y a trop de différence dans la forme et dans la disposition des taches, pour qu’on ne les doive pas séparer. Les mœurs de ces Animaux et les contrées qu’ils habitent sont les mêmes, p. v. 234, p. a. 65-69.

B. Broderie. B. horiulana, L., Séba, 2. La Panthère. Encyc.. pl. 3, f. 2; l’Elégant de Daudin. Ce Boa, qui poursuit les Rats et s’en nourrit, est l’un des plus

beaux ; «a tête est marquée de petite* raies , et son corps varié de taches de toutes les couleurs, p. v. 200, p. a. 128.

R. Manuel* de Chi exs.//, canina. Bojohi, Lac., pl. 17.; L. ; Encyc., pl. 2, f. 2. Sa tète est en forme de cœur; sa lèvre supérieure est échancrée sur les côtés; le corps, qui est de couleur verdâtre, est marqué de taches obscures, en anneaux.il habite le Brésil, où Ton a remarqué qu'il préfère les Chiens à toute autre nourriture. On ne le retrouve point à Ceylan, ainsi qu'on l'a avancé; le Serpent de cette lie. qu'on a regardé comme identique, n'appartient seulement pas au même sous-genre, p. v. 205-208, p. a. 77-79.— L'Ilipnale de Lac. ne serait, selon Cuvier, qu'un jeune individu du Boa dont il est question. Il ne serait pas dans cette hypothèse YHipnale de Linné, qui est un Serpent d'Asie, et qui u’est peut-être pas un véritable Boa.

Schneider et Russcl ont encore mentionné plusieurs esp. de Boas sous les noms de phrygia , carinata, ocellata, riperina, rcticutata, uumthystina, orbiculala et Tigris, dont la plupart avaient été figurés par Séba. Le B. turc d'Olivier fait aujourd'hui partie du G. Erix. Le B. de Merem constitue le G. Coralle, et le B. anguiforinc, le G. Glotbonie. Le B. à grosses paupières est le même Serpent que l'Acanthophis.

BOABAB. bot. V. Baobab.

BOADSCH1E. bot. K. Clïpéole.

BOA-K.ELAOR. bot. S. de Guitandina Moringa, L.

BOA MASSI. bot. S. de Jujubier.

BOAUliNA et BOA RU LA. ois. E. Bergeronnette

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