‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnesChapitre 101 sur 148 · OU · texte numérisé non relu

OU

qu’il paraisse bien adulte : elles présentent d'ailleurs des caractères particuliers que l’on ne doit pas omettre ici : leur forme les rend très-différentes de celles du Mouflon, et leur base est plutôt quadrangulaire que triangulaire; elles n'ont aucune arête saillante, surtout vers la base; et l'extrémité qui est dirigée en dedans, n'a presque aucune largeur (au contraire de ce qui a lieu chez les autres espèces), et forme véritablement une pointe, dans le sens que l'on attache ordinairement à ce mot. Les rides sont très-peu prononcées, si ce n’est près de la base, et l'extrémité est même presque entièrement lisse. Les deux cornes sont, comme chez les autres Mouflons, très-rapprochées sur le front, et il est même un point où elles sont presque continues : l’angle qu'elles comprennent entreelles est beaucoup plus aigu que chez le Mouflon ordinaire : il n'est guère que de soixante degrés environ. Enfin elles sont aussi larges à la base que dans cette es|»èce; mais leur circonférence est plus grande. à cause de l'augmentation de surface qui résulte de leur forme quadrangulaire. Ce bel animal, rapporté d’Égypte par Geoffroy Saint- Hilaire, porte dans quelques descriptions le nom de Mouflon d’Afrique.

Motrrox barbc (beanled Sheep), Penn.. Quarf. Il a été réuni par Cuvier et par Desmaresl.sous le nom d'Oru Tragetaphu», avec le Mouflon à manchettes; il a en effet des rapports assez intimes avec lui, comme on peut le vuir parla description suivante empruntée à Peu liant :

« Mouton ayant les poils de la région inférieure des joues et de 1a mâchoire supérieure, extrêmement longs, formant une barbe divisée ou double; les poils du côté ; du corps courts; ceux du dessus du col plus longs et un i peu redressés; tout le dessous du col cl les épaules couverts de poils grossiers qui n’ont pas moins de quatre pouces; une véritable laine très-courte à la base des poils; la poitrine, le col, le dos et les flancs, d’une couleur ferrugineuse pâle; la queue très-courte; les cornes contiguës à leur base, recourbées, longues de vingtcinq pouces, divergentes, dirigées en dehors cl écartées l’une de l’autre de neuf pouces environ à leurs pointes : leur circonférence dans l'endroit le plus renflé est de | onze pouces. » Celle description malheureusement trop 1 incomplète pour permettre de prononcer sur l’identité spécifique du Mouflon à manchettes et du Mouton barbu, : a été reproduite par Shaw dans sa Zoologie générale; mais, suivant ce dernier naturaliste, elle ne se rapporterait qu’à une simple variété de PArgali. et non pas à une espèce distincte, opinion qui n'a au reste aucun fondement réel. Desinaresl assigne pour patrie au Mouton barbu les lieux déserts et escarpés de la Barbarie : en effet Pennant remarque qu'une assez bonne description de cet animal avait déjà été donnée avant lui par le docteur Catus, d’après un individu envoyé à Londres, en 1801, de cette partie de l’Afrique.

Telles sont les espèces de Moulons sauvages décrites jusqu'à ce jour : on voit qu'elles sont au nombre de cinq dans l’état présent de la science; mais que quelques-unes n'étant, suivant plusieurs ailleurs, que des | espèces nominales, ce nombre devra peut-être se réduire à quatre ou même à trois.

Pour terminer Particle il reste à dire quelques mots

des races domestiques de Moutons. La plupart d'entre elles, quoique leur organisation intérieure soit presque identique avec celle des Mouflons, semblent au premier coup d’ail s'éloigner considérablement de cesanimaux, et appartenir à un genre tout différent : en effet presque tous les caractères extérieur s des espèces sauvages, c'esl-à-dirc ceux qui frappent les premiers l'attention de l'observateur, ont disparu dans les races domestiques. Ces formes sveltes et si gracieuses, celte rapidité, celte légèreté de mouvements, qui caractérisent les premières, ont fait place, chez celles-ci, à des formes plus ou moins lourdes, à une lenteur, et. si l'on peut s'exprimer ainsi, à une indolence, qui sont presque devenues proverbiales : en outre, ce |»oil rude et cassant dont l'aspect a fait si souvent comparer les Mouflons aux Daims et aux Chevreuils, est changé en cette laine moelleuse, dont l'industrie humaine a su tellement varier et multiplier les usages. Cette dernière modification a surtout semblé bien remarquable, et il n’en pouvait être autrement, puisqu'elle suffisait seule pour changer entièrement la physionomie de l'animal. Aussi les naturalistes ont-ils de bonne heure tenté de l’expliquer; et leurs recherches ont donné ce résultat, qu'il u'y a point là, comme on aurait presque été tenté de le croire, une sorte de métamoi pliose ou métne de création nouvelle; mais un développement de ecs poils laineux qu’on sait ( f". Mammifères) exister chez tous les Mammifères des pays froids, et qui se trouvent même avoir déjà < liez les Mouflons, une forme et une disposition analogues à relies de la laine des Moutons domestiques. Mais comment et par quelles causes s'est opéré ce changement des poils laineux en une véritable laine? comment s'est opérée la disparition des poils soyeux, que l'on observe en même temps? La simultanéité de ces deux effets s'explique bien, il est vrai, par la loi du balancement des organes; mais dans l’état présent de la science, il est encore impossible do se rendre compte d'une manière satisfaisante des causes qui ont dû produire ici le balancement organique luimême, c'est-à-dire qui ont pu amener, ou l'atrophie des poils soyeux au profil des laineux, ou l'hypertrophie de ceux-ci aux dépens des premiers. Au reste la nature du pelage n'a point subi cette modification dans toutes les races domestiques; et l'on verra que quelques-unes d'entre elles ont, sous ce rapport, conservé les caractères du type primitif, le Mouflon.

C'est en effet à celte dernière espèce, que la plupart des naturalistes ont coutume de rapporter, comme variétés, tous les Moulons domestiques; mais on n’a d'ailleurs aucune certitude sur leur véritable origine; ce qui dépend principalement du peu de notions exactes que l'on possède encore sur la plupart des Mouflons, cl des rapports intimes qui lient les unes aux autres toutes les especes du genre. Aussi, quoique l'opinion que l’on vient de rapporter comme celle de la majeure partie des naturalistes, soit la plus probable, il n'est pas impossible qu’on doive plus tard revenir aux idées de ceux qui regardent l’espèce asiatique comme la souche de toutes les races domestiques, ou du moins comme celle de quelques unes d'entre elles. Quoi qu'il en soit, et sans entreprendre la discussion de cette importante

question, on se contentera ici d’indiquer les caractères tes plus remarquables des principales variétés.

Mouton Morvan. Buff., Ocis Guineensis, Lin.; il est connu aussi sous les noms de bélier des Indes et de Mouton aux longues jambes; c’est aussi de celle variété que paraissent se rapprocher l’Or/'* J fri eau a et VOcis Ælhiopica de quelques auteurs. Cet animal, cher lequel les poils soyeux recouvrent et cachent entièrement les laineux, et qui se rapproche beaucoup ainsi des Moulions, se distingue principalement par la longueur de ses membres, et par la forme arquée tic son chanfrein. La queue, longue et grêle, descend ordinairement jusqu’aux jarrets. Les poils des parties supérieures et inférieures du col sont ordinairement trèslongs; et l’on remarque souvent aussi sous la gorge, des pendeloques couvertes de poils et assez allongées. Les cornes, qui sont ordinairement petites, et qui reviennent vers l'œil, en formant un tour ou un demi-lourde spirale, manquent fréquemment. La couleur du pelage est aussi très-variable : on voit des individus bruns, d'autres blancs, d’autres noirs, d’autres d’un roux plus nu moins vif, et d’autres enfin variés de ces couleurs. Suivant les observations de Fr. Cuvier, celle race féconde toutes les autres, et peut aussi réciproquement être fécondée par toutes. La synonymie de cette variété indique suffisamment sa patrie; il faut ajouter qu'elle a été naturalisée en Europe par les Hollandais.

Mouton a laigb queue. Ocis latif auilata, L. lise distingue par la forme de sa queue, longue, et renflée sur les côtés, par une accumulation de graisse dans le tissu cellulaire. Celle modification très-singulière, et qu'on n'a jamais observée que chez les Moutons, est, suivant Diiifon, l'effet d’une grande abondance de nourriture. La loupe ainsi produite n’est quelquefois qu'un ! renflement peu considérable; mais chez certains in- ] dividus, elle devient si volumineuse que sou poids finit par les gêner, et qu'on est même obligé, ainsi que l'ont assuré des voyageurs dignes de foi, de re- \ courir à divers moyens pour les soulager. Ainsi il ! n’est pas très -rare de voir, dans certains cantons de l'Afrique orientale, des individus de cette race, j attelés à une sorte de brouette qui n’a d’autre objet ; que de fournir un support ù leur énorme queue. Ces variations remarquables dans le volume du prolongement caudal, et quelques différences dans la nature du \ pelage, dans les cornes et les oreilles, ont fait subdiviser celle variété en plusieurs sous- variétés. Les plus ! remarquables soûl . 1® VOvi» SteatOpxga de Pallas, qui n'a que très-peu de vertèbres dans le tronçon de la queue, et dont la loupe graisseuse est composée de J deux masses plus ou moins arrondies, réunies à leur ; partie supérieure : elle habite la Perse, la Chine et la Russie méridionale; 2" le Mouton à grosse queue , chez lequel le prolongement caudal est très allongé, et en 1 même temps plus large que le corps dans ses deux tiers supérieurs : on le trouve dans la Haute-Egypte; 3° il existe aussi dans cette même contrée une autre sousvariété qui a beaucoup de rapports avec VOcis Steato- , pyga, et à laquelle on pourrait donner le nomd’Ürfs | ecuuilata , pour rappeler l’étal tout à fait rudimentaire j de son prolongement caudal. Elle se distingue au pre- !

XI 0 If

raier coup d'œil par un renflement très-large, mais très- peu saillant, qui couvre les fesses, el au sommet duquel se voit la queue sous la forme d’un petit appendice extrêmement grêle el à peine long de deux pouces. Ce renflement adipeux représente avec assez d'exactitude ces renflements d’une toute autre nature que produit, dans la saison du rut, le développement du (issu érectile des fesses chez les Cynocéphales et chez quelques Macaques. Ce Mouton est remarquable aussi paf son poil soyeux, court cl rude : il est entièrement blanc, avec la télé et le col noirs. C’est aussi à la mémo variété que Desmaregt rapporte le Mouton d’Astracan, dont la queue présente en effet à sa base un renflement de grosseur variable : il s’éloigne d'ailleurs des races précédentes à plusieurs égards. Il est couvert d’une laine longue mais très-grossière, et manque très-fréquemment de cornes. C’est le jeune de cette variété qui donne cette laine si connue sous le nom de laine d*Astracan : il est en naissant revêtu d’une fourrure composée d’un mélange de poils blancs el de poils noirs, réunis en petites mèches très-frisées, d’où résulte, pour l'ensemble du pelage, une couleur grise d’une nuance assez agréable ù l'œil. Une autre considération plus importante aux yeux du naturaliste, c’est qu'on retrouve encore chez les Moulons d'Astracan, cl surtout chez les jeunes individus, des poils soyeux au milieu de la laine : ces poils, qui ont même conservé les principaux caractères qui les distinguent dans le type sauvage, cl qui sont les plus longs de tous comme dans l’état primitif, se trouvent d'ailleurs exister en assez petit nombre pour être aperçus seulement de ceux qui cherchent à les rencontrer.

Mouton de Valacbik. Ocis Strcpsiceros. L.; le Bélier el la Brebis de Valacbie, Buff. Il se distingue par sa laine très-abondante el très- longue, el par ses longues cornes eu spirale, dirigées en haul.el ressemblant ainsi (surtout chez le mâle) à celles de l’Antilope Condoma. Cette variété, dont la taille surpasse un peu celle des Brebis ordinaires, est commune dans la Valacbie et dans la Hongrie.

Mouton d'Islande. Ocis polyccrata , L.; Ocis gothlandica , Pall., Spic. Zool.; le Bélier el la Brebis d’Islande, et la Rrebis à plusieurs cornes, Buff. Cette race est très-remarquable par les variations que présente le nombre de ses cornes; quelques individus n’en ont que deux, comme les Mouflons, el comme les Moutons ordinaires; mais d'autres en ont trois, quatre, et quelquefois jusqu'à huit; elle présente aussi des caractères particuliers dans la nature de son pelage formé de trois sortes de poils, dans sa queue courte et dans sa couleur qui est ordinairement d’un brun roussàlre; elle est répandue dans l’Islande, les îles Féroé, la Norwège et le Golhland.

Mouton ordinaire. Il serait superflu de décrire cette variété el ses nombreuses sous-variétés ou races; on en trouvera le tableau presque complet dans le Traité des Bêles à laine, de Cartier.

Mouton Mérinos. Ocis Hispanica, L. 11 se distingue par ses cornes très-grosses, très-fortes, el formant une spirale régulière, sur les côtés de la tête; sa laine, contournée en manière de tire bouchon, est rcmar-

HtC

i|ual>le |<ar sa finesse et son moelleux : sa couleur est ordinairement le blanc sale. Cette race, qui passe pour la plus précieuse de toutes, est répandue dans l'Espagne, mais on croit qu'elle est originaire de Barbarie : chacun sait qu'elle est aujourd'hui naturalisée en France, et que de son croisement avec les Moulons résultent un grand nombre de variétés dont les laines sont fort estimées.

Moiton anglais. Or/a anglica, Desm. Il se rapproche beaucoup du Mérinos, dont il paraît en effet tirer son origine. Il est caractérisé par l'absence des cornes, par la finesse de sa laine et par la longueur de sa queue. On distingue plusieurs sous-variétés de même que chez le Mouton ordinaire : celte du Sussex a la laine courte, mais d'upc extrême finesse : d’autres présentent les qualités inverses.

MOUTON DU CAP. ois. Synonyme vulgaire d'Alhatros. Y. ce mot.

MOUTOUCHI. bot. Sous le nom de Moutouehi aube ro sa, Aublel (Plantes de la Guiane,2, p. 748. t. 2tW) a décrit et figuré un arbre de la Guiane, qui a été réuni par Persoon au genre Pterocarpua de Linné. En adoptant* celte réunion, le professeur De Candolle ( Prodr . Sy$t. Pegel.y 2. p. 418) a constitué sous le nom de Moutouchia une section du genre /' terocarpus , qui renferme, outre l'espèce ci-dessus désignée, le Plcrovarpu8 Draco , L., et une nouvelle espèce du Mexique, nommée Pterocarpua crispalus. Y. PtLrocarpe.

MOVILANDIA. bot. Genre proposé par Nccker qui l’a formé aux dépens du genre ChfTbrtia.

MO VI N. moi.l. Adanson (Voyage au Sénég.. p. 240, pl. 18) a nommé ainsi une coquille du genre Bucarde.

NOYA. min. Tuf argileux volcanique.

MOZAN. bot. Pour Mocan. F. Mocanêbc.

MOZINNE. Muzinnn. bot. Genre de la famille des Kiiphnrhiacécs, et de la Diœcic Monadelpbie, L., établi sous ce nom par Ortéga dans ses Décades (page 105, lah. 13); mais que Cavanilles, sous celui de Lourd ra, a voulu consacrer à l'auteur de la Flore de la Cocliincliine. /'. Lotreire.

MUCÉDINÉES. bot. On a trouvé à l’article Champignons les caractères comparatifs de celte famille et des autres familles comprises autrefois sous le nom commun de Champignons, et qui forment nécessairement autant de groupes distincts, analogues à ceux qu'on a établis parmi les Algues. Celui des Mucédinées est un des plus curieux et l’un de ceux qui mériteraient le plus de fixer l'attention d’un observateur judicieux, mais malbeiireusemi-iil les plantes qui le composent n'ont presque été étudiées que sous le rapport de leurs caractères génériques et spécifiques, et leur structure interne, leur développement et leur mode de reproduction n'ont été examinés que superficiellement. Cependant aucune tribu, daus la Cryptogamie, ne mérite plus d'élre observée avec soin, car ces végétaux, comme les Confervcs, offrent pour ainsi dire les éléments qui entrent dans la composition des végétaux plus parfaits, isolés et disséqués par la nature.

Comme les Conferves, les Mucédinées se présentent sous la forme de tubes plus ou moins allongés, simples ou raineux, continus ou divisés en plusieurs loges par

des cloisons transv ersales. Ces filaments se développent A la surface de corps de nature très -diverse, le plus souvent sur des substances organiques qui commcn cent A se décomposer, sur les bois et les feuilles qui se pourrissent, sur les matières fermentescibles, quelque fois sur les pierres humides; enfin un petit nombre de genres croissent sur les feuilles vivantes. Leur mode d'adhésion sur ces corps et la manière dont elles s'y développeul, ne sont pas encore parfaitement connus; leur organisation assez compliquée, l'identité des espèces qui croissent sur des substances souvent fort différentes, ne permettent guère d'admettre pour ces végétaux la génération spontanée, et presque tous les auteurs sont d’accord pour attribuer leur production A des séminulrs très- fines, de plantes semblables qui, portées par l'air, se développent lorsqu'elles ont été déposées sur une substance propre à favoriser leur croissance; d'ailleurs l'existence de ces séminules est une chose bien certaine ainsi qu’on le verra plus tard. Mais ces petits végétaux, se développant ainsi sur des substances diverses, puisent ils, au moyen de radicelles, leur nourriture dans le sein même de ces substances, ou ne se nourrissent -ils qu'au moyen de l'atmosphère qui les environne? Les moisissures ne paraissent pas, comme d'autres Cryptogames, se développer indifféremment sur des substances très-diverses, et plusieurs. ;m contraire, ne croissent que sur certains corps, ce qui prouve que ces matières concourent A leur nutrition. Cependant dans la plupart des cas on ne voit presque aucuns filaments radicellaires pénétrer dans l’intérieur de ces substances, et l’influence des matières sur lesquelles elles croissent, paraîtrait avoir lieu surtout en modifiant la nature de l'atmosphère dans laquelle ces petites Cryptogames végètent, ce qui expliquerait pourquoi elles ne se développent que sur les substances qui commencent A se -décomposer, et qui par conséquent donnent continuellement naissance A des gaz différents suivant la nature de ces substances. Ces plantes, malgré l’affection qu’elles montrent pour certains corps, se trouveraient ainsi dans le même cas que la plupart des Cryptogames sans feuilles, qui paraissent se nourrir presque uniquement par l’absorption des gaz ou des liquides dans lesquels elles végètent. et non pas par la succion de leurs racines qui ne semblent destinées qu’à les fixer. Les filaments qui composent entièrement «A eux seul* ces végétaux, s'étant ainsi développés, acquièrent presque toujours, en peu de temps, leur accroissement complet ; leur forme varie alors suivant qu'ils sont droits ou couchés, simples ou ratneux, enfin suivant la manière dont se forment les séminules qui doivent les reproduire. Dans l’origine, ces séminules semblent toujours prendre naissance dans l'intérieur même des tubes; mais plus tard on les trouve éparses A la surface, souvent libres et sans aucune connexion avec les filaments auxquels elles sont entremêlées; celle disposition est due A divers changements qui s’opèrent dans la plante pendant le développement des séminules, et il est probable que lorsqu’on suivra, avec attention, leur mode de formation, on verra que les séminules sont toujours d'abord renfermées dans l’iiilcrieur des filaments. En passant

Il l c

Page 1