‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnesChapitre 104 sur 148 · M IJ G · texte numérisé non relu

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nier de ces genres n'a pas été admis, il doit rester uni à celui-ci,' qui a été nommé Orontiutn par Persoon, Après avoir éliminé toutes les espèces qui constituent les genres Linaria , Anarrhinum et Acincsia , les Mufliers ne sont pas très- nombreux. Les auteurs en ont décrit une vingtaine d’espèces qui croissent en général dans les contrées méridionales de l'Europe.

Mifuer a graxdes fleurs. Antirrhinum majus. L., vulgairement nommé Mufle de Veau. Sa lige est haute de six à neuf décimètres, rameuse, lisse inférieurement, légèrement velue dans sa partie supérieure. Ses feuilles sont lancéolées ou peu obtuses, alternes sur la tige et opposées sur les rameaux, d’une couleur verte sombre. Les fleurs sont disposées en épis, très grandes, de couleur blanche rose ou purpurine avec le palais jaune. Cette belle plante sert à l'ornement des parterres. Elle croit spontanément sur les vieux murs et dans les localités pierreuses.

Mi'FLier rubicoxü. Antirrhinum Orontium, L. Il ne s'élève pas à plus de cinq décimètres. Ses feuilles sont glabres, assez longues, plus étroites que dans l'espèce précédente, un peu distantes et la plupart opposées; celles qui sont placées près des fleurs sont alternes. Les fleurs sont solitaires, presque sessiles dans les aisselles des feuilles supérieures, et d'une belle couleur purpurine. La capsule, d'une forme pyramidale, est renflée vers un des cotés de la base, et elle s'ouvre par trois trous placés au sommet; on lui a trouvé quelque ressemblance avec la télé d’un nègre. Celle espèce, qui croit dans les champs, est signalée par Linné comme vénéneuse.

Muflier faux-Asaret. Antirrhinum Asarina, L.; Asarina procumbens, Miller. Il a des liges velues, divi sées en rameaux faibles et rampants. Ses feuilles ressemblent celles du Lierre terrestre, c’est à-dire qu’elles sont opposées, pétiolées, arrondies, échancrées en cœur à leur base, et crénelées ou lobées sur leur bord. Les fleurs naissent solitaires aux aisselles des feuilles; elles sont pédonculées, assez grandes, de couleur rose, mêlée de jaunâtre. Celte espèce croit sur les rochers des contrées méridionales de l’Europe.

MUGAN. bot. (Gouan.) L’un des noms vulgaires du Cistus nlbitlus.

MUGE. Mugit . pois. Genre de la seconde section de la famille des Persègucs, dans l'ordre des Acanthoplérygiens, et qui, dans Linné, appartenait à celui des Abdominaux. Ses caractères consistent dans la situa tion des ventrales sous l'abdomen, ou des dorsales courtes et écartées, dont la première ou l’épineuse est loin de la nuque et plus en arrière que les ventrales; la seconde répondant à l'anale; dans la forme de la tête, qui est déprimée, large, toute écailleuse, avec de grands opercules bombés qui l’enveloppent et qui servent à renfermer un appareil pharyngien plus compliqué que dans les autres Poissons, et offrant pour le passage de l'eau des conduits assez tortueux. La bouche fendue en travers, garnie de lèvres charnues et crénelées, est faite en chevron, c'est-à-dire que la mâchoire inférieure a au milieu un angle saillant, qui correspond à un angle rentrant de la supérieure. La membrane branchioslège ne présente que trois rayons. Il n’y a

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l>as do dents proprement dites, à moins qu’on ne considère comme dents quelques arêtes sur les côtés de la langue. Cuvier ajoute que l'estomac de ces Poissons est singulier par sa forme de toupie et l’excessive épaisseur de ses parois charnues; leur canal est d'une longueur extraordinaire, fort replié, avec deux très-petits cæcums au commencement. Les Muges, agiles, grands nageurs, voyagent par troupes souvent innombrables, et s’ils ne peuvent voler, ils ne s'eu élancent pas moins hors de l’eau avec force et vivacité; mais leurs pectorales, qui paraissent être assez fortes pour leur procurer de vigoureux moyens d’élancement, n'étant pas prolongées, ne peuvent leur ouvrir les routes de l’air parallèlement à la surface des vagues, où les pécheurs les voyant aussilôL retomber après avoir franchi leurs filets, ont encore les moyens de les reprendre. C’est aux dépens des Muges que Lacépède forma ses genres Mugiloinore. Mugilofdes et Chanos. Ce dernier a ses pectorales non prolongées, comme les Exocets, avec lesquels il présente quelques rapports généraux; il n'a qu'une dorsale sans appendices, et les côtés de sa queue sont garnis d’ailes membraneuses, avec tous les caractères des Muges pour le reste. Il habile la mer Rouge; sa tête est plus étroite que le corps, aplatie, dénuée de petites écailles, et d’un vert mêlé de bleu, tandis que le reste est argenté et brillant; on en trouve des individus qui oui de deux à quatre pieds.

Muge Mi let oe mer. Mugit ('ephalus, L., Gmel., Syst. Nat., xiii. t. 1, p. 1397; le Muge. Encycl., Pois., pl. 73, fig. 504. Ce Poisson, dont il exisle plusieurs variétés, est fort commun dans la Méditerranée; on le retrouve sur les côtes océanes tempérées, où il remonte, vers le commencement de l'été, l'embouchure des neuves, assez loin de la mer. Ils y entrent par bandes innombrables, dont les individus pressés donnent souvent à l’eau une couleur d'un bleu obscur. Leur dos est brunâtre,avec des teintes d’un bleu foncé, qui s’efface sur les flancs, pour passer à la teinte argentée la plus éclatante sous le \ entre; il y a sur le flanc, au-dessus de la ligne mitoyenne, quelques raies parallèles, longitudinales, plus foncées que la teinte du fond. Il parvient au poids de dix à douze livres. On en pèche de telles quantités, que le superflu de leur chair, qu’on ne pourrait consommer fraiche, devient l’objet d’un commerce assez considérable, après qu’on l’a salé et même fumé. Les côtes d’Espagne et les Baléares surtout en fournissent immensément. On prétend que les Muges sont plus délicats cl d’un meilleur goût après qu’ils ont séjourné quelque temps dans l’eau douce. C’est avec leurs œufs préparés au sel et séchés qu’on compose celle lioutargue ou Potargue dont l’Italie et même la Provence consomment d’assez grandes quantités, comme on sc nourrit de Caviar en certains cantons de la Russie. — d. 5, 1/0, F. 10, v. 1/6, a. 3/15, c. 12.

On avait confondu avec le Mugit Cephalus plusieurs espèces très -distinctes que le savant ichtbyologislc Ritso en a le premier parfaitement distinguées, et qui se trouvent dans les mers de Nice. Ce sont les Mugit auratusy saliens et provincialis. Le Tang, de Bloch, appartient au même genre et se trouve à l'embouchure des fleuves de Guinée. L’Albule (Encyclop., pl. 75,

f. 305), commun en Caroline, y a élé fort bien observé par Dose qui en dit la rhair excellente et les mœurs semblables à celles des Muges européens. II en existe un autre des Antilles, le Plument, et plusieurs de la mer Rouge.

On a quelquefois appelé Mlges voi.a rts les Exocets.

Nl’GEO. fois. Synonyme vulgaire de Muge.

NUGHÉ. bot. L’un des noms vulga ires de la Jacinthe.

MLGIIO oc MIGO. bot. Espèce du genre Pin. y. ce mot.

MGGIL. fois. y. Muge.

MLGIL01DE. Mugiloiiles. fois. Ce genre, établi ou plutôt mentionné par Lacépède (Pois., t. v, p. 294), a été formé aux dépens des Mugit du Syst. Nat. de Ginclin, pour l’espèce qui s’y trouvait sous le nom de Chilentis (t. i, p. 1598), et dont on doit la connaissance à Molina (///s/. Nat. Chit., p. 198). Il diffère des Muges véritables, dont il a le reste du caractère et les habitudes. en ce qu’il n'a qu'une dorsale. Il a les formes du Mugit Cephalus, atteint quinze pouces au plus de longueur, et sa rhair est excellente. Il habile tes côtes du Chili d’où il remonte dans les fleuves, b. 7, d. 1/8, F. 12, v. 1/3. a. 5/7, c. 10.

ML’GILOMORE. Mugiloutoru #. pois. La composition de ce mot indique assez qu’il fut imaginé par Lacépède pour désigner un genre tellement voisin des Muges, qu’il s’y confondrait s’il avait deux dorsales. Ses caractères consistent outre ceux qui lui sont communs avec le genre Mugit f dans les appendices qui sont à chaque rayon d’une seule dorsale ; dans l'implantation des ventrales sous l’abdomen; dans les opercules des branchies, qui sont écailleux ainsi que la tète. Oii en connaît une seule espèce, découverte par Rose dans les mers de Caroline; ce Poisson brille du plus doux éclul de l’argent; line teinte d’azur est répandue sur son dos; ses proportions sont agréables et sveltes; enfin il est extrêmement recherché pour la délicatesse de sa chair.

MUGO. rot. y. Mtcno. Ce même nom est aussi donné vulgairement au Ciste ladanifère.

MUGI ET. rot. y. Cox va lî. a ire. On a quelquefois appelé Petit M cgi et ou Mcgcet des Bois VAperula odorata, L.

ML'IILEN'BERGIE. Muldcnbergia. bot. Genre de la famille des Graminées, et de la Triandrie Digynie de Linné, institué par Willdenow. avec les caractères suivants : calice à peine visible, uniflore, à deux valves frangées ou dentées ; une corolle â deux valves, pileuses à leur base, l’extérieure munie d’une arête; trois étamines; deux styles; une semence libre. Ce genre est le même que le Dilepyrutn de Michaux (Fl. Amér. 1, p. 40).

Mchlenbergif, a fetites fleurs. Muhlenbergia diffusa. Willd-, Palis. -Benuv., dgrostogr., 27, pl.7, ftg. 9; Ditepymm minuttiflorum , Midi. Ses liges sont très-grêles, un peu rameuses, coudées à leurs articulations; les feuilles sont planes, étroites, linéaires; les fleurs sont disposées en une panicnle capillaire, allongée, très-étroite, dont les rameaux sont serrés contre l’axe et quelquefois étalés; les valves calicinales sont très -finement dentées ou frangées, ne renfermant

qu'une seule fleur à deux valves un peu inhales, velues à leur base : l’extérieure terminée par une arête de la longueur de la valve; l'ovaire est subtile au sommet, pourvu d’un style bifide, très-court, et de deux stigmates velus; une semence acuminée. On la trouve dans le nord de rAméritpie.

l ue autre espère du genre Dilepyrum, de Michaux, a fourni à Palisol de-Beauvois le type de son genre Braçhyetytrum. V. ce mol.

MUISSON. ois. L’un des noms vulgaires du Moineau- Franc.

MUJOU. pois. Synonyme vulgaire de Muge Mulet de mer.

MUL.AR oc MILLAU, sam. Espèce du genre Cachalot. y. ce mot.

MULARS. ois. Nom donné aux métis qui proviennent du croisement de diverses races de Canards.

MULAT. pois. Espèce du genre Holacanlhe. F. ce mot.

MULATE. ois. Synonyme de Mouette, y. ce mot.

MULCION. Mu/cio. crust. Genre de l’ordre des Décapodes, famille des Macroures, tribu des Schizopo* des, établi par Latreille (Fam. nat. du Règne Anim.) sur une espèce de l'Amérique septentrionale; il lui donne pour caractères : corps très-mou , point d’yeux distincts; pattes comprimées ; antennes au nombre de quatre, comprimées, courtes, les latérales sétacées. de deux articles, de la longueur au moins de la moitié du corps : les intermédiaires plus courtes, coniques et inarticulées; pieds terminés par un petit onglet; la quatrième paire et ensuite la troisième plus longues; postabdomen terminé par une nageoire à cinq feuillets.

Ml’LE-DEER. «AU. y. Cerf-Mulet, au mol Cerf.

MLLE et MULET. *am. T. Cheval. On a donné par extension ce nom à tous les métis ceusés inféconds qui résultent de l'accouplement de deux animaux d'espèces différentes.

On donne aussi le nom de Mulet à des insectes privés de sexes, ou plutôt à des femelles dont les organes générateurs ont avorté. Tels sont les Abeilles travailleuses, les Fourmis ouvrières, et quelques autres insectes. y. NEUTRE et GENERATION.

MULET DE MER. pois. Espèce du genre Muge. y. ce mot.

MULETTE. Unio. *oll. Les caractères de ce genre d’Acéphales teslacés, famille des Mytilacées, sont, selon Blainville : animal plus ou moins ovale, plus ou moins épais; le manteau à bords libres et épais, le plus souvent simples, quelquefois ciliés, ouvert dans toute son étendue sans former une ouverture particulière pour l’anus : celte ouverture de l’anus étant uniquement produite par l’adhérence de la base des feuillets branchiaux au manteau, et nullement par les lobes du manteau entre eux; ces lobes, à leur partie postérieure, sont épaissis, frangés, imitant le siphon branchial des Mollusques siplionifères. Coquille transverse, équivalve, inéquilalérale, libre; à crochets écorchés, presque rongés : quatre impressions musculaires; deux grandes pour les muscles adducteurs, deux petites à côlé des grandes pour les muscles rélracleurs du pied. Charnière à deux dents sur chaque valve . l’une cardinale,

courte, irrégulière, simple ou divisée en deux, substriée; l’autre allongée, comprimée, latérale, se prolongeant sous le corselet. Ligament extérieur.

Il est fort difficile de distinguer entre elles les espèces de Muleltes; les transitions presque insensibles par lesquelles on passe de l’une à l’autre, feraient presque croire à une espèce unique variant à l’infini, selon les climats et les localités; un passage pareil existe entre les Muleltes et les Anodontes par des nuances insensibles, depuis les Muleltes qui ont la coquille la plus épaisse et la charnière la mieux prononcée, jusqu'à celles qui deviennent minces cl qui offrent à peine quelques traces rudimenlaires de la charnière, et l'on arrive aux Anodontes qui n'eu ont plus du tout. Toutes les Muleltes sont nacrées à l'intérieur, le plus souvent d'une narre argentine, quelquefois celle nacre a les couleurs les plus belles et les plus brillantes de pourpre ou de rose plus ou moins foncé, quelquefois d’une teinte brunâtre et cuivreuse en dehors, elles sont revêtues d'un épiderme brun, noirâtre, presque toujours écorché sur les crochets où la coquille est elle même plus ou moins profondément cariée. Il manque encore à la science une bonne monographie de ce genre.

Mulette singEe. Unio sinuata, Larak.; Uniomargaritifera, Drap.; Mya niargaritifera, Lin. Grande espèce, fort remarquable, des rivières de l'Europe; la nacre est blanche et son bord inférieur est assez fortement sinué lorsqu'elle est adulte.

Molette littorale. Unio liiiorali », Lamk.; Unio tittoralis , Drap. Elle se trouve communément dans la Seine et la plupart des rivières de France.

Molette des peintres. Unio pictorutn, Lamk., Anim. sans vert., I. vi, p. 77, ii° 32; Mya pictorutn , L., Gmel.. p. 3218, n° 3; Encyclopédie, pl. 248, fig. 4; Drap., Mist. des Moll., p. 131, n» 1. pl. 11, fig. 1, 2, 3, 4. Espèce commune dans toutes les rivières de France; elle est assez variable.

MULGEDIER. Muigediutn. bot. Genre de la famille desSynanlhérces, tribu des Chicoracées ou Lactucérs, et de la Syngénésie égale, L., établi par Cassini qui l'a ainsi caractérisé : involucre ohlong, renflé inférieurement, campanule, formé d'écailles imbriquées, appliquées, obtuses, membraneuses sur les bords : les extérieures ovales ou lancéolées, les intérieures oblonguos; réceptacle plan et nu; calalhide composée de demifleurons nombreux et hermaphrodites; akènes plus ou moins aplatis, elliptiques, oblougs, prolongés après la fleuraison en un col très -court, très -épais, continu avec la partie séminifère, couronné par une aigrette longue, blanche, composée de poils très-fins, à peine plumeux. Le genre Mulgcdiutn semble destiné à former le passage enlre les genres Sonchus et Lactuca ; il est, en effet, essentiellement caractérisé par la structure de son fruit, qui est parfaitement intermédiaire entre celles des fruits de ces deux genres. Sans l’admission du Mulgtdium on ne trouverait plus de caractères propres à distinguer ceux-ci d’une manière franche, et dès lors la plus grande confusion naîtrait du mélange des espèces du Sonchus et du Lactuca, décrites par les auteurs. Cassini observe à ce sujet que la multiplicité des genres, loin d'élre un abus ridicule,

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est le seul moyen de donner ù la classification toute l'exactitude dont elle est susceptible. Cette remarque est peut-être applicable au cas dont il s'agit ; mais il faudrait se garder de l’adopter comme thèse générale pour tout le règne végétal, et même pour le reste de la famille des Synanthérées, où il n’est pas toujours absolument nécessaire de multiplier à l'excès les coupes, afin de donner plus de certitude au diagnostic. L'auteur du genre dont il est question, en a décrit trois es|>èces sous les noms de Mulgedium runcinatum , lyratum et inlcgrifolium. La première est peut-être le Sonchus sibiricus, L., ou Sonchus tataricus. La deuxième a pour synonyme douteux le Sonchus florid(i nu s y L. La troisième est probablement le Sonchus pallidus , Willd., ou Lacluca Canadcnsis, L.

MLL1N. Mulinum. bot. Genre de la famille desOrabellifères, Pentandrie Digynic, Lin., établi par Persoon (Kuch., t, page 509) qui lui assigne pour caractères: (leurs hermaphrodites, fertiles; calice persistant, à cinq dents; corolle composée de cinq pétales ovales, aigus et plans; style acuminé. Le fruit est globuleux, tétraplère, divisé en deux calottes presque parallèles; méricarpes fortement comprimés sur le dos vers la commissure, à cinq paires de lignes dont la médiane dorsale et les deux latérales nerviformes, les deux intermédiaires dilatées en ailes. Les Mutins, dont le professeur De Candolle décrit huit espèces, sont des plantes ou herbacées ou sous-frutescentes, toutes appartenant au Chili.

Mulix êpixeix. Mulinum spinosutn, Pers.; Setinum spinosutn , Cavan.; Jiolax spinosus, Sprcng. Ses feuilles caulinaires sont divisées en cinq lobes spinoso-subulés, avec leur pétiole engainant et glabre; les ombelles sont simples, les pédicellcs plus longs que l'involucre qui est polyphylte, les folioles de celui-ci sont distinctes, courtes et un peu étalées; les fleurs sont jaunes uu d’un jaune rougeâtre, au nombre de dix ou douze à chaque ombelle.

MULION. Mutio. 1X9. Genre de l’ordre des Diptères, famille des Tanyslomes, tribu des Anthraciens, établi par Fabricius sous le nom de Cylhérée et auquel Latrcille a donné le nom qu'il porte à présent pour le distinguer dos Cylhérées de Muller qui sont des Crustacés. La treille caractérise ainsi ce genre : palpes retirées dans la cavité buccale; (rompe aussi longue que la tête, saillante ; les deux premiers articles des antennes presque de la même longueur; le dernier allongé, d'abord cylindrique, puis terminé en forme d'alêne courte; stylet du sommet peu distinct. Ce genre se distingue des Némestrines de Latrcillc, parce que les palpes de ces derniers sont insérées à la base extérieure de la trompe, tandis qu'elles sont intérieures dans le premier. Les Ilirmoneures, les Anthrax, les Stygydes et .les Tonomyzes en sont distingués par la longueur de la trompe et par d’autres caractères tirés des antennes et des palpes. Le corps des Millions est court, leur tête est presque globuleuse et assez grosse, le corselet est un peu bossu. Leurs ailes sont grandes, écartées et horizontales, les balanciers sont petits ; les pattes sont longues, menues avec des tarses sans pelolles distinctes. Les antennes soûl très -écartées entre elles, ce

genre est peu nombreux en espèces; la seule connue en Europe est :

Miliox obscur. Mulio obscur us , Latr.; Cylherea obscuro, Fabr., Coquebert, llluslr. icon. des Ins., pl. 20. f. 0. Il est long de cinq à six lignes; son corps est noir, couvert d'un duvet cendré; sa trompe, ses antennes cl scs pattes sont d'un brun noirâtre à la base. H sc trouve dans le midi de la France.

MLLLAR ou TURSIO. mam. Espèce du sous -genre Physeler. P. Caciialot.

MI LLE. Multus. pois. Genre de la famille des Persègues. et de la division de celles qui ont deux dorsales, dans l’ordre des Acanthoptérygiens de la méthode ichlhyologique de Cuvier, classé par Linné entre les Thoraciques, caractérisé de la manière suivante : corps épais, comprimé; opercules des branchies lisses; écailles larges, grandes, faciles à détacher; front décliné; deux longs barbillons sous le menton; yeux rapprochés; dents petites, à peine sensibles, disposées sur deux rangs et manquant même parfois entièrement à la mâchoire supérieure. Il y a trois rayons à la branchioslègc. Ce sont des Poissons remarquables par l’éclat de leurs couleurs rouge-foncé ou jaunâtre, et par la délicatesse de leur chair. On n'en connaît point encore d'espèces constatées propres au nouveau monde, car ü est douteux que le Piramctara de MarcgraafF ( Drasit.f 181, Pis., Ind,, p. GO), soit le Surmulet auquel on l'a rapporté comme synonyme, et il n’est pas moins douteux que ce soit le même Poisson qu’ait péché le commodore Uyron sur les côtes patagones, vers le détroit de Magellan.

*j* Espèces dépourvues de dents au bord de la mâchoire supérieure, c'est-à-dire aux inlerraaxillaires.

Nulle Sceiulet. Mulltis Surinulctus, L., Gtnel., Syst.Nat., xiii, t. i, p. 1539; bloch, pl. 47; Encycl., Pois., pl. 235. L’un des Poissons les plus connus, décrit dès l'antiquité et figuré chez les premiers ichlhyologistes, le Surmulet n’a guère que de six à quinze ou dix -huit pouces, et dépasse rarement sept livres de poids; c'est donc encore une erreur de Pline, que ces Surmulets de quatre pieds qu’on pêchait dans la mer Rouge. Les anciens avaient dédié ce Poisson à Diane. 11 abonde dans la Méditerranée et sur les côtes océanes tempérées de l'Europe. On le retrouve aux mêmes latitudes dans les mers du Japon. Partout il quitte, deux ou trois fois au printemps, et dans le reste de la belle saison, les profondeurs qu'il habile ordinairement, pour venir, par bandes nombreuses, frayer sur les rivages à l'embouchure des fleuves, dans lesquels on ne le voit néanmoins pas s'enfoncer. Tout le monde connaît le Surmulet dont la chair feuilletée est blanche, ferme et des plus savoureuses, d. 7-9, p. 15, v. G. a. 7, c. 22.

Nulle Rouget. Mullus barbatus, L., Gmel., Syst. Nul., xiii, t. i, p. 1558; bloch, pl. 518, f. 2, Encycl., Pois., pl. 59, fig. 232. Qui ne connaît ce beau Poisson, non moins éclatant que la Dorade de la Chine, et duquel pour rendre le rouge plus vif encore les pécheurs enlèvent, en le râclanl à contre-sens, les grandes écailles vitrées et peu adhérentes au moment où ils le pr«nuent! On le trouve en très-grande abondance dans la

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mer Noire et la Méditerranée; il n'est pas moins commun sur les eûtes de Gascogne où. avec les petites Sardines appelées Royans, il forme la principale richesse du bassin d’Arcaihou, qui alimente les marcliésde Bordeaux, où sa chair est estimée au-dessus de celle de tout autre Poisson sans exception. Bloch dit qu'on le retrouve aussi dans l'Inde à Tranquebar. d. 7-9, r. IC, v. C, a. 7, c. 17.

Mille japonais. Mullusjaponic.us, Mentionné dans Gmelin, d’aprè3 liouttiiyn; il parait n’élre qu’une simple variété du Rouget.

•}-{• Oui ont des dents aux deux mâchoires.

Les Mulles de celte division sont ceux des mers des Indes, et l’on n’en trouve point en Europe, les espèces qui s'y groupent sont : 1" rAuriflamine, Mutins / tu t i/lani ma, Gtnel., Sjrst. Mat. Xlll, 1. 1. p. 1540, décrit par Forskahl comme un Poisson de la iner Rouge, complètement méconnu par Lacépède qui a donné ce nom à une espèce toute différente; 2n le Barberin, décrit par Lacépède d'après une figure de Cominerson, et dont cet écrivain a fait trois espèces distinctes sous les noms de Macronème, de Barberin et d'Auriflaromc. représentées toutes les trois sur une même planche (la troisième du t. in) sans que le continuateur de Buffon ait été lui même frappé de l'identité; 3° le Mutins r Hiatus, Gmel.,/oc.cd., p. 1311, décrit d'après Forskahl comme de la mer Rouge et figuré par Lacépède, t. m, pl. 14, f. 1 ; 4° le Mullc à deux bandes. Lac., toc. cil., f. 2; 5° le Mulle Cycloslome, Lac., ibid., f. 3; C° enfin le Muile à trois bandes. Lac., t. m, pl. 15, f. 1. Les Mut lus chryscrydros, rubescens, flarolincatus , etc., de Lacépède, établis d’après des dessins, et tous de l'Ilede-France, peuvent être jusqu'à nouvel ordre considérés comme des espèces douteuses.

MULLER -GLAS. aux. Même chose que Hyalile. F. ce mot.

MULLÈRE. Mullera. bot. Ce genre de la famille des Légumineuses et de la tribu des Lolées de De Candolle, a été constitué par Linné fils (Supplétn., p. 53), et placé dans la Diadelphie Décandrie, quoiqu'il fût réellement monadelphe. Il offre les caractères suivants : calice campanulé, à cinq dents, fendu transversalement après l'anthèse; corolle papilionacée, à cinq pétales caducs; huit à dix étamines réunies en une seule gaine comprimée et qui tombe avec le calice ; ovaire sessile, surmonté d'un style filiforme; légume moniliforroc, composé d’un à cinq segments uniloculaires, monospermes et indéhiscents ; graines comprimées, réniformes. Ce genre offre la fleur du Hobinia, excepté la inonadelphie des étamines, le fruit des Sophora et le port des Plerocarpus. Il ne renferme qu’une seule espèce nommée par Linné fils Mullera monilifurmis. C’est une plante à feuilles imparipinnées, dont les folioles sont ovales, aigues, glabres, pétiolulées; ses fleurs sont disposées en grappes axillaires simples et accompagnées de petites bractées subulées. Elle croit à la Guiane. Le Conb/andia frulescens d’Aublel est, selon Richard père, une plante imaginaire, puisque sa description a été faite d'après un mélange des fleurs du Mullera monilifonnis avec le feuillage de quelque espèce de Mimosa.

7 dict . nrs sci Exr.EX hat

Mil. «33

Le Mullera r errucosa de Richard et Persoon (Enchind.f 2, p. 31 1) est devenu le type du genre Onnocarpum de Beauvois et Desvaux. y. ce mot.

MULLÉRIE. Muller la. coxcn. Genre établi par Férussac dans le premier volume des Mémoires de la Société d'ilisloire naturelle, pag. 308. pour une Coquille découverte par Cailliaud, et dont Férussac trace ainsi les caractères : coquille adhérente, inéquivalvc; valves réunies par un ligament extérieur, court, latéral, et par une charnière sinueuse, munie de fossettes obliques, dans lesquelles s'emboîtent des proéminences correspondantes par un appendice ligamenteux qui les tient unies.

Mcllerie dk Rivoli. Mulleria Rieoli , Desh. Coquille à laquelle s'appliquent les caractères que Férussac a donnés au genre; à l'extérieur elle offre des lignes sinueuses et concentriques semblables à celles des Éthéries; elles résultent de l'érosion des bords des lames dont la coquille est composée; elle est d’un vert noirâtre à l'intérieur; elle a un talon semblable à celui des Huilres. Cette Coquille est certainement fort singulière. et il serait à souhaiter que l'on en donnât une bonne figure.

MULLÉRIE. Mulleria. Êcaur. Jægcr ignorant sans doute que Férussac avait employé ce nom générique dans la classe des Mollusques, l’a appliqué de son côté à un groupe d'Échinodermes, assez voisin des Holothuries dont il se distingue suffisamment néanmoins, en ce que les espèces qui le composent ont le dos convexe et le ventre plat, la peau coriace, vingt tentacules pelles et disposés sur deux rangs, autour de la bouche, cinq dents autour de l'anus, auxquelles s'attachent les muscles longitudinaux. Jægcr admet dans ce genre deux espèces qu’il a nommées Mulleria Echiniles et Mulleria Lecanora.

AlULLÉRINE. xix. Même chose que Tellure feuilleté plombifère. y. Tellure.

MULLUS. pois, y . Mille.

MULOT, xax. Espèce du genre Rat. V. ce mot. On a quelquefois étendu ce nom aux Campagnols.

MULOT A COURTE-QUEUE. xax. 7'. Caxpagbol.

MU LOT- VOLANT, xax. y. Yespektiliox.

MLLTICAULE. Mullicaulis. bot. Plante qui donne plusieurs liges.

NULTIDIG1TË- PENNÉ. Mullidigitalo- pinnalus. bot. Qualification que l'on donne quelquefois à la feuille composée dans laquelle les pétioles secondaires sur les cotés desquels sont placées les folioles, parlent en plus ou moins grand nombre du sommet du pétiole commun.

MULTIF1DE. Multifidus. bot. On nomme ainsi tout organe fendu jusqu’à la moitié de sa longueur, en lanières étroites.

MULTIFLORE. bot. Celte expression s'emploie pour désigner soit une plante, soit une partie de la plante portant beaucoup de fleurs, comme le pédoncule, par exemple.

MULTIFOLIOLË. Multifoliolatus. bot. Végétal dont les feuilles sont composées d'un grand nombre de folioles irrégulièrement disposées.

MULTIJUGÉ. MulUjugatus. bot. On désigne ainsi

la feuille composée, dont les folioles sont nombreuses cl régulièrement disposées par paires.

MULTILOCULAIRE. moll. Nom donné aux Coquilles cloisonnées, que l'on nomme aussi l’olylhalames. /'. COQIIILE et MuLLl SqliE.

MULTILOCULAIRE. bot. On dit qu’un ovaire ou un fruit sont Multiloculaires, lorsqu'ils présentent un grand nombre de loges.

MLLTIXERVËE ( pgiii.i.e). bot. Quand une feuille offre un très-grand nombr e de nervures. Cette expression s'emploie généralement par opposition à celle de feuille enïxlrvee, et c'est la raison qui fil quelquefois appeler le grand Plantain Multinercia.

MULTINEUVULË. Multinervulatus. bot. Placentaire qui a un nombre indéterminé de ncrvules.

Ml'LTIOVULÉ. Mullionilulus. bot. Sc dit de l’ovaire ou de ses loges, quand il y a plusieurs ovules.

MULTIPÊDES. crcst. Lalreille désigne sous ce nom collectif l’ordre des Pbyllopodes dans la classe des Crustacés. /'. Pbyi.lopodls.

MILTIPLICÉ. Multiplicalus. bot. Le professeur De Candolle donne cette épithète aux Heurs doubles, dont l’état est dû à l'accroissement du nombre des rangées des verlicilles floraux, ou à l’accroissement des parties de ces rangées et à leur transformation en pétales ; elles diffèrent des Heurs doubles que le même professeur appelle pélalodées, en ce que dans ces dernières, il n'y a que Iransforuialiôn au lieu d'augmentation.

Ml'LTIPl.lNERVÉ. Multiplinercatus. bot. C’est ainsi que l'on désigne les feuilles dans lesquelles la nervure principale se divise, dès la base, en un grand nombre de nervures latérales.

MULTIVALVES. Mnlticalcia. MOLL- Quand on chercha ù former des divisions parmi les Mollusques, un des premiers caractères qui frappa, fut le nombre des parties constituant l'ensemble de la Coquille; de là Jes dénominations d'univalves, bivalves el inultivalves. Les deux premières dénominations pouvaient rester à la science, mais la dernière a dû rassembler des êtres fort différents ; c'est ce que l'on sentit à mesure que les connaissances s’agrandirent. Aussi, y apporta-t-on successivement des changements. D'Argenvillc y avait d'abord fait entrer les Oursins, Linné les réduisit à (rois genres, Bruguière en augmenta beaucoup le nombre, et l.ainarck les détruisit en remettant dans leurs rapports naturels, les êtres qui composaient celle agglomération informe. /'.Conchyliologie et Molli s-

Ql'ES.

MULUS. ma». V. Mulet.

MUNACADA. pois. y. Lêpixmis.

MINCIIAUSIE. Munchausia. bot. Linné est l'auteur de ce genre qui appartient à la famille des Salicariées et à la Polyandrie Monogynie. Voici les caractères qu'il lui attribue : calice turbiné, toruleux extérieurement, persistant, à six divisions très-courtes ; six pétales ondulés, à onglets filiformes; étamines nombreuses dont les filets sont rassemblés en six faisceaux de quatre à cinq étamines chacun, et dont les anthères sont réniformes. Jussieu, qui a admis ce genre dans son Généra Planta uni, en a décrit le fruit de la manière suivante:

capsule ovée, actnninée par le style, entourée inférieurement par le calice, à six loges et à six valves septiféres sur leur milieu, renfermant plusieurs graines planes, ailées, fixées à un placenta central. Ce genre a été réuni au Lagershæmia par la plupart des autcurti'S : ses différences sont en effet si légères, qu’il est fort douteux qu'on en conserve la séparation. Il a pour type une plante de la Chine que Murray a nommée Mutfr chansia speciosa, et à laquelle on a proposé d'adjoindre les Lntja sh irnifa Régime et hirsuta qui forment le genre sldatnboa de Lamarck. On a encore donné comme synonyme du Munchausia le Calyplectus de la Hure du Pérou el du Chili; mais les caractères de ce genre li âte s par Kuntb ( Généra «or. et spec. Plant. Ælquin., ti, p. 183, t. 548), paraissent présenter quelques différences suffisantes pour ne pas admettre, sans un nouvel examen bien raisonne, la fusion de ces genres.

Le nom de Munchausia a été employé parlfeister pour désigner le genre Hibiscus, y. Ketmie.

MU.NDiE. Muntlia. bot. Kunlh fait du Poiygala spinosa de Linné, nu genre séparé, qu'il caractérise de la manière suivante : fleurs renversées; calice persistant, irrégulier, composé de cinq sépales : les trois extérieurs petits, les intérieurs grands et pétaloïdes; trois pétales insérés au-dessous d'un disque hypogynique, irréguliers, caducs, le supérieur courbé en casque, muni d'une crête dorsale, adnë aux deux inférieurs par le moyen du tube des étamines; celui-ci formé par la réunion inférieure de sept à huit filets, fendu en avant, terminé par des anthères uniloculaires el bâillantes à leur sommet, embrassé parle pétale supérieur; ovaire à deux loges uniovulëes; style simple; stigmate composé de deux lobes : l'un dressé, l'autre réfléchi; drupe elliptique, accompagné à sa base du calice persistant, lu ou plus rarement uniloculaire; graine pendante, attachée au-dessous de son sommet, et composée d'un pêrisperiue charnu qui entoure un embryon renversé.

L'unique espèce de ce genre croit ail cap de Bonne - Espérance. C’est un arbrisseau dont les rameaux nombreux se terminent en manière d’épine, dont les feuilles sont très-entières cl coriaces, les fleurs axillaires portées sur des pédoncules accompagnés de trois bractées à leur base. De Camtollo en distingue deux variétés.

MUNDULEA. bot Sous ce nom. De Candolle (jP/oilrom. Syst. yeget., 2, p. 249, el .Mém. sur les Légumineuses, p. 26G) a établi une section dans le genre 7'ephrosia, laquelle devra peut-être former un genre distinct, quand les plantes qui la composent seront mieux connues. Elle renferme toutes les espèces décri- ! les par Iloxburgb, dans le Catalogue drs plantes du jardin de Calcutta, sous le nom de Robiuin, mais qui sont différentes des vrais Robinia. Ce sont des arbres ou des arbrisseaux indigènes de l'Inde orientale, à feuilles pennées avec impaire, à Heurs roses ou blanches, disposées en grappes axillaires, droites, quelquefois paniculées. Le calice est presque tronqué ou à cinq dents larges, courtes, un peu pointues; les étamines sont constamment monadelphes; le style est glabre, filiforme; les gousses sont très planes, et ne s'ouvrent pas facilement à leur maturité.

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WUNGO. ma». Synonyme de Civette, Mangouste de l'Inde. I n Haricot norle aussi ce nom.

Ml'NGOS. bot. Espèce du genre Ophiorrhizc. /'. ce mot.

MUNGUL. ois. Espèce du genre Gros Bec. y. ce mol.

MUN1DKE. Munii/a. oust. Genre de Déeapodes macroures, de la famille des Galatéadées. insliluéparLeach qui lui assigne pour caractères : deuxième el troisième articles des antennes supérieures égaux en longueur: le premier armé de quatre épines; mandibules dépourvues de dents; extrémité du premier article de la troisième paire de pattes terminée par une épine, ainsi que le milieu inférieur du deuxième article : quatrième paire de pattes do longueur égale, arrondie et filiforme; doigts légèrement dentelés en dedans; un des pouces ou tous les deux écliancrés à leur extrémité; cuisses des cinquième, sixième et septième paires de pattes, épineuses en dessus : leurs ongles un peu épineux en dessous ; test échancré en arrière, sillonné transversalement sur le dos : les sillons légèrement garnis, sur leurs bords, de poils dont l'extrémité sc dirige en avant; bec en forme d'épine, armé de deux piquants à chaque côté de sa base; abdomen profondément sillonné, garni de poils, à segments aigus latéralement; queue carrée transversalement, formée de plusieurs plaques, dont les deux postérieures plus grandes, légèrement écbaneréessur leurs bords; angles des échancrures Arrondis.

Mi si due BiGCEtSE. Munitla rugosa , Leach. Quatrième paire de (mites épineuse, surtout à l'intérieur; six épines au deuxième segment de l'abdomen, quatre au troisième, toutes dirigées en avant. Ce Crustacé se trouve dans l'Océan.

MUMEK- ois. Synonyme vulgaire de Siltèle. V. ce mot.

MUNIS, bot. y . Chaa.

Ml N'MCKIA. bot. Le genre institué sous ce nom par Reicbenbach,dans la famille des Aristolochiées, parait être identique avec le genre Bragantia de i.oureiro. y. Bragaxtie.

Ml’NNOZIE. M unnozia. bot. Genre de la famille des Synanthérées,Corymbifères de Jussieu et de la Syngénésie superflue, L., établi par Ruiz el Favon(«^r«fesn. yeget. flor. Peruc., p. 1D5) qui lui ont donné pour caractères essentiels : un iuvolucre campanule, composé d’écailles imbriquées. Irès-élroiles, trifides; réceptacle alvéolé, garni de paillettes; akènes tronqués, striés, surmontés d’une aigrette poilue. Ce genre se compose de quatre espèces décrites par les auteurs de la flore du Pérou et du Chili, sous les noms de . l/unnozia corymbosat ttinercis, venosittima et ta /taulata. Ce sont des arbustes lomcnlcux, à feuilles opposées, el qui croissent sur les rochers, dans les lieux élevés du Pérou.

MUNT1NGJE. Mnntingia. bot. Genre de. la famille desTiliacécs et de la Polyandrie Monogynie, établi par Linné, d'après Plumier, et présentant les caractères suivants : calice caduc, divisé profondément en cinq ou rarement en sept folioles égales, à pré floraison valvaire; pétales en même nombre que les divisions calicinales, plus longs que celles-ci et égaux entre eux; étamines nombreuses, hypogynes et libres, panthères

elliptiques, émarginées des deux côtés, biloeulaires et longitudinalement déhiscentes; ovaire supère, sessile, entouré à la base de poils très-nombreux, à six I ou sept loges pluriovulées; style nul ; stigmate persis- > tant, capité, pyramidal et obscurément anguleux; haie globuleuse, ressemblant à une cerise, ombiliquée par le stigmate, à plusieurs loges polysperrnes; graines nageanL dans une pulpe, munies d'un albumen charnu, et d’un petit embryon. Ce genre, voisin de VApeiba d'Aublet, ne renferme qu'une seule espèce, Muntimjia Ca •

| labura , Lin. et Jacquin ( Amer., p. IGG, t. 107). Cet | arbrisseau se trouve dans les iles Caraïbes el sur la ! côte de Curnana où les habitants lui donnent le nom de | Mahaujo. Ses feuilles sont alternes, presque scssilcs, i oblongues.acuininées, obliques à la base.accompagnées de stipules géminées. Les fleurs sont blanches, solitaires, géminées ou ternées. et munies de bractées.

Ml NT-JAC. ma h. Espèce du genre Cerf. y. ce mot.

NI MYCHIE. Munychia. bot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Astérofdées, institué par U. Cassini qui lui donne pour caractères : calalhide courtcinenl radiée; disque mulliflore, régulariflore et androgyniflore; couronne courte, unisériéc, continue, mulliflore, liguliflorc. féminiflore; péricline hémisphérico-cyiiridracé, inférieur aux fleurs du disque, formé de squummes paucisériées, irrégulièrement imbriquées, appliquées, étroites, oblongues- lancéolées ou presque linéaires, subcoriaces : les squammes intérieures ayant une base épaisse, charnue, gibbeuse, subglobuleuse, el les bords latéraux membraneux; clinanthc planiiiscu!**, absolument nu, à peine favéolé; fruits pédiccllulé*. comprimés bilatéralement, obovales-oblongs, noirâtres, liispides, bordés d'uri bourrelet sur chacune di s deux arêtes intérieure el extérieure, et surmontés d’un petit bourrelet apicilaire; aigrette blanche, arquée en dedans, presque aussi longue que le fruil, composée de squaiumelles unisériées, égales, filiformes; corolles du disque à cinq divisions : celles de la couronne à languette un peu arquée en dehors, courte, large, elliptique, ordinairement bidenlée au sommet. Les Munychics sont des plantes herbacées, diffuses, rameuses et faiblement velues; leurs feuilles sont pétiolées, opposées, ovales et dentées; les pédoncules sont terminaux et axillaires, dépourvus de feuilles el allongés; les capitules sont solitaires; les fleurs du disque sont jaunes et celles de la couronne blanches; les akènes sont noirâtres et les aigrettes très-blanches. Ces plantes appartiennent au cap de Bonne-Espérance.

Mcistciiie de la CvatALAiEE. Mu nychia Cymbalariœ, Nees; Munychia Brachyoglossa, Cass.; Aster Cymbalariœ, Thunb.; Aster oppo&itifalius , Lin. Ses feuilles sont pétiolées, ovales, dentées; toutes les fleurs de la calalhide sont fertiles; son involucre est glabre, formé d'un double rang de squainmes.

MUQUEUX ou MUQUEUSE, rlpt. Espèce du genre Couleuvre, y. ce mot.

MUR. aux. Dans l’exploitation des mines el des pierres, on appelle Mur répoule sur laquelle it pose le filon dont on extrait le minerai ou la couche dont on détache les blocs.

MURÆNA. rois. t'. Moiuxe.

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^ Ml'RÆXOIDES. pou. Même cliose que Gunnclles. F. ce mot.

MURALTA. bot. Adanson {Familles tics Plantes. col. H, p. 400) donnait ce nom à un genre forme sur le Clemalh cirrhow , L. Ce genre n’a pas M admis par De Candnllc. nui en a seulement constitué une section dans le genre Clemalis, à laquelle tl a imposé une nom elle dénomination, celle de Cheiropsis , dans la crainte que la similitude du nom de MnraUa avec le lUarallia de Nccker n'occasionnât de la confusion, i ^ MPKALTIE. Mur allia, bot. Genre de la famille des Polygaléca et de la Diadelphic Octandrie, L.. établi par ï, Necker et adopté par De Candollc {/Vex/roin. Syst. nat. Fegel., 1, p. 335) qui l'a ainsi caractérisé : calice glumacé, h cinq sépales presque égaux; corolle â Lrois pétales soudés, celui du milieu bifide, à lobes obtus; huit étamines dont les filets sont soudés inférieurement aiec les pétales et sc divisent supérieurement en deux faisceaux portant des anthères uniloculaires et déhiscentes au sommet par des pores; ovaire surmonté de quatre cornes ou tubercules ; capsule également à quatre cornes ou à quatre tubercules, bivalve cl biloculaire. Ce genre avait «lé primitivement établi parBergius (Flor. cap., 185), sous le nom de l/eisteria qui n'a pas été admis, parce qu'il existe un genre du même nom. appartenant h une autre famille. F. HeistXbie. l.inné, Thunberg, Loiret et Willdenow l'ont confondu avec les Po/ygala. Le nombre des espèces de Mu rallies est assez considérable. l>e Candolle (/or. cil.) en a décrit vingt-quatre espèces, sans compter treize autres qui ne sont pas assez connues. Ce sont des sous-arbrisseaux très-raincux, qui croissent au cap de Bonne- Es- % pérancc. Le type du genre est le Muraltia flci*t#ria, De Cand.; Jleinlefia punyeus, Berg.; Pot y gala Heisferia, L., dont les feuilles sont triquètres, épineuses, rouie*, fasciculée», les (leurs J’un rouge vif, et sessilcs. On cultive celte plante dans les serres de quelques jardins de botanique.

NCBCHISOMTE. mit. Substance minérale ainsi apt pelée par Lcvy, du nom de celui qui en a fait la découverte à Dawiish, dans une roche composée de Quartz, de quelques parcelles de Mica et de très-petits cristaux de Tourmaline noire. Elle est cristallisée et se clive en trois directions différentes; deux des clivages sont perpendiculaires l'un à l'autre et ressemblent aux deux clivages principaux du Feldspath commun; ils s'oMten- « lient avec la même facilité, et présentent les mêmes caractères; le troisième a un aspect nacré; il s'obtient aussi aisément que les deux autres, et se trouve perpendiculaire à l'un d’eux, et incliné sur l'autre de 100» 50'. Cette substance est opaque, blanche, avec une légère v teinte de rougeâtre; la forme des cristaux est le prisme rectangulaire donné par le clivage, simple ou modifié sur l’aréte horizontale aigue de la base. L'incidence de la facette modifiante sur celle base, est d'environ 120°. Ces cristaux sont fréquemment maclés. Les joints et les ^plans parallèles au clivage nacré offrent souvent une teinte d'un jaune d'or. La dureté île ce minéral , est inférieure à celle du Feldspath ; il pèse spécifiquement 2.500. L’analyse par Phillips a donné : Silice 6ft,6; Alumine 1G.C; Potasse 14,8.

MCKDANN1E. M milan nia. bot. Genre des Commélynaoées, établi par lîoylc (Rimai; t. 95) qui lui assigne pour caractères foliota? exi du périgone au nombre de trois, les internes en bre semblable, mais plu» longues, pélaloides les; six étamines dont les filaments sont barl trois opposées aux folioles externes du périgi fertiles, les truis autres, alternes avec ces im mci les, sont stériles; loge» des anthères parallèles! nectif à double pédoncule et muni de trois gh ovaire décliné; style filiforme; stigmate trideuté.,

Mt’JtDAXXIE SCVFIFLORE. Mil 1(1 a II HW SCP pi j

Roy le; Commelyna scapiflota, Roxb. C’est une plânie herbacée* à feuilles radicales cnsilormcs, aigues ; à tige terminée par une grappe de fleurs bleues, portées sur des pédicclles serrés, et dont la base est entourée d'une gaine membraneuse. Celte plante se trouve dans l'Inde.

MLRF.- dot- Fruit du Mûrier.

MI RE. xoll. Nom vulgaire d'une Cërilhe, d’une Ri*** cinulc et d’une Pourpre. „

MURE BLANCHE, ioll. Synonyme vulgaire de /ter cinum cchinatum. F. Bucc.ix.

NL REXA-SIREN. reft. Gmcliri nomme ainsi le Sim n Ls\ lace ni na de ljoné. F. SiüLxi .

MURÈNE. M une mi. rois, (relire de la famine de* Auguitli0Drmes,dans l'ordre desMalacoptérygieni Apodes; caractères : opercules petits, entourés concentriquement par les rayons, et dêv doppés aussi bien qu'eujL dans la peau, qui ne s’ouvreul que fort en arrière pa? un trou ou une espèce de tuyau-, disposition qui, abri* tant mieux les branchies, permet aux Murène* de demeurer plus longtemps qu'aucun autre Poisson hors de l'eau sans périr; écailles presque insensibles et comme encroûtées dans une peau grasse et épaisse; point de ventrales ni de cæcums; anus percé fort en arrière. ;rt Toutes les Murènes sont des Poisson* carnivores et voraces; et leur chair est en général tendre, blanche et agréable à manger. Leurs yeux sont grands; leurs teintes livide* ou sombres; la mucosité qui transsude de leur peau les. fend difficiles à saisir, et l&K** premier a*|iecl in*pir« une certaine horreur. On leajot^ vise ainsi qu’U suit : # .

f Anguille. Anguilla. Les Anguilles, dit Cuvier (Règne Anim., t. n, p. 230), se distinguent par le double caractère des nageoires pectorales et des ouïes s'ou- t (i vrant, de chaque côté, sous ces nageoires. Leur estomac est un long cul-de-sac, et leur intestin est à p?u prè» droit; la vessie aérienne, allongée, porte vers son milieu une glande propre. La dorsale, qui commence à une assez grande distance en arrière des pectorales, et qui est Irès-prolongée, se joint à l’anale pour ne former qu'une nageoire caudale pointue, régnant tout autour de la partie postérieure du co^s.

• Mâchoire supérieure plus courte que l’inférieure.

MlrLtf. Angcillb. Murœna Anguilla, L., EneycJU Pois., pl. 21, fig. 1. Qui ne connaît l’Anguille? Ses couleurs sont tristes; un brun noirâtre tirant quelquefois sur le fauve s'étend sur le dos, et les parties inférieures du corps sont plutôt plombées qu'argentées.

La mucoaité dont sc couvre la jieau est véritablement

dégoûtante. Les mœurs de l'Anguille «ont analogues à m « sa tournure suspecte. Nageant avec autant de facilité en arriére qu’en avant, le plus souvent rampant au i i* fond des marcs sur la vase qu’elle sillonne; nocturne, Mf •' sauvage, vorace, elle ac vautre dans la houe qui semble être son élément, afin d’y passer la saison froide ou pour y surprendre sa proie. Sur tous le* points du globe, on trouve des Anguilles dans les eaux douces et ^ limpides, coulant sur un fond vaseux; on assure qu’il en a été péché eu Angleterre qui pesaient dix -huit livres. Elles ont 1.1 vie dure, et’peuvent nager encore .quelques instants après qu’on les a écorchées; on les trouve parfois 5 de grandes distances des eaux dans les prairies humides de rosée, rampant, à la manière des Couleuvres, à travers l’herbe, pour passer d’un élaug ^ â un autre. Leur chair prend facilement le goût des lieux qu’elles fréquentent. On les voit souvent remonter certaines rivières en troupes très nombreuses. Elles descendent rarement dans In mer, sur les bords de la-" * quelle on trouve parfois des individus égarés. Elles ^ s’enfoncent dans le sol humide si l*eau vient à s'évaporer, pour reparaître dès que l’eau revient. On a ^ longtemps cru que les Anguilles n’a valent pas de sexes, et qu’elles s’engendraient spontanément de la Vase. Cependant dès longtemps llondclet avait fort bien su ce qui en était, et dit que, s’accouplant à la manière des Serpents, les femelles ne produisaient qu’un petit nombre d’œufs qui éclosaienl dans leur corps à la manière de ceux «les Vipères, cl qu’elles déposaient leurs petits daus la houe. Comme les Anguilles peinent produire de tels petits plusieurs fois par an, que leur vie atteint, dit on. jusqu’à un siècle, leur multiplication est cxtraordinaifé^el on les verrait remplir les eaux si les Crochets, les Loutres, les Hérons et les Cigognes n’en détruisaient une immense quantité. A leur tour les Anguilles détruisent beaucoup de Poissons; elles 4, vivent dans leur jeunesse de larves, de Lombrics et autres faibles animaux; puis elles attaquent les petits , Poissons cl les Grenouilles, enfin elles finissent par se jeter sur les Carpes et même sur les Canards qu’elles saisissent par les pattes quand ils nagent, et qu’elles noient, pour s’en repailre ensuite sous les eaux. i>. a. c., 1100, p. 10.

” Mâchoire supérieure plus longue.

Ou ne commit encore qu’une seule Murène de cette division : Muiwna longieoUis, èuv.; c’est celle que Larépède (loc. oit., p. 200) a décrite comme le Myre 0 de l'antiquité, et qu'il a fait figurer sous ce nom (pl. 5, tin. 3). Son museau est fort pointu; les bords dés mâchoires et le milieu du palais sont garnis de deux ou trois rangées de petites dents égales; deux appendices très-courts et cylindriques sont placés sur la lèvre supérieure/L'unique nageoire, formée de la dorsale et de l’anale,lout autour du corps, fort longue, est blanche avec un liséré noir. On la trouve dans I ^Méditerranée.

ït Covchk. Congcr. Le* Murènes de ce sous-genre ont comme l’Anguille commune l’ouverture des'ôuïes derrière les pectorales, au-dessus desquelles commence la dorsale. Leur oSrps est parfaitement cylindrique, et la mâchoire supérieure est plus lougutque l'inférieure. Tous les Congres soûl marius et véritablement féroces.

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