XII. Solifèdes. Pieds à sabots; un seul doigt
XIII. Amphibies. Pieds en nageoires, ceux de derrière distincts.
XIV. Cétacés. Pieds en nageoires; point d’extrémités postérieures distinctes.
Cette méthode était sans doute très-naturelle, et toutes les coupes faites par Cuvier et Geoffroy ont toujours été conservées depuis; mais quelques-unes des divisions ainsi établies paraissaient devoir plutôt constituer de simples familles que de véritables ordres. C'est ce que reconnurent bientôt les auteurs euxinèmes; et elle subit successivement diverses modifications. dont la science fut presque toujours redevable à Cuvier : car, donnant dès lors à l'élude des rapports des êtres une attention toute spéciale, et porté par cette élude elle-même à admettre qu'il est pour l’Histoire naturelle quelque chose de plus important que les classifications, et à reconnaître qu’il entre nécessairement de l'arbitraire dans la distribution et l'enchaînement des familles, Geoffroy se borna A ce premier essai d'une méthode, et se livra dés lors plus particulièrement aux travaux monographiques.
Dés l'année 1798, Cuvier avait déjà, dans son Tableau de l'Histoire naturelle, réuni l’ordre des Tardigrades à celui des Édentés, supprimé tout à fait celui des Vermiformes; et il ne considérait plus les Chéiroptères, les Plantigrades, les Carnivores et les Pédimanes que comme des divisions d'un seul ordre, celui derCarnassiers. D’autres perfectionnements furent encore faits par le même naturaliste quelques années après, dans son Anatomie comparée, et plus lard (en 1817) dans son Règne Animal. Dans ce dernier ouvrage, l'auteur réunit les Solipèdes aux Pachydermes, comme l’avait fait Linné, supprime la tribu des Pédimanes, et établit une nouvelle division des Carnassiers, qu’il partage en Chéiroptères, Insectivores, Carnivores et Marsupiaux; comprenant ainsi, dans celle dernière famille, tous les animaux à bourse, qui avaient jusqu'alors fait partie de l'ordre des Pédimanes qu'ils composaient presque en entier, et de celui des Rongeurs. La classe des Mammifèresfsl ainsi composée, dans celte méthode, de huit ordres : celui des Bimanes, où se trouve placé seul le genre Homme, et les sept admis dans le Systema Aaturce. Ainsi, après un siècle de travaux, on en revint à la classification de Linné; et la science fut replacée sur les mêmes bases où l'avait créée le génie de ce grand homme.
Néanmoins, quelques auteurs modernes avaient aussi publié, peu de temps avant, quelques méthodes fort différentes de celles du.1 'iystema Naturœ. Ce futen 1811 que parut le Prodromua Systematis Mammalium d'Illiger. Ce naturaliste, auquel on doit reprocher d'avoir fort inutilement changé presque tous les noms
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