‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnesChapitre 12 sur 148 · M AM · texte numérisé non relu

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proposés par ses prédécesseurs et ses contemporains, et d'avoir inventé beaucoup plus de mots qu'il n'a fait de travaux utiles, n'était cependant pas sans mérite, et son ouvrage est remarquable à plusieurs égards. 11 divise tous les Mammifères en cent vingt-cinq genres qu'il répartit en trente-neuf familles, cl en quatorze ordres qu'il désigne sous les noms suivants : I. Erecta (l'Homme); — II. Pollicata, qui comprennent cinq familles : Quailruntana (les Singes); Pro&imii et Macrotarsi (les Lémuriens); Leptoductyta (le Cheiromys); , et Marsupialia; celte dernière famille comprend tous les animaux à bourse, excepté les Kanguroos qui. sous le nom de Satientia. forment l’ordre 111; — IV. Prensiculata qui , divisés en huit familles, comprennent tous les Rongeurs; — V et VI. iMultungula et Solidungula (les Pachydermes); — VII. Bisulca (les Ruminants); — VIII. 7 ’ardigrada (lesBradypes); — IX. EfTodicntia (les autres Édentés); — X. Reptantia (les Monolrémes); — XI. Eolitantia (les Chéiroptères); — XII. Falculala qui comprennent la plupart des Carnassiers; — XI 1 1 . Pinnipedia (les Phoques el les Lamantins); — XIV. Kalatilia (les Cétacés).

Quelques années après le Prodromu» d'Illiger, en 1816, Blainville fit aussi paraître (E. Bullel. de la Société Philomat,) une autre classification également assez différente de celle de Linné, et qu’il reproduisit plus lard, avec quelques modifications, dans son Traité de l'organisation des Animaux. Dans ce dernier ouvrage, l'auteur divise d'abord tous les Mammifères en deux sous-classes : les MoDodelphes et les Didelphcs; donnant à ce mol une acception beaucoup plus étendue qu'on ne l'avait généralement fait jusqu'alors. La première sous-classe renferme sept ordres dont les caractères sont bien tracésainsi queceux de leurs subdivisions:

I. l’Homme; — 11. les Quadrumanes, distingués en normaux, (ce sont les véritables Quadrumanes), et en anomaux; parmi ces derniers, les uns sont modifiés pour voler (les Galéopithèques ) , les autres pour grimper (les Tardigradcs); — 111. les Carnassiers, distingués en normaux non clavicules (les Plantigrades el les Digitigrades); normaux claviculés (les Insectivores); ano- i maux claviculés (les Taupes modifiées pour fouir, el les Chéiroptères modifiés pour voler); enfin, les anomaux non claviculés (les Phoques modifiés pour nager); — IV. les Édentés, distingués en normaux (les véritables Édentés); et en anomaux (les Cétacés modifiés pour nager); — V. les Rongeurs ou Célérigrades, distingués en claviculés, subclaviculcs el non claviculés; — VI. les Gravigrades ou les Bidenlés, distingués en Normaux (les Éléphants), et en anomaux (les Lamantins modifiés pour nager); — VII. les Ongulogrades, distingués en i ceux qui oui un système de doigts impair et qui sont ou triongulés, ou monoiigulés,et ceux qui ont un système de doigts pair, ou les bisulques el les tétrasulques; — VIII. Cet ordre, qui compose à lui seul la sousclasse des Didelphcs, comprend deux sections : les normaux, les Sarigues et les Pbalangers, qui se subdivisent en Carnassiers et eu Rongeurs; et les anomaux, modifiés, les uns [tour fouir (le genre Échidné), les autres pour nager (le genre Ornitborhynque).

La méthode de Blainville el celle de Cuvier sont •

fort différentes à tous égards. Cependant, il ne serait peut-être pas impossible, en les conciliant, d'améliorer l'une par l'autre; c’est du moins ce qu'on parait s'ôtre proposé de faire dans une classification publiée tout récemment en France : c’est-à dire celle de Desmoulins, exposée dans deux tableaux annexés à la Physiologie de Magendie (2* édition, 1835). Tous les Ungiiiculés sont, dans ce système, classés comme dans le Règne Animal, à l’exception des Animaux à bourse, el des Monolrémes qui sont, comme dans le Prodrome de Blainville, réunis sous le nom commun de Marsupiaux ou d'Embryopares : cet ordre est ensuite subdivisé en Marsupiaux carnivores, frugivores, herbivores, rongeurs el édentés; ces derniers n’étant autres que les Monolrémes. L'auteur se rapproche encore sous ce rapport de Blainville qui avait déjà distingué parmi les Marsupiaux, une famille de Rongeurs et une de Carnassiers. Enfin, il admet aussi, comme ce dernier, l'ordre des Gravigrades et celui des Ongulogrades auxquels il conserve même ces noms ; mais il reporte les Lamantins parmi les Cétacés, à l'exemple de Cuvier, et forme deux ordres distincts des Ruminants et des Solipèdes; s'écartant à l'égard de ces derniers, autant de la classification du Règne Animal, que de celle du Traité de l'Organisation.

Enfin, parmi les autres auteurs systématiques modernes, on doit encore citer Lacépède. Desmarest (Dictionnaire d'Histoire naturelle de Délerviile, et Mammalogie); Duméril (Tableau Élémentaire d’Histoire naturelle, el Éléments des Sciences naturelles); Fr. Cuvier (Dents des Mammifères); Ranzani (Éléments de Zoologie); et Latrcille (Familles naturelles du Règne Animal), qui tous ont adopté les méthodes exposées par Cuvier, soit dans son Anatomie comparée, soit dans son Règne Animal. Cependant quelques-uns d'entre eux, et particulièrement Lacépède, Fr. Cuvier et Latreille, ont proposé diverses modifications. La classification de Lacépède, déjà assez ancienne, se rapprochait à plusieurs égards de celle qu'llliger publia quelques années après. Fr. Cuvier divise les Marsupiaux en deux i sections : les Marsupiaux insectivores, qu'il met, à cause de leur système dentaire, à la suite des Hérissons et des Tcnrecs; el en Frugivores, qu'il place, comme on le fait ordinairement, entre les Carnassiers et les Rongeurs. Enfin Latreille élève au rang d’ordres, la tribu des Chéiroptères qu’il considère comme intermédiaires aux Quadrumanes el aux Carnassiers, et celle des Marsupiaux, considérées toutes deux par Cuvier comme la première et la dernière famille de Carnassiers. En outre, cet illustre naturaliste sépare des Éden- : lés, les Monolrémes qu'il considère, avec Geoffroy Saint Hilaire et Vau der Uoevcn, comme devant former une classe à part.

Enfin, Oken, dans son Esquisse du Système d’Anatomic, de Physiologie et d'Histoire naturelle (1831), a cherché à établir • que le Règne Animal s'est développé dans le même ordre que les organes dans le corps animal, el que ce sont ces organes qui forment, caractérisent el représentent les classes; qu’il y a autant de ! classes d'animaux qu'il y a d'organes; et que, dans un i système scientifique, ces classes doivent recevoir leurs

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