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Cousins et des autres Titulaires; leurs hanches sont très grandes, et la jambe est terminée par deux grandes épines. Les ailes sont grandes, les balancier* sont très-distincts, libres et comme tronqués à leur extrémité. L'abdomen est assez long, plus large postérieurement qu’à la partie antérieure; les organes généra- . leurs ont été observés sur une espèce qui vit dans les Champignons {Tipula fiingorum, Deg); l’extrémité postérieure du ventre du mâle est plus grosse que celle de la femelle ; si on la presse on en fait sortir deux tenailles ressemblant un peu aux mandibules des Aranéides, et composées chacune de deux pièces écailleuses mobiles; l’inférieure est grosse, ovale, cl sert de manche à la supérieure qui est allongée, un peu courbée en crochet, et terminée en pointe obtuse. Elle est appliquée, dans l'inaction, contre la pièce précédente; à la base du crochet sont deux éminences arrondies; les deux serres sont velues; on voit entre elles deux lames écailleuses, velues, courbées en haut et sc rencontrant avec les crochets des serres ; l'organe sexuel présumé est situé dans leur entre -deux! il est d'une forme conique et blanchâtre. En pressant le bout de l'abdomen de la femelle, on voit paraître deux parties allongées, écailleuses, placées l'une sur l'autre, formant une sorte d'étui, dont le dessus est fortifié par une lame écailleuse, en forme de coquille; la pièce supérieure est composée de deux autres pièces qui se terminent en poiule mousse, tandis que l’inférieure a un crochet au bout; celle-ci est concave et un peu courbée; une plus forte compression fait sortir d’entre elles une autre pièce qui est longue, blanchâtre, terminée en pointe mousse, et au bout de laquelle est l'ouverture de l'anus.
Le9 larves des Mycétophilcs sont apodes; leur corps est composé en général de douze anneaux; elles ont une petite tète écailleuse, et sont toujours couvertes d'une matière gluante; elles vivent ordinairement dans les Champignons où elles sc trouvent en grand nombre; celles d'une espèce ( Myrrto/'hila fusca, Meig.), ont été observées par Degéor dam un ie'Voletua lu leus, L. Elles y sont en très -grand nombre, mangent sa substance intérieure et le criblent de petits trous. Ces larves, n'ayant point de pattes, glissent dans l'intérieur du Champignon eu contractant et allongeant alternativement les anneaux de leur corps. Sur chacun d’eux, les deuxième, troisième, onzième et douzième exceptés, on voit, de chaque côté, un petit point noir, , élevé en forme de tubercule, et qui est un stigmate communiquant, par des conduits, ou des branchies, avec deux trachées principales, très-déliées, parcourant latéralement et en zigzag la longueur du corps, et même toute son étendue, au moyen de leurs ramifications. Le nombre des stigmates est de seize, huit de chaque côté. Les larves d'une autre espèce [Styéfto- / ihiltt Igarici ) se placent *ur le dessous de la surface blanche de l'Agaric; elles s'établissent et se réunissent au nombre de quatre A cinq dans l'endroit concave et Inégal de celte surface , tapissent le fond de cette ca- * vilé d'une couche de matière blanche et soyeuse, et se foui en outre une couverture ou une sorte de lente en construisant d’une élévation â l'autre, au-dessus
d’elles, une autre toile. pegéer n vu que ces larves * avaient, deux filières semblables A celle de la Chenille, et qu'elles filaicnl leur soie de la même manière. Ces larves se filent en outre une coque ovale et très-mince dans laquelle elles se métamorphosent quand le temps en est venu; les nymphes sont de moitié plus courtes que les larves, d’un blanc sale grisâtre; le corselet parait brun ; on voit les yeux et les antennes placés sur les deux côtés. Ce genre est assez nombreux en espèces.
MvcfcToriiiLE ob scias. Mycctophila fusca , Latr., Meig., Oliv. ; Tipula fungorum . Deg. (Mérn. Ins., t. vi, pi: 22. fig. 1-13)7 Longue de deux lignes, d’un brun un peu jaunâtre, garnie de quelques poils, avec des ailes sans taches, et teintées uniformément de brun; dessus de l'abdomen de la femelle ayant des taches plus foncées; celui du mâle aussi plus obscur au bout. Celte I espèce se trouve en France.
L<- nom de Mycétopbile a également été donné â un genre de Coléoptères auquel Latreillc a substitué celui de Mycélocliare. y. ce mot.
MYCÉTOPORE. Mycçloporus. tas. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Ilrnchélytrcs, tribu des Tachinides, établi par Mannerlieim, aux dépens du genre Staphylinus du Fabricius cl Olivier. Caractères • palpes maxillaires courtes, avec le pémilliÿme article un peu renflé, le dernier aciculairc. Irés-pdil et grêle: palpes labiales très-petites; labre assez avancé et ar-,' rondi; mandibules médiocres, légèrement arquées A leur extrémité, entières, assez aigues; menton largement et faiblement écliancré; antennes médiocres, en massue allongée, avec le premier article grand, allongé et un peu renflé à son sommet, le deuxième court et arrondi, le troisième oheonique, les suivants courts, mouoliformes , grossissant graduellement, le
dernier Ovoïde et obtus: tête ovale; protliorax subor-
biculaire. rétréci antérieurement; élylrcs courtes; avant dernier segmcni.de l'abdomen beaucoup plus grand que les autres, entier dans les deux sexes? corps alf longé, atténué aux deux extrémités; pattes très-grandes; toutes les jambes épineuses; tarses antérieur* simples nu très-légèrement dilatés dans les deux sexfs , les quatre postérieurs de la longueur au muftis de leurs jambes respectives. Les Mycétopores sont des insectes de petite (aille qui se rapprochent beaucoup des Bolitoclinres.
MTciro»oRELoxocLX.il(rcc/o/>oru#/ou//M/Msl Bfknn.'t Mycctoporus rufescens, Dej. Sa We est orbiculaire. d'un noir brillant et très - lisse ; ses palpes et les trois premiers articles des antennes sont d'un brun ferrugineux; yeux grands et arrondis; bords du prothorax un peu plus clairs et rougeâtres; deux points enfoncés sur
son disque; écusson noir, triangulaire et lisse; élytof d’un rouge vif et luisant, avec la base, les bords anl$
rieurs et l'extrémité légèrement fuligineux; elles sont coupées .carrément, et ont chacune trois rangées de petits points enfoncés; abdomen d'un brun noirâtre et brillant, avec les segments bordés de roussâtre; pâlies teslacées. Taille, trois lignes environ. En Europe.
Les autres espèces de ce genre sont les Taclyporu t le pi dus de Gyllcnhal; 7 ’achyporus splcndidus , du
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même auteur, et une nouvelle que Koch a nommée AI} ccioporus simaculalus.
MYCINEMA. bot. IConferriet ) Le genre formé sous ce nom par Fries, a pour caractères : des filaments membraneux, opaques, tenaces , colorés, la plupart bruns. L'auteur y réunit le Coufercu Ptèridi» avec deux ou trois autres, Confcrra et Byxsus.
MYCOBANCHE. bot. (Mucèdinèca.) Personn a donné ce nouveau nom au genre Sepedonium de Link. f \ Sertuosiia. ^
MY LO DERME. Mycodermo^ipoi.? ijot,? ( Arlhrodiêes.) Genre formé par Persoon (Mj cologia Euro- t piva) dans la' section de* Tréraeïloïdes où II précède les Auriculaires et les Trémellcs, pour les pellicules qui se forment sur^lusieuri, substances humides en fermentation. Il paraît, d'après les caractères ^rop vagues donnés par l'auteur, cl par Ic&jspèccs qu'on a coutume, d’y rapporter , être Me même que VJ/ygrocrucit d’Agardh dont les espèces croissenLégaleinent sur les liquides ou sont, en solution putride, des substances organisées, soit végétale», soit animales. Desma/ières, dans son Catalogue des planles.omiscs dans la Bolanographie Belgique, en décrit cinq espèces • Mycodcrma acetosœ copier, Mycotlerma vini, AÎycotterma ccrcrisiœ, Mycoderuia atramonti , Mycodcrma succi cerasorum. « Les Mycodermes. (lit-il, comme les Osclllaircs, lés Couferves et beaucoup d’Hydrophylrs, sont des productions inicroscopiqtfèS. Si ou les aperçoit à l'œil nu, c'est parce que les individus dont elles sont composées, vivent réunis eu société, lis sc montrent ù la surface de beaucoup de liquides, ou de corps très -humides et fermentescibles, sous l'apparence d'une
rosca , Link, couvre les Agarics en décomposition d’une sorte de duvet d'un rouge plus ou moins vif, dû parti-, culièrciucnl ù la couleur des sporidics. Les deux au-. 1res espèces sont moins communes, l’une est blanche et l’autre fauve.
MYCOLOGIE. On a désigné souscc nom la science dont l'objet est l'étude spéciale des Champignons; et depui que ce vaste groupe’ de végétaux a été subdivisé en plu sieurs familles, on peut conserver ce mot pour l'histoire de toutes les plantes comprises autrefois sous le nom de Champignons, lesquelles, malgré Icurdiversité.onlquelques caractères communs dans leur texture et leur mode v dedéveloppement, qui engageront toujours ù les grouper les uns auprès des autres, l eurs principaux caractères** et l'organisation des familles qu elles composent, sont exposés aux articles Cbahmoxoiss, Ltcoi'Erdacèm, 11truxTLoss, Mt crdixels et UrEuixecs. V . ces roots.
MYCOÎflA. lot. Le genre auquel La Peyrotise, dans
bouillie souvent blanchâtre .qui s’étend en une sorte
de pellicule, comme la crème sur le lait. Obseirée au microscope, cette pellicule est d’abord composée de corpuscules monadaires très -simples, hyalins, gélatineux, prodigieusement petits, libres et doués d'une locomobiliULirès sensible dans la plupart des espèces.. Mais bientôt, comme si ces petits étrert'prouvaienkuuc sorte de besoin d’association, ils se réunissent bout à bout en séries linéaire», soit en conservant leur dimension première, soit après avoir subi une élongation plus ou mdlns considérable. Par celle agrégation, iis constituent des filaments hyalins, quelquefois granulé», intérieurement, très- nombreux, moniliformes ou paraissant cloisonnés ù des intervalles plus ou moins grands, et presque toujours couchés sur le liquide où 41s s’entrecroisent, te Feutrent, pour ainsi dire, et donnent plus de consistance à la pellicule qui, par le dé- . vcloppeiuenl de nouveaux corpuscules soumis aux mô-!ï mes destinées, augmente continuellement en épaisseur.
MYCOGQÎNE. bot. (Mucédiuêes* Link a fondé ce genre sur une seule espèce qui croit sur les Champj^ gnons en putréfaction. Depuis, Dilltnar en a décrit une. autre, et Persoon en u ajouté une troisième qui . n’est peut-être que l’état pins jeune de la première, tes plantes, qui appartiennent au groupe des Sporolricliécs . sont formées de filaments nombreux, décomhants. entrecroisés, qui portent des sporidics pédiceî- I ées, solitaires, très-nombreuses. L'espèce la plus commune , MytOgo ne incamata, Pers. , ou Mycogonc
son Abrégé des plantes des Pyrénées, a douné ce noi avait déjà reçu celui de Bamondia qui a été adopté.
y. IUHORDIE.
Kecker ( Elcm . Bol., n» 59) avait donné le nom de Mycouiu à un genre formé des espèces de Chrysant/icmutn de Linné, auxquelles il attribuait un involucre simple, â plusieurs divisions, et une aigrette en forme de petite couronne membraneuse.
MYCOPOUE. Mycoporutn. bot. Genre de Lichens hymènolhalamcs, de la tribu des Trypolhéciacées, établi pat Meyer, d'après les caractères suivants : noyau subglobuleux, gélatineux, dépourvu de périlhèque; verrues subgélatineuses, hétérogènes. multiloculaires, parties de plusieurs trous au sommet pour recevoir les V J Uièqucs qui sont oblongues et annulaires; os t tôles distinctes. Ces plantes se trouvent sur les troncs et les ( écorces des ai lires des régions tropicales.
MYCTE1UA. ois. y. Jadirc. .
MÏCTÈUE. Myclerua. ixs. Genre de l'ordre des Co- , ' léopfêm, section des Héléroinèrcs, famille des Slénély-*
1res. tribu des Hliym liostonus. établi par Clairvillc, et auquel on peut donner pour caractères . devant de la tète allongé en forme de museau ou de petite trompe ; antennes filiformes; corps oblong, assez large et épais; è patte» courtes; éorsdel plus étroit en avant, en forme. 9 île trapèze; écusson arrondi. Ce genre sc distingue des Sténoslomcs qui en sont très-voisins, par la forme du corps qui. dans ces derniers, est allongé et ressemble ù celui de» (fcdémères. Clairvillc ayaul voulu conserver le nom de B/unornaccrù un genre formé d'un démembrement de celui que Geoffroy nommait ainsi, désigne sous le noin de Myclère le genre que Fahricius avait appelé Bliinomacer. Olivier a adopté la dénomination J de Myctère et son application; mais il a fait un genre J particulier, sous le nom de Hhinumaccr , de quelques espèces que Fahricius avait placées dans sa coupe gé- ’ nérique ainsi désignée.
MïcTtRicLRCüLioïDi. 1 lyclc rmcurculio ides j Clair ci
ville, Lalr.; lihinomaccr curculloidcs , Fab. Long de»* deux lignes et demie à trois lignes; télé prolongée* ■ grise; corselet gris, chagriné ainsi que les tflytres qui j sont de la même couleur; quand l’insecte n'a pas été usé par un frottement, il est couvert d une poussière
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jaunâtre comme certain» Charançons. On connaît une outre espèce de ce genre qui a été nommée Rhinomaccr umbcllalorum par Fakricius. Toutes deux se trouvent en Hongrie.
MYCT1RE. caivr. V. Mictyride.
MYCTOPIIE. Myctophum. rois. Itaffinesquc a, dans son Indice Ilhiologia Sicilinnn , établi sou» ce nom un genre dont il a figuré, sous le nom de pu ne tut mu . une espèce méconnaissable où l'on peut néanmoins, et malgré la petite corne imaginaire qu'y a mise le graveur, retrouver le Scopelus Uumboldtii de Risso.
MYDAS ou MYDAl'S. Myttaus . moi. (El non pas Vidait* f comme l'on écrit quelques auteurs.) Genre de Carnassiers plantigrades composé, dans l’état présent de la science, d'une seule espèce que Desmarest et Radies avaient d’abord placée parmi les Mouffette» et décrite sous le nom de Mephiiis Javanensia , mais dont Fr. Cuvier et llorsfield onl fait le type d’une nouvelle division, sou* le nom de Mydaüa mfiticepa. Cet a ni* mal ^ décoq vert dan* l’Inde il y a quelques années par Lctchcnaull de la Tour, présente en effet quelque* caractères génériques qui lui sont propres, dans sa (été conique et allongée, dans sa queue presque rudimentaire, dans ses oreilles dépourvues de conques, et dans ses narines qui s'avancent de beaucoup au delà des os maxillaires, et se trouvent environnées d'un mufie dont on ne peut mieux donner l'idée qu'en le comparant, avec Fr. Cuvier, au grouin du Cochon. Les dents sont en même nombre et de même forme que chez les Mouffettes ; seulement la longueur plus considérable de la tète chez le Mydaüa, a permis aux molaires de s’écarter davantage les unes des autres; et les incisive», au lieu d’élrc disposées sur une ligne à peu près droite, sont placées en demi cercle. Le» mamelles août au nombre de quatre, deux étant pectorales, deux abdominales.
L'espèce unique de ce petit genre : Mydas TElagov, Mydaüa melicepa , Fr. Cuvier, avait déjà été indiquée par Marsden (Histoire de Su matra), sous le nom de Si incluant, qui signifie puant. Elle répand en effet, comme les Mouffettes, une odenr extrêmement fétide; et c’est aussi à celte même circonstance que se rapporte U dénomination générique de Mydaüa, proposée par Fr. Cuvier dans spu Histoire naturelle des Mammifères (avril 1821), et adoptée depuis par plusieurs naturalistes. Le pelage du Mydaüa melicepa , très-peu fourni surtout vers les parties inférieures du corps, est généralement brun avec tine tache blanche longitudinale sur l'occiput, tache qui se prolonge sur le milieu du dos et jusque sur la queuç^çn une ligne de même couleur. Telle est du moins la disposition la plus ordinaire : car ce genre est, comme celui des Mouffettes, remarquable par les nombreuses variations que présente le pelage, suivant les individus; ainsi, la ligne blanche est très -fréquemment interrompue sur une étendue plus ou moins considérable, et elle manque même quelquefois presque entièrement. Celle espèce n'est pas rare à Java, et c'est de cette Ile que Lescbcnault de la Tour, Diard et Dnvaucel oui envoyé au Muséum les peaux et le squelette qu'il possède aujourd'hui; elle existe aussi à .Sumatra où elle est connue
sous le nom de Télogon, qui lui a été conservé en français par Fr. Cuvier. Tel est le genre Mydaüa fort semblable à celui des Mouffettes par le système dentaire, par les organes de la locomotion, par presque tous le* caractère» de premier ordre, et même par le» couleur» du pelage; mais qui néanmoins se distingue très-facilement au premier coup d'œil de ce dernier, soit par In forme très-singulière de sa télé, soit par la disposition de sou uiulle, doit par l’extrême brièveté de sa queue.
MYDAS. r kit. On a donné ce nom à une Tortue»
MYDAS. Mrdaa. iss. Genre de l’ordre des Diptères, famille des Tanystoines, tribu des Mydasiens. établi par Fabricius, aux dépens du grand genre Musca de Linné et des Némolèles de Degéer^t ayant pour caractères : antennes beaucoup plus longues que la tète, et dont le troisième article forme une masse ovoïde, divisée transversalement en deux articles avec un ombilic à leur extrémitôjenfennanl un très-petit stylet; * point d'yeux lisses distincts; ailes écartées. Les Diptères de,. ce genre se distinguent des Thérèves de Lalreillc. par les antennes qui, dans ces derniers, ne sont, au plus, que de la longueur de la tête, avec le troisième article en cône allongé et portant un filet distinct.
Myoss irriLt. Mydas filatus , Fabr.; Acmolelus asiloidcs, Degéer, Mém. sur les Ins., t. vi, p. 204. tab. 25, fig. 0; Drtiry, Illust. of Insect., I. i, lab.44. fig. 1. Il est long de plus d'un pouce, d'un noir foncé par (oui le corps avec les côtés et quelquefois tout le second anneau transparents et rougeàlres. Sa tête est aplatie, un peu plus large que la partie antérieure du corselet, avec les yeux d’une couleur métallique sombre; les antennes sont noires, ainsi que la trompe qui se dirige en avant, après avoir formé deux coudes. !.♦* corselet est grand, velouté, presque en trapèze, s’élargissant postérieurement çl comprimé sur les flancs Les ailes sont presque aussi longues que le corps, d'un brun enfumé plus Poncé vers leur attache qui devient 'aussi noire que le corps; elles sont comme finement plissées dans le sens de leur largeur, sur plusieurs points de leur surface. Les pattes sont grandes, les postérieures surtout lé sont beaucoup plus que les autres, la cuisse est armée en dedans de petites épines, et la jainl»e terminée par une forte pointe. Les tarses sont assez longs, terminés par des crochets et par deux pièces membraneuses jaunes. L’abdomen est allongé, glabre et terminé par qoeiques poils. On trouve celle espèce en Caroline ^pn en t rouve une autre, plus petite, en Portugal ; enfin le Brésil en offre une troisième qui atteint à plus de deux pouces de longueur.
MYDASIENS. Mydasii. îxs. Tribu de l’ordre des Diptères, famille des Tanystomes, établie par Lalreillc, et caractérisée ainsi : palpes manquant ou n'élant pas j extérieures; dernier article des antennes terminé par un stylet, Untôt en massue ovoïde, divisé transversalement en deux, avec un ombilic au bout, tantôt en Cône allongé ou en alêne; suçoir de quatre soies; (rompe courte, rétractée et terminée par deux lèvres saillantes, grandes, relevées, et faisant un angle avec clic. Celle tribu renferme les genres Mydas et Tbérève. y. ce* mots.
MYDAÜS. mw. y Mydas,
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MYDONOTRICIItJM. bot. Ce goure établi par Corda, i dans les Champignons pyrénomvcètes. a été réuni au gen re Verni icula ria .
MYE. Mya. r05r.11. Ce genre d’Acéphales leslacés appartienl h la famille des Enfermés de Cuvier. Il peut être caractérisé de la manière suivante : animal ovale, plus ou moins épais, pourvu de deux tuhes réunis, longs et revêtus d'un épiderme brun et rugueux; les Jolies du manteau réunis ne laissant <|u'une très-petite ouver- : ture antérieure ; pied petit, linguiforme, rudimentaire; palpes labiales épaisses, pointues, profondément striées à leur face interne; trois feuillets branchiaux de chaque côté: l’interne le plus grand, l'externe le plus petit; ils sc réunissent postérieurement et leur masse flotte dans la cavité du manteau; coquille transverse, ovale, subéquilatérale, bâillante aux deux bouts; valve gauche munie d’une dent cardinale, grande, comprimée, arrondie, saillante presque verticalement; une fossptte cardinale à l’autre valve; ligament intérieur s'insérant sur la dent saillante et dans la fossette delà valve opposée. Les Myes vivent enfoncées dans le sable, près des côtes; elles y sont placées les tubes ou siphons en haut, et l’ouverture de la bouche en bas; il doit leur être fort difficile de quitter celle position ou de se creuser un nouveau trou lorsqu'elles sont arrachées de celui où elles ont pris leur accroissement.
Mye t royqvEe. Mya Irituculu , Lamk.. Encvclop.,
. pl. 229, fig. 2. a, b. Coquille fort commune, épaisse, subovale, bâillante aux deux extrémités, mais surtout postérieurement, où elle est comme tronquée à l'endroit où sont fixés les siphons.
Mye des sables. Mya arenaria , Lamk.. Encyclop., pl. 229, fig. 1, a, h. Elle sc distingue de la précédente par sa forme régulièrement ovale ; elle n’est point tronquée postérieurement, •elle est moins itiéquilatérale, moins épaisse, et aussi moins épidermée. Toutes deux se rencontrent dans l'Océan d'Europe,
MYGALE. Iam. V. Desbax.
MYGALE. Mygala. arachr. Genre de l’ordre des Pulmonaires, famille des Aranéides, section des Tétrapneumones, établi par Walckenaer, et ayant pour caractères : yeux au nombre de huit, presque égaux, groupés sur une élévation, et disposés ainsi : trois de chaque côté, formant par leur réunion un triangle renversé et dont la pointe est en devant; les deux autres situés sur une ligne transverse, entre les précédents; mandibules horizontales, avec leur crochet terminai fléchi en dessous, et ayant, dans quelques-unes, des pointes cornées, disposées en forme de râteau ou de dents de peigne, et placées au-dessous de ce crochet; palpes insérées â l'extrémité des mâchoires; filières inégales, dont deux beaucoup plus grandes, de quatre articles, saillantes et presque cylindriques; les autres très-petites. Les espèces de ce genre, démembré du genre Aranea de Linné et de I abricius. avaient attiré l'attention des naturalistes avant que YValckenaer l'eût établi. Dorllies aperçut le premier que l'organisation de la bouche des Mygales n'était pas la même que celle des véritables Araignées; La treille fil en même temps la même remarque, et Walckenaer. qui étudiait les Aranéides, confirma quelque temps après les ohser-
valions de ses devanciers, et établit le genre Mygale tel qu'il a été caractérisé plus haut, avec l'Araignée aviculaire de Linné et quelques autres analogues, et avec des Araignées mineuses d'Olivier. Quoique ce mot Mygale ait déjà été employé par Cuvier pour désigner un genre de Quadrupède, et que les Grecs Paient employé au même usage. Latreillc l'a conservé, afin de ne pas embrouiller la science en créant un mot nouveau qui nécessiterait une synonymie.
Les Mygales se distinguent facilement des Ériodons et des Atypes de Latreille par leurs palpes insérées â l'extrémité des mâchoires, ce qui n’a pas lieu dans ces deux derniers genres qui les ont attachées à la base de ces mêmes mâchoires. Les Filistales et les Disdères, qui appartiennent à In même famille, en sont séparées par le nombre de leurs yeux, qui n’est que de six, et par leurs filières qui sont toutes très-courtes. Walckenaer (Tableau des Aran., p. 3 et suiv.) divise le genre Mygale en trois familles : dans la première, les Plantigrades, il place les espèces à pattes obtuses à leur extrémité. charnues et veloutées en dessous et à onglets non pectines, insérés en dessus et cachés par les poils; leurs mandibules sont inermes ou dépourvues de râteaux. Dans la seconde famille, les Digitigrades Inermes, se rangent les espèces à pattes minces à leur extrémité, avec des onglets terminaux apparents et pectinés; leurs mandibules sont dépourvues de râteau comme flans la famille précédente. Enfin dans sa troisième famille, les Digitigrades mineuses, il met les espèces dont les onglets terminaux sont apparents et non pectinés, et dont les mandibules sont pourvues, à l’extrémité de leurs premières pièces, de pointes droites, cornées, et formant un râteau. Olivier (Encycl.Méthod.. art. Mycsle) ne fait entrer dans ce genre que les espèces qu’il a désignées dans son article AhaigrEe sous le nom de Mineuse» ; ainsi, d’après lui, la Mygale arlculaire et ses congénères doivent former un autre genre. Quoique l’opinion de ce naturaliste soit d’un grand poids dans celle matière, Latreillc a pensé qu’il était inutile d'introduire ce nouveau genre, surtout depuis qu’il a découvert des espères qui forment la liaison entre les Araignées aviculaires et les Mineuses.
Le genre Mygale renferme les Araignées les plus grandes cl le* plus fortes, associées à des espèces assez faibles, mais douées d'un instinct et d’une industrie qui leur tient lieu de force. Les premières, connues dans l’Amérique méridionale sous le nom d' Araignées Crabes, sont énormes, et quelques-unes peuvent occuper, les pattes étendues, un espace circulaire de huit à neuf pouces de diamètre; elles vivent dans des troncs d’arbres ou d'autres cavités, grimpent aux branches et saisissent quelquefois des Oiseaux-Mouches et des Colibris. Plusieurs voyageurs et naturalistes ont donné sur les mœurs de ces Araignées quelques détails qui doivent trouver place dans cet article. D’après Pison ( llist. INatur. du llrésil). l'espèce qu’il nomme iïliamdu 011 iïhumdti guacu (Grande Araignée) et qui est, d’après Latreille, très-voisine de l'Aviculaire, nidifie â la manière des Oiseaux dans les cavités des vieux arbres ou dans les décombres. Pison dit encore qu'elle se construit quelquefois des toiles semblables à celles que