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font toutes les Araignées. Latreille pense que l'auteur n'a point vu ces toiles, et qu’il est possible qu'on l'ail induit en erreur par de faux rapports. Il parait qu'il est dans la même erreur ou qu'il s'abandonne à des conjectures, quand il dit que, dans l'accouplement, ces Araignée» ont leurs corps opposés l'un à l'autre. Suivant cet auteur, la piqûre de cette Mygale, la liqueur sécrétée par sa bouche, et même ses poils sont réputés venimeux ; le meilleur antidote, suivant lui. est la préparation du Crabe qu'il nomme Aralu(C#a/>.fos pic lus): on le pile et on en fait un breuvage en le mêlant avec du vin; il agit comme vomitif. Cette Mygale, au rapport du même voyageur, se dépile avec l'âge; alors la peau de son ventre est d'un rouge incarnat. Mérian. qui a observé les insectes de Surinam, dit avoir trouvé plusieurs individus de la Mygale aviculaire sur l'arbre nommé ( iuojare , y faisant leur nid et se tenant à l'affût dans le cocon que forme line chenille du même arbre. L'auteur de Ttlistoire naturelle de la France équinoxiale place l'habitation de la Mygale aviculaire dans les fentes de rochers. Dans le Voyage à la Cuiane du capitaine Stedntann, cette Araignée est appelée Araignée de buisson . et sa toile est, dit-on, de peu d'étendue, mais forte. On voit, d'après ces i dations, et par la dissemblance qui règne entre elles, que des voyageurs, peu accoutumés à observer la nature, n'ont fait qu'errer dans le vague, et que leurs assertions ne sont pas propres à jeter un grand jour sur l'histoire de ces grandes Araignées. Les observations de .Moreau de Jomtès, qui a fait une élude spéciale des productions naturelles de la Martinique, peuvent jeter un plus grand jour sur celte matière, et doivent trouver place ici. L'espèce dont ce savant a observé les mœurs est bien déterminée par Latreille, c'est son Mygale C'a ce rides ; elle est connue aux Antilles sous le nom d’Arargnée Crabe et sous celui de Matoulou que lui donnaient les anciens Caraïbes. Elle ne file point de toile, s'enterre et s’embusque dans les fentes de la paroi dépouillée des ravins creusés dans les tufs volcaniques; elle s'écarlc souvent beaucoup de sa demeure pour chasser, se tapit sous des feuilles pour surprendre sa proie qui se compose d'Anolis. de Fourmis, et quelquefois de petits Colibris et du Sucrier. C'est pendant la nuit qu'elle chasse. Sa force musculaire est très-grande, et quand elle a saisi tin objet avec ses pattes, on a beaucoup de peine à lui faire lâcher prise. Lorsque celle Mygale applique ses mandibules sur un corps dur et poli, on y voit aussitôt des (races d'un liquide qui doit être le venin qu’elle injecta et qui rend sa piqûre dangereuse. Celle liqueur est lactescente et d'une grande abondance pour le volume de l'animal. Les œufs de cette Araignée sont renfermés dans une coque de soie blanche d'un tissu très-serré; elle maintient cette coque sous son corselet au moyen de ses palpes, et la transporte avec elle; quand elle est pressée par ses ennemis, elle l'abandonne un instant, mais elle revient la prendre aussitôt que le combat a i cessé. Les petits qui sortent de ces œufs sont entièrement blancs; le premier changement qu'ils éprouvent | est l'apparition d'une tache noire qui se forme au milieu de l'abdoinen et au-dessus. Moreau de Jonnès dit qu'un seul de ces cocons lui a fourni dix-huit cents à
deux mille petits; il est probable que les Fourmis détruisent une grande quantité de ces petits, car autrement la prodigieuse fécondité de ces animaux les rendrait plus communs qu'ils ne le sont à la Martinique.
D'autres espèces beaucoup plus petites, vivent sous tous les climats, et ont été observées par des naturalistes instruits, qui n’ont rien laissé à désirer sur leur histoire. Sauvages. Olivier. Latreille el Léon Dufour ont donné des détails curieux sur ces Araignées dans les divers ouvrages qu’ils ont publiés. Ces Mygales, qui sont nocturnes comme les précédentes, se construisent dans la terre, de profonds souterrains tapissés de soie, el fermés par une porte construite d’une manière très remarquable. L'espèce que Sauvages a observée dans , le raidi de la France (Mygale maçonne) choisit ordinairement, pour faire son nid, un endroit où il ne se rencontre aucune herbe, un terrain en pente ou à pic, afin que l'eau de la pluie ne puisse s'y arrêter; elle tâche aussi de trouver une terre forte, exemple de roches et de petites pierres, el y creuse un boyau d'un ou deux pieds de profondeur, du même diamètre partout el assez large pour qu'elle puisse s'y mou\oir en liberté. Elle le tapisse d'uue toile adhérente à la terre, soit pour éviter les éboulemenls, soit pour se ménager des moyens de communication, afin de sentir du fond de son trou, ce qui se passe à sa porte. C'est surtout dans la fermeture qu'elle construit â l’entrée de son terrier, que brille principalement toute l'industrie de cette Araignée. Elle forme, avec plusieurs couches de (erre détrempée, liées entre elle* par des fils, une porte ronde, de la grandeur de sou trou, dont le dessus, qui est plat et raboteux, se trouve à fleur de terre, el dont la partie inférieure ou le dessous est convexe, uni el recouvert d’une toile très-forte et à tissu très serré; ces fils prolongés du côté le plus élevé du trou, y attachent la porte comme avec des pentures.de manière que quand on ouvre cette porte, el qu’on vient à l'abandonner ensuite, elle se referme d'elte-mème par son propre poids; l'entrée du trou forme par son évasement une sorte de feuillure contre laquelle la porte vient battre et n’a que le jeu nécessaire pour y entrer el s’y appliquer exactement; ce couvercle ou opercule est absolument semblable, extérieurement, au terrain qui l'environne; il ne présente aucune saillie ni fissure quand il est fermé, el il est difficile de découvrir l'endroit où il existe. C’est dans ce trou ainsi fortifié que la Mygale femelle dépose ses œufs, et c'est 4 en août qu'elle entre en amour, du moins ce n'est qu’ après ce temps qu'on a trouvé des petits dans les nids de Mygales. Dorlhes en a compté une trentaine dans un seul nid. guand on vient à inquiéter la Mygale maçonne dans son habitation el qu'on tente d’ouvrir la porte de son nid, elle emploie toute sa force et son adresse pour l’empècber. Dès qu'elle sent le moindre mouvement à sa porte, elle se précipite du fond de son trou où elle se tient toujours, et accourt à l’entrée; là, le corps renversé et accroché par les pattes, d'un côté aux parois de l'ouverture, et de l'autre à la toile qui tapisse le dessous de l'opercule, elle tire fortement à elle. Sauvages, qui faisait ces expériences, vit, en entrouvrant la porte, l’Araignée placée comme on vient
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«>p le dire. Chaque fois qu’il parvenait à entr’ouvrir colle porte avec une épingle, cl qu'il vouait à lâcher prise, elle se refermait de suite; il l'ouvrit et la laissa reformer plusieurs fois sans que l'Araignée lâchât prise, et elle ne céda et ne s'enfuit au fond, que quand la porte fut entièrement ouverlc. Si on ne forci* pas l'entrée du trou et qu'on revienne à la charge plusieurs fois, après de courts intervalles, la .Mygale arrive surle-champ et répète le même manège. Tant qu'elle lient sa porle fermée, elle no craint rien, et l’on peut travailler autour de son trou et cerner la terre pour enlever sou habitation sans qu’elle abandonne son poste; si ou la fait sortir de son nid, elle perd tout le courage qu'elle montrait on le défendant; le grand jour la déconcerte, et ce n’est qu’en chancelant qu'elle parvient à faire quelques pas; elle semble dans un élément étranger. On ne l’a jamais vue sortir d’eüeinémc de son habitation, ce qui porte â croire qu'elle est nocturne; en effet, Olivier dit que la Mygale Ariane, qu'il a trouvée dans l'ile de Naxos, ne sort de son nid que pendant la nuit. Il parait constant que la Mygale maçonne et toutes les autres espèces analogues ne travaillent à la construction de leurs nids que la nuit, car personne, jusqu'à présent, n'en a vu pendant le jour hors de leur habitation. Il est presque certain qu’elle ne sort aussi que la nuit pour recueillir les insectes qui se prennent dans les filets qu’elle tend à fleur de terre aux environs de son habitation. Dorlhes a trouvé des déhris d'insectes et de Coléoptères assez gros au fond de son nid. Lalreille pense que ces Araignées vivent dans le voisinage les unes des autres sans se nuire, et il hase son opinion sur un fait incontestable: «Il existe, dit-il, dans la collection du Muséum «l'Histoire naturelle de Paris, un bloc de teire taillé en forme de parallélipipède. et dont un des côtés offre, ù chacun de ses angles, un nid de la Mygale de Sauvages. *
Rossi a fait encore line observation fort curieuse sur une espèce de Mygale qui se trouve en Corse. Il a vil que si ou détruit l’opercule qui ferme l'entrée de son nid. elle le reconstruit, et qu'un peu plus d'un jour suffit pour ce travail. La différence qu'il y a de cet opercule au premier, c'est qu'il n'est pas mobile. Rossi ne dit pas comment l'insecte peut sortir de son nid et y rentrer; mais Latroille pense que l'expérience peut avoir été faite à l’entrée de l’hiver, et qu'à celte époque la Mygale pourrait bien fixer sa porle jusqu’au printemps. Enfin Olivier a observé aux environs de Saint- Tropez et aux îles d'Hières en Provence, le nid d'une Mygale qui pourrail bien être, suivant Lalreille, la Mygale cardeuae. La position cl la structure de ce nid différent beaucoup de celles des autres espèces, cl annoncent que l'animal a des mœurs différentes; ce nid était situé dans un terrain horizontal. Sa porte, quoique de terre, et se fermant d’elle-raéme par une forte de ressort, ressemblait à un cercle dont on aurait retranché une petite portion ; elle était attachée à un des côtés de l’ouverture, et l'entrée était libre. Olivier ne vit pas l'Araignée qui était peut être absente ou bien qui n'existait plus; il présume qu’elle ne ferme sa porte que dans les moments où elle est dans son nid. Boyer Fonscolomhe a aussi observé ce meme nid; il dit qu'il
esl formé d'nn tuyau de soie, enfoncé verticalement en terre, et qu'il est fermé par deux battants placés d'une manière horizontale à la surface du terrain.
Le genre Mygale n'est pas très-nombreux en espèces; on en connaît une quinzaine «pie Lalreille place dans deux grandes coupes «pi'il subdivise . voici la description des principales et leur place dans ces divisions.
■*- Extrémité supérieure de la première pièce des mandibules dépourvue de pointes cornées, droites et avancées.
oc Extrémités inférieures des pattes garnies d’une brosse épaisse et serrée, cachant en majeure partie les crochets.
Mygale Ayicclaire. Mygale Acfcularia, Lalr., Wnlck.; Aranca Aricularia, L., Fabr.; Aranca hir • lipes, Fabr.; Araignée des Oiseaux. Degéer; Klein, lus., t. i, lab. 1 1, «iris. Cette espèce varie beaucoup pour la grandeur; on en trouve qui n'ont que seize lignes de longueur depuis le bord antérieur du corselet jusqu'à l'extrémité de l'abdomen; les plus grandes vont jusqu'à plus de deux pouces. Tout leur corps est velu, surtout chez les jeunes individus; le corselet esl déprimé. grand, ovale et tronqué postérieurement; il a. vers son milieu, une petite cavité transverse, et des enfoncements disposés en rayons; l'abdomen esl ovale et porle deux filières longues et cylindriques. Les pattes, couvertes de longs poils, ont en dessus quelques raies longitudinales plus claires; cclb'S de la première et de la dernière paire sont plus longues; les jointures sont en dessus d'un rouge pâle; les deux derniers articles ont inférieurement une brosse formée par des poils très-courts et très-pressés; celle de l'article terminal est arrondie au bout et cache deux crochets petits et simples. Les griffes des mandibules sont fortes, coniqtu** et très-noires ; ell«*s ont évidemment une petite ouverture longitudinale sur le côté extérieur, près de leur extrémité. Les palpes des mâles sont terminées par un bouton écailleux, replié en dessous et finissant en un crochet arqué, très-fort et aigu. Celte espèce se trouve à Cayenne et à Surinam. On peut rapporter à la même division les Mygale Uluntli, cancei ides, fasciala, alra et brunnea de Lalreille. Elles habitent toutes les contrées les plus chaudes de l’Ainériquc, de l'Afrique et des Crandes Indes.
p Extrémités inférieures des pattes sans brosses et simplement velues; crochets terminaux découverts, saillants. Iri's-dislinctemenl pecthiésen dessous.
Mygale Notamexxe. Mygale iXolusiuna, Walck., Tableau des Aran.. pl. 1, fig. 5 (yeux). Longue de sept à huit lignes; corps d'un brun clair, luisant, peu velu, si ce n'est sur les pattes; les deux premières aussi grandes «pie les dernières; tubercule des yeux peu élevé. Elle habite la Nouvelle-Hollande. Le Mygale calpciana de Walckenaer appartient aussi à celte division.
•j-f Extrémité supérieure de la première pièce des mandibules année de pointes cornées, droites, et dont quelques-unes forment ordinairement une sorte de râteau. Celle section renferme les Araignées mineuses d'Olivier.
« Bout (1rs tarses garni en dessous d'une Brosse épaisse et serrée, cachant, en majeure partie, les crochets.
Mtgale üersecse. Mygale craliens, Latr. Longue ' de sept à huit lignes; noire, avec quelques (races d'un duvet cendré, formant deux ou trois raies longitudinales sur les mandibules; leur extrémité supérieure offre un assez grand nombre de pointes avancées et parallèles. Plus petite que les espèces suivantes. Lalreille ne dit pas d'où vient cette espèce; il pense qu’elle a beaucoup de rapports avec le Mygale ni Jalons, de Walckenaer, qui habite la Jamaïque.
fi Bouts des tarses sans brosses et simplement velus en dessus; crochets découverts et saillants.
* Crochets des tarses distinctement peclinés en dessous.
Mygale cardeise. Mygale cartninans, Latr. Corps d’un brun fauve, pâle, mêlé de cendré; corselet un peu aplati; mandibules noires, garnies d'un duvet cendré qui laisse à nu deux intervalles formant deux raies noires ; râteau de quatre dents. Les mâles ont une forte épine à l'extrémité postérieure du cinquième article de la première paire de pattes. L’organe sexuel est arrondi inférieurement et se termine en forme d'alène bifide et très aiguë. Du midi de l’Europe.
** Crochets des tarses sans dentelures sensibles à leur partie inférieure.
Mtgale maçoxxe. Mygale eementaria , Latr., Mém. Soc. Hist. nat.de Paris, an vu,p. 121, pl.G, fig. 1, a F; Walck., Hist. desAran.; Dorlhes , Trôna. Lin. Soc., (ah. 2, pl. 17, fig. 6. Longue de huit à dix lignes, brune, luisante; palpes hérissées de piquants; mandibules armées en dessous de cinq dents étroites, allongées, presque égales, dont les deux plus éloignées plus courtes; corselet ayant un enfoncement transversal et postérieur ; sa carène et ses bords d'uu brun plus clair; abdomen obscur en dessus, moins foncé sur les côtés et en dessous, couvert d'un duvet court ; poitrine et pattes d'un brun plus clair que le reste du corps. Europe. Les Mygale Sauta gesi ï de Lalreille cl Ariane d'Olivier appartiennent à celte sous-division; elles ont les mêmes habitudes.
MYGALURUS. bot. Ce genre, établi par Link pour les Festuca Myurus et bromonles, n'a pas été adopté.
MYGINDE. MyginJa. bot. Ce genre, de la famille des Célastrinées de R. Brown, et de la Télrandric Tétragynie, L., a été établi par Jacquin {Plant. Amer., p. 24, tab. IG). Swarlz lui réunit le Rhacoma de Linné ou Crassopctalum de P. Browne. Étudié de nouveau en ces derniers temps, par Kunth et De Candolle. ce genre présente les caractères suivants : calice trèspetit, urcéolé. persistant, à quatre divisions plus ou moins profondes; quatre pétales insérés au-dessous d'un disque, munis d’un onglet large et court, égaux et réfléchis; quatre étamines insérées entre les lobes du disque, alternes avec les pétales et plus courtes que ceux-ci, à anthères didymes. biloculaires et s'ouvrant du côté intérieur par line ligne longitudinale; disque très-grand, placé au fond de la fleur, urcéolé, profondément lohé au point où s'insèrent les étamines ; ovaire i supère, sessile, presque arrondi, à quatre ou rarement l
à trois loges, au fond de chacune desquelles est dressé un ovule solitaire; style terminal, très-court, quelquefois nul, à quatre stigmates; drupe ovoldc, pisiforme, uniloculaire et monosperme, probablement par suite d’avortement. Les Mygindes sont des arbrisseaux non épineux, qui croissent dans l’Amérique méridionale et dans les Antilles. Leurs branches sont lélragones, garnies de feuilles opposées ou t entées, légèrement coriaces. simples, entières et accompagnées de stipules géminées. Les fleurs, d’une extrême petitesse, blanches ou roses, sont portées sur des pédoncules axillaires, souvent Irichntomes. Les fruits sont d’un rouge vif.
Mygixde Lragoga. MyginJa Uragoga, Jacq. Cette espèce doit être considérée comme le type du genre. Ses racines, ainsi que les feuilles, sont employées par les habitants de Carlhagène et de Sainte-Marthe , comme diurétiques.
MYIAGRA. ois. y. Myiacraire.
MY1AGHAIRE. Myiagra. ois. Genre de l’ordre des Insectivores, établi par Vigors et Horsficld pour quelques espèces de la Nouvelle-Hollande, très- voisines du genre Moucherolle. Caractères : bec droit, assez court, déprimé, élargi à la hase, beaucoup plus large que liaul; mandibule supérieure écbaucrée; narines basales, ovalaires, presque cachées par les plumes cl les harbules; base hérissée de soies fortes ; ailes médiocres, arrondies; première rémige courte, deuxième plus longue du double, troisième, quatrième et cinquième égales, très-longues; queue médiocre, large, égale, presque fourchue; pieds grêles, médiocres; tarses sciitellés, mais la suture qui isole chaque semelle ne paraissant presque pas.
Myiaghairb ri Bfcf.ii.oiDE. Myiagra rubeculoiJes, Vig. et iiorsf. Parties supérieures d'un gris plombé; gorge et poitrine rousses; abdomen blanchâtre; moignons, rémiges et rcctriccs fauves; bec et pieds noirs. Taille, cinq pouces.
Myiacraire d'irgris de plomb. Myiagra plumbea , Vig. et Iiorsf. Parties supérieures d’un fauve plombé; tête, occiput et gorge d’un bien cendré brillant; abdomen blanc; bec et pieds noirs. Taille, cinq pouces.
Myiacraire mal roptEre. Myiagra macroplera,\ ig. et Iiorsf. Parties supérieures d’un fauve olive, les inférieures blanches; rémiges et rcclrices fauves; le bord externe de celles-ci de même que la gorge blancs; bec cendré; pieds bruns. Taille, cinq pouces.
Myi agraire resplendissant- Myiagra resplendcns, Drap. Tout son plumage est d'un noir bronzé, à reflets métalliques, à l'exception de l'abdomen et des lectrices subcaudales qui sont d'un blanc assez pur; le bec est d'un bleu noirâtre, plombé ù sa base; les pieds sont noirs. Taille, six pouces. De la Nouvelle- Hollande.
Il faudra sans doute rapporter à ce genre le Muscicapa querula et quelques autres Platyrhy uques.
MYIOPÜAGE. Myiophaga. ois. Genre de l'ordre des Insectivores, proposé par Lesson pour un Oiseau que l'on avait jusqu'ici placé, avec doute, parmi les Brèves. Le genre nouveau présenterait pour caractères ; bec I médiocre, allongé, fort, convexe, crochu, comprimé l sur les côtés, denté, à mandibule inférieure un peu
renflée; bords du bec I Uses cl membraneux; narine* latérales, ouvertes cl amples; ailes allongées, pointues: deuxième el troisième rémiges les plus longues; queue moyenne, à peu près rectiligne ; tarses longs, minces, à scutellcs peu marquées, l.cs Myiophages sont des Oiseaux solitaires, faisant leur demeure habituelle dans les forêts touffues, élevées de quatre A six mille pieds audessus du niveau de la mer. C'est dans ces montagnes littorales que Ton trouve ces Oiseaux, mais toujours cachés et retirés sous le feuillage le plus épais, cherchant pour leur nourriture les fruits mûrs et les insectes.
Mv iopb vgf. rlei et. Myiophaga glaucina ; Pilla glaucina , Temm., Ois. col., pi. 104. La couleur dominante de son plumage est le noir moiré de bleu violet, et ces nuances, selon la direction des rayons incidents, passent au bleu d'azur magnifiquement lustré : le poignet et les bords de l'aile sont d'un bleu plus pur et plus brillant que sur aucune autre partie; du reste, la base de toutes les plumes est d'un blanc très-pur. l e bec et les pieds sont noirs; les tarses sont très- longs cl la queue fort courte. Taille, huit à neuf pouces. De Java.
Lesson pense qu'il faut encore rapporter à ce genre le Fourmilier Andromède, Myiolhera Amlromeda, et le Fourmilier flainlié, Myiolhera slrigi/ala.
MYIOTIILRA. ois. Les espèces qu'llligcr comprenait dans ce genre ont été disséminées dans ceux qui ont été nommés depuis Grallaire, Rrëvk, Myiomage, FornxiLiKR. etc. E. ces mots.
MYIOTIIF.RE. ois. Vieillot a établi sous ce nom. une famille qui contient les genres IMalyrhynque, Rollicr, Canopophagc, Gallile, Moitclierolle , Tyran, Bécarde, Pytlirs el Rainphocène.
MYI.ABRF. Mylabris. ms. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des llétéroinères, famille des Trachélidcs. tribu des Canlbaridics, établi par Fabricius aux dépens du grand genre Méloé de Linné.et restreint par l.atreille el les autres entomologistes. Le corps des Mylabres est oldong; leur tète est plus large que le corselet, inclinée ; le labre est transversal, écliancré au milieu ; les mandibules sont cornées, très-dures, arquées, terminées en lames vues en dedans, tuais ayant une apparence pointue quand on les regarde en dessus; les palpes maxillaires sont composées dequalre articles dont le premier est très-court et les trois autres presque égaux; le dernier est ovoïde et comme tronqué à son extrémité. Les antennes ne sont pas plus longues que la tète el le corselet pris ensemble ; elles sont composées de onze articles : le premier est un peu plus épais et plus long que les autres, le second très-petit, les suivants grenus, à peu près de la même longueur el augmentant d'épaisseur jusqu'au dernier, qui est ovoïde, assez gros, et finit en pointe. Ces derniers articles forment une massue qui est toujours arquée. Les yeux sont placés en dehors des antennes, ils sont ovales el paraissent entiers; le corselet est petit , plus étroit que l'abdomen , ohloug : sa partie dorsale est allongée, un peu plus étroite vers la tête; le dessous est extrêmement étroit, ce qui lui donne, vu de profil, une forme triangulaire ; il est arrondi aux angles el
assez convexe; l'écusson est très-petit, arrondi; les élytres sont oblongues, inclinées sur les côtés, de manière à donner une forme parfaitement cylindrique A l'insecte; elles sont un peu flexibles el arrondies à leur partie |*oslérieure; l'abdomen est mou; les pattes sont assez grandes, avec les jambes terminées par deux épines, el les tarses par deux crochets bifides à leur extrémité. Les organes digestifs des Mylabres n’ont pas plus d'une fois el demie la longueur du corps; ils commencent par un jabot très court; l'œsophage est plus long, en forme de poire, plus large vers le bas; le ventricule cbyliHque est de la même largeur dans toute sa longueur, et plissé transversalement; il donne attache inférieurement à six vaisseaux hépatiques longs, qui vont s'insérer en deux faisceaux de trois chaque, à la fin de l'intestin grêle qui est trèsmince et assez long; le cæcum s'élargit un peu et est terminé par un court rectum moins large que lui. I.e corps des Mylabres est généralement noir; leurs ély- Ires sont rougeâtres ou jaunâtres, et ont ordinairement des bandes ou des taches noires. Ces insectes sont tous propres aux contrées chaudes de l'Europe, de l’Asie, de l’Afrique el de l’Inde.
Mylabre de la Chicorée. Mylabris Chicorii, Fabr.. Oliv. (Col., m, 47, I, a. E.) Long de six ù sept lignes, noir, velu, avec trois bandes jaunes el dentées, dont la première divisée en deux taches sur les étuis. Il se trouve dans toutes les parties chaudes de l’Europe, sur les Chardons, la Chicorée et d’autres plantes.
MYLANCHK. Mylanthe. iiot. Genre institué par Wallrolh, dans sa Monographie de la famille des Orohanchées(p. 75), dont les caractères consistent en des fleurs polygames : les inférieures femelles, les supérieures hermaphrodites et stériles; calice bibractéolé, urcéolé, à cinq dents dont la postérieure, plus grande que les autres, s'en distingue encore par un sinus plus profond- Les Heurs hermaphrodites ont la corolle liypogyne, à tube comprimé, à lèvre supérieure voûtée el entière, l'inférieure trifide et égale; elles ont quatre étamines incluses, insérées ail tube de la corolle, por tant des anthères à deux loges carlilagino-iuucronées, séparées à leur origine; l'ovaire est entouré d'un disque annulaire, à deux loges, à deux placentaires pariétaux et hilohés. renfermant plusieurs ovules analrnpes; le style est simple, et le stigmate capilé. émarginé. Les fleurs femelles ont la corolle courte, ohlusément quadridenlée, l'ovaire semblable à celui des fleurs hermaphrodites, le style court, le stigmate écliancré, la capsule petite, ovale, incomplètement bivalve au sommet. A valves plus profondément distinctes au sommet el placenlifères au milieu; elle renferme plusieurs semences oblongues el A test coriace, l'embryon est trèsqtetil, subglobuleux. Ce genre parait complètement identique avec celui que Nutlal a nommé Epifagus, dont on a fait ensuite Epiphegus et qui a pour type l 'Orohanche Eirginiana de Linné. Kaffinesque a donné à ce même genre le nom de Leptamnium.
MYLESIS. ms. Nom donné par Dallas, dans ses Icônes, à un nouveau genre de Coléoptères, qu’il forme du Tcnebrio Gigas de Fabricius. E. Têxébrion.
MYLÈTE. Myleles. rois. Genre de Malacoplérygicns
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