‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnesChapitre 114 sur 148 · II Y L · texte numérisé non relu

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abdominaux, famille des Salinones , établi par Cuvier, aux dépens des Saumons, avec ces caractères distinctifs : dents en prismes triangulaires, courts, arrondis aux arêtes et dont la face supérieure se creuse par la mastication, de sorte que les trois angles y forment autant de pointes saillantes; bouche peu fendue, à deux rangs de ces dents aux intermaxillaires et un seul â la mâchoire inférieure, avec deux dents en arrière; langue et palais lisses; ventre caréné et denté en scie.

MylAte Barexoze. A lyletes Baremoze, Joan. Sa tête est pyramidale; son opercule est formé d'une grande écaille postérieure demi-circulaire, et de deux inférieures longues et étroites; sa membrane brachiostège est soutenue par quatre rayons lamelleux et tranchants en avant; corps allongé, couvert d'écailles assez grandes; quatorze rayons articulés aux pectorales qui sont courtes et pointues, neuf aux ventrales, dix à la dorsale, trente à l'anale et vingt-six à la caudale; sur le dos se trouve une petite adipeuse. La tête est nuancée de rends dorés, lavée de vert et de bleu, avec le sommet d’un vert rougeâtre; les nageoires sont d'un jaune pâle, avec les extrémités hruucs. Taille, cinq à six pouces, lie l'Arabie.

A ce genre appartiennent encore les Myleies nilo tic us , Cuv. (Cyprinus dentex, Lin Myleies rhomboidalis, Cuv.; Myleies durireulris , Cuv.; Myleies Brachypomus , Cuv.; Myleies macropomus, Cuv.; Myleies Paco , llumh.; tous cinq de l'Amérique méridionale; le Myleies Guilc, trouvé par Joanuis aux environs de Tbèbes.

.MYLIA. bot. Même chose que Frullania. F. Jua-

CERM AltoE.

M YLIIALM. bot. Gaudin, dans sa Flore llelvélienne. avait créé, sous ce nom, un genre distinct pour le Solinum cura folia de Linné; mais ce genre n'a pas été adopté.

M YLIOBATIS. rois. Synonyme de Mourine. F. ce mot.

MYLLÈNE. Myllœna. ixs. Coléoptères pentamères? Genre de In famille des Brachélylres, tribu des Microcéphales, établi par le docteur Erichson qui lui assigne pour caractères : mandibules égales, allongées, cornées intérieurement, dentelées et terminées par un crochet; palpes labialesexarticulées et sélacées; languette courte, entière, dépourvue de paraglosses; quatre articles aux tarses antérieurs et cinq aux postérieurs, dont le premier un peu plus long. Ce genre a pour type le Myllœna üubia; Aleochara Dubia, tiravenh. 11 est noir, opaque, couvert d'une pubescence cendrée; le corselet a ses angles postérieurs proéminents; sa longueur est d'un peu plus d'une ligne; on le trouve aux environs de Berlin. Erichson lui adjoint deux autres espèces : Myllœna intermedia et minuta, des mêmes localités.

NYLLOCÈUE. Myllocerus. IM. Coléoptères tétramères ; genre de Rhynchophores, de la famille des Curculionides, tribu des Phytlobides, institué par Schoonlierr qui lui assigne pour caractères: rostre assez court, plus ou moins arqué, un peu épais et arrondi; corps allongé ; épaules oblusémeul anguleuses; cuisses simples.

MyLLOCEBE CCBVIROSTBE. AtyllOCCtU» CUIvilOsltlS, Schoon.; Curculio curtirotlris, Fab. Antennes et

trompe noires; rostre un peu plus long que le corselet; tète noire, arrondie; yeux peu saillants; corselet noir, finement ponctué; élytres brunes, striées, un peu plus courtes que l'abdomen; dessous du corps noir ainsi que les pattes. Taille, deux ligues. De la Nouvelle- Hollande.

Les Curculio denlifer et viridianus, de Fabricius, font encore partie de ce genre.

MYLOCARYE. Myloca/yum. bot. Quoique ce nom générique ait été proposé par Willdennw ( Ftiunu rut., 1, p. 454) postérieurement à celui de Cliponiu déjà employé par Banks, la plupart des botanistes l'ont adopté, l.e genre Mylocaryum est placé dans la famille des Ériciuées, auprès du Cletlira, et dans la Üécandrie Monogyuie. Nuttall ( Geneta of norlh Amer. Plant., 1, p. 276) indique une affinité bien différente; car il demande s'il n'est pas voisin du Banisteria. Ce genre offre pour caractères essentiels : un calice trèspetit. â cinq divisions profondes; une corolle à cinq pétales; dix étamines dont les Blets sont dilatés et comme anguleux dans leur milieu; un ovaire supé rieur, surmonté d'un stigmate sessile, en tète et tri gone; une capsule à trois ou quatre ailes, ressem blanl beaucoup A celle du Polygonum Fugopyrum . à trois ou quatre loges monospermes. Le Mylocaryum ligustrinum, Willd., loc. cil., Pursli ( Flor . A tuerie, sep tenir., t. 14). est un arbrisseau qui s'élève à plu* d'uu mètre, toujours vert, à rameaux cylindriques, d'un brun jaunâtre, garnis de feuilles alternes, portées sur de courts pétioles, glabres, rétrécies à la base et obtuses au sommet. Les Heurs sont disposées en grappe*, simples, terminales, accompagnées de bractées. Cette, plante est indigèue de l'Amérique septentrionale.

NYLŒOllE. Mytœchus. ixs. Genre de l’ordre des Coléoptères, section des Pentamères, famille lies Clavicornes, tribu des Pelloldes, établi par Lalreille, aux dépens du genre Catops de Fabricius (Cliolève, Lalr.), et ayant pour caractères: palpes maxillaires leriniuées brusquement en alêne; les deux premiers articles des antennes notablement plus gros que les suivants, et différant d'eux par la forme; les derniers presque égaux, faisant massue. Ce genre et celui des Clmlèves se distinguent de tous les autres de la tribu, par leurs palpes maxillaires qui sont terminées brusquement en alêne, taudis qu'elles sont filiformes ou plus grosses à leur extrémité dans les autres; les Cholèves s’en distinguent par les premiers articles de leurs antennes qui ne diffèrent des suivants ni par la forme ni par la longueur.

Myloeque oriix. Mylœchus fuscus, Lal .((ien. Crusi. et Ins., t. ti, p. 3). Il est long de près d'une ligne , ovoïde, d'un brun châtain, pubescent, finement et vaguement pointillé, avec une dent peu distincte aux cuisses postérieures; Lalreille pense qu'il a de grands rapports avec le Catops brévicorne de Paykull et le Catops agile de Panzer. Il se trouve aux environs de Paris.

Postérieurement à Latreille, Herhsl a formé le même genre sous le nom de Colou, et il y décrit deux espèces autres que celle de Lalreille; depuis le docteur Érichson, dans sa Faune de la marche du Brandebourg, a

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porté à treize le nombre des espèces qu'il y décrit. Toutes existent en Europe, et se trouvent assez fréquemment en été, sur les fleurs.

MYLOSI’HÆRA. bot. (Necker.) Synonyme de Singana, Aubi. P. ce mol.

AIYNOME. My nomes. mai. Genre de la famille des Rongeurs, établi par Raffinesque (Amer. Matj.) qui le caractérise de la manière suivante : dents semblables à celles de l'Ondatra; quatre doigts onguiculés aux pieds, et un pouce très-court; queue velue et déprimée. Une seule espèce compose jusqu'ici le genre du zoologiste américain.

Myrosi des prairies. M y no met pratcnsin. Il est originaire de la Pensylvanie, et a été figuré dans l'Ornithologie de Wilson. Son pelage est d’un brun obscur eu dessus, d'un gris tiqueté de blanc en dessous. Menton et pieds blancs; oreilles plus courtes que le poil de la télé; queue ayant un cinquième de la longueur totale qui est de quatre pouces. Ce petit Rongeur habile le bord des rivières, et vil de bulbes de Liliacées.

MYMARE. Mytnar. ns. Hyménoptères; genre de la famille des Chalcidites, et de la tribu à laquelle il a donné son nom, institué par llaliday qui l'a caractérisé de la manière suivante : antennes composées de treize articles dans les mâles, et de neuf dans les femelles: les premiers, allongés, forment une sorte de pédicclle plat et élargi; tête ovalo - globuleuse, avec le vertex planiuscule, presque carré, le front avancé, obliquement tronqué; corselet ovale, convexe et lisse; abdomen pétiolé, semi cordé; pieds très grêles; ailes antérieures fort longues, capillaires, planes à l'extrémité, avec le bord cilié et même plumeux : une ligne longitudinale et séliférc au milieu; les postérieures sont très-courtes et nues.

Mymare TRte belle. Mymar pulchellut. Elle est d'un jaune ocreux, avec l'extrémité des antennes et les yeux bruns; les ailes sont hyalines au bout. Taille, deux lignes. En Europe.

MYOB1K. Myobia. ixs. Diptères; genre de la soustribu des Tacbinaires, famille des Nuscides, établi par Robert, aux dépens des Tachines de Meigen, et adopté par J. Macquarl qui lui assigne pour caractères : corps étroit ; tête presque sphérique; face ordinairement nue; épistome et front saillants ; troisième article des antennes allongé; style lomenteux, dont les deux premiers articles sont à peine distincts; abdomen cylindrique, dont le milieu des segments est ordinairement dépourvu de soies; première cellule postérieure des ailes ordinairement entr'ouverte à l’extrémité; nervure externo- média ire droite après le coude, quelquefois nulle. J. Macquarl, dans sou Histoire des Diptères du nord de la France, décrit dix espèces de Myobies que l'on rencontre dans les jardins et les prairies.

Myobie a vide. Myobia inanit , Macq.; Myobia subiuiea, Rob. Elle a les palpes fauves, la face cl le front d’un blanc argenté, une bande frontale noirâtre; la base des antennes est fauve, à reflets blancs; le troisième article est noir; le corselet est d'un cendré jaunâtre, avec des lignes noires; l’abdomen est ferrugineux, transparent, à reflets jaunâtres, avec une bande dorsale obscure, élargie postérieurement; les pieds sont

fauves et les tarses noirs. Taille, trois lignes et demie.

MYOCHAMA. moll. Nouveau genre institué par Sowerby, pour une jolie et singulière coquille décrite par Slutchbury. dans le Zoological Journal, vol. 5. Elle se rapproche des Chames, et s'attache aux valves des Pétoncles et des Trigonies de la Nouvelle- Hollande.

BJYOCONQUE. Myochonca. coxch. Genre proposé par Sowerby. dans son Minerai Conchology, pour une coquille de l'OoIite. qui a la forme des Modioles, et cependant deux impressions musculaires assez grandes, et. â la charnière, une dent cardinale un ppu semblable à celle des Astartés. On peut, d'après cela, considérer celte coquille comme intermédiaire entre les Mytilacées et les Conques, d'autant plus que le ligament est tout à fait extérieur, porté par des nymphes grandes et saillantes, ce qui n'existe pas dans les Moules ou les Modioles. Sowerby caractérise ce genre de la manière suivante : coquille bivalve, oblique, équivalve; la charnière ayant un ligament externe et une grande dent oblique sur la valve gauche; les crochets se rapprochant à leur extrémité; point de sinus à l'impression du manteau.

Mtocovque lp misse. Myochonca cratta, Soi#., Minerai Conchol., pl. 4G7. Elle est grande, épaisse, inodioli forme, et elle se (rourc, mais rarement, dans les Oolites de Bristol.

MYODA. bot. P. Myobe.

MYODAIRES. Myotlarœ. ixs. Nouveau groupe de Diptères établi par Robineau Desvoidy, aux dépens du grand genre Musca de Linné; il est caractérisé ainsi : trompe molle, univalve, coudée â la hase, renfermant dans une gouttière supérieure un suçoir composé de deux filets; deux palpes supérieures; antennes insérées au-dessus du périslome, toujours formées de trois articles, dont le dernier, ordinairement le plus développé, reçoit toujours sur son dos une soie composée de trois articles plus ou moins apparents; cuillernns souvent très-développés; anus des femelles terminé par une tarière intérieure ou extérieure dans les races destinées à perforer. Larves apodes, ayant la bouche armée de deux crochets et vivant de substances liquides, végétales ou animales. Nymphe inactive, à coque opaque, en barillet et ne montrant aucune partie de l'insecte parfait.

Les Myodaircs diffèrent des familles de Diptères qui en sont les plus rapprochées, par des caractères faciles à saisir. Ainsi leur lrom|>e apparente les sépare nettement d'avec les (Eslrides qui n'ont que les rudiments de cet organe. Leur suçoir, formé de deux soies, les distingue des Syrphies qui ont quatre soies à cet organe. Enfin la soie anlenuaire. insérée sur les côtés ou sur le dos du troisième article, empêchera toujours de les confondre avec les Slralyomydes qui ont celte même soie continue avec le troisième article, et étagée ou annelée.

Robineau a pris pour hases de sa classification divers caractères tirés des caillerons des antennes, de la forme et des proportions du périslome, etc. Il a combiné ces caractères avec les mœurs et les habitudes, et scs familles se trouvent ainsi caractérisées par la sorte de

Digitiz

nourriture que prennent les insectes qui les com|M>senl. par leur état de larve et celui d'insecle parfait. Le principal caractère qu’il emploie pour former ses grandes divisions consiste dans les cuillernnt; ce sont de petits appendices arrondis, squammiforines, que l’on remarque à In racine postérieure de l’aile des Mouches; c'est cet organe qui parait produire le bourdonnement dans ces animaux, mais dont on ne connaît pas encore l'utilité; il s'efface dans In série par des nuances presque insensibles. Le développement de ces cuillerons est assez bien en harmonie avec les principales habitudes des Mouches; ce développement plus prononcé doter- ! mine l'activité des Myodaires. et influe beaucoup sur leur genre d’existence; aussi voit on que les espèces les plus grosses, les plus colorées et les plus actives, sont pourvues de cuillerons considérables, tandis que tes 1 espèces sédentaires, qui vivenl aux environs du lieu j qui les a vues naître, et qui ne sont pas obligées de par- | courir de grands espaces pour chercher leur nourrilure, les ont très- petits et même rudimentaires. Les ; couleurs qui parent les Myodaires. indiquent d'une ma- : nière assez certaine leur manière de vivre cl leur séjour habituel; ainsi les espèces qui sont le plus souvent exposées aux rayons du soleil et qui vivent à l’air libre, ont des couleurs bien plus brillantes que les espèces timides, vivant à l'abri et sous les Champignons pourris.

Les antennes des Myodaires sont d'un grand secours pour caractériser les tribus; Robineau regarde la soie qui les (erininc comme leur continuation; les trois premiers articles de l'antenne varient de formes et de pro- I portions entre eux; la suie qui est elle même composée j de plusieurs articles, et dont on aperçoit les trois.premiers dans beaucoup de Myodaires. sa direction, sa j longueur, son étal nu, villeux ou plumeux, servent de ' bons caractères pour distinguer les genres entre eux. L'auteur se sert encore de plusieurs autres caractères pour séparer scs genres; ainsi il n*n pas négligé la j forme générale du corps des Mouches: cette forme se trouve en rapport plus ou moins direct avec la puissance du vol et avec les habitudes de ces animaux, soit qu'ils pénétrent dans l'intérieur des corps dont ils se nourrissent, soit qu’ils se tiennent dans l'intervalle des feuilles de Graminées aquatiques ou d’autres plantes. } L’abdomen des Myodaires a ordinairement ses derniers anneaux rentrés l'un dans l'aulre comme un lube de j lunette; quelquefois ces anneaux sont toujours sortis | et assez solides pour constituer une sorte d’oviducle chez les femelles qui s'en servent pour déposer leurs œufs dans les I issus de divers corps organisés. Enfin Robineau a tiré parti , pour la distinction de ses familles et de ses tribus, de la connaissance des lieux ; qu'tiabilenl les différentes espèces de Mouches, de l’es- : pèce de corps organisé qui leur sert de nourriture, soit à l'étal de larve, soit à l’étal d'insecte parfait. Ces cir- 1 constances sont assez en rapport avec le système de coloration des individus, la grandeur des cuillerons, les formes des corps, etc., et celte considération est d'une très-grande utilité pour arriver à classer les petites espèces qui sont ordinairement molles et qu'il est bien difficile et quelquefois impossible d'observer d'une manière satisfaisante et un peu positive.

Le nombre des espèces de Myodaires que Robineau fait connaître. est cinq à six fois plus grand que ce qu'on en connaissait en France avant lui; on sait qu'il en a décrit déjà plus de trois mille. Cet ordre est divisé en dix familles ainsi qu'il suit :

I. CsiYPTlttcs. Ciilypteratœ. Le caractère essentiel de celle famille est d'avoir la soie antérieure distinctement Inarticulée, el les cuillerons très-grands; elle tire même son noiu de ce grand développement des cuillerons. et renferme des espèces d’une assez grande taille, douées d'un vol puissant el soutenu; leurs teintes sont le noir brun, le brun et le métallique; elles Vivent autour des habitations . dans les lieux élevés et ex- |M>$és à l’ardeur du soleil; leurs larves sont coprophages, radicivores, vivipares, enlomopliages. etc., etc. On les rencontre plus particulièrement sur les Heurs, quelques-unes tourmentent les Quadrupèdes. Celte famille est divisée en deux sections et renferme quinze tribus.

-j-Soie des antennes ordinairement nue.

Macomydes, Cycléinydes. ttomhotnydes, Enlomobies. Ocyptérées. Gaslrodées. Lépidomvdes.

•f-f Soie des antennes velue ou plumeuse.

Phasieniics. Pherhellées. Toinenteuses. Macropodées, Tbérainides, Muscides, Aricines et Gagalées.

II. Mësoiydes. Mesomytlœ. Ce nom lui vient de ce que les Mouches qui composent cette famille sont d'une taille moyenne. Leurs cuillerons sont bien moins développés que dans la famille précédente dont elles forment la suite directe; leur grosseur diminue beaucoup; le sysléinc de coloration est moins vif el plus étiolé; déjà quelques espèces vivenl sur des végétaux déterminés; les larves de la plupart des races sont mineuses de feuilles. Cette famille renferme cinq tribus distribuées dans trois sections.

•J* Cuillerons assez larges.

Limosellcs, Éleul Itérées.

•{-fr Cuillerons moyens.

Chorellées.

■j-f-j- Cuillerons très rapetissé*.

Uylemides et Sligmatatérs.

III. Malacosoxks. Mulacosotnœ. Celle famille lire son nom de ce que les espèces qui la composent ont le corps généralement mou el peu coloré ; le jaune, le blanc sale et toutes les teintes flavesccntes appartiennent à ces Myodaires; elles sont en général assez petites, et vivenl dans des matières animales ou végétales en putréfaction. Elles sont fixées ou à peu près fixées sur un domicile spécial. Souvent on ne découvre pas même l’apparence des cuillerons. Celle famille renferme cinq tribus :

Pégamiih**. Scalophagines, Mycéloinydcs, Térbénides el Malacoinydes.

IV. Aciphorees. AcipUoreœ . Ce nom a été donné à cette famille parce que le ventre des femelles a ses derniers anneaux solides, non rétractiles, el qui. produisant l’effet de la tarière des Tenlhrèdes, sert à introduire les œufs sous l’épiderme des plantes, où leur présence fait naître des galles. Celle famille comprend des espèces de Mouches qui ont beaucoup de ressemblance avec les trois dernière* tribus précédentes; leurs ailes

sont presque toujours bariolées de raies et de points I noirs; le jaune et toutes ses teintes est leur couleur | ordinaire. Ce sont des insectes phytophages tant à l'état ! de larve qu'à l'état adulte : chaque espèce est souvent Axée sur une espèce particulière de plantes, mais non pas toujours, ce qui, suivant Robineau, a causé beaucoup de confusion dans les travaux des entomologistes. Cette famille n’a pu être partagée en tribus; elle renferme vingt-quatre genres formés d'après la considération du périslome.

V. Palonydfs. Pafomydœ. Celte famille renferme des Myodaires de petite taille, à corps mou et sans cuillerous ; leur corps est plus ou moins obloug ; leurs ailes sont étroites, quelquefois mouchetées; elles ont en général des couleurs Havescenles, et c’est surtout ce caractère qui annonce ce groupe qu'il est assez difficile dcdéftnir autrement que par un ensemhlede caractères, dont chacun se retrouve dans une autre section. I.es genres qu’elle renferme sont assez distincts quoique nombreux. Klle ne présente qu'une tribu, et son nom \ exprime que les espèces qui la composent vivent sur les plantes herbacées des marais. Outre les genres nouveaux établis par Robineau, celle famille renferme les genres Tétanocère, Loxocère, Sépedon cl Dyclie des autres entomologistes.

VI. N APF.tLi.ixs. N upcctleœ. Celte famille est caractérisée par la forme du front et de la face qui est large et développée; le périslome est carré, les antennes distantes. horizontales, avec le troisième article tendant à s'arrondir, heurs pattes sont longues et les couleurs du corps sont d’un noir mal. Ces Myodaires vivent sous leurs deux étals, dans les endroits humides et ombragés, sur les substances animales et végétales en décomposition. Celle famille se compose de deux tribus.

Napéellées et Putrellidées.

Vil. Piiytouydu. Phylomydœ. Ce nom vient de ce que les espèces qui composent cette famille se trouvent sur des plantes; elles y vivent sans se donner de grands mouvements, aussi sont elles souvent sans cuillerons; leur corps est mou, allongé, quelquefois même ffliformc, coloré de teintes métalliques, ce qui les rapproche des Ophyres, parmi les Calyplérées; il s’en trouve néanmoins quelques-unes dont le système de coloration est plus pâle et plus étiolé; les larves connues vivent aux dépens des plantes herbacées et ombragées que les femelles perforent avec une tarière intro- rétractile. Celte famille sc compose de quatre tribut.

Héliadées. Myodines, Thélidomyes et Hyd reliées.

VIII. Microxydks. Micromyda. Ce nom indique la petitesse extrême de» .Myodaires de celle famille. En effet, le» espèces qui la composent peuvent difficilement être piquées avec les épingles à insectes sans cil être entièrement détruites; leurs antennes sont très-courtes, le ventre des femelles est terminé par quelques anneaux formant tarière. Toutes le» larves tonl granivores; les femelles déposent leurs œufs dans les ovaires des fleurs. Leur corps est ordinairement noir ou flavescent. Celte famille renferme six tribus.

Anthidulées, Pberbomydes, Anthidulinées, Herbellidées. Eloridulées et IMéromydes.

IX. MicmiontES. Mmciphona. Cette famille a beaucoup de rapports avec celle des Malacosomes; mais elle en diffère par la forme des antennes et par leur petitesse qui égale celle des précédentes; leurs teintes sont plus ou moins Havescenles. étiolées; ces Myodaires se nourrissent des produits de la décomposition des animaux et des végétaux. Klle renferme quatre tribus.

Données, Mongomydes. Gihbomydes et Mycénides.

X. Cf Pti xi. êm y des. Cephatemydæ. Celte famille tire son nom de la grosseur de la tète dos Myodaires qui la composent ; le dernier article antennaireest slyliforme, et la bouche très-petite; leur corps est en général cylindrique. Un les trouve sur les fleurs, parmi les herbes des prairies et les gazons des champs : les larves sont totalement inconnues. Celte famille ne renferme qu’une tribu, et on peut considérer comme sou type le genre Pipunculus de Lalreille.

MYODE. Myotla. bot. Genre de la famille des Orchidées. Gynandrie Monandrie, Lin , institué par le professeur Lindley qui lui assigne pour caractères : folioles extérieures du périgone, ou sépales, réfléchies; les latérales libres, l'intermédiaire adhérente par la base aux folioles intérieures ou pétales; labcllc avancé antérieurement, soudé au gynostèine, onguiculé au sommet, hastalu-lripartile; gyuoslèine cylindrique, en massue; clinandre charnu, cil capuchon ; hcc aciiminé. oblique ; stigmate petit, punctiforme et bilalué; anthère ovale; masses polliniques au nombre de deux. Les Myodes sont des plantes herbacées, propres au climat de l'Inde.

MYODE oc MYODITE. Myodes. ms. Genre de l’ordre des Coléoptères, section des Héléromères, famille de» Trachélides, tribu des Mordcllones, établi par Lalreille, et ayant pour caractères : palpes Aliforines; antennes flabelliformes; élylres extrêmement courtes, et ne recouvrant pas les ailes. Ce genre qu’OIivier et Fahricius plaçaient avec les Ripipliorcs, a été nommé Dorthcsia par les Anglais, en l'honneur de Dorthesqui le découvrit le premier, et qui était d'avis qu'ou devait le placer près des Nécydales; le nom de Itorlhesia ayant été donné par Uoac à un genre d'Uéraiplères, n'a pu être adopté pour le genre nouveau, et Lalreille lui a assigné celui qu'il porte actuellement, et qui sigtiiAe forme de Mouche. Les Myodiles diffèrent des Ripiphores par les crochets des tarses, qui ont leur extrémité biAde dans ceux-ci, tandis qu'elle est simple dans les Myodiles, Les l’élécolomes en sont distingués par leurs élylres qui recouvrent tout l'abdomen, et par les antennes qui, dans les mâles, ne jettent qu'un seul rameau par article. Enfin, les Mordelies, Anaspes cl Scraplies en sonl suffisamment distingués pur leur corps recouvert par les élylres, et surtout par leurs antennes qui sont toul au plus en scie dans les mâles. Les antennes des Myodiles sont insérées sur le front, et composées de onze articles; les quatre premiers sont sans appendice latéral, les autres en ont deux dans les mâles, un de chaque cdté. et un seul dans les femelles. Le labre est corné, ovale, allongé, terminé par deux soies; les mandibules sont cornées, arquées et sans deuls. Les mâchoires sonl membraneuses, très-courtes, obtuses; les palpes sonl inégales, filiformes; les maxillaires plus longues, coiu- . posées de quatre articles allongés dont le premier Irés-

pelil. le second le plu* (ïrand de Ion*; le* labiale* *onl de Iroi* articles à peu près égaux. La lèvre esl cornée postérieurement, membraneuse à la partie antérieure; la tète e*t arrondie supérieurement, très- inclinée sous le corselet qui esl convexe, point bordé et rétréci antérieurement. Les élytres sont très-courtes, voûtées; les ailes sont découverlcsel étendues. L’abdoinen esl grand, allongé; les pattes de longueur moyenne, avec les crochets de leurs tarses entiers à leur extrémité et dentelé* en peigne le long de leur côté inférieur.

Myositk ai'.HciroRNK. Myodts subdipterus, Latr,; Myotliles Do rthesii, La l.; Hipiphorus subdipterus, Fahr., Oliv. Il est long de trois à quatre lignes ; ses anteunes, sa tête, son corselet et tout le thorax sont noirs, aiusi que les cuisses et l'extrémité de l'abdomen; celui-ci, les élytres, le* jambes et les tarses sont d'un jaune d'or assez clair. Les ailes sont grandes et transparentes; leur milieu seul est taché de brun-roussâlre. Celte espèce se trouve dans les provinces méridionales de la France.

Myodite amUicsi*. Myodes americanus. Il esl entièrement uoir, et ses ailes sont brunes seulement à l'extrémité, tout le reste de leur surface étant transparent. Elle existe aux environs de Philadelphie.

NYODOQUE. Myodocba. ms. Genre de l’ordre des Hémiptères, section des Héléroplères, famille des Géocorises. tribu des Longilahres, établi par La treille, et ayant pour caractères : tète étroite, avancée, ovalaire, slrangtilée; premier article des antennes un peu renHé et court, le deuxième mince et allongé, le troisième renflé ail bout, et le quatrième presque cylindrique et pointu; rostre d'une longueur médiocre; corselet séparé en deux parties presque égales, par un sillon transversal; écusson petit et triangulaire; pattes longues et grêles; cuisses antérieures renflées et épineuses; premier article des tarses assez allongé, le deuxième court, et le troisième spongieux; crochet très-court. Ce genre, composé d'espèces aquatiques, est peu nombreux; il se distingue des Rêduves, des Alydes et des Bérytes. avec lesquels il a le plus de rapports, par la forme de la tête; les Myris et les Capses en sont séparés par leurs antennes qui sont effilées et en forme de soies à l’extrémité. Le corps des Myodoques esl ohloug. avec le corselet presque conique, pluB étroit en devant et comme divisé transversalement en deux par une impression linéaire; les cuisses antérieures sont épineuses en dessous.

Myodoqce serripEde. Myodocha ser ripes, Latr. Son corps esl long d’environ quatre lignes, uoir; les élytres sont d'un brun clair et bordées extérieurement «le blanchâtre; les pattes sont pâles, avec l'extrémité antérieure

des cuisses obscure. Elle se trouve dans l'Amérique septentrionale.

U YOGA LE. Myoyalum. bot. Genre de la famille des Liliaeées, institué par Liukqui lut assigne pour caractères : périgone à six folioles campanulalo-connivenles et égales; six étamines hypogyneset toutes fertiles, â filaments pélaloldeo-dtlalés, alternativement imbriqués sur les bords, se terminant en deux lobes, entre lesquels sont les anthères; ovaire à trois loges renfermant plusieurs ovules auatropes. disposés lionzon-

ÎÎ7.Y

lalement sur plusieurs rangs; style un peu épais et droit; stigmate obtus. Irigone et papillcux; capsule ! un peu charnue, oblusémcul Irigone. à trois loges séparées par des cloisons et fermées par autant de valves; elles contiennent des semences peu nombreuses,

! subglobuleiises et disposées horizontalement ; leur test i esl noir et criblé de fossettes; l'embryon esl axile, de moitié plus petit que l'albumen, avec l'extrémité radiculaire parallèle et contiguë à l'ombilic.

Myogale rticn t. Myogahnn milans, Link; Ornithoijahun milans , Lin.; Omif/ioya/mn Aeapolilanuni, Clus. Sa lige ou bam|ie est élevée d’un pied environ, lisse, nue et molle; les feuilles son! radicales, longues, étroites et canaliculées; les Heurs sont vertes : eu dehors, avec les bords blancs; elles sont disposées 1 eu épi lâche, et tournées du même côté ; les pédicules, plus courts que la corolle, s’inclinent en vieillissant; les bractées sont membraneuses, verdâtres, bordées de | blanc, aiguès, plus longues que les pédoncules. Celle ] plante esl originaire des contrées méridionales de , l'Europe; on la trouve en Suisse et sur tout le littoral de la Méditerranée.

MYOMYCES. bot. Uallara . dans sa Nomenclature Mycologique, a désigné, sous ce nom, un groupe d'Agarics dont il a figuré plusieurs espèces qu'il est difficile de rapporter avec certitude â celles qui sont connues.

MYON. bot. L’un des noms antiques de l'Asperge.

MYONIME. Myonima. bot. Genre de la famille des Rubiacées, et de la Télrandrie Monogynie, L., établi par Commerson pour lin arbrisseau originaire de l’ile de Bourbon, où il porte le nom vulgaire de Dois de Hat. Ce genre offre popr caractères : un calice turbiné, adhérent avec l'ovaire, ayant son limbe presque enj lier; une corolle moiiopélalc, â tube court, ayant sou limbe à quatre divisions profondes, étalées et obtuses ; , quatre étamines à anthères allongées, presque linéai- 1 res ; un style simple, terminé par un stigmate renflé. Le ' fruit est un drupe globuleux, de la grosseur d’une pe- | lile cerise, â peine ombiliqué à son sommet, et conte- 1 nanl un noyau à quatre loges monospermes. Ce genre i ne se compose encore que d’un petit nombre d’espèces.

Myosiuk a rsr illes obovai.es. Myonima obocala, Larok., Illuslr., I. Oh. C'est un arbrisseau de grandeur moyenne, ayant ses feuilles ohovalcs, obtuses, courlement péliolées, luisantes et comme vernissées; ses Heurs sont axillaires, au nombre de deux â trois; ses ! fruits soûl globuleux, déprimés et un peu anguleux; il j croit dans l'ile de Roiirbon. Le Mronima myrlifolia, I Lamk., III., t. 08 , fig. 3, croit à l'Ile-de-France ; il dif- | fère de l'espèce précédente par ses feuilles aigues, ses fleurs plus nombreuses et terminales, cl ses fruits nul- 1 lenienl anguleux. Üe Candolle décrit encore le Myo niina mulli/lura de Richard ( Üiss. Néin. de la Soc. d’Hist. uat. de Paris, vol. 5), dont il admet deux variétés, et il donne comme douteux le Myonima um beltuta de Hænke.

MYOPE. Myopa. ms. Genre de l’ordre des Diptères, i famille des Atfcéricères, tribu des Conopsaires, établi : par Fabricius, aux dépens du genre Conops, de Linné, ! et adopté par tous les entomologistes qui l'ont ainsi ca

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raclérué : antennes plu* courtes que la îéle, terminées un palette, avec un style; suçoir de «leux soies au plus, reçu dans une (rompe saillante; corps allon^ ; ailes croisées sur le corps. Les insectes de ce genre ont beaucoup de ressemblance avec les Conops et les Codions, mais ils en sont distingués par la trompe qui est dirigée en avant dans les deux derniers genres, tandis qu’elle se replie en dessous prés de son milieu chez les Myopes. Les Hucentes et les Stomoxes s'en éloignent par la forme de leur corps qui est court, et par les articles de* antennes qui ont des proportions différentes. La tête des Myopes est plus large que le corselet ; elle est grande, et sa face est revêtue d’une membrane molle, blanche et comparable à un masque. Les yeux sont grands, et ou voit entre eux et au-dessus trois petits yeux lisses : la trompe est coudée A sa base, dirigée ensuite en avant, se repliant en dessous, près de son milieu, pour former un second coude : le deuxième article des antennes est aussi long que le troisième, et forme avec lui une massue. Le corselet est presque cylindrique, un peu convexe; il a deux points élevés aux angles huméraux ; les ailes sont couchées; l’abdomen est sessile. presque cylindrique, un peu renflé à l'extrémité, et arqué. Les pattes sont fortes, avec les cuisses un peu renflées, et les tarses à deux crochets et deux pelotes. Ces Diplères habitent les prés et les lieux un peu humides; on les trouve sur les fleurs; la plus grande partie habite l'Europe.

Myope rinfci-ctütux. Myopa fern/ginea , Fabr., Meig. (Dipl., 2. part, xiv, 17); Conopn ferruginea, L.; Asile. Geo If. Long de près de quaire lignes; antennes ferrugineuses; devant de la tête d’un jaune citron; yeux bruns; corselet varié de noirâtre et de ferrugineux; abdomen d'un brun ferrugineux; ailes noirâtres; pattes ferrugineuses; balanciers jaunâtres. Aux environs de Paris.

MYOPHONE. Myophonus. ois. Genre de l’ordre des Omnivores de la méthode de Temminck. qui l'a institué avec les caractères suivants : bec très-gros, fort et dur; ses bords sont renflés, élargis au milieu; narines basales, profondes, cachées eu partie par les plumes du front; quelques soie* roides garnissant l'ouverture de ce bec; la grande membrane qui tapisse les fortes nasales, couverte de |>elilcs plume* tournées en avant ; tarses très longs; ailes atteignant seulement la fin du premier tiers de la queue; troisième rémige la plus longue. Temminck n'a pas fait connaître son opinion sur les rapports naturels du genre Myophonus qui devrait, suivant quelques autres ornithologistes, être placé près des Piroll [Kitla) du méine auteur.

Myopboxe luisant. Myophonus melallicus, Temm., Ois. color., pi. 170. Son plumage est généralement d’un noir bleuâtre, d’une nuance assez agréable à l'œil, et qui change suivant les diverses inflexions de la lumière ; la tète et l'abdomen sont un peu plus foncés que le reste du corps, et les rémiges sont légèrement brunâtres à leur extrémité ; enfin des taches à éclat métallique sc remarquent sur les plumes du col, de la poitrine et des joues, et à l'extrémité de celtes du dos et des couvertures des ailes. Le bec est jaune dans sa presque totalité, mais son arête est noire; et cette

dernière couleur est aussi celle des pattes. La longueur totale est d’un pied. De Java.

Myophoxë o'Hobspiei.o. Myophonus UnrsfidtlU. Il est d’un bleu noirâtre, avec le front, les épaules et les barbes extérieures des plumes de la poitrine d’un bleu brillant. Taille, dix pouces environ De Sumatra.

Myopiioxe de Tenninck. Myophonus Trmminckii, Vig. Il est noir, avec des reflets d’un bleu azuré; les plumes qui recouvrent le milieu du front sont d’un bleu d’azur très brillant; l'abdomen est d’un brun foncé; les poignets et les petites tectrices alaires relièrent les nuances brillantes du bleu d’azur qui brillent sur la région frontale. On y trouve aussi quelquefois. de même que sur le croupion, de petites taches blanches; bec jaune et grêle; pieds bruns. Taille, douze pouces. De l'Archipel indien.

MYOPITE. Myopfies. ins. Diptères. Genre de la famille des Muscides, institué par le docteur lîlot qui lui assigne pour caractères : trompe très longue, coudée à sa base, dirigée en avant et se coudant sur elle-même un peu avant son milieu où elle forme un second coude; palpes velues, uniartienlées. spatuliformes cl dirigées en avant; second article des antennes plus court que le troisième; celui-ci en palette surmontée d'une soie simple, insérée latéralement; troisième nervure de i'aile hifurquée à son extrémité, et n'èlant pas réunie par une nervure transversale, qui la joindrait à la nervure supérieure; elle l’est seulement avec celle qui lui est inférieure; corps petit, presque nu; fête dégagée; abdomen Irès-déprimé et terminé dans les femelle* par un ovidurle corné, saillant et non rétractile; ailes divergentes. plus longues que l'abdomen; pattes minces.

MYOPITE de Ulot. Myopilcs lilatii , Mrehisson. Cet insecte est petit, roussâtre, avec les pattes et les cuisses jaunâtres; les ailes sont hyaline*, avec un grand nombre de taches brunes; abdomen et yeux brun*. Taille, deux lignes.

MYOPOKE. Myoporutn. boy. Genre qui forme le type de la famille des Myoporinées et fait partie de la Didynamie Anginspermie, L. Ce genre établi par Banks et Solander. adopté par Forster et Uni». Brown, a ensuite été nommé Pogonia par Andrews, et Andreusia par Ventennl. Mais le nom de Myoporum doit être adopté comme étant le plus ancien. Les espèces de ce genre sont des arbustes quelquefois visqueux, porlaal des feuilles alternes ou opposées, sans stipules, entières ou dentées, et souvent garnies de point* translucides. Les Heurs sont pédonculées et réunies plusieurs ensemble à Faisselle des feuilles, quelquefois elles sont solitaires. Ce* fleur* sont blanches ou purpurines. Leur calice est monosépale, à cinq divisions persistantes. La corolle est monopétale, presque régulière, comme campanulée, ayant son tube court et son limbe plan et â cinq lobes arrondis, presque égaux. L'ovaire est libre, seini-ovoïde. appliqué sur un disque hypogyne et annulaire; il offre quatre loges contenant chacune un son! ovule pendant, nu seulement deux loges contenant chacune deux ovules. Le style est simple, un ; peu recourbé à sa partie supérieure qui se termine par I lin sligmate convexe et glanduleux. Le fruit est une I baie à quatre loges monosperines ou à deux loges dis-

permet. Toute* les espèces île ce genre sont originaires de la Nouvelle-Hollande.

Myopohe k peu ii. les elliptiques. Myoporum eltipticutn, Roli. Brown, Prodr. Kor.-Holl., I, p. 515; Pogonia glabra , Andr., Repos.. Î83; Andrenaia glabra, Vent.. Jard. Malin.. I. 10H. C'est un petit arbuste i dressé. très-glabre. luisant, ayant ses rameaux redressés; ses feuilles alternes ou éparses, lancéolées, aiguës, entières, sans nervures marquées. Ses fleurs sont blanches, petites, pédonculées et fascieulécs à I aisselle des feuilles.

Myopohi. nf.niLE. Myoporum débité. Br. Sa lige est étalée, ses feuilles lancéolées, entières à leur base, dentées dans leur partie supérieure. Les fruits sont comprimés, plus courts que le calice qui les renferme; les pédoncules sont solitaires. Cette espèce croit aux environs de Port-Jackson.

MYOPORINBES. Myoporineœ. bot. Robert Brown appelle ainsi une petite famille qui tient le milieu entre les Verbénacées et les Jasminées, et dont les caractères sont calice persistant , inouosépale et à cinq divisions profondes; corolle inonopétale, hypogyne. presque égale ou comme hilahiée; étamines au nombre de quatre, didynaines. quelquefois avec le rudiment d'une cinquième avortée; ovair e libre, appliqué sur un disque annulaire, hypogyne, offrant deux ou quatre loges, qui contiennent chacune un ou deux ovules pendants de leur sommet ; style simple, terminé par un stigmate également simple et glanduleux. Le Iruit est un drupe contenant un noyau à deux ou quatre loges qui renferment chacune une ou deux graines. Celles ci se composent d'un endospenne recouvrant un embryon cylindrique, qui a la même direction que la j graine. Les Myoporinées sont des arbustes générale- | ment glabres, portant des feuilles simples, sans stipilles, alternes ou opposées, des fleurs axillaires et dépourvues de bractées. Cette famille, très-voisine des Verbénacées, s'en distingue surtout par ses graines pendantes, munies d'un endospermc; elle a aussi quelques rapports avec les Ebénacées. Les genres qui la composent sont les suivants : Myoporut si, Banks; ! Bon lia , L.; Pholidia, Rob. Brown ; Sfenochitus, Robert Brown ; Eremophila, Rob. Brown.

Le genre Acicennia, L., tient en quelque sorte le milieu entre les Verbénacées et les Oléinées.

MYOPOTAME. Myopolamua. *ah. Genre de Rongeurs. composé dans l'étal présent de la science, d'une seule espèce déjà connue depuis un assez grand nombre d'années, et indiquée même par Molina. mais sur laquelle on n'a acquis que dans ces derniers temps, des notions assez approfondies pour qu'il soit |>ossible d’apprécier, d'une manière certaine, ses véritables rapports naturels. Cet animal, mentionné par Molina dans rilistoire du Chili, sous le nom de Coypou ou Cuypu , décrit par Azzara, dans son ouvrage sur le Paraguay, sous celui de Quouya, fut aussi connu de Commerson. comme le prouve un dessin trouvé dans les papiers de ce naturaliste après sa mort; il se proposait de le publier comme type d'uu nouveau genre, sous le nom de Myopotamu». Ainsi l’existence et les principaux faits de l'histoire du Coypou se trouvaient bien con-

statés dès la tin de l'autre siècle par le témoignage de plusieurs auteurs très recommandables, et t'on pouvait même dès lors, au moyen de l'ouvrage d'Az/ara et du destin de Commerson.se faire une idée très-exacte du nouveau Rongeur. Néanmoins l'attention des naturalistes ne se porta pas sur lui. et on continua, comme on aurait pu le faire si l’on n’i ût possédé que les renseignements fournis par Molina, à le reléguer parmi les espèces douteuses. Tel était, pour ce qui concerne le Coypou, l'état de la science il y a vingt ans environ ; et cependant, fait bien remarquable, à l'époque même où son existence était encore presque problématique aux yeux des naturalistes, sa robe était un objet important de commerce, et plusieurs milliers de peaux étaient, sous le nom de fiamonda, annuellement importées en France :

■ Ainsi, dit Geoffroy Saint-Hilaire, nos arts étaient approvisionnés. et nos vêlements étaient formés avec le poil d'un animal que nous ne connaissions pas. » On peut dire eu effet que ce ne fut qu'en 1805, que le Coypou cessa d'être ignoré des naturalistes. S'occupant à cette époque de diverses recherches dans un des plus riches magasins de fourrures, Geoffroy y trouva par hasard quelques peaux d'un animal qu'il n'avait jamais vu, et dont ii apprit avec étonnement que près de cent mille fourrures avaient été envoyées d'Espagne en France depuis neuf ou dix ans, et employées particuliérement dans le commerce de la chapellerie. Cet animal élait précisément le Myopotamu * de Comtnerson et le Quotiva d’ Azzara. Geoffroy s'occupa aussitôt de se procurer des sujets aussi bien conservés pour qu'il lui fût possible d’apprécier les rapports naturels de l'espèce, et il trouva en effet quelques peaux dans lesquelles les quatre extrémilés existaient encore. Il reconnut, par leur examen, que le Quouya ou Coypou,

■ devait en effet, ainsi que l'avait pensé Commerson, être considéré comme le type d'un genre nouveau; qu'il appartenait à l'ordre des Rongeurs par l'existence de deux fortes incisives à chaque mâchoire, mais qu'il ne pouvait être placé dans aucun des genres de cet ordre par la considération de sa queue et de ses pieds de derrière • : il crut, au contraire, pouvoir le rapprocher de deux espèces, non encore décrites, que Péron, Lesueur et Levillain venaient de rapporter de la Nouvelle-Hollande. C'est ainsi qu'il forma (Annales du Muséum, t. vi ) son nouveau genre Jlydiowy a en réunissant le Coypou aux deux nouveaux Rougeurs. Le Coypou a eu effet les plus grands rapports avec les deux Hydromys de la Nouvelle-Hollande . par scs pieds tous penladaclyles, dont les antérieurs sont libres, et les postérieurs palmés, et généralement par tous ses caractères extérieurs, les seuls qu'on eûl alors les moyens de connaître; et il élait naturel de penser que l'examen des organes internes confirmerait plus tard ces analogies. Le genre Hydromys fut donc adopté de tous les naturalistes, et il paraissait devoir être conservé tel qu’il avait été établi primitivement. On a reconnu depuis le contraire : le Coypou n'a pas ce système de dentition, si remarquable par son extrême simplicité, qui caractérise les véritables Hydromydes ou ceux delà Nouvelle- Hollande : ses molaires ne sont pas au nombre de deux seulement de chaque côté et à chaque mâchoire, comme

citez ces derniers, mais bien au nombre de quatre comme chez le* Castors. Leurs forme# les rapprochent également de celles de ce dernier genre; les supérieures, qui vont en augmentant de grandeur de la première à la dernière, présentent une échancrure à leur face interne. et trois à l'externe; les inférieures sont très-semblables aux supérieures, dont elles diffèrent d'ailleurs en ce que leur face externe est celle qui présente une seule échancrure, et l'interne . celle qui en présente trois. A ce* caractères tirés du système dentaire et qui ne permettent pas de considérer le Coypou comme une espèce du genre Hydroniy*t 011 P?ul aussi en ajouter quelques autres que fournissent l'examen du squelette et même celui des organes extérieurs. Les ongles sont, chez l'espèce américaine, plus gros, plus obtus et beaucoup moins arqués que chez les deux animaux de la Nouvelle-Hollande; le corps parait aussi moins verrai* forme, et la queue est moins velue et plus écailleuse. Tels sont les caractères qui ont déterminé plusieurs zoologistes, et Geoffroy Saint-Hilaire lui-même, à considérer le Coypou comme devant être séparé des Hydromydes, et devenir le type d'un genre distinct, pour lequel on a même déjà proposé deux noms, celui de Myopolamus et celui de Polauiy». Le premier a été adopté par Desinaresl dans les suppléments de sa Maminalogie, et par Fr. Cuvier dans son ouvrage sur les dents des Mammifères, (juanl au second, Fr. Cuvier dit seulement, après avoir décrit les dents du Coypou (qu'il appelle Myopotame), qu'une personne (qu'il ne fait pas connaître) • a donné à ce genre, qu'elle a formé d’après ses propres observations, le nom de Fotamys, qui est plus régulièrement formé que celui de Commcrson. » Il est juste de conserver le mol de Myopotamu», déjà ancien dans la science, et qui, déjà adopté dans deux ouvrages importants, a eu quelque sorte reçu la sanction de l'usage, tandis qu'on ne connaît pas même l'auteur du nouveau notn Polatnys.

Myopotame Coypou. Myopotamu» Coypui. Cet animal, qui doit être mis au nombre des plus grands de tous les Rongeurs, a un pied neuf pouces six lignes de long, sans compter la queue qui mesure un pied deux pouces trois lignes; les membres ont quatre pouces six lignes; les incisives sont à leur face antérieure d'un roux marron, et les ongles noirâtres; les oreilles, petites cl arrondies comme chez les llydromys, sont, sur la face convexe, couvertes d'un poil ras, peu abondant. « La teinte générale des poils est sur le dos d'un brun marron ; celle couleur s'éclaircit sur les flancs, et passe au roux vif; elle n'est plus que d’un roux sale et presque obscur sous le ventre. Cependant celte couleur est assez changeante, suivant la manière dont le Coypou hérisse ou abaisse ses poils. Cette mobilité, dans le ton de son pelage, provient de ce que chaque poil est d'un cendré brun à son origine et d'un roux vif à sa pointe. Le feutre caché sous de longs poils est cendré brun, d'une teinte plus claire sous le ventre. Les longs poils n’ont, sur le dos, que leur pointe qui soit rousse, et ceux des flancs sont de celle dernière couleur dans la moitié de leur longueur. Comme dans tous les animaux qui vont fréquemment à l’eau , les poils de la queue sont rares, courts, roides et d'un roux sale; elle

est écailleuse dans ses parties nues. Le contour de la bouche et l'extrémité du museau sont blancs; les mous taches, longues et roides* sont aussi de celte dernière couleur, à l'exception de quelques poils noirs. Le Myopolame habite les bords des rivières, et s'y creuse des , terriers au moyen de ses ongles, que leur forme rend propres à cet usage; il nage très-bien; il est très-doux,

; et se laisse facilement apprivoiser.

MYOPSIA. bot. Le genre établi sous ce nom par Presl, dans sa Monographie des Lohéliacées, ne diffère point de celui précédemment nommé Heterotoma par Zucj cari ni. /'. ce mot.

MYOPTÉRIDE. Myopie ri», iax. Genre de Carnassiers de la famille des Chéiroptères, institué par Geoffroy | S*-Uilaire, qui le caractérise de la manière suivante : chanfrein uni et simple; oreilles larges, isolées et latérales, à oreillon interne; queue longue, à demi enveloppée dans la membrane inlerfémorale; museau court et gros. La formule dentaire donne deux incisives eu haut et en lias; une canine de chaque côté et à chaque mâchoire; quatre molaires de chaque côté en haut, cinq en bas.

MyoptEride de Dai’RExtox. Myopie rit Daubentoni, Geo If.; liai volant. Dauh. Il a le pelage brun eu dessus et d’un blanc sale, avec une légère Ceinte de fauve, en dessous.

MYOR1IIN. Myothinut. ns. Coléoptères létramères; genre de la famille des Khyncliophores , institué par Scbonnlierr aux dépens des Curculiot de Fabricius. Ca- 1 raclères.-anlennes longues et minces, composées dedouze articles ol>coniques, dont les deux premiers plus longs; la massue, qui comprend les quatre derniers, est ovale;

; trompe plus longue du double que la télé, robuste, ar- ! quée. carénée à sa base et marquée supérieurement d'une j ligne enfoncée droite et large; yeux placés en dessus de la trompe, presque contigus, arrondis et déprimés; j corselet (ransverse, tronqué à la base comme au sommet, élargi et arrondi sur les côtés, plus étroit antérieurement et bombé en dessus; élylres ovales, trèsconvexes, rétrécies vers l'exlréinité, déclives avec le*

I angles huméraux arrondis; pieds forts; cuisses renflées,

; armées en dessous d'une dent aigue, avec les jambe» droites et cylindriques. Le ly|»c de ce genre est le Cur- | culio ulbolinealuê , Fal»„ auquel ou a joint quelque#

S espèces nouvelles de l'Afrique méridionale.

MYOSCUILDS. bot. Genre de la Penlandrie Monogy- ' nie, L., créé par Ruiz et Pavon ( Ftor . Peruv. et Chi- ! /eus. Protlrom., p. il, lab. 31), qui l’ont ainsi caracj térisé : calice supère, à cinq folioles ovales, étalées, persistantes cl colorées; corolle nulle; cinq étamines dont les filets sont subulés, insérés au fond du calice et plus courts que celui-ci, les anthères arrondies, rapprochées après l'émission du pollen; ovaire oblong, surmonté d'un style trigone et court; stigmate tri- 1 fide ; drupe olilong, couronné par le calice, renfer- ; niant une seule noix arrnudie, acuminée et uniloculaire; chaque fleur est munie à sa base de trois écailles ovales et concaves. Ce genre a été indiqué par Jussieu , (Ann. du Muséum, vol. 7, p. 479), comme devant faire partie des Élæagnées; mais comme celle famille a été i restreinte aux genres à ovaire supère, reufermé dans

un calice persistant, sans néanmoins y adhérer, le Myoachiloa prendra place probablement dans les Thésiacées. petite famille formée aux dépens des anciennes Êlæagnées. F. Tbesi tcftis. Ce genre ne renferme qu'une seule espèce, Myosr hiloa oblonga, Ruiz et Pav. (Ft or. Perur. et Chil., vol. 3, p. SO.tab. 2 13). qui croit sur les collines et les localités sablonneuses, près de la ville de la Conception, dans le royaume du Chili. C'est un arbrisseau dont la lipe est dressée, cylindrique, très rameuse. ftarnie de feuilles alternes, oblonftiies avec une courte pointe, péliolées et légèrement pubescentes. Les fleurs sont disposées en épis axillaires, dressés, en forme de chatons rougeâtres. Cet arbrisseau porte au Chili le nom vulgaire «le (' Odocoypu , parce que son fruit est la nourriture ordinaire du Coypon de Molina, Myopotamus Coy/ms. L’infusion de ses feuilles est purgative, ce qui l'a fait appeler Séné par quelques habitants du Chili.

MY'OSERIS. bot. Le genre proposé sous ce nom, en 1822, par Llnk (Enumeratio Hort.bot. Be rotin.) avait été précédemment établi par Cassini qui l'avait nommé fnfybettia. F. ce mol.

M YOSOTIDE. Myoaoiia. bot. Vulgairement Scorpione et Gremillet. Genre de la famille des Borraginées et de la Penlandrie Mnnogynie, L., ainsi caractérisé : calice h cinq divisions plus ou inouïs profondes; corolle hypocralériforme dont le tube est court, le limbe plan, à cinq lol>es obtus ou échancrés; entrée de la corolle munie de cinq écailles convexes et commentes; cinq étamines incluses, à anthères pellées; stigmate capilé; quatre noix distinctes ombiliquées â la base. Ce genre est extrêmement voisin de V Anchuaa, L., ou Buglosaum de Tourneforl. Selon R. Brown, il ne s'en distingue essentiellement que parce que ses grappes ont leurs fleurs dépourvues de bractées. Plusieurs espèces linnéennes à fruits hérissés, en ont été retirées, d'après l'insinuation de R. Rrown. et elles sont devenues les types du genre Echinoapcrmum de Lchmann, déjà nommé Ijtpputa par Munich. F. Fciuxospkubk.

Les vraies Myosotides sont des plantes herbacées, à feuilles simples, alternes, et à fleurs nombreuses, petites, bleues ou blanches, disposées en épis terminaux, dépourvus de bractées. Les espèces de ce genre sont assez nombreuses; car. en faisant abstraction des Echinoapermum, plus de trente ont été décrites par les auteurs. Ce nombre sera probablement réduit, certains auteurs ayant multiplié à l’excès les espèces. Plusieurs croissent en Europe, mais on en trouve aussi dans les climats les plus éloignés. Peut-être ce genre n’est-ll ainsi cosmopolite que parce que les espèces dont il se compose aiment les localités aquatiques; car on sait que les plantes qui vivent sur le bord des eaux sont presque identiques en tous lieux. Parmi ces plantes, on doit faire une mention particulière des deux suivantes que Linné confondait en une seule espèce, sous le nom de Myosotis acorpioitlea.

Myosotibe vivace. Myoaoiia perennia, De Candolle, Flor. Franc . 3, p. 829. Elle est vivace par sa racine. Sa tige est couchée à sa hase, radicanle et ensuite redressée, presque simple; ses fleurs sont assez grandes, et le luhe de la corolle est évasé et égale les divisions

du calice. Celte espèce est une des plus jolies plantes qui ornent les localités agrestes de l’Europe. Ses fleurs offrent une symétrie dp formes et un mélange si agréable de couleurs, qu'elles charment d'autant plus l’œil de l'observateur, qu'il les regarde de plus près. Aussi cette plante est-elle un de ces emblèmes allégoriques que l'on emploie pour exprimer les doux sentiments de l'amitié et de la reconnaissance; et l’allégorie se tra duit par ces mots, ne m'oublies pria, ou ptua je roua r ois, ptua je roua aime. La Myosolide vivace est sujette à plusieurs variétés. Dans les montagnes et les lieux uii peu secs, elle est plus ou moins couverte de poils. Duand elle croit dans les bois humides et dans les localités marécageuses, elle est au contraire glabre, à feuilles larges, et à Heurs très grandes et d’un beau bleu d'azur.

H YosoTiDE abxceli.e. Myosotis annua, De Candolle. toc. cit., vulgairement nommée Oreille de Souris. Sa tige est herbacée, droite, rameuse, hérissée de poils nombreux; ses feuilles radicales sont spatulées, et les caulinaires sont sessiles et oblongucs. l.es fleurs sont ordinairement petites, d'un bleu céleste, quelquefois jaunes ou très-pâles. Le tube de la corolle est plus court que les divisions calicinales. et le limbe est presque droit et peu évasé. Cette plante, commune dans les champs de l'Europe, offre aussi plusieurs variétés de couleurs et de grandeurs, qui dépendent, de même que dans l'espèce précédente, de l’influence du sol dans lequel elles croissent. Roth, dans sa Flore d’Allemagne, lui a donné le nom de Myoaoiia arcenais qui semble plut convenable que celui de Myosotis annuu, puisqu'elle est vivace par sa racine.

Parmi les Myosotides qui lie se rencontrent que dans certaines localités déterminées , on distingue comme une des plus jolies plantes, le Myosotis mina qui croit dans les hautes Alpes. Celle petite espèce est presque sans lige. Du milieu de ses feuilles radicales, rassemblées en rosette sur une racine vivace, s'élèvent des fleurs d'un bleu vif el très grandes comparativement à la plante. Les Myosotides étrangères, el particulièrement celles de l'Amérique méridionale décrites pat Ruiz el Pavon,el par Kunlli, paraissent se rapprocher beaucoup des Anchusu.

Les anciens employaient le mol de Myosotis pour désigner des piaules fort différentes. Daléchamp l’appliquait à celle dont Linné a fait son Dorba rerna, type du genre Erophila de De Candolle. Le Myosotis de Tourneforl esl devenu le Cerastium de Linné; mais plus anciennement, Lohel avait nommé Myosotis la plante sur laquelle le genre de Rorraginées dont il a été question dans cet article, a été constitué par Linné.

MYOSOTON. bot. Ce genre, proposé par Mœnch qui avait pris pour type le Cerastium pentanrlrum de Sprengel, n’a pas été adopté.

NYOSURE. Myosurus. bot. Ce genre de la famille des Renonculacées el de la Polyandrie Polygynie, L., est ainsi caractérisé : calice à cinq sépales dont la base de chacun offre un long prolongement appliqué sur le pédoncule au-dessous de son insertion; corolle à cinq pétales munis d'onglets filiformes et tubuleux; étamines en nombre variable de cinq à vingt; ovaires 1er-

initiés en pointe par un style droit ; carpelles nombreux, triangulaires, ramassés en épis sur un réceptacle trèsallongé. Ray et Tournefort confondaient ce genre avec le Honunculut dont il est en effet très rapproché.

.Myosuee «irire. Myoturu» miniums , L . vulgairement Queue de Souris. C'est une petite plante annuelle, glabre, munie de feuilles radicales linéaires et très-entières. Les hampes, à peu près de la longueur des feuilles, sont dressées et uniflores. Le fruit est trèslong et simule la queue d'une Souris; d'où les noms générique et vulgaire. Celle plante croit dans les champs cultivés et qui ont été inondés pendant l'hiver, dans presque toute l'Europe, depuis les contrées méridionales jusque dans le Nord, aux environs de Pélcrsbourg.

NYOTHERl. ots. y. Foi Ri i i.i t r .

MYOTILITÉ. zool. Non» désignant la propriété qu'ont les muscles, et qu'ils ont seuls, de se raccourcir, de.se contracter, sous l'influence de la volonté ou de différents excitants. C'est surtout par celte propriété vitale que l'animal se distingue de la plante, qui n‘a que des mouvements purement articulaires et jamais itératifs.

lialler nommait irritabilité cette propriété évidente, mais inexpliquée, de la fibre musculaire. Richat lui donnait , sinon plusieurs noms, du moins différentes épithètes, selon les causes et les agents qui la mettent en jeu. Le besoin de créer de nouvelles opinions, afin de se singulariser, l'a fait confondre avec la sensibilité, comme si la sensibilité et la contractilité étaient toujours inséparables et résidaient toujours dans les mêmes organes.

On a dit que la Myotilité résidait uniquement et résidait toujours dans les vaisseaux. On a dit que les nerfs seuls en étaient le siège ou les agents. On a dit que la fibre musculeuse , en tant que fibre, et indépendamment des autres tissus qui s'y joignent, avait seule celte propriété étonnante. D'aulres ont fait jouer au sang artériel, soit comme agent chimique imprégné de gaz divers empressés de s'unir, soit comme espèce de chair coulante prompte à se condenser, le plus grand rôle dans ce phénomène. D'autres, plus nombreux, et leur opinion est encore aujourd'hui dans toute sa vigueur, mais déjà de vingt manières modifiée, attribuent au fluide nerveux, que personne n'a vu, qu'aucune expérience ne démontre, qu'aucun sens lie peut apprécier, que l'imagination seule conçoit, de l'existence duquel les physiologistes rigoureux ne peuvent convenir, ce inéine phénomène de la Myotilité qu'on devrait bien plutôt se borner à étudier dans ses circonstances, ses variétés, ses différences, scs résultats, et sa durée, sans prétendre établir à priori sa nature ou ses causes. y . Mtsci.Es et Nerfs.

MYOXANTHE. Myoxanthn». bot. Genre de la famille des Orchidées, Gynandrie Monaridrie, L., établi par Poppig et Endliclier. avec les caractères suivants : folioles extérieures du périgone. ou sépales, soudées h leur base en une sorte de coupe, égales et allongées; les j intérieures, ou pétales, également soudées à leur base, mais réunies à un point plus élevé que les sépales et 1 figurant plutôt une sorte de sac; labelle petit, articulé I

avec le pied du gynostème; celui-ci court, formant une continuation de l'ovaire, prolongé à sa base, aptère, échancré au sommet; anthère à une seule loge et operculaire; deux masses polliniques; point de caudicule visible. Les Myoxanthes sont des plantes herbacées, parasites sur les plus hauts arbres des forêts du Pérou; leurs rhizomes fibreux s'insinuent entre les pores corticaux et croissent ainsi aux dépens de sucs étrangers; les tiges sont cylindriques, vaginales et scirpoldées; les fleurs sont latérales, fasciculées, avec des bractées paléacées.

MYOXOCEPUALIS. pois. (Stcller.) Synonyme de Colle, y. ce mot.

BIYOXUS- bar y. Êcieecil Gberlirgcet.

MYRACANTBOS. bot. (Menlzel.) Synonyme de Chardon Roland, Eryngium campent re , L. y. Paricact.

MYRC1E. Myrcia . bot. Genre de la famille des Myr- (acées. établi par le professeur De Candolle, aux dépens du genre Myrtu», et avec les caractères suivants: tube du calice subglobuleux, rarement ovale : son limbe à cinq divisions; pétales au nombre de cinq; étamines libres; ovaire à deux ou trois toges pluriovulées. Le i fruit est une baie à une ou deux loges renfermant cha- . cime deux ou trois graines subglobuleuses, recouvertes d'un lest lisse; cotylédons foliacés et un peu contournés. Les Myrcies sont des arbrisseaux ou dessous-arbrisseaux originaires de l'Amérique du sud et des Antilles; tous ont les feuilles opposées, très entières , parsemées d’une multitude de petits points opaques ou pellucidcs et nervurées; leurs fleurs sont nombreuses, blanches, réunies en panicules sur des pédoncules axillaires ou terminaux. Le professeur De Candolle, dans son PiQilromns , vol. 3, p. 242 et suiv., en décrit cent huit qu'il divise en deux sections et cinq subdivisions.

Mtkcie PORCTOfct. Myrcia puni lata, De Caml.; Myrtu» punclata , Spr.; Eugenia punctala, Valh. Pédoncules axillaires presque égaux en longueur à celle des feuilles, opposés, à trois Heurs, dont la médiane ses- 1 sile et les latérales pédicellées; bracléoles sétacées; feuilles ohlongues. oblusiuscules. parsemées des deux côtés de points soyeux; elles deviennent glabres en vieillissant. Cette plante croit A S'-Cruz.

MYRE. Myrus. pois. Espèce du genre Murène, f'. ce mot.

MYRE. bot. Pour Myrrhe. V. ce mot.

MYRE. Myra. crcst. Genre de Décapodes hrachyures. de la famille des Leucosidées. institué par Leach qui lui assigne pour caractères • lige externe des piedsmâchoires extérieurs avancée en arc, en dehors; serres très-longues et grêles dans les deux sexes, avec le doigt interne garni de petites épines; carapace ovale; abdomen du mâle ayant son grand article formé par la réunion de quatre autres, et le dernier pourvu d'une dent à son extrémité; grand article de celui de la femelle composé de trois pièces réunies.

Myre PCCace. Myra fugax, Leach; Leucosia fugax , Fab. Carapace un peu granuleuse, munie postérieurement de (rois épines, dont l'intermédiaire est la plus longue et la plus élevée. De la mer des Indes.

MYRIACT1DE. Mynacti». bot. Genre de la famille des Synanlhérées. tribu des Astéroïdées, établi par Les-

sinjï (Lumen, 1851. p. 127) qui lui donne pour caractères : capitule mulliHore, hétérogame; fleurs du rayon femelles, étroitement ligulées. très-entières, disposées sur deux rangs oti plus : celles du disque hennaphrodites, tubuleuses, à cinq lobes; réceptacle nu; involucre formé d'ecailles linéaires, aigues, disposées sur un ou deux rangs; akènes plans et comprimés, chauves, glabres, sans bec. avec le sommet ordinairement glandulifère. Les Myriactides sont des plantes herbacées, dressées, sululicholomo-rameuset . à feuilles alternes, ovales ou lancéolées, dentées en scie, avec leur surface supérieure couverte d'une très-courte pubescence scabre; leurs pédoncules sont allongés, monocéphales, réunis eu une sorte de panicule formée de capitules globuleux. Toutes ces plantes appartiennent à l'Inde et à la Perse.

Mykiactide du iNIfai'L. Mt riacli* Kepalensia, l.ess.; Larcnia sphœrnnlha, Wallich. Sa tige est glabre; son involucre, formé d’un seul rang desquaminrs, est beaucoup plus court que le capitule; son réceptacle est convexe au centre et subconique; les fleurs du rayon sont blanches et celles du disque jaunes.

MYRIaDÈNE. Myriadenu». bot. Genre de la famille de« Légumineuses, établi par Uesvnux (Journal de Botanique, 3, p. 121, l. 4, f. 11). et offrant pour caractères esseniiels : un calice tubuleux à cinq dents, presque entièrement caché entre deux bracléoles foliacées; corolle et étamines inconnues; légume composé d'articles cylindracés presque conoldes, nombreux, monospermes et indéhiscents. Ce genre quoique très-peu connu parait voisin du Poiretia de Yenlenat; néanmoins il a été adopté par De Candnlle ( Prodr. Sytt. Pc gel., 2, p. Ô1G) qui l'a placé dans la tribu des Hédysarées. Le Myriadenua letraphyllun, Desv. et De Candolle, placé par Linné parmi les Ornilhopua , est l'unique espèce de ce genre. C'est une plante herbacée, droite, glabre, à feuilles ailées dont les folioles sont ponctuées, ohlongues, éehan crées, au nombre de quatre, placées au sommet des pétioles. Les fleurs sont jaui.es, solitaires sur des pédicelles axillaires et très-courts. Celle plante croit dans la Jamafque.

Cassini ayant donné ultérieurement le même nom de Myriadenu t à un genre de Synanthérées, s'est vu forcé de lui substituer celui de Chiliadenua. f'. ce mot.

NYKIANDRE. Myriandra. bot. Genre de la famille des Hypéricinées. établi par E. Spach, dans son ouvrage pour faire suite aux Œuvres de BufFon, avec les caractères suivants : calice composé de cinq sépales inégaux et foliacés; un même nombre de pétales décidus, dolahriformes et acuminés constitue la coroUe; étamines en très -grand nombre et décidues; ovaire uni ou Iriloculaire; trois styles dressés et connivents; stigmates tronqués; capsule à trois valves; trois placentaires suturauxou centraux, foliforroesjou linéaireslancéolés. Spach décrit neuf espèces de Myriandres, parmi lesquelles sont les Hypericum giaucum, faaciculaium et nudiflorum , de Michaux; les Hypericum aapalatoides , le nui folium et rosmarini folium d’Elliol; Y Hypericum prolifteutn de Linné, etc. Tous de l'Amérique septentrionale.

MYRIADE. Myrimna. aunIl. Genre de l'ordre des Néréidéet, famille des Néréides, section des Néréides

glycériennes, fondé pnr Savigny (Sysl. des Annélides. p. 12 et 40) qui lui assigne pour caractères distinctifs : trompe hérissée de courts tentacules; antennes égales; première, deuxième, troisième et quatrième paires de pieds, converties en huit cirres tentaculaires; cirres supérieurs et inférieurs des autres pieds, longs et réi tract îles; point de branchies distinctes. Les Nyrianes diffèrent des Lycoris et des Nephtbys par l'absence de mâchoires; elles partagent ce caractère avec les genres Arieie. Glycère. Ophélie. Hésione et Phyllodoce ; mais | elles s'en distinguent par la trompe pourvue de tentacules, par la présence de huit cirres tentaculaires, par les cirres des pieds longs et rétractiles ; enfin par l'ab- | sence ou du moins la non apparence de branchies.

Ce petit genre, qu'on rencontre sur les côtes de l'Océan, se trouve assez bien caractérisé. Le corps est i linéaire, très étroit, formé de segments très nombreux ; le premier n'est pas plus grand que celui qui suit; la tête, rétrécie eu arrière, est élevée sur le front en un cône court, qui porte quatre antennes; sa bouche, dépourvue I de mâchoires, se compose d’une trompe grosse, longue,

1 formée de deux anneaux, dont le premier très-long, claviforme, hérissé de courts et lins tentacules, le second plissé. On compte quatre yeux bien distincts : deux ; anléririirs et'deux postérieurs. Les antenne* sont incomplètes. on n'en voit pas d'impaire; les mitoyennes sont écartées, petites, coniques, de deux articles distincts; le second est suhulé; les extérieures ont une forme et une grandeur semblables aux mitoyennes . ■ mais elles sont insérées un peu plus en avant et divergent en croix avec elles. Quant aux pieds, ils sont très-dissemblables; les premier, deuxième, troisième et j quatrième ne sont pas ambulatoires; ils n’ont pas de j soies et se trouvent convertis en huit cirres tentaculaires : deux supérieurs et six inférieurs disposés sur | les côtés de trois segments bien distincts, formés parla réunion des quatre premiers segments du corps. Ces cirres tentaculaires sont filiformes et inégaux; le supérieur de chaque côté a plus de longueur que les trois inférieurs ; l'antérieur de ceux-ci est le plus court. Les autres pieds, excepté peut être la dernière paire que Savigny n'a point connue, sont simplement ambulatoires; ils ont une seule rame pourvue de deux faisceaux de soies fines et simples, ou plutôt d'un seul divisé en deux par un acicule;de plus, ils ont des cirres allongés et rétractiles; les supérieurs sont dilatés près du sommet et plus grands que les inférieurs qui sont filiformes ; les branchies paraissent avoir été suppléées ; par les cirres.

| On ne confiait encore qu'une espèce découverte par j D’Orbigny sur les côtes du golfe de Gascogne. C’est la Myiuaxe TRfes-LOXGi’B. Myriana longisêima , Savig. Sa couleur générale est d’un blanc bleuâtre, avec de légers reflets; les cirres sont d’une couleur pourpre foncée; son corps a plus de vingt-sept pouces de longueur sur une ligne et demie de largeur. Il est presque cylindrique. Savigny a compté, sur un individu incomplet, trois cent trente-deux anneaux peu marqués, strié* circulaircment ; les cirres sont plus longs que les rames; celles-ci sont ciliées par deux légers faisceaux rap- * proches du sommet, l’inférieur étant le plus touffu et

ta mieux épanoui. Les «oie* août jaunâtres et les acinttas d'un jjaune de aucrin.

MYItlANGIS. dot. Nom donné par Du Petil-Thouars (Histoire de* Orohidée* des îles d'Afrique) à une des espèce* de son genre Angorvhi. ». Cette plante, indigène de Pile de Mascareigne. doit porter, dans la nomenclature linuéemie, le nom d 'Angrœcum mnllifloru tu. Elle est figurée toc. cil., I. 75.

NYRlAKTUE. Myrianthus. dot. Palisol- Bcauvoi* (Flore d’Oware et de Ilénin. I. p. 6.1. II et 12) a constitué sous ce nmn un genre de le famille des Cucwrliitacée* et de la Monœcie Monadelptiie, I.. Voici les caractères qu'il lui a imposés - fleurs monoïques; périantlie des fleurs mâles à quatre divisions concaves, ovales, obtuse*, ciliées à leurs bords ; trois étamines formant par leur, réunion un axe pyramidal, divisé & son sommet en trois portions dont chacune porte une anthère; fruit inférieur, en forme de Imie ovale, arrondie. très-grosse, rétrécie et comme étranglée près de sou sommet, divisée eu douze ou quatorze loges, renfermant un grand nombre de graines ovales, aplaties, semblables à celles d'une Courge, environnées d'uue aile membraneuse.

• Mysiavtue xa ardue. My riuntliHs arborât, Palis. - Beaiiv.. doc. cil. Il est de la hauteur d'un Pommier ordinaire; se* branches sont étalées, garnies de feuilles alternes, péliolées, digilées, à cinq nu six folioles inégales, lancéolées, dentées sur les bords, d'un vcrl pâle en dessus et blanchâtres en dessous. I.es fleurs sont excessivement petites et nombreuses, disposées en panicules. Celte plante croit aux environs d'Agalhon, dans le royaume de Bénin en Afrique.

MYRIAÎNTUKIA. bot Genre établi par Du Petit* Tliouars (denera noc. Madag., p. 21, n" 71) et placé par De Camlolle dans la famille des lloinalinées de R. Brown. Il est ainsi caractérisé : calice campanule, â dix lobes courts: les extérieur*4>hlong*,counivenls *1 caliciformes, les intérieurs onguiculés, plus courts et pétaliformes ; étamines insérées sur le calice, formant cinq faisceaux composés chacun de quatre ou cinq filets grêles; cinq écailles alternes avec les faisceaux d'élamines; ovaire seini adhérent, conique au sommet, contenant quatre ovules; quatre styles; fruit mono sperme par avortement. Ce genre est, de l'aveu de son auteur lui-méme, extrêmement voisin de Y Homalium. Ses espères qui ne sont pas encore publiées, croissent à Madagascar. Ce sont des arbrisseaux ou arbustes élégants, à feuilles aller ues. épaisses, portées sur de courts pétiole*, et à fleurs nombreuses, disposées en grappes axillaires.

MYRIAPODES. Myriapotla. zool. Troisième classe des animaux invertébrés (Comlylopcs. Latr., Fain. nat. du Règne Animal), établie par l.alrcille étayant pour caractères, suivant lui: point d’ailes; un très -grand nombre de pieds situés dans presque toute la longueur du corps ; une paire â chaque anneau ; mâchoires et les deux ou quatre pieds antérieurs réunis à leur hase, audessous des mandibules. Le* Myriapodes qui tiennent, par leur organisation, ta milieu entre les Arachnides et les insecte», avaient été réunis à celle dernière classe par l^lreille qui leur adjoignait ta genre Onia-

chs de Linné. Lamarck en avait fait des Arachnides; mais comme ils troublent l'harmonie de ces clasyes. il était convenable de les en détacher : c'est ce que La- Ireille a exécuté dans son dernier ouvrage cité pins haut. Au premier aspect, tas Myriapodes ont de la ressemblance avec certaines Annélide» (-Néréides) ou avec de petits Serpents; leur corps est dépourvu d'ailes et composé d'une série, ordinairement considérable, d'au neaux le plus souvent égaux, et portant chacun une ou deux paires de pieds terminés par un seul onglet : ta grand nombre de pieds de res animaux leur a valu le nom de Mille-Pieds, sous lequel ils sont connus partout. Ces animaux semblent n’élre formés que d’une tète et d'un tronc continu sans distinction d'ahdoinen; mais les premiers anneaux représentent le tronc et le corselet proprement dit des insectes. La bouche des Myriapodes est composée de deux mandibules dentées, propres à broyer ou à inciser tas matières alimentaires, divisée transversalement par une suture ou comme onmanchce à une sorte de lèvre sans palpes, divisée et formée de pièces soudées que Savignv considère comme les analogues des quatre mâchoires supérieures des Crustacés, mais réunies. Les deux ou quatre pieds antérieurs se joignent à leur hase, s'appliquent ou se couchent sur la lèvre, et concourent, presque exclusivement. â la manducation, tantôt sans changer de forme, lanlôl convertis les uns en palpes, les autres en une lèvre avec deux crochets articulés et mobiles. Ces parties semblent répondre aux pieds-mâchoires «les Crustacés. Outre la bouche, la tète de* Myriapodes présente d'abord deux antennes courtes, soit filiformes, ou un peu plus grosses au bout, soit sétacées et composées d'un grand nombre d'articulations; les yeux sont composés d’une réunion d'yeux lisses, quelquefois très nombreux (séligères) et presque à facettes, mais dont les lentilles sonl néanmoins proportionnellement plus grandes, plus distinctes et plus rondes que celles des insectes. Les stigmates des Myriapodes sont en plus grand nombre que dans les insectes qui en ont le plus, c'est-à-dire dix huit; ils sont souvent très-petits et imperceptibles même dans quelques uns.

Les organes de la respiration des Myriapodes consistent en deux trachées principales, s'étendant parallèlement dans toute la longueur du corps, el recevant l'air par des «piracules nombreux, disposés aussi sériaiement dans loute celte longueur; leurs organes sexuels sont uniques comme dans les insectes, ils sont le plus souvent antérieurs. Ces animaux naissent avec six pieds, el .Latreille présume qu'ils donnent plusieurs générations; ils croissent et vivent plus longtemps que les Arachnides el que les insectes des premiers ordres ; les autres pieds et les anneaux qui les portent, dont la quantité varie selon l’espèce, se développent avec l’Age; c’est une sorte de métamorphose que Latreille a nommée ébauchée, et qui leur est propre. Beaucoup de Myriapodes aiment l'obscurité; ils habitent ordinairement dans la terre ou sous différents corps placés à sa surface, sou* la mousse, les écorces des arbres, ou entre les feuilles des végétaux. Quelques- uns sont venimeux. Latreille divise celle classe en deux ordres, y.

CUII.OGNATHKS et CSILOPODES.

MYRIASPORE. Myrtaspora. bot. Genre de la famille des Méla&tomacées, établi par le professeur De Candollc qui lui assigne pour caractères : calice hispide; son tube est ovaln-glohuleux; son limbe, d'abord fermé et présentant en quel<|ue sorte un fuseau, s'épanouit insensiblement en cinq lobes larges et presque irréguliers; dix étamines à filaments courts, à anthères épaisses, presque obtuses et un peu renflées ou bossues à leur base; style filiforme; ovaire soyeux dans sa partie libre. Le fruit est une capsule ou haie ovalo globuleuse, à cinq loges renfermant de nombreuses semences ovales, presque entièrement plongées dans une pulpe.

Myriaspore d'Éga. Myriaspora Egensis, beCand.; Melasloma Egense. Mari.; lit uckia Egensit , Schrank. C'est un arbrisseau à rameaux cylindriques, hispides. à feuilles oblongues, pétiolécs, presque inégales à leur base, à cinq nervures acurainées, dentelées en scie sur leurs bords, hispides sur les nervures cl offrant quelques poils épars dans les autres parties; pédoncule axillaire; calice à lobes hispides intérieurement. Du Brésil.

Nyriaspore de S**Paül. Myriaspora Paulensit, De Cand.; Melastoma Paulen.se, Schrank. Celte espèce ne diffère de la précédente qu’en ce que les lobes de son calice sont glabres à l'intérieur. On la trouve dans les mêmes lieux.

KIYRICAIRB. My ricana bot. Genre établi par Desvaux (Ann. dcsSc. nat., 1835, p. 549) qui l'a séparé du genre Tamaris, de Linné, et qui l’a placé dans sa nouvelle famille des Tamaricinées. Voici ses caractères essentiels : calice quiuquépartite nu quinqtiéfide; cinq pétales; dix étamines dont les filets sont réunis à leur base, cinq d'entre eux sont plus grands que les autres; style sessile, surmonté de trois stigmates capilés ; graines aigretlées, attachées aux valves; fleurs disposées en épis terminaux. Ce genre a pour type le Tamaris Germattici i, L.. que Cameraritis nommait autrefois Myricaria. Celle plante est excessivement commune le long des rivières qui descendent des Alpes. Elle se trouve également en plusieurs autres lieux de l’Allemagne et de la France, et surtout de l’Espagne. Desvaux ( loc . c/7.) a donné la description de quatre nouvelles espèces originaires de la Sibérie et de l'Orient.

MYRICE. Myrica. bot. Ce genre, type de la famille des Myricées, de Richard père, a été placé dans la Diœcie Penlandrie. L., par les auteurs systématiques, quoiqu'il fût polygame, et que le nombre de ses étamines variât de quatre à six. Voici ses caractères essentiels: fleurs disposées en chatons, mâles et femelles sur le même individu ou sur des individus distincts, quelquefois hermaphrodites ; écailles ovales, concaves, un peu pointues, uniflores. Les fleurs mâles ont quatre à six étamines. Les Heurs femelles offrent un ovaire supérieur, entouré de quelques folioles â la base, cl surmonté d’un style bipartite et plus long que l'écaille du cbalon. Le fruit est un drupe sec, inonosperinc, granuleux extérieurement. Gærlner fils a retiré de ce genre les Myrica Arabica, Vahl. et Myrica N agi de Thunberg. pour en former son genre Aageia. F. ce mol. Les véritables espèce* de Myrica sont au nombre de vingt environ, pour la plupart indigènes du cap de

Bonne-F.spérance, ainsi que de l’Amérique, et surtout du nord de ce continent. Le Myrica Gale, L., est la seule espèce qui soit le représentant européen de ce genre remarquable. En voici une courte description, ainsi que de l'espèce exotique qui semble la plus digne d'attention.

Mybice Gai.é. Myrica Gale, L., vulgairement Galé odorant ou Piment aquatique. C’est un arbrisseau rameux, qui forme des buissons d'environ un mètre de haut. Ses branches nombreuses, grêles, éparses et cylindriques, portent des feuilles alternes, oblongues, ayant la forme à peu près de celles du Saule blanc, mais un peu élargies vers leur sommet où elles sont légèrement dentelées. Ces feuilles sont couvertes d'un faible duvet dans leur jeunesse; plus lard, elles deviennent fermes et coriaces, d'un vert foncé ou brunâtre en dessus, et d'une couleur plus pâle en dessous, â cause des points résineux jaunâtres et brillants dont elles sont parsemées. Les fleurs se composent de petits chatons sessiles et ovales; les mâles ont leurs écailles lisses, un peu luisantes, d’un rouge brun, scarieuses et blanchâtres sur les bords. Toutes les parties du Galé odorant, et surtout ses fruits, exhalent une odeur aromatique capable d'éloigner les insectes; aussi les emploie-t on â cet usage en certains pays, où l'on en met dans les armoires et les appariements. Les feuilles ont servi autrefois en infusion, lliéiforme; mais l’usage en n été abandonné, aussitôt que le thé de la Chine a été introduit en Europe. Le Myrica Gale croit dans les localités marécageuses de l'Europe.

Mybice Cirieb. Myrica cerifera, L., vulgairement Arbre à Ciré de la Louisiane, Cirier nain de la Caroline, de la Pensylvanie, etc. C'est un petit arbre qui ne s'élève qu'à la hauteur de deux à trois mètres. Sa tige est rameuse, couverte d’une écorce grisâtre. Ses rameaux sont cylindriques, d’un gris roussâtre, un peu velus dans la partie supérieure, garnis de feuilles alternes, lancéolées, pointues, dentées en scie à leur sommet, entières et fort rétrécies à la base, presque entièrement glabres, et ponctuées sur leur face inférieure. Lcschatons sont axillaires, sessiles, et n'ont point leurs écailles lisses et luisantes, comme dans le Myrica Gale. Les fruits sont des drupes globuleux, de la grosseur des grains de Poivre noir, couverts d’un enduit onctueux, blanc de neige, et qui leur donne absolument l’aspect de certaines dragées sphériques et granuleuses que fabriquent les confiseurs. Le Myrica cerifera est assez abondant dans les États-Unis de l’Amérique septentrionale et dans le Canada. Pour recueillir la cire dont les fruits de cet arbrisseau sont enduits, les habitants de l’Amérique font bouillir ceux-ci dans de l'eau; ils les séparent avec des écuinoirs. après que la cire a été complètement fondue. Par le repos, celte substance vient surnager le liquide et elle se fige. Sa couleur est verte, sa consistance assez molle; on l’emploie à la fabrication de bougies qui répandent une odeur assez agréable pendant leur combustion. Celle espèce est cultivée en Europe, dans les Jardins de Nota nique, il u'est pas douteux qu'elle ne réussisse irèsluen dans la culture eu grand, en ayant soin de lui donner une localité et un terrain analogues à ceux

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qu'elle occupe dans son lieu natal. Non-seulement celle plante se recommande à cause de son utilité, mais elle pourrait devenir un très-joli arbuste d'ornement, en raison de l'aspect charmant qu'offrent ses fruits excessivement nombreux et d'une éclatante blancheur.

Il faut encore mentionner ici les Myrica terrain. Lamk-, Myrica conlifolia , Myrica que rci folia, et Myrica trifoliuta, L. Ce sont des arbres ou arbustes qui croissent au cap de Donne-Espérance et qui s'écartent des Myrica de l'Amérique du nord par quelques légers caractères. Le Myrica serrata est surtout remarquable par ses feuilles alternes, grandes, étroites, lancéolées, fortement dentées en scie dans les deux tiers de leur longueur. Cette forme des feuilles lui a valu de la part de certains auteurs les noms spécifiques de banksiœfolia et d 'asplenifolia. Kunth et Jacquin ont fait connaître plusieurs espèces nouvelles qui habitent les Antilles, ainsi que les côtes du Mexique et de Caraccas.

MYRICÉES. Myriceœ. bot. Le professeur Richard a désigné sous ce nom, dans son Analyse du fruit, une famille de plantes, qui a pour type les genres Myrica et Casuarina, et à laquelle le professeur Mi rbel a donné, plus lard, le nom de Casuarinées; mais le premier de ces noms, ayant l'antériorité, doit être conservé. La famille des Myricées est un démembrement de ce vaste groupe de végétaux ligneux, que les botanistes anciens avaient réunis sous la dénomination commune d'Amenlacées, et que le professeur Richard a divisés en cinq ou six familles qui ont été adoptées par tous les botanistes modernes. Les caractères de la famille des Myricées sont les suivants : Meurs constamment unisexuées et le plus souvent dioïques; les mâles sont disposées en cbatons : chaque fleur se compose d’une ou de plusieurs étamines souvent réunies ensemble sur un androphorc rameux, et placées à l'aisselle d’une bradée. Les fleurs femelles constituent également des cbatons ovoïdes ou cylindriques; ces fleurs sont solitaires et sessiles à l'aisselle d'une bractée plus longue qu'elles; elles se composent essentiellement d'un ovaire lenticulaire, à une seule loge contenant un ovaire unique cl dressé; le style est très-court, à peine distinct du sommet de l'ovaire et terminé par deux stigmates subulés, très-longs et aigus ; en dehors de l'ovaire on trouve deux, trois, ou un pKis grand nombre d'écailles hypogynes de forme variée et qu’on peut considérer comme le périanthe. Ces écailles sont en général persistantes et se retrouvent en dehors du fruit, avec lequel elles se soudent quelquefois en tout ou en partie ( Myrica Gale, L.). Le fruit est généralement une sorte de petite noix monosperme et indéhiscente, quelquefois il est membraneux et ailé sur ses bords. Ce fruit renferme une seule graine dressée, dont le tégument recouvre immédiatement un gros embryon ayant une direction entièrement opposée à celle de la graine, c’est-à-dire sa radicule qui est trèscourte correspondante à la partie supérieure de celleci, et ses deux cotylédons qui sont très-épais et obtus, tournés vers le hile ou point d'attache de la graine.

Les Myricées se composent de végétaux ligneux, ayant des feuilles alternes ou éparses, avec ou sans sti-

pules, et des fleurs diotques disposées en chatons. Le genre Casuarina, par son port qui le rapproche si bien des Equiselum, n'a sous ce rapport aucune analogie avec les autres végétaux qui composent la famille des Myricées.

Les genres qui entrent dans la famille des Myricées sont : 1* Myrica, qui, lorsque ses espèces auront été ; mieux étudiées, devra probablement être divisé en plusieurs genres distincts; 2° A ageia de Gærlner fils, formé aux dépens du précédent; 3° Complonia ; A°('a- ; suarina; 5° et probablement le genre Liquitlambar.

Celle famille est très-voisine des tllmacées ou Celtidées et des Bélulinées, mais elle en diffère par des caractères assez tranchés. D'abord dans les Ulmacées les fleurs sont généralement hermaphrodites ou incomplètement unisexuées, et l'ovule est pendant et non dressé. Dans les Bétulinées , on trouve généralement plusieurs fleurs à l'aisselle des écailles dans les cbatons femelles. Ces fleurs ont un ovaire à deux loges monospermes , et l'embryon est placé au centre d'un cndosperme charnu, extrêmement mince et dont l'existence a même échappé à la plupart des observateurs.

MYRICINC. bot. Nom donné par John à une substance particulière, obtenue de la Cire où elle existe dans les proportions d’environ un dixième. La Myricinc est insoluble dans l'éther et dans l'alcool, soit à froid, soit à chaud; elle se dissout dans les huiles fixes et volatiles; elle n'est pas précipitée des huiles de la première espèce; elle est fusible à une chaleur de 40 à 00° centigrades; elle est un peu glutineuse, mais avec la consistance de la cire; sa pesanteur spécifique est 0.000. On l'obtient en faisant bouillir la cire dans l'alcool qui dissout une autre matière que John a désignée sous le nom de Cériue. et la Myricinc reste seule.

MYRICITE. mi*. Synonyme de Trilohile. E. ce mot.

MYRINE. Myrina. ms. Genre de l'ordre des Lépidoptères. famille des Diurnes, tribu des Papillionides, division des Argus ( Latr., Fam. Nat.), établi par Fabricius et adopté par tous les entomologistes avec ces caractères : palpes très-longues. leur second article dépassant notablement le chaperon ; antennes terminées insensiblement par une massue allongée; pattes toutes ambulatoires et de forme semblable. Ces insectes ressemblent beaucoup aux Érycines, mais ils en diffèrent par les palpes qui. dans ces derniers, sont beaucoup plus courtes, et parce qu'ils ont les deux pattes antérieures très-courtes et point propres au mouvement, au moins dans un des sexes. Les Polyommales ont les palpes très-courtes. Les Myrines sont des Papillons d'assez petite taille et ornés de couleurs quelquefois très-brillantes. Us sont propres aux Indes orientales, surtout aux Moluques, à la Nouvelle-Hollande : une seule espèce vient d'Afrique, suivant Fahricius. Les mœurs et les métamorphoses de ces Papillons sont inconnues.

Myrire Ev agoras. Myrina Ecagoras , Donnvan, Godard ( Encyci. Mélhod., art. Papillon, p. 503. n° 3). Ailes supérieures entières; ailes inférieures dentées, ayant une queue assez longue, placée entre deux dents plus grandes que les autres. Le dessus des ailes est d’une couleur argentée, verdâtre, avec le pourtour

extérieur noir. Le dessous est d’un cendré jaunâtre, , avec des traits et une raie ondulée transverses, d'un noir brun. L'angle anal des ailes inférieures offre de part et d'autre deux taches rouges. La femelle est d'un bleu plus pâle. Celle espèce habile la Nouvelle* Hollande.

MYRIOCÊPHALE. Myriocephalus. bot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Sénécionides, institué par Bentham qui lui assigne pour caractères: capitules pauciflores. très-nombreux, aggrégés en glomérule très-dense, entourés d'un involucrc général et polyphylle, formé ainsi que les involucres partiels, de squamines membraneuses, scarieuses et appendiculées; toutes les Heurs hermaphrodites et presque semblables; réceptacle nu; ovaire linéaire cl glabre; aigrette nulle.

Nyiuocêpiiai.e AmuDiccLÊ. Myriocephalu s appendiculalus, Benth. C'est un sous-arbrisseau dressé, à feuilles linéaires, entières, amptexicaules et presque glabres à leur base; les supérieures accompagnées d'un appendicule scarieux ; les écailles de l'involucre générai sont laineuses en dehors. De la Nouvelle-Hollande.

MYRIOCOCCUM. bot. (Lycopcrdacècs.) Genre établi par Fries, et qui appartient à la tribu des Angiogastres, section des Nidulacées, où il se place auprès du genre Polyangium de Link. Il est caractérisé ainsi : péridium irrégulier, filamenteux et pulvérulent, se détruisant promptement , renfermant des péridioles nombreux, mêlés aux filaments, globuleux, remplis de sporules agglomérées. La seule espèce connue de ce genre, My riococcum prœcox, Fries, a été observée par cet auteur, en Suède, où elle croit sur les bois pourris. Elle naît par groupes arrondis; les péridiums sont blancs, de trois à quatre lignes de diamètre, placés sur des filaments radicaux, byssoïdes , également blancs ; les péridioles intérieurs sont d'un brun rouge, charnus et solides. Elle se développe au printemps, dans les bois.

MYRIODACTYLON. bot. ( Chaodinèes. ) Le genre formé sous ce nom par Desvaux, doit rentrer dans le genre Chœtophora. F. ce mot.

MYRIOGYNE. Myriogyna. bot. On doit à Lessing l'établissement de ce genre de la famille des Synanthérées ; il appartient à la tribu des Sénécionides et se ] distingue par les caractères suivants : capitule mulliflore, hélérogame ; fleurs marginales multisériées. femelles, tubuleuses, avec leur sommet à peine denté; les centrales sont en petit nombre, hermaphrodites, à tube très-court, campanulé et quadridenté; akène anguleux, privé d'ailes et d’aigrettes; réceptacle nu, convexe; involucre étalé, subcampanulé , presque à double rang de squatnmes égales, ovales et plus courtes que les fleurs. Les Nyriogynes sont des plantes herbacées et très -rameuses, à feuilles alternes, serrées, oblonguea-ovales. dentées au sommet, à capitules petits, globuleux, d’abord terminaux, ensuite latéraux et opposés aux feuilles. Les fleurs sont jaunes. Les espèces sont disséminées sur toute la surface du globe.

Mtriogyxi êlatinoïos. Myriogyna elatinoidea , Lest. Elle est glabre, couchée; ses feuilles sont obton-

gués, atténuées aux deux extrémités et dentées depuis le milieu jusqu'au sommet. Delà Nouvelle Hollande.

MYRIONÈME. Myrionema. bot. Genre de la famille des Algues, tribu des Nostochinées, établi par Greville qui lui a reconnu pour caractères : une fronde gélatineuse, étendue, garnie de filaments simples, subarticulés, parallèles, grossissant insensiblement depuis le noyau central d'où ils s'échappent jusqu'à leur extré-v mité. Ces plantes cryptogames se trouvent en Europe sur le vieux bois.

MYRIOPHYLLF.. Myriophyllum. bot. Genre d'abord placé dans les Onagraircs, mais appartenant à la nouvelle famille des Hygrohiées du professeur Richard et à la Monœcie Octatidrie, L. Les Mvriopliylles, qu'on désigne aussi sous le noin vulgaire de Volants d'eau, sont des plantes aquatiques, nageantes, ayant leur tige cylindrique, garnie de feuilles verticillées, découpées en lobes linéaires; les fleurs petites, axillaires, solitaires, sessiles et réunies vers la partie supérieure des tiges ; l'ovaire est adhérent, à quatre lobes; dans les fleurs mâles, on trouve une corolle formée de quatre pétales allongés ; huit étamines dressées, insérées, ainsi que la corolle, à la partie supérieure du calice; les filets sont grêles et les anthères sont allongées, télragones, à deux loges, s'ouvrant par un sillon longitudinal. Le centre de la fleur est occupé par un mamelon charnu, qui est lin ovaire avorté et terminé supérieurement par quatre lobes. Dans les fleurs femelles l'ovaire est entièrement adhérent, son limbe est à quatre dents; il n'y a pas de corolle. L’ovaire est à quatre, rarement à deux loges, contenant chacune un ovule pendant. Cet ovaire est surmonté de quatre, rarement de deux stigmates sessiles, allongés et très-velus. Le fruit est formé de deux à quatre coques monospermes, indéhiscentes, surmontées par les stigmates persistants. Chaque graine qui est pendante du sommet de la loge, se compose d'un tégument simple et très mince, d’un endosperme charnu, contenant un embryon axile et cylindrique. Plusieurs espèces de ce genre croissent en France ; telles sont les suivantes : Myriophyllum spicatum, L., Spec.; Flor. Dan., tab. 681, remarquable par ses fleurs formant une sorte d'épi terminal ; Myriophyllum verlicillalum , L., Spec.i Flor. Dan., t. 1040; Myriophyllum peclinatum, De Cand., FL Fr.; et Myriophyllum aller ni flor um, De Cand.

MYRIOSTOMA. bot. ( Lycoperdacie s.) Desvaux a établi, sous ce nom, un genre voisin AuGeastrum, qui a pour type le Lycoperdon colli forme de Dickson. Son péridiuin est double comme celui du Geaslrum , et l'exlérieurse rompt également en plusieurs lanières inégales, étoilées, mais l’intérieur est porté sur plusieurs pédicules distincts, courts, rapprochés; ses parois sont minces, membraneuses; il s'ouvre au sommet par plusieurs trous arrondis. Le péridium intérieur paraîtrait ainsi formé par la réunion et la soudure interne de plusieurs péridiums distincts, dont les pédicules seraient encore libres et qui conserveraient également chacun leur orifice. La plante singulière, qui seule compose ce genre, est rare et peu connue. Elle croit en Angleterre. Bory de Saint-Vincent l'a trouvée à Bordeaux.

MYRIOTUECA. bot. {Fougères.) Nom donné par

St Y R

:hm

Commmon A un genre de Fougères observé d'abord par lui dans les Iles australes d'Afrique. Ce nom a été conservé par Jussieu et Bory de Saint-Vincent, mais malgré sa priorité, celui de Marattia, donné au même genre par Swartz, semble être plus généralement adopté. y. Marattia.

MYRIOTUKCII'M. bot. Le genre de Champignons que Toile a proposé sous ce nom. a pour lype le Pezisa rotw de l'ersoon. P. I'ezize.

MYRIOTRÈME. Myriotrema. bot. Dans son ouvrage sur les Cryptogames des écorces officinales. Fée a publié, sous ce nom, un nouveau genre auquel il a assigné les caractères suivants: (balle crustacé, plan, épanche, adné, uniforme, percé d'une multitude de trous; apotbécion (patellule) épais, sessile, marginé. adhérent au thalle dans sa jeunesse, finissant par devenir libre, occupant la partie inférieure du (balle. L’auteur de ce genre le place parmi les Lécanoréesdont il diffère cependant beaucoup, puisque ses apolhécions ne sont point visibles; il semble appartenir aux Lichens Coenothalames d’Acbariu». On y voit mieux que dans tous les autres genres de Lichens, les deux parties du (halle, nommées corticale et médullaire. L'explication du mode d'accroissement des Myriotrema n’est pas facile. Selon Fée, les apolhécions scutelloldes se développent dans la substance même et à la partie inférieure du thalle; tandis que la lame proligère se forme aux dépens de la partie corticale qui s'amincit, se confond avec la sculelle et se sépare du thalle, lequel se perfore par suite de cette perte de substance. Deux espèces de Myriot remit ont été décrites et figurées par Fée (/oc. c/7., p. 105, lab. 25) sous les noms de Myriotrem o otiraceum et A ly notre ma album. Elles envahissent l'écorce de l'Angusture vraie ( Donptandia trifolia la, Wllld.). Une troisième espèce, inédite. se trouve sur une écorce inconnue de Saint Domingue.

MYRIOZOl M. poltp. (Donati.) Synonyme de Mille* pore tronqué.

MYRII’NOIDE. Myrifmois. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, tribu des Mutisiacées, institué par Bunge (hnum. pl. Cliin. Bor., p. 38, n°215) qui lui assigne pour caractères : capitules dioïqueg, de cinq à neuf fleurs ; involucre unisérial, penlaphylle, à sqnammes oblongues, planes, obtuses, égales; réceptacle étroit et nu ; la corolle des fleurs mâles est tubuleuse à sa base, puis bilabiée : la lèvre extérieure est trilobée et l'inférieure à deux lobes; filaments des étamines glabres ; anthères à queue à leur base, style cylindracé, un peu épais au sommet , à peine subbifide, pubérule extérieurement; akène susceptible d’avortement et dépourvu d'aigrette. Les fleurs femelles ont la corolle ligulée, allongée, bi ou trilobée à l'extréinilé; les étamines ont leurs filaments filiformes et libres; le style est filiforme et glabre, divisé au sommet en deux lobes aigus; l'akène est cylindriuscule, velu, allongé et sans bec; l’aigrette est plurisériale, poilue, scabre, aussi longue que la corolle.

Myripnoïde dioïque. ATr'ci/Ji/o/* dioica, Bunge. C’est un sous-arbrisseau h rameaux dressés, à feuilles oblougues, très-entières, aigues, visqueuses, odorantes ; les capitules naissent solitaires, de bourgeons écailleux ;

les fleurs mâles sont blanches et les femelles pourprées. De la partie septentrionale delà Chine.

MYRIPRIST1S. pois. On ne connaît le genre de la famille des Percègues, auquel Cuvier imposa ce nom, que par ce qu’en dit ce savant, dans son analyse des travaux de l'Académie des Sciences pour l'année 1825. On y voit que les sous-orbitaires, les maxillaires, toutes les pièces operculaires et toutes les écailles sont dentées en scie, et que la vessie natatoire, bifurquée en avant, adhère par ses deux lobes ù chacun des côtés de la base du crâne, de manière qu'elle n’est séparée de la cavité qui contient le sac et les pierres de l'oreille que par une membrane élastique, soutenue par quelques filets osseux. C'est un fait à ajouter à ceux que Weber a reconnus dans les Carpes, louchant les rapports de la vessie natatoire avec l’oreille.

IIYRISTICA. bot. P". Ncscakikr.

MYRISTICÉES. Myritticeæ. bot. Le genre Muscadier, d'abord placé dans la famille des Laurinécs, en a été retiré par R. Brown, qui en a formé le type d’un nouvel ordre naturel, sous le nom de Myristicées. Les caractères qui distinguent ce grou|>c sont les suivants : fleurs complètement unisexuées et diofques, sans aucun indice d'un autre sexe. Le calice ou périanthe simple est monosépale, tridenlé à son sommet, dont l'estivation est vulvaire. Dans les fleurs mâles, ou trouve de trois â douze étamines, toujours en nombre fixe et déterminé, réunies, et par les filets, et par les anthères, en une sorte de colonne centrale. Ces anthères sont allongées , extrorses. à deux loges s'ouvrant par un sillon longitudinal ; quelquefois les anthères sont distinctes les unes des autres. Dans les fleurs femelles le calice est caduc; l’ovaire est libre, sessile, â une seule loge contenant un seul ovule dressé; le style est très -court, surmonté d'un stigmate à deux lobes peu marqués. Le fruit est une sorte de drupe sec et capsulaire, s'ouvrant en deux valves. La graine est dressée, enveloppée d'un arille charnu, découpé en lanières profondes et irrégulières; son tégument propre est épais et crustacé; l'amande se compose d'un endo sperme très-gros, lobé et comine cérébriforme intérieurement, contenant vers sa base un embryon trèspetit, dressé, ayant la radicule courte, obtuse, et qui, dans le Myrittica subi fera, offre les deux cotylédons écartés l'un de l’autre. Les Myristicées sont des arbres croissant tous entre les tropiques, et généralement remplis d'un suc propre, rougeâtre. Leurs feuilles sont alternes, sans stipules ni points transparents, très-entières, coriaces, péliolées. Leurs fleurs sont axillaires ou terminales, disposées en grappes ou en faisceaux.

Celte petite famille, qui se compose seulement des genres Myrittica , L.. et Knema de Loureiro, n’est véritablement bien rapprochée d’aucune autre. Elle se distingue surtout des Laurinécs par ses fleurs complètement unisexuées et dioïques, par son périanthe trilobé, par ses étamines soudées, par son ovaire â une seule loge contenant un seul ovule dressé; enfin, par son embryon renfermé dans un endosperme ruminé.

MYKMACICÈLK. Myrmacicelut. îxs. Coléoptères lé- Iramères; genre de l'ordre des Rhynchopliores, famille des Apionides, établi par Chevrotai pour un insecte de

ta Nouvelle -Hollande dont Gué ri n et Durville ont fait successivement un Rliinolacrus et un Cylas. Schoonberr a adopté la dénomination de Chevrotai. Caractères : premier et deuxième articles des antennes égaux, les huit suivants globuleux, grossissant A l'extrémité, les derniers formant une massue cylindrique et soyeuse; rostre presque droit et cylindrique; tète arrondie, atténuée antérieurement et de même dimension que le corselet ; yeux presque ronds et rapprochés en dessus; corselet Biibcylindrique. convexe au milieu, très-élranglé à la hase et arqué, tronqué circulairemcnt à l'extrémité; élytres courtes, ovales et un peu comprimées; pieds assez forts, bréviusculcs; cuisses fortement renflées ; jambes droites, un peu tronquées à l’extrémité; tarses larges.

MYftvxcir.tLE formicairb. Myrmacicelus formicariu», Cliev. ; Myrmacicelut bistriatun , Boisdiival, Voy. de l’Astrolabe; Rhinolacrus fonnicarius , Guérin, Voy. de la Coquille. Il est d'un noir brillant, glabre, avec le corselet un peu allongé, convexe au mi lieu; les élytres sont pyriforines. marquées de deux stries sur leur bord. Taille, trois lignes.

MYKMFXIJIXÈNE. Myrmechixeuua. »xs. Coléoptères télrauières; genre de la famille des Xylophages.’ institué par Chevrolat qui lui assigne pour caractères : antennes insérées eu avant des yeux dans lesquels elles sont implantées, h peine plus longues que le corselet, composées de onze articles presque nionoliforrnes, à l'exception des cinq derniers qui vont en grossissant; yeux latéraux, rapproché* du boni du corselet, plus élargis en dessous qu'eu dessus; mandibules petites, courbées et appuyées au-devant de la tête; dernier article des palpes renflé au milieu, pointu à l'extrémité; corselet rétréci vers la base, et tronqué aux deux extrémités ; élytres deux fois aussi longues que la tête et le corselet réunis, ovales, allongées; pattes rapprochées à leur insertion, les postérieures un peu plus éloignées; cuisses muliques, droites, un peu renflées vers le sommet; jambes droites, arrondies et égales, munies de deux petites épines près des tarses, dont les trois premiers articles sont petits et vont constamment en diminuant. Chevrolat décrit comme type de son genre nouveau un insecte qu’il a trouvé dans une fourmilière des environs de Paris et qu'il a nommé MyraCCHixtxx souterrain, Myrmechixenua aubterraneu s. Il est d'un brun noirâtre, avec les élytres d'un brun obscur, sur lesquelles apparaît une grande tache apicale d'un jaune fauve; quelquefois les élytres sont de celte dernière couleur, avec le milieu de la hase plus sombre. Taille, un peu moins d'une ligne.

MYK.MECU. bot. Le genre que Schreber a ainsi nommé est le même que le genre Tachia d'Aublet. y. ce mot.

MYRMÉCIE. Mjrrmecium. arachn. Genre de l’ordre des Pulmonaires, famille des Aranéides, section des Üipneumones, tribu des Ciligrades, établi par Lalreille (Annales des Sciences nalur., t. lit, p. 27), et ayant pour caractères : groupe oculaire formant un lra|>èze court et large, composé de huit yeux petits; six rapprochés au milieu du front, quatre au milieu formant iiu carré; les deux latéraux antérieurs un peu plus pe-

lits et disposés, avec 1rs deux antérieurs de* précédents, sur une ligne Iransverse; les deux derniers placés sur les côtés supérieurs du céphalothorax, très écartés l'un de l'autre en arrière des précédents, un peu plus gros, insérés à l’extrémité d'une petite élévation oblique, et formant avec les deux intermédiaires et postérieurs des précédents une ligne Iransverse. arquée eu devant ; chélieères (mandibules) fortes; leur premier article épais, convexe en dessus, dentelé en dessous; mâchoires droites, un peu élargies, arrondies et Irês-velues A leur extrémité supérieure; palpes du mâle terminées par un article renflé à sa base, allant ensuite en pointe ou presque pyriforuie ; le dernier de celles de la femelle cylindrique et long; lèvre (langue) presque carrée, un peu plus longue que large, arrondie latéralement au bord supérieur, avec une ligue imprimée cl iransverse près de sa hase; pieds longs, presque filiformes, ceux de la quatrième paire et de la première les plus longs, ceux de ta deuxième ensuite.

Les Oxyope*. les Ctènes, les Lvcoses et les Dolomèdes, genres de la tribu des Ciligrades, se distinguent du genre .Myrmécie parce que, dans Jes deux premiers, les yeux forment un triangle curviligne, et que dans les seconds ils sont disposés en quadrilatères presque aussi longs que larges. Les Myrntécics en diffèrent encore par la forme de leur corps qui est bien différente, et tout il fait remarquable; il est étroit, allongé ; le thorax est comme articulé en apparence et n'offre d’ailleurs mienne incision Iransverse; plusieurs él rangements le partagent en trois. La division antérieure, beaucoup plus grande en tout sens, est carrée, porte les organes de la manducation, les quatre pieds antérieurs et les yeux; les deux autres divisions superficielles du thorax ont la forme de nœuds nu de bosses, et servent chacune d'attache à une paire de pattes, ou aux quatre postérieures. Le thorax est resserré entre ces deux nœud*, et, à la suite du second, il se rétrécit brusquement d'une manière cylindrique. La division antérieure représente la léte des insectes hexapodes, réunie au prolborax, la deuxième le mésolhorax. et la troisième le inélalhorax ; à celle-ci est suspendu, ail moyen d’un pédicule court et cylindrique, l’abdomen qui est beaucoup plus court que le thorax, recouvert depuis sa naissance jusqu'auprès du milieu d’un épiderme solide ou coriace, divisé eu deux plaques ou laines : l’une supérieure et l’autre inférieure; il est mou et presque membraneux ensuite.

Myrxécib facve. Myrmecium rnfuntt Latr.. foc. cil., pl. 2. Long d'environ six lignes, fauve, luisant, presque glabre, avec l’extrémité des palpes, des cuisses, du premier article des pieds postérieurs et le bout de l’abdomen noirâtres. Il se trouve aux environs de Rio- Janciro.

Le nom de Myrmécie, Myrmecia, avait été donné par Fabricius à un genre d’Uyménoplcres de la tribu des Formicaires, qui n'a pas été adopté par Latreillc et dont les espèces rentrent dans divers genres de ce savant. y. Foriicaires et Myrkice.

MYRMECIUM. folyp. Ce genre établi par Goldfuss, dans la famille des Spongiaires, ne parait différer que fort peu du genre Siphonia, du même naturaliste. Ses

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caractères sont . polypier sessile, subglohuleux , composé de filtres serrées, et traversé par des canaux rameux, irradiés de la hase à la circonférence, et pourvu d’un grand trou central à son sommet; on n'en a décrit qu’une espèce : Myrmecium hœmiaphœricum, Gold. Il est presque globuleux, sessile, marginé. poreux en dessus, lisse en dessous. On le trouve dans le Calcaire jurassique des montagnes de Bayreuth.

MYRMËCOB1E. Myrmecobiua. mai. Genre de la famille des Marsupiaux, institué par Waterbouse qui lui assigne pour caractères : huit dents incisives à la mâchoire supérieure cl six â l’inférieure; point de canines en haut, et une seule en bas, de chaque côté; cinq pseudo- molaires et trois molaires en haut; quatre pseudo-molaires et autant de molaires en bas, en tout quarante-huit dents; pieds antérieurs pourvus de cinq doigts dont les deux intermédiaires surpassent en longueur l'interne; l’externe est très-court : ongles longs, aigus, un peu courbés en faux; scelides plus longs que les avant-pieds; télé allongée; rhinarion avancé; oreilles médiocres, aigues; corps grêle; queue médiocre. Une seule espèce constitue jusqu’ici ce genre; elle a été trouvée sur les bords de la rivière des Cygnes, à la Nouvelle-Hollande.

Myrmëcobib a bandes. Myrmecobiua faaciatua, Wat. La couleur de son pelage est en dessus d’un jaune fauve ou rougeâtre, entremêlé de blanc; les parties inférieures sont d’une teinte plus claire, qui passe au blanc jaunâtre à la face interne des cuisses, aux flancs; les reins sont ornés de bandes alternativement plus claires et plus obscures; les poils de la queue sont annelés de noir, de blanc, de jaune obscur et de rougeâtre, et chacune de ces nuances prédomine selon que les anneaux de ces couleurs se trouvent en masses plus compactes; (nul le dessus du corps laisse aussi prédominer des bandes de nuances différentes de blanchâtre, de brunâtre cl de noirâtre, selon que les anneaux des poils jouissant de ces nuances se trouvent plus rapprochés à la surface du pelage. Les poils du sommet de la tète sont fort courts et bruns; ceux des côtés du front et des joues sont brunâtres, et ceux du menton et de la gorge blanchâtres. La longueur totale de l’animal, depuis l’extrémité du museau jusqu’à celle de la queue, est de seize pouces.

MYRMËCODE. Myrmecodea. ms. Genre de l’ordre des Hyménoptères, section des Porte-Aiguillons, famille des Hétérogynes, tribu des Mutillaires, établi par Latreille, et ayant pour caractères : palpes maxillaires beaucoup plus courtes que les mâchoires; antennes guère plus longues que la télé et dont le second article est reçu dans le premier; corselet des femelles égal en dessus, mais divisé en trois segments par des sutures. Les Myrmécodes diffèrent des Myrmoses par le corselet qui n’a que deux segments distincts. Les Mutilles en sont séparées, ainsi que les Aptérogynes. par leur corselet qui n’offre aucune apparence de segments. Olivier (Encycl. Mélbod.) réunit les espèces de ce genre à ses Myzines, mais quoiqu'elles s’en rapprochent par la conformation des antennes, elles en sont bien éloignées quand on considère que les Myzines sont ailées dans les deux sexes, tandis que les Myrmécodes n'ont que

j les mâles dans ce cas; les mandibules des Myrmécodes sont avancées, arquées, étroites et sans dents; le tronc a la forme d'un culte allongé, un peu rétréci en avant; il est divisé en trois segments dont l’antérieur un peu plus grand.

Myimêcode a taches jaunes. MyrmectH/a flacotjuttatu, Lat. Elle est grande, d'un fauve marron, avec des taches jaunes et rondes sur l'abdomen. Nouvelle- Hollande.

MYRMËCODIE. Mynnecodia. eot. Genre de la famille des Rubiacées, et de la Tétrandrie Monogynie, L., établi par Jack ( Trana . of ihe Linn. Soc., vol. xiv, p. 122) qui lui a donné pour caractères essentiels : un calice presque entier; une corolle quadrifide dont ! le tube est velu intérieurement près de l'insertion des étamines; quatre étamines plus courtes que la corolle; style plus long que les étamines, terminé par un stigmate simple ; baie ovée, quadriloculaire et létrasperme. Ce genre est fondé sur une plante décrite et figurée par Kurnph (l/erb. Amb., vi, p. 11Q, l. 55, f. 9), et à laquelle l'auteur donne le nom de Myrmecodia iuberosa. C’est une plante parasite sur les troncs des vieux arbres, qui se présente sous la forme d’un tubercule grand et irrégulier, duquel s'élèvent quelques branches courtes, et à leur extrémité sont situées les feuilles; celles-ci sont opposées, pétiolées, obovalesoblongues, avec une courte pointe, atténuées sur le pétiole, entières et très- lisses. Les fleurs sont sessiles,

| presque couvertes par les bases des pétioles. Cette sin- | gulière plante croit â Pulo-Nias, dans tes Indes orien- ■ taies.

MYRMÉCOMORPHE. Myrmecomorphus. ms. Hyménoptères ; genre de la famille des Cynipides, institué par WesUvood qui lui assigne pour caractères : tète ohlongue, arrondie, déprimée, luberculée antérieurement; point d’ocelles; antennes de la longueur du corps, articulées, cylindriques : premier article aussi long que la télé, et de moitié de la longueur du corselet; cou presque carré; ailes rudimentaires, à peine visibles; abdomen grand, ovale; pieds épais; tarses antérieurs propres à saisir, les postérieurs très-longs ; palpes maxillaires au nombre de trois, les labiales com- 1 posées de deux articles.

Myimecomdephe ruissatrb. Myrmecomorphus ru - ! feacent, Weslw. Il est d'un roux ferrugineux, obscur, un peu pubescenl, avec les antennes et les pieds un I peu plus pâles. Taille, environ une ligne. Europe.

MYRMtCOPllAGA et MYRMËCOPHAGES. mam. y.

i É dente». Foubiilier et Pangolin.

MYRMÉCOPHILE. Mynnecophilua. ms. Genre de > l'ordre des Orthoptères, famille des Grillones, établi par Lalreille (Fam. natur. du Règne Anim. ), qui cite comme type du genre le Blatta acerporum de Panzer. y. SpbEbie.

MYRMÉDOINTE. Myrmedonia. uss. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Brachélylres, institué par ie docteur Erickson qui lui assigne pour caractè- | res : antennes insérées entre les yeux, composées de , onze articles dont les trois premiers plus longs que les suivants qui sont perfoliés; mandibules muliques à l’intérieur et faiblement pubescentes extérieurement; trois

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articles aux palpes labiales ; languette courte et bitide ; paraglosse presque semblable, avec l'extrémité arrondie; corselet ovalaire; corps allongé; premier article des tarses postérieurs allongé. Le type de ce genre est le Myrmetlonia humerali»; Aleochara humeraUa, Gravenhorst ; Boutochara huwerali», Doisduval. C'est la plus grande espèce du genre; elle a environ deux lignes et demie; sa télé est beaucoup plus étroite que le corselet, arrondie, d'un noir brillant et finement ponctuée; les parties de la bouche sont d'un brun foncé, à l'exception des palpes dont la nuance est plus claire; les antennes sont d'un brun ferrugineux; le corselet est élargi antérieurement, tronqué, dilaté vers le milieu et arrondi à la base ; sa couleur est le brun noirâtre, et il est parsemé d'une multitude de points enfoncés; l'écusson est triangulaire, d'un roux brunâtre et ponctué; les élytres sont courtes, transverses, beaucoup plus larges à leur hase que le corselet, et un peu plus longues, avec la surface d'un brun noirâtre, finement pubescenles. avec une grande tache humérale et transverse teslacée; le dessus de l'abdomen est d'un noir brillant, à l’exception des trois segments antérieurs qui Bout d'un roux brunâtre; le dessous est ferrugineux; les pieds sont allongés et menus, d'un roux lestacé. A celte espèce on doit ajouter YAlcochaia funeiia, Gravenh ; le Staph. limbatu a, Paylc.; Y Aleochara fugena, Grav., et une espèce nouvelle, Myntietloniu plicata, observée par le docteur Erickson, aux environs de Berlin. Toutes ces espèces se trouvent en Europe, sous les pierres et dans les bois ombragés.

NYRMÈGES ou FOU M1CAIRES. ns. Duméril désigne ainsi une famille d'insectes hyménoptères, qui correspond parfaitement â la famille des Hétérogynes de Latreille. V . ce mot.

MYRMÉLÊON. Myrmcleon. ns. Genre de l'ordre des Névroptères, section des Filicornes, famille des Planipennes, tribu des Fourmilions, établi par Linné qui l’avait confondu avec le genre Hémérohe, restreint par Fabricius et adopté par tous les entomologistes avec ces caractères : des mandibules ; six palpes; tarses composés de cinq articles; antennes courtes, grossissant et courbées en crochet vers le bout. Les Myrméléons ont assez de ressemblance arec les Libellules tant par la forme du corps que par la grandeur des ailes, mais ils en diffèrent par un grand nombre de caractères, et ils n'en ont pas la légèreté et la grâce en volant. Les Hémérobes en sont bien plus voisines, mais on les distinguera toujours facilement aux antennes qui dans ces dernières sont sétacées, et par les palpes qui sont au nombre de quatre; enfin le genre Ascalapbe, qui appartient seul â la même tribu, en diffère par ses formes générales et principalement par ses antennes longues et terminées par un petit boulon, comme cela a lieu dans la plupart des Papillons diurnes. La télé des Myrméléons est plus large que longue et inclinée, les yeux sont fort grands, tout à fait sphériques et trèssaillants. Les antennes sont à peu près trois fois plus longues que la tête; les palpes sont filiformes, d'inégale longueur : les maxillaires antérieures à peine plus longues que les mâchoires, composées de trois articles; les intermédiaires un peu plus longues, composées de cinq

articles; enfin les palpes labiales sont très longues, composées de quatre articles, dont les deux premiers trèscourts, les derniers très-longs; la lèvre supérieure est membraneuse, longue, arrondie et ciliée antérieurement; les mandibules sont cornées, grosses, un peu arquées et armées de deux dents; les mâchoires sont courtes, presque cornées, comprimées et très-ciliées â leur partie interne. Enfin la lèvre inférieure est membraneuse, large, avancée et échancrée â son bord antérieur. Le corselet, qui est assez grand, un peu relevé, est séparé de la tête par un col aussi long et presque aussi large qu'elle; ce corselet donne attache aux quatre ailes qui sont très-grandes, transparentes et ordinairement tachées de noir ou de brun ; les pattes sont courtes, terminées par deux fortes pointes et ayant de6 tarses filiformes de cinq articles dont le dernier est armé de deux crochets. L'abdomen est long, cylindrique, mince, et terminé, dans les mâles, par deux crochets filiformes, destinés sans doute â préparer et à faciliter l'accouplement. Les Myrméléons ne sont pas agiles et ils prennent leur vol très-lentement; dans le repos leurs ailes sont disposées en toit ; en général ils se déplacent peu et terminent leur vie dans le voisinage du champ où a vécu leur larve. Leur accouplement a lieu dans le courant de l'été et la ponte aussitôt après; leurs oeufs soûl peu uombreux, gros et ohlongs; la femelle les dépose sur le sable ou sur la terre, daus les lieux secs.

La larve a été le sujet des observations de plusieurs naturalistes, tels que Poupart, Vallisnéri. Itœsel, cl surtout de l'immortel Réauinur; c'est d'après leurs observations que va être tracé le tableau de la vie de celle du Mynnéléon formicaire, la seule qui ail été étudiée avec détail. Cette larve, généralement connue sous le nom de Fourmi-Lion ( Formica -Léo ), a été ainsi nommée parce qu’elle se nourrit principalement de Fourmis et qu’elle en fait une grande destruction. Elle est longue d'à peu près six lignes; son corps est ovale, un peu déprimé et grisâtre; sa tête est très-petite, armée de deux fortes et longues mandibules dentelées au côté intérieur et pointues au bout; ces mandibules ont plutôt l’air de deux cornes, que d’organes de la manducation; elles servent à la larve â saisir sa proie, et comme elles sont creusées intérieurement et percées au bout, elles font aussi l'office de suçoir. L’abdomen est très-volumineux proportionnellement au reste du corps; enfin elle est pourvue de six pattes, et marche lentement et presque toujours à reculons. Comme celle allure n'est pas très propre à lui faciliter la poursuite des Fourmis et autres insectes très-agiles dont elle doit vivre, la nature a donné à celle larve une industrie singulière et admirable, au moyeu de laquelle elle parvient â se rendre maîtresse de sa proie sans se déplacer : c’est par le moyen d'un piège qu'elle en vient à bout; elle choisit ordinairement le pied d'un vieux mur ou d'un arbre, le bas d'un terrain coupé et exposé au midi; c’est là qu'elle construit dans le sable ou dans la terre trèssèche et pulvérulente, une fosse en entonnoir dont les bords sont très-mouvants et au fond de laquelle elle se lient cachée; pour construire celte fosse, elle pratique un fossé qui trace l'enceinte de l’entonnoir dont la

M Y II

grandeur est relative à sa croissance; puis, allant tou jours à reculons, décrivant par sa marche des tours de spire, dont le diamètre diminue progressivement, chargeant sa télé de sahlc avec une de ses pattes antérieures, et le jetant ensuite au loin, elle vient a bout, quelquefois dans l’espace d’une demi -heure, d'enlever un cône de sahle, dont la hase a un diamètre égal à celui de l'enceinte, et dont la hauteur est à peu près des trois quarts de ce diamètre. C'est au fond de ceprécipice qu’elle attend patiemment que quelque Fourmi préoccupée des besoins de sa postérité, et marchant sans déA.ince, vienne poser ses pattes sur le terrain mobile qui forme les bords de l’entonnoir; aussitôt le sahle s'éboule, roule au fond et entraîne avec lui la victime qui est aussitôt saisie par les longues mandibules du Fourmilion. Vainement elle se débat, il n’est plus temps, et les pinces de son ennemi l'atteignent, la percent et la sucent, tjuaud l'insecte est mort et que le MyrmélcOfi ne peut plus rien en tirer, il le pose sur sa tête et le lance à une grande distance du repaire pour que son cadavre n’épouvante pas les autres Fourmis qu'il attend. Il arrive quelquefois qu'un insecte ailé ou vigoureux, une Guêpe. un Scarabée par exemple, donne dan* le piège. Dès qu’il a commencé â faire ébouler le sable, il cherche à remonter et y parviendrait peut-être si le Fourmilion, averti par le sable qui tombe sur lui. ne l’en empêchait et ne le précipitait dans le gouffre au moyen d'une quantité de grains de sable qu’il fait pleuvoir sur lui. Pour cela il met du sable sur sa tète, et le lance en l’air en le dirigeant du côté où il sent que l'insecte se trouve; le malheureux, ne pouvant résister à ces moyens, tombe au fond et est bientôt saisi par son ennemi. Alors il s'engage un combat au fond du trou, mais l’avantage reste toujours au Fourmilion qui finit par sucer sa proie ci par la jeter au loin après s'en être nourri. Le Fourmilion peut supporter de longs jeûnes sans mourir. Lorsqu'il a pris tout son accroissement, au bout de deux ans à peu près, il se file, au moyen de deux filières situées à l'extrémité postérieure de son corps, une coque soyeuse, parfaitement ronde et d’un blanc satiné, qu'il recouvre extérieurement de grains de sable; l'insecte parfait sort au bout de quinze ou vingt jours. Le genre Myrméléon se compose d’une quarantaine d’espèce»; la plus remarquable de la France est :

AJyrmElêon libklmloïdk. Myrmeleon Ubciluloidcs, Fabr., L., Lalr.; Hemeiobiut libelluloidea, L.; Libella luteica , elc., f’eliv.; AJuaca rarissima , etc., liai, lus., 53. Il a plus de quatre pouces d’envergure; ses ailes sont grises, avec des taches noirâtres; son corps est mélangé de noir et de jaune. Celte grande espèce 9e trouve dans le midi de la France.

Nyrm£l£on formica! rk. Myrmeleon formicarium, L., Fabr., Latr., etc. Il a deux pouces et demi d’envergure, tout le corps est gris; les ailes sont transparentes, avec quelques taches obscures cl un point blanc marginal. Kn Europe.

M Y K. ME LEON 1 DLS. ms. fr. FOURMILIONS.

MÏKMKMOIîPHE. Mynnetno/plia. ins. Genre de Diptères, de la famille des Alhéncêres, tribu des Muscides de Lalreille, institué par Léon Dufour pour un

insecte nouveau, qu'il a observé en Espagne. Caractères ; antennes insérées au-devant de la tête, plus courtes que celle-ci, composées de trois articles dont les deux premiers, enchâssés l'un dans l'autre, forment une masse commune, ovale, globuleuse, glabre, et dont le dernier, en stylet séliforme, simple, nu. deux fol* plus long que les précédents, est implanté au centre du bout du deuxième, qui est plus court, arrondi et enchâssé dans line échancrure du premier; (rompe rétractile. non apparente dans l'état de repos; télé déprimée; front plan, glabre; (miles simples, ambulatoires; ailes rudimentaires, beaucoup plus courtes que l'abdomen. Léon Dufour n’a remarqué dans la nombreuse série des Muscidrs aucun genre qui offrit la singularité des antennes et des ailes que présente l’insecte trouvé en Espagne, ce qui l’a déterminé à en créer un nouveau, qui lui semble opérer un rapprochement avec celui des Scenopinus, primitivement placé dans les AJuscides et aujourd’hui reporté à la fin de la famille des Tanysloines.

MvRMtxoRPOE BRxr.n yptErk. Mynncmorphu brachyplera, Duf. Son corps est roux et brillant, avec l’écusson et l'extrémité de l’abdomen noirâtres.

MYliMICE. Afyrmico. ins. Genre de l'ordre des Hyménoptères. section des Forte- Aiguillons, famille des Hétérogyues, tribu des Forinicaires, établi par Lalreille et auquel ce savant donne pour caractères : pédicule de l’abdomen formé de deux nœuds; antennes découvertes; palpes maxillaires longues, de six articles distincts; un aiguillon chez les mulets et les femelles. Lalreille a établi ce genre aux dépens du grand genre /'or//! ica, de Linné; Fahricius avait dispersé ses espèces dans son genre Myrtnecta qui n’a pas été conservé, et Jiiriue en avait formé son genre Manica ; les Myrmices, telles qu'elles sont adoptées ici, diffèrent des Potières parce que ces derniers Forinicaires n’ont qu’un seul nœud au pédicule de l'abdomen; les Ailes u'en sont séparées que par leurs palpes qui sont très-courtes et dont les maxillaires ont moins de six articles; les Fourmis proprement dites et les Polyergues en sont bien distinguées par l'absence de l’aiguillon; enfin le genre Cryplocère en est bien distinct par l’organisation de la télé qui est grande, aplatie et qui a, de chaque côté, une rainure pour recevoir une partie des antenne». Le port de» Myrmices est le môme que celui des Fourmi» proprement dites; leur télé est grande, presque carrée et armée de deux mandibules plus ou moins longue» et en général très dentées intérieurement; leur corselet est loug, étroit, noueux en dessus et armé le plus souveul de dents ou d’épines; le» aile» des deux sexes sont grandes, et leurs cellules varient pour le nombre et pour la disposition, de telle sorte qu'on pourrait, si l’on avau égard à ce caractère secondaire, établir plusieurs coupes dans ce genre. Les pattes des Myriuices sont assez longues et grêles; leur abdomen est globuleux et muni d’un aiguillon dont la piqûre est vive et un peu venimeuse. Ces insectes oui des mœurs à peu près semblables â celles des Fourmis (i V . ce mol); ils font leur habitation, soit sous des pierres, soit dans la terre, soit enfin dans les vieux arbres où elles se font des galeries très-étendues et soutenues, de dis-

HR

lance en distance, par des piliers; ceux qui nichent dans les vieux arbres se construisent des galeries à plusieurs étages, soutenues par des sortes de colonnes; les parois de ces cases sont très-minces : une particularité bien singulière et que ce genre présente seul, c’est que ses larves lie Aient point de coques comme celles des Fourmis, pour passer à l’étal de nymphes. Leurs dernières métamorphoses n'ont lieu qu’en automne ou au plutôt à la fin de l’été.

« Mandibules très -aiguës et très-longues; antennes filiformes.

Myrvice cor lue. Myrmica gulosa, Lalr., loc. cft., ilist. nal. des Fourmis, p. 915. pl. 8, fig. 49; Formica gulosa y Fabr.. Oliv. Longue de huit lignes; télé ovale, d’un brun marron foncé; tout son corps de la même couleur, excepté les antennes, les pattes et les deux premiers .articles de l’abdomen, qui sont moins foncés; antennes longues, filiformes, insérées sur une petite élévation en forme de ligne courte et tranchante ou en carène ; mandibules étroites, plus longues que la tête, et dentelées inégalement au côté intérieur ; yeux assez grands, grisâtres ; trois petits yeux lisses, en triangle sur le front ; corselet étroit, aminci antérieurement, finement ridé, avec un enfoncement au milieu du dos. Les deux premiers anneaux de l'abdomen forment deux sortes de nœuds très-distincts : le premier, ou celui qui remplace l'écaille plus étroit, un peu plus long et en forme de toupie ou de poire, vu en dessus; le second deiui-globuleux. Le reste de l'abdomen noir, très-luisant et ové. De la Nouvelle-Hollande.

/9 Mandibules triangulaires, peu allongées; antennes non filiformes.

Myrmice ro i'ue. Myrmica rubra, Lalr., loc. cii.t pag. 346, pl. 10, fig. 63; Formica rubra, Fabr., L., Degéer. Ouvrière : noirâtre, finement chagrinée, puhescenlc, avec deux épines à l'extrémité postérieure du corselet et une plus petite sous le premier nœud du pédicule de l'abdomen qui est luisant, lisse, avec le premier anneau brun. Femelle : de la même couleur, avec les ailes d’un jaune brun obscur et les stigmates d'un brun jaunâtre. Mâle : d’un brun noirâtre, avec les pattes et les antennes d’un brun jaunâtre ou roussâlre. Celte espèce est très-commune dans toute la France; les mâles et les femelles ne paraissent qu’en septembre et octobre.

MYUNIDOiN'Ë. Mynnidone. bot. Genre de la famille des Aiélaslotnacées, établi par Martius qui lui assigne pour caractères : tube du calice campanulé, nu, glabre, soudé inférieurement par sa base avec l’ovaire; son limbe est double : l'intérieur est membraneux, annulaire, avec six sinuosités peu apparentes; l'extérieur est divisé en six dents largement triangulaires, alternant avec les lobes du limbe intérieur; corolle composée de six pétales insérés sur l'orifice du calice, étroitement obovales et opposés aux lobes du limbe intérieur du calice; douze étamines ayant la même insertion que les pétales: leurs filaments sont filiformes; anthères cylindriques, uniporeuses, privées de connectif distinct; ovaire adné inférieurement , â trois loges renfermant un grand nombre d’ovules; style presque en massue; stigmates arrondis. Le fruit consiste en une baie mem-

braneuse, A trois loges, couronnée par le double limite du calice; semences en petit nombre dans chaque loge, pyriformes , planes sur l’uue des faces, convexes sur l’autre.

Myrkidone «acrosperve. Mynnidone macrospermum. Mari.; Tococa macrospenna. C’est un arbrisseau à rameaux irréguliers ou dicholomes. velus et glandulifères; ses feuilles sont opposées, pétiolécs, denliculées.les unes plus grandes. obovales-oblongues, acuminées, vésiculifères, les autres plus petites, largement ovales, acuminées, cordées. Les fleurs sont axillaires et solitaires. Du Brésil.

MYRMOSE. Myrmosa. ix». Genre de l’ordre des Hyménoptères, section des Porte-Aiguillons, famille des Hétérogynes, tribu des Mutillaircs, établi par La- Irellle, et ayant pour caractères : abdomen elliptique et déprimé dans les mâles, conique dans les femelles; corselet point noueux, formé dans les deux sexes de deux segments distincts, dont l’antérieur transversal. Les Myrmoses ont beaucoup de ressemblance avec les Mulilles sous le rapport des antennes et des parties de la bouche, mais elles en diffèrent par leur thorax qui est comme articulé et divisé en deux , tandis qu’il est simple dans les Mutilles. Les Selérodermes ont le corselet divisé en trois parties distinctes ; les Méthoques en sont séparés par leur corselet qui est noueux et par la forme de leur abdomen ; enfin tes Myrmécodes en sont bien distincts par leurs antennes qui ont le second article caché et reçu dans le premier, ce qui n'a pas lieu dans les genres précédents. Les Myrmoses sont des insectes assez petits; leurs ailes supérieures offrent quatre cellules cubitales, dont la quatrième atteint le bout de l’aile; la précédente est carrée et la cellule radicale est plus grande que celle des Mutilles.

Myrmosx boire. Myrmosa alra, Latr., Panz., Faun. Germ., fasc. 85, tab. 14 ; Myrmosa nigra , Lalreille; Mut ilia nigra, Rossi. Longue de près de quatre lignes; corps entièrement noir et légèrement velu; tête et corselet pointillés; abdomen ovale, un peu déprimé ; ailes ayant une légère teinte obscure. Premier anneau de l’abdomen ayant une épine courte, un peu crochue. Elle se trouve sur les Heurs, dans les lieux secs, eu Europe.

MYHMOTHERA. ois. (Vieillot.) Synonyme de Fourmilier.

MYROBATINDDM. bot. Un genre formé sous ce nom par Sébastien Vaillant, a été réuni par Linné au genre Laniana. F. Lartanier.

MYROBOLANËES. Myrobolaneœ. bot. Le professeur A.-L. de Jussieu, dans le cinquième volume des Annales du Muséum, avait proposé, d’après les observations de Gœrlner sur l'embryon du genre Myrobolanus, de séparer de sa famille des Ëléagnées plusieurs genres ayant à leur tète le Terminalia ou Myrobolanus, et d’en faire une famille nouvelle, sous le nom de Myrobolanèes. Les genres qu’il y réunissait étaient les suivants : Ducida, Myrobulanus de Gærtncr, qui comprend le Badamia du même, le Gamea d'Aublet, Fatrœa, Juss.; Terminalia, Chuncboa, Tanibottca. Mais R. Brown a proposé de diviser en trois groupes les genres qui formaient primitivement les Éléagnées

Je Jussieu, savoir : les Éléagnées proprement dites, les Sanlalacées et les Combrétacées. Celte dernière famille qui renferme la plupart des genres dont Jussieu formait ses Myrobolanées, comprend en outre d'autres genres pourvus d'une corolle polypétale, et réunis auparavant à la famille des Onagres. F. CoiaatTAcftu.

MYROBOLANS ou MYRABALANS. bot. On donne ce nom à des fruits originaires de l'Inde, et employés dès 1 l'antiquité, dans l'art de guérir où ils jouissaient de la plus grande réputation. On en a distingué cinq espèces ou sortes qui ont reçu les noms de Myrobolans chébules, cilrins, indiques, bellirics et einblics.

Myrobolans chêbules. Ils sont ovoïdes, allongés, de . la grosseur d'une dalle, ordinairement pyriformes, quelquefois cependant ayant la forme olivaire; leur ! longueur est de quinze à dix-huit lignes; leur plus grand diamètre d'environ dix lignes; leur surface extérieure est brunâtre, lisse, luisanlc, marquée de cinq eûtes longitudinales obtuses, peu saillantes, entre chacune desquelles on en remarque une autre ehcore moins élevée; coupés transversalement, on voit qu'ils sont composés d'une partie charnue, de deux lignes environ d'épaisseur, brunâtre et comme marbrée, croquante et acide; d'un noyau allongé, marqué de dix côtes longitudinales , dont cinq plus saillantes. Ce noyau dont l'épaisseur est d'environ cinq lignes, renferme dans sa cavité centrale, qui n'a pas plus d'une ligne à une ligne et demie de diamètre, un embryon dont les cotylédons sont minces et roulés plusieurs fois sur eux-méincs. Ces fruits sont bien certainement ceux du Tertninalia Chebula de Roxh., ou Myrobolanus Chebitla, Gærtner, t. 97, et non ceux du Balanites Ægyptiaca de Delile. Le caractère de l'embryon, roulé sur lui même, ne permet pas de confondre le genre Tertninalia avec le Balanites.

Myrobolans cilrins. Us sont moitié moins gros que les précédents dans toutes leurs parties, rarement pyriformes; leur surface extérieure est également lisse et marquée de cinq côtes peu saillantes; leur couleur varie du Jaune au brun ; leur partie charnue est sèche, jaunâtre, astringente, et leur organisation intérieure est absolument la même que dans l'espèce précédente. Ces fruits ne paraissent être qu'une simple variété des Myrobolans chêbules; néanmoins on en a fait une espèce distincte sous le nom de Tertninalia citrina. Le fruit figuré par Gærtner (pl. 97) sous le nom de Myrobolanus citrina, n'est pas le véritable Myrobolan citrin du commerce; c'est une variété que l’on trouve souvent mélangée avec les Chêbules.

Myrobolans indiques. Ils ont une forme irrégulière, allongée, souvent pyriforme, ou terminée en pointe à ses deux extrémités. Leur longueur est de quatre à huit lignes, leur couleur noirâtre ; ils sont généralement ridés longitudinalement. I.eur cassure est noirâtre, compacte, n'offrant qu'une simple ébauche de noyau, sans amande. La saveur des Myrobolans indiques est encore plus astringente que celte des deux précédents. Ils paraissent être les fruits du Tertninalia Chebula, cueillis longtemps avant leur maturité.

Myrobolans bellirics. Ils sont de la grosseur d'une

petite noix, ovoïdes, arrondis, ou quelquefois tout à fait globuleux, rarement offrant cinq côtes à peine marquées; leur surface est brunâtre, terne et comme terreuse; leur chair est moins épaisse, d'une saveur astringente, et un peu aromatique; le noyau est plus gros et son amande plus volumineuse que dans les espèces précédentes. Ils sont produits par le Myrobolanus betlerna de Gærtner.

Enfin les Myrobolans établies sont globuleux, déprimés au centre, de la grosseur d’une cerise, offrant , six côtes très-obtuses, séparées par des sillons profonds; [ d'une couleur noirâtre ; ils se composent d'une partie extérieure , charnue, épaisse d'au moins deux lignes , se séparant en six valves, et d’un noyau ou coque également à six côtes, et s'ouvrant en six parties. La chair de ces Myrobolans est très-astringente, sans aucune âcrelé, circonstance assez rare dans le fruit d'une Euphofbiacée. En effet ce sont les fruits du Phyllanthus Etablira, L.,ou Etablira ofjicinalis de Gærtner.

Ces cinq sortes de Myrobolans sont toutes originaires de l'Inde. Ces fruits ont tous une saveur astringente plus ou moins marquée, et autrefois on les employait comme un purgatif doux. Mais quelle que soit la réputation dont Usaient joui autrefois, les médecins modernes en ont entièrement abandonné l'usage. Cependant on voit encore leur nom figurer dans le nombre des drogues qui composent quelques anciennes préparations.

MYROBOLANUS. bot. Ce genre, ainsi nommé par Gærtner, est le même que le Tertninalia de Liuné. T. Tsrmiüalu.

MYROBROMA. bot. Sous le nom de Myrobroma fra- 0raft*,Salisbury {Paradis. Londin., n'*8i) a décrit et figuré une belle Orchidée que Lamarck avait nommée Epidendrum rubrutn, et que des auteurs plus modernes ont rapportée au genre t'aniUa de Swarlz. L'existence de ce dernier genre était bien connue de Salishnry, qui, trouvant sa dénomination incorrecte, s'était cru autorisé â la changer. Néanmoins le nom de Myrobroma n'a pas été admis.

MYRODENDRUM. bot. (Schreber). Synonyme d'Houiniri. F. ce mol.

MYROÜIE. Myrodia. bot. Le genre ainsi nommé par Schreber, et qui appartient à la famille des Boinhacées de Kuulh, est le même que le Quararibea d'Aublet. F. ce mot.

NYROSMA. bot. Genre de la famille des Amoraées, et de ta Monandrie Monogynie, L., établi par Linué fils (Suppl., 80) pour une plante originaire de Surinam, ayant quelque ressemblance avec le Balisier. Sa racine est charnue, ovoïde, horizontale, comme divisée en anneaux; de cette racine naissent un grand nombre de gaines ou feuilles avortées , emboîtées les unes dans les autres, et formant ainsi une sorte de tige. La hampe est cylindrique, un peu velue, articulée vers sa partie supérieure, où elle se termine par une grappe de fleurs munies chacune d'une large bractée imbriquée. Chaque fleur se compose d'un calicule extérieur à trois divisions profondes, et d'un calice double : l’externe plus petit, à trois divisions plus courtes, et l'interne à cinq divisions inégales et pélaloldes. L'étamine est formée d’un filet pétaloïdeel d'une anthère

M Y H MTR SOI

ovoïde, allongée, à deux loge*. Le style est épais, fendu, et le stigmate trilobé. Le fruit est une capsule trigone, à trois loges poiyspermes, s'ouvrant naturellement en trois valves.

MYROSPËRME.jW/ro«/>ermutH.BOT.<lacqutn(ylmer. p. 120, t. 174, f. 54) avait établi un genre Myrospertnum dans la famille des Légumineuses, pour un arbrisseau qu’il avait observé en Amérique. Linné fils publia plus tard (Suppl., 34) un genre Myroxylum ( y . ce mol), établi par Mutis pour l’arbre qui produit le Baume du Pérou. Les auteurs qui vinrent postérieurement, entraînés à la fois par la similitude des noms et la ressemblance dans les caractères, crurent que ces deux genres devaient être réunis pour n'en former qu’un seul, que les uns, à l’exemple de Lamarck, nommèrent Myrospermum , comme étant le nom le plus ancien, et les autres Myrosylum , à l'exemple de Willdenow. Mais Kuntii a le premier fait voir (Nova Généra et Spec., fl, p. 371) que les deux genres de iacquin et Linné fils, bien qu’ils aient entre eux beaucoup de ressemblance, devaient néanmoins demeurer séparés. Voici les caractères qu’il assigne ail genre Myrosperme : le calice, turbiné à sa base, a son limbe dilaté, à cinq dents à peine marquées : la corolle est formée de cinq pétales un peu inégaux, et comme papilionacée ; ces pétales sont tous onguiculés : le supérieur est ovale-arrondi, obtus, cordiforme, concave en dessus , et très-ouvert ; les quatre autres sont un peu plus courts, libres, plus étroits et inéquilatéraux. Les étamines, au nombre de dix, sont libres, déclinées, ayant leurs filets persistants. L'ovaire est slipité, renfermant cinq ovules; le style est droit, terminé par un stigmate obtus. Le fruit est une gousse plane, en furine de lame de couteau, renflée à sa partie supérieure, indéhiscente, et contenant une et rarement deux graines. Cette graine a présenté une particularité bien remarquable, c'est que son embryon est nu et sans tégument propre.

Le Myrospermum frutescent, Jacq., toc. cit.; Kuntb, toc. cit., p. 372, t. 570 et 571, est un petit arbre qui acquiert parfois jusqu'à vingt-cinq pieds de hauteur. Il est dépourvu d’aiguillons. Ses feuilles sont imparipinnées, à folioles alternes, marquées d'un grand nombre de points et de ligues translucides. Ses fleurs qui se montrent avant les feuilles, sont pédonculées et disposées en grappes au sommet des rameaux. Celte plante croît dans l’Amérique méridionale.

MYROTHECIUM. bot. (Tode.) Dacbydiui.

MYROXYLB. bqt. Il ne faut pas con-

fondre ce genre, établi par Mutis et Linné fils, pour des arbres appartenant à la famille des Légumineuses, avec un autre genre du même nom, établi par Forster qui l’a ensuite appelé Xylosma , et dont on ignore encore les véritables affinités. Le vrai genre Myroxyle offre les caractères suivants : le calice est court et campanulé, à cinq dents à peine marquées; la corolle est irrégulière, formée de cinq pétales très-longuement onguiculés : le supérieur est arrondi, les quatre autres sont linéaires-aigus. Les étamines, au nombre de dix, quelquefois de huit ou de neuf seulement, sont libres et ascendantes; leurs filets sont caducs. L’ovaire est longue-

ment slipité, contenant deux ovules. Le style est court et arqué; le stigmate obtus. La gousseesl membraneuse, plane, en forme de lame de couteau, renflée et monosperme à son sommet. La graine offre la même organisation que dans le genre Myrosperme. (y. ce mot.) Ce genre est très - rapproché de ce dernier; mais il en diffère par ses étamines caduques, ascendantes, et son ovaire contenant seulement deux ovules. Le genre Toluifera de Linné est une espèce de Myroxyle , conséquemment ce genre devient d’un grand intérêt, puisqu'il fournil deux substances balsamiques très-précieuses : le Baume du Pérou et le Baume de Tolu. Voici la description des deux arbres d'où on les recueille.

Myboxyle du PAbou. Myroxylum Peruifemm, L. (Suppl., p. 235). L'élégance et le port gracieux de cet arbre ont été remarqués par tous les voyageurs. Son tronc est recouvert d'une écorce lisse, épaisse, résineuse ainsi que les autres parties de l'arbre. Les jeunes rameaux présentent, dans leur partie supérieure, de petits tubercules irréguliers, qui existent aussi sur les pédoncules. Les feuilles sont alternes, imparipinnées, composées de folioles alternes, ovales, entières, obtuses, très glabres, offrant de petits points translucides comme dans les Millepertuis. Les fleurs sont blanches, I disposées en grappes rameuses. Les fruits sont légèrement pédicellés, allongés, fortement comprimés, membraneux , un peu falciformes , renflés à leur sommet qui offre une seule loge contenant une ou deux graines. Cet arbre croit au Pérou ; c'est lui qui fournit le baume de ce nom. Dans le commerce on en distingue deux sortes : l'une est presque sèche , d’une couleur fauve clair, et d'une odeur très-agréable. Elle est généralement renfermée dans de petites callebasses; on l’obtient simplement par incision. L'autre est liquide, d'uu brun rougeâtre, et s'extrait en faisant bouillir dans l'eau les écorces et les jeunes rameaux ; c’est le baume du Pérou noir du commerce. Son odeur est forte, mais agréable, sa saveur âcre et amère. Il brûle en répandant une fumée blanche qui est produite par l’acide benzoïque; il est entièrement soluble dans l'alcool; l’eau bouillante lui enlève son acide benzoïque.

Myboxyle de Tolu. Myroxylum Tuluifera, Ricli.; Toluifera batsamum , L. Celte espèce est tellement semblable à la * précédente , qu'il serait peut-être plus convenable de l’y réunir. Cependant elle en diffère par ses folioles moins nombreuses, lancéolées, aigues et non obtuses. Elle croit dans la province de Carlhagènc, aux environs de Tolu. Le suc résineux qui s'écoule des incisions faites au tronc de cet arbre, est reçu dans des vases où on le laisse se sécher. Il forme alors des masses solides plus ou moins volumineuses, d'une couleur fauve, se liquéfiant avec facilité, d’une saveur âcre, mais agréable, et d'une odeur très-suave. Il se ramollit facilement sous la dent, se dissout en totalité dans l’alcool, et cède à l'eau bouillante tout son acide benzoïque. Tantôt le baume de Tolu est apporté dans de grands vases de terre qu’on nomme postiches, tantôt on le coule dans des calebasses, quand il est encore liquide. Il est alors fort difficile de le distinguer du banme du Pérou sec.

Les baumes du Pérou et de Tolu sont des substances

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éminemment excitantes; on les emploie* dans les catarrhes chroniques, mais néanmoins on en bit assez peu usage de nos jours.

MYRRHE, bot. On appelle ainsi une gomme-résine qui vient de l'Arabie et de l'Abyssinie, mais sans qu'on sache positivement l'arbre qui la produit. Les uns croient qu'elle découle d'une espèce de Mimeuse; les autres, et celle opinion parait la plus probable, pensent qu'elle est produite par une espèce du genre Amyris , auquel on doit déjà plusieurs substances résineuses. Quoi qu'il en soit, la Myrrhe est en morceaux peu volumineux ou en larmes irrégulières, compactes, rougeâtres, demi- transparentes, fragiles et couvertes extérieurement d’une poussière ou efflorescence blanchâtre; sa cassure est vitreuse et brillante : assez souvent les morceaux les plus gros présentent des stries courtes et semi-circulaires, que l'on a comparées à des coups d'ongle : de là le nom de Myrrhe onguiculée. Les stries paraissent être le résultat delà dessiccation de la Myrrhe, qui était liquide quand elle découlait de l'arbre. Sa saveur est amère et chaude, ! son odeur fortement aromatique et assez agréable. Selon l'analyse qui en a été faite par Pelletier, elle est composée de trente-quatre parties de résine contenant un peu d'huile essentielle, et de soixante-dix parties de gomme. La Myrrhe est un médicament connu dès la plus haute antiquité. Les habitants de l'Arabie et de l'Égypte la mâchent continuellement comme les Turcs et les habitants de l'Archipel font pour le maslix. La Myrrhe est un médicament tonique et excitant que l'on emploie à l'intérieur et à l'extérieur.

.M Y KH II IDA. bot. Synonyme de Géranium mosefta • tum, L.

MYRRB1DE. Myrrhis. bot. Genre de la famille des Orabellifères et de la Penlaudrie Digynie, L., offrant pour caractères principaux : involucre universel nul; mvolucelles formés de cinq folioles entières; calice très-court, à cinq dents; corolle à cinq pétales inégaux; fruit oblong, terminé par un bec court, composé de deux akènes marqués de cinq sillons. Tournefort avait fondé ce genre sur quelques espèces que Linné réunit aux Chœrophyllum et aux Scandix. Gærlner le rétablit en y comprenant le Sison Cunadense, L., et plusieurs botanistes modernes l'ont adopté,* mais sans s'accorder sur les espèces qui le constituent. Ainsi Persoon le réduit au seul Scandix odorata, L. ; tandis que Sprengel (in Rœmeret Schultes, Syat. Veg., 6, p. 509) y place non -seulement plusieurs Chœrophyllum et Scandix, mais encore le Bunium bulbocaslunum, L. i.es additions n'ayant pas encore reçu la sanction générale, le genre Bunium ( y . ce mot) a dû être décrit dans cet ouvrage comme un genre distinct du Myrrhit. L'espèce qui doit être considérée comme type de celui-ci est celle que Tournefort décrivit le premier sous le nom de Myrrhis accompagné d'une phrase spécifique, et qui est devenu le Chœrophyllum aro utaticnm , L. Cette plante est haute d'un demi-mètre et plus. Sa tige, rameuse, porte des feuilles bipinnées, à folioles ovales, inégales et dentées. Scs fleurs sont blanches, petites, disposées en ombelles composées. Elle croit dans l'Europe orientale. Dans un Mémoire sur

les caractères généraux de la famille des Otnbellitôres (Annales du Muséum, t. xvt, p. 175), le professeur I>e Jussieu n'admet le genre Myrrhis <\ue comme une section du genre Chœrophyüum. C. Cerfeuil.

MYRRHINE et MYRRIIINON. bot. Noms antiques du Myrte.

MYRRHINIER. Myrrhinium. bot. Genre de la famille des Myrlacées, et de l'Icosandrie Monogynie. établi par Scliott pour un arbuste qu'il a observé au Brésil. Les caractères du genre sont : calice su|>ère. à quatre divisions; corolle composée de quatre pétales; filaments slaminaires. subulés et repliés sur les pétales dans l'estivation; anthères oblongues ; baie à trois ou quatre loges polyspermes, couronnée par le calice persistant.

Mtrrbisibb noiR-POORpRt. Myrrhiniun atropurpureutn , Scholt. Ses tiges ont trois ou quatre pieds; les feuilles sont opposées, elliptiques, coriaces, glabres. ponctuées et ferrugineuses en dessous; les fleurs sont d'un pourpre très -foncé, réunies en corymbe et accompagnées de deux bractées; les étamines sont très-longues; les semences sont presque rénifurmes.

MYRS1D1UM. bot. Le genre proposé, sous ce nom, par Raffinesquc, est le même que le Spongodium de Lamouroux. C. ce mot.

MYRSINE. Myrsine. bot. Ce genre avait été placé par Jussieu à la suite de la famille des Sapotacées. Ventenat, dans le Jardin de Cels p. Ht'., proposa d'en former, avec le genre Ardisia , une famille nouvelle, qu'il nomma Ophiosperma. Celle famille a été adoptée et beaucoup mieux caractérisée par Roi». Brown, qui lui a substitué le nom de Myrsinées, cl par Jussieu, qui la nommait Ardisiacées. Mais le nom de Myrsinées est aujourd'hui celui qui a prévalu. Le genre Myrsine se distingue par les caractères suivants : ses fleurs sont uuisexuées, diolques cl polygames. Le calice est monosépale, à quatre ou cinq divisions profondes; la corolle, monopélale-régulière, est à quatre ou cinq lobes dressés; les étamines, en inèine nombre que les lobes de la corolle, sont placées à la base et en face de chacun d'eux; les anthères sont cordiformes, presque scssiles, introrses et à deux loges, s'ouvrant chacune par un sillon longitudinal. L'ovaire est libre, ovoïde, à une seule loge, contenant quatre ou cinq ovules attachés à un gros trophosperme central, de forme globuleuse, qui remplit toute la cavité de l'ovaire et recouvre presque en totalité les ovules nichés dans son épaisseur. Cette organisation singulière se remarque dans les autres genres de la famille des Myrsinées, et en forme le caractère distinctif. Le style est court, épais et à peine distinet du sommet de l'ovaire; il se termine par un stigmate irrégulièrement lacinié et lobé. Le fruit est crustacé cl mouosperme par avortement. Les Myrsines sont des arbrisseaux ou de simples arbustes à feuilles alternes et coriaces, à fleurs axillaires, réunies et formant quelquefois des petites ombelles. Robert Brown ( Prodr 1, p. 555), qui, le premier, a bien fait connaître la structure de ce genre, y en réunit plusieurs autres qui avaient été regardés comme distincts ; tels sont le Manglilla de Jussieu, ou CabaUeria de Ruiz et l’avon ,

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1 ' Alhyrophyllum de Lourciro , lu H<r incrin de Tbunberg, le Hapanca d’Aublel, le Daduta de Jussieu, plu* sieurs espères de Samara , comme Sa tua ra conarca , Samara peutandra , e( les Ardisia qui ont l'ovaire oligosperme, et le stigmate divisé. Le genre Myrsine 'diffère surtout des Ardisies par ses fleurs unisexuérs, son stigmate découpé, son ovaire à (rois ou cinq ovules, ses anthères écartées et non connivenles. Les espèces de ce genre, au nombre d'une douzaine environ, croissent dans l'Amérique méridionale, la iVoiivelle-Hollande. l'Afrique ou les Iles qui l’environnent, et l’Asie.

MYRSINÉLS. Myrsineœ. bot. telle famille naturelle de plantes appartient à la classe des Dicotylédones monopétales à insertion hypogyne, et présente les caractères suivants : fleurs hermaphrodites ou unisexuées. Le calice, généralement persistant, est à quatre ou cinq divisions profondes. La corolle est raonopélale régulière, hypogyne, à quatre ou cinq lobes. Les étamines, en même nombre que les lobes de la corolle, attachées à leur base, leur sont opposées; les filets sont très -courts, quelquefois monadelpbes; les anthères sont sagiltées. à deux loges s’ouvrant par un sillon longitudinal. L'ovaire est libre , uniloculaire, contenant un trophosperinc central, fixé au fond et au sommet de la loge, et portant sur sa surface un nombre déterminé ou indéterminé d'ovules, quelquefois entièrement enfoncés dans sa substance. Le style est simple, le plus souvent très-court, terminé par un stigmate ou simple ou découpé, et lobé. Le fruit est une sorte de drupe sec. ou de baie contenant d'une à quatre graines. Ces graines sont pellécs, ayant leur tégument simple, leur bile concave, leur endosperme charnu ou corné, et leur embryon cylindrique, un peu recourbé, placé transversalement au hile. Le* cotylédons sont très-courts, la radicule est cylindrique et comme tronquée à sa base. Les plantes qui forment celle famille sont des arbres ou des arbustes portant des rcuilles alternes, très-rarement opposées ou ternées, sans stipules, coriaces, glabres, entières ou dentées. Leurs fleurs formeul des grappes ou des sortes d'ombelles axillaires ou terminales; quelquefois elles sont simplement groupées à l'aisselle des feuilles. Cette famille se compose des genres Myrsine. Brown; Ardisia, id.; Jacquinia , Juss.; Samara , L.; lEallenia , Sw., et Ægiceras, Gærtner. Elle a les plus grands rapports avec les Sapolées, aux dépens desquelles elle a été formée en grande partie, et dont elle a le port et plusieurs caractères de la fructification; elle doit être placée entre les Sapolilliers et les Gayacanées. D'un autre côté, comme l'a très-bien remarqué Augusle Saint-Hilaire, elle a les plus grands rapports, par ses étamines opposées aux lobes de sa corolle, par son ovaire uniloculaire, son trophosperme central, avec les Primulacées, mais le port de ces deux familles est tout à fait différent.

MYRSINÉON. bot. Même chose, chez les anciens, qu ' Hippomaralhrum. V. ce mol.

MYRSIN1TKS. bot. Comme qui dirait ressemblant au Myrte. Ce nom, donné par l'antiquité à divers Euphorbes, a été affecté par Linné à l'une des espèces de ce genre.

! MYRS1NOS. bot. C'est-à-dire jtarfumé. L’un des ' noms antiques du Myrtes étendu au Chèvre- Feuille par Galien.

MYRSIPHYLLUM. bot. (Willdenow.) V. MédAol*.

MYRSTIPHYLU M. «or. Swaru (Flor. Ind.-Occid.,

; 1, p. 40r>) a réuni au Psychotna le genre établi sous j le nom de Myrstiphytlum par R oh. Brown, dans son ' Histoire des Plantes de la Jamaïque, E. I'sychotbik.

MYRTACANTHA. bot. (Lobel.) Synonyme de Huscus aculeains. E. Fbagopi.

MYRTACÉES. Myrtacwe. bot. L’ordre de plantes que désigne ce nom, correspond dans son ensemble à celui que Linné désignait sous celui d’Uespéridées, Jussieu sous celui de Myrtes, et d’autres sous ceux de Myrtées, Myrtinées, Myrloïdée* cl Myrléacées. Tous ces noms tendent à désigner le Myrte comme formant le lype ou le centre de l’ordre ; mais autant il est facile de reconnaître que les genres analogues au Myrte forment une famille très- prononcée, autant il est difficile d’affirmer jusqu'à quelles limites on doit l’étendre ou la circonscrire.

Les groupes divers que De Candollc réunit sous le nom de Myrtacées, ont pour caractères communs de fructification , les suivants : leur calice est formé le ' plus souvent de cinq sépales, fréquemment quatre, rarement six; ces sépales sont soudés entre eux par leur base en un tube adhérent à l'ovaire dans toute ou près que toute son étendue; la partie libre forme un limbe : lobé. Les pétales sont alternes avec les lobes de ee limbe insérés sur le bord du calice et en estivation 1 quinconciale ; ils manquent dans un petit nombre de genres. Les étamines sont insérées sur le calice, ordinairement sur plusieurs séries, en nombre multiple des pétales; on en compte dix dans les genres qui en ont le moins, comme les Beckea, et jusqu'à une centaine dans les Psidium ou les Eugenia. Leurs filet* sont lantùt libres, tantôt diversement soudés ensemble; leurs anthères sont ovales, petites, à deux loges et s’ou vranl par deux fentes longitudinales. Le pistil se coin pose d'un nombre de carpelles soudés intimement, qui parait devoir être égal au nombre des sépales, mais qui est souvent inférieur à ce nombre et varie de deux à six. L'ovaire qui résulte de la soudure des ovaire* partiels présente donc de deux à six loges disposées eu verlirille autour d'un axe idéal ; dans la petite tribu des Chamélauciées, qui peut-être devra élre exclue de la famille, on ne trouve qu'une seule loge. Dans tous les cas, le style formé par la soudure des slytes partiels | est unique, simple ou indivis jusqu'à son sommet; le 1 genre Philadelphus, qu'on a longtemps réuni à la f.i mille des Myrtacées, faisait exception à celle loi. en ce ; que les styles partiels sont plus ou moins libres vers | leur sommet. Le fruit présente de si grandes variétés dans les tribus, qu'il est presque impossible d'en rien j dire dans ses généralités; les graines sont aussi très- | variées, le plus souvent dépourvues d’albumen et munies d'un embryon très différent dans les différent* genres, mais dont les cotylédons ne sont jamais convolulés ou roulés en cornet l'un sur l'autre.

Les Myrtacées, considérées quant aux organes de la végétation, sont toutes des arbres ou des arbrisseaux, et

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