NÉS
(utile la paroi interne «le ces loges. Le fruit es( globuleux, charnu intérieurement où il offre un grand nombre de loges contenant des graines pariétales, nageant en quelque sorte dans une pulpe mucilagineuse. Lorsqu’il est parvenu à sa maturité complète, la partie extérieure ou corticale du fruit se rompt irrégulièrement et se sépare de l’intérieure, qui conserve une forme globuleuse. Mais bientôt celle-ci se divise en autant de parties qu'il y a de cloisons, par le dédoublement de chacune d’elles, absolument comme cela a lieu pour la partie charnue du fruit de l’Oranger. Chacune de ces graines, qui est pendante, est recouverte par une membrane réticulée, charnue, beaucoup plus grande que la graine elle-même, et qui est lin véritable arille. Indépendamment de cette membrane, on en trouve une autre cmslacée présentant à sa base deux petites ouvertures : l’une centrale, qui livre passage aux vaisseaux nourriciers; l’autre uu peu latérale, qui est l’entrée d’un conduit régnant sur toute la longueur d’un des côtés, et qui parait être le micropile. L'amande est formée par un très-gros endosperme blanc et un peu farineux, à lu base duquel est placé un embryon très-petit, renversé comme la graine, déprimé et un peu lenliculaire. Cet embryon, examiné intérieurement, est parfaitement indivis et par conséquent monocotylédoné. Lorsqu’on fend le cotylédon en deux, oo voit qu’il est mince et qu’il recouvre une gemmule partagée en deux gros lobes contenant entre eux un autre bourgeon central.
Le genre Nénuphar, dont on a retranché quelques espèces, comme le Nymphœa luira, par exemple, pour eu former un genre distinct, sous le nom de Nuphar (F. ce mot), se compose encore d’une vingtaine d’espèces. Ce sont des plantes aquatiques, vivaces, ayant pour racine une souche horizontale, charnue, d'où naissent de longs pétioles et de longs pédoncules portant de grandes feuilles peltées, entières uu fendues à leur base, et des fleurs également très-grandes, terminales et solitaires, blanches, roses ou bleues. Le professeur DeCandolle,dans le second volume du Syslema ftegni Fegetabilis, a divisé le genre Nymphœa en trois sections.
f Cyanea.
Anthères surmontées d’un appendice; Heurs bleues; feuilles peltées, entières.
Nénuphar bleu. Nymphœa cœrulea , Sa vigny ; Del., Fl. Ægypt., t. 00, f. 2. Racine charnue, pyriforme, noirâtre; feuilles orbiculaires, arrondies, fendues presque jusqu'à l’insertion du pétiole, qui se fait au centre de la face inférieure, glabres des deux côtés. Fleurs de grandeur moyenne, d’un beau bleu tendre, ayant le calice formé de quatre sépales; la corolle d’un grand nombre de pétales aigus et étroits. Celle jolie espèce croit dans les canaux de la Basse-Égypte, aux environs de Damiette, du Caire et de Rosette. Elle a été trouvée au Sénégal par Le Prieur.
f+ Lotos.
Anthères sans appendice terminal; fleurs blanches, ruses uu rouges; feuilles peltées. rarement entières, le plus souvent dentées, pubescentes à leur face inférieure.